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mercredi 24 juillet 2019

Schiappa n'est pas Rugy : elle marche "à la nouille instantanée" !

La "mère la vertu" raconte qu'elle mange des "nouilles instantanées" en "dîner de travail"

La France est pliée en deux, mais les producteurs de pâtes menacent de porter plainte contre Schiappa !

Soi-disant blanchi, mais en interne, par le gouvernement et les députés de la majorité, puisque le Paquet laisse filer les affaires,
Rugy dénonce le pluralisme de la presse. 
Le n°2 déchu du gouvernement  pointe en effet le "journalisme de diffamation" pratiqué par Mediapart, mais l'ex-collègue du ministre d'Etat démissionné par l'Elysée juge qu’ "on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre".

Dans les deux camps, l’heure est à la contre-attaque. 
Politiquement blanchi par ses semblables - l'Assemblée qu'il a présidée et le gouvernement auquel il a appartenu - le ministre poussé à la démission  tente désormais de blanchir son honneur souillé et se dit déterminé à prendre sa revanche sur ceux qui ont précipité sa chute. 

Rugy ne considère-t-il donc pas que les conclusions des deux enquêtes portant sur "les affaires Rugy" sont crédibles?   
Accueilli dès mardi sur le service public au 20h00 de France 2, l’écologiste déchu s'en est violemment pris (pléonasme usuel dans les media) au "journalisme de diffamation", soutenant qu' "il n’y aurait jamais dû y avoir d’affaire Rugy. Et aujourd’hui, en revanche, c’est sûr, il y aura une affaire Mediapart". 

Mais tous les membres du gouvernement ne partagent pas ce satisfecit de leur ancien collègue.
Il ne suffisait pas que Rugy assurât qu'il est allergique aux crustacés, cas unique sur la planète entière, il a éprouvé le besoin d'ajouter qu'il "déteste le caviar" : parce que russe ?
VOIR et ENTENDRE Rugy sur BFMTV vendredi 12 juillet niant son train de vie fastueux dénoncé par l'opinion. "Je déteste le caviar" :  Rugy aux abois se défend comme il peut  (pub imposéee !):

Celle qui arbore au gouvernement des anneaux en soutien à la "romanichelle de l'ENA", Nathalie Loiseau, s'est démarquée de l'aristocratie au pouvoir.

Mercredi, au micro de RTL, Marlène Schiappa s’est désolidarisée de l’ex-ministre. "Je comprends très bien que François de Rugy se sente harcelé et dénonce, de son point de vue, une tentative de démolition", a commenté la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les genres en tous genres. "Mais je pense qu’il faut prendre de la hauteur, et prendre le point de vue du journaliste d’enquête qui fait son travail. Je crois qu’on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre», a-t-elle insisté.

Sur la question de la transparence, la commère du gouvernement qui se prend pour son porte-parole a eu le sentiment que la vie des membres du gouvernement "fait l’objet de beaucoup de mythes". Mais elle ne pensait pas à leur compétence proportionnelle à leur aplomb. 

Elle a tenu à s'épancher, se confiant sur son propre mode de vie, pensant que sa parole peut éloigner les clichés véhiculés par ces affaires. "La vérité, c’est que lorsque nous faisons un dîner de travail, le soir, nous buvons des carafes d’eau et mangeons des nouilles chinoises instantanées, qui coûtent 1,73€ en supermarché." 
Dommage que la star du parler sans réfléchir fasse la contre-publicité du commerce de proximité...

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Caméra cachée au sous-ministère des genres
Et la blogueuse de poursuivre sur sa vie personnelle, bien qu'elle n'intéresse que les lectrices de Gala et Voici des salles d'attentes de dentistes. "Dans mon appartement de fonction, j’ai un portant à vêtement Ikea à 9€ [aimable allusion à la dépense de 17.000 euros d'argent public consacrée au dressing de la paire Rugy-Servat à l'Assemblée], que j’ai payé moi-même"... 
Image illustrative de l’article Nouilles instantanées
Autre maladresse de Madame Bonino: ce mobilier est fabriqué par une entreprise suédoise qui ne fait pas partie de la zone euro et dont le siège social se trouve aux Pays-Bas, royaume de l’optimisation fiscale...

Affirmant "en même temps" qu’elle ne porte "aucun jugement" sur les travaux réalisés par François de Rugy, elle a ajouté: "Il ne faut pas s’imaginer qu’on a un compte ouvert avec lequel on peut réaliser toutes les dépenses qu’on souhaite réaliser". 
Que ceux et celles qui veulent ouvrir une "cagnotte" de soutien à Schiappa lèvent la main...

VOIR et ENTENDRE
une séance de travail au sous-secrétariat de Miss Marlène Noodles :


 

jeudi 19 octobre 2017

Des centres de villes moyennes se meurent en France

Vierzon, Châtellerault, Carcassonne, Auxerre... parmi les centres-villes sinistrés

Les commerces de proximité ferment les uns après les autres et le phénomène s'aggrave de plus en plus dans les villes moyennes.

Résultat de recherche d'images pour "centres ville sinistres"Un rideau sur quatre est baissé dans le coeur de Vierzon ou Châtellerault. 
Des  travaux d'agrandissement ou des décès de commerçants ne sont pas en cause. Pire encore, raconte le magazine spécialisé LSA, Libre Service Actualités, revue professionnelle hebdomadaire spécialisée dans le commerce, la distribution et la grande consommation, le mouvement ne faiblit pas et les fermetures s'accélèrent. Des boutiques baissent rideau, d'autres migrent en zones périphériques.
Dans les années 80, la rue piétonne du Maréchal-Joffre de Vierzon était très animée. Aujourd'hui,  toujours PCF (depuis 1937), on y compte trente-deux boutiques fermées pour seulement seize ouvertes. Ce même magazine LSA révèle le dernier baromètre Procos, de la Fédération du commerce spécialisé. 

Vierzon et Châtellerault ne sont pas les seules frappées par le phénomène. 
Autres villes qui périclitent : Carcassonne ou Montélimar. Auxerre, PS, c'est un commerce sur cinq qui est fermé. 
On pourrait aussi citer Nevers, dont le maire fut Pierre Bérégovoy (PS) pendant dix ans, Béziers ou encore Cholet et Albi. "Albi, Saint-Brieuc ont perdu 15-20 % de leur offre commerciale de centre-ville. 20 à 25 % pour Perpignan, Béziers, Calais.

Avec 180 magasins fermés en 2016, contre 149 un an plus tôt, le centre-ville de Saint-Brieuc, 45.000 habitants, affiche un nombre record de commerces vides. Près d'une vitrine sur trois a baissé le rideau selon le baromètre exclusif publié par le Journal des entreprises. Avec 31 cellules commerciales vides de plus sur un an en centre-ville, soit la plus forte hausse depuis 2011, la préfecture des Côtes-d'Armor s'enfonce dans la crise.

En fait, les habitants des villes de moins de 100.000 habitants qui ne sont pas un peu touristiques ou en bord de mer n'ont plus de commerces de proximité.

Les causes de l'hémorragie sont identifiées, mais elle continue malgré les cris d'alarme.
Résultat de recherche d'images pour "ouvert 7/7"
Les associations de commerçants crient leur désespoir, mais les élus sont démunis ou insensibles au sujet. Une politique urbaine globale volontariste et transversale est nécessaire pour freiner l'érosion des commerces dans une ville centre et arriver à régénérer l'offre.
Une politique urbaine globale volontariste et transversale est nécessaire pour freiner l'érosion des commerces dans une ville centre et arriver à régénérer l'offre.

Les causes sont plurielles

Les grandes surfaces, installées en périphérie sont pointées. 
Image associéeMais il faut aussi incriminer la désindustrialisation, l'exode des populations, les loyers trop élevés en centre-ville, ou la taxe d'habitation qui fait fuir les locataires.

Des maires négligents ou au budget contraint ne se sont pas préoccupés des implantations commerciales ou ont fait des choix hasardeux. 
Ils se sont souvent laissé tourner la tête par de puissants groupes de la grande distribution qui leur ont fait miroiter des créations d'emplois, quand aucun conflit d'intérêts n'est à déplorer...  
A Dijon, ville du sénateur socialiste François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social de Hollande dans les gouvernements Valls I et II (2014-2015), une grosse enseigne de vêtements pas chers a été installée aux abords de la commune. L'argument est social... mais le centre-ville en a ressenti le contre-coup et les personnes âgées ne trouvent plus à se nourrir et s'habiller.
Certains élus ont aussi négligé l'attractivité des rues, sans  bancs, sans bacs de fleurs et autre mobilier urbain de confort et de bien-être, abandonnant à leur triste sort les commerçants qui tentent de résister, seuls.

Au Mans, la concurrence d'enseignes a fait rage. 
Résultat de recherche d'images pour "magasins fermes"
Pas moins de 25 boutiques sont vides dans la seule rue Nationale, certaines très vétustes, abandonnées depuis plusieurs années. La rue Gambetta, un axe fantôme, a "perdu son dynamisme depuis l'arrivée du tramway, estime une commerçante. Depuis, difficile pour une enseigne de tenir". Dans ce quartier en souffrance, le petit marché du samedi matin a réduit sa surface. Le low cost alimentaire Dia a fermé fin octobre, Le Bouquet Manceau a mis la clé sous la porte. "Le phénomène s'accélère depuis dix ans pour bon nombre d'entre elles, en effet, constate Arnaud Gasnier. 

Une sur-concurrence d'enseignes entraîne fermetures des commerces ou leur 'périphérisation'. Et même, leur absorption dans des aires métropolitaines telles que Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse." Le magasin de décoration L'Ensemblier, place de l'Éperon au Mans, a récemment répondu aux sirènes de la métropole nantaise, à deux heures de route.

La faute au tramway, au stationnement payant contre ouverture 7j/7? 
"C'est une hérésie de penser cela, souligne Arnaud Gasnier. L'accessibilité multimodale (marche, vélo, bus, tramway, automobile...) est toujours favorable au commerce, maintient-il. Le manque de vitalité commerciale du haut de la rue Gambetta n'est pas lié à un hypothétique effet tunnel, mais à son éloignement de l'axe dynamique République-Jacobins et à un manque d'attractivité in situ."


mercredi 22 juillet 2015

Paquet neutre de cigarettes: les buralistes rejettent le projet morbide de Marisol Touraine

"Les buralistes attaquent le PS." Tweet ? Non, BFMTV !

Les buralistes poursuivent leurs actions contre le paquet de cigarettes neutre

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui veut les voir arriver dans leurs rayons en mai 2016, condamne leurs commerces à mort. En mars dernier, les buralistes ont déjà baissé leurs rideaux en protestation contre le paquet de cigarettes neutre et ils ont encore manifesté ce mardi à Paris contre le projet de loi santé : ils dénoncent l'arrivée, à la mi-2016 du paquet de cigarettes neutre.
Arme anti-marketing, le paquet neutre est un paquet standardisé, sans logo. Il a pour objectif majeur d'éviter l'entrée des jeunes dans le tabagisme.

Plusieurs centaines de buralistes manifestent devant le Sénat à Paris

Ces buralistes en colère ont été tenus à distance du Sénat mercredi mais se sont rassemblés à proximité pour protester contre le projet de paquet de cigarettes neutre, en cours d'examen au Parlement et que la France compte imposer à compter de mai 2016.
La commission des affaires sociales du Sénat examine à partir de mercredi le texte qui introduit le paquet neutre dans le projet de loi de Santé, adopté en première lecture à l'Assemblée en avril.

A grand renfort de sifflets, fumigènes, pétards et cornes de brume, les représentants des fédérations des buralistes ont brandi des pancartes devant le Sénat: "Qui veut la disparition des buralistes ?", "Commerces de proximité en danger" ou encore : "Buralistes en colère".

Buralistes lors d'une action en novembre 2014 à la frontière allemande 
Avec le paquet neutre, la confédération des buralistes redoute que les fumeurs désertent leurs commerces et donc l'augmentation du marché parallèle, qui représente déjà 26,3% de la consommation dans l'Hexagone.

"Nous demandons aux sénateurs d'appliquer la directive européenne", qui prévoit d'accroître la taille des avertissements sanitaires sur les paquets, "mais pas plus", a déclaré Pascal Montredon, président de la confédération des buralistes. "Marisol Touraine se trompe de cible. Il y a plus de 1.100 buralistes qui ont fermé leurs portes l'année dernière. Ce n'est pas parce qu'il n'y aura plus de buralistes qu'il n'y aura plus de fumeurs", a-t-il argumenté.

Le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne (LR) a annoncé le dépôt d'un amendement 
Sur une tribune devant les buralistes, l'élu de l'Yonne voudrait supprimer le paquet neutre, qui sera examiné mercredi après-midi.
"Les buralistes, ce sont souvent le dernier commerce en milieu rural. Grâce à eux, les villages de 200, 300, 500 habitants ont accès aux services publics, à la Poste. Nous avons aussi besoin d'eux pour que le tabac ne soit pas distribué par des filières clandestines", a-t-il expliqué.

"Il faut arrêter d'infantiliser les gens. D'un côté, l'Etat nous prend de l'argent, de l'autre on nous explique que ce n'est pas bien", dénonce de son côté Myriam, élue de la fédération du Rhône.

Le cortège a ensuite rejoint l'entrée du palais du Luxembourg pour un rassemblement au départ de la place Edmond Rostand. Au passage, les manifestants ont déversé place de la Sorbonne des pétitions de soutien en leur faveur recueillies en 2013.
Ils sont ensuite passés devant un bureau de tabac "neutre", à la façade recouverte d'avertissements sanitaires et ne proposant à la vente que des paquets neutres.

Depuis plusieurs jours, les buralistes multiplient les actions de protestation dans plusieurs régions.
Ainsi ont-ils neutralisé des radars en Corrèze, Gironde, Midi-Pyrénées, Alsace et Lorraine, en les recouvrant de sacs poubelles.

Ce mercredi, ils ont déversé plusieurs tonnes de carottes devant le siège parisien du Parti Socialiste

Plus tôt dans la matinée en référence à l'enseigne rouge des débits de tabac, "quatre tonnes de carottes" ont été déversées devant le siège du Parti socialiste, rue de Solférino.