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mercredi 5 juillet 2017

Seul un Français sur 4 a apprécié les discours de Macron et Philippe

Les interventions de l'exécutif ne parviennent pas à convaincre les Français

Macron et Philippe parlent en leur nom mais en sont déconnectés

Seulement 25% des Français adhèrent aux propos
 du président
Les bras en tombent aux Français
devant le Congrès et à la déclaration de politique générale du Premier ministre, révèle un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico, publié mercredi.

Lundi devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, Emmanuel Macron a convaincu 26% des personnes interrogées, 42% ne se disant pas convaincues et 32% ne se prononçant pas.

27% des sondés auraient été convaincus par la déclaration de politique générale d'Edouard Philippe mardi devant l'Assemblée nationale, contre 41% qui ne l'ont pas été, 32% ne se prononçant pas.

Le clair-obscur des annonces

Parmi les mesures annoncées, les Français sont à 80% favorables à la baisse de la taxe d'habitation, mais elle est reportée à 2019,

79% approuvent la revalorisation de l'allocation adulte handicapé et du minimum vieillesse, mais son financement reste flouté,

70% applaudissent à la création de 15.000 places de prison, mais sans plus de précisions sur le coût et l'implantation,

Seulement 2% adhèrent au projet de modification du baccalauréat national, l'immense majorité rejetant l'extension d'un contrôle continu inégalitaire,

Une majorité de Français tousse à l'annonce de l'augmentation progressive du prix du paquet de cigarettes à 10 euros, contre 52% qui approuveraient,

51% des sondés céderaient à la pression sur l'obligation annoncée des vaccins pour les enfants recommandés par les autorité de santé, mais presqu'autant hésitent (49%).

Une majorité de 52% redoute une hausse des impôts liée à la politique engagée par le gouvernement, mais les retraités, les personnes âgées - lesquels ont majoritairement voté Macron - et les indépendants renâclent,
10% s'attendant à une baisse et 38% à aucun changement.

Les reculs de Macron

La plupart des réformes fiscales majeures annoncées par le gouvernement d'Emmanuel Macron ont été repoussées d'au moins un an
, à l'exception du basculement des cotisations salariales vers la CSG.
Les uns y voient une conséquence directe de l'audit de la Cour des comptes sur l'état des finances publiques laissés par François Hollande à son successeur.

Les autres dénoncent une manoeuvre de l'exécutif, en connivence avec la Cour des Comptes, pour fournir à Macron les prétextes pour repousser d'au moins un an toutes les mesures les plus coûteuses - et les plus ambitieuses - telle la réforme de l'ISF ou la transformation du CICE, ainsi que la réforme de la taxe d'habitation...
Attendue pour 2018, la réforme de l'impôt sur la fortune (ISF), destinée à encourager l'investissement dans les entreprises, ne sera effective qu'en 2019. Si jamais. Elle "sera votée dès cette année, dans la loi de finances pour 2018, et entrera en vigueur en 2019", a ainsi déclaré le chef du gouvernement lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale. Même chose pour le CICE, dont la transformation en baisses de charges pérennes, n'entrera finalement en vigueur qu'en 2019.
La
réforme de la taxe d'habitation est repoussée à 2022 et l'exonération des heures supplémentaires n'a pas été évoquée...
Les résultats du sondage auraient dû être pires
Les sondeurs n'ont pu recueillir les appréciations des Français sur plusieurs promesses de campagne capitales que Emmanuel Macron a occultées et sacrifiées sur l'autel de l'austérité budgétaire : sans être officiellement éradiquée définitivement, l'exonération de la taxe d'habitation pour 80% des ménages -d'un coût de plus de 10 milliards d'euros par an - est mise en sommeil jusqu'à la fin du quinquennat, au détriment de leur pouvoir d'achat. 
L'exonération des heures supplémentaires n'a pas été évoquée non plus...

Sondage réalisé en ligne le 4 juillet auprès d'un échantillon de 978 personnes, représentatif des Français de 18 ans et plus (méthode des quotas).

mercredi 22 juillet 2015

Paquet neutre de cigarettes: les buralistes rejettent le projet morbide de Marisol Touraine

"Les buralistes attaquent le PS." Tweet ? Non, BFMTV !

Les buralistes poursuivent leurs actions contre le paquet de cigarettes neutre

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui veut les voir arriver dans leurs rayons en mai 2016, condamne leurs commerces à mort. En mars dernier, les buralistes ont déjà baissé leurs rideaux en protestation contre le paquet de cigarettes neutre et ils ont encore manifesté ce mardi à Paris contre le projet de loi santé : ils dénoncent l'arrivée, à la mi-2016 du paquet de cigarettes neutre.
Arme anti-marketing, le paquet neutre est un paquet standardisé, sans logo. Il a pour objectif majeur d'éviter l'entrée des jeunes dans le tabagisme.

Plusieurs centaines de buralistes manifestent devant le Sénat à Paris

Ces buralistes en colère ont été tenus à distance du Sénat mercredi mais se sont rassemblés à proximité pour protester contre le projet de paquet de cigarettes neutre, en cours d'examen au Parlement et que la France compte imposer à compter de mai 2016.
La commission des affaires sociales du Sénat examine à partir de mercredi le texte qui introduit le paquet neutre dans le projet de loi de Santé, adopté en première lecture à l'Assemblée en avril.

A grand renfort de sifflets, fumigènes, pétards et cornes de brume, les représentants des fédérations des buralistes ont brandi des pancartes devant le Sénat: "Qui veut la disparition des buralistes ?", "Commerces de proximité en danger" ou encore : "Buralistes en colère".

Buralistes lors d'une action en novembre 2014 à la frontière allemande 
Avec le paquet neutre, la confédération des buralistes redoute que les fumeurs désertent leurs commerces et donc l'augmentation du marché parallèle, qui représente déjà 26,3% de la consommation dans l'Hexagone.

"Nous demandons aux sénateurs d'appliquer la directive européenne", qui prévoit d'accroître la taille des avertissements sanitaires sur les paquets, "mais pas plus", a déclaré Pascal Montredon, président de la confédération des buralistes. "Marisol Touraine se trompe de cible. Il y a plus de 1.100 buralistes qui ont fermé leurs portes l'année dernière. Ce n'est pas parce qu'il n'y aura plus de buralistes qu'il n'y aura plus de fumeurs", a-t-il argumenté.

Le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne (LR) a annoncé le dépôt d'un amendement 
Sur une tribune devant les buralistes, l'élu de l'Yonne voudrait supprimer le paquet neutre, qui sera examiné mercredi après-midi.
"Les buralistes, ce sont souvent le dernier commerce en milieu rural. Grâce à eux, les villages de 200, 300, 500 habitants ont accès aux services publics, à la Poste. Nous avons aussi besoin d'eux pour que le tabac ne soit pas distribué par des filières clandestines", a-t-il expliqué.

"Il faut arrêter d'infantiliser les gens. D'un côté, l'Etat nous prend de l'argent, de l'autre on nous explique que ce n'est pas bien", dénonce de son côté Myriam, élue de la fédération du Rhône.

Le cortège a ensuite rejoint l'entrée du palais du Luxembourg pour un rassemblement au départ de la place Edmond Rostand. Au passage, les manifestants ont déversé place de la Sorbonne des pétitions de soutien en leur faveur recueillies en 2013.
Ils sont ensuite passés devant un bureau de tabac "neutre", à la façade recouverte d'avertissements sanitaires et ne proposant à la vente que des paquets neutres.

Depuis plusieurs jours, les buralistes multiplient les actions de protestation dans plusieurs régions.
Ainsi ont-ils neutralisé des radars en Corrèze, Gironde, Midi-Pyrénées, Alsace et Lorraine, en les recouvrant de sacs poubelles.

Ce mercredi, ils ont déversé plusieurs tonnes de carottes devant le siège parisien du Parti Socialiste

Plus tôt dans la matinée en référence à l'enseigne rouge des débits de tabac, "quatre tonnes de carottes" ont été déversées devant le siège du Parti socialiste, rue de Solférino.

vendredi 7 novembre 2014

Grogne des buralistes contre la hausse des taxes et les sanctions visant les fumeurs

L'harmonisation des prix européens serait favorable aux Français, défavorable à l'Etat

C'est au tour des buralistes de faire part de leurs inquiétudes
,
après les ouvriers de la SEITA, ancienne entreprise publique privatisée en 1995, qui avaient finalement accepté de signer un accord pour un plan social le 15 octobre. 

Taxes sur les cigares et cigarillos, projet de paquet neutre pour 2016, nouvelle hausse de prix en janvier, augmentation du marché parallèle: les buralistes, accablés et en colère, ont manifesté mercredi 5 novembre devant le Sénat à Paris pour interpeller les pouvoirs publics, avant leur congrès national jeudi, qui s'annonce musclé. "La manifestation de Tulle lundi, qui a réuni 400 à 500 manifestants buralistes était une première opération avant une montée en puissance au niveau régional et national dans les jours et les semaines à venir", avait prévenu Pascal Montredon, président de la confédération. Ils ont bloqué les accès de la ville sur six points différents. Toutefois, les barrages étaient filtrants, avec possibilité de passage toutes les dix minutes. (lien RTL)
Venus de Corrèze et d'une douzaine de départements du Limousin, d'Auvergne ou d'Aquitaine, ils ont tenté lundi de sensibiliser le gouvernement à leur "ras-le-bol" contre le projet de paquet générique devant voir le jour en 2016 en France et la hausse des prix du tabac prévue au 1er janvier (la quatrième en deux ans), deux mesures qui, selon eux, "menacent directement l'existence de leur profession".
Le gouvernement a proposé d'ajouter des sanctions aux sanctions en sanctionnant les acheteurs de cigarettes sur internet, à l'occasion du congrès national des buralistes, très remontés après de récentes mesures anti-tabac.
Le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert était attendu de pied ferme à leur sommet annuel de deux jours à Paris et ne s'"attendai(t) pas à une réception gracieuse", connaissant la "colère" de buralistes " très remontés contre le manque de concertation avec le gouvernement", met en garde Pascal Montredon. En octobre, ils s'étaient en effet déjà déclarés "excédés et accablés" par les diverses mesures du gouvernement "contre leur profession". "Depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, nous sommes remontés contre une politique de santé spectacle qui ne fait qu'accroître le marché parallèle", souligne le représentant de la profession.

Mercredi, la fédération des buralistes d'Ile-de-France appelait à son tour à manifester

lls se sont massés devant le Sénat
La commission des affaires sociales examinait le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). "Nous serons devant le Sénat pour dénoncer la probable disparition des cigares et cigarillos du marché français, suite à un amendement adopté à l'Assemblée Nationale", avait annoncé la confédération.

Le cannabis, oui; le tabac, non !
Porté par l'ancienne ministre, Michèle Delaunay (PS), et cosigné par des socialistes vertueux et des  censeurs écologistes, cet amendement  a été voté le 23 octobre, contre l'avis du secrétaire d'Etat Eckert. "Si cet amendement, qui vise à multiplier par 2,5 les prix de ces produits, est appliqué, c'est une activité complémentaire pour les buralistes qui va disparaître", avait fait valoir - en vain -  Pascal Montredon, appelant les sénateurs à supprimer cet amendement.

"L'an dernier, 722 bureaux de tabac ont mis la clé sous la porte. En 2014, ils seront 1.000, soit 2.500 emplois qui vont disparaître en raison de la concurrence déloyale faite par les ventes transfrontalières dans les pays limitrophes où le prix du tabac est moins élevé, et le marché parallèle", regrette P. Montredon, pour qui "l'Etat est en train de (les) lâcher". Plusieurs études estiment à 20% au moins, la part des cigarettes fumées en France et achetées hors du réseau officiel des buralistes.
Le marché des cigarettes en France a légèrement ralenti sa chute sur un an à fin septembre, enregistrant une baisse de 5,7% en volume, inférieure à celle de 6,7% enregistrée au premier semestre. Ce marché continue néanmoins de dévisser après avoir enregistré sur l'année 2013 un recul de 1,5% en valeur, et de 7,6% en volume. Le commerce du tabac relève du monopole des buralistes, mais au moins une cigarette fumée sur cinq n'a pas été achetée dans le réseau officiel et échappe donc aux taxes françaises.

Les sanctions contre les acheteurs visent à renforcer la lutte contre le marché parallèle du tabac, notamment sur internet où la vente de ces produits est déjà interdite. 
"Le service spécialisé 'Cyberdouane' procède à une veille permanente sur la toile permettant l'identification des sites litigieux", s'est défendu Eckert, au milieu des huées de plusieurs centaines de buralistes qui, à son arrivée, portaient tous un masque blanc pour dénoncer l'adoption du paquet de cigarettes neutre par la France.
"Mais je veux aller plus loin. Dans le cadre de la nouvelle directive tabac, nous avons obtenu de nos partenaires que chaque Etat membre puisse interdire les ventes à distance, notamment par Internet. Pour permettre aux Etats de faire respecter cette interdiction, les détaillants implantés dans des pays où la vente à distance est possible seront tenus de s'enregistrer auprès des autorités, et une obligation de coopération entre Etats-membres est instaurée", a promis le secrétaire d'Etat, tentant de se faire entendre dans une salle très bruyante et agitée.
Il a ensuite raconté qu'il souhaite  "s'appuyer sur ces textes pour mettre en oeuvre un véritable plan d'action cohérent, réaliste et efficace contre la vente illicite de tabac via internet". D'abord, "le premier axe de ce plan prendra la forme d'une évolution législative que le gouvernement entend faire adopter d'ici la fin de l'année au Parlement, pour interdire non seulement la vente de tabac à distance, mais également son acquisition et son importation lorsque la vente est transfrontalière", a certifié Eckert.

L'objectif du gouvernement Valls est de"déployer un régime de sanctions dissuasives pour les acheteurs
notamment pour les cas de fraude en bande organisée, et d'autre part d'améliorer considérablement l'efficacité des dispositifs de contrôle, par une saisie immédiate de la marchandise", a-t-il promis.
Ces contrôles -"deuxième axe" du projet gouvernemental- "reposent sur un partenariat avec les opérateurs de fret postal (...) qui devront dénoncer les destinataires de colis suspects. Les douanes transmettront premièrement à ces opérateurs une liste exhaustive de sites de vente de tabac sur internet, qu'ils soient implantés à l'extérieur ou à l'intérieur de l'Union européenne, avec lesquels les entreprises de fret mèneront un travail préventif consistant à cesser toute prestation de livraison de tabac vers la France", a-t-il expliqué. 
Un fichage, enfin. "Les services douaniers transmettront à ces opérateurs une liste complémentaire de destinataires identifiés comme de gros acquéreurs de tabac prohibé sur internet, et qui permettra aux transporteurs d?isoler des colis pour permettre un contrôle ciblé et efficace des douanes".

Eckert a réaffirmé que "la vente du tabac, c'est le monopole des buralistes". "Nous y sommes attachés; personne ne veut y revenir".
Il a noté que ces ventes illégales et "insupportables" "mettent à mal l'équilibre du réseau et privent au passage l'Etat français d'un certain nombre de recettes".