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mercredi 5 avril 2017

Presse et justice main dans la main sur des soupçons de fraude du FN dans le Nord

Le Canard enchaîné, journal anarchiste, a bénéficié d'une information de source judiciaire anonyme

Le parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire sur
des soupçons de fraude du groupe Front national au Conseil régional des Hauts-de-France.

Le Canard enchaîné révèle l'information de source judiciaire et non pas à la suite d'une investigation de ses journalistes du même nom mardi, au soir de la parution d'une nouvelle édition, les enquêteurs de la Justice ont communiqué au journal anarchiste  leurs soupçons sur la rémunération du FN par des fonds publics, entre 2010 et 2015. Des collaborateurs au Conseil régional auraient pu en réalité - mais une réalité au conditionnel - travailler au service du parti, notamment pour préparer l'élection présidentielle de 2012, il y a cinq ans, apprend-on à deux semaines du premier tour de la présidentielle 2017.

Toujours selon son bras médiatique armé, la justice s'intéresse notamment au cas de David Rachline, aujourd'hui directeur de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, qui a été un temps rémunéré par le Conseil régional de Nord-Pas-de-Calais, alors qu'il était présidé par le socialiste Daniel Percheron (2001-2016).
A la même époque, David Rachline siégeait à la fois au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur et au Conseil municipal de Fréjus (Var), en région PACA administrée par le socialiste Michel Vauzelle (1998-2015).

"Je crois que l'attaque politique est signée"

Ainsi a réagi l'actuel sénateur FN à propos de cette "enquête visant expressément la candidate et le directeur de campagne". "Voilà un bon prétexte pour mettre sur écoute légale le directeur de campagne de l'une des principales figures de l'opposition."

Le Canard enchaîné promet que l'enquête déterminera également si Marine Le Pen a mis des moyens matériels normalement alloués au travail des élus régionaux, comme ...l'usage de photocopieuses (!), au service de la campagne de 2012.

Les magistrats parisiens enquêtent parallèlement sur des soupçons similaires au Parlement européen

Dans ce dossier distinct, les juges d'instruction saisis d'une information judiciaire s'interrogent sur la nature des activités de plusieurs assistants d'eurodéputés, qu'ils soupçonnent d'avoir travaillé indûment pour le FN.

Deux assistants parlementaires frontistes, dont la chef de cabinet de Marine Le Pen, ont été mis en examen dans le cadre de cette enquête et Marine Le Pen elle-même a été convoquée - mais elle ne répondra pas aux juges avant la fin des élection présidentielle et législative, comme son immunité parlementaire le lui permet.

Les dirigeants du parti, qui nient toute fraude, estiment être la cible d'une justice instrumentalisée.

mercredi 1 avril 2015

Départementales: Manuel Valls en campagne a-t-il desservi ses protégés ?

Valls a déserté Matignon pendant quatre semaines, mais pour quel bilan ?

Les défunts PS se mordent les doigts du passage du croque-mort
Le premier ministre était passé par Palaja, Aude, dès le jeudi 26 février.
"Manuel, l'Aude ne va pas vaciller: le rural, ici, va bien tenir, mais le gros enjeu, ce sont les deux grandes villes, Carcassonne et Narbonne, où la situation est plus difficile," assurait André Viola, le président PS sortant du Conseil général. Bilan après le passage du premier ministre: le PS n'obtient pas la majorité absolue. A second tour, le binôme du Parti Socialiste obtient 44,59 % et le Front national 39,05 %...

Le premier ministre
 était à 
Betton, Ille-et-Vilaine, le vendredi 27 février:
Accompagné de la ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem et du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, Manuel Valls était venu galvaniser ses troupes en faveur de Jean-Luc Chenut, maire du Rheu qui l’a emporté largement (61,67 %) grâce à de bons reports de voix venant de sa gauche et des écologistes, alors que le scrutin était dit incertain pour le Parti socialiste en place depuis 2004 et avait manifesté son angoisse : "Ne vous dérobez pas, venez voter pour la République, pour la démocratie, toutes les élections sont importantes !" Valls n'a pu éviter une perte de trois cantons.

Le premier ministre était jeudi 5 mars à Limoges (Boisseuil), Haute-Vienne.
La perte de Limoges aux municipales était un véritable coup de massue avec 4 cantons de la ville conquis par la droite (Limoges-1, 6, 7 et 8). Dans la future assemblée départementale, le PS ne détiendra qu'un seul siège d'avance (22 sur 42).

Le premier ministre
 était lundi 9 mars à Bresles (Oise)
Valls est venu et après plus d’une décennie à gauche, l’Oise a basculé à droite. L’UMP et le député Edouard Courtial, son chef de file, sortent grands vainqueurs de ce scrutin. Unis aux centristes de l’UDI et aux divers droite, ils raflent 15 des 21 cantons du département.Le Front national qui, avec 35,11 % des voix, avait réalisé une impressionnante percée au premier tour, arrivant largement devant les autres partis, ne l’emporte pour finir que dans 2 des 15 cantons où il figurait au second tour: celui de Crepy-en-Valois et celui de Noyon. L’extrême droite talonne l’union de la droite (41,48 % contre 42,42 %), sans pour autant transformer l’essai.
En pleine déconfiture, ne totalisant qu’à peine plus de 16 % des voix, la gauche, majoritaire depuis 2004, ne conserve que 4 cantons (Creil, Méru, Montataire et Thourotte). A Mouy, le président sortant du Conseil, Yves Rome, associé à la maire du chef-lieu, Anne-Claire Delafontaine, sont largement battus. Arrivé en troisième position lors du premier tour, le binôme de la majorité sortante reste derrière le FN, n’améliorant son score que de 420 voix, preuve que tout le Front de gauche n’a pas voté socialiste. Au bout du compte, c’est le binôme de la droite (Olivier Paccaud et Anne Fumery) qui s’impose de justesse avec 245 voix d’avance sur le FN. 
Dans l’autre triangulaire, sur Clermont, Edouard Courtial, en binôme avec Ophélie Van-Elsuwe, remplit largement son contrat avec 41,15 % des voix. Le tandem socialiste, dont le premier vice-président sortant du département, qui avait tenu à se maintenir, a récupéré à peine plus de la moitié des voix du Front de gauche, se voit distancé de deux voix par le FN

Le premier ministre était vendredi 13 mars à Yffiniac (Côtes-d'Armor)
Le match a été serré, mais, comme le laissaient supposer les résultats du premier tour, le département des Côtes-d’Armor, dirigé par la gauche depuis 1976 et présidé par Claudy Lebreton (PS), bascule à droite, malgré la venue ou à cause de Manuel Valls. La droite a emporté 17 cantons sur 27, contre 10 pour la gauche, qui avait eu deux élus le 22 mars. Le Parti communiste conserve deux élus, à Lannion, au lieu de trois. Il y avait une seule triangulaire dans le canton de Broons, qui a vu l’élection d’un binôme de droite (44,33 %), le Front national, qui avait obtenu 26,03 % le 22 mars, arrivant troisième. Dans les quatorze cantons où le FN avait fait entre 16 % et 21 %, la droite a obtenu dix victoires, contre quatre à la gauche.

Le premier ministre était lundi 16 mars à Evry, Essonne
Les socialistes espéraient perdre l’Essonne "avec les honneurs". La claque électorale a finalement été très violente. Dans ce département où Manuel Valls a dirigé la mairie d’Evry pendant onze ans, la gauche n’a réussi à conserver que 6 cantons sur les 21 malgré le nouveau découpage électoral sur mesures. 
Le président sortant du Conseil général et "frondeur" PS, Jérôme Guedj, s'est fait sortir, la rage au coeur et les larmes aux yeux, tout en conservant de justesse son canton de Massy (51,54 %). Car la droite, qui n’avait plus dirigé ce département depuis 1998, va disposer d’une très large majorité avec 14 cantons acquis aux candidats UMP-UDI et 1 pour Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, dans le canton d’Yerres. 
La gauche avait axé sa campagne sur les affaires judiciaires, notamment le renvoi aux Assises de George Tron, maire UMP de Draveil, pour viol et agressions sexuelles présumés, et la mise en examen de Jean-Pierre Bechter, maire UMP de Corbeil-Essonnes, pour achat présumé de votes. Or, les deux UMP ont été largement élus, avec 61,74 % des voix pour le premier et 62,96 % pour le second, dans un duel face au FN. Les candidats frontistes avaient réussi à se maintenir dans 8 cantons, mais, malgré une forte progression en nombre de voix, aucun n’a été élu. 
Dimanche soir, G. Tron a réaffirmé sa volonté d'être candidat à la présidence du conseil départemental, ce qui  met la droite en grand péril, notamment François Durovray, maire UMP de Montgeron et élu sur le canton de Vigneux-sur-Seine, qui a déjà annoncé qu’il ne votera pas pour le maire de Draveil. Les nouveaux élus de droite devaient se réunir lundi matin pour départager les éventuels prétendants.

Le premier ministre était mardi 17 mars à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle)
En gagnant 14 cantons sur 23, contre 9 pour la droite, la gauche parvient à conserver une majorité confortable en Meurthe-et-Moselle. Le président sortant du conseil général Mathieu Klein (PS) l’a emporté sans difficulté dans son fief de Nancy-2, avec près de 57 %. Il devrait sans surprise conserver la présidence du conseil départemental. La Meurthe-et-Moselle sera donc le seul département de gauche dans la future grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.

Le premier ministre était mercredi 18 mars à Lille, (Carvin), Pas-de-Calais
Avec les nombreuses affaires qui minent sa fédération (le favoritisme de D. Percheron, les malversations de G. Dalongeville ou de J.-P. Kucheida, notamment), le PS a favorisé la montée du parti de Marine Le Pen qui confirme son implantation sur ce territoire ouvrier avec 6 cantons raflés à la gauche (Harnes, Hénin-Beaumont-1 et 2, Lens, Lillers et Wingles). La gauche réussit de justesse à conserver le Pas-de-Calais avec 20 cantons sur 39 et le Front national, qui a réalisé une véritable poussée sur les terres du bassin minier, rendra la gestion du département difficile. Et il s’en est d'ailleurs fallu de peu que ne basculent avec Calais-3, remporté par l’Union de la droite avec 50,55 % et 109 voix d’avance sur le FN, et Douvrin, remporté par l’union de la gauche avec 50,1 % et 31 voix d’écart avec le FN. 
La victoire du FN sur le canton de Lens, terre historiquement socialiste, est lourde de sens. D’autant que le candidat frontiste, patron d’un bar lillois, n’est pas implanté sur le secteur. A Hénin-Beaumont, ville frontiste, le FN poursuit son ascension et s’empare des deux cantons avec 51,84 % et 53,78 %. Dans tous les six cantons récupérés par le FN, on note une hausse de la participation et une progression du FN en nombre de voix entre les deux tours (à Wingles, par exemple, les voix du FN sont passées de 6 603 à 7 516). 
Dans le Calaisis qui reste en souffrance du fait de la présence de migrants errants, la droite remporte les cantons de Calais-1, Calais-3, et Marck (défaite du conseiller général sortant PS). Mais le PS résiste bien dans le Boulonnais, terre de l’ancien ministre Frédéric Cuvillier, en conservant les deux cantons de Boulogne-sur-Mer, Outreau et Desvres. 
Sur les 9 triangulaires, la droite en remporte 6 (Arras-1 et 2, Auxi-le-Château, Fruges, Longuenesse, Marck), le PS 2 (Arras-3 et Desvres) et le FN 1 (Lillers). Au total, on enregistre 41,48 % des voix pour le FN, 23,09 % pour le PS et 14,22 % pour l’union de la droite. On note une hausse de la participation avec 51,99 %, contre 47,30 % en 2011. 

Un tel bilan justifiait-il les absences du premier ministre de Matignon ?

L'impact de son "investissement" dans la campagne est-il à la hauteur des promesses dont il se disait porteur?
La réponse est aussitôt venu avec le comportement d'une majorité présidentielle - mais virtuelle - agressive à l'instar du premier ministre qui s'est encore fâché tout rouge dans ses réponses aux questions du gouvernement, à la place de plusieurs ministres et postillonnant en direction de la minorité victorieuse mais effarée par ses vociférations, tandis que la chaîne parlementaire le cadrait de loin pour dissimuler ses mains encore saisies par la "tremblante du mouton". Face cramoisie, Valls pousse ainsi des cris à chaque fois qu'il est en situation de faiblesse, mais le coeur tiendra-t-il ?

 

vendredi 24 février 2012

F. Hollande laisse des plumes dans l'affaire Dalongeville

L'ex-Premier secrétaire du PS mis en cause dans un dossier de corruption

François Hollande n'a pu ignorer l'existence d'un système de corruption

C'est un ancien élu PS du Pas-de-Calais qui l'assure dans un livre

L'ancien maire de Hénin-Beaumont affirme que la corruption règnerait de longue date dans la région Nord-Pas-de-Calais. Gérard Dalongeville, écroué durant huit mois pour corruption en 2009, décrit dans cet ouvrage sorti jeudi, "Rose mafia", un dispositif, dit-il, devenu habituel, avec enveloppes d'argent en espèces, marchés truqués et clientélisme.

Il désigne François Hollande, premier secrétaire du PS de 1997 à 2008

"La révélation des turpitudes du Pas-de-Calais a donné le départ du bal des hypocrites, avec comme premiers danseurs sur la piste l'ancien Premier secrétaire du PS et l'actuelle", Martine Aubry, écrit-il.

"Qui peut croire que ni Aubry ni Hollande n'aient jamais été informés des irrégularités, des dérives de la fédération du Pas-de-Calais ?", ajoute-t-il. Il rappelle que François Hollande était venu le soutenir aux élections municipales de 2008, peu avant son incarcération.

François Hollande se mure dans le silence

Actuel candidat à la présidentielle, il tiendrait, selon le livre, à ses liens avec Jean-Pierre Kucheida, dit "JPK", député-maire de Liévin et homme fort depuis deux décennies du PS dans son fief du bassin minier. Gérard Dalongeville le désigne comme l'organisateur du système frauduleux supposé.

"Hollande avait besoin du soutien de JPK et du bassin minier pour sa réélection comme premier secrétaire, comme il en a eu besoin ensuite pour la primaire", écrit l'ancien maire. Les fédérations locales du Nord de la France sont parmi les plus puissantes du PS.
Sommé depuis mardi par l'UMP de s'expliquer, le candidat PS à l'Elysée n'a pas réagi.

Martine Aubry a en revanche vivement répliqué dans plusieurs media
Piquée au vif, la baronne régionale n'est pas solidaire.

La maire de Lille s'en prend à un condamné qui a accompli sa peine.

Elle ne respecte pas la présomption d'innocence
de celui qui fait toujours l'objet notamment d'une enquête interne au PS.

Elle accuse Gérard Dalongeville d'avoir ruiné sa commune.
"Pour moi M. Dalongeville n'a pas de crédibilité, je ne l'entends pas, je ne l'écoute pas", a-t-elle lâché, méprisante, à la chaîne de télévision LCP mercredi.

Paradis fiscaux du PS

Gérard Dalongeville décrit dans son livre son ascension dans le Pas-de-Calais, où il est né en 1970, et a d'abord travaillé pour les élus, comme Daniel Percheron, actuellement sénateur et président de la région Nord-Pas-de-Calais.
Très tôt, l'auteur a vu circuler les enveloppes de billets remises par des entrepreneurs obtenant les marchés. Selon lui, les "affaires" se traitent souvent entre élus et entrepreneurs au sein de loges maçonniques.
Les emplois, les travaux au bénéfice personnel des élus, le financement par des fonds privés de déplacements pour voir des matches de football se négocient là, dit-il. Les entreprises remettent en espèces des sommes aux militants PS qui les donnent ensuite aux partis, ce qui est une forme de blanchiment, dit-il.
"Par exemple, la commune achète à une entreprise amie un bien ou prestation qu'elle paye très au-dessus de sa valeur, et récupère ensuite le trop-perçu sous la forme d'un achat de publicité ou en espèces", écrit-il.
L'argent, conservé dans des coffres ou placé sur des comptes au Luxembourg, sert essentiellement à financer les campagnes, ou à aider les militants, une forme de clientélisme, selon l'ex-élu. Les marchés sont systématiquement truqués et des sociétés d'économie mixte ou para-publiques seraient pillées et lourdement endettées du fait de malversations.


Ce n'est pas une révélation de Mediapart
!

Gérard Dalongeville dit en outre que les élus, avocats et autres personnes qui l'entouraient lui avaient garanti qu'ils achèteraient 60.000 euros la bienveillance du magistrat de Béthune qui présiderait son procès, qu'il nomme.
L'arrangement n'a visiblement pas fonctionné, puisque les contacts frauduleux de Gérard Dalongeville avec d'autres protagonistes lui ont valu une révocation de son contrôle judiciaire et un retour en prison en décembre 2009, ce qui l'a amené, dit-il, à tout révéler.

Ses déclarations à la justice ont amené l'ouverture de plusieurs enquêtes préliminaires à Lille
.
L'ex-maire d'Hénin-Beaumont, qui devrait être prochainement jugé, conclut son livre par ces mots: "Ce système est à bout de souffle, notre vie politique a besoin d'air."

jeudi 24 février 2011

Bilal Yusuf Mohamed Ribéry conchie les journalistes français

Ribéry maîtrise la langue fraçaise moins que jamais

Le meneur de jeu du Bayern Munich, Franck Ribéry, ne souhaite plus répondre aux journalistes français. Et quand certains parviennent à braver l'interdit, Bilal Yusuf Mohamed Ribéry les tacle.

Franck Ribéry maîtrise moins que jamais la langue française

La grenouille Ti' Ribéry a voulu se faire plus grosse que le boeuf Sébastien Chabal, mais s'est mélangé les crampons !

Alors que le rugbyman tricolore exigeait que les journalistes lui posent des questions exclusivement en Français lors de la Coupe du monde 2007, le milieu de terrain du Bayern Munich accepte les entretiens, mais surtout pas en français !
En effet, le caïd Bleu aurait plus que jamais la dent dure à la fois contre la presse hexagonale qui a révélé ses piètres performances extra-conjugales et ses frasques en Bleu (et inversement !) lors de la dernière Coupe du Monde en Afrique du Sud et les politiques qui l'ont jugé indigne du maillot tricolore.
D. Percheron, le président socialiste de sa Région nord-Pas-de-Calais, avait condamné le recours du joueur musulman aux services de la prostitution. Lien PaSiDupes

Yannick Noah aussi figurerait sur sa liste noire: lien PaSiDupes

Au total, ça ressemble fort à une fatwa générale sur le peuple français et c'est à se demander si Bilal Youssouf Mohamed ne serait pas en train de nous fomenter une révolte française, façon tunisienne... Et si, pour changer, les quartiers refusaient tout à trac de parler français dans nos écoles de la République laïque ?

Au sujet du mutisme du mutin de Knysna, L'Equipe rapporte une scène cocasse

L'ancien international tricolore aurait en effet répondu aux questions d'un journaliste français d'Eurosport (TF1)... en langue germanique. L'ancien Marseillais, qui aspire toujours à intégrer la sélection nationale française, a adopté cette attitude afin de ne plus répondre à l'avenir aux journalistes français lors de ses points presse. Une décision surprenante qui ne devrait pas améliorer l'image de Ribéry en France... Lien PaSiDupes

vendredi 4 février 2011

Mauroy condamné pour l'emploi fictif de Cohen-Solal

Un abus de confiance, mais pourtant du sursis !

Pierre Mauroy et Lyne Cohen-Solal ont été reconnus coupables


L'ancien Premier ministre socialiste et sa pseudo attachée de presse ont été condamnés vendredi 4 février à 20.000 euros d'amende avec sursis chacun pour "abus de confiance", par le tribunal correctionnel de Lille.
Ces condamnations concluent l'affaire d'emploi fictif présumé à la communauté urbaine de Lille (CUDL) datant de 1992.

Lutte contre la prévarication
Cette procédure avait été engagée en juin 2000 par Eric Darques
Pierre Mauroy était soupçonné d'avoir fait bénéficier sans contrepartie Lyne Cohen-Solal, alors membre du cabinet du maire de Lille et aujourd'hui adjointe au maire PS de Paris, d'un poste d'attachée de presse à la CUDL (devenue LMCU) alors qu'elle était aussi rédactrice en chef de l'hebdomadaire socialiste Vendredi, quand l'ancien Premier ministre prend la direction du PS.
Lors de la campagne présidentielle de 1995, elle dirige le service de presse du candidat Lionel Jospin. Son frère, Jean-Martin est président général de la Mutualité Française.
Partie civile dans l'affaire des faux électeurs du Ve arrondissement, Lyne Cohen Solal saisit le Conseil constitutionnel en 2000 pour vérifier la légalité l'élection de Jean Tiberi en 1997, mais s'il reconnut l'existence de manœuvres frauduleuses, il considéra toutefois qu'elles n'étaient pas en mesure d'avoir modifié le résultat de l'élection.

L'ancien directeur de cabinet de Pierre Mauroy à la CUDL, Bernard Masset, a été condamné à 10 000 euros d'amende avec sursis.

Le Parquet (nommé par le pouvoir !) avait pourtant requis une relaxe générale, le 3 décembre dernier. Eric Darques en fut indigné: « Ça prouve la collusion entre le monde politique et la justice. Mais je n’ai pas d’autres moyens d’agir : sans être dupe, il faut respecter les procédures et faire confiance… »

Pierre Mauroy s'est dit "en colère" à l'annonce du verdict

L'ex-maire de Lille s'est emporté, dénoncant un "procès pour rien" et un "jugement qui n'en est pas un".

D'autant que le tribunal a fait droit aux demandes d'Eric Darques d'indemniser la communauté urbaine à hauteur de 19.654 euros: les trois prévenus ont été condamnés solidairement à verser cette somme.
Le tribunal les a en outre condamnés à verser 5000 euros de frais de justice à Eric Darques.

Eric Darques, la bête noire des comptes publics

Est-il pour autant militant UMP ?
Trésorier national de l'association Anticor (pour anticorruption), dont le président du comité de parrainage est le juge Halphen, Eric Darques est aussi bien le poil à gratter du PS que de l’UMP et de Marc-Philippe Daubresse, maire de Lambersart. Consultant financier, âgé de 48 ans, Darques était conseiller municipal de Lambersart avant d'être exclus de son parti en 2006. « En 1981, j'ai été séduit par la vision gaulliste du RPR. Puis, j'ai rejoint le RPF de Pasqua, et l'UMP. »

Un procédurier tous azimuts
Il a depuis réclamé la restitution au contribuable de 350 millions d'euros pour l’eau dans la métropole lilloise. Et le recours administratif contre l’attribution du marché public du Grand Stade pourrait se doubler d'une plainte au pénal.

Ce défenseur du contribuable s’apprête maintenant à écrire à Daniel Percheron pour lui demander des comptes sur le Conseil régional.

Avant d'être consultant financier, il était commercial dans les adhésifs industriels...

mercredi 5 mai 2010

Ribéry est coupable, juge le président socialiste de région Nord-Pas-de-Calais

D. Percheron refuse la présomption d'innocence à un musulman ?

En raison de l'implication présumée de Franck Ribéry dans une affaire de prostitution, la Région Nord/Pas-de-Calais a demandé la suspension du projet de son portrait géant dans sa ville natale de Boulogne-sur-Mer, révèle l'hebdomadaire La semaine dans le Boulonnais.
L’affiche de 800m2 commandée par le sponsor du joueur devait être prochainement affichée dans le bassin Loubet, à Boulogne.

En Ribéry, "le Bayern retrouve un roi"

Nike, son sponsor, ne l'abandonne pas au caniveau
" On est solidaire du footballeur Ribéry. On verra comment ça évolue, si évolution il y a. C'est un grand footballeur, nous le soutenons en tant qu'athlète majeur ", a déclaré Sophie Nicolet au micro de RMC.
Selon l'hebdomadaire VSD
64% des Français soutiendraient Franck Ribéry, au motif qu'un joueur de l'Equipe de France n'aurait pas à se justifier devant l'opinion publique. Ils sont néanmoins 58% à considérer que cette affaire de moeurs avec la jeune Zahia Dehar, 'escort girl' mineure au moment des faits, aura des conséquences négatives sur sa carrière.

Son célèbre saut de cabri

D'ailleurs, le Real Madrid a fait savoir qu'il ne voulait pas de Franck Ribéry la saison prochaine.

Le PS fait peu cas de la présomption d'innocence

Au-delà de la moral, le PS bafoue le droit
Le président PS du Conseil régional Nord/Pas-de-Calais, Daniel Percheron, a demandé de "stopper" les travaux d'installation du panneau d'affichage devant accueillir le portrait de la star du football français (ici, avec son épouse), qui s'est délocalisé au Bayern de Munich.


"Le déferlement médiatique mettant en cause, à tort ou à raison, Franck Ribéry, nous amène à considérer que tout affichage de Monsieur Ribéry pourrait être associé à une provocation vis-à-vis des sentiments profonds de l'opinion", argumente le président de la Région dans une lettre du 30 avril.

Le socialiste stigmatiserait-il le musulman ?


=> Le courrier n'était pas destiné à l'hebdo
, mais à l'agence de communication en charge du projet.
=> Considérant le sondage commandé par VSD, il apparaît clairement que
la décision du président socialiste de Région est arbitraire. Coupé de l'opinion et de ses électeurs, il se comporte en despote.

Avatar d'une rivalité avec Marine Le Pen ?


Savoir si le président socialiste de région ne stigmatiserait pas le joueur des Bleus, parce que converti à l'islam
(ci-contre en prière sur le terrain )
lors de son mariage, pour se rallier des électeurs du Front National ?...

lundi 29 juin 2009

Partielle d’Hénin-Beaumont : la gauche propulse le FN en tête

Un front anti-FN se dessine après le 1er tour !
G. Dalongeville, avec M.-N. Lienemann

Que le FN soit sur le point de « ravir » une mairie et la presse engagée crie au hold-up.

Si en revanche le PC s’empare d’une ville, les mêmes pavoisent.

La démocratie est certes capricieuse, mais est-elle aveugle ? La question du sectarisme de la pensée unique ne se pose en revanche pas.
Associée au PC ou au FN, une idéologie extrême n’est tolérable qu’à gauche, car le stalinisme et le maoïsme, l’islamisme en Iran ou du castrisme à Cuba ne seraient pas condamnables. Les dictatures militaires des khmers rouges au Cambodge ou de Corée du Nord -officiellement une république populaire démocratique- seraient-elles plus douces que celles de Mussolini et du général Pinochet ? Parce que lointains (Birmanie ou Myanmar) ou bouclés (République populaire d'Albanie jusqu’en 1990), les totalitarismes ne nous sont que peu sensibles, comparés à ceux du nazisme qui a laissé de profondes blessures en Europe occidentale qui seule semble nous concerner. Le régime répressif de Nicolae Ceauşescu sur la Roumanie ou la famine en Lettonie valent-elles mieux que la terreur imposée à la Hongrie , selon qu’elle est due à Béla Kun ou à Ferenc Szalasi?

Or, les municipalités communistes peinent à se maintenir (Champigny-sur-Marne –l’une des 27 dernières de région parisienne- ou Martigues et Port-de-Bouc) et les succès du PC deviennent exceptionnels et c’est pourquoi les media en parlent autant.
Lorsque l'ancien président socialiste François Mitterrand, en faisant changer la loi électorale pour les législatives (en passant à la proportionnelle par listes départementales), et avait ainsi permis au Parlement de députés frontistes, Pierre Joxe ironisa en 1985 : « Mais l'extrême droite est déjà à l'Assemblée ! ».

A l’autre aile extrême du paysage politique, le FN parvient encore à arracher des mairies (Orange dans le Vaucluse, de 1995 à 2005 ou Vitrolles avec Catherine Mégret, de 1997 à 2002) et Marignane, de 1995 à 2008.

Une nouvelle commune pourrait basculer à l’extrême droite

  • Le contexte
    Le maire sortant PS, Gérard Dalongeville, a été mis en examen et incarcéré en avril pour détournement de fonds publics, ce qui a provoqué sa révocation et la municipale partielle.

    En mars 2008, Gérard Dalongeville l'avait emporté dans cette ville de 26.000 habitants de l'ancien bassin minier du Pas-de-Calais, au terme d'une triangulaire avec quelque 51% des voix, devant Steeve Briois (29%) et Daniel Duquenne (19%).
  • Hier dimanche, avec près de 40% des suffrages exprimés, la liste FN conduite par Steeve Briois et Marine Le Pen devance celles du candidat divers-gauche Daniel Duquenne (20,19%) et du socialiste Pierre Ferrari (17,01%), à la partielle.

    La gauche désunie se rassemble contre

    La gauche « unie » se présentait en ordre dispersé sur cinq listes différentes.
    "J'appelle à un front républicain dès ce soir, je ferai tout pour que le Front National ne gagne pas à Hénin-Beaumont", a lancé Daniel Duquenne à l'annonce des résultats.
    "Une triangulaire serait suicidaire", a-t-il assuré à l'adresse de son jeune rival socialiste. "Il faut convaincre les Héninois: le Front National à Hénin-Beaumont, c'est quatre ans et demi de malheur." Une affirmation qui laisse rêveur après l’épisode Dalongeville !

    Gérard Dalongeville et le désastre socialiste
    L'édile PS a été placé en détention provisoire le 9 avril dans l'enquête sur des détournements de fonds. Son parti avait déjà réagi le 6 avril, lorsque Dalongeville a fait retirer leurs délégations aux adjoints qui n'avaient pas approuvé le budget 2008. « De fait, Gérard Dalongeville vient de s'exclure du PS », déclarait alors la première fédérale du Pas-de-Calais, Catherine Génisson.

    Mais au PS, le malaise vient de plus loin.
    Ses rivaux n'ont toujours pas digéré la réintégration du maire, en juin 2008.
  • « Les élections étaient gagnées contre le FN, quel besoin avait-on de le réintégrer ? », s'était alors interrogé l'un des membres de la majorité municipale. « J'ai émis les plus vives réserves sur cette décision », assure d'ailleurs Serge Janquin, à l'époque premier fédéral PS du Pas-de-Calais.
  • « C'était un processus mécanique, se justifie Christophe Borgel, secrétaire national du parti aux fédérations. Il donnait alors l'impression de vouloir redresser les comptes. »
  • Ce que ne confirme pas Serge Janquin : « En juin, des rumeurs circulaient sur les affaires judiciaires. J'ai demandé à Gérard Dalongeville des preuves de sa bonne foi, et je ne les ai jamais reçues. »

    Sauf qu'au PS, ils sont toujours nombreux, autant dire tous, à jurer avoir découvert le pot aux roses lors de l'interpellation du 9 avril. C'est le cas de Daniel Percheron, président de région.
  • C'est aussi celui de Jean-Pierre Kucheida, député-maire de Liévin. « Comment a-t-il pu tromper autant de monde aussi longtemps ? », s'interroge ce responsable (?) socialiste qui a pourtant employé Gérard Dalongeville au Conseil supérieur de l'électricité et du gaz...
    De fait, le maire de Hénin-Beaumont a croisé beaucoup de monde depuis son baptême du feu électoral, en tant que directeur de campagne du député Albert Facon, en 1997.
    Pour Guy Delcourt, le député-maire de Lens, « on s'est servi de la menace du FN pour obtenir sa réintégration au PS ». Qui est-ce « on » ? Guy Delcourt botte en touche : « C'est le manque de lucidité et de courage. »

    "ON" ? On veut des noms...
    François Hollande –soi-même– n’est-il pas venu apporter son soutien à Cohn-Bendit, tripoteur de braguettes Gérard Dalongeville, tripoteur de comptes. (LIRE PaSiDupes)
    Le fourre-tout (et des Héninois), Pierre Ferrari, 27 ans, est un socialiste fédérateur, soutenu à la fois par les ...communistes et …le MoDem de Zizou-Bayrou ! Il assure qu'il est LA victime et fait les frais des scandales financiers qui ont émaillé la gestion de l'ancien maire PS de la ville. La population a compris que ce serait surtout elle qui paierait la note.

    La gestion socialiste

    La ville de Hénin-Beaumont est confrontée à une situation financière désastreuse diagnostiquée dès 2004 : endettement colossal, accumulation de déficits abyssaux, absence de recettes de fonctionnement. Après une amélioration surtout due à une braderie des biens fonciers de la commune (terrains et bâtiments), la situation s'aggrava encore en 2007 avec des augmentations de dépenses de fonctionnement nouvelles.
    De ce fait, les impôts locaux ont augmenté de 85% en 2004, puis de 10 % de plus en 2008.

    => En 2008, le déficit de fonctionnement dépasse les 13 millions d'euros, pour un budget (adopté le 31 mars 2009) de 38 millions d'euros.

    La gauche unie qui a trempé dans le naufrage de la commune a fait le lit du FN. Lla reprise de la commune ne serait un cadeau pour personne...
    Mais un soulagement pour la gauche qui trouvera quelqu'avantage à repasser le mistigri à qui en voudra !