Une bronca s'est immédiatement élevée dans les rangs de la gauche lorsque le député a commencé à présenter son amendement. Il proposait que "l'emploi d'avenir s'adresse en priorité aux jeunes de nationalité française, et subsidiairement aux citoyens des Etats membres de l'Union européenne".
"Que vous ont fait les Français?" s'est exclamé l'avocat en guise de réponse. "Je n'ai pas à m'expliquer devant une assemblée qui, quand on se met à parler de la France, se met à hurler", a-t-il ajouté avant de regagner avec colère son banc.
Des députés font de l'obstruction à la liberté d'expression
"C'est Monsieur Collard qui hurle parce qu'on s'oppose à sa conception de la société française", s'est exclamé le député apparenté socialiste de Martinique Serge Letchimy, habitué des affrontements à l'Assemblée. "Dans la société française, on ne fait aucune distinction de race, de couleur ou d'origine", a-t-il poursuivi, faisant fi des intérêts des salariés de nationalité française.
Ainsi la nationalité serait-elle devenue à gauche un problème de " race, de couleur ou d'origine".
Reprenant la parole dans un climat plus respectueux, Gilbert Collard a affirmé qu'il faut "que ces emplois d'avenir, on les réserve aux Français parce que ce sont eux qui vont consentir les sacrifices nécessaires".
Amalgame fallacieux
Cet avis n'a pas eu l'heur de plaire à Marie-George Buffet, la députée d'extrême gauche de Seine-Saint-Denis, qui a interprété les propos de l'avocat. "Cela sous-entendrait que seuls les citoyens de nationalité française participeraient au financement de ce dispositif. C'est faux ! Toute personne résidant sur le territoire français et payant des impôts participe au financement de ce dispositif", a lancé l'ancienne ministre qui fait l'amalgame entre résidents légaux et étrangers illégaux travaillant au noir et occupant des emplois clandestins en période de fort chômage.