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jeudi 2 janvier 2020

Mandat international contre Ghosn

Le Liban a reçu un mandat visant l'ancien patron de Renault-Nissan, qui a quitté le Japon où il était détenu 

Interpol est situé à Lyon, dans le quartier de la Cité internationale.

Résultat de recherche d'images pour "Interpol Lyon"
"Le Parquet général [...] a reçu une notice rouge d'Interpol concernant le dossier Carlos Ghosn", a indiqué jeudi 2 janvier le ministre libanais de la Justice, Albert Sarhane, rapporte l'agence de presse officielle ANI. Au terme d'une évasion rocambolesque, l'ex-patron de Renault-Nissan est en effet arrivé lundi au Liban, où son lieu de résidence reste inconnu. "C'est moi seul qui ai organisé mon départ," a assuré Carlos Ghosn.

Les pays membres et les tribunaux internationaux peuvent demander la publication de "notices rouges".
Interpol - dont le secrétaire général est l'Allemand Jürgen Stock - ne peut déclencher d'autorité ni enquêtes ni poursuites, mais peur donner suite à la demande de "notices rouges" par un Etat et ainsi permettre d'assurer la traque planétaire de criminels recherchés. 
Ces avis de recherche internationaux s'appuient sur des mandats d'arrêt nationaux, dont les informations qu'ils contiennent sont transmises aux autres membres via une base de données sécurisée. 

Le Liban qui n'a pas émis de mandat n'est pas demandeur
 
Carlos Ghosn est entré "légalement" dans le pays, avait aussitôt précisé le Liban, pays de naissance de l'industriel, sauveur de l'entreprise française Renault.

Le Franco-libanais avait utilisé un passeport français et une carte d'identité libanaise, avait révélé une source à la présidence. 
De son côté, la Sûreté générale avait fait savoir que rien n'impose "l'adoption de procédures à son encontre", ni ne "l'expose à des poursuites judiciaires" au Liban. 
Le ministère libanais des Affaires étrangères avait rappelé qu'il n'existe pas non plus d'accords de "coopération judiciaire" ou d'extradition entre le Liban et le Japon.

Carlos Ghosn, qui fut le chef d'entreprise le mieux payé au Japon, y a été arrêté fin 2018. Il fait l'objet de quatre inculpations dans ce pays: deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux autres pour abus de confiance aggravé.

mardi 31 décembre 2019

Depuis le Liban, Ghosn annonce s'être "libéré de l'injustice" au Japon

Ghosn, arrivé "légalement" à Beyrouth, selon les autorités libanaises, Libération parle en revanche de "fuite rocambolesque"

L’ex-patron franco-libanais de Renault-Nissan - et sauveteur de l'entreprise Renault - a rejoint le Liban

Résultat de recherche d'images pour "GHOSN Macron"Une opération "digne de James Bond", selon le quotidien français, menée par celui qui était assigné à résidence à Tokyo depuis sa libération sous caution le 24 avril 2019.  C’est ainsi, selon un proche - que Libération ne nomme pas - du dossier, que "Carlos Ghosn a fui le Japon" pour gagner le Liban, où il a atterri, dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 décembre 2019, à bord d’un jet privé qui avait décollé, quelques heures plus tôt, de la Turquie voisine.

L’ancien dirigeant de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est avec son épouse, Carole, et loge dans une maison protégée par plusieurs gardes. Un répit après un "voyage rocambolesque depuis Tokyo" où il était assigné à résidence depuis sa libération sous caution, après un total de cent trente jours de garde à vue et de détention provisoire, et dans l’attente de son procès pour diverses malversations financières présumées. Les conditions de sa résidence lui interdisaient de voyager à l’étranger.

Au Japon, Carlos Ghosn habitait dans une maison du quartier chic de Hiroo, dans le centre de Tokyo. Il semble que la surveillance n’était pas des plus strictes, même si elle était assurée par la police, le bureau des procureurs et, à titre privé, par Nissan.

Selon les informations livrées par Libération, l’homme d’affaires a échappé à la surveillance pour gagner un aéroport discret de l’Archipel, où l’attendait un avion privé. Il serait entré au Liban avec une simple pièce d’identité. Ressortissant libanais, il n’a pas besoin de passeport pour franchir l’immigration.

La rumeur circule d’un départ sous une fausse identité

De fait, selon une source citée par la chaîne publique japonaise NHK, une vérification des données des services d’immigration montre qu’il n’y a eu aucune sortie du territoire sous le nom de Carlos Ghosn. Une information qui alimente la rumeur d’un départ sous une fausse identité.

Elle soulève la question de l’existence d’un vrai-faux passeport. Les autorités japonaises auraient interrogé l’ambassade du Liban à ce sujet. Refusant de commenter officiellement, la représentation diplomatique aurait toutefois démenti. Il semble improbable que Beyrouth coure le risque de se mettre Tokyo à dos.  

L’opération aurait été manigancée par Carole Ghosn, toujours selon la presse française, du seul fait qu'elle accompagnait son époux dans l’avion arrivé à Beyrouth. 
C. Ghosn aurait préparé cette "évasion" avec ses demi-frères – issus du remariage de sa mère avec le membre d’une modeste famille sunnite du nord du Liban –, qui ont d’excellentes relations en Turquie. Or, depuis son mariage avec Carlos Ghosn, elle dispose, à titre personnel, d’importants moyens financiers.

La France soutient le Japon contre son ressortissant par nécessité de ne pas fragiliser ITER

Résultat de recherche d'images pour "GHOSN Macron"Mardi 31 décembre, le principal avocat japonais de Carlos Ghosn s'est dit "abasourdi" par l'annonce de son client arrivé au Liban, alors qu'il partageait la responsabilité des conditions de son assignation à résidence au Japon. "C'est une surprise totale, je suis abasourdi", a déclaré aux media Junichiro Hironaka, qui affirme ne pas avoir été contacté par Carlos Ghosn et avoir appris "par la télévision" que son client était au Liban, malgré quatre inculpations au Japon pour malversations financières.

"Je n'ai pas fui la justice, je me suis libéré de l'injustice". 
Dans un communiqué publié mardi matin, le patron d'industrie s'est justifié. 
"Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité, a-t-il écrit. Je n'ai pas fui la justice, je me suis libéré de l'injustice et de la persécution politique. Je peux enfin communiquer librement avec les media, ce que je ferai dès la semaine prochaine."
Un départ mystérieux. 
La presse qui parle de "fuite" en est pourtant réduite à des hypothèses sur les conditions dans lesquelles Carlos Ghosn a quitté le Japon. Les conditions de liberté de l'ex-PDG de Renault-Nissan précisaient que ses passeports étaient gardés par ses avocats, garants du respect des règles imposées par la justice à son égard. Ses avocats ont confirmé mardi qu'ils avaient toujours ces documents en leur possession. Son assignation à résidence à Tokyo lui laissait la liberté de voyager à l'intérieur du Japon, mais la durée d'absence de son domicile était réglementée.

Carlos Ghosn "n'est pas au-dessus des lois", lâche une secrétaire d'Etat française

Le sommet de l'Etat étant préoccupé par les grèves des transports et dédié à la réponse du  président aux mécontents, la
 secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, 
Agnès Pannier-Runacher, a déclaré que la France ne cautionne pas la "fuite" de l'ex-PDG de Renault-Nissan au Liban. 
Mardi sur France Inter, elle confirme dans un communiqué que la France assurera bien toutefois le soutien consulaire qui est dû à tout citoyen français...

mercredi 24 juillet 2019

Schiappa n'est pas Rugy : elle marche "à la nouille instantanée" !

La "mère la vertu" raconte qu'elle mange des "nouilles instantanées" en "dîner de travail"

La France est pliée en deux, mais les producteurs de pâtes menacent de porter plainte contre Schiappa !

Soi-disant blanchi, mais en interne, par le gouvernement et les députés de la majorité, puisque le Paquet laisse filer les affaires,
Rugy dénonce le pluralisme de la presse. 
Le n°2 déchu du gouvernement  pointe en effet le "journalisme de diffamation" pratiqué par Mediapart, mais l'ex-collègue du ministre d'Etat démissionné par l'Elysée juge qu’ "on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre".

Dans les deux camps, l’heure est à la contre-attaque. 
Politiquement blanchi par ses semblables - l'Assemblée qu'il a présidée et le gouvernement auquel il a appartenu - le ministre poussé à la démission  tente désormais de blanchir son honneur souillé et se dit déterminé à prendre sa revanche sur ceux qui ont précipité sa chute. 

Rugy ne considère-t-il donc pas que les conclusions des deux enquêtes portant sur "les affaires Rugy" sont crédibles?   
Accueilli dès mardi sur le service public au 20h00 de France 2, l’écologiste déchu s'en est violemment pris (pléonasme usuel dans les media) au "journalisme de diffamation", soutenant qu' "il n’y aurait jamais dû y avoir d’affaire Rugy. Et aujourd’hui, en revanche, c’est sûr, il y aura une affaire Mediapart". 

Mais tous les membres du gouvernement ne partagent pas ce satisfecit de leur ancien collègue.
Il ne suffisait pas que Rugy assurât qu'il est allergique aux crustacés, cas unique sur la planète entière, il a éprouvé le besoin d'ajouter qu'il "déteste le caviar" : parce que russe ?
VOIR et ENTENDRE Rugy sur BFMTV vendredi 12 juillet niant son train de vie fastueux dénoncé par l'opinion. "Je déteste le caviar" :  Rugy aux abois se défend comme il peut  (pub imposéee !):

Celle qui arbore au gouvernement des anneaux en soutien à la "romanichelle de l'ENA", Nathalie Loiseau, s'est démarquée de l'aristocratie au pouvoir.

Mercredi, au micro de RTL, Marlène Schiappa s’est désolidarisée de l’ex-ministre. "Je comprends très bien que François de Rugy se sente harcelé et dénonce, de son point de vue, une tentative de démolition", a commenté la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les genres en tous genres. "Mais je pense qu’il faut prendre de la hauteur, et prendre le point de vue du journaliste d’enquête qui fait son travail. Je crois qu’on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre», a-t-elle insisté.

Sur la question de la transparence, la commère du gouvernement qui se prend pour son porte-parole a eu le sentiment que la vie des membres du gouvernement "fait l’objet de beaucoup de mythes". Mais elle ne pensait pas à leur compétence proportionnelle à leur aplomb. 

Elle a tenu à s'épancher, se confiant sur son propre mode de vie, pensant que sa parole peut éloigner les clichés véhiculés par ces affaires. "La vérité, c’est que lorsque nous faisons un dîner de travail, le soir, nous buvons des carafes d’eau et mangeons des nouilles chinoises instantanées, qui coûtent 1,73€ en supermarché." 
Dommage que la star du parler sans réfléchir fasse la contre-publicité du commerce de proximité...

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Caméra cachée au sous-ministère des genres
Et la blogueuse de poursuivre sur sa vie personnelle, bien qu'elle n'intéresse que les lectrices de Gala et Voici des salles d'attentes de dentistes. "Dans mon appartement de fonction, j’ai un portant à vêtement Ikea à 9€ [aimable allusion à la dépense de 17.000 euros d'argent public consacrée au dressing de la paire Rugy-Servat à l'Assemblée], que j’ai payé moi-même"... 
Image illustrative de l’article Nouilles instantanées
Autre maladresse de Madame Bonino: ce mobilier est fabriqué par une entreprise suédoise qui ne fait pas partie de la zone euro et dont le siège social se trouve aux Pays-Bas, royaume de l’optimisation fiscale...

Affirmant "en même temps" qu’elle ne porte "aucun jugement" sur les travaux réalisés par François de Rugy, elle a ajouté: "Il ne faut pas s’imaginer qu’on a un compte ouvert avec lequel on peut réaliser toutes les dépenses qu’on souhaite réaliser". 
Que ceux et celles qui veulent ouvrir une "cagnotte" de soutien à Schiappa lèvent la main...

VOIR et ENTENDRE
une séance de travail au sous-secrétariat de Miss Marlène Noodles :


 

jeudi 7 février 2019

L'Etat actionnaire de Renault a-t-il financé le mariage de Carlos Ghosn au château de Versailles ?

Renault s’interroge sur le financement du mariage de Carlos Ghosn au château de Versailles

Le constructeur automobile envisage de dénoncer au Parquet cet abus de bien social présumé de son ancien patron 

Résultat de recherche d'images pour "Ghosn Versailles"Renault s’interroge sur le financement de la célébration du mariage de l'empereur du Soleil Levant, Carlos Ghosn, au château du roi Soleil à Versailles, le 8 octobre 2016, révèle Le Figaro, mercredi 6 février.
Le constructeur automobile, estimant qu’il pourrait s’agir d’un abus de bien social de la part de son ancien patron, envisage de saisir le Parquet, a précisé une source proche du dossier, confirmant les informations du quotidien.

Résultat de recherche d'images pour "Ghosn Versailles"
Renault a découvert que l’établissement public du château de Versailles avait enregistré la location du Grand Trianon – soit une prestation évaluée à 50.000 euros – comme une contrepartie du contrat de mécénat signé entre les deux partenaires, le 8 juin 2016, indique le quotidien. 
Or, cette réception en grande pompe pour le mariage de Carlos Ghosn avec sa seconde épouse, Carole (Julie Gayet, ci-contre), est un événement privé sans aucun lien avec le mécénat de Renault, ajoute le quotidien.

Cependant, la location a été "offerte par Versailles", indique une facture de la société organisatrice du mariage, ce qui peut laisser supposer que le cadeau a pu être fait à C. Ghosn personnellement, rendant la situation complexe à interpréter.

Investigations lancées par Renault depuis novembre

Résultat de recherche d'images pour "Grand Trianon Ghosn"Ces découvertes ont été faites dans le cadre des investigations lancées par Renault en interne en novembre, peu après l’arrestation de son ancien patron au Japon.
Le 6 février au soir, aucun responsable de Renault n’était joignable pour commenter ces informations. Jusque-là, les investigations chez Renault n’ont mis en évidence aucun manquement attribuable à l’ancien patron. 
Résultat de recherche d'images pour "Grand Trianon Ghosn"
Grand Trianon, Château de Versailles
Carlos Ghosn, emprisonné et inculpé au Japon pour abus de confiance présumé, a démissionné fin janvier de son poste de PDG de Renault. Il avait été démis de la présidence de Nissan et Mitsubishi peu après son arrestation en novembre.

jeudi 17 janvier 2019

Renault: Macron lâche Carlos Ghosn

Fi de la présomption d'innocence, Le Maire lui cherche un successeur

Macron a officiellement lâché le PDG de Renault, Carlos Ghosn, mercredi

Bruno le Maire et Gérald Darmanin avaient récemment rencontré Carlos Ghosn, le 8 novembre lors d'une visite d'Emmanuel Macron à l'usine Renault de Maubeuge.
Macron, Ghosn, Le Maire et Darmanin se congratulant
Deux mois après son arrestation, il a demandé la nomination d'un successeur dans les prochains jours pour prendre la tête du constructeur automobile.
Détenu au Japon depuis le 19 novembre, Carlos Ghosn va ainsi perdre la direction de Renault, Nissan et Mitsubishi : l'Etat français l'a révoqué du poste de président du conseil d'administration dès la fin novembre.
"J'ai toujours indiqué, en rappelant la présomption d'innocence de Carlos Ghosn, que s'il devait être durablement empêché, nous devrions passer à une nouvelle étape. Nous y sommes", a lâché le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sur LCI.

Le Maire a demandé la nomination d'un successeur dans les prochains jours 

Deux mois après son arrestation, l'Etat français, actionnaire principal, recherche la bonne personne pour prendre la tête du constructeur automobile. 
"Dans cette nouvelle étape, nous avons besoin maintenant d'une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault", a ajouté le ministre de l'Economie. "J'ai demandé explicitement, comme actionnaire de référence, que le conseil d'administration de Renault soit convoqué dans les prochains jours", a-t-il aussi indiqué. Alors qu'on lui demandait si cela signifiait que Carlos Ghosn allait être remplacé, il a répondu: "Tout à fait".

Le ministre n'a pas précisé si le nouveau PDG prendrait aussi la tête de l'alliance avec les japonais Nissan et Mitsubishi: "Ce sera au conseil d'administration de lui dire exactement les contours de ses fonctions". 

Le nom du successeur est avancé

Résultat de recherche d'images pour "Jean-Dominique Sénard"
Interrogé sur l'éventuelle candidature de Jean-Dominique Sénard, le président sortant de Michelin dont le nom circule comme possible président non exécutif de Renault, B. Le Maire en a loué les qualités, sans se prononcer pour autant. 
"C'est un grand industriel, un homme qui a une conception sociale de l'entreprise et qui l'a démontré à plusieurs reprises", a-t-il déclaré, soulignant qu'il était aussi "un spécialiste du secteur automobile".

"L'Etat se prononcera sur la base des candidats qui lui seront soumis comme actionnaire de référence," a-t-il toutefois pris soin de souligner.

Scénario le plus souvent évoqué, la direction de Renault pourrait être scindée en deux, avec un président du conseil d'administration, d'un côté, et un directeur général exécutif, de l'autre, le nom de Thierry Bolloré, 64 ans, revenant le plus souvent pour ce dernier poste. 
Nommé il y a un an directeur général délégué du Groupe Renault auprès de Carlos Ghosn, dans le cadre de la gouvernance provisoire mise en place le 20 novembre 2018 après l'arrestation du PDG au Japon, il est un ancien de Michelin et de Faurecia (, équipementier très présent en Asie : Chine et Japon) et vague cousin de Vincent Bolloré.

L'Etat français a dépêché plusieurs émissaires à Tokyo 

Au moment où les tensions affleurent entre Français et Japonais, Le Maire a fermement rejeté une redistribution des participations au sein de l'Alliance, qui est devenue sous la direction de C. Ghosn le premier constructeur mondial, Nissan étant dans le groupe le dominant. "Nous souhaitons la pérennité de l'alliance. La question des participations au sein de l'alliance n'est pas sur la table", a-t-il affirmé. 

L'Etat français est le premier actionnaire de Renault, avec 15,01% du capital (contre 15,00% à Nissan), mais sans droits de vote en assemblée générale. Renault contrôle pour sa part 43% de Nissan, qu'il a sauvé de la faillite il y a près de 20 ans.
Nissan possède par ailleurs 34% de Mitsubishi Motors, dernier venu dans l'alliance née en 1999. 

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Macron a accueilli le futur empereur du Japon,
 à Versailles en septembre 2018
Dans ce contexte chahuté, plusieurs émissaires du gouvernement français dépêchés à Tokyo se sont entretenus mercredi avec des protagonistes du dossier Renault-Nissan, notamment Hiroto Saikawa, directeur général de Nissan, qui devait les rencontrer, une source proche du constructeur japonais.
Participent notamment à ce voyage Martin Vial, directeur général de l'Agence des participations de l'Etat (APE), et Emmanuel Moulin, directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, précise Le Figaro.
Il y a seulement quatre mois, ci-dessus, le président Macron offrait un dîner officiel au futur empereur du Japon, Nahurito, 58 ans, auquel ont participé Brigitte Macron et une centaine d’invités - dont le chanteur Charles Aznavour (décédé quelques jours plus tard, en octobre 2018, à 94 ans) ou l’artisan de l’alliance Renault-Nissan Louis Schweitzer, 76 ans, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius (1984-1986), PDG de Renault (1992-20105) et actuel président d' 'Initiative France', réseau qui regroupe 230 associations destinés à accompagner et à financer les entrepreneurs français. Outre l'alliance avec Nissan en 1999, sa présidence est marquée par la privatisation de Renault en 1996 et la fermeture de l'usine belge de Vilvorde.

Mis en examen, notamment pour abus de confiance, Carlos Ghosn a vu sa demande de libération sous caution de nouveau rejetée mardi et pourrait rester des mois en prison, ce qui rendrait difficile son maintien à la tête de Renault dont il est toujours PDG.
Parmi les dernières accusations de Nissan, le PDG de l'Alliance aurait reçu une rémunération de plus de 7 millions d'euros en 2018 de la part d'une filiale néerlandaise détenue à égalité par Nissan et Mitsubishi (NMBV), sans approbation des patrons de Nissan (H. Saikawa) et Mitsubishi (Osamu Masuko), a révélé une source proche du dossier.

mardi 27 novembre 2018

"Gilets jaunes": Hollande tacle le gouvernement et demande plus de redistribution

L'ancien président préconise le renforcement de l'assistanat de l'"ancien monde"

'Réchauffer un serpent dans son sein', puis le renier

Résultat de recherche d'images pour "nationalismes Macron"
L'ancien président s'en est pris lundi au gouvernement, et notamment au ministre du Budget Gérald Darmanin qui a parlé de "peste brune" à propos des "gilets jaunes".
"Comment peut-on utiliser des mots comme ça ? Ca déconsidère même celui qui l'emploie, ce mot-là, pas ceux qu'il vise", a déclaré l'ancien président de la République sur France Inter.
Sur les Champs-Elysées, "ce ne sont pas des gilets jaunes qui ont manifesté, c'est la peste brune", avait affirmé G. Darmanin, dimanche sur RTL.

Pour François Hollande, les "gilets jaunes" sont le signe d'une "aspiration populaire à être regardés (...), entendus (...), compris". 

Il a en revanche passé sous silence la métaphore de Macron sur la "lèpre nationaliste"
Le 21 juin 2018, lors d'une allocution à Quimper en Bretagne, Emmanuel Macron avait agressé ses voisins italiens, dénonçant la "lèpre qui monte" en Europe, allusion au nationalisme. Le président français s'était emporté contre "le nationalisme qui renaît, la frontière fermée que certains proposent", ainsi que ceux qui "trahissent même l'asile". Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini y a vu des "insultes" à son pays. "Si Macron cessait d'insulter et pratiquait concrètement la générosité qui emplit sa bouche, en accueillant les milliers d'immigrants que l'Italie a accueillis ces dernières années, ce serait mieux pour tout le monde", a riposté, lors d'une visite à Terni, le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, selon l'agence de presse italienne AGI.

Macron met en garde contre la "lèpre nationaliste" et un retour aux années 1930
Macron est "frappé" par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle des années 1930, a-t-il déclaré à Ouest-France, quatre mois plus tard, mercredi 31 octobre 2018. "Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se ré-articuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après Première Guerre mondiale à la crise de 1929", a élucubré le président en campagne des Européennes de mai prochain, dans la crainte d'une contamination, conscient que sa politique implacable puisse être désavouée au profit de l'extrême droite qu'il installe, dans l'opinion, au rang de premier parti d'opposition.

Une leçon de démocratie  qui irrite le Japon.
La comparaison médicale utilisée à plusieurs reprises par Macron a fait réagir un ambassadeur de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Yohei Sasakawa, ambassadeur de bonne volonté de l’OMS pour l’élimination de la lèpre et pour le droit des personnes qui en sont atteintes, a envoyé une lettre au président français regrettant l’utilisation de la "lèpre" comme métaphore négative. 
Il rappelle qu’il lui avait déjà écrit à ce sujet au mois de juin après son discours à Quimper dans lequel il avait déjà parlé d’une "lèpre qui monte" en Europe pour parler du retour du nationalisme. Bis repetita. Cette piqûre de rappel aura-t-elle un effet cette fois-ci? Macron n'entend rien, ni personne.

Le produit des taxes sur les carburants doit être davantage redistribué, 

C'est le conseil du président qui a renoncé à se représenter à l'issue de son quinquennat. Interrogé sur un éventuel abandon par le gouvernement des hausses de taxe prévues en janvier, Hollande a suggéré que l'exécutif se réaligne sur la trajectoire carbone fixée sous son propre quinquennat ou qu'il y ait une "réallocation" des recettes supplémentaires pour accompagner la transition énergétique (chèque énergie, isolation des logements). Un retour à l'"ancien monde" de l'assistanat.

"L'égalité, la justice fiscale, elle n'est pas au rendez-vous. Sur la même ligne que le PCF, Hollande a estimé que ce qui marquera le début de ce quinquennat, c'est la suppression de l'impôt sur la fortune",  qui avait déjà qualifié Emmanuel Macron de "président des très riches" il y a quelques mois.

Le mentor de l'actuel président de la République a invité son successeur à davantage considérer "les corps intermédiaires", et notamment les organisations syndicales.
Il a notamment critiqué le refus du Premier ministre Edouard Philippe de prendre en compte la proposition du patron de la CFDT Laurent Berger de réunir les acteurs sociaux pour construire un "pacte social de la conversion écologique".
"On a la chance d'avoir une proposition qui vient d'un partenaire social [proche du PS] qui est le premier syndicat dans le secteur privé et qui vient vous dire 'est-ce qu'on [ne] peut pas se mettre autour d'une table pour trouver ensemble des solutions ?'. On n'envoie pas le Premier ministre un dimanche soir à la télévision pour repousser d'un revers de main une proposition qui part avec un bon esprit, qui cherche une issue et qui aurait empêché si elle avait été reprise d'avoir une semaine de manifestations, et le samedi assez cruel dont nous avons eu le spectacle sur les Champs-Elysées", a-t-il cinglé.

Dans un communiqué publié le 14 novembre, le Parti socialiste a souhaité un "gel des augmentations des taxes sur le carburant prévues en janvier".

jeudi 22 novembre 2018

Renault-Nissan : Quand le ministre Macron tracassait Ghosn

Renault : le bras de fer Ghosn-Macron

La montée brutale de l’Etat au capital de Renault, cette semaine [d'avril 2015], confirme les tensions entre le patron du constructeur et le ministre de l’Economie.

Un échange de coups de fil dans la soirée du 7 avril. C'est tout ce qu'Emmanuel Macron a accordé à Carlos Ghosn avant de réaliser une incroyable opération économique, politique et financière. Un coup typique de banquier d'affaires pour l'ancien de chez Rotshchild, mais inattendu de la part d'un ministre de l'Economie. Un camouflet pour le tout-puissant patron de Renault de la part de son principal actionnaire.

Le 8 avril au matin, l'Etat s'est offert 14 millions de titres Renault, plus de 4,5% du capital, pour en détenir désormais 19,74%. Il va débourser pour cela entre 814 millions et 1,232 milliard d'euros (selon les différentes options d'achat), un prix fort, alors que le cours de Bourse du constructeur est au plus haut depuis janvier. Personne n'aurait parié sur une manœuvre aussi velléitaire d'Emmanuel Macron. En mars 2014, l'Etat avait déjà sorti 800 millions d'euros pour l'autre fleuron national de l'automobile, le groupe Peugeot-Citroën. Un sauvetage d'urgence qui n'a rien de commun avec ce coup de force. Pis, Emmanuel Macron a toujours martelé son intention de céder des participations de l'Etat, promettant d'engranger de 5 à 10 milliards d'euros. 

La crise couve depuis le 13 mars [2015]
Mettre un milliard sur la table pour Renault n'a jamais fait partie du scénario. Carlos Ghosn a été le premier surpris. Pourtant, depuis le 13 mars, la crise couve avec le tout-puissant patron de l'alliance Renault-Nissan. Ce jour-là, le constructeur rend publiques les résolutions qui seront soumises au vote des actionnaires lors de son assemblée générale, le 30 avril. Notamment celle de ne pas accorder des droits de vote double aux détenteurs d'actions depuis plus de deux ans. Justement ce que le gouvernement entend imposer aux sociétés françaises cotées, une mesure au cœur de la loi de "reconquête de l'économie réelle" du 29 mars 2014, dite loi Florange, qui doit prendre effet lors des AG de ce printemps.

Selon nos sources, lors d'une réunion quelques semaines plus tôt, les deux représentants de l'Etat qui siègent au conseil d'administration de Renault se sont bien opposés à la volonté de Ghosn d'introduire une résolution contre les droits de vote double. Sans succès. L'un d'entre eux est Régis Turrini, le nouveau directeur de l'Agence des participations de l'Etat (APE), qui va justement mener l'opération d'achat de titres Renault pour Bercy. "Le message est clair : on ne se contente pas de regarder passer les trains", assure-t-on au ministère de l'Economie. Avec près de 20 % du capital, l'Etat va pouvoir peser, le 30 avril, pour faire adopter les droits de vote double.

En perte de vitesse face à Nissan

Si les relations n'ont jamais été au beau fixe entre l'exécutif et le plus atypique des patrons français, rien ne laissait présager un tel bras de fer. A l'automne, au Mondial de l'automobile, puis à Sandouville pour l'inauguration d'une nouvelle chaîne de production, le patron et le ministre s'affichaient côte à côte, partageant la même fierté devant les efforts de réindustrialisation de Renault. Carlos Ghosn pensait aussi avoir satisfait son principal actionnaire en annonçant, en février, la création de 1.000 emplois… Las, le Franco-Libano-Brésilien de 61 ans ne parvient pas à dissiper un malaise : Renault recule face à Nissan et sur tous les terrains.

L'Alliance [Renault-Nissan] a été scellée en 1999 pour aider le constructeur japonais à sortir de difficultés financières. Elle a depuis tourné à l'avantage de Nissan. Ce dernier vend aujourd'hui deux fois plus de voitures que la marque au losange et fabrique avec une seule usine dans le nord de l'Angleterre autant de véhicules que Renault dans l'ensemble de ses sites français. Ce rapport de force ne se traduit pas non plus dans la gouvernance du groupe. Renault détient 44 % de son allié alors que Nissan se contente de 15% du français, et n'exerce pas ses droits de vote.

Entre ses amis nippons et l'Etat français, Carlos Ghosn a vite fait de choisir. Financièrement, il trouve son compte dans l'alliance : son double salaire franco-japonais et les primes de performance qui y sont associées en font cette année l'un des patrons les mieux payés de l'industrie automobile mondiale. Il ne cache pas surtout sa volonté de participer à la consolidation annoncée du secteur en procédant à de nouvelles alliances. Objectif avoué, "dépasser General Motors", le concurrent américain qui a vendu l'an dernier 9,9 millions de véhicules, contre 8,5 millions pour l'alliance Renault-Nissan. Et ses ambitions mondiales, Carlos Ghosn a bien du mal à les faire partager à son principal actionnaire, l'Etat… [En la personne du futur "premier de cordée" autoproclamé]

Source: JDD papier - article du 12 avril 2015, modifié, e 20 juin 2017, par Sylvie Andreau

Aujourd'hui, chute de Carlos Ghosn et risque d'OPA, demain, sur une industrie française

La chute de Carlos Ghosn est aussi spectaculaire que minutieusement préparée par ses accusateurs japonais, souligne Natacha Polony dans Marianne. 
Une enquête, côté Nissan, dont rien n'avait fuité chez Renault qui possède pourtant 44% de l'entreprise nipponne, et dont les autorités françaises n'avaient pas été informées, ne serait-ce que pour leur demander des éléments, comme cela se fait généralement en pareil cas, un communiqué prêt à être dégainé et des caméras pour que le retentissement soit planétaire.

Renault est maintenant à la merci d'une OPA
De quoi laisser perplexe, au Quai d'Orsay ou à Bercy, sur cette étrange opération qui pourrait bien coûter son indépendance à Renault. Car la chute brutale du cours de l'action n'est pas sans conséquences. L'entreprise française est désormais à la merci d'une OPA de la part de son partenaire japonais, depuis longtemps agacé de devoir subir la tutelle d'une entreprise devenue moins puissante que lui.

Il nous semble apparemment difficile, à nous autres Français, de concevoir que les autorités judiciaires japonaises travaillent main dans la main avec le Meti, le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, et avec les grands groupes industriels, dans un mouvement que les spécialistes appellent joliment 'cross fertility'.

C'est pourtant un classique. Le modèle américain est, de ce point de vue, un mètre étalon. L'amende record de 1,34 milliard de dollars qui frappe la Société générale, au motif que ses transactions, libellées en dollars, sont soumises au contrôle de la justice américaine et doivent respecter les règles et les embargos fixés par les Etats-Unis, nous rappelle combien la guerre commerciale est avant tout une guerre judiciaire. Le Japon, fidèle allié des Etats-Unis, applique les mêmes méthodes.

Quant à Macron, il cherche des poux à ses chevaliers d'industrie.
Le bras de fer de 2015, entre Emmanuel Macron et Carlos Ghosn a durablement installé de la méfiance entre Paris et Yokohama. L'arrivée de Macron a aussi précipité la défaite de l'adversaire : nous assistons aujourd'hui à l'hallali.

Quel gâchis! Renault, notre champion mondial de l'automobile, notre étendard industriel, est dans de beaux draps. Son PDG, Carlos Ghosn, le plus connu des patrons français, est en garde à vue à Tokyo et traîné dans la boue par les media du monde entier. Il est soupçonné de malversations, voire de conflit d'intérêts.
Les faits sont graves, mais le respect de la présomption d'innocence est de rigueur, en attendant de faire le procès des éventuelles turpitudes financières de Carlos Ghosn, plus tard.

Car l'essentiel est  l'avenir de Renault, de l'avenir de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, et de l'avenir de Renault dans cette Alliance. Or, il y a danger. La situation extraordinaire créée par la chute de Carlos Ghosn au Japon révèle en effet une grande fragilité du côté français: Renault est vulnérable. Et  on le savait bien : Renault et l'Alliance dépendaient trop d'un seul homme, Carlos Ghosn.

Macron obligé aujourd'hui de sauver celui dont il voulait hier la tête

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Il sera allé se montrer
dans toutes monarchies européennes 
Le petit Manu était en visite officiel en Belgique et, pour une fois, Macron n'a pas voulu se prononcer sur le fond de l'affaire Ghosn, au prétexte qu'on ne s'épanche pas à l'étranger sur les affaires intérieures. En dix-huit mois, il a au moins appris ça... Or, les guerres se déclenchent quand l'adversaire est occupé ailleurs. 
Il a donc assuré que l'Etat sera vigilant sur la stabilité du groupe, bla-bla-bli et bla-bla-bla, et tenu à rassurer les salariés et actionnaires du groupe. L'Etat oeuvrera "à la stabilité nécessaire pour l'ensemble des salariés du groupe, auxquels je veux ici dire que l'Etat actionnaire assurera tout son soutien."

Nissan veut mettre rapidement fin aux fonctions de Carlos Ghosn.
Nissan a annoncé lundi qu'il faisait en sorte de mettre fin rapidement aux fonctions de Carlos Ghosn, son président, après avoir découvert qu'il a utilisé de l'argent du groupe automobile japonais à des fins personnelles et a commis d'autres infractions graves. Il occupe, désormais et pour au moins 23 jours, une cellule du centre de détention de Kosuge.
Le constructeur, allié du groupe Renault dont Carlos Ghosn est PDG et l'Etat français est actionnaire, a précisé avoir mené une enquête interne à la suite d'une information dénonçant des pratiques inappropriées de la part de Carlos Ghosn et de l'administrateur Greg Kelly pendant plusieurs mois.Il y a encore quelques jours, Macron ne craignait pas de s’afficher à son côté à Maubeuge lors de son itinérance mémorielle. C'est dire que le président français a été pris par surprise et ne décolère pas.
Le groupe Nissan pourrait lui aussi, faire l'objet de poursuites liées à la remise aux autorités de documents financiers inexacts.

L'Elysée et Le Point envisagent un ..."complot".
"Non seulement la France ne peut pas lâcher l'un des siens, mais, en l'espèce, elle ne peut se permettre d'être naïve au point de ne pas vérifier elle-même que cette arrestation ne cache pas un complot industriel," écrit l'hebdomadaire, à qui on ne la fait pas.
Son numéro deux chez Nissan, Hiroto Saikawa, a rapidement pris les commandes du groupe Nissan et l'a accablé, se disant "indigné" de la conduite de Carlos Ghosn, et blâmant, au passage, le management solitaire de Ghosn, les "dérives" et le "côté obscur" du personnage... Les "nationalistes lépreux" supportaient mal qu'un "citoyen du monde" dirigeât leur entreprise nationale...

La France doit exiger son rapatriement, poursuit le journal de Pinault.
"Ce traitement est intolérable au regard du droit français [il n'a pas encore eu droit à un avocat] . On ne traite pas de la sorte un homme qui, jusqu'ici, n'avait jamais été pris en faute, qui a relevé une boîte (Nissan) à l'agonie pour en faire le leader mondial de la construction automobile."

Le Point sera l'avocat de Ghosn.
"La France ne peut pas laisser tomber Carlos Ghosn et doit exiger son rapatriement, quitte à ce que les enquêteurs nippons poursuivent leurs investigations en France. Le président de la République, Emmanuel Macron, ne peut pas rester indifférent au sort d'un compatriote, même si leurs relations ont été tendues par le passé." 

Que l'on soit bien clair, il ne s'agit nullement de faire obstacle à la justice japonaise, mais, dans cette affaire qui touche aux intérêts industriels de la France, Carlos Ghosn ne peut pas être traité comme un trafiquant de drogue international. S'il a fauté, il paiera cher. Mais c'est à la France de s'assurer qu'il n'est pas victime d'une manipulation nippone. Et elle se doit, dans un premier temps, de le tirer de sa cellule, d'examiner ensuite les charges, et éventuellement de le punir. Les enjeux sont trop importants pour faire aveuglément confiance aux Japonais." Nous sommes en froid avec nos voisins "populistes" européens, et aussi avec Trump. Maintenant les Japonais... 
#BalanceTonNippon ?