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vendredi 4 septembre 2015

Juppé demande à se voir en maillot de bain à la télé

France 5, télévision d'Etat, a choisi Alain Juppé pour taper sur Sarkozy

Des goûts et des couleurs, on peut discuter...

Le maillot doit-il être bleu, rose ou jaune? 
Juppé et sa femme Isabelle
en Grèce, août 2015
En 1985 à Hossegor,
Juppé mouille le maillot
"Si mon seul argu­ment contre moi est l’âge, je suis serein", avait lancé Alain Juppé, 70 ans, à Jean-Jacques Bour­din sur BFMTV.


Et, axée sur l'éducation, le savoir et la connaissance..., France 5, on est dans la caricature.
VOIR et ENTENDRE:

Devinette: l'un des deux candidats Les Républicains principaux est jugé inoffensif pour le PS. Lequel ?

Et puis les Français ont ça...
Hollande en action











Cette presse est versatile... 

Pareillement, la presse vote désormais pour Jean-Marie Le Pen, VRP en fours crématoires, contre sa fille, Marine Le Pen (FN).

Juppé en rose et Hollande en bleu sont en pleine confusion politique 
Elle préfère Hollande à gauche et Juppé à droite...


Chacun mouille le maillot à sa façon, mais l'un, Manuel Valls a le complexe d'un corps qu'il ne maîtrise pas, ni à l'université d'été du PS à La Rochelle où les sifflets et huées des jeunes socialistes (MJS) lui ont provoqué une poussée de tension et une grosse suée, mais l'autre, Nicolas Sarkozy, est bien dans sa peau.












Ils mouillent le maillot chacun à sa manière:


lundi 27 juillet 2015

Reims: secret sur l'identité des agresseuses de la jeune fille en maillot de bain

Déférées, cinq jeunes filles restent pourtant anonymes

La publication de leurs origines ferait-elle taire les élucubrations ?

En saurait-on plus si elles étaient blondes ?
Notre genre de vie à venir ?
Cinq femmes, dont deux mineures, ont été déférées au Parquet de Reims après l'agression d'une jeune femme qui bronzait en maillot de bain dans un parc. Ni la victime ni les mises en cause n'ont évoqué de motif religieux ou moral, selon la version officielle des faits. 

Les cinq jeunes filles ou/et leur victimes seraient-elles musulmanes, par hasard ? 
Le black-out de la police et de la justice alimente toutes les hypothèses sur les origines et motivations des cinq membres de la milice de l'ordre moral rémois, auteures présumées de l'agression mercredi sur une jeune fille également anonymée. Les agresseuses ont été déférées au Parquet de Reims, a-t-on appris ce dimanche de source policière, mais les identités des protagonistes restent 'top défence'. 

Les éléments de langage plus convaincants que les supputations ?

Ni la victime ni les auteures des faits n'ont fait état d'un mobile religieux ou moral qui expliquerait l'altercation, a tenu à préciser la commissaire de permanence, Julie Galisson. Une dénégation importante, puisque l'article initial du quotidien régional L'Union, prêtait à l'auteure principale de l'agression un "discours aux relents de police religieuse". 

La presse "indépendante" est-elle muselée ?
Cette information information avait suscité de nombreux commentaires dont certains ont été aussitôt qualifiés de racistes ou islamophobes sur les réseaux sociaux. Largement relayée par des sites effectivement peu suspects de sympathies d'extrême-gauche ou pro-palestiniennes, cette version a également inspiré de nombreuses réactions dans la classe politique. 
De Florian Philippot (FN), évoquant une femme lynchée car "vivant à la française", jusqu'au président de SOS Racisme, Dominique Sopo, dénonçant "une morale de l'oppression qui réduit nos libertés"
"Allez vous rhabiller, ce n'est pas l'été" 


Ces mots sélectionnés ne sont pas prêtés à Mme Christine Boutin. "C'est une altercation entre jeunes filles qui dégénère après qu'une des auteures de l'agression a dit [à des personnes qui prenaient le soleil en maillot de bain]: 'Allez vous rhabiller, ce n'est pas l'été'", a expliqué le commissaire Julie Galisson, 30 ans. Arrivée en avril 2012 à Saint-Quentin, Julie Galisson avait effectué deux ans de service au commissariat, avant d'être promue à Reims. Lors de son pot de départ, le Directeur départemental de la sécurité publique, Abdelkader Haroune, souligna "le caractère attentif et humain" de cette jeune commissaire zélée et "l’accomplissement des objectifs qu’elle s’était fixé[s] en arrivant à Saint-Quentin. A son âge, le fait qu’on lui ai déjà confié deux postes importants est une marque de reconnaissance" du ministère de Bernard Cazeneuve, souligne aisnenouvelle.fr.   

Les autorités ont-elles choisi un camp contre l'autre ?
Hollande défend l'égalité homme-femme,
mais accepte que sa ministre Vallaud-Belkacem, épanouie,
 soit voilée en sa présence au Maroc 
"Une des femmes ainsi interpellée ne s'est pas laissée faire et cela a dégénéré en violences", a jugé la commissaire, à la limite du parti-pris en faveur des femmes "rondes". Agée d'une vingtaine d'années, la victime, qui avait été conduite au CHU de Reims sur intervention des secours alertés par des témoins, souffre pourtant de blessures nécessitant quatre jours d'incapacité totale de travail (ITT). 

Une sélection de propos oriente l'opinion
"Elle a dit que j'étais grosse": l'affaire tourne à la méchanceté féminine ordinaire. Après avoir publié un post sur Facebook dans lequel elle livre sa version, BuzzFeed News donne la parole à l'une des "agresseurs". Elle confirme qu'elle était bien "avec trois amies et ma petite soeur mercredi (...) au parc Léo Lagrange" [...] "Nous sommes passées [1ère personne du pluriel suspecte de reformulation des propos et de... la pensée] devant trois filles en maillot de bain et j'ai juste dit à ma copine que si c'était moi, je n'oserais pas me mettre dans cette tenue. Mais j'ai dit ça car je suis complexée, absolument pas pour des questions religieuses ou morales. Je suis musulmane oui, mais tolérante". Les complexes physiques sont-ils exclusifs de tout sectarisme moral et religieux ? 

Membre du groupe d'agresseuses -et témoin partisan- cette adulte de 19 ans nie également le lynchage présumé et accuse l'une des trois filles qui bronzaient de l'avoir insulté. "Lorsque l'une des trois filles m'a entendue parler, elle m'a interpellée [terme peu commun dans certains milieux] pour me dire qu''avec mon physique, elle comprenait que je n'ose pas me mettre en maillot'. Elle a également dit que j'étais grosse. Je suis allée vers elle pour lui donner une gifle, puis elle s'est battue avec mon amie. A partir de là, j'ai tout fait pour les séparer [sic]. Elles se sont battues seulement toutes les deux, avant que des témoins puis un policier en civil ne s'interposent". 
Toujours selon elle, si la victime a bien eu quatre jours d'ITT, son amie a également obtenu un arrêt de travail de 10 jours, rapporte BuzzFeed, qui semble dupe de la motivation politique du prescripteur.
Reconnaissant et regrettant les faits, la jeune membre vertueuse de la brigade morale accuse néanmoins les journalistes de L'Union de ne pas avoir "vérifié les informations" et de "ne pas se rendre comptent de ce qu'ils font", citant les nombreux commentaires racistes et des disputes avec sa famille.

BuzzFeed est célèbre pour ses contenus le plus souvent légers et peu fouillés. Son rédacteur en chef explique lors du lancement de BuzzFeed France qu'attirer l'internaute avec des sujets superficiels permettrait ainsi de les rediriger a posteriori sur des sujets délaissés de la presse comme l'international ou les thèmes... LGBT. Le fondateur de ce site d'information d'origine américaine est d'ailleurs l'un des cofondateurs du Huffington Post...

Le maire s'oppose aux amalgames 

Arnaud Robinet, maire Les Républicains de Reims, a de son côté condamné l'agression en évoquant
une manifestation de "la bêtise humaine". Dans un communiqué, l'élu est dans son rôle en invitant la communauté rémoise à garder son calme et à laisser "la police et la justice faire leur travail". 


Le maire ne demande pas à en savoir plus. "Il est également intolérable de stigmatiser une communauté ou une autre pour un acte commis par quelques-uns et sans connaître le fond de cette affaire", a ajouté Arnaud Robinet, bien qu'il ne soit pas a priori mieux informé. Les trois adultes à l'origine de l'agression ont été déférées au Parquet en fin de semaine. Agée de 17 ans, l'auteure principale a été présentée à un juge des enfants, mais son placement sous le statut de témoin assisté est contesté au nom de la laïcité par le parquet qui a fait appel, a-t-on précisé au commissariat de Reims. Les trois majeures sont convoquées devant le tribunal correctionnel de Reims le 24 septembre.

Quand le partisan Mediapart soutient une cause, la vérité peine à fuiter...

dimanche 26 juillet 2015

Reims, France: une jeune femme agressée parce qu'elle bronzait en maillot de bain dans un parc

Les agresseuses interpellées ne semblent pas identifiées

Pour le nouvel ordre moral, à cinq contre une Rémoise de 21 ans

La victime bronzait en maillot de bain dans un parc et il n'en fallait pas plus pour être frappée mercredi par un groupe de cinq filles parce que sa tenue ne leur convenait pas. La jeune femme s'est vu prescrire quatre jours d'incapacité totale de travail. Qu'est-ce qui peut inspirer une telle réaction, si ce n'est le salafisme?  
Les policiers de Reims n'avaient jamais vu ça. Les cinq filles, dont deux mineures, ont pris à parti cette jeune femme de 21 ans qui bronzait en maillot de bain avec deux amies au parc Léo-Lagrange, rapporte le quotidien L'Union qui fait état de l'agression physique mercredi , en pleine canicule. 
C'est d'abord l'une des cinq filles qui s'est approchée de la victime pour lui reprocher sa tenue, qu'elle jugeait indécente, rapporte le journal. Celle-ci a répondu que l'on ne pouvait lui dicter la manière dont elle doit s'habiller. Une altercation a suivi, au cours de laquelle les cinq filles ont roué de coup la jeune femme en maillot de bain. Elle a été secourue par des témoins et transportée à l'hôpital, qui a déclaré quatre jours d'interruption totale de travail (ITT).

L'identité des agresseuses est tenue secrète

La police a rapidement interpellé et identifié la bande des cinq femmes violentes, trois jeunes adultes de 18 à 24 ans et deux mineures de 16 et 17 ans. Elles ont été déférées au parquet en fin de semaine. Agée de 17 ans, la justicière principale a été présentée à un juge des enfants, qui l'a placée sous le statut de témoin assisté, mais cette décision a été contestée par le parquet qui a fait appel, a-t-on précisé au commissariat de Reims. Les trois majeures sont convoquées devant le tribunal correctionnel de Reims le 24 septembre.


Rien n'est pire que la rétention d'information
Parce que l'identité des cinq délinquantes est tue et que le déni semble le mot d'ordre officiel, alors que les motivations précises de l’agression ne sont pas révélées, les commentaires pleuvent. La recrudescence de l'ordre moral oriente la réflexion sur la religion, en particulier l’Islam, seconde religion de France. Or, le pouvoir continue de dissimuler l'identité des agresseuses, entretenant du même coup les supputations, auxquelles s'oppose maladroitement la presse: "aucun lien ne peut être établi entre cette religion et l’agression. Pas plus qu’avec une autre religion d’ailleurs," écrit L'Union de Reims.

Claudine Dupont à la plage...
Condamnant cette agression qui porte atteinte à la liberté individuelle, le maire (LR) de Reims, Arnaud Robinet, s’est entendu  entretenu avec la directrice départementale de la sécurité publique: pour recueillir les éléments de langage officiels? "Elle a confirmé cette agression, mais pas l’aspect religieux, relaie le premier magistrat de la ville, soucieux de paix sociale. Sur son compte Twitter, le maire de Reims a condamné l'agression, à l'unisson également avec L'Union"cette agression, confirmée, n'a pas d'aspect religieux"affirme la directrice départementale de la sécurité.

"Il faut donc faire très attention aux amalgames. Néanmoins, je comprends que cette agression ait pu être interprétée comme telle par la population. Si tel avait été le cas, ce serait très grave, car depuis le début de mon mandat, j’ai toujours rappelé mon attachement à la laïcité et au vivre ensemble. Je condamne très fermement cet acte. Les cinq personnes qui ont causé cette agression ont été remises à la justice, il faut la laisser faire son travail."
On en saurait d'ailleurs plus sur les propos échangés lors de l'agression au parc Léo-Lagrange et ils vont justement dans le sens de la thèse officielle. L'une des cinq forcenées a interpellé sa cible par ces mots : "Allez vous rhabiller, c'est pas l'été !" Alors, c'est quand l'été et la canicule?  Isolée de l'ensemble de l'altercation, cette petite phrase aurait suffi à déclencher une attaque d'une grande violence. 

Ce dimanche, SOS Racisme organisait un rassemblement en maillot de bain dans le parc Léo-Lagrange où se sont produits les faits.

Combien de musulmanes en bikini SOS Racisme a-t-elle mobilisées au parc à 12h00. L'idée était de dire "oui à la liberté", à commencer par celle de s'habiller comme on veut pour prendre le soleil dans un jardin public.

Autant 
le mot-dièse #jeportemonmaillotauparcleo a rencontré un vif succès sur Twitter, autant la mobilisation à l'appel de SOS Racisme s'est avérée faible ce dimanche midi au parc Léo-Lagrange. Une poignée de personnes seulement s'est retrouvée pour dire "oui à la liberté".

VOIR et ENTENDRE
des témoignages de manifestants à orientation féministe: