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vendredi 24 janvier 2020

Remise en liberté du chauffard qui a tué deux fillettes dans l'Aisne

Et n'allez pas accuser la justice de laxisme..

Vincent M. a été placé sous contrôle judiciaire, dans l’attente de son procès en appel, prévu début février.

Indulgence pour les crimes de la route,
sévérité pour les viols

Après seulement deux ans, une année pour chacune de ses petites victimes, Vincent M. se présentera libre à son nouveau procès, prévu le 3 février prochain devant la cour d’Appel d’Amiens.

L'automobiliste impliqué dans l'accident qui a coûté la vie à deux fillettes de deux et trois ans en avril 2018 à Festieux (Aisne) a été remis en liberté mardi, a-t-on appris de sources proches du dossier, confirmant des informations de L'Union.

Le 21 novembre  dernier, Vincent M. avait été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour homicides et blessures involontaires par le tribunal correctionnel de Laon. Une peine assortie d'un mandat de dépôt, ce qui avait valu au conducteur d'être incarcéré à l'issue de l'audience. Mais ce dernier avait aussitôt fait appel.

Dans l'attente de son nouveau procès, c'est donc sous le régime de la détention provisoire que le prévenu a été maintenu derrière les barreaux. Lundi, la cour d'Appel d'Amiens examinait sa demande de mise en liberté. Et a donné son accord, mardi, à sa libération sous contrôle judiciaire, avec interdiction notamment de conduire tout véhicule à moteur et d'entrer en contact avec les personnes entendues dans le cadre de la procédure.

La douleur de la famille des fillettes

Nadia Karmel, la mère des deux victimes, n'a pas été encouragée à réagir. "La famille prend acte avec douleur de cette décision de remise en liberté à quelques jours du procès en appel", a répondu l'avocat de la mère de la famille, Me Philippe Courtois, dans un communiqué. "Nous démontrerons une nouvelle fois le comportement routier dangereux de ce conducteur qui a ôté la vie de deux petites filles et blessé grièvement leur mère et leur jeune frère, afin d'obtenir a minima la confirmation de la décision de première instance".

Une émotion "difficile à comprendre" pour Me Gérard Chemla, l'avocat du prévenu. "La cour d'Appel d'Amiens s'est contentée de faire du droit. Sans se prononcer sur le fond, elle a simplement confirmé que rien ne justifiait de maintenir mon client en détention provisoire, au regard des critères" prévus par l'article 144 du code de procédure pénale, a commenté l'avocat rémois.


lundi 20 mai 2019

Arrêt en cours des soins à Vincent Lambert

Vincent Lambert n'est pas malade; il n'est pas un cas de 3fin de vie3

Sa mort programmée par un collectif de médecins déchire sa famille et la France depuis six ans  

Les idéologues de tout poil ont fait de cet accidenté de la route un sujet, malgré lui, du débat sur la "fin de vie". 
S'agit-il pourtant d'aider ce jeune quadragénaire  - à un an près, il a l'âge du président Macron - à mourir dans la dignité ? Le destin ne lui a pas retiré sa dignité d'être humain, pas plus que le pilote Michael Schumacher ou un Alzheimer.  
Paradoxe de la médecine et des idolâtres de la science, ses congénères ont décidé de lui retirer les moyens de son maintien en vie, sur la base de sa perte de conscience, mais en lui administrant d'une main des opiacés pour lui éviter toute souffrance, alors que son cerveau - centre de la conscience et de douleur - est déclaré mort, quand de l'autre main ils lui retirent l'alimentation et l'hydratation qui lui évitent le dessèchement, alors que bat naturellement le coeur. 
Les médecins n'administrent pas des traitements, mais des soins qui maintiennent la vie.
Les hommes ont décidé l'arrêt des soins apportés à Vincent Lambert,  tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, à compter de ce lundi matin au CHU de Reims, a-t-on appris de l’avocat des parents du condamné, lesquels, opposés à cette décision, ont saisi dans l'urgence la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) et le Conseil d’Etat.

"C’est une honte, un scandale absolu; ils n’ont même pas pu embrasser leur fils", a réagi Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l’interruption des traitements, qui a commencé à l’hôpital Sébastopol sur
décision du médecin Vincent Sanchez, retranché derrière une équipe de collègues. Comme un jury d'Assises, ils bénéficient du doute entourant l'identité des jurés ayant voté la mort.

Les père et mère ont saisi la CEDH, selon une procédure d’urgence pour demander le maintien des soins prodigués à leur fils, a annoncé la Cour, le Conseil d’Etat annonçant également avoir été saisi.

Une sédation "profonde et continue", jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Les parents et deux autres membres de sa famille s’appuient sur la demande du Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU qui a souhaité que la France suspende toute décision en attendant son examen sur le fond, a précisé la CEDH. Validée par le Conseil d'Etat fin avril, l’interruption des soins prévoit, selon une source médicale, l’arrêt des machines à hydrater et alimenter, ainsi qu’une sédation "contrôlée, profonde et continue", par prise d’analgésiques "par précaution", ce qui révèle les incertitudes des scientifiques sur les conséquences de leur geste et le risque de maltraitance, voire de crime.

Tragédie intime à l’origine, ce drame familial a été instrumentalisé par les athées sans repères, les agnostiques éclairés et les libres-penseurs libérés, défenseurs vertueux, disent-ils, du droit à la dignité de la fin de vie. 
Il déchire en revanche sa famille depuis six ans : d’un côté, son épouse Rachel, son neveu François et cinq frères et sœurs du patient veulent mettent fin à cet "acharnement thérapeutique"; de l’autre, les parents, fervents catholiques, ainsi qu'un frère et une sœur, qui s’opposent ensemble à l’arrêt des soins.

vendredi 17 mai 2019

Gilets jaunes : les manifestants gardent du souffle pour l'Acte XXVII de samedi

La contestation continue samedi pour la 27e fois, notamment à Reims, Saint-Nazaire ou Nancy

Les Gilets jaunes ont de nouveau prévu de manifester samedi à Paris et en province

A Paris, plusieurs rassemblements concurrents sont prevus, dont un au depart de la Defense pour finir a Montmartre.

Macron mise sur un pourrissement, ajoutant au mépris le cynisme. 
Six mois, jour pour jour, après le début du mouvement, les Gilets jaunes ont de nouveau prévu de manifester samedi à Paris et en province pour l'acte 27, alors que ces dernières semaines ont été marquées par une baisse progressive et naturelle des effectifs de la mobilisation. Selon le ministère de l'Intérieur, environ 19.000 militants ont manifesté samedi dernier en France, soit le plus bas chiffre comptabilisé depuis le 17 novembre. Les Gilets jaunes ont eux compté 45.240 personnes

On notera sans surprise que Le Point (famille Pinault) présente des chiffres qui jettent à nouveau une suspicion de manipulation de l'opinion par la presse  : le magazine choisit en effet pour référence un samedi qui contredit l'information tendancieuse d'un essoufflement. S'il est réel, il n'est pas aussi systématique qu'indiqué avec une insistance s'apparentant à une 'fake news' officielle : "l'acte 26 samedi dernier avait réuni 18 600 manifestants en France selon le décompte officiel contesté par les porteurs de chasuble, qui en dénombraient 37 500".


A Paris, ce samedi, plusieurs rassemblements parallèles sont prévus, dont un au départ de la Défense pour finir à Montmartre. Un autre envisage de défiler sur les Champs-Elysées, mais l'avenue est, depuis plusieurs semaines, interdite à la manifestation.

La préfecture de police de Paris a décidé d'interdire les rassemblements dans un périmètre comprenant le Palais de l'Elysée et l'Assemblée nationale et sur les Champs-Elysées, comme chaque semaine depuis les incidents du 16 mars dans la capitale. Les abords de la cathédrale Notre-Dame sont également interdits par mesure de sécurité.


Un appel national est lancé pour un importante manifestation à Reims

Un appel national pour se rendre dans cette ville a été publié sur les réseaux sociaux.
Un événement Facebook prévoit néanmoins une manifestation sur les Champs-Elysées. "Le 18 mai, on regagne notre droit de manifester sur les Champs-Elysées sans glyphosate! On se bat pour protéger notre écosystème contre les gros pollueurs!", peut-on lire. 
Le collectif ajoute être prêt à attaquer l'arrêté de la préfecture devant le tribunal administratif.

Deux autres événements Facebook ont été lancés à Paris. 
L'un "contre la hausse du carburant avec les femmes en tête". 
Un second contre "le racket organisé", organisé par le groupe Paris Banlieue des Gilets jaunes. 

D'autres rassemblements sont prévus, par exemple à Besançon ou à Saint-Nazaire, où la préfecture a pris un arrêté interdisant la manifestation non déclarée des Gilets jaunes dans le centre-ville. 
A Lyon, les Gilets jaunes ont décidé de manifester sans se déclarer. "Chaque semaine, quand on déclare la manifestation, le préfet nous promet que tout se passera bien, qu'on ne se fera pas gazer et chaque semaine, ça se passe mal. Alors on a décidé de ne pas déclarer la manifestation et de changer de stratégie, de revenir aux sources", a indiqué à l'Agence France-Presse Fabrice, membre du pôle media des Gilets jaunes de la région lyonnaise.

Maxime Nicolle va faire du parapente pour promouvoir le RIC 
Cette figure du mouvement a annoncé mercredi soir dans un Facebook Live qu'il se rendra samedi à une manifestation de parapente "pour le RIC" à Saint-Hilaire-du-Touvet, près de Grenoble
Le blogueur Etienne Chouard est également annoncé. "Etienne Chouard et Maxime Nicolle font décoller ensemble le RIC [référendum d'initiative citoyenne, NDLR]! Bien connu, le petit village de St HILAIRE du Touvet dans les Alpes, est la Mecque du VOL LIBRE... Après midi PLEIN AIR...et bain de SOLEIL! 'La CIBLE c'est le RIC'", est-il écrit sur l'événement Facebook.

Les figures des Gilets jaunes s'efforcent ainsi de remobiliser les troupes cette semaine. 
"A partir du moment où vous vous dites, j'arrête, c'est que vous avez échoué", a expliqué Maxime Nicolle dans un Facebook Live mercredi soir. Dans une vidéo, il a appelé dimanche  à "arrêter les cortèges à thème". "Je ne cautionne pas du tout ces marches qui deviennent de plus en plus ridicules", a fustigé le chauffeur routier. "Plein de gens, et j'en fais partie, sont en train d'être dégoûtés du mouvement", a-t-il observé.
"On peut se planter, on peut être un peu moins dans la rue, on peut être fatigué, on peut être dépité, on peut avoir des coups de mou. Mais à partir du moment où on dit 'j'arrête', on a perdu", a-t-il fait valoir auprès de ses partisans.

Quant à Eric Drouet, il a partagé sur son groupe Facebook "La France en colère" (306.000 membres) un visuel incitant les Gilets jaunes à continuer les mobilisations : "Si vous abandonnez maintenant, tout ça aura servi à pas grand chose. Pensez à tous ces gens morts et blessés pour la cause", peut-on lire. 

Autre personnage important du mouvement, Jérôme Rodrigues a également adressé un message sur Facebook : "On mesure l'union d'une famille à sa capacité à traverser ensemble les étapes difficiles. La famille, on lâche rien. C'est un combat, on reste debout."

La campagne des européennes mobilise l'attention et les énergies.
Après 27 semaines de manifestations, le mouvement se cherche des modes d'action renouvelés. Cette semaine, la presse avait décrypté des propos d'Eric Drouet en les présentant comme une lassitude absolue : "il y a plein de gens qui sont en train d'être dégoûtés du mouvement, et j'en fais partie", avait-il pesté. 
Il mettait en fait en cause le principe des manifestations déclarées : "Les manifestations déclarées, j'en ai ras le cul. [...] Il faut arrêter de leur faciliter la tâche [au gouvernement et à la police]", a-t-il lancé. 
"Il faut se bouger [les fesses]; il faut reprendre les ronds points."

mardi 14 mai 2019

Européennes 2019 : Estrosi et Robinet voteront Bellamy (LR)

Macron et sa liste vont virer les girouettes  

Considérés comme "Macron-compatibles", les maires Christian Estrosi (Nice) et Arnaud Robinet (Reims) voteront bien pour la liste LR

Au quadra et à sa quinqua, ils préfèrent "l'audace d'une liste jeune".
Résultat de recherche d'images pour "Arnaud Robinet"
Le retour des pomponettes de Pagnol : les maires de Nice (ci-dessous) et de Reims (ci-dessus), la pissaladière et le champagne, soutiendront la liste des Républicains aux élections européennes du 26 mai. "Nous préférons l’audace d’une liste jeune, à une liste qui prône la renaissance mais ne sait où elle va siéger demain à Strasbourg", expliquent-ils, faisant clairement référence à la liste 'Renaissance' du président Macron confiée à la tête de linote LREM, Nathalie Loiseau, 55 ans.

"Le projet [LR] a su être en phase avec les attentes que nous rencontrons au quotidien dans nos villes"

Les deux maires ont ainsi justifié leur "engagement en faveur de la liste des Républicains dans une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche.

Soulignant aussi la "diversité" et la "cohérence" de la liste de rassemblement des Républicains et des Centristes, ils poursuivent : "Les maires sont des élus libres qui n'ont de seul compte à rendre qu'à leurs concitoyens (...) Le soutien des maires ne se négocie pas dans les couloirs parisiens, il se gagne par des preuves".

mardi 16 février 2016

Football: l'arrestation de hooligans déclenche une insurrection à Bastia, puis Corte

Les violences contre des policiers au match de Reims ne suffisaient pas

La justice recule: les ultras obtiennent l'ajournement du procès au 22 mars.
Auteurs présumés de violences sur des policiers à l'issue de la victoire du club de football corse à Reims (Marne) samedi soir, sept jeunes supporteurs du Sporting Club de Bastia (Haute-Corse) n'ont finalement pas été jugés en comparution immédiate pour "menaces, rébellion et outrage à personnes dépositaires de l'autorité publique," ce lundi, à 14h, alors que de nouveaux affrontements entre manifestants et gendarmes ont éclaté à Corte en début de soirée.
Jusqu'au 22 mars, les sept individus seront soumis à un contrôle judiciaire, avec notamment obligation de pointer au commissariat au début et à la mi-temps de chacun des matches du SC Bastia et interdiction de port d'armes. Le huitième supporter mis en garde à vue, âgé de 17 ans, devrait être présenté à un juge des enfants dans un délai d'un mois.

La violence s'étend en région de Haute-Corse depuis l'annonce de la mise en garde à vue des huit supporters bastiais, tous âgés de moins de 24 ans et accusés d'avoir provoqué les échauffourées avec les forces de l'ordre dans la cité champenoise samedi. 
Organisé dimanche soir devant le commissariat de Bastia pour soutenir le supporter blessé, le rassemblement de 400 personnes a été marqué par des affrontements violents entre manifestants et forces de l'ordre. Selon la préfecture, des cocktails molotov ont provoqué un "incendie près d'une station service", qui aurait à son tour occasionné l'explosion de plusieurs bouteilles de gaz. Un CRS a été blessé durant ces affrontements.

Les trois syndicats étudiants de Corse, tous nationalistes, ont appelé à une journée "université morte" à Corte

A 70 km au sud de Bastia, 200 étudiants se sont rassemblés dans la journée de lundi pour dénoncer les poursuites engagées contre les supporteurs et les violences policières. 

En début de soirée, un rassemblement de 500 personnes devant la gendarmerie de Corte a également été marqué par des affrontements. Quelques dizaines de jeunes manifestants encagoulés ont lancé divers projectiles (pierres, planches, gros pétards) en direction des gendarmes, massés derrières les grilles de la gendarmerie. Seuls deux jeunes "étudiants" ont été interpellés. Aucun blessé n'était à déplorer quand les échauffourées ont pris fin, vers 23h, mais la gendarmerie a subi d'importants dégâts (grilles enfoncées, vitres brisées, caméras de surveillance détruites).


Les gendarmes mobiles en tenue anti-émeute, massés derrières les grilles de la gendarmerie étaient les cibles des harceleurs. Les forces de l'ordre avaient riposté en lançant des grenades lacrymogènes, faisant reculer des émeutiers très aguerris. De petits groupes très mobiles étaient ensuite revenus harceler les gendarmes à plusieurs reprises.

Les agressions de hooligans sur les policiers de Reims

Samedi 13 février, des provocations de supporteurs ont dégénéré à Reims à la suite du match de ligue 1 Reims-Bastia, au cours desquelles un supporter bastiais de 22 ans, Maxime Beux, a été gravement blessé à l'oeil. D'après le récit du procureur, dès la fin du match, une vingtaine de supporters a commencé à lancer des engins incendiaires. "Un groupe très restreint" avait déjà  "proféré des insultes à l'encontre des forces de police pendant tout le match". Après le match, la majorité des supporters seraient remontée dans le bus, sauf une dizaine, qui a commencé à lancer des fumigènes sur les forces de l'ordre. Celles-ci auraient riposté, utilisant à une seule reprise un flash-ball envers un manifestant - sans conséquences pour sa santé, précise le procureur.

Certaines voix partisanes évoquent pourtant des violences policières injustifiées. 
Le président nationaliste de la Collectivité Territoriale corse (CTC), Gilles Simeoni, et le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, affirment que le jeune supporter blessé aurait été victime d'un tir de flash-ball, une version  défendue par Roger Castellani, un témoin cité par la presse locale. Dans un communiqué conjoint, ils évoquent "des témoignages concordants" qui "font état de comportements provocateurs et brutaux des forces de l'ordre: allusions directes à la situation politique en Corse, insultes racistes, passage à tabac de plusieurs jeunes."
Gilles Simeoni va jusqu'à parler de "racisme anti-corse" pour expliquer ces interpellations. Même son de cloche du côté du principal club de supporteurs bastiais, Bastia 1905, qui affirme sur son compte Facebook que le groupe de supporters aurait été "passé à tabac par des forces de police surexcitées et armées" et parle d' "un tir de flash-ball en plein visage". Une information judiciaire devrait être ouverte pour déterminer l'origine précise de la blessure de la victime parmi la dizaine d'excités, dont l'oeil serait "définitivement perdu".
Dans un communiqué publié dimanche, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a "fait part de son indignation" après ces incidents. Il demande aux "responsables du Sporting Club de Bastia d'intensifier leur travail de lutte contre les dérives de certains de leurs supporters ultras". Il appelle également à une poursuite de la lutte contre le "hooliganisme".

Les violences insurrectionnelles s'étendent de Bastia à Corte

De faux manifestants étudiants ou de vrais militants nationalistes ?
Quelque cinq cents fans de foot, en majorité des étudiants, mais aussi des militants nationalistes, s'étaient rassemblées en fin d'après-midi devant la gendarmerie, située à la périphérie de Corte dans un quartier pavillonnaire. Ils entendaient aussi  manifester leur soutien aux supporters du SC Bastia poursuivis à Reims pour violences lors de heurts avec la police samedi soir.


VOIR et ENTENDRE un reportage sur les affrontements entre manifestants et gendarmes mobiles à Corte:




lundi 27 juillet 2015

Reims: secret sur l'identité des agresseuses de la jeune fille en maillot de bain

Déférées, cinq jeunes filles restent pourtant anonymes

La publication de leurs origines ferait-elle taire les élucubrations ?

En saurait-on plus si elles étaient blondes ?
Notre genre de vie à venir ?
Cinq femmes, dont deux mineures, ont été déférées au Parquet de Reims après l'agression d'une jeune femme qui bronzait en maillot de bain dans un parc. Ni la victime ni les mises en cause n'ont évoqué de motif religieux ou moral, selon la version officielle des faits. 

Les cinq jeunes filles ou/et leur victimes seraient-elles musulmanes, par hasard ? 
Le black-out de la police et de la justice alimente toutes les hypothèses sur les origines et motivations des cinq membres de la milice de l'ordre moral rémois, auteures présumées de l'agression mercredi sur une jeune fille également anonymée. Les agresseuses ont été déférées au Parquet de Reims, a-t-on appris ce dimanche de source policière, mais les identités des protagonistes restent 'top défence'. 

Les éléments de langage plus convaincants que les supputations ?

Ni la victime ni les auteures des faits n'ont fait état d'un mobile religieux ou moral qui expliquerait l'altercation, a tenu à préciser la commissaire de permanence, Julie Galisson. Une dénégation importante, puisque l'article initial du quotidien régional L'Union, prêtait à l'auteure principale de l'agression un "discours aux relents de police religieuse". 

La presse "indépendante" est-elle muselée ?
Cette information information avait suscité de nombreux commentaires dont certains ont été aussitôt qualifiés de racistes ou islamophobes sur les réseaux sociaux. Largement relayée par des sites effectivement peu suspects de sympathies d'extrême-gauche ou pro-palestiniennes, cette version a également inspiré de nombreuses réactions dans la classe politique. 
De Florian Philippot (FN), évoquant une femme lynchée car "vivant à la française", jusqu'au président de SOS Racisme, Dominique Sopo, dénonçant "une morale de l'oppression qui réduit nos libertés"
"Allez vous rhabiller, ce n'est pas l'été" 


Ces mots sélectionnés ne sont pas prêtés à Mme Christine Boutin. "C'est une altercation entre jeunes filles qui dégénère après qu'une des auteures de l'agression a dit [à des personnes qui prenaient le soleil en maillot de bain]: 'Allez vous rhabiller, ce n'est pas l'été'", a expliqué le commissaire Julie Galisson, 30 ans. Arrivée en avril 2012 à Saint-Quentin, Julie Galisson avait effectué deux ans de service au commissariat, avant d'être promue à Reims. Lors de son pot de départ, le Directeur départemental de la sécurité publique, Abdelkader Haroune, souligna "le caractère attentif et humain" de cette jeune commissaire zélée et "l’accomplissement des objectifs qu’elle s’était fixé[s] en arrivant à Saint-Quentin. A son âge, le fait qu’on lui ai déjà confié deux postes importants est une marque de reconnaissance" du ministère de Bernard Cazeneuve, souligne aisnenouvelle.fr.   

Les autorités ont-elles choisi un camp contre l'autre ?
Hollande défend l'égalité homme-femme,
mais accepte que sa ministre Vallaud-Belkacem, épanouie,
 soit voilée en sa présence au Maroc 
"Une des femmes ainsi interpellée ne s'est pas laissée faire et cela a dégénéré en violences", a jugé la commissaire, à la limite du parti-pris en faveur des femmes "rondes". Agée d'une vingtaine d'années, la victime, qui avait été conduite au CHU de Reims sur intervention des secours alertés par des témoins, souffre pourtant de blessures nécessitant quatre jours d'incapacité totale de travail (ITT). 

Une sélection de propos oriente l'opinion
"Elle a dit que j'étais grosse": l'affaire tourne à la méchanceté féminine ordinaire. Après avoir publié un post sur Facebook dans lequel elle livre sa version, BuzzFeed News donne la parole à l'une des "agresseurs". Elle confirme qu'elle était bien "avec trois amies et ma petite soeur mercredi (...) au parc Léo Lagrange" [...] "Nous sommes passées [1ère personne du pluriel suspecte de reformulation des propos et de... la pensée] devant trois filles en maillot de bain et j'ai juste dit à ma copine que si c'était moi, je n'oserais pas me mettre dans cette tenue. Mais j'ai dit ça car je suis complexée, absolument pas pour des questions religieuses ou morales. Je suis musulmane oui, mais tolérante". Les complexes physiques sont-ils exclusifs de tout sectarisme moral et religieux ? 

Membre du groupe d'agresseuses -et témoin partisan- cette adulte de 19 ans nie également le lynchage présumé et accuse l'une des trois filles qui bronzaient de l'avoir insulté. "Lorsque l'une des trois filles m'a entendue parler, elle m'a interpellée [terme peu commun dans certains milieux] pour me dire qu''avec mon physique, elle comprenait que je n'ose pas me mettre en maillot'. Elle a également dit que j'étais grosse. Je suis allée vers elle pour lui donner une gifle, puis elle s'est battue avec mon amie. A partir de là, j'ai tout fait pour les séparer [sic]. Elles se sont battues seulement toutes les deux, avant que des témoins puis un policier en civil ne s'interposent". 
Toujours selon elle, si la victime a bien eu quatre jours d'ITT, son amie a également obtenu un arrêt de travail de 10 jours, rapporte BuzzFeed, qui semble dupe de la motivation politique du prescripteur.
Reconnaissant et regrettant les faits, la jeune membre vertueuse de la brigade morale accuse néanmoins les journalistes de L'Union de ne pas avoir "vérifié les informations" et de "ne pas se rendre comptent de ce qu'ils font", citant les nombreux commentaires racistes et des disputes avec sa famille.

BuzzFeed est célèbre pour ses contenus le plus souvent légers et peu fouillés. Son rédacteur en chef explique lors du lancement de BuzzFeed France qu'attirer l'internaute avec des sujets superficiels permettrait ainsi de les rediriger a posteriori sur des sujets délaissés de la presse comme l'international ou les thèmes... LGBT. Le fondateur de ce site d'information d'origine américaine est d'ailleurs l'un des cofondateurs du Huffington Post...

Le maire s'oppose aux amalgames 

Arnaud Robinet, maire Les Républicains de Reims, a de son côté condamné l'agression en évoquant
une manifestation de "la bêtise humaine". Dans un communiqué, l'élu est dans son rôle en invitant la communauté rémoise à garder son calme et à laisser "la police et la justice faire leur travail". 


Le maire ne demande pas à en savoir plus. "Il est également intolérable de stigmatiser une communauté ou une autre pour un acte commis par quelques-uns et sans connaître le fond de cette affaire", a ajouté Arnaud Robinet, bien qu'il ne soit pas a priori mieux informé. Les trois adultes à l'origine de l'agression ont été déférées au Parquet en fin de semaine. Agée de 17 ans, l'auteure principale a été présentée à un juge des enfants, mais son placement sous le statut de témoin assisté est contesté au nom de la laïcité par le parquet qui a fait appel, a-t-on précisé au commissariat de Reims. Les trois majeures sont convoquées devant le tribunal correctionnel de Reims le 24 septembre.

Quand le partisan Mediapart soutient une cause, la vérité peine à fuiter...

dimanche 26 juillet 2015

Reims, France: une jeune femme agressée parce qu'elle bronzait en maillot de bain dans un parc

Les agresseuses interpellées ne semblent pas identifiées

Pour le nouvel ordre moral, à cinq contre une Rémoise de 21 ans

La victime bronzait en maillot de bain dans un parc et il n'en fallait pas plus pour être frappée mercredi par un groupe de cinq filles parce que sa tenue ne leur convenait pas. La jeune femme s'est vu prescrire quatre jours d'incapacité totale de travail. Qu'est-ce qui peut inspirer une telle réaction, si ce n'est le salafisme?  
Les policiers de Reims n'avaient jamais vu ça. Les cinq filles, dont deux mineures, ont pris à parti cette jeune femme de 21 ans qui bronzait en maillot de bain avec deux amies au parc Léo-Lagrange, rapporte le quotidien L'Union qui fait état de l'agression physique mercredi , en pleine canicule. 
C'est d'abord l'une des cinq filles qui s'est approchée de la victime pour lui reprocher sa tenue, qu'elle jugeait indécente, rapporte le journal. Celle-ci a répondu que l'on ne pouvait lui dicter la manière dont elle doit s'habiller. Une altercation a suivi, au cours de laquelle les cinq filles ont roué de coup la jeune femme en maillot de bain. Elle a été secourue par des témoins et transportée à l'hôpital, qui a déclaré quatre jours d'interruption totale de travail (ITT).

L'identité des agresseuses est tenue secrète

La police a rapidement interpellé et identifié la bande des cinq femmes violentes, trois jeunes adultes de 18 à 24 ans et deux mineures de 16 et 17 ans. Elles ont été déférées au parquet en fin de semaine. Agée de 17 ans, la justicière principale a été présentée à un juge des enfants, qui l'a placée sous le statut de témoin assisté, mais cette décision a été contestée par le parquet qui a fait appel, a-t-on précisé au commissariat de Reims. Les trois majeures sont convoquées devant le tribunal correctionnel de Reims le 24 septembre.


Rien n'est pire que la rétention d'information
Parce que l'identité des cinq délinquantes est tue et que le déni semble le mot d'ordre officiel, alors que les motivations précises de l’agression ne sont pas révélées, les commentaires pleuvent. La recrudescence de l'ordre moral oriente la réflexion sur la religion, en particulier l’Islam, seconde religion de France. Or, le pouvoir continue de dissimuler l'identité des agresseuses, entretenant du même coup les supputations, auxquelles s'oppose maladroitement la presse: "aucun lien ne peut être établi entre cette religion et l’agression. Pas plus qu’avec une autre religion d’ailleurs," écrit L'Union de Reims.

Claudine Dupont à la plage...
Condamnant cette agression qui porte atteinte à la liberté individuelle, le maire (LR) de Reims, Arnaud Robinet, s’est entendu  entretenu avec la directrice départementale de la sécurité publique: pour recueillir les éléments de langage officiels? "Elle a confirmé cette agression, mais pas l’aspect religieux, relaie le premier magistrat de la ville, soucieux de paix sociale. Sur son compte Twitter, le maire de Reims a condamné l'agression, à l'unisson également avec L'Union"cette agression, confirmée, n'a pas d'aspect religieux"affirme la directrice départementale de la sécurité.

"Il faut donc faire très attention aux amalgames. Néanmoins, je comprends que cette agression ait pu être interprétée comme telle par la population. Si tel avait été le cas, ce serait très grave, car depuis le début de mon mandat, j’ai toujours rappelé mon attachement à la laïcité et au vivre ensemble. Je condamne très fermement cet acte. Les cinq personnes qui ont causé cette agression ont été remises à la justice, il faut la laisser faire son travail."
On en saurait d'ailleurs plus sur les propos échangés lors de l'agression au parc Léo-Lagrange et ils vont justement dans le sens de la thèse officielle. L'une des cinq forcenées a interpellé sa cible par ces mots : "Allez vous rhabiller, c'est pas l'été !" Alors, c'est quand l'été et la canicule?  Isolée de l'ensemble de l'altercation, cette petite phrase aurait suffi à déclencher une attaque d'une grande violence. 

Ce dimanche, SOS Racisme organisait un rassemblement en maillot de bain dans le parc Léo-Lagrange où se sont produits les faits.

Combien de musulmanes en bikini SOS Racisme a-t-elle mobilisées au parc à 12h00. L'idée était de dire "oui à la liberté", à commencer par celle de s'habiller comme on veut pour prendre le soleil dans un jardin public.

Autant 
le mot-dièse #jeportemonmaillotauparcleo a rencontré un vif succès sur Twitter, autant la mobilisation à l'appel de SOS Racisme s'est avérée faible ce dimanche midi au parc Léo-Lagrange. Une poignée de personnes seulement s'est retrouvée pour dire "oui à la liberté".

VOIR et ENTENDRE
des témoignages de manifestants à orientation féministe: