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lundi 18 septembre 2017

Volonté de brûler du flic : les "antifa" dénoncent un "dossier politique"

L'extrême gauche menace des policiers de mort par le feu : les 'antifa' plaident un ...complot politique

Deux policiers ont échappé à la mort dans les flammes de leur véhicule de fonction  en 2016 à Paris, en marge au cours d’une manifestation "anti-fasciste" contre la loi travail. 

La voiture de police incendiée le 18 mai 2016 quai de Valmy.

Les "antifascistes" utilisent leur procès comme tribune pour manifester contre "la répression policière" supposée.
Les ultras de l'extrême gauche violente et le collectif Libérons-les font monter la pression devant le tribunal correctionnel de Paris, le mardi 19 septembre, avant même l'ouverture du procès de l’affaire de la voiture de police incendiée quai de Valmy, en 2016. Neuf personnes sont poursuivies pour des faits de violences et de dégradations aggravées. La violence des images est restée dans les mémoires : à l'occasion d’une manifestation interdite en plein mouvement contre la loi travail, le 18 mai 2016, plusieurs activistes masqués avaient attaqué deux policiers (Allison B. et Kevin P.) dans leur voiture de patrouille. 

L'action préméditée avec intention de donner la mort ne faisait pas de doute.
Un jet de fumigène à l’intérieur de l’habitacle avait mis le feu au véhicule. Les deux policiers avaient réussi à s'extraire de leur véhicule et avaient échappé à la mort carbonisés, mais la scène, impressionnante de cruauté, avait largement été relayée dans les media dans le monde entier. 

Très vite, le gouvernement s’était saisi de cette atteinte aux forces de l'ordre. Alors chef du gouvernement, Manuel Valls avait ainsi appelé à des sanctions " implacables" contre ceux qui "veulent se payer un flic". Le Parquet avait aussitôt ouvert une enquête préliminaire pour tentative d’homicide (sur personne dépositaire de l’autorité publique), une qualification criminelle passible des Assises

De premières interpellations avaient eu lieu  dans la mouvance "antifasciste", en fait anti-libérale, sur la base du témoignage d’un policier des renseignements généraux. Au final, l’instruction n’a pas caractérisé l’intention d’homicide. 
Le journal Libération, sous la plume d'Ismaël Halissat, affirme en accroche : "L’instruction, menée sous pression politique, est critiquée par la défense [...] pour ses erreurs et péripéties."
Ce journaliste rappelle ainsi les faits : 
"des projectiles lancés par des manifestants, aux visages dissimulés, contre des policiers coincés dans leur voiture"
"Affaire du Quai Valmy" ?
Ou haine anti-flic avec tentative d'homicides ?
"Jusqu’à un fumigène qui déclenche un feu [origine?). Puis l’un des agents qui, en prenant la fuite après avoir reçu des coups, alors qu’il était au volant, se protège à mains nues contre un assaillant armé d’une tige en métal. Et quelques minutes plus tard, la carcasse du véhicule calcinée par le feu, plantée au milieu de la chaussée."  
Style ...dépouillé, approche distanciée ! Mais l'auteur de l'article peut se montrer plus précis et impliqué  : "Ce 18 mai 2016, des policiers manifestent sur la place de la République contre "la haine antiflic' à l’appel du syndicat Alliance, classé à droite."
Il poursuit : "Allison B. s’en sort avec trente jours d’ITT, dus en grande partie au choc psychologique, tandis que les blessures de Kevin P. justifient dix jours d’ITT.
Dès les premières heures, l’enquête prend une tournure politique. [Après avoir cité Manuel Valls, alors Premier ministre, il désigne le ministre de l’Intérieur] Bernard Cazeneuve veut, lui, mettre "hors d’état de nuire" les "casseurs" ". Les criminels ne sont plus des activistes d'extrême gauche mais des "casseurs" incontrôlés, en marge de la manifestation. Il en est de même avec les terroristes qui ne sont pas des islamistes, mais des "déséquilibrés"...

Les "antifa" dénoncent un "dossier politique" 
L'antifascisme prend forme dans les années 1920 et se développe avec la montée du fascisme en Europe. Il a connu un très fort développement au cours des années 1930 et avec la formation des Fronts populaires, puis pendant la Seconde Guerre mondiale dans des mouvements de résistance aux dictatures fascistes et nazies.Le terme d'antifascisme a très tôt été instrumentalisé par les partis communistes, puis différents partis d'extrême gauche, pour combattre leurs adversaires politiques, proches ou lointains sur le plan idéologique, voire tout opposant critique. Certains analystes, de gauche (Furet) comme de gauche, parlent de terrorisme intellectuel concernant l'instrumentalisation manichéenne de l'antifascisme par les communistes français qui amalgamaient tout anticommunisme au fascisme. Une forte tendance qui perdure dans les media et encore plus sur les réseaux.
En France, Lionel Jospin qui fut trotskiste, premier secrétaire du PS en 1981 et durant tout le premier septennat de François Mitterrand, puis ministre du gouvernement sous le second, déclara en 2007 que :
"Pendant toutes les années du mitterrandisme, nous n'avons jamais été face à une menace fasciste; donc tout antifascisme n'était que du théâtre, nous avons été face à un parti – le Front national – qui était un parti d'extrême droite, un parti populiste aussi à sa façon, mais nous n'avons jamais été dans une situation de menace fasciste et même pas face à un parti fasciste."Pour Pierre-André Taguieff, philosophe issu de l’anarcho-situationnisme (Internationale situationniste, IS, une organisation révolutionnaire), et politologue (directeur de recherche au CNRS attaché au Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris), l'indignation des antifascistes vis-à-vis de certaines dictatures serait davantage motivée par des motifs politiques (anarcho-révolutionnaires) que par un réel intérêt pour le sort des populations sous le joug de dictateurs.
Action antifasciste Paris-Banlieue, créée en 2012, serait en France le groupe qui compterait le plus de militants antifa à Paris, avec beaucoup d’anciens de la tribune Auteuil du Parc des Princes. Elle s'est révélée au grand public en juin 2013 avec l'affaire Clément Méric, l'un des siens (également membre de Solidaires Étudiant-e-s, issu de la Fédération SUD Étudiant et de la Fédération syndicale étudiante, FSE -anti-capitaliste, laïc, anti-sexiste, anti-impérialiste et pro-palestinien-, qui se revendiquent tous deux du syndicalisme de lutte) en coordination étroite avec le Collectif antifasciste Paris Banlieue.
La mouvance antifasciste actuelle est aussi fortement liée à la scène "skinhead de gauche" et à la mouvance Redskin (skinheads communistes, trotskistes, communistes libertaires, autonomes…) qui en est la fraction la plus politisée.
La plupart des prévenus ont été placés en détention préventive, comme Antonin Bernanos, qui est resté dix mois en prison avant d’être remis en liberté. Ce dernier, porte-voix des 'antifa' dans ce procès, a toujours nié sa participation aux violences qui lui sont reprochées. Trois des neuf prévenus ont reconnu, en revanche, leur implication à des degrés divers. 
"Les investigations sont tout de suite orientées par l’audition d’un témoin au nom particulier, estime Libération : «142». Cette déposition anonyme va être décisive lors du début de l’enquête et conduire, quelques heures après les faits, à l’interpellation de quatre manifestants. «142» explique aux enquêteurs qu’il a entendu des «provocations verbales envers les policiers» et vu «des manifestants commencer à s’équiper et à se dissimuler le visage». Ce témoin est même capable d’identifier quatre personnes : les deux frères Bernanos (Antonin, 23 ans, et Angel, 19 ans, arrière-petits-fils de l’écrivain), Bryan M., 24 ans, et Leandro L., 32 ans. Il assure qu’Antonin Bernanos a brisé la vitre arrière de la voiture de police avec un plot métallique et a asséné les coups à la tête reçus par Kevin P., alors qu’il se trouve encore à l’intérieur. «142» identifie aussi formellement Angel Bernanos, Bryan M. et Leandro L. parmi les manifestants, sans être capable de préciser le rôle de chacun. On apprendra au hasard d’une erreur de procédure que ce témoignage sous X est en réalité celui d’un policier des renseignements de la préfecture de police." Suspicion sur la faculté à témoigner d'un professionnel du Renseignement ? Les parents et les voisins des agresseurs sont-ils mieux qualifiés ? 
Selon les antifascistes et le collectif Libérons-les, ces poursuites font partie d’une volonté du pouvoir de criminaliser le mouvement social

Pour eux, la manifestation était une réponse légitime au rassemblement des policiers le même jour "contre la haine antiflics", où sont venues "des personnalités de la droite extrême, chaleureusement accueillies", comme " Gilbert Collard, Marion Maréchal-Le Pen ou Eric Ciotti". 

Politisation? Vous avez dit politisation ? Qui politise?
La défense veut développer les actions communes avec les collectifs qui se multiplient contre les bavures policières dans les quartiers populaires, notamment autour de l’affaire Adama Traoré, un jeune homme mort à 24 ans, lors de son interpellation par des gendarmes en juillet 2016 dans le Val-d’Oise. 
"Il faut travailler cette question de convergences. Cela ne se fera pas via une intégration dans nos luttes, mais en respectant leur autonomie et leur grille de lecture même si elle peut différer en de nombreux points", insiste Antonin Bernanos. 
Dans cette démarche, les antifascistes sont de moins en moins isolés. Un appel à rassemblement le 19 septembre à 19 heures devant le palais de justice et à se rendre tous les jours au procès, a été publié par le Front social, coordination issue du mouvement contre la loi travail. 

Plusieurs personnalités de gauche – qu'on ne retrouve côte-à-côte que dans les luttes contre les institutions – l’ont signé. C’est le cas, entre autres, de la députée (La France insoumise) de Paris Danièle Obono, d’Olivier Besancenot, de Frédéric Lordon, économiste et ­figure du mouvement Nuit debout, ou encore de la controversée Houria Bouteldja, présidente du Parti des indigènes de la République, formation identitaire et postcoloniale dont le discours ­racialiste suscite de plus en plus le malaise à gauche. 
Du côté des ­organisations signataires, on trouve, entre autres, l’Union syndicale Solidaires, Alternative ­libertaire, les maoïstes de l’OCML-VP ou encore le NPA. 

La gauche radicale travaille à perturber la sérénité de l’audience. 
Ce procès se déroule en outre dans un contexte de rentrée sociale avec des manifestations au cours desquelles des affrontements entre forces de l’ordre et "black blocs" (des militants violents d'extrême gauche intégralement vêtus de noirs se réclamant de l’antifascisme, de l’anarchisme ou de l’autonomie) pourraient entrer en résonance avec les faits du 18 mai 2016.
Des militants du syndicat de police Alliance, qui s’est constitué partie civile, devraient être présents et soutenir les deux victimes.  

L’avocat d’Antonin Bernanos, Arié Alimi, entend développer la dimension inévitablement politique de l'affaire quand des fonctionnaires de police sont attaqués dans l'exercice de leurs fonctions et en temps d'état d'urgence : "La politique du maintien de l’ordre a été modifiée. Avant, on tenait les manifestants à distance en faisant le moins de victimes possible. Désormais [sic], on rentre dans le rapport de forces [dans lequel les forces de maintien de l'ordre étaient désarmées]. Il y a une volonté de décrédibilisation et de criminalisation du mouvement social".
Résultat de recherche d'images pour "potelet"Libération affaiblit les accusations de la défense.
"Le jour même de l’agression, les quatre jeunes hommes sont interpellés et placés en garde à vue. Leurs logements sont perquisitionnés. Sont saisis pêle-mêle chez les frères Bernanos : «un masque à gaz», «un poing américain, «des autocollants antifascistes», «248 tracts et 24 affiches», «4 protège-tibias, «5 petites bouteilles de gaz de camping», «7 blousons noirs à capuche».
"
Les enquêteurs sont convaincus de la culpabilité d’Antonin Bernanos, après l’exploitation des images vidéo. Couleur du caleçon, marque des chaussures, sac à dos, deux formes dans les poches du pantalon, deux anneaux aux doigts et des cernes au visage : tout a été passé au crible. Après dix mois en détention provisoire, il est finalement libéré à la suite d’un bras de fer judiciaire avec le parquet de Paris qui s’y est systématiquement opposé."
Le 8 juin 2016, Nicolas F., 41 ans, est ciblé après plusieurs recoupements et interpellé à l’occasion d’un nouveau rassemblement. Lors d’une audition le mois suivant, il reconnaît être l’auteur des coups avec la tige en métal. Il explique «avoir pété les plombs» et avoir frappé le policier «en espérant qu’il s’en aille». Les policiers vont identifier d’autres suspects avec la même recherche sur vidéo.
Thomas R., 20 ans, dont l’exploitation du téléphone mobile indique qu’il avait été
 «en contact avec Antonin Bernanos et Bryan M.», est interpellé le 28 septembre 2016. Lors d’une audition deux jours plus tard, il reconnaît avoir porté des coups dans le véhicule et «avoir fait un signe de victoire en partant». Kara B., 28 ans, soupçonnée d’avoir lancé un plot contre la voiture, est interpellée le 24 mai, «avec la même tenue vestimentaire que lors de la manifestation du 18 mai». Lors d’une audition en juillet 2016, elle reconnaissait également sa participation, s’estimait «désolée» et se jugeait «stupide».  

Résultat de recherche d'images pour "potelet"Ari R., 30 ans, est également poursuivi pour avoir brisé la vitre arrière droite du véhicule avec un potelet. Là aussi, les policiers s’attachent à constituer un signalement physique pour l’identifier. Il est interpellé le 7 février 2017 mais refuse au cours des différents interrogatoires de s’expliquer sur les faits. Chez lui est saisie une affiche «Tout le monde déteste la police» comportant une référence à l’affaire du quai de Valmy, se réjouissant que «leurs voitures partent en fumée», notent les magistrats. Nicolas F., Ari R. et Kara B. sont en détention provisoire depuis la date de leur arrestation.Le dernier suspect, Johachim L., 28 ans, est, lui, toujours dans la nature. Il est pourtant soupçonné par les policiers d’être le lanceur du fumigène qui déclenche l’incendie dans la voiture. De nationalité suisse, il est identifié «avec certitude» par les autorités de son pays à l’aide de comparaisons photographiques. Visé depuis par un mandat d’arrêt, il ne se présentera sûrement pas à l’audience." 
"Dans cette affaire, il y a eu la volonté de trouver des coupables très rapidement par un ciblage arbitraire sur la simple base de renseignements de la préfecture de police de Paris", estime Arié Alimi, avocat d’Antonin Bernanos. 
De quoi, en effet, la police se mêle-t-elle ?...

mardi 16 février 2016

Football: l'arrestation de hooligans déclenche une insurrection à Bastia, puis Corte

Les violences contre des policiers au match de Reims ne suffisaient pas

La justice recule: les ultras obtiennent l'ajournement du procès au 22 mars.
Auteurs présumés de violences sur des policiers à l'issue de la victoire du club de football corse à Reims (Marne) samedi soir, sept jeunes supporteurs du Sporting Club de Bastia (Haute-Corse) n'ont finalement pas été jugés en comparution immédiate pour "menaces, rébellion et outrage à personnes dépositaires de l'autorité publique," ce lundi, à 14h, alors que de nouveaux affrontements entre manifestants et gendarmes ont éclaté à Corte en début de soirée.
Jusqu'au 22 mars, les sept individus seront soumis à un contrôle judiciaire, avec notamment obligation de pointer au commissariat au début et à la mi-temps de chacun des matches du SC Bastia et interdiction de port d'armes. Le huitième supporter mis en garde à vue, âgé de 17 ans, devrait être présenté à un juge des enfants dans un délai d'un mois.

La violence s'étend en région de Haute-Corse depuis l'annonce de la mise en garde à vue des huit supporters bastiais, tous âgés de moins de 24 ans et accusés d'avoir provoqué les échauffourées avec les forces de l'ordre dans la cité champenoise samedi. 
Organisé dimanche soir devant le commissariat de Bastia pour soutenir le supporter blessé, le rassemblement de 400 personnes a été marqué par des affrontements violents entre manifestants et forces de l'ordre. Selon la préfecture, des cocktails molotov ont provoqué un "incendie près d'une station service", qui aurait à son tour occasionné l'explosion de plusieurs bouteilles de gaz. Un CRS a été blessé durant ces affrontements.

Les trois syndicats étudiants de Corse, tous nationalistes, ont appelé à une journée "université morte" à Corte

A 70 km au sud de Bastia, 200 étudiants se sont rassemblés dans la journée de lundi pour dénoncer les poursuites engagées contre les supporteurs et les violences policières. 

En début de soirée, un rassemblement de 500 personnes devant la gendarmerie de Corte a également été marqué par des affrontements. Quelques dizaines de jeunes manifestants encagoulés ont lancé divers projectiles (pierres, planches, gros pétards) en direction des gendarmes, massés derrières les grilles de la gendarmerie. Seuls deux jeunes "étudiants" ont été interpellés. Aucun blessé n'était à déplorer quand les échauffourées ont pris fin, vers 23h, mais la gendarmerie a subi d'importants dégâts (grilles enfoncées, vitres brisées, caméras de surveillance détruites).


Les gendarmes mobiles en tenue anti-émeute, massés derrières les grilles de la gendarmerie étaient les cibles des harceleurs. Les forces de l'ordre avaient riposté en lançant des grenades lacrymogènes, faisant reculer des émeutiers très aguerris. De petits groupes très mobiles étaient ensuite revenus harceler les gendarmes à plusieurs reprises.

Les agressions de hooligans sur les policiers de Reims

Samedi 13 février, des provocations de supporteurs ont dégénéré à Reims à la suite du match de ligue 1 Reims-Bastia, au cours desquelles un supporter bastiais de 22 ans, Maxime Beux, a été gravement blessé à l'oeil. D'après le récit du procureur, dès la fin du match, une vingtaine de supporters a commencé à lancer des engins incendiaires. "Un groupe très restreint" avait déjà  "proféré des insultes à l'encontre des forces de police pendant tout le match". Après le match, la majorité des supporters seraient remontée dans le bus, sauf une dizaine, qui a commencé à lancer des fumigènes sur les forces de l'ordre. Celles-ci auraient riposté, utilisant à une seule reprise un flash-ball envers un manifestant - sans conséquences pour sa santé, précise le procureur.

Certaines voix partisanes évoquent pourtant des violences policières injustifiées. 
Le président nationaliste de la Collectivité Territoriale corse (CTC), Gilles Simeoni, et le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, affirment que le jeune supporter blessé aurait été victime d'un tir de flash-ball, une version  défendue par Roger Castellani, un témoin cité par la presse locale. Dans un communiqué conjoint, ils évoquent "des témoignages concordants" qui "font état de comportements provocateurs et brutaux des forces de l'ordre: allusions directes à la situation politique en Corse, insultes racistes, passage à tabac de plusieurs jeunes."
Gilles Simeoni va jusqu'à parler de "racisme anti-corse" pour expliquer ces interpellations. Même son de cloche du côté du principal club de supporteurs bastiais, Bastia 1905, qui affirme sur son compte Facebook que le groupe de supporters aurait été "passé à tabac par des forces de police surexcitées et armées" et parle d' "un tir de flash-ball en plein visage". Une information judiciaire devrait être ouverte pour déterminer l'origine précise de la blessure de la victime parmi la dizaine d'excités, dont l'oeil serait "définitivement perdu".
Dans un communiqué publié dimanche, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a "fait part de son indignation" après ces incidents. Il demande aux "responsables du Sporting Club de Bastia d'intensifier leur travail de lutte contre les dérives de certains de leurs supporters ultras". Il appelle également à une poursuite de la lutte contre le "hooliganisme".

Les violences insurrectionnelles s'étendent de Bastia à Corte

De faux manifestants étudiants ou de vrais militants nationalistes ?
Quelque cinq cents fans de foot, en majorité des étudiants, mais aussi des militants nationalistes, s'étaient rassemblées en fin d'après-midi devant la gendarmerie, située à la périphérie de Corte dans un quartier pavillonnaire. Ils entendaient aussi  manifester leur soutien aux supporters du SC Bastia poursuivis à Reims pour violences lors de heurts avec la police samedi soir.


VOIR et ENTENDRE un reportage sur les affrontements entre manifestants et gendarmes mobiles à Corte:




mercredi 15 mai 2013

PSG: le gouvernement n'assume pas les émeutes lors du sacre

Manuel Valls : "les coupables, c'est les casseurs" !

Pour la première fois, le chouchou des sondages est_fragilisé par la rue
Valls est-il vraiment le chef Place Beauvau ?
Ses traits en permanence tendus en faisait un ministre responsable et le président y voyait une bouée pour le gouvernement Ayrault en perdition.  Les compliments du président dans Paris-Match, "Manuel Valls fait du bon travail. Reconnu comme tel par l’opinion publique",l'ont-il grisé ? Toujours est-il que Montebourg n'a pas eu de peine à l'exposer sur son flanc en s'affichant en rigolo sur les Champs-Elysées  le jour du recueillement du 8 mai, et l'image du bon élève en a tout à coup été ternie.

Ce temps-là est révolu depuis que le ministre de l'Intérieur s'est rendu coupable d'"amateurisme" et d"'inertie" face aux jeunes qui ont terni la fête du PSG au Trocadéro, lors de la remise du trophée de champion de France au club parisien.
"C’est l’élève modèle qui trébuche. Pour la première fois, son nom est associé à un échec. On le regarde comme un ministre qui, au pire, n’a pas anticipé, au mieux, s’est mal entouré", analyse l'éditorialiste politique d'Europe 1, Caroline Roux. 
C'est naturellement vers le locataire de la place Beauvau, garant de l'ordre, que les regards se tournent en effet après tout désordre, notamment quand des images en sont diffusées en boucle, mardi soir. Il est effarant que la gauche s'en étonne. "Le réel est dans le poste", aimait dire le conseiller en communication politique Jacques Pilhan à François Mitterrand. "Cette fois-ci, le réel, c’est la violence au cœur de Paris qui fait oublier la communication du ministre sur les résultats des zones de sécurité prioritaires", souligne encore Caroline Roux.
Comme les autres, Valls s'est donc à son tour placé dans le collimateur de l'opposition qui le met en accusation.
L’Elysée cherche à se protéger en protégeant Manuel Valls

Les branquignols de la communication du Château osent soutenir "qu’il n’a pas inventé le hooliganisme, et que s’il y a faute, elle n’est pas démontrée"! En attendant qu'elle soit démontrée, Valls se défend de s'abandonner à la polémique et se livre à l'amalgame habituel mais gratuit mêlant librement l'UMP et l'extrême gauche: la droite -qui n'a rien demandé ni fait- subit les attaques de l'exécutif et de sa presse.
Président partisan, François Hollande fait circuler l'élément de langage selon lequel avant de condamner le locataire de la place Beauvau, l'UMP ferait mieux de condamner les casseurs !
Pour peu, ls casseurs seraient manipulés par l'opposition... 
"Le président de la République est revenu sur ce sujet en rappelant que les premiers responsables des débordements de lundi soir, ce sont les casseurs eux-mêmes", a transmis la porte-parole du gouvernement. Et comme elle manque totalement de pudeur, lors du compte rendu du Conseil des ministres, Najat Vallaud-Belkacem ajoute gravement qu'"il ne faut pas se tromper de responsabilité".

Un ministre de l'Intérieur de Hollande, ça n'est jamais responsable de rien 

Valls le dit, il est "vertueux", sérieux" et ne redoute de rien ! 
Il se montre indigné, condamne les débordements lors de la fête du PSG et souligne qu'il faut "tirer les leçons et les enseignements de ce qui s'est passé".
VOIR et ENTENDRE Manuel Valls, yeux exorbités, mèches en bataille et visage ruisselant de sueur, peiner à sortir du constat à force d'énumérations oiseuses, face à Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, le 14 mai 2013:
La gauche garde constamment des "ultras" sous le coude et les accuse par réflexesont

VOIR et ENTENDRE Bourdin and Co sur RMC

Dans l'émission Bourdin Direct, François Bayrou estime que Manuel Valls n'a pas pris suffisamment au sérieux les risques liés au sacre du PSG. "L'organisation de la sécurité publique sous la responsabilité du ministère de l'Intérieur a été insuffisante", accuse le président du MoDem, à propos des échauffourées du Trocadéro lundi soir.


VOIR et ENTENDRE la réaction du Béarnais pointer les négligences sur le contrôle des transports en provenance des banlieues ou sur le consentement du ministère sur le choix du Trocadéro:



mardi 14 mai 2013

PSG: qui sont les responsables du "printemps arabe" de Paris ?

La presse se charge de condamner toute critique de l'opposition

L'AFP titre PSG : "Valls pris pour cible par l'UMP, Goasguen veut sa émission"

"L'UMP a pris pour cible le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, accusé d'"amateurisme" et d'"inertie" face aux casseurs de la fête du PSG, Claude Goasguen, député-maire du XVIe arrondissement où se trouve le Trocadéro, demandant même sa démission," peut-on lire dans la dépêche d'agence.


 Fillon se réserve en effet la liberté de "sanctionner les responsables"



L'ancien Premier ministre, François Fillon, s’est ému des débordements qui ont eu lieu lundi sur le Trocadéro en marge de la présentation du titre de champion de France du PSG. "Je demande à François Hollande de sanctionner sans délai les responsables du fiasco de la soirée d'hier", a-t-il déclaré sur con compte Twitter avant d’ajouter : "Je demande que les casseurs soient identifiés et déférés dans les plus brefs délais devant la justice." "J'apporte mon plein et entier soutien aux forces de l'ordre qui travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles", a-t-il conclu dans un troisième message sur le réseau social.

Les témoignages sont pourtant unnanimes

Le préfet de police assure qu'il a parfaitement géré. Il a évidemment contesté toute impréparation, en se fondant sur les effectifs mobilisés,800 policiers, selon lui.

Il s’est également interrogé sur la pertinence du choix fait selon lui par la Ligue de football professionnel (LFP) et le PSGd’organiser la cérémonie au Trocadéro “avec en fond de tableau la Tour Eiffel qui est le symbole du club”, plutôt qu’au Parc des Princes plus facile à sécuriser. Le club avait déjà retenu ce site emblématique pour présenter sa recrue galactique Zlatan Ibrahimovic l’an dernier. 
Or, ce choix a été opéré en concertation, lorsque le club et la ligue se sont vu interdir les Champs-Elysées...

Un responsable de la Croix-Rouge sur place corrobore l'amateurisme de l'exécutif devant BFM TV.

"Les supporteurs étaient bien plus nombreux que prévuon a dû s’adapter en faisant appel à des bénévoles". Alliance, le second syndicat des gardiens de la paix, et Synergie, le second syndicat d’officiers, ont aussi confirmé que l’ampleur de l’événement avait été “sous-estimée”.

L’UMP, elle, a dénoncé la responsabilité du gouvernement
 et notamment “l’inertie inadmissible de Manuel Valls”, le ministre de l’Intérieur, par la voix de son secrétaire général adjoint Geoffroy Didier.

Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIe arrondissement, où se trouve le Trocadero, a même appelé Manuel Valls à “assumer” sa responsabilité et à démissionner.

Le ministre soutient que le dispositif de sécurité était “important”, malgré des violences qu'il avait banalisées en "bousculades" pour un déploiement hors de proportions, si on suit son raisonnement...
Il a promis que “tous les moyens d’enquête disponibles seront mis en oeuvre dans les jours à venir pour identifier et confondre les casseurs à partir des bandes de vidéoprotection recueillies”.
Et pourquoi pas une petite commission d'enquête parlementaire, comme le réclame Bernard Accoyer ?