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lundi 25 janvier 2016

Maltraitance dans une maison de retraite: trois mineures de 16 ans relancent la question de la majorité pénale


Mise en examen de trois jeunes filles pour maltraitance sur personnes âgées en situation de faiblesse


Trois "lycéennes" sont poursuivies pour des maltraitances sur des pensionnaires d’une maison de retraite. 

Les faits, qu’elles ont filmés et diffusés sur Internet, se sont déroulés au château de Louche, un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), à Annet-sur-Marne, en Seine-et-Marne.

Tout a commencé lundi 18 janvier
lorsque trois adolescentes de 15 et 16 ans, élèves du lycée professionnel (LEP) Jean-Moulin de Torcy, qui se destinent à devenir auxiliaires de vie, ont commencé un stage pratique.
Dès le premier jour, elles entreprennent d’humilier trois résidents atteints d’Alzheimer, filment leurs forfaits et les postent sur Snapchat, une plate-forme de partage de photos et de vidéos qui disparaissent après quelques secondes. Selon une source proche du dossier, on y verrait les adolescentes infligeant des "tapes" ou des "pincements de nez" aux malades. Pour le plus "anodin" et avouable.

Pas moins de trente-trois films ont été diffusés et visionnés trois cent quarante fois
en début de semaine, ont expliqué les gendarmes qui ont interpellé les "jeunes filles", dénoncées par des camarades "émus" par la violence des images.

Les trois stagiaires ont été mises en examen vendredi pour violences en réunion avec préméditation, diffusion sur Internet de scènes de violence et atteinte à la vie privée. Elles ont été placées sous contrôle judiciaire, a fait savoir le Parquet de Meaux.

Etablissement habitué à accueillir des stagiaires laissés à eux-mêmes?

Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat aux personnes âgées, s’est rendue sur place (!) dimanche pour rencontrer les familles des victimes et les personnels. Elle a évoqué des "actes graves", "d’humiliation, de violence verbale, d’atteinte à la dignité", mais pas de "maltraitance physique", car des séries de "tapes sur la nuque" sont des gestes de sympathie, voire d'affection... Dans les cours de récréation, on appelle ça des brimades et Ségolène Royal, ex-ministre déléguée à la Famille et aux Personnes handicapées auprès d'Elisabeth Guigou, qui condamnait le racket et le string au collège, avait fait campagne contre le bizutage dans les grandes écoles, lorsqu'elle était ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de Jospin. De retour de son voyage d'agrément en Inde, l'ex-concubine répudiée de Hollande compte-t-elle se prononcer pour le respect des personnes âgées, puisque sa lointaine "successeuse" auprès de Valls et Touraine n'en a pas la moindre idée ?

L. Rossignol n'a pas la capacité d'indignation d'une ado de LEP
La sénatrice PS de l'Oise, au travail,
en plein débat sur la loi Taubira au Sénat:
Hollande en a fait une ministre !
Cette ex-trotskiste (membre du Comité central de la Ligue communiste révolutionnaire, LCR, devenue NPA) à la Famille, par la volonté de Hollande, a ajouté que l’établissement "a l’habitude d’accueillir des stagiaires" et que ces dernières étaient suivies par une "tutrice", mais qu’il y avait des ..."interstices". De quoi rassurer les résidents lucides et leurs familles.

Cette sous-ministre, notoirement féministe, se refuse à confirmer les détails sur la teneur des vidéos et la maltraitance qu'elles révèlent
, bien qu'elle ait indigné les camarades de classes des "jeunes filles". Des lycéennes ont été bien inspirées de capturer les vidéos avant qu'elles ne disparaissent, mais leur visionnement n'inspire rien d'autre à Rossignol que des paroles convenues. On comprend donc ainsi que les déplacements "compassionnels" de membres du gouvernement ne sont motivés que par la nécessité politique de faire taire les parties, ainsi que la presse, et d'étouffer l'indignation des familles comme de la population.
Sur la même ligne, la direction de l’établissement a choisi la facilité, une fois de plus, et n’a pas souhaité faire de commentaire. En ces circonstances qui décrédibilisent sa déclaration, elle assure pourtant qu’elle "se concentre sur le bien-être des résidents, notamment des trois victimes des agissements déviants de ces stagiaires"

Des associations ont déploré le manque de personnel d’encadrement dans les maisons de retraite.
 Protégeant les personnels au mépris des victimes, le Syndicat national des maisons de retraite et résidences privées pour personnes âgées (Synerpa, 1er confédération syndicale nationale, présente dans les EHPAD) appelle "à ce que ces actes isolés ne soient en aucun cas associés à l’ensemble des intervenants et au travail quotidien des professionnels auprès des résidents", une langue de bois toute prête en ces circonstances, mais totalement indécente.

Sans compter que ces "lycéennes" sont scolarisées dans un établissement d'enseignement. Aucune mention n'est faite des professeurs qui placent ces stagiaires en milieu sensible. Puisque les lycées se targuent d'avoir des "équipes pédagogiques", celles-ci n'ont-elles jamais rien soupçonné dans les comportements des jeunes filles ? Quel suivi ont-elles -ou non- exercé au cours du stage, comme elles y sont astreintes ? La tutrice doit-elle se taire?
Il faut préciser que les livrets scolaires ne recèlent plus aucun information susceptible d'éclairer les enseignants sur des faits passés révélateurs d'un risque. Les professeurs ne sont autorisés à laisser aucun indice à leurs successeurs: il ne faut pas stigmatiser les élèves à problèmes...  

En novembre dernier, une aide-soignante d’un EHPAD de la Loire a été condamnée à un an de prison avec sursis pour des maltraitances et des humiliations sur des pensionnaires souffrant de la maladie d’Alzheimer. En octobre, dans la Seine-Saint-Denis, une plainte a été déposée pour de présumées violences commises par une aide-soignante sur une femme également atteinte d’Alzheimer.
Mais n'incriminons pas le syndicat qui couvre ces agissements à répétition.

mardi 13 janvier 2009

Encore un professeur poignardé : les lycéens auraient-ils des profs en trop ?

L'agresseur placé en garde à vue en Mayenne

Nous avons tous tremblé pour cette femme professeur qui avait reçu un coup de couteau en pleine classe et qui, une fois sur pieds, avait trouvé des excuses à son agresseur : dévouée corps et âme à son sacerdoce, cette pédagogue avait exprimé sa compassion pour le malheureux élève victime de la société de consommation et du système éducatif, avant même les suppressions de postes… Pathétique, à tous égards !


Et ça continue perdure !
En attendant un prochain cas, il s’agit cette fois d’un enseignant de la France profonde au lycée professionnel Pierre-et-Marie-Curie de Château-Gontier en Mayenne qui, lundi 12 après-midi, a été sérieusement blessé à coups de couteau pendant un cours par un de ses élèves qui a rapidement été interpellé.

L'agression a eu lieu pour une raison encore inconnue, alors que le professeur d'électrotechnique, âgé de 30 ans, travaillait avec un petit groupe de soutien de quatre élèves qui faisaient du câblage, a raconté le proviseur de l'établissement, Michel Peneau. Quatre élèves à la fois : nous sommes loin des 45 élèves par classe, selon les lycéens en goguette déambulatoire par jour de fête syndicale. Sans doute convaincu par l’opposition irresponsable que le système ne lui accorde pas assez d’attention et de moyens budgétaires et que l'agitation lycéenne a perturbé, le jeune adulte a rejoint son professeur dans une pièce attenante, où il consultait son ordinateur, et l'a frappé de rien moins que trois coups de couteau à l'épaule, au thorax et au flanc, avant de prendre la fuite. Le professeur blessé n’a semble-t-il pas trouvé de secours auprès des autres élèves majeurs à proximité mais a réussi à trouver un autre membre du personnel de l'établissement qui a alerté les secours. Ce collègue et une infirmière [les pistonnés en sont donc dotés ?] lui ont donné les premiers soins, et les trois autres élèves, qui "n'ont pas été témoins" des coups portés, ont été pris en charge par le personnel. L’atmosphère ouatée des lycées d’enseignement technologique est bien connue, sachant par ailleurs que les balladeurs rendent sourds à 18 ans.

Les jours de l'enseignant, admis au centre hospitalier de Château-Gontier, ne sont pas en danger. "Les informations sur son état de santé sont rassurantes", a laconiquement confirmé Michel Peneau dans la soirée. Passons donc vite au cas du criminel, présumé innocent, comme il se doit, en langage politiquement correct, d’autant que le professeur a dû trébucher à trois reprises sur la lame du jeune homme qui passait par là. D’ailleurs, dans l’état actuel de l’enquête, il n’est pas improbable que l’enseignant ait bien dû manquer de respect à son élève…

L'agresseur
Le 'jeune' Antoine a été retrouvé
par les gendarmes 30 minutes après les faits, caché dans un fossé non loin du lycée, et n'a opposé aucune résistance. Il portait toujours le couteau sur lui. En attendant d'être examiné par un psychiatre, il a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Château-Gontier, où, nous l’espérons avec son avocat et les associations, les conditions hôtelières d’accueil sont d’un niveau suffisamment décent. D'après le Parquet, le jeune homme, qui habite la ville avec sa mère, est connu des services de police pour des affaires de vol, dégradations et incendie volontaire. Il avait été hospitalisé d'office en milieu psychiatrique à l'automne 2008, et était sorti de l'hôpital il y a deux mois, en étant toujours sous traitement. En somme, les critères de pénibilité du travail s’enseignant ne sont pas réunis.

Geste "incompréhensible", évidemment

  • Cet élève de terminale BEP électrotechnique, « tout juste » majeur, avait échoué au BEP une première fois. Avait-il préféré défiler à toutes occasions dans les rues? Il peut dire merci aux organisations lycéennes... Il souhaitait se réorienter dans l'armée, mais il n'avait pas réussi. L’armée ne lui a pas donné sa chance, donc, mais a-t-elle pas eu du flair ? L’Education Nationale en manque manifestement, tout autant que de Conseillers d’orientation, de surcroît Psychologues : la faute à Darcos !
  • Le proviseur nous assure d’ores et déjà que l’agresseur est "très introverti et absolument pas violent", donc un agneau qui avait mérité sa réintégration en milieu scolaire. Son geste est "incompréhensible (...) quand on considère la sollicitude avec laquelle le lycée a accueilli cet élève", ajoute de son côté l'inspecteur d'académie Pierre Benaych, venu sur place. Qui faut-il donc croire, ce responsable qui garde des élèves majeurs contre leur volonté ou les syndicats qui assurent que l'Education Nationale jette ses jeunes à la rue sans qualification ? Le lycée "n'a jamais connu de difficultés lourdes. [Tout est dans la sémantique: 'lourdes' n'exclut pas une multitude de petites violences ordinaires gérées en internes et donc tues.] Le climat y est excellent". Et l’imprégnation Mérieu aussi profonde que les coups de couteau répétés.

    On ne lésine pas sur l’anesthésique : l'établissement, qui compte 350 élèves et apprentis, est un lycée "tranquille, sans histoire", a confirmé Alexis, 17 ans, élève de première, à la sortie des cours. "La communauté enseignante est sous le choc", a tout de même admis Michel Peneau. Les 80 internes du lycée ont été informés de l'agression lundi soir.
    Ne croyait pas qu’une cellule psychologique n’a pas été mise en place par l'inspection académique mardi pour accueillir et informer les autres élèves, c’est fait et tout peut rentrer dans l’ordre : il ne s’est rien passé et le tapage médiatique ne ferait que perturber les cours la prochaine mobilisation lycéenne.
  • Le ministre de l'Éducation nationale Xavier Darcos a apporté dans un communiqué son "soutien" au professeur. Il a pris les devant et coupé l’herbe sous le pied des polémistes barbus en faisant bien savoir qu’il a "contacté" l’infortuné professeur et qu’il a bien demandé que "toute la lumière (soit) faite sur les conditions et les motifs de l'agression".

    "C'est beaucoup plus le cas d'un enfant [sic] qui ne va pas bien, d'un jeune homme qui a des problèmes psychologiques lourds, je crois, qu'un problème de violence stricto sensu, même si évidemment, cela se passe dans un établissement scolaire. Ce que nous sommes en train de décrire, est-ce que c'est vraiment de la violence scolaire ? Je le répète, c'est un problème qui dépasse très largement la communauté éducative, c'est l'histoire d'un jeune homme qu'il faut soigner, tout simplement" (Docteur X. Darcos, pédiatre).

  • Quelques titres d’agences de presse :
    Un lycéen blesse son professeur à coups de couteau, en Mayenne
    A*P via Yahoo! Actualités - 12 janv. 17 h 34

    Professeur poignardé: l'élève a prémédité son geste

    A*P via Yahoo! Actualités – 13 janvier Il y a 13h44 minutes
    Un enseignant poignardé par un élève dans un lycée de Mayenne
    R**ters via Yahoo! Actualités - 12 janv. 17 h 41

    Professeur poignardé: l'élève a prémédité son geste
    A*P via Yahoo! Actualités
    Professeur poignardé en Mayenne : l'élève placé en garde à vue
    LePoint.fr via Yahoo! Actualités - 13 janv. 11 h 04

    Un lycée sous le choc après l'agression d'un professeur à Château-Gontier

    A*P via Yahoo! Actualités
    Certes le professeur de technologie a subi et l’usage du passif pourrait convenir, mais il ne fait que masquer la responsabilité active du criminel ! D’ailleurs, c’est même l’élève qui est sous le choc. L’état du prof importe peu à une certaine presse et lorsque le site Internet du Monde pour 18-25 ans s’en mêle, il juge déjà que l’agresseur a des circonstances atténuantes.
    Un élève poignarde son prof: "Il n'aurait pas dû sortir de l'hôpital psychiatrique"

    Le Post via Yahoo! Actualités -

    Nous n'avons pas eu connaissance des déclarations des syndicats d'enseignants de gauche, ni des fédérations de parents d'élèves. Est-ce bien normal ?
    Attendons-nous donc à ce que le système hospitalier soit mis en cause aux cris de ‘Bachelot, démission’ !