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mercredi 3 juillet 2019

Fuite des sujets au bac: la fraude est plus importante qu'annoncée

Faute ou sabotage ?

Treize lycéens, dont six mineurs, ont été interpellés ce mardi

Les candidats non initiés se sont sentis pénalisés pour les accès aux mentions et à l'enseignement supérieur.

Résultat de recherche d'images pour "FUITE AU BAC" La rumeur avait circulé avant le démarrage des épreuves, mais la presse assure qu'elle "s’était répandue comme une traînée de poudre quelques heures à peine après la fin de l’épreuve de mathématiques du bac". Elle concède finalement que "certains candidats étaient en possession des sujets la veille au soir". 
Près d’une semaine et demie après l’épreuve, treize lycéens, dont six sont mineurs, ont été placés en garde à vue à Paris,​ ce mardien Ile-de-France et à Marseille pour "fraude aux examens, abus de confiance et recel de ce délit". Plusieurs perquisitions ont également été menées au domicile des gardés à vue.

Confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne de la police judiciaire parisienne, l'enquête a permis d’établir que les sujets ont principalement été relayés via la messagerie WhatsApp (propriété de Facebook) ou par SMS. 
"Mon client a reçu la veille au soir le sujet de l’épreuve de maths par un ami, alors qu’il n’avait rien demandé", assure Me Daniel Fellous, qui défend un des gardés à vue, lycéen dans un établissement réputé du 15e arrondissement de Paris. Selon le conseil, son client, tout juste majeur, a reconnu au cours de l’audition avoir fait un corrigé de l’épreuve qu’il a transmis à son tour. "Il ignore comment les sujets ont fuité", jure l’avocat. On ignore encore si l’auteur de la fuite a été pris dans le coup de filet de la PJ.

Reste à déterminer quelle est l’ampleur de la fraude

Nul doute qu'elle sera minimisée, qu'il s'agisse de l'accès à l’épreuve ou aux corrigés avant le début de l’épreuve. Le ministère de l’Education qui s’était d'ailleurs refusé à annuler l’épreuve, estima  que les tricheries étaient extrêmement limitées. "Ces suspicions [sic] de fuite concernent une zone géographique limitée : trois à quatre établissements d’Ile-de-France, dans lesquels des candidats auraient reçu par réseaux privés les sujets et non pas par des réseaux sociaux, en amont [!] des épreuves", avait déclaré Jean-Marc Huart, directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education nationale, lors d’un point presse. Et Marseille ?

Les premiers éléments de l'enquête laissent penser que la fraude est plus importante qu’estimée au départ. 
Le ministère de l’Education nationale​ "prend note de l’évolution de l’enquête", mais, pour l’heure, Blanquer ne souhaite pas commenter ces interpellations.

Et si il commentait plutôt les fuites de ses services. 
Qui est à l'origine : un salarié de l'imprimerie, un enseignant, membre de la commission de sélection des sujets ou un ? On ne peut exclure aucune hypothèse, ni même que le ou les auteurs des fuites puissent être des militants de la gauche hostile au bac national. Mais, si on élimine la facilité de désignation d'un "déséquilibré", reste la plus plausible, très prisée de Macron, Castaner ou Darmanin, celle du "facho"...

vendredi 14 avril 2017

Macron voudrait porter atteinte au fonctionnement des méthodes de communication moderne

Macron fait-il marche arrière sur le chiffrement bout en bout ? 

Le chiffrement bout en bout utilisé par WhatsApp, Facebook, Telegram, est depuis quelques jours dans le viseur d'Emmanuel Macron

Le candidat d'En Marche a beaucoup dérangé, jusqu'à ses fans en appelant à une grande conférence de négociations entre Etats et sociétés de l'Internet pour permettre à la police d'accéder aux données chiffrées des utilisateurs de ces réseaux et son directeur de campagne la joue En Marche arrière.  
Le candidat Macron pointe les applications grand public comme WhatsApp, Facebook Messenger ou encore Telegram dont le développement rapide est surtout dû à leur offre de chiffrement des conversations bout en bout. 

Le problème, c'est qu'on est en 2017, et plus précisément en pleine campagne présidentielle. Et que dans le contexte actuel de risque terroriste, la tentation de surenchère sécuritaire est forte parmi les candidats. 
Or, le candidat trentenaire semble être tombé dans le piège : le candidat d'En Marche a ainsi déclaré qu'il souhaite que cette grande conférence de négociations entre Etats et sociétés de l'Internet recherche un moyen d'accéder aux données chiffrées des utilisateurs de ces applications. 

Une proposition irréalisable, pour peu que l'on sache que les clés de chiffrement sont généralement possédées par l'utilisateur. La justice aurait ainsi beau demander à Facebook, Telegram et consorts de déchiffrer les conversations d'utilisateurs qu'elles ne pourraient techniquement pas satisfaire la demande à l'heure actuelle. C'est le principe même du chiffrement qui rend l'idée insensée. 

Deux autres tentations dangereuses 
s'offrent au candidat

D'une part, l'introduction de portes dérobées, comme l'a apparemment fait le FBI avec Windows 10, avec les résultats désastreux que l'on connaît. WhatsApp et Facebook ne devraient pas casser leur chiffrement si Macron était élu.

D'autre part, la découverte d'un moyen de casser ce chiffrement, voire de l'interdire, ce qui au choix fragiliserait la sécurité des communications, ou se révélerait irréalisable, sauf à réduire internet à un espèce d'intranet hexagonal. 

Mardi soir, Mounir Mahjoubi le directeur de campagne de Macron a donc publié une tribune.

ll y revient sur les élucubrations du candidat, pour assurer qu'il n'est finalement pas dans les intentions d'Emmanuel Macron de porter atteinte aux principes de fonctionnement des méthodes de communication moderne basées sur le chiffrement. 
Mais il poursuit en expliquant qu'il faut appliquer aux "opérateurs des obligations de coopération et de traitement des demandes", et aligner le statut des applications à celui des opérateurs de téléphonie, sujet sur lequel est justement en train de plancher la Commission européenne. 
Dans le cadre du chiffrement bout en bout, la trahison consisterait à livrer les métadonnées de l'échange (correspondants, heure des messages, localisation, etc.) sur requête judiciaire. 

La menace est réelle, car non seulement Macron est fermement décidé à contraindre les opérateurs, mais il est déterminé à étendre les pouvoirs des juges. Ce que le directeur de campagne de Macron présente comme une petite nuance n'est pas qu'une simple bourde de campagne. 
En mettant un coup d'arrêt au développement du chiffrement, l'ex-ministre de l'Économie et du ...Numérique de Manuel Valls entend véritablement contrôler nos communications privées,  Macron portant ainsi atteinte à notre liberté fondamentale d'expression et de communication.