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mardi 28 janvier 2020

Le nombre de demandeurs d'emploi aurait baissé en 2019 : info ou intox ?

Les Français suspectent une manipulation de l'électorat à six semaines des municipales

Le nombre de personnes inscrites en catégorie A aurait baissé de 3,3% en France entière et s
ur un an, et de 3,1% en métropole

Depuis Moscovici et Sapin, on ne la fait plus aux Français. Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A - autrement dit, sans activité - s'établirait à 3,553 millions de personnes fin 2019, contre 3,674 millions de personnes au quatrième trimestre 2018. Une baisse notable, selon les données communiquées ce lundi par Pôle emploi et le ministère du Travail de Muriel Pénicaud : en terme d'effectifs, ce serait la plus forte baisse depuis le troisième trimestre 2017. Les Français aimeraient y croire, mais l'annonce ne se vérifie pas dans leur entourage.

Les commerçants et artisans se sont plaints dans tous les media de leur baisse d'activité due aux mouvements sociaux et de l'obligation de réduire leur masse salariale, mais non, tout va bien selon Bercy ! Sur le seul dernier trimestre de l'année 2019, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A aurait ainsi baissé de 1,7% (soit 63.000 personnes en moins).




La magie macronienne ne s'arrête pas là: le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A et B et C aurait diminué de 3% sur un an en France entière (5,740 millions de personnes au quatrième trimestre 2019 contre 5,916 millions de personnes un an plus tôt) et de 1,6% sur un trimestre. Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d'emplois sur le territoire atteint 6,415 millions de personnes, en baisse de 2,2% sur un an par rapport aux 6,561 millions de personnes fin 2018.
Les chiffres ne peuvent pas tromper : ils sont officiels !


Et pendant qu'on y est, la baisse touche tous les âges !


Enfin, la baisse touche l'ensemble du territoire : le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A baisse dans douze régions, à l'exception de la Corse. Même constat pour les catégories A, B et C. Au quatrième trimestre, la baisse du nombre en catégorie A est plus notable dans les régions Centre-Val de Loire (-3%), Grand Est (-2,4%), Provence-Alpes-Côte d'Azur et Bourgogne-Franche Comté (-2,2%) et Nouvelle-Aquitaine (-2,1%). Elle est aussi notable dans les territoires d'Outre-mer : sur les trois derniers mois de 2019, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A baisse de 4,6% en Guadeloupe, 3,7% en Guyane et 2,9% dans l'ensemble de ces zones, hors Mayotte. A l'inverse, la Corse a vu son nombre augmenter de 1,6% sur un trimestre.




Pour Le Maire, candidat à Matignon après le départ de l'Edouard, 
la politique du gouvernement "fait enfin baisser le chômage"...

Cette nouvelle évolution vient conclure une année 2019 marquée par une baisse du nombre de chômeurs, selon les données de Pôle emploi, établissement public à caractère administratif (EPA) dont le directeur général, Jean Bassères, a été nommé par arrêté en Conseil des ministres il y a 9 ans, après une carrière dans plusieurs cabinets ministériels (dont ceux de Laurent Fabius et de Michel Sapin) et le président du Conseil d’Administration, François Nogué, issu de la SNCF à laquelle il retounera au 1er février 2020. 
Au premier trimestre, le nombre de chômeurs de catégorie A - le noyau dur - avait baissé de 0,7% en France entière, hors Mayotte, soit 25.100 personnes, pour atteindre 3,649 millions de demandeurs d'emploi. Il avait poursuivi sa baisse au second trimestre, mais de manière moins marquée, avec 16.800 personnes en moins sur trois mois, soit 3,632 millions de personnes sans emploi. Au troisième trimestre, il avait également diminué de 0,4%, soit 15.800 personnes de moins, pour un total de 3,616 millions de personnes sans activité. Sur un an, au troisième trimestre, la baisse de la catégorie A aurait ainsi atteint 2,4%, contre 2,0% pour la catégorie A, B et C mais seulement 1,1% pour l'ensemble des inscrits, soit l'épaisseur du trait qui biffe certains demandeurs.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, n'a pas hésité à se féliciter d’un "taux qui va être l’un des plus faibles des quinze dernières années". Pour le patron du gouvernement, ce taux est l’illustration que sa politique économique "donne des résultats […]: elle fait enfin baisser le chômage, qui est le vrai problème économique et social de notre pays", a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs confirmé que l’objectif de l’exécutif est "le plein emploi": autrement dit, le gouvernement a trouvé le truc qui permet d'aller plus loin que l’objectif de 7% de chômage en 2022, en faisant baisser le taux "autour de 5%". Il ne s’est toutefois pas engagé sur l’échéance, entre 2022, 2025 ou "un peu plus loin". "Il faut être encore plus ambitieux pour les Français", a avancé le ministre.
En avril 2019, lors de sa conférence de restitution du "grand" débat national, Macron avait réaffirmé que son objectif est de porter le chômage à 7% d'ici la fin de son quinquennat, et d'arriver au plein emploi d'ici 2025, mais sans dire par quel moyens, structurels ou administratifs et comptables. A plusieurs reprises, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait elle aussi affiché sa détermination à faire chuter le taux à 7% d'ici deux ans. "On a mis en place une partie des réformes qui doit permettre de faire baisser le chômage de masse", avait-elle estimé en septembre 2018, ajoutant, sans crainte d'être excessive, qu'une "révolution est en train de se faire" dans le domaine de l'emploi.

La baisse du chômage permettrait de repousser le sujet sensible de l'âge pivot.
Pourquoi exiger des Français qu'ils travaillent plus longtemps pour payer les pensions de retraite des seniors si les demandeurs d'emploi sont moins nombreux et les actifs en capacité de réduire le déficit des caisses de retraites annoncé pour demain ? En dépit des annonces de Bercy et de Pôle emploi, le taux de chômage reste clairement une préoccupation centrale pour Macron puisqu'il tente d'imposer par la force de 29 ordonnances l'âge de départ à la retraite - sans pénalités - de 62 à 64 ans.  


Avec les municipales, Le Maire fait aux électeurs le coup du câlin dans le bain

"Je ne raconte pas comment ma femme me caresse le sexe"
, voilà la bourrade d'Hervé Mariton à Bruno Le Maire, l'un des quatre alors candidats à la présidence de l'UMP, relayée par Le Point. L'attaque portait sur un roman fictionnel nommé Le Ministre (2004) inspiré de Dominique de Villepin dont il était le collaborateur. Bruno Le Maire s'y met en scène lors d'un voyage à Venise: "Je me laissais envahir par la chaleur du bain, la lumière de la lagune qui venait flotter sur les glaces de la porte, le savon de thé vert, et la main de Pauline qui me caressait doucement le sexe". Le choix des mots est cru sans vulgarité, mais assez déplacé pour retenir l'attention du député de la Drôme Hervé Mariton. Cette citation n'est pas anodine puisqu'elle renvoie au passé d'écrivain coquin de Bruno Le Maire. 
La presse avait déjà révélé que l'ancien ministre de l'Agriculture avait écrit, voilà "une vingtaine d'années", des romans érotiques pour la collection Harlequin. Une double activité inhabituelle chez les ministres dont on voudrait penser qu'ils préfèrent l'action au fantasme. Une plume audacieuse, donc, et de l'humour aussi puisque Bruno Le Maire a répliqué sur le plateau de LCI avec le sens de la répartie d'un dialoguiste de série télévisée : "Je veux remercier Hervé Mariton de faire de la publicité pour un ancien livre, "Le Ministre", et par ailleurs je lui enverrai le livre que j'ai écrit il y a quelques années où je présente un vrai projet (...) Je l'enverrai à Hervé Mariton pour qu'il voit qu'il m'arrive aussi de réfléchir." CQFD...
Et Madame Le Maire dans tout ça ? Issue d'une famille d'agriculteurs du Gers, maman de 4 enfants, assistante parlementaire de 2007 à 2013, la câline Pauline est artiste-peintre.

lundi 25 novembre 2019

L'ONU a publié des chiffres tendancieux sur l'immigration

L' "expert" de l’ONU présente ses excuses après cette publication de chiffres faux

L'expert de l'ONU a confondu les chiffres des ères Obama et Trump

Résultat de recherche d'images pour "manipulation des chiffres"
S
ans vérifier leur source, plusieurs media français  - dont l'AFP - ont publié les conclusions de cet expert, qui s'est rétracté. Il  y a quelques semaines, il affirmait que 100.000 mineurs de migrants étaient détenus dans des centres américains sous Donald Trump. Or, il s’agissait de chiffres concernant l'administration Obama. L'expert - indépendant, mais partisan - de l’ONU a présenté des excuses la semaine dernière à Genève pour avoir publié ces chiffres.

Les media qui ont fait confiance à l'AFP ont dû retirer les articles rédigés à l’issue de cette conférence de presse. 
Les chiffres diffusés concernaient le nombre de mineurs détenus au cours d’une année et non pas celui de ceux actuellement détenus. 
Ils portaient par ailleurs sur l’année 2015. Les retraits de ces articles ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Ainsi, au pouvoir depuis un peu moins de trois ans, les partisans du président américain Donald Trump  - et de la vérité - y voient une intention malveillante visant à dénigrer sa politique migratoire.

Une évaluation "prudente" mais "très fiable" ?

Les Etats-Unis est l’un des pays retenant le plus d’enfants dans ses centres pour migrants, selon le directeur d'une enquête de l’ONU sur les enfants privés de liberté, Manfred Nowak, un avocat autrichien spécialiste des droits de l'homme. "Au total, et maintenant je parle d’enfants avec leurs parents ou d’enfants ou mineurs non accompagnés, les Etats-Unis sont un des pays où les chiffres sont les plus élevés. Nous avons plus de 100.000 enfants détenus en lien avec l’immigration aux Etats-Unis d’Amérique", avait-il déclaré lundi.

Troublée par ce nombre semblant particulièrement élevé, l’AFP avait finalement recontacté cet expert avant de diffuser ses dépêches afin qu’il le reconfirme. Lors de cette conversation, Manfred Nowak avait indiqué à plusieurs reprises qu’il maintenait son chiffre, affirmant à l’agence de presse que "le nombre total de ceux actuellement détenus est de 103.000"
Il avait même ajouté qu’il s’agissait d’une évaluation "prudente" basée sur les dernières données officielles disponibles, ainsi que sur d’autres sources "très fiables". Parole d'expert patenté...

Ces détentions dénoncées étaient en vérité celles de l'époque Obama

Mais deux jours plus tard, l’ONU publiait un communiqué pour dire que les déclarations de Manfred Nowak avaient été "dans une certaine mesure mal comprises". Sic ! Le communiqué précisait que l’expert s’était appuyé sur des données compilées par l’agence de l’ONU pour les réfugiés pour 2015, pendant la présidence de Barack Obama. Il ajoutait qu’il s’agissait de données cumulées -  donc gonflées - et non pas du nombre de détentions à un moment précis de l’année. Que ne le disait-il pas !

Contacté pour donner des explications, Manfred Nowak, expert mandaté par l’Assemblée générale de l’ONU, a déclaré : "J’aurais dû être plus clair [re-sic !] sur le fait [ ! ] que ce sont des données sur un an et qu’elles ont déjà trois ans", a-t-il répondu. "Il y a eu manifestement un malentendu et je suis prêt à présenter des excuses pour cela… Je suis désolé", a-t-il conclu. 
Quant au bureau des droits humains de l’ONU, il n’a pas fait de commentaire...

76.000 mineurs arrêtés à la frontière

La manipulation des chiffres, de surcroît par un expert de l'ONU, n'est pas passée cette fois inaperçue. Que penser maintenant des chiffres officiels  des services américains des douanes et des frontières (CBP) qui font état de 76.020 mineurs non accompagnés appréhendés à la frontière sud des Etats-Unis avec le Mexique, lors de l’année fiscale 2019 (octobre 2018 à septembre 2019) ?

En outre, 473.682 personnes
– enfants, deux fois comptés (avec les non- accompagnés ci-dessus) ou adultes – ayant franchi la frontière au sein d’une famille  - la leur  ou non - ont également été arrêtées, selon ces statistiques officielles. Il s’agit encore une fois de données cumulées sur un an qui ne reflètent pas le nombre de personnes actuellement détenues. On s'interroge donc sur la validité des chiffres qui sont présentés en appui d'une démonstration.

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En 2005 déjà, mais à propos du camp de Guantanamo, Manfred Nowak (ci-contre) avait déjà sauté à des conclusions hâtives, déclarant : "le fait que l'accès aux prisonniers ait été refusé pendant si longtemps aux enquêteurs de l'ONU est un signe qu'ils souhaitent dissimuler certaines choses à la vue du public".
Nowak est de ces experts-militants qui critiquent des conditions de détention, sur des bases floues et partisanes, jugeant par exemple que certaines techniques d'interrogatoire pourraient être assimilées à de la torture. Commentaires subjectifs ou supputations abusives, la fiabilité de ses prises de positions étaient douteuses depuis quatorze ans et nos media professionnels éclairés auraient dû prendre ses chiffres avec des pincettes. 
Typiquement, les 'fact-checkers" n'ont pas non plus sourcillé : preuve que leurs préférences politiques faussent leur discernement ?

mercredi 1 mai 2019

Macron ment-il sur la création de 500.000 emplois depuis deux ans ?

Macro a triché en conférence de presse: sera-t-il collé aux Européennes ?

Son baratin n'a pas pris auprès des experts



Le quinquennat de Macron n'aura apporté aucune amélioration
L'économie française a créé un demi-million de postes de travail depuis son arrivée au pouvoir, selon le président de la République la semaine dernière, lors de sa conférence de presse du 25 avril : "Les premiers résultats sont là : nous avons créé des emplois, plus de 500.000 ces deux premières années"
Or, en se félicitant des fruits de la politique économique déployée sous son impulsion depuis mai 2017, Macron va vite en besogne 
Image associée
Après le grand oral, les résultats...
Car, alors que nous sommes encore en attente des chiffres du premier trimestre 2019, le compte n'y est encore pas. Rien n'autorise ni le président, ni le gouvernement, pas plus que les godillots de la majorité parlementaire, à se tresser une telle couronne de laurier ?

Lors des trente minutes introductives qu'il s'est octroyées devant la presse impatiente de poser les questions pour lesquelles elle était à sa conférence dite de presse, Macron a précisé, au risque d'être désobligeant envers ses prédécesseurs: "Y compris dans le secteur industriel, où depuis plus de 10 ans nous étions en train de détruire constamment des emplois en France".

Macron a simplement choisi la période à prendre en compte qui lui est la moins défavorable. Pas de quoi crier au génie, plutôt hurler au manipulateur.
En effet, si Emmanuel Macron est officiellement entré en fonction le 14 mai 2017, soit quasiment deux ans avant sa conférence de presse du 25 avril 2019, il est impossible de mesurer les créations d’emplois de mai 2017 à mai 2019.
Les données les plus récentes sur l’emploi salarié s’arrêtent en effet au dernier trimestre 2018... Concernant le 1er trimestre 2019, la prochaine "estimation flash" de l’emploi salarié, ne sera pas dévoilée avant le 10 mai prochain. Sauf à prendre ses désirs pour des réalités, il est donc encore impossible d’intégrer les 5 derniers mois. La borne maximale, à ce jour, pour apprécier les créations d’emplois sous Macron, sera donc le 4e trimestre 2018.

Même le point de départ choisi par Macron est fallacieux

Les données, en effet, sont trimestrielles, alors que la prise de fonction d’Emmanuel Macron date du 14 mai, soit pile au milieu du deuxième trimestre 2019. Le président des riches n'a pas hésité à trancher à son avantage. 
Quelle que soit la méthode, partir soit du deuxième trimestre inclus, et donc le créditer d’un mois et demi dû à Hollande, soit du troisième trimestre, et donc ne pas prendre en compte le premier mois et demi de son action, le locataire de l'Elysée repeint sa façade à bon compte, mais frauduleusement. 
© Politis
La période retenue n'est pas indifférente, puisque ce seul second trimestre 2017 représente plus de 20% de l’ensemble des créations d’emplois sur la période large (fin mars 2017/fin 2018), une période faste partout en Europe.
Et si on fait commencer la période de référence à début avril 2017, on recense 400.000 emplois créés dans le secteur privé jusqu’au dernier trimestre 2018, soit sur 21 mois. Un chiffre qui se situe 100.000 en dessous du demi-million d’emplois que s'attribue le président lors de sa conférence de presse. D’autant que l’on exclut l’emploi public, qui, s’il était pris en compte, réduirait le solde à 382.000 postes créés.
Si on part du début du troisième trimestre, soit à compter du 1er juillet 2017, les créations d’emplois jusqu’à fin 2018 dans le secteur privé chutent alors à 315.000.
Or, cette deuxième période - 1er juillet 2017/31 décembre 2018 - paraît la plus appropriée, puisqu'elle lui est plus directement imputable. En effet, sauf à considérer que Macron seul à l’Elysée ait pu influer sur les créations d’emplois en France, le début du troisième trimestre est ce qui se rapproche le plus de la prise de fonction des députés à l’Assemblée nationale pour cette quinzième législature, c’est-à-dire le 21 juin.
Il faudra en réalité attendre de connaître les données du premier, puis du deuxième trimestre 2019, pour apprécier le chiffre des créations d’emplois sur deux ans complets depuis l’arrivée au pouvoir de la majorité "En Marche".

A noter, par ailleurs, que sur les emplois industriels,Macron a raison de pointer une (légère) embellie. Sur la période de 18 mois entre juillet 2017 et décembre 2018, ils ont effectivement augmenté de 12 000 (16 000 créations CDI/CDD - 4000 destructions dans l’intérim). Même si cela ne représente qu’une hausse de 0,4%, il faut ainsi remonter au début des années 2000 pour retrouver des créations nettes d’emplois dans ce secteur

En revanche, depuis le début du quinquennat Macron, les créations d’emplois dans le privé ralentissent.
Au cours des deux dernières années du mandat Hollande, il y a eu 448.000 créations d’emplois dans le privé.
Mais, à titre de comparaison partielle, il y en a eu 50.000 au dernier trimestre 2018, contre 106.000 un an plus tôt, au dernier trimestre 2017 : moitié moins ! 

Résultat de recherche d'images pour "chomage des migrants"

lundi 22 avril 2019

Les Gilets jaunes ont repris leur souffle lors de l'Acte XXIII...

Plus de 98.000 manifestants en France, le samedi 20 avril 2019

27.900 manifestants
 seulement en France, dont 9.000 à Paris, selon l'Intérieur, objectivement...


L’image contient peut-être : texte
Les perroquets de l'AFP, LCI et Le Figaro, CNews et RTL ou Europe 1 et 20 minutes
négligent le Nombre jaune: le 'politiquement correct' leur interdit
le pluralisme

La presse malveillante ne prend pas en compte les appels tournants à manifester.
Pour l'Acte XXII, les villes des principaux rassemblements étaient Toulouse, Lyon et Bordeaux.
Les media pro-Macron ont donc mis en valeur la participation à ...Paris, au détriment des régions.


La désinformation est liée au choix de la ville référence. Or, cette fois, Paris était la ville privilégiée par les Gilets jaunes. BFMTV reproduit sa manipulation habituelle : "ces chiffres de mobilisation [qui plus est produits par le gouvernement], indiquent une légère baisse de la mobilisation sur l'Hexagone par rapport à la semaine dernière."  Ce n'est que subsidiairement que la chaîne privée consent à citer Paris, où "il y avait quasiment le double de manifestants"... 

"Ces chiffres officiels sont régulièrement contestés par les manifestants," commente BFMTV. 
Une occasion manquée par la chaîne des hommes d'affaires Patrick Drahi (principal actionnaire de l'opérateur français Altice France, elle-même propriétaire de plusieurs media, dont Libération, L'Express, BFM TV et RMC) et Aalin Weill (président des chaînes de radios RMC et BFM Business, de la chaîne de télévision BFM TV et du Groupe 01, ainsi que PDG du groupe SFR) d'informer complètement - équitablement - leur public du comptage du 'Nombre jaune'...


gilets jaunes paris

BFMTV ne cite pas le comptage alternatif du 'Nombre jaune' (ci-dessus).
La Voix de son Maître Macron ne connaît que les chiffres du gouvernement et les martèle: "Pour ce 23e week-end de mobilisation, environ 27.900 gilets jaunes étaient rassemblés ce samedi dans toute la France, selon les chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur. Dans la capitale, ils étaient environ 9.000." Le commentaire a disparu : il faisait en effet état d'un doublement de participation. Difficile par ailleurs de pointer un essoufflement...

BFMTV poursuit sa manipulation des chiffres: "au niveau national et alors que certaines figures du mouvement avaient évoqué un "ultimatum 2" pour frapper fort [sic], la mobilisation enregistre une légère baisse en comparaison de la semaine dernière. Du déjà dit, en titre et en amorce, mais il faut bien persuader le public.  "A Paris en revanche, il y avait plus de manifestants en comparaison des 5.000 recensés lors de la 22e journée des gilets jaunes". 

Ce pilonnage de 'fake news' vise à décrédibiliser le 'Nombre jaune'.
Quand BFMTV évoque finalement le chiffrage du collectif de Gilets jaunes (le Nombre jaune est opérationnel depuis l'acte VII), la chaîne commerciale indique une tendance inverse : il y avait ainsi, selon le "Nombre jaune", 101.125 protestataires partout en France. Soit une légère hausse face aux 91.276 la semaine dernière.
Lorsque le Nombre jaune aura l'honnêteté de rectifier les chiffres de cette "mobilisation record" [...] "avec toutes nos excuses", et d'affiner son chiffrage définitif "inférieur à notre première estimation", BFMTV ne relaiera pas....

BFMTV claironnera des chiffres d'intimidation des mécontents

Deux reporters indépendants ont été interpellés par la police à Paris, le 20 avril. 
Le Syndicat national des journalistes et Reporters sans frontières ont dû se mobiliser pour défendre la liberté d'informer
"227 interpellations à Paris à 19h, plus de 20.000 contrôles préventifs"...
Une bonne partie de ces interpellations ont été réalisées en raison du port de matériel interdit, avant que les violences ne démarrent aux alentours de la place de République.
Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur, les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de 227 personnes dans les rues de [la] capitale [bien qu'elles se mettent à deux pour rédiger 10 lignes, ni Mélanie Vecchio, ni Juliette Mitoyen ne se relit...] à 19h, ce samedi". 
Les deux journalistes (?) se contentent de diffuser des chiffres : "Au moins 160 ont été placées en garde à vue. Sur l'ensemble du territoire, 249 personnes ont été interpellées, donnant lieu à 182 gardes à vue. Ces deux jeunes négligentes auraient-elles plutôt leur place au service compta ? Aux stats, ce serait moins risqué : elles sont faites pour tromper...

Et ça continue... "En tout, la police parisienne a procédé à plus de 20.000 contrôles préventifs ce samedi, avant que quelques heurts ne se produisent sur le chemin de la manifestation, de Bercy à la place de la République.

La vraie sottise de la paire de journalistes aura été de rappeler la dramatisation de l'Acte XXIII, par anticipation.

"Pour cette nouvelle journée de mobilisation, les autorités craignaient de violents débordements.  Or, ce rappel est un peu court. Dans la doublette, en avait fait des tonnes puisque, vendredi, Christophe Castaner avait annoncé le déploiement de 60.000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire.
Il n'avait d'ailleurs pas fait que ça, en termes d'intimidation des potentiels manifestants :
Juliette Mitoyen
Trouver la nouille
"Christophe Castaner a affirmé ce vendredi que les "casseurs" seraient au rendez-vous samedi, alors que de nombreux appels à un "ultimatum 2", principalement dans la capitale[ah bon?], ont été lancés sur les réseaux sociaux. 
60.000. C’est le nombre de policiers et gendarmes qui seront mobilisés dans toute la France ce samedi [nombre à nouveau disproportionné qui explique la saturation des policiers], pour la 23ème journée de manifestation des gilets jaunes, a annoncé Christophe Castaner. Leur but : "assurer la sécurité des Français et garantir la liberté de manifester sans danger", selon le ministre de l’Intérieur. [Ainsi, la sécurisations des commerces et des  commerçants les plus exposés aux anti-capitalistes n'était-elle pas prise en compte] 
Lors d’une conférence de presse ce vendredi, Christophe Castaner a également affirmé que "les casseurs seront de nouveau au rendez-vous" et aurait [si ce sont "les casseurs", Juliette, ça donne "auraient" : deux accords corrects d'affilée, c'est trop demander à l'"élite"!] selon lui pour but de "reproduire le 16 mars". Pour rappel, des boutiques des Champs-Elysées avaient été saccagées et incendiées par des casseurs lors de cette 18ème journée de mobilisation des gilets jaunes [rappelle à tout hasard Juliette, à moins qu'elle ne fasse oeuvre d'intimidation à l'instar du fêtard de Beauvau].

Un "ultimatum 2" à Paris?

A Paris, plusieurs secteurs tels que les Champs-Elysées [au bas desquels se trouvent le palais présidentiel et le magasin de souvenirs de Brigitte] ou les abords de Notre-Dame seront interdits aux manifestations samedi, mais le ministre de l’Intérieur craint tout de même de nombreux débordements dans la capitale et en région, alors que de nombreuses pages Facebook appellent à un "ultimatum 2" samedi, après "l’ultimatum 1" qui s’était tenu le 16 mars dernier.
"Acte 23 Ultimatum 2 Appel National Et International Tous A Paris", "Acte 23: Paris Ultimatum Et Révolte Du Peuple !", "RDV à l’Elysée"... Beaucoup de groupements de gilets jaunes appellent à faire de Paris la capitale du mouvement ce samedi. [Plus haut, BFMTV n'avait pas gardé cette réalité à l'esprit...]
Des groupes de région ont également lancé des appels pour se regrouper dans la capitale lors de cette 23ème journée de mobilisation, via des pages Facebook intitulées "Acte 23 Ultimatum: Le Grand Sud Envahit Paname !" ou encore "Acte 23 - Ultimatum 2 - Toute la Normandie à Paris !". Pour faire court, le benêt de Beauvau et son berger Lallement se sont fait rouler dans la farine !]

Deux manifestations interdites à Paris 

Le 28 mars, Eric Drouet, figure controversée [jusqu'ici "médiatique"] du mouvement des "gilets jaunes", avait déjà appelé à une mobilisation de grande ampleur le 20 avril, une fois le grand débat terminé. Dans une vidéo, il interpellait le président de la République et le ministre de l'Intérieur en leur demandant “d’organiser la sécurité” de la manifestation.
Le préfet de police de Paris a par ailleurs annoncé avoir interdit deux manifestations, dont le trajet initial prévoyait un départ depuis le secteur de Bercy, dans l'est de la capitale pour rejoindre les Halles ou la place de l'Etoile.
Toulouse, Montpellier, Bordeaux
Lors de sa conférence de presse ce vendredi, Christophe Castaner a également déclaré que les "casseurs" seraient aussi présents dans d’autres villes françaises, "à Toulouse, à Montpellier, à Bordeaux". De nombreux événements Facebook pour manifester en province - dans ces villes et dans d'autres - à destination des gilets jaunes ne désirant pas se rendre à Paris ont en effet été créés.
Samedi 13 avril, lors de la 22ème journée de mobilisation des gilets jaunes, Toulouse avait été le centre du mouvement. De nombreux débordements et incidents avaient eu lieu. [Les petites comptables de BFMTV ne connaissent que les heurts et la dramatisation: si tout se passe bien à Marseille, deuxième ville de France, ou Lille, c'est sans intérêt...]
L'inconnue Notre-Dame
La situation risque d’être d’autant plus tendue samedi qu’il s’agira du premier jour de manifestation des gilets jaunes depuis l’incendie de Notre-Dame [la bienveillance et le respect auraient inspiré un raisonnement inverse à une presse républicaine]. Alors que de nombreuses entreprises et familles de milliardaires françaises [en euros ou en francs ?] ont d’ores et déjà promis des centaines [seulement deux] de millions d'euros  de dons pour aider à la reconstruction de la cathédrale, de nombreuses voix s’élèvent, notamment chez les gilets jaunes [sur quelle étude précise ce "notamment" est-il fondé ?], pour dénoncer la rapidité avec laquelle ces grandes fortunes promettent de telles sommes d’argent à l’heure où le pays connaît une crise sociale et politique de grande ampleur. [Juliette Mitoyen n'effectue-t-elle pas une sortie de route en passant la ligne blanche du sujet des Gilets jaunes, ou plus exactement des casseurs anarchistes en noir? On revient à la question si vous le voulez bien ?]
Mais Mitoyen poursuit son hors piste. Le préfet de police Didier Lallement a affirmé ce vendredi que les projets de rassemblement de "gilets jaunes" aux abords de Notre-Dame relevaient de la "pure provocation". [Les a priori de notre Juliette, si libre et indépendante soit-elle bien évidemment, prennent leur source dans une conception de la 'présomption d'innocence' qui n'est pas dans la culture de ce petit préfet de police de province qui n'enraya rien à Bordeaux, ville qui a retrouvé le calme avec son départ ! Mais elle n'est déjà pas celle de Castaner]
A noter qu’Emmanuel Macron, qui devait s’adresser aux Français en début de semaine pour présenter des mesures prises par le gouvernement à la suite du Grand débat national, n’a finalement pas pris la parole en raison de l’incendie qui a frappé la cathédrale. Le président de la République n’a donc toujours pas fait d’annonce en réponse aux demandes des gilets jaunes, qui commencent à s'impatienter. Juju a retrouvé la ligne directrice, mais réduire l'impatience des Français à celle des Gilets jaunes paraît 

mercredi 28 septembre 2016

Le déficit budgétaire 2017 prévu en baisse de 600 millions, sauf manipulation des chiffres

Dilma Rousseff destituée par le Sénat brésilien pour maquillage des comptes publics. Et Sapin ?

Le déficit budgétaire 2017 prévu en baisse
Hollande n'a toujours pas ramené son niveau
à la situation avant la crise internationale de 2007 
Comme la baisse du chômage devait être légère en août 2016, mais a connu un rebond historique, l'estimation gouvernementale du déficit du budget de l'Etat français en 2017 promet une "légère baisse", à 69,3 milliards d'euros, selon les chiffres du projet de loi de Finances (PLF) pour l'an prochain présenté mercredi.
La loi de Finances pour 2016 prévoyait un déficit budgétaire en légère hausse, à 72,3 milliards d'euros (contre 70,5 milliards en 2015). Mais comme annoncé la semaine dernière par le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, cette estimation a été revue à la baisse, à 69,9 milliards d'euros.

Le gouvernement a clairement une tournure politique à la présentation de son projet de Budget pour 2017
Il réaffirme son objectif d'un déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) en fin d'année, pour l'annonce de candidature du président Hollande, et prévoit la compensation intégrale des dépenses supplémentaires annoncées ces derniers mois.

Une annonce fort peu fiable

Sapin n'en a plus pour longtemps à nous prendre pour des billes
A sept mois de la présidentielle, le dernier projet de loi de Finances du quinquennat, qui concrétise le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, mais mise progressivement en place à partir du 1er janvier 2018, officialise une autre promesse, la baisse d'un milliard d'euros de l'impôt sur le revenu annoncée au début du mois, mais d'abord promise à 2 milliards (et quoi qu'il en soit en vérité difficile à mettre en œuvre), et consacre le renforcement des moyens aux secteurs considérés comme prioritaires (emploi, qui n'a pas "concrétisé" les promesses du pouvoir socialiste, sécurité, après plusieurs prolongations de l'état d'urgence, et éducation, au moment où une enquête du 
du Cnesco confirme l'ampleur des inégalités à l'école après bientôt cinq ans de socialisme sanctionné par un échec de l'éducation prioritaire, alors que Bruxelles s'inquiète de la stagnation de la croissance.

L'opposition, mais de droite, dénonce une entourloupe 
Et de citer une accumulation de factures impayées, le gouvernement doit également faire face aux réserves émises par le Haut conseil des finances publiques (HCFP), dans un avis rendu public mercredi. 

Organisme indépendant mais placé auprès de la Cour des comptes et créé par la loi organique du 17 décembre 2012, le HCFP fait part de son scepticisme sur la capacité de la France à ramener son déficit public sous le seuil de 3% du PIB l'an prochain. PIB de la France ? Le grand manitou de Bercy est-il un illuminé ? La croissance est en baisse au deuxième trimestre 2016...

Pour toute preuve, "cet engagement, nous le tiendrons", a néanmoins rétorqué à la presse un ministre de l'Economie et des Finances, Michou Sapin, violet comme ses chaussettes, une couleur en soi désagréable, celle de la mélancolie, de la solitude et du deuil.
"Ce n'est pas parce que nous [et surtout les contribuables] assumons des dépenses supplémentaires pour financer nos priorités que ce budget n'en est pas moins un budget responsable", a raconté le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert. Qui conteste qu'il soit "responsable" d'assumer ses priorités ? Mieux vaudrait toutefois être en capacité de les réaliser. Et pendant six mois avant une année d'élections perdues d'avance, Eckert n'assumera pas grand chose. Avant qu'Hollande se retourne, il fait déjà nuit.

Au Brésil, le maquillage des comptes publics est passible de destitution

En octobre 2015, le Tribunal des comptes de l'Union (TCU) appela les parlementaires brésiliens à rejeter les comptes publics de l'État de 2014, année de la réélection de Dilma Rousseff, au motif qu'ils avaient été sciemment entachés d'irrégularités.
Pour minimiser l'importance des déficits publics, la présidente avait en effet signé, en 2014 et 2015, des décrets faisant supporter provisoirement à des banques publiques des milliards de réaux de dépenses incombant au gouvernement. En juillet 2016, un pseudo "Tribunal international pour la démocratie" ( ! ), convoqué à
l'initiative de mouvements syndicaux et politiques de gauche, conclut symboliquement à l'absence de crime de responsabilité dont était accusée Rousseff (ci-contre avec Ségolène Royal). 
Peu impressionné par la mascarade judiciaire de ses partisans, le Sénat la destitua le 31 août 2016 par 61 voix pour et 20 contre.
Le Parti des travailleurs, PT, est le parti de l'ex-présidente brésilienne qui avait succédé à Luís Inácio da Silva, dit Lula, comme elle, membre du Parti des travailleurs, marxiste.