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mercredi 7 janvier 2015

Internet et supérette: les détenus sont des coqs en pâte en prison

"La prison n'impressionne plus" que les braves gens

Les produits de la vie courante moins chers dans les prisons

Les détenus paieraient moins cher qu'en supermarché les produits qu'ils achètent en prison. Quand le Nutella est vendu 1,11€ aux détenus, la ménagère moyenne doit débourser aux alentours de 2,30€ en supermarché… et l'administration, elle, paie 3,13€ à son fournisseur! Et l'administration, c'est qui ? Ce n'est ni Hollande, ni Taubira... Plusieurs syndicats dénoncent depuis quelques mois la mauvaise gestion de l'administration pénitentiaire s'agissant de la "cantine", où s'approvisionnent les détenus. "Que les détenus paient moins cher, cela ne nous gêne pas. Le pouvoir d'achat des détenus est aussi plus faible que la moyenne, explique-t-on à la CGT pénitentiaire. Il est en revanche problématique que ce soit l'administration, donc le contribuable, qui paie pour qu'ils profitent de ces réductions".

Les prix des produits vendus en prison ont été harmonisés. Un rapport de la Cour des comptes de juillet 2010 avait pointé les disparités très fortes de prix affichés dans les différents établissements de l'Hexagone. Sur certains produits, comme la canette de Coca-Cola, par exemple, l'écart pouvait atteindre 63%. Pour mettre un terme à ces inégalités, un même prix est désormais pratiqué dans l'ensemble des prisons gérées par l'administration pénitentiaire. "Quand les détenus ont vu le Nutella passer de 3€ à 1€, ils ont halluciné", se souvient Arnaud Gâteau, secrétaire général adjoint de l'Ufap-Unsa. Pour qu'aucun détenu ne constate de hausse de prix, tous ont été alignés vers le bas, si bien que l'administration pénitentiaire vend désormais certains produits à perte. En 2012, le syndicat évaluait à 20 millions d'euros la dépense supplémentaire induite.

L'administration pénitentiaire ne nie pas une perte d'argent sur certains produits. Et avoue même en payer certains plus cher auprès de son fournisseur que dans le commerce. Mais explique compenser par une marge plus importante sur d'autres. «Le compte de commerce consacré à la cantine doit s'équilibrer à la fin de l'année. C'est la première année que nous harmonisons nos prix, et gérons les cantines de façon globale. Nous ne savons donc pas précisément s'il sera ou non en déficit à la fin de l'année. Si c'est le cas, il faudra soit abonder, soit reconduire le déficit, et le corriger l'année suivante», explique Francis Le Gallou, sous-directeur à l'administration publique pénitentiaire. Si déficit il y a, l'administration assure qu'elle reverra sa politique tarifaire l'année suivante, afin de ne pas grever son budget.

Facebook des détenus: après les Baumettes, Nice aussi 

Comme les Marseillais des Baumettes (ci-contre), les prisonniers niçois, ont posté des dizaines de photos, et même des vidéos, sur Facebook.
Depuis les révélations de La Provence, lundi, sur la publication d'une page Facebook alimentée par les prisonniers des Baumettes, la polémique est vive sur ce qu'il se passe derrière les barreaux. Depuis leurs cellules, certains détenus diffusent sur les réseaux sociaux des clichés sur lesquels ils paradent, exhibant argent liquide et produits illicites.
Pendant la semaine des fêtes de Noël, elle a notamment été abreuvée de dizaines de photos montrant des détenus, tout sourire, s'exhibant à grands renforts de "selfies", dans leurs cellules, dans les coursives et dans la cour. On les voit aussi manipuler des liasses de billets, et des téléphones.
Alors que cette page a été découverte, la direction des Baumettes l'a fait supprimer le 31 décembre. Les syndicats crient au manque de personnels, et Force Ouvrière évoque carrément "une prison devenue un centre de vacances".  Pour Jacques, le père d'un jeune détenu des Baumettes, "c'est le Club Med. A l'intérieur, vous êtes logé, nourri. Le plus dur, c'est quand on rentre. Une fois que vous êtes dedans, que vous êtes bien imprégné, vous avez tout ce que vous voulez."
Image d'Epinal
En fait, plusieurs syndicats de surveillants se donnent des excuses, dénonçant une "dérive inquiétante". Il manque 50 surveillants aux Baumettes. Mais pour Karim, qui vient visiter son frère incarcéré, il y existe des complicités. "Cela veut dire que (les surveillants) ne font pas leur boulot correctement. S'il y a de la drogue et des couteaux, c'est la jungle", regrette-t-il. "Comment les détenus peuvent-ils faire entrer tout ces produits et objets ? "Les parloirs, les gardiens, ils ont des complices et ça fait rentrer des trucs. Pas gratuitement, c'est sur", élude ce proche de détenu. "C'est une mascarade, du grand n'importe quoi. Pendant que certains se marrent et d'autres qui pleurent".
David Cucchietti, le délégué CGT des surveillants des Baumettes, dresse un constat d'impuissance. "Cela prouve que nous, personnels de surveillance, n'avons plus la main mise sur la détention. Ce n'est pas possible", s'indigne-t-il au micro d'Europe 1. "Là, les détenus sont quasiment livrés à eux-mêmes. Avec les armes que nous avons trouvé, les couteaux, les téléphones, la drogue… Qu'est ce que vous voulez que l'on fasse ? On a des cellules surchargées de 2x9m2 : c'est un entrepôt qu'il y a dedans. Donc on fait des fouilles, mais avec les moyens que l'on a", poursuit le syndicaliste.
Face à ces révélations, le syndicat pénitentiaire des surveillants non gradés (SPS) réclame quant à lui "une fouille générale du centre pénitentiaire de Marseille; l'apport d'effectifs de surveillants [...] et le désencombrement des cellules en détention." Le représentant du syndicat aux Baumettes, Jérémy Joly, signale que "de plus en plus de téléphones portables, d'armes blanches et de stupéfiants sont trouvés" lors des fouilles. L'été dernier, pas moins de 30 couteaux avaient ainsi été retrouvés en un week-end.

C'est une galerie de portraits en forme de défiance à l'administration pénitentiaire.
Des détenus qui posent en cellule ou dans la cour de promenade avec des billets de 50 euros pleins les mains, exhibant des morceaux de "shit" (résine de cannabis) ou en train de fumer la chicha. Des photos de groupe et des selfies tout sourire, version boys band. 

Après Marseille, une nouvelle page Facebook a été découverte à Nice.
Dans les douches ou la salle de musculation, en boxer ou en caleçon, muscles dessinés, et parfois même un joint à la bouche, les prisonniers de la maison d’arrêt de Nice se pavanent et prennent la pose. Au total, près d’une quinzaine se sont échangés des commentaires et ont "liké" leurs clichés mis en ligne, a rapporté Nice-Matin. Un compte Facebook similaire à celui des détenus marseillais, "MDR o Baumettes" (comprendre "mort de rire aux Baumettes") supprimé par l'administration pénitentiaire le 31 décembre dernier, non sans avoir récolté près de 4.800 "likes" de fans.
Une vidéo pour le Nouvel An... Et les détenus niçois ne se sont pas arrêtés là : l’un d’entre eux a même publié une vidéo enregistrée lors du réveillon du 31 décembre. Dans une rue adjacente au centre pénitentiaire, on voit ses proches tirer un feu d’artifice pour fêter la nouvelle année.
Effaré, le maire UMP de la ville, Christian Estrosi, a déclaré sur Twitter être "scandalisé" par la publication de ces photos sur les réseaux sociaux et "demande des comptes à Christiane Taubira", la garde des Sceaux. "Comment peut-on être un détenu et consommer de la drogue en toute impunité? Comment peut-on être détenu et disposer à sa guise des réseaux sociaux? J'avoue ma totale incompréhension et ma révolte", s’est indigné l’édile auprès du quotidien local Nice-Matin.
A Nice comme à Marseille, dotés de forfaits de téléphones portables, ces détenus se photographient entre eux ou façon 'selfie'. Provocation ultime et sentiment d'impunité, la vidéo du feu d'artifice est disponible sur les réseaux sociaux. Une façon pour les détenus de braver l'interdit, les téléphones portables n'étant pas autorisés en prison... "Cette forme de réaction est une opposition au milieu carcéral à la société. C'est une posture", analyse pour BFMTV Marie Crétenot avec l'indulgence qui sied aux humanistes de l'Observatoire international des prisons.

Si l'affaire des Baumettes laisse le PS indifférent, elle a également fait bondir le FN, qui a dénoncé "une page Facebook de la honte", mardi matin dans un communiqué. "Il est inadmissible que par violation répétée du réglement intérieur, les conditions de vie en prison deviennent, sous certains aspects, plus faciles que pour le commun des Français", estime le Front national.

Comment a-t-on pu publier de telles photos? 
Les téléphones portables sont interdits en prison. Alors ?
Pour Philippe Perron, le directeur interrégional de l'administration pénitentiaire, la page "MDR o Baumettes" avait été publiée depuis "l'extérieur" du centre pénitentiaire marseillais, avec des clichés "remontés de l'établissement". L'auteur, qui n'a pas été identifié, avait suspendu la page "dès que ça a commencé à se savoir". "On a tout de suite pris des dispositions après la découverte de cette page Facebook en ouvrant une enquête administrative et en saisissant le procureur de Marseille", avait-il indiqué. Par ailleurs, des "fouilles sectorielles" avaient été lancées auprès des détenus visibles sur les photos, et avaient déjà permis "de retrouver certains des objets présentés". 

Aucune précision n'est fournie sur les mesures disciplinaires envisagées par l'administration pénitentiaire... 
En février 2013, le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL, les établissements pénitentiaires et centres de rétention, auxquels il souhaiterait voir ajoutés les EHPAD, établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, qui peuvent parfois intégrer certaines personnes "à l'insu de leur plein gré"), Jean-Marie Delarue, avait rendu un rapport annuel ébouriffant ! Il y déplorait l'absence d'amélioration des conditions de détention... 
Le moment est-il bien choisi pour pointer du doigt l'enfermement des "enfants" et pour faire campagne pour l'autorisation du téléphone portable dans les prisons? Les bonnes âmes nous expliqueront que si internet est déjà disponible, pourquoi pas les téléphones. Et le cannabis.

vendredi 12 décembre 2014

Festival de Cannes: les équipes des Guignols de l'info transportaient de la drogue

Le journaliste Philippe Vandel révèle par quel stratagème

Les équipes des Guignols de l'info transportaient de la drogue pendant le Festival de Cannes

Philippe Vandel a commis la boulette de révéler les coulisses de Canal+, évoquant la technique utilisée par la chaîne socialiste payante pour transporter de la drogue au festival de Cannes.

Au cours de l'émission La Médiasphère sur LCI, Julien Arnaud a voulu avoir le coeur net sur la rumeur qui circule dans le milieu et a demandé à son invité, auteur du récent Les Pourquoi interdits au -18 ans : 
"Est-ce que c'est vrai, Philippe Vandel, qu'à une certaine époque, on transportait du shit dans les marionnettes des Guignols pour aller au festival de Cannes?" Un peu embarrassé par la question frontale, le journaliste s'amuse d'abord et confirme la rumeur: "C'est vrai et c'est faux!"

Philippe Vandel raconte alors: "C'est une histoire extraordinaire que je n'ai jamais racontée. (...) Un jour, ils ont transporté une boulette de shit énorme. Pour aller à Cannes, il y avait des semi-remorques avec du matériel. Ils l'ont cachée dans la tête de la marionnette de Jacques Chirac qui était président!"

Comment buzzer, quand on est Canal + et qu'on se défend d'être Closer

Le journaliste révèle alors pourquoi cette marionnette plutôt qu'une autre. "Parce que s'ils se faisaient attraper par la police, le titre aurait été: Un kilo et demi de shit dans la tête à Chirac." La marionnette de Jacques Chirac n'aura donc pas servi qu'à "manger des pommes"...

VOIR et ENTENDRE la révélation de Philippe Vandel:

Et pourquoi pas la tête de Jospin, son Premier ministre socialiste ?
Maintenant, allez savoir pourquoi les drogués de la presse militent pour la dépénalisation du cannabis et sa vente libre!

dimanche 11 novembre 2012

La grève de la faim du maire EELV divise le gouvernement

Le chantage du maire de Seine-Saint-Denis 
GATIGNON en grosses lettres,
Sevran, en petites...

Le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, a choisi les vacances de la Toussaint pour entamer vendredi une grève de la faim depuis vendredi programmée pour  trois jours. Il veut réclamer une plus grande aide de l'Etat pour sa commune. Cet ancien collaborateur des députés communistes Guy Hermier (13) et François Asensi   (Seine-Saint-Denis, 93) réclame une augmentation de la Dotation de solidarité urbaine (DSU), que verse l'Etat aux communes. 

Or, la commune de Sevran a souscrit les fameux "emprunts toxiques" entre 1995 et 2009.
Claude Bartolone a révélé que des milliers d'autres collectivités locales et établissements publics (hôpitaux, syndicats d’économie mixte, etc).  Avec la crise, le député Bartolone, en tant que président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, découvre en 2008 que son département, sous la direction des communistes, s’était gavé de prêts proposés par la banque Dexia. Les emprunts toxiques, qui courent jusqu’en 2025 ou 2030, n’ont pas fini de pourrir la vie des contribuables, sur qui pèse une double menace : l’augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics. 
Alors, le maire EELV, parachuté à Sevran comme fils du maire-adjoint communiste de Montreuil, se mord les doigts d'avoir mangé au râtelier de Dexia et médiatise maintenant sa colère en se lançant dans le "stand up." 

En rupture avec le Parti communiste, ce proche de Daniel Cohn-Bendit se rallie à EELV en 2009 et se prononce en faveur de la légalisation du cannabis pour, selon lui, enrayer le trafic de drogue, la circulation d’armes à feu et les violences qui en résultent, notamment en banlieue, malgré la politique de prévention chère à la gauche. 
A la suite de violences urbaines de 2005 et aux règlements de compte dans un quartier populaire de Sevran où on tire aux abords d’une école maternelle, cet homme de spectacle attire une nouvelle fois l’attention des autorités avec la formule suivante : "Il faut des casques bleus pour rétablir la paix à Sevran ! " À la suite de quoi, il obtient du Ministère de l’Intérieur, une présence renforcée de CRS dans la ville de Sevran.

Et il récidive en 2012.

Le lundi 22 octobre 2012, sous peine de "mettre la clé sous la porte", Gatignon, a mis le couteau sous la gorge de la gauche socialo-écolo au pouvoir. Il réclamait une aide exceptionnelle de cinq millions d’euros pour sa commune, à laquelle des banques refusent de faire crédit.
Aujourd'hui, l'élu des écologistes radicaux (EELV), le maire de Sevran s'est lancé vendredi à 17h00 dans un nouveau spectacle de rue en s'installant, à l'heure de la sortie des bureaux, sous une tente devant l'Assemblée nationale, mais en  fixant à mardi la date limite de ses représentations. 

Ce geste spectaculaire est assumé par cet élu qui réclame cinq millions d'euros pour sa commune de 51.000 habitants, enclavée, en proie au chômage et la misère sociale depuis les emprunts toxiques : départ de Westinghouse en 2009 et dépôt de bilan de Kodak en janvier 2012. Comme l'ensemble de la Seine-Saint-Denis, la zone est confrontée au trafic de drogue: "Je dois me battre pour ma ville. Et de l'argent, il y en a en Ile-de-France: nous sommes dans une des zones d'Europe les plus riches avec des maires qui sont assis sur des coffres-forts, il faut donc partager les richesses."
Lors d'une opération policière en août 2010, un tunnel servant à stocker et à conditionner du cannabis a été découvert à Sevran "une des adresses majeures du trafic de shit" dans le département de Seine-Saint-Denis.



Il a reçu samedi plusieurs marques de sympathie, mais a suscité des réactions divergentes de la part de membres du gouvernement.

La technique est éculée mais payante
En janvier 2008, le leader altermondialiste José Bové et une quinzaine de militants avaient déjà pratiqué la grève de la faim à Paris pour obtenir l'activation par la France de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France. Après avoir déposé une caravane devant le ministère de l'Environnement, les grévistes de la faim ont installé leur quartier général dans le "ministère de la crise du logement", rue de la Banque (2ème arrondissement) à Paris, un bâtiment occupé depuis des mois par l'association Droit au logement (Dal).

Les revendications de Stéphane Gatignon semblent lui avoir attiré des sympathies. D'abord, celle des "plusieurs dizaines" d'habitants, puis du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, un ami qui est venu dans la matinée exprimer "un message de solidarité et d'amitié" avec l'élu.

Egalement élu en banlieue, dans la ville nouvelle d'Evry, comme il l'a rappelé, Manuel Valls lui "a dit qu'il allait essayer de faire passer des messages au niveau du gouvernement et de l'Assemblée", a déclaré S. Gatignon.

Quelques heures plus tard cependant, la ministre de la Réforme de l'Etat, Marylise Lebranchu, publiait un communiqué ressemblant fort à une mise au point.

Sevran, a affirmé Marylise Lebranchu, fait partie des communes qui profitent le plus, en proportion de leur population, de la dotation de solidarité urbaine destinée aux villes en difficulté.
"Le gouvernement rappelle l'effort sans précédent de solidarité en faveur des communes les plus fragiles, dont Sevran, qu'il a prévu dans le projet de loi de finances pour 2013 présenté au Parlement", écrit la ministre.
"Ainsi, la commune de Sevran bénéficiera de plus de 1,5 million d'euros supplémentaires en 2013 au titre de la dotation de solidarité urbaine (DSU). Sa DSU versée atteindra ainsi plus de 9 millions d'euros. Rapporté à sa population, ce montant place la ville de Sevran au 3ème rang des communes de plus de 50.000 habitants bénéficiaires de cette redistribution", a-t-elle ajouté notamment.

Le ministre délégué à la Ville, François Lamy, qui n'a guère caché l'agacement que suscite chez lui l'initiative de Gatignon, a affirmé que l'édile réussira à boucler son budget, tout en lui rappelant l'importance de "bien gérer" les finances des communes.
 "Je me suis engagé à ce que Sevran touche d'ici la fin de l'année 4,7 millions d'euros de l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) qui ont été retardés parce que les dossiers étaient mal bouclés", a annoncé F. Lamy, un proche de Martine Aubry. 
"Il n'a pas demandé à me rencontrer, ce serait raisonnable de se mettre autour d'une table pour discuter", a reproché le ministre.

En se rendant auprès du gréviste de la faim, le président de l'Assemblée nationale et ex-président du très endetté Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone 
Tout en déclarant comprendre "le combat" mené par Stéphane Gatignon, en particulier dans un département comme la Seine-Saint-Denis, "le département le plus jeune et le plus pauvre de la France hexagonale", Claude Bartolone a affirmé, en présence de l'intéressé, ne "pas être d'accord" avec sa "forme" de protestation. 
Mais il a promis une "augmentation substantielle" de la DSU, affirmant que des amendements seraient déposés mardi à l'Assemblée "pour renforcer toutes les structures de péréquation pour arrêter cet écart qui existe entre villes riches, villes pauvres, départements riches, départements pauvres".

Le samedi 10 novembre, le Ministre délégué à la Ville, François Lamy - conseiller politique de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry, ex-premier secrétaire du Parti socialiste - annonce une aide de 5 millions d'euros à la ville de Sevran. Les 5000 collectivités locales qui ont le foie lourd d'avoir mis et remis le doigt dans le pot de Nutella de Dexia savent comment faire cracher le gouvernement. Et les contribuables, tandis que le président du Conseil Régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, fait le mort, comme pour les transports régionaux.
Avec les 9 millions de Lebranchu, les 5 millions de la rallonge de Lamy et le supplément d'aide annoncé au Parlement, l'assisté de la République pourra-t-il voir venir ? Il va pouvoir financer des banderoles à son nom...

Ainsi le gang socialo-écolo creuse-t-il allègrement la dette publique

5 millions d'euros multipliés par 5000, faites le compte !
Comment le FMI, Bruxelles et l'Europe ne seraient-ils pas préoccupés de l'envolée de la dette publique et de l'état de l'économie française, un menace pour l'Europe, comme pour les contribuables hexagonaux ?