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jeudi 25 avril 2019

Les CRS devant escorter Schiappa et Nuñez se sont fait porter pâles

L'escorte policière de Marlène Schiappa et Laurent Nuñez a fait massivement défection 

Il a fallu  mobiliser une autre compagnie pour faire face à la défection de la compagnie entière et assurer la sécurité des deux secrétaires d'Etat en visite à Tours.

25/04/2019. Marlène Schiappa inaugure à Tours un espace unique en France pour les femmes / © I. Racine - F3CVDL
La compagnie de CRS 51 de Saran (Loiret) s'était déclarée "indisponible" ce jeudi 25 avril, lors de la visite de Laurent Nuñez et Marlène Schiappa à Tours (Indre-et-Loir), en raison de nombreux arrêts de travail, selon une source syndicale. Laurent Nuñez a quant à lui évoqué "un petit problème de gestion locale".

48 des 61 CRS de la compagnie de Saran se sont portés "consultants" médicaux jeudi matin, a expliqué Christophe Granger, délégué zonal Unsa Police de la région Ouest, confirmant une information du quotidien Ouest-France.
Au lieu d’aller au rassemblement, ils ont appelé le service pour dire qu’ils allaient voir le médecin. Du coup, la compagnie est indisponible", a-t-il précisé.

"Certains sont proches du burn-out"

Christophe Granger, délégué zonal CRS Unsa Police de la région Ouest : « Les CRS sont à bout ».La CRS 51 devait effectuer une "mission de sécurisation" dans un quartier populaire de Joué-les-Tours, deuxième commune (38.000 habitants) du département socialiste d'Indre-et-Loire, dont l'un des ex-députés était alors Marisol Touraine, ministre PS des Affaires sociales et de la Santé, où se rendait justement jeudi le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. En mars 2018, dans ce quartier sensible de Tours, Tupperware ferma définitivement sa boîte française et où, en 2014, "un apprenti djihadiste" armé d'un couteau - une arme répandue dans une certaine catégorie de la population - a blessé plusieurs policiers du commissariat et a dû être abattu abattu. Autre lien PaSiDupes

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les genres, et son collègue de l'Intérieur étaient attendus pour inaugurer un espace d’accueil pour les femmes victimes de violences conjugales, affirme France 3.

"Ce ne sont pas des CRS qui devaient m’accompagner, a assuré Laurent Nuñez. Il y a une revendication locale, que mes collaborateurs, mon cabinet est en train de traiter." "Oui, bien sûr ils sont fatigués mais je peux vous assurer [sincèrement] qu’ils sont toujours déterminés et prêts à mener leur mission et c’est ce qu’ils démontrent tous les samedis avec beaucoup de courage", a-t-il raconté.

Discours officiel du député PS de Tours

Selon Christophe Granger, de l’Unsa Police, c’est la CRS 13, qui rentrait de Nice à Saint-Brieuc, qui a finalement été mobilisée "au pied levé". "Les collègues n’en peuvent plus. Ce matin, ils se sont levés et étaient exténués. Certains sont proches du burn-out", a-t-il ajouté, en évoquant une "fatigue physique et psychologique". 

Un message est apparu sur Twitter concernant le dispositif assurant la protection des politiciens.

lundi 25 mars 2019

Militante d'Attac blessée à Nice : Macron prend de haut une septuagénaire qui pourrait être sa femme

Le blanc-bec fait la leçon de morale de trop à une retraitée blessée dans une charge de police 

La polémique enfle autour des propos tenus par Macron à une "victime collatérale" de la répression policière lors de l'Acte XIX en région

Résultat de recherche d'images pour "LEGAY au sol"

Les conditions dans lesquelles une militante altermondialiste de 73 ans a été blessée samedi lors d'une charge des forces de l'ordre ne sont pas élucidées.
Ce qui n'empêche pas Macron d'attiser le scandale, estimant notamment que sa  fragilité présumée due à l'âge aurait dû inspirer à cette femme de rester à la maison - à faire du tricot, avec la bénédiction de la Madelon Schiappa - plutôt que de manifester dans un périmètre interdit. Car c'est nouveau cette semaine, certains espaces en France sont devenus des zones 

Deux jours après les faits, le président de la République a souhaité à la septuagénaire un "prompt rétablissement", avant de lui infliger une double peine, souhaitant par ailleurs à la victime sur son lit d'hôpital "peut-être une forme de sagesse": "Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", a estimé dans un entretien avec Nice-Matin le quadra qui ne sort seul que la nuit et, le jour, au centre de plusieurs rangs de gardes du corps.

Le maire de Nice propose un "régime de mise à l'épreuve pour tous" durant la durée du mouvement des Gilets jaunes.
Estrosi fait écho à Macron, mais fait de la surenchère. 
"Ça suffit de taper sur la police! Il y avait une interdiction de manifester. Je souhaite un prompt rétablissement à cette dame qui (...) aurait pu parfaitement manifester à 14h00 là où c'était autorisé", a déclaré Christian Estrosi. 
Lorsqu'un salarié est en arrêt de travail, il est prévu des autorisations de sortie, mais il/elle doit être présent(e) à son domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h (sauf soins ou examens médicaux). Or, les manifestants sont de grands malades, n'est-ce pas monsieur Macron ?
Ainsi les citoyens français sont-ils tous placés sous le régime de la libération conditionnelle. La septuagénaire aurait-elle dû aller pointer au commissariat ?  
Estrosi avait interpellé le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour faire interdire toute manifestation dans sa ville au cours du week-end, après un appel national des Gilets jaunes à se rendre à Nice et en prévision de la venue du président chinois Xi Jinping. 
Aucun journaliste de chaîne commerciale aux mains d'un des huit oligarques médiatiques n'a fait état de la moindre plainte de commerçant qui aurait souffert, du fait de cette restriction à son activité commerciale, d'un manque à gagner colossal...
Samedi, Geneviève Legay, une porte-parole de l'association Attac dans les Alpes-Maritimes, a été grièvement blessée à la tête dans la dispersion d'une manifestation de "gilets jaunes" place Garibaldi, en plein centre de Nice, dans un périmètre interdit par arrêté préfectoral à toute manifestation. 
Ainsi les citoyens français sont-ils tous placés sous le régime de la libération conditionnelle. La septuagénaire aurait-elle dû aller pointer au commissariat ? 
Une enquête a été ouverte pour déterminer précisément le déroulé des faits qui ont valu à Mme Legay d'être hospitalisée pour de multiples fractures au crâne depuis samedi. 
Sa famille doit déposer plainte à Nice en début d'après-midi, pour "violence en réunion avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique contre personne vulnérable"
Cette plainte visera également le préfet, a annoncé l'avocat de la famille Arié Alimi. 
"Qu'il y ait une interdiction de manifester, que la manifestation soit faite sans déclaration, cela importe peu: du point de vue du droit, la question est de savoir si la charge des forces de l'ordre était proportionnée, ou pas; et si l'infraction [de la part des policiers] est constituée", a de son côté souligné l'avocat de la famille Legay, Me Alimi.

L'association Attac a également annoncé son intention de déposer une plainte.
Me Alimi a aussi fustigé les propos du président de la République

L'homme de loi les juge "grossiers et indélicats": "Ca me rappelle un peu les propos de Robert Pandraud à l'égard de la famille de Malik Oussekine", a-t-il ajouté, dans une référence au ministre délégué à l'Intérieur après les manifestations étudiantes de 1986 au cours desquels le jeune homme avait été tué par des policiers.

"On ne critique par quelqu'un qui est sur un lit d'hôpital et nos aînés ont le droit d'exprimer leurs convictions politiques", a ajouté Me Alimi. D'autant que Macron exige des retraités des sacrifices qu'il ne peut leur imposer qu'en profitant de leur état de faiblesse.

La réaction du locataire de l'Elysée a également suscité des critiques indignées dans le monde politique

La France insoumise (LFI) et le Parti communiste (PCF) critiquent notamment son "mépris". 
"Monsieur Macron, notre Geneviève de Nice n'a pas besoin de vos leçons de sagesse. Vous auriez beaucoup à apprendre d'elle. Elle milite pour le bien des autres. Et vous, vous la frappez au nom de quoi ?", a lancé sur Twitter Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI.

"Le président de la République est à deux doigts d'expliquer qu'elle l'a bien cherché. Comment ose-t-il ?", s'est insurgé la tête de liste PCF pour les européennes Ian Brossat dans un tweet.

Le secrétaire national Fabien Roussel regrettait qu'
"avec Macron, nos retraités sont tout juste bons à se taire et à accepter en silence de gagner moins, de travailler plus et plus longtemps".

Un rassemblement de soutien doit se tenir à Nice lundi en fin d'après-midi.

dimanche 21 octobre 2018

Affaire Benalla : le certificat médical du manifestant brutalisé a été antidaté

Les médecins qui délivrent des certificats médicaux de complaisance, ça existe donc ?

La gentille médecin aurait accepté d'antidater un certificat

Le document daté du 11 mai aurait en réalité été établi au mois de juillet, en toute conscience, alors que la révélation du scandale des violences commises par Benalla avait paru dans les media.

C'est un document favorable à l'Elysée comme à son salarié. Le certificat médical remis à la justice par le couple de manifestants qui a déclaré avoir été blessé par Alexandre Benalla, le 1er mai 2018, serait un faux, selon les informations du dimanche 21 octobre, publiées par le JDD, propriété du Groupe Lagardère Active: info ou intox, Paris Match, Public ou Europe1, appartenant au même propriétaire, n'émettront aucun soupçon de manipulation de l'enquête.

Le médecin qui a rédigé le document aurait avoué aux policiers l'avoir antidaté, poursuit l'hebdomadaire. Objectif ? "Laisser croire que l'examen du jeune homme, Georgios Delikaris, suivait de peu son interpellation musclée par l'ex-garde du corps de Macron, durant les incidents du 1er mai à Paris", écrit le JDD.

L'objectif est de donner à croire que l'examen de Georgios Delikaris avait été effectué quelques jours après son interpellation musclée par l'ex-garde du corps de l'Elysée et filmée place de la Contrescarpe à Paris et donc d'étayer la thèse de câlins administrés par Benalla.

Le médecin assume contre sa déontologie professionnelle, mais pour "raison d'Etat" ?

Selon ce document établi par un généraliste de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) et daté du 11 mai, le médecin diagnostiquait "une cervicalgie", signalait "des traces de coups sur la poitrine et une raideur cervicale". Le 22 juillet, l'ancien intime du président Emmanuel Macron avait été mis en examen pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire de travail" (ITT), sur la base des images le montrant en train de rudoyer un couple en marge d'une manifestation du 1er-Mai place de la Contrescarpe à Paris. Qualification qu'il fallait démonter : la révélation du media de Lagardère y contribue...
Hervé Gattegno, directeur de la rédaction du JDD, est -il capable de cette forfaiture ? Il a révélé plusieurs scandales, notamment politico-financiers, mais singulièrement visant la gauche (l’implication de Roland Dumas dans l’affaire Elf), la publication des carnets du général Philippe Rondot ou encore le témoignage de l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi, Bechir Saleh.Dans le cadre de l’affaire Bettencourt, ce dernier a divulgué des enregistrements du majordome de la milliardaire, Pascal Bonnefoy, que la justice retiendra comme élément à charge contre plusieurs membres de l’entourage de Liliane Bettencourt. Poursuivi pour "atteinte à l'intimité de la vie privée", il a été relaxé le 12 janvier 2016 par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Le médecin peut donc compter sur la reconnaissance de la justice macronienne.
Le 25 juillet, l'avocat de Georgios Delikaris et de sa compagne écrivait à la juge d'instruction pour se constituer partie civile en leurs noms et réclamer et aggravation des charges pesant sur Alexandre Benalla. L'avocat insistait alors sur "une violence grave et excessive de M. Benalla, à l'encontre de M. Delikaris", s'appuyant sur le certificat médical, soit des "constations effectuées le 11 mai, dix jours après la commission des faits poursuivis". Il avait produit à cet effet le document du médecin généraliste traitant de Georgios Delikaris, qui évaluait à six jours les ITT (interruption temporaire de travail) du jeune extrémiste.

"Je reconnais mon erreur," avoue - sereine - la généraliste

Pourtant, cette femme-médecin a affirmé aux enquêteurs ne pas avoir délivré de certificat médical le 11 mai. Mais elle fait état d'une seconde visite. "Il est venu me voir le 23 juillet en m'expliquant qu'il était impliqué dans l'affaire Benalla et que son avocat lui demandait un certificat médical. (...) Je le reçois rapidement dans l'après-midi et je lui fais le certificat que vous avez", se souvient-elle, selon des propos rapportés par le JDD. Concernant "les traces de coups sur la poitrine", maintenant elle évoque plutôt "des égratignures"

Un certificat médical sans examen, sur simple déclaration ?
"Le patient déclare avoir été victime d'une agression le 1er mai avec coups et blessures et traumatise crânien". Selon son orientation politique, cela peut suffire ! "Il me dit avoir pris plusieurs coups (pieds et matraques)", écrit le médecin dans ce certificat semblant relater un examen effectué le 11 mai, mais établi en réalité après les révélations du Monde du 18 juillet. 
"Je n'aurai jamais dû rédiger ça à la va-vite, c'était un lundi et une grosse journée pour moi. Je n'ai pas pris conscience de l'ampleur médiatique autour de mon patient. Je reconnais mon erreur", a-t-elle fait ajouter sur son procès-verbal. 

Une deuxième visite médicale, le 14 mai
Concernant les anti-inflammatoires que prenait Georgios Delikaris, présentés par l'avocat comme prescrits "face à la persistance des douleurs" dont Alexandre Benalla était le responsable, ils auraient, selon le témoignage du médecin, été prescrits le 14 mai, alors que le patient s'était présenté à son cabinet pour des douleurs au dos. Celui-ci n'établissait alors aucun lien avec les événements du 1er mai et affirmait s'être bloqué le dos la veille, précise le médecin. Sur l'arrêt de travail de six jours fourni par le médecin, il serait effectivement écrit, selon le JDD : "s'est bloqué le dos depuis hier en prenant sa douche"...


Parties civiles dans ce dossier, le couple a été auditionnés le 19 septembre par les juges d'instructions. Devant les magistrats, ils ont reconnu des jets de projectiles - une carafe d'eau et un cendrier - vers sur les CRS, à l'origine de leurs interpellations musclées. Placés en garde à vue pour ces faits, le 2 octobre, ils sont convoqués au tribunal correctionnel pour être jugés pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

Outre les violences en réunion, Alexandre Benalla est aussi mis en examen pour "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "port public et sans droit d'insignes réglementés", "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "recel de violation du secret professionnel". Il a été interrogé pour la première fois sur le fond par les juges d'instruction le 5 octobre au tribunal de Paris.

Aucune de ces déclarations multiples et contradictoires des victimes n'est faite sous la foi du serment et passible . Les deux activistes n’avaient pas menti à la police sur leur identité, contrairement à ce qu’avait affirmé le préfet de police Michel Delpuech, directeur de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), lors de son audition le 23 juillet.
Quant à Laurent Simonin, chef d’état-major à la Préfecture de police, il avait assuré (dans des textos adressés à Alexandre Benalla) que le jeune homme avait "donné un nom bidon… celui d’un basketteur de Salonique". 

En cas de soupçon de faux témoignage, le Parquet peut être saisi par "un président de la commission ou, lorsque le rapport de la commission a été publié, à la requête du bureau de l’assemblée intéressée", comme le prévoit l’article 6 de l’ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires. Le témoin est alors passible de "cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende", comme le prévoit l’article 434-13 du Code pénal.

Les deux activistes sont en revanche tranquilles et la généraliste n'a pas grand chose à craindre de l'Ordre des médecins.
Toutefois, une première sanction pour faux témoignage est tombée en 2017, à l'encontre du pneumologue Michel Aubier, condamné à six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende, pour avoir caché aux sénateurs qu’il était payé depuis 1997 par Total, lors d’une audition parlementaire en 2015. "C’est un jugement historique et symboliquement fort. Pour la première fois en France, la justice avait condamné une personne pour "faux témoignage" devant la représentation nationale.

lundi 23 mai 2016

Le Havre vote la grève et bloque 40% des importations de pétrole

Loi Travail: la grève s'étend au terminal pétrolier du Havre

Six des raffineries étaient déjà bloquées


Le Havre vient aggraver les difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures. La grève fait tâche d’huile sur les sites pétroliers. 
Le personnel de la Compagnie industrielle et maritime (CIM), terminal pétrolier du port du Havre, qui assure 40 % des importations françaises, a voté lundi soir pour la grève, a-t-on appris auprès de membres du personnel.

Dans cette entreprise d’environ 260 salariés, dont la CGT est le syndicat unique, la grève a été votée à une majorité stalinienne de 95 % des voix pour demander le retrait de la loi Travail, selon les mêmes sources. "La direction et les délégués syndicaux sont en réunion pour discuter des conditions de l’arrêt de travail", a-t-on indiqué. 

Grève dans le raffinage

Avant le site du Havre,
six raffineries sur les huit que compte le pays étaient touchées lundi soir, contre quatre dimanche, le mouvement s’étendant du Grand Ouest au Sud-Est, tandis que plusieurs dépôts de carburant restaient bloqués, notamment à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et à Valenciennes (Nord). 

La CIM est l’unique point de passage du pétrole brut au Havre qui représente 40 % des importations françaises. Avec deux terminaux, un au Havre même et un autre au cap d’Antifer, un peu plus au nord, la CIM reçoit le pétrole des tankers arrivant par la mer. Elle stocke du brut et alimente par oléoducs les deux grosses raffineries de Total à Gonfreville-L’Orcher et d’ExxonMobil à Notre-Dame-de-Gravenchon, un peu plus en amont de la Seine. 

La raffinerie Total, la première de France, est à l’arrêt depuis la semaine dernière. Celle d’Exxon, la deuxième du pays, pourrait être arrêtée également si le personnel vote mardi pour la grève.

Quelles sont les raffineries à l’arrêt ?

Sur les cinq raffineries exploitées par Total, française, troisGonfreville-l’Orcher, en Seine-Maritime, Donges, dans la Loire-Atlantique, et Feyzin, dans le Rhône — subissent toujours la "mise à l’arrêt de certaines unités", en raison d’un mouvement de grève de certains salariés. A Grandpuits (Seine-et-Marne) et à La Mède (Bouches-du-Rhône), "des blocages d’expéditions de produits pétroliers" ont conduit à passer la production des sites "en débit réduit", a expliqué le groupe ce lundi matin.

Selon Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral de la branche pétrole de la CGT, la raffinerie Petroineos (ex-BP et Ineos) à Lavera, près de Martigues (Bouches-du-Rhône), est également frappée. 

Les deux raffineries Esso de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et de Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) continuent, elles, à fonctionner normalement, selon une porte-parole, même si à Fos, "les expéditions en camion sont perturbées par des manifestations en dehors du site".

D’autres activités pétrolières touchées

Le personnel de la Compagnie industrielle et maritime (CIM), terminal pétrolier du port du Havre, a voté lundi soir massivement en faveur de la grève de mardi 19 heures jusqu’à vendredi. La CIM est l’unique point de passage du pétrole brut au Havre et alimente par oléoducs les deux grosses raffineries de Total à Gonfreville-L’Orcher et d’ExxonMobil à Notre-Dame-de-Gravenchon, fournissant aussi en carburants les aéroports de Paris.

Plusieurs des 189 dépôts de carburant, dont une cinquantaine ont une capacité de plus de 10.000 m3, qui étaient bloqués par des salariés du secteur depuis plusieurs jours, ont été débloqués par les forces de l’ordre, a confirmé Eric Sellini, coordinateur CGT du groupe Total, sans toutefois pouvoir fournir un nombre précis de dépôts restés bloqués en France.

Le gouvernement envisage des recours à la force pour libérer l'approvisionnement

Certaines actions de blocage de raffineries et de dépôts de carburant ne sont pas "légitimes" et le gouvernement utilisera "tous les instruments" à sa disposition pour les faire cesser, a déclaré lundi le ministre des Finances, Michel Sapin, sur i-télé, fustigeant notamment l’attitude de la CGT

Interrogé sur un éventuel usage de la force, Michel Sapin a répondu : "On verra, tous les outils de la démocratie sont là, et le premier des outils de la démocratie, c’est le dialogue."

Dimanche, le premier ministre, Manuel Valls, et le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, avaient prévenu que l’Etat utilisera au besoin la force publique pour "libérer" les dépôts de carburant bloqués par des actions extérieures. Des CRS sont déjà intervenus dimanche matin pour déloger les manifestants de deux dépôts de carburant de Dunkerque (Nord).

Alors que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déploré, lundi matin sur RTL, que le gouvernement choisisse "de bomber le torse, [de] gonfler les muscles", au lieu d’être à "l’écoute de ceux qui ne sont pas contents", tandis que Michel Sapin a dénoncé "une CGT, pour des raisons souvent internes, qui s’est extraordinairement durcie et qui n’est que dans la protestation et qui n’est plus du tout dans le dialogue".

jeudi 15 mai 2014

Jeudi 15 mai: journée de grève des fonctionnaires contre la création de postes sous-payés

Les syndicats mobilisent les fonctionnaires pour défendre leurs salaires

Plus de cinq millions de fonctionnaires sont appelés jeudi à une journée d'action


Infirmiers, bibliothécaires, enseignants, pompiers, douaniers, éducateurs, policiers ou encore gardes champêtres..., ils dénoncent le gel du point d' indice et donc de leurs salaires, qui n'ont pas été revalorisés collectivement depuis près de 4 ans.

Sept syndicats dénoncent "l'absence de négo­cia­tions sala­riales dans la fonc­tion publique et la dégra­da­tion des condi­tions de travail". CGT, FSU, FA-FP (Fédération Autonome de la Fonction Publique), Solidaires, UNSA,  CFTC et même CFDT, tous ont lancé un appel commun pour que les agents se mobilisent "massivement", notamment par la grève, puisque FO les a aussi appelés de son côté à cesser le travail.

Ces syndicats avaient jusqu'ici ménagé le président Hollande:  en deux ans, une seule journée d'action unitaire (CGT, FSU et Solidaires) de fonctionnaires début 2013, mais le mouvement, qui portait déjà sur le pouvoir d'achat, n'avait pas fait le plein. Les syndicats avaient fait montre d'une patience politique angélique, après une longue phase de manifestations au rythme d'une par mois pendant le quinquennat précédent. 
C'est l'effet Valls à Matignon
Les syndicats se disent non politisés, mais le premier ministre est jugé trop à droite. 

L'annonce par le gouvernement Valls du maintien de son gel des salaires jusqu'en 2017 est "inacceptable"
Aujourd'hui, les syndicats descendent dans la rue pour réclamer un dégel du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires et a été bloqué pendant bientôt quatre ans. "Ce qu'on attend aujourd'hui -tous les syndicats-, c'est l'annonce immédiate du dégel de la valeur du point. C'est une justice sociale c'est aussi un besoin économique", dit Jean-Marc Canon (CGT).

Le dialogue promis n'a pas lieu
Le Premier ministre Manuel Valls campe sur ses positions dans un courrier daté du 13 mai adressé aux syndicats, car "les efforts demandés [aux Français] doivent être justes et équitablement répartis", selon lui.

Le représentant du premier syndicat de fonctionnaires fait part d'une "incompréhension par rapport à la politique menée" par la gauche chez les agents. D'après son syndicat "la mobilisation s'annonce massive" dans les trois versants de la fonction publique (Etat, Hospitalier, Territoriale).

Plus de 110 manifestations et rassemblements sont organisés en France

Une manifestation démarre à 14h00 à Paris, depuis Denfert-Rochereau, en présence notamment de Laurent Berger (CFDT) et Thierry Lepaon (CGT). Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly sera aussi du cortège, mais à part.

"Stop à la perte de pouvoir d'achat"
Les dernières données de l'INSEE confirment que les fonctionnaires ont bien perdu du pouvoir d'achat. Ceux de la fonction publique d'Etat (FPE) ont gagné en 2012 0,8% de moins qu'en 2011 en euros constants, ceux de la Territoriale 0,5% et ceux de l'Hospitalière 0,6%. En cause, le gel du point, à l'inflation, mais aussi à la hausse des cotisations retraites, qui doivent s'aligner sur le privé d'ici 2020.

La CGT estime que si le gel se poursuit jusqu'en 2017 un agent au salaire moyen aura perdu "en perte cumulée, 7.000 euros de salaire" depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir.
Mais une augmentation de 1% de la valeur du point coûterait 1,8 milliard d'euros pour les trois fonctions publiques, alors que le gouvernement entend économiser 50 milliards d'ici à 2017, tout en acceptant la création de 31.000 postes d'agents territoriaux.

Début 2014, avant les municipales, le gouvernement a accordé un petit coup de pouce salaires aux plus bas salairesSelon le Premier ministre cela représente "en moyenne 440 euros de salaire net en plus dès l'an prochain pour 1,6 million d'agents". Il n'empêche que les autres comptent sur l'annonce d'un coup de pouce avant les Européennes... 

Les syndicats jugent ce geste très largement insuffisant.
"La politique salariale de ce gouvernement, la CFDT n'en veut plus", dit notamment Brigitte Jumel pour qui il s'agit jeudi de dire "stop à la baisse du pouvoir d'achat".

Mercredi, lors d'une conférence de presse, J.-C. Mailly (FO) a également fait valoir que le gel des salaires va "avoir un effet récessif sur le plan économique et dépressif sur le plan psychologique". Il a réaffirmé que la journée "sera le baromètre de la mobilisation" dans le pays.

L'emploi est un autre motif de grogne

Les créations de postes prévues dans les ministères "prioritaires" (Justice, Police, Education) devant être compensées par des suppressions dans des services déjà "à l'os", selon les syndicats.

La mobilisation intervient aussi à quelques jours de l'ouverture, lundi, de négociations pour remettre de l'ordre dans les parcours professionnels des agents, en revoyant par exemple leurs quelque 1.700 régimes indemnitaires. Son ampleur -ou sa modestie-  ne manquera pas d'impacter ces discussions.

dimanche 20 janvier 2013

Un frère de M.-S.Royal condamné en justice

Un "beauf" du Président Hollande condamné pour outrage à policiers

Henry Royal, un oncle des quatre enfants du président Hollande, a été condamné mercredi 16 janvier 2013.

Le frère de Marie-Ségolène Royal avait insulté des policiers à Courbevoie (Hauts-de-Seine) en novembre. Le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) lui fera verser 2000 € d'amende pour " outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique ", dont 1000 € avec sursis.

En état d'ébriété la nuit du samedi 19 au dimanche 20 novembre 2012, Henry Royal (55 ans) et son épouse avaient pris un taxi pour regagner leur domicile à Courbevoie quand une altercation éclata entre le couple  "visiblement éméchés " et le chauffeur. Celui-ci avait même dû appeler la police, car "particulièrement excité", le couple l'avait accueillie par "des bordées d’injures en tentant de leur résister", raconte Voici.


15 heures de garde à vue

Arrivés sur place, les agents avaient été insultés à leur tour par le frère de la présidente PS de la région Poitou-Charentes. Il avait été placé en garde à vue au commissariat de Courbevoie, puis relâché au bout de 15 heures. Son épouse avait quant à elle été conduite au commissariat de Neuilly-sur-Seine, avant d'être relâchée après quelques heures.

Henry nie, mais balance sa femme
" On rentrait d’une soirée, ma femme était un peu ivre ", raconta le beauf dans la soirée du 20 novembre. Agitée, celle-ci a "abîmé" une vitre du taxi, ce qui a eu pour effet d’agacer le chauffeur. 

" Je ne voulais pas qu’elle soit embarquée comme ça. Soit on nous laissait rentrer, soit je partais avec elle. Alors je me suis roulé par terre pour qu’on m’emmène avec elle ", a détaillé le frère de Sa Cynique Majesté Royal. 

A la vérité, Riton est aussi colérique que sa soeur et l'interpellation fut plus musclée qu'il vet bien l'admettre. Rappelez-vous son péremptoire " Non je ne me calmerai pas ", face à Nicolas Sarkozy, lors du débat pour la présidentielle de 2007. Ou plus récemment de son véhément " Ça suffit François ! " adressé à son ex-compagnon, François Hollande, qui l'avait outragée en l’ignorant à New York en septembre dernier.


Le "simulacre" avait en partie fonctionné  

Henry Royal (qui travaille comme conseil en ingénierie patrimoniale ! ) a bien été interpellé, mais séparé de sa femme. Il a reconnu avoir prononcé deux propos injurieux, avant de préciser que l’éthylotest s’est révélé négatif pour lui.

Antoine Royal, un autre frère en justice

Frère cadet de Sa Cynique Majesté Royal, 54 ans en 2009, a dû rendre des comptes à la justice. Le tribunal correctionnel de Saint-Dié-des Vosges l'avait convoqué le 11 juin 2009 et mis en examen pour escroquerie aux dépens de la Caisse primaire d'assurance maladie de sa région, révéla Le Parisien.
Ladite Caisse avait porté plainte contre lui en 2004. En cause, une affaire de capital-décès perçu après la mort de sa femme, en novembre 2003. Le problème : Royal était séparé de son épouse et aurait ainsi indûment touché 33 000 €.
Son avocat argua que les questions posées à son client n'incluaient pas la séparation. "Il a rempli un formulaire type où il lui était demandé seulement s'il était divorcé ou pas", ce qui n'était pas le cas, mais que, eestionnaire de sociétés forestières, il a néanmoins rempli en toute innocence....

D'après l'arrêt de renvoi, il est également reproché à Antoine d'avoir laissé son ancienne compagne, gravement malade, venir travailler dans sa société alors qu'il lui fournissait des arrêts de travail... Il est donc aussi poursuivi pour avoir délivré de faux arrêts de travail.

Egalement accusé de banqueroute frauduleuse (il avait investi des fonds en Thaïlande et a été victime "d'un partenaire indélicat", assura son avocat), il a bénéficié d'un non-lieu.



lundi 8 février 2010

Les profs de Vitry-sur-Seine ont-ils créé les conditions de la violence ?

Ils refusent de donner leurs cours

Le ministère de l'Education avait demandé aux professeurs de reprendre les cours au lycée de Vitry-sur-Seine
(Val-de-Marne) Lire PaSiDupes

Un élève de 14 ans y a été poignardé mardi 2 février. Mais les enseignants font le chantage au doublement du nombre de surveillants, mis à mal ces dernières années par les suppressions de postes, disent-ils. Ils avaient pourtant accepté la fin de non-recevoir qu'année après année leur hiérarchie territoriale, le Conseil Régional, avait adressé à leur demande de renforcement de l'enceinte extérieure de l'établissement. Pourquoi cette variation d'attitude ?

Nous avons un élément de réponse avec la présentation de leur opposition, ce matin sur France Info. La radio de service public parlait de « bras de fer avec le ministre ». Cette personnalisation du rapport de force en dit long sur sa nature politique.
Les syndicats manipulateurs du corps enseignant et de l'opinion ont en effet gardé la nostalgie du temps où ils étaient co-gestionnaires du ministère. La secrétaire nationale Unité Action du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES, créé en 1944, comme syndicat de la Confédération générale du travail -CGT), Monique Vuaillat (1984-99, soit 3 quinquennats), est connue pour un sévère « bras de fer » avec Claude Allègre (alors principal conseiller du ministre de l'éducation nationale, Lionel Jospin (ministre trotstskiste lambertiste et sécessionniste du SNES) en 1989, date qui marque la prise de pouvoir du SNES (FSU) au ministère.
La FSU a depuis conservé l'habitude de ménager le ministère dont il a ancré à gauche et où ses militants continuent d'entretenir un curieux climat. Puisqu'ils ne sont pas masochistes, les professeurs syndiqués s'en prennent donc plutôt au ministre, et avec d'autant plus de détermination que le ministre n'appartient pas à leur camp.

Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel voudrait que les élèves retrouvent le chemin des salles de cours et un climat favorable à l'étude
. Mais le souci des professeurs du lycée Adolphe-Chérioux n'est pas visiblement l'intérêt de leurs élèves. Les professeurs ont exercé leur droit de retrait après l'agression de leur élève."Je crois qu'aujourd'hui, il faut surmonter son émotion et la place des professeurs est à mon sens davantage dans les classes auprès des élèves", a déclaré le ministre à France 5.
Le ministère de l'Education nationale a fait savoir qu'à compter de vendredi, ces arrêts de travail seraient considérés comme des journées de grève, et à ce titre non-payés. Une provocation, hurle la gauche syndicale.

La grève -et l'arrêt des cours- pour 3 personnels

Le parc du lycée
Les élèves n'ont pas encore le droit à la parole sur le service public...

Soit ils ne sont pas suffisamment formatés, soit ils demandent à travailler et conserver toutes leurs chances dans la vie.

L'embauche de 3 surveillants supplémentaires et 6 médiateurs de la vie scolaire par le rectorat de Créteil, ça fait 9: le compte n'y est pas, selon les enseignants enrevendiquent 11: ils demandent le doublement du nombre de surveillants (11 nouveaux éducateurs). 9, c'est "insuffisantes".

France Info se livre ce matin à son militantisme habituel


  • La radio reçoit une représentante syndicale, professeur d'histoire, qui dénonce la « logique politicienne » du ministre, selon elle, et lui oppose sa « logique citoyenne » : logique révolutionnaire contre logique républicaine.
  • La radio engagée poursuit son action militante en prétentant que la mobilisation d'enseignants du lycée de Vitry fait « des émules dans une vingtaine d'établissements ». Un amalgame, puisque ils sont mobilisés contre la réforme du lycée...

    Le proviseur de l'établissement milite sur France Info
  • "Avec les suppressions de postes de ces dernières années, il s'agit juste d'un rétablissement", a-t-il soutenu ce lundi matin.
    -> Il a notamment expliqué que le lycée de 1 500 élèves n'avait plus de salle de permanence surveillée, ce qui paraît peu respectueux de la capacité de jeunes adultes à s'autogérer, alors qu'ils seraient très matures en dehors du milieu scolaire.
    -> Bien que son lycée dispose d'un foyer des élèves et d'un CDI (bibliothèque), le proviseur sous influence déclare encore: « Les élèves n'ont pas d'autre choix que de rester dans les couloirs entre les cours. » Le proviseur tendancieux ferait-il l'impasse sur certaines des ressources de son propre établissement ?
    -> D'ailleurs, il ignore également une partie de son équipe pédagogique et le rôle des CPE, conseillers principaux d'éducation (titre cocasse puisqu'ils sont tous 'principaux'), et assure: « Cela crée des tensions que des surveillants ne sont pas là pour apaiser. » Puisque leur présence -et leur efficacité- sont négligés, faut-il dès lors supprimer les CPE ?

    Les radios de service public relaient la parole des syndicats

    La parole de Luc Chatel n'est pas écoutée

  • Outre qu'il a ajouté avoir demandé au recteur de "mettre en place, tant que la situation n'est pas redevenue normale", les équipes mobiles de sécurité "c'est à dire 9 supplémentaires", le ministre a indiqué qu'avec l'apport de personnels supplémentaires, "on passe à 28".
  • Toute la matinée, France Info aura suivi « en direct » les négociations entre le SNES (FSU) et le rectorat, comme un match de foot-ball. Il aura donné la parole à une seule équipe (pédagogique) dont des professeurs très revendicatifs (deux professeurs d'histoire différents). « La balle est dans le camp du ministre », entendait-on.

    Gardons-nous surtout de fustiger les utopistes responsables

    La « politique de prévention », ça donne quoi ?
    Elle chaque jour pratiquée par les enseignants citoyens ou simplement syndiqués. Elle imprègne leur enseignement, mais aussi les conseils où se prennent les décisions pédagogiques et de vie de l'établissement: conseils de classe et conseils d'établissement (assemblée de parents et des personnels consultée sur certaines décisions dont l'approbation du budget annuel). Les représentants syndicaux sont membres de ces conseils dont les décisions engagent l'avenir...

    La responsabilité du Conseil Régional
    Elle est dissimulée derrière le rideau de feu des mots d'ordre des syndicats. La presse ne précise pas à qui des lettres d'alerte ont été adressées... Pourtant, Luc Chatel a annoncé avoir obtenu des Conseil Général et Régional qu'ils remplissent leurs responsabilités et financent la remise en état qui leur incombe: la clôture d'enceinte. La sécurité commence par là, sinon une armée de surveillants ne pourrait assurer la sécurité. Lire PaSiDupes et la déclaration de Luc Chatel mettant en cause le CR

    A Vitry, la politique utopiste du « lycée ouvert » est remise en cause
    L'immense parc départemental de 36 hectares (ci-dessus), sur lequel est implanté le lycée devait -dans l'esprit soixante-huitard- être idyllique. Aujourd'hui, cet établissement scolaire est pourtant déclaré défavorisé par des journalistes incompétents qui se satisfont d'une seule version des faits et d'un seul descriptif de la situation. Le rêve des pédagogues illuminés et des acteurs institutionnels s'est avéré un handicap dans la circonstance, décrite par l'un des interlocuteurs comme un « milieu urbain et une population scolaire difficiles ».

    Devoir de mémoire

    Lire PaSiDupes sur la situation actuelle
    Et surtout
    les actions de la CGT et du PCF, dans PaSiDupes
    Le CNT n'a d'ailleurs pas oublié les bulldozers: lire encore PaSiDupes
    Ca laisse des traces et la sérénité à l'intérieur des établissements scolaire n'y gagne rien.
    On peut également lire avec profit ce que fait la CGT des travailleurs sans-papiers