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mardi 28 janvier 2020

Le nombre de demandeurs d'emploi aurait baissé en 2019 : info ou intox ?

Les Français suspectent une manipulation de l'électorat à six semaines des municipales

Le nombre de personnes inscrites en catégorie A aurait baissé de 3,3% en France entière et s
ur un an, et de 3,1% en métropole

Depuis Moscovici et Sapin, on ne la fait plus aux Français. Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A - autrement dit, sans activité - s'établirait à 3,553 millions de personnes fin 2019, contre 3,674 millions de personnes au quatrième trimestre 2018. Une baisse notable, selon les données communiquées ce lundi par Pôle emploi et le ministère du Travail de Muriel Pénicaud : en terme d'effectifs, ce serait la plus forte baisse depuis le troisième trimestre 2017. Les Français aimeraient y croire, mais l'annonce ne se vérifie pas dans leur entourage.

Les commerçants et artisans se sont plaints dans tous les media de leur baisse d'activité due aux mouvements sociaux et de l'obligation de réduire leur masse salariale, mais non, tout va bien selon Bercy ! Sur le seul dernier trimestre de l'année 2019, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A aurait ainsi baissé de 1,7% (soit 63.000 personnes en moins).




La magie macronienne ne s'arrête pas là: le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A et B et C aurait diminué de 3% sur un an en France entière (5,740 millions de personnes au quatrième trimestre 2019 contre 5,916 millions de personnes un an plus tôt) et de 1,6% sur un trimestre. Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d'emplois sur le territoire atteint 6,415 millions de personnes, en baisse de 2,2% sur un an par rapport aux 6,561 millions de personnes fin 2018.
Les chiffres ne peuvent pas tromper : ils sont officiels !


Et pendant qu'on y est, la baisse touche tous les âges !


Enfin, la baisse touche l'ensemble du territoire : le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A baisse dans douze régions, à l'exception de la Corse. Même constat pour les catégories A, B et C. Au quatrième trimestre, la baisse du nombre en catégorie A est plus notable dans les régions Centre-Val de Loire (-3%), Grand Est (-2,4%), Provence-Alpes-Côte d'Azur et Bourgogne-Franche Comté (-2,2%) et Nouvelle-Aquitaine (-2,1%). Elle est aussi notable dans les territoires d'Outre-mer : sur les trois derniers mois de 2019, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A baisse de 4,6% en Guadeloupe, 3,7% en Guyane et 2,9% dans l'ensemble de ces zones, hors Mayotte. A l'inverse, la Corse a vu son nombre augmenter de 1,6% sur un trimestre.




Pour Le Maire, candidat à Matignon après le départ de l'Edouard, 
la politique du gouvernement "fait enfin baisser le chômage"...

Cette nouvelle évolution vient conclure une année 2019 marquée par une baisse du nombre de chômeurs, selon les données de Pôle emploi, établissement public à caractère administratif (EPA) dont le directeur général, Jean Bassères, a été nommé par arrêté en Conseil des ministres il y a 9 ans, après une carrière dans plusieurs cabinets ministériels (dont ceux de Laurent Fabius et de Michel Sapin) et le président du Conseil d’Administration, François Nogué, issu de la SNCF à laquelle il retounera au 1er février 2020. 
Au premier trimestre, le nombre de chômeurs de catégorie A - le noyau dur - avait baissé de 0,7% en France entière, hors Mayotte, soit 25.100 personnes, pour atteindre 3,649 millions de demandeurs d'emploi. Il avait poursuivi sa baisse au second trimestre, mais de manière moins marquée, avec 16.800 personnes en moins sur trois mois, soit 3,632 millions de personnes sans emploi. Au troisième trimestre, il avait également diminué de 0,4%, soit 15.800 personnes de moins, pour un total de 3,616 millions de personnes sans activité. Sur un an, au troisième trimestre, la baisse de la catégorie A aurait ainsi atteint 2,4%, contre 2,0% pour la catégorie A, B et C mais seulement 1,1% pour l'ensemble des inscrits, soit l'épaisseur du trait qui biffe certains demandeurs.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, n'a pas hésité à se féliciter d’un "taux qui va être l’un des plus faibles des quinze dernières années". Pour le patron du gouvernement, ce taux est l’illustration que sa politique économique "donne des résultats […]: elle fait enfin baisser le chômage, qui est le vrai problème économique et social de notre pays", a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs confirmé que l’objectif de l’exécutif est "le plein emploi": autrement dit, le gouvernement a trouvé le truc qui permet d'aller plus loin que l’objectif de 7% de chômage en 2022, en faisant baisser le taux "autour de 5%". Il ne s’est toutefois pas engagé sur l’échéance, entre 2022, 2025 ou "un peu plus loin". "Il faut être encore plus ambitieux pour les Français", a avancé le ministre.
En avril 2019, lors de sa conférence de restitution du "grand" débat national, Macron avait réaffirmé que son objectif est de porter le chômage à 7% d'ici la fin de son quinquennat, et d'arriver au plein emploi d'ici 2025, mais sans dire par quel moyens, structurels ou administratifs et comptables. A plusieurs reprises, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait elle aussi affiché sa détermination à faire chuter le taux à 7% d'ici deux ans. "On a mis en place une partie des réformes qui doit permettre de faire baisser le chômage de masse", avait-elle estimé en septembre 2018, ajoutant, sans crainte d'être excessive, qu'une "révolution est en train de se faire" dans le domaine de l'emploi.

La baisse du chômage permettrait de repousser le sujet sensible de l'âge pivot.
Pourquoi exiger des Français qu'ils travaillent plus longtemps pour payer les pensions de retraite des seniors si les demandeurs d'emploi sont moins nombreux et les actifs en capacité de réduire le déficit des caisses de retraites annoncé pour demain ? En dépit des annonces de Bercy et de Pôle emploi, le taux de chômage reste clairement une préoccupation centrale pour Macron puisqu'il tente d'imposer par la force de 29 ordonnances l'âge de départ à la retraite - sans pénalités - de 62 à 64 ans.  


Avec les municipales, Le Maire fait aux électeurs le coup du câlin dans le bain

"Je ne raconte pas comment ma femme me caresse le sexe"
, voilà la bourrade d'Hervé Mariton à Bruno Le Maire, l'un des quatre alors candidats à la présidence de l'UMP, relayée par Le Point. L'attaque portait sur un roman fictionnel nommé Le Ministre (2004) inspiré de Dominique de Villepin dont il était le collaborateur. Bruno Le Maire s'y met en scène lors d'un voyage à Venise: "Je me laissais envahir par la chaleur du bain, la lumière de la lagune qui venait flotter sur les glaces de la porte, le savon de thé vert, et la main de Pauline qui me caressait doucement le sexe". Le choix des mots est cru sans vulgarité, mais assez déplacé pour retenir l'attention du député de la Drôme Hervé Mariton. Cette citation n'est pas anodine puisqu'elle renvoie au passé d'écrivain coquin de Bruno Le Maire. 
La presse avait déjà révélé que l'ancien ministre de l'Agriculture avait écrit, voilà "une vingtaine d'années", des romans érotiques pour la collection Harlequin. Une double activité inhabituelle chez les ministres dont on voudrait penser qu'ils préfèrent l'action au fantasme. Une plume audacieuse, donc, et de l'humour aussi puisque Bruno Le Maire a répliqué sur le plateau de LCI avec le sens de la répartie d'un dialoguiste de série télévisée : "Je veux remercier Hervé Mariton de faire de la publicité pour un ancien livre, "Le Ministre", et par ailleurs je lui enverrai le livre que j'ai écrit il y a quelques années où je présente un vrai projet (...) Je l'enverrai à Hervé Mariton pour qu'il voit qu'il m'arrive aussi de réfléchir." CQFD...
Et Madame Le Maire dans tout ça ? Issue d'une famille d'agriculteurs du Gers, maman de 4 enfants, assistante parlementaire de 2007 à 2013, la câline Pauline est artiste-peintre.

dimanche 18 mars 2018

Edouard Philippe a-t-il placé Bruno Le Maire "sous surveillance" et sur ordre ?

Chacun tire à hue et à dia au gouvernement

Un proche l'affirme dans le JDD ce dimanche 18 mars

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Philippe aurait milité pour son entrée au gouvernement,
mais le Premier ministre serait toujours soupçonneux envers son ministre de l'Economie et des Finances depuis que Le Maire a osé critiquer le calendrier des baisses d'impôts et lui a grillé la politesse pour se faire valoir dans l'opinion avec  l'annonce de la cession de 10 milliards d'euros d'actifs.

Une rivalité rendue publique dès septembre 2017.
Le premier ministre avait taclé son ministre de l'Economie  le 3 septembre lorsqu'il avait précisé que si l'Etat allait "céder des parties de capitaux" qu'il détient dans des entreprises, ce ne serait pas forcément à 100% : il n'avait pas repris et validé le mot de "privatisation" employé samedi par Bruno Le Maire. A la question : "Ce ne sera pas forcément 100%" qui seront cédés?, le chef du gouvernement avait répondu: "Vous avez tout compris" et, irritable, s'était refusé à donner le moindre chiffre sur les cessions prévues ou sur leur date. 

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La veille, le ministre de l'Economie avait indiqué qu'il annoncerait la privatisation de certaines entreprises  dans "quelques semaines". La Française des Jeux fait partie des pistes étudiées, selon certains experts. Bruno Le Maire n'en était pas à sa première manifestation d'autorité puisqu'il avait déjà annoncé début juillet qu'il prévoyait d'"importantes cessions d'actifs" pour financer l'innovation, à laquelle l'Etat destinera 10 milliards d'euros. Ces cessions interviendront "au rythme et aux conditions les plus intéressantes pour l'Etat, pour alimenter des fonds qui serviront à financer l'innovation et la recherche", avait insisté Le Maire, lors de l'émission Questions Politiques de Franceinfo/France Inter/Le Monde.
A noter que La Française des Jeux que Le Maire voudrait privatiser est familière de Delphine Gény-Stephann qui siégea à son conseil d'administration et a été nommée, en novembre 2017, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire.

Pour la cinquième fois,  en fin de journée ce dimanche à Paris, le premier ministre a rassemblé ses ministres en séminaire pour ... "discuter à froid, hors de la pression de l'actualité", ainsi que de faire un "partage d'expérience" de l'action gouvernementale, dit-on à Matignon. Ce serrage de boulons a lieu dans le cadre de l'Ecole Ferrandi (VIe arrondissement de Paris), car c'est "un haut lieu de formation professionnelle et d'apprentissage qui sont des priorités pour le gouvernement". 

"Il se répandait sur le thème 'Macron et moi' "

Edouard était très agacé", explique un ancien lemairiste au JDD. 
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Depuis, les relations se seraient apaisées, car Bruno Le Maire, 49 ans, est rentré dans le rang, concentré sur sa tâche. "Il faut qu'il se nettoie de ce soupçon d'ambition", commente un ami du chef du gouvernement. 

"Discipliné", certes, mais pas disposé à "mettre de l'eau dans son vin", analyse l'invité anonyme du JDD. Si Le Maire s'affaire à la gestion des nombreux dossiers de son ministère, il n'a pourtant, pas perdu sa singularité. 

Pour le moment Bercy est le seul projet de l'ancien candidat à la primaire de la droite (classé 5e cinquième au premier tour, avec 2,4 % des voix). "J'ai beaucoup couru. Il faut se poser et agir. C'est ce que je fais. On verra où ça mène", commente, dans le JDD, Bruno Le Maire qui n'a plus sa carte aux Républicains et a adhéré en septembre au parti du nouveau président.

Avant d'être nommé porte-parole du gouvernement d'Edouard Philippe, un proche du président Macron avait été placé auprès de Le Maire : entre le 21 juin et le 24 novembre 2017, Benjamin Griveaux avait été secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, avant d'être remplacé par Delphine Gény-Stephann, une haut fonctionnaire du Trésor, qui a navigué au long cours de sa carrière du secteur public au secteur privé (Saint Gobain et Thalès, en passant par le conseil d'administration de ...Arte France, puis de France 3). 
Une "revenante" à Bercy qui, de 2014 à 2017, a partagé son bureau,  avec un certain Charles Hufnagel, aujourd'hui directeur de la communication du premier ministre Edouard Philippe... Alors, Le Maire, sous surveillance ?

jeudi 8 février 2018

Gérard Collomb, figure du "Nouveau monde" macronien, selon Le Maire

Bruno Le Maire s'égare et confond Gérard Collomb avec Christophe Colomb

Ben, mon colon : le colonisateur de la France LREM menace les Amériques !

Rugy-Ruffin, deux styles 
Le ministre de l'Economie a-t-il commis un lapsus pour faire mentir François Ruffin, le député débraillé de LFI qui se plaint de l'ambiance morose créée par les députés godillots de la majorité présidentielle et par le sinistre François de Rugy, perroquet carencé placé au perchoir de l'Assemblée nationale  ? 
"François de Rugy voudrait une Assemblée aussi triste et ennuyeuse que lui," a répondu François Ruffin à Léa Salamé qui l'interrogeait sur la vie parlementaire, ce mercredi 7 février, sur France Inter.
Au cours de cet entretien, François Ruffin a également dénoncé le comportement de Christophe Castaner, ministre en charge des relations avec le Parlement. 
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"Pendant que je présentais mon rapport sur le burn-out, monsieur Castaner a passé son temps sur son téléphone portable (...) à jouer à Candy Crush", a lancé le député La France insoumise. 
Réponse instantanée du bouffon de Forcalquier sur Twitter : "Décidément François Ruffin est un petit menteur ! Déclarer sur France Inter que je jouais à Candy Crush ou à quoi que ce soit est faux... Je n'ai aucun jeu sur mon téléphone et je n'ai pas besoin d'un détecteur de mensonge le concernant". Ambiance souriante...

Mais Bruno Le Maire ne relève pas le niveau

Il a  libéré son naturel comique dans l'hémicycle, mercredi 7 février. 
En réponse à une question au gouvernement de Sira Sylla (La République en Marche) sur le soutien aux victimes des inondations, Bruno Le Maire a d'abord exprimé sa "solidarité", comme il se doit, avant de lancer : "nous sommes en train de recueillir toutes les demandes avec le ministre de l'Intérieur, Christophe Colomb".

Des éclats de rire ont aussitôt retenti dans l'hémicycle et un tonitruant "Gérard" a fusé des travées, avant que le ministre se resaisise: "Laissez-moi reconnaître à Gérard Collomb la lucidité [lucidité?] d'avoir découvert le Nouveau monde !", a tenté de allusion au "nouveau monde" qui est l'une des antiennes de la macronie. Une tentative de rattrapage ponctuée par quelques applaudissements dans les rangs de colonisés et par des ricanements, cette fois, dans les zones de relégation de l'opposition.
La récréation s'est même prolongée. Un peu plus tard, évoquant aussi son collègue de la place Beauvau, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a fait de la surenchère : "Comment s'appelle-t-il déjà? Ah oui, Gérard Collomb"... 

La rigolote était-elle chargée de déminer le débat sur le pouvoir d'achat ?
Le député vainqueur de la législative partielle du Territoire-de-Belfort, dimanche, Ian Boucard, avait en effet défendu le niveau de vie des classes moyennes, retraités et actifs pareillement. 


Le Maire reconnaît au final que la redistribution de richesse n'interviendra qu'après avoir été créée. Si jamais... 

L'Assemblée nationale est-elle plus ingérable qu'une classe de LEP en quartier "défavorisé" ?

Le président de l'Assemblée François de Rugy (LREM) sanctionne allègrement, mais la punition n'a jamais remplacé la prévention et l'exemplarité.
Or, des journalistes de Politis ont capté une séquence dans laquelle le nouveau président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, se laissait aller à une réflexion en langage moins distingué que les apparences qu'il donne à voir. Alors qu'il venait de donner la parole au député communiste de l'Allier Jean-Paul Dufrègne, l'ex-député de Loire-Atlantique a chuchoté ces mots : "putain, il fait chier, lui". Une fort exemplaire manière de diriger les débats...
L'incident aurait pu en rester là si un élu communiste n'avait pas eu l'ouïe fine. Sébastien Jumel (LFI) ne manqua donc pas de cafarder et d'adresser au François du perchoir un rappel au règlement. Le député de Seine-Maritime expliqua que "quelles que soient les interventions des parlementaires, qu'ils soient dans la ligne du gouvernement ou non, le Président de l'Assemblée est filmé" et révéla qu'un camarade député avait été déclaré 'chiant' par le président perché.
VOIR et ENTENDRE de Rugy tel qu'en lui-même...

Mis devant le fait accompli, François de Rugy a tenté de se justifier devant les parlementaires, assurant que ses paroles "ne s'adressaient aucunement à un député" et prétendant qu'
il répondait en réalité, à voix haute, "à un message reçu par SMS" et qu'il pensait que son "micro était coupé". "Jamais je ne me permettrais d'avoir de tels propos, ni aucun président de séance, je pense, à l'égard d'un des collègues de cette Assemblée", a-t-il poursuivi. 
On a, en revanche, les amis et collaborateurs qu'on mérite...

samedi 6 juillet 2013

L'UMP n'est pas à la fête: le Conseil constitutionnel ne sent pas la violette

Sarkozy dans tous les esprits à la "fête de la Violette"
Le président de l'UMP J.-F.Copé et le vice-président, 
Guillaume Peltier (2e g), avec Geoffroy Didier (d), 
arrivent à la fête de la Violette, le 6 juillet 2013 à La Ferté-Imbault
L'UMP se réunissait aujourd'hui pour leur première fête de la violette. L'événement qui est destiné à devenir la future grande fête annuelle de la droite a rassemblé près de 2000 personnes

L'annulation des comptes de campagne de l'UMP pour la campagne de Nicolas Sarkozy  a fait tourner le rassemblement à la célébration de l'ancien chef de l'Etat.
 La tentative d'asphyxie du principal parti d'opposition a suscité une profonde indignation, mais aussi une immense indignation. Mais Jean-François Copé a été en mesure de préciser que la souscription nationale lancée par l'UMP a recueilli plus d'un million d'euros  pour renflouer les caisses du parti. 

Grand absent, Nicolas Sarkozy occupait tous les esprits pour cette première "fête de la Violette" organisée en Sologne samedi par les sarkozystes de la Droite forte, premier courant de l’UMP, et destinée à devenir 'la grande fête annuelle de la droite'. Tout au long de la journée, le nom de l’ancien chef de l’Etat a été ovationné avec une ferveur toute particulière après le coup bas de l’invalidation injuste de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel. 
Le PS n'est pas seulement mauvais joueur; il est foncièrement haineux. Pendant la précédente campagne présidentielle, l'opposition emmenée par les socialistes avait déjà accusé le "candidat Sarkozy" de faire campagne aux frais de l'Etat, en profitant de sa fonction de ministre de l'Intérieur, tout en étant président de l'UMP. En 2012, ce réflexe était encore vif et accuser Nicolas Sarkozy est resté l'un des volets de la contre-offensive lancée par le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, et ses troupes. Il a même dû ajuster sa campagne pour ne pas tomber dans son propre piège. En avril 2012, Hollande était sur le point de crever le plafond de dépenses fixé pour la campagne. Le PS n'avait pourtant déjà pas de souci de trésorerie: le mouvement fondé par Jean Jaurès est même le plus riche parti politique de France (55 millions d'euros en réserve contre un peu moins de 50 millions pour l'UMP en 2010)
Il faut dire que François Hollande a débuté sa campagne très tôt, multipliant les déplacements et les réunions publiques: le député corrézien a tenu son premier meeting au Bourget (Seine-Saint-Denis) le 22 janvier - trois mois pile avant le premier tour de l'élection présidentielle - quand Nicolas Sarkozy entra en campagne à Annecy (Haute-Savoie) près d'un mois plus tard, le 16 février.

Quelque 2.000 personnes, femmes et hommes de toutes générations, parfois avec enfants, sont venus déjeuner "à la bonne franquette", autour d’un simple buffet campagnard (16 euros), dans le parc d’un château du XIXe siècle à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher). Ballons et fleurs en papier aux couleurs du drapeau français décoraient la grande tente sous laquelle avaient été installées des dizaines de tables. Assis en rangs serrés, les convives ont écouté les orateurs défiler au micro, notamment Jean-François Copé, qui est revenu sur l’appel aux dons lancé jeudi soir après la décision du Conseil constitutionnel mettant à mal les finances du parti. L’UMP se retrouve privée d’un remboursement de l’Etat de près de onze millions d’euros.

"
En 36 heures nous sommes déjà à 1.150.000 euros collectés par l’engagement citoyen des Françaises et des Français", a déclaré le président de l’UMP, en se présentant comme le plus apte "au commandement" dans cette "épreuve", une semaine après la validation par les militants du report à 2015 d’un nouveau vote pour la présidence du parti. De la rivalité avec François Fillon il ne veut plus entendre parler. "Il n’y a plus de place pour les petites phrases, les divisions, la politique politicienne", a expliqué le patron de l’UMP, en l’absence de l’ancien Premier ministre, en déplacement jusqu’à dimanche au Liban.

Sarkozy "maître de son calendrier" 

Copé a fait applaudir et scander le nom de Nicolas Sarkozy, "celui qui est dans notre coeur, sans cesse auprès de nous" et "a subi depuis un an les attaques et critiques les plus viles". 
L’ancien chef de l’Etat participera lundi, pour la première fois depuis 2007, à un bureau politique (instance dirigeante) extraordinaire de l’UMP, réuni pour examiner les conséquences de la décision des juges constitutionnels, et "adressera un message de solidarité à l’égard de sa famille politique", a annoncé Brice Hortefeux à son arrivée. Quand s’adressera-t-il aux Français? 'Je n’en sais rien. S’il le décide, Nicolas Sarkozy est maître de son calendrier", a prudemment répondu l’ancien ministre, qui préside l’association des "Amis de Nicolas Sarkozy", qui présida l’UMP de 2004 à 2007.

Bruno Le Maire, candidat déclaré à la primaire de 2016 et qui "ne partage pas toutes les idées de la Droite forte", avait tenu à être présent par souci d’unité, et a posé pour la photo de famille après le discours de Copé, rejoignant au pupitre les deux fondateurs de la Droite forte, Guillaume Peltier et Geoffroy Didier. Deux jours après l’avoir jugée "grave", Jean-François Copé a déclaré que "la décision du Conseil constitutionnel doit être respectée, quoi qu’on en pense", alors que François Hollande, en voyage officiel à Tunis, avait appelé vendredi à ce respect.

Il a également été beaucoup question du 3«bilan catastrophique3 de l’an I de François Hollande et de cette gauche "qui piétine nos valeurs". "François Hollande, c’est le capitaine du Titanic, c’est le président du Le Maire", a affirmé G Peltier. 
Autre cible des intervenants, Marine Le Pen. Camille Bedin, secrétaire générale adjointe de l’UMP, s’est attiré un joli succès lorsqu’elle a lancé que la présidente du FN, c’est "un Mélenchon enrobé dans un ruban bleu, blanc, rouge".


mardi 19 février 2013

Fabius prend rang pour la succession à Ayrault

Sur la croissance, Le Maire dénonce "l'amateurisme" du gouvernement

Rivalités au sein de la pétaudière gouvernementale


Les crânes d'oeufs, 
Fabius et Moscovici,
à deux doigts 
de faire une omelette: 
mauvais présage pour les 
contrats de génération...

Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Zayrault se mêle d'économie
Laurent Fabius, qui a annoncé une baisse des prévisions de croissance du PIB pour 2013,  s'est fait recadrer: piqué au vif, Moscovici a fait publier une mise au point de Bercy, selon qui rien n'est "encore arrêté".
En affirmant mardi que la prévision gouvernementale de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2013 va être abaissée sans doute aux alentours de +0,2% ou +0,3%, non seulement Lolo Fabius empiète bien peu diplomatiquement sur le terrain de Pierre Moscovici, mais il nuit à Ayrault qui, de l'avis des experts, ne pourra pas tenir cet objectif.
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze dénoncer un gouvernement qui se shoote à l'EPO de la dépense publique:

Le ministère des Finances a ensuite assuré que la nouvelle prévision de croissance pour 2013 n'était "pas encore arrêtée".

Les ministres tirent à hue et à dia, selon l'opposition 
Bruno Le Maire a dénoncé mardi l'"amateurisme du gouvernement" 
"Il y a un amateurisme complet du gouvernement sur tous les sujets", a souligné le député de l'Eure UMP et ancien ministre apprécié de l'Agriculture sur BFMTV, à propos de cette intervention déplacée."Alors, Laurent Fabius est maintenant à la fois ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Economie, cela fera plaisir à M. Moscovici. Et on a des chiffres qui sont brouillons et contradictoires", a-t-il ajouté.
Valérie Pécresse se dit également accablée
C'est "absolument fabuleux que le ministre des Affaires étrangères remplace le Premier ministre pour annoncer quelque chose d'aussi important que les objectifs de croissance du gouvernement". 
Est-ce l'annonce d'une prochaine vacance du pouvoir à Matignon ?
"C'est du jamais vu et cela montre que vraiment le gouvernement marche sur la tête. Je le dis d'autant plus que Michel Sapin [locataire du ministère du Travail] m'avait -dans les yeux- dit que ces prévisions à 0,8% de croissance étaient maintenues", a ajouté la député UMP des Yvelines, sur la même chaîne d'information.