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dimanche 20 septembre 2015

Laval: la station d'épuration de Guillaume Garot provoque la pollution de l'eau

L'eau potable interdite à la consommation de 90.000 habitants de Mayenne  

La pollution du réseau d'eau du robinet de Laval et sept communes des environs rend l'eau impropre à la consommation
 
La préfecture de Mayenne a recommandé aux habitants de la commune de Guillaume Garot de ne pas boire l'eau publique. Suite à un problème informatique, boire  l'eau courante fait courir un risque sanitaire aux habitants de Laval, a révélé samedi la préfecture de la Mayenne. 
80.000 habitants de huit communes: Laval, Ahuillé, Changé, Entrammes, L'Huisserie, Montigné, Nuillé-sur-Vicoin et Saint-Berthevin victimes d'une pollution qui a rendu l'eau du robinet impropre à la consommation  sur le réseau de l'agglomération de Laval 
.
Embarras de l'ex-ministre délégué à l'Agroalimentaire dans le gouvernement Ayrault II

Actuellement député de la Mayenne, il était maire de Laval de 2008 à 2012 et sa station d'épuration se révèle défaillante. Une défaillance technique serait à l'origine de la pollution du réseau d'eau, indique dans un communiqué François Zocchetto, le sénateur-maire d'opposition. Ancien adjoint à François d'Aubert, maire centriste de 1995 à 2002, F. Zocchetto a vaincu en mars 2014 le maire sortant socialiste Jean-Christophe Boyer, successeur de Guillaume Garot. Ce dernier a été porte-parole de la candidate Ségolène Royal battue dans la course au congrès de Reims, en 2009."

De l'eau de la Mayenne non traitée est entrée dans le réseau d'eau potable", a indiqué le maire. "Du fait des mesures mises en oeuvre sur le réseau pour le retour à la normale, l'eau peut être colorée et contenir des dépôts", a précisé la préfecture. "En cas de consommation de l'eau non bouillie, les principaux troubles pouvant survenir sont des troubles gastro-intestinaux", préviente la préfecture.
3.600 mètres cubes d'eau ont été puisés directement dans la rivière Mayenne, sans être traités, et mélangés avec l'eau potable. C'est ainsi que le réseau de distribution public de l'agglomération lavalloise a été contaminé.
Faire bouillir l'eau avant de la consommer
"L'eau ne doit pas être utilisée directement pour la boisson", prévient la préfecture dans un communiqué, mais "elle peut cependant être utilisée pour la préparation des aliments et à la boisson à condition de la faire bouillir au préalable 2 à 3 minutes". 
"Pour les autres usages, l'eau du réseau public reste utilisable (toilettes, douches)", précise la préfecture qui a convoqué une conférence de presse en urgence samedi matin afin de relayer l'information auprès de la population.
"Ces restrictions pourront se prolonger pendant quelques jours et probablement jusqu'au mardi 22 septembre", précise la préfecture.
Pour accélérer le processus de décontamination, les bornes incendies de toute l'agglomération ont été ouvertes afin de purger le réseau. Un processus dont la durée est estimée à environ 72 heures et qui devrait donc être achevé sous peu. Le retour à la normale devrait ainsi se faire d'ici mardi 22.

samedi 25 février 2012

En campagne, Hollande parque les journalistes comme du bétail

Hollande en bottes pour ne pas salir la campagne présidentielle

François Hollande en Mayenne pour un déplacement agriculture

Le candidat socialiste s’est rendu en cortège de onze voitures sur une exploitation de 125 hectares.
Il consacra une heure au Groupement d’exploitation en commun (Gaec) du Moussey qui compte 75 vaches laitières.

Pour l’occasion, François Hollande, en costume-cravate, s'était chaussé de bottes en caoutchouc bleu foncé, tandis que le troupeau de journalistes qui l'entourait avait reçu des bottes transparentes en plastique: en fait, des 'pochons', comme on dit sur place..

François Hollande s’est arrêté quelques minutes pour discuter avec les quatre associés du groupement agricole avant d’aller saluer les vaches, sous l'oeil du SPHP (service de protection des hautes personnalités) et des objectifs des photographes
maintenus derrière une corde tendue par le service d’ordre.


Le candidat socialiste se fait voir du peuple, mais de loin...

" Faut aller à l’enclos ! On a du fil à vaches," lancent les agriculteurs militants.

"Le candidat s’étant plein de la meute journalistique à ses basques, lors de chaque déplacement qui l’empêchait [sic] de voir les Français, décision à été prise de lui donner un peu d’air. D’où le système de la corde blanche. Qui permet aussi d’éviter les photos au grand angle, qui déforment les visages", expliquent le site Les Inrocks, avec son orthographe du niveau du site Le Post...

Encore faut-il soigner le reste : le décor, le candidat. Les proches de François Hollande et le service de presse prennent le relais du SPHP. " François, prend juste un peu ton temps pour éviter de foncer tête baissée ", lui glisse un de ses proches avant qu’il ne pénètre dans l’étable. Quant au service de presse, il demande aux élus locaux qui suivent François Hollande de sortir du cadre : " On les laisse-là. On laisse le champ libre. " Au final, l’image est léchée, tout sauf spontanée : Hollande d’un côté avec les agriculteurs, les vaches et le foin en décor, de l’autre un mur de caméras pour fixer la scène pour l'Histoire.

En revanche, Sarkozy recherche le contact

Si la majorité soigne tout autant les images que l'opposition, notamment lors des déplacements de son candidat Nicolas Sarkozy, le président-candidat est plus accessible que François Hollande, malgré le service de sécurité.

Au salon de l’Agriculture, mardi 28 février, l'équipe Hollande a prévu une tournante de " pools " (un petit choix de média, généralement une télé, une radio, une presse écrite) : un pool par stand. Cette précaution devrait certes éviter la cohue autour du candidat, mais elle révèle sa peur des affrontements et des projections. Se faire enfariner, c'est fait, mais se faire passer au lisier, ça reste à faire...
Histoire de rétablir un équilibre des senteurs républicaines entre l'air de la vraie campagne et ses invectives nauséabondes.

Quand le candidat de la gauche "improvise" un point presse
dans l’étable, agriculteurs sont gentiment autorisés dans le cadre des télés.

Mais au moment où François Hollande évoque " l’agriculture ", " un produit pas comme les autres " (sic !) et qu’il faut veiller à maintenir sur l’ensemble du territoire [on sent bien que "le changement, c'est maintenant" !], les vaches se mettent à meugler: le son est raccord, sans qu'on sache si elles approuvent ou s'opposent, mais Joffrin devrait nous interpréter ces beuglements dans son propre langage cousin.

Puis, dix minutes plus tard et quelques pas plus loin, François Hollande se fait offrir un petit café-chouquettes partagé avec les quatre associés de l’exploitation, face au mur de journalistes toujours contenus derrière leur corde. Prochaine initiative, la corde sera passée dans les naseaux...

Tout guilleret, François Hollande se met à plaisanter: " Y a une campagne, c’était manger des pommes ". Il fallait comprendre l'allusion à celle de Jacques Chirac, en 1995... " Là, c’est manger des chouquettes ! " poursuit-il, toujours ravi, la panse pleine. Puis plus loin, réalisant son flop, il traduit: " Manger des chouquette's ", en prononçant le ' s ' , " si vous voulez oublier le Fouquet’s ! " reproche-t-il finement. La séquence est dans la boîte.

Pas de chance: la plaisanterie 'relou' oublie que la chouquette est aussi le péché mignon de Nicolas Sarkozy, qu'il invite lourdement partout sur son passage… Hollande est passé, mais sa campagne est restée au ras des pâquerettes.

dimanche 21 novembre 2010

Collégiens frappés par des délinquants du 9.3 hébergés

La gauche condamne les établissements de réinsertion scolaire

Des délinquants jettent le trouble dans deux ERS

Créés à la rentrée pour les élèves «perturbateurs qui empoisonnent la vie des autres», les établissements de réinsertion scolaire (ERS) connaissent des débuts difficiles.

Au lendemain de leur accueil dans l’ex-internat du collège de Craon (Mayenne) ouvert le lundi 8 novembre, des élèves ont provoqué des incidents. Quarante enseignants de l'établissement ont décidé d’exercer leur droit de retrait. Ces éducateurs s'opposent ainsi à la réinsertion de cinq jeunes en difficultés âgés de seulement 13 à 16 ans.

Moins d'une semaine après leur arrivée, les 8 élèves d'un établissement de réinsertion scolaire (ERS) installé à Portbail (Manche), près de Cherbourg, ont été renvoyés dans leur département de Seine-Saint-Denis après des violences.
Deux élèves ont été renvoyés dans les deux jours qui ont suivi leur arrivée après avoir notamment cassé les vitres du véhicule d'un éducateur. Quatre jours plus tard, les six autres étaient également renvoyés après une altercation accompagnée d'insultes à l'encontre d'un garçon de café de la station balnéaire.
Les jeunes, originaires de Bobigny, étaient hébergés dans un établissement autonome - face à la mer - appartenant à l'académie de Seine-Saint-Denis.
« Ils ont eu des comportements manifestement incompatibles avec le statut d'élève », a indiqué Patrice Lorandel, porte-parole de l'inspection académique.
Les établissements de réinsertion scolaire (ERS)
Ils accueillent des collégiens en difficulté scolaire et sociale, dont le comportement nécessite un éloignement et une prise en charge différente. Le premier établissement a ouvert dans l'académie de Nice dès la rentrée 2010. Dix ouvertures sont prévues au cours de l'année scolaire 2010-2011.
Les ERS proposent une scolarisation aménagée pour réinsérer des collégiens particulièrement perturbateurs dans un parcours de formation générale, technologique ou professionnelle. Issus des classes de 5e, 4e et 3e, ils ont déjà fait l'objet de multiples exclusions, mais ne relèvent ni de l'enseignement spécialisé et adapté, ni d'un placement dans un cadre pénal.

Réactions: la politique prend le relais de l'émotion

Selon le règlement, les 14 internes de 11 à 14 ans, originaires de Seine-Saint-Denis, ne devaient pas croiser les autres élèves et devaient prendre leurs repas séparément. Mais hier matin, ils ont débarqué dans la cour et, selon une enseignante, « ont distribué des coups et des claques à nos élèves sans raison apparente. Cinq ont reçu des coups, d’autres, choqués, se sont réfugiés dans le bureau de l’administration».

L'émotion de parents

Certains ont décidé de retirer leurs enfants du collège en attendant la fermeture de l’ERS. La presse verse dans l'auto-censure militante en taisant l'appartenance de ces parents à la FCPE. Il est difficile en effet de se déclarer ouvert, social et vertueux et de chasser des élèves défavorisés en difficulté.

La pratique radicale de l'exclusion par les vertueux
Pour reprendre le travail, parents et enseignants de Craon exigent la fermeture de l'ERS. Sont-ils des opposants à Paul Chaineau, maire DVD de Craon ?

La presse ne décrit pas le cadre d'accueil de Porbail
Le cadre est privilégié: « Situé sur la côte ouest du sud Cotentin l’environnement est unique : grande plage de sable, cordon dunaire protégé, havre de Portbail, chemin de Grande Randonnée des Douaniers. Une côte sauvage encore à découvrir. Face aux îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey, le centre est situé en bord de mer avec accès direct à la plage sans route à traverser. Base de char à voile de l’Ecole du vent de Portbail. Centre équestre à 500 m. »
Elle n'apporte pas davantage les précisions qui permettent d'apprécier les motivations des parti(e)s.

Des réactions politiques

  • «Les jeunes en réinsertion étaient encadrés par d'autres jeunes issus du service civique sans formation particulière», a dénoncé le maire de la commune, Guy Cholot, un retraité de la police nationale. Il continue à soutenir “le projet sur le fond“, à condition, malgré 3 enseignants, 3 assistants d’éducation, 3 volontaires service civique et 1 éducateur, qu’il bénéficie “d’un encadrement beaucoup plus soutenu“.
    «On a vraiment fait tout ce qu'il fallait. On s'intéresse à ces jeunes désocialisés, on a mis des associations à disposition. C'est maintenant à l'académie de Seine-Saint-Denis de donner les moyens», a-t-il ajouté, refusant un projet qui viendrait troubler la tranquillité de ses concitoyens.
  • Les syndicats d’enseignants condamnent ces nouvelles structures de réinsertion.
    Bien qu'ils ne soient qu'à cinq ou huit, Guy Tresallet, secrétaire de la FSU 93 prétend que « concentrer autant de gamins difficiles dans un même lieu ne peut que se solder par un échec. » Sur ces bases discutables, viennent ensuite les accusations passe-partout. 3Ils se sentent stigmatisés et on leur fait porter l’étiquette 93 bien visible. Comment voulez-vous qu’ils s’intègrent dans ces conditions ? En outre, on voit bien que l’encadrement n’était pas suffisamment formé pour affronter ce genre de situation. A Portbail, par exemple, ils étaient 11 adultes pour 8 gosses et pourtant on a assisté à des dérapages. » Le taux d'encadrementest pourtant de 1,5 éducateur pour un délinquant.
    La CGT-Educaction fait de la surenchère syndicale.
    « La création de ces structures s’est faite dans la précipitation, assure Yvon-Yvan Barabinot, secrétaire départemental. » Commentaire politique: « Ce qui s’est passé à Craon et à Portbail était tout à fait prévisible car ce dispositif est plus répressif qu’éducatif. »
    Les syndicats réclament donc la suppression des ERS. Thomas Danglot, secrétaire départemental du SNPES/PJJ et éducateur en Seine-Saint-Denis depuis six ans, n’est pas aussi tranché mais reste sceptique. « Couper les liens familiaux peut être catastrophique, analyse-t-il, par angélisme, concernant non pas des collégiens de base, mais des petits durs de quartiers en fait coupé de leurs bandes. Il a même le sentiment politiquement correct que « contrairement à une idée reçue, les parents de ces jeunes savent prendre leurs responsabilités dans les moments difficiles. »
  • Avec Libération, la presse attaque les ERS
    « Malgré les violences [...], le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a annoncé vouloir «persévérer» dans la mise en place de ce type d'établissements. » Annoncés par Nicolas Sarkozy en mai, les ERS visent à « éloigner ceux 'qui pourrissent la vie de leurs camarades', dixit François Fillon. »

    Verdict politique instantané de Libération
    «Cette mesure est critiquée de toutes parts.» Dès le 10, le journal charge l'expérience et choisit de donner la parole, non pas au syndicat dominant, mais à son rival de gauche, à Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, qui livre son interprétation du «raté» de Craon:
    - « couper les jeunes de leur environnement pour mieux régler leurs difficultés, cela revient à exporter les problèmes de la ville à la campagne. »
    - «il n'y a donc pas eu de réflexion approfondie sur le projet éducatif à mener auprès de ces jeunes », et cela malgré la diversité des compétences des 11 professionnels d'encadrement: de quoi créer des remous au sein de la confédération !
    - et l'incontournable : « Il faut aussi concentrer et renforcer les moyens sur les établissements les plus en difficulté. »

    Déni de violences scolaires

    Tandis qu'affligeant de conservatisme ravi le SGEN conclut: « Il n'y a pas de formule magique: il faut rendre plus efficace ce qui existe déjà. », et bien que des ados se soient fait tabasser dans l'enceinte d'un établissement d'enseignement public, Jean Arthuis appelle les victimes à la “tolérance” !
    Le président du Conseil général de la Mayenne, Jean Arthuis (Alliance centriste), a appelé le collège de Craon à la “tolérance”, au lendemain de violences. « Ces jeunes ne sont pas des délinquants, ils sont en difficulté scolaire et sociale et leur avenir ne peut nous laisser indifférents.
    Où et quand commence la délinquance ?
  • mardi 13 janvier 2009

    Encore un professeur poignardé : les lycéens auraient-ils des profs en trop ?

    L'agresseur placé en garde à vue en Mayenne

    Nous avons tous tremblé pour cette femme professeur qui avait reçu un coup de couteau en pleine classe et qui, une fois sur pieds, avait trouvé des excuses à son agresseur : dévouée corps et âme à son sacerdoce, cette pédagogue avait exprimé sa compassion pour le malheureux élève victime de la société de consommation et du système éducatif, avant même les suppressions de postes… Pathétique, à tous égards !


    Et ça continue perdure !
    En attendant un prochain cas, il s’agit cette fois d’un enseignant de la France profonde au lycée professionnel Pierre-et-Marie-Curie de Château-Gontier en Mayenne qui, lundi 12 après-midi, a été sérieusement blessé à coups de couteau pendant un cours par un de ses élèves qui a rapidement été interpellé.

    L'agression a eu lieu pour une raison encore inconnue, alors que le professeur d'électrotechnique, âgé de 30 ans, travaillait avec un petit groupe de soutien de quatre élèves qui faisaient du câblage, a raconté le proviseur de l'établissement, Michel Peneau. Quatre élèves à la fois : nous sommes loin des 45 élèves par classe, selon les lycéens en goguette déambulatoire par jour de fête syndicale. Sans doute convaincu par l’opposition irresponsable que le système ne lui accorde pas assez d’attention et de moyens budgétaires et que l'agitation lycéenne a perturbé, le jeune adulte a rejoint son professeur dans une pièce attenante, où il consultait son ordinateur, et l'a frappé de rien moins que trois coups de couteau à l'épaule, au thorax et au flanc, avant de prendre la fuite. Le professeur blessé n’a semble-t-il pas trouvé de secours auprès des autres élèves majeurs à proximité mais a réussi à trouver un autre membre du personnel de l'établissement qui a alerté les secours. Ce collègue et une infirmière [les pistonnés en sont donc dotés ?] lui ont donné les premiers soins, et les trois autres élèves, qui "n'ont pas été témoins" des coups portés, ont été pris en charge par le personnel. L’atmosphère ouatée des lycées d’enseignement technologique est bien connue, sachant par ailleurs que les balladeurs rendent sourds à 18 ans.

    Les jours de l'enseignant, admis au centre hospitalier de Château-Gontier, ne sont pas en danger. "Les informations sur son état de santé sont rassurantes", a laconiquement confirmé Michel Peneau dans la soirée. Passons donc vite au cas du criminel, présumé innocent, comme il se doit, en langage politiquement correct, d’autant que le professeur a dû trébucher à trois reprises sur la lame du jeune homme qui passait par là. D’ailleurs, dans l’état actuel de l’enquête, il n’est pas improbable que l’enseignant ait bien dû manquer de respect à son élève…

    L'agresseur
    Le 'jeune' Antoine a été retrouvé
    par les gendarmes 30 minutes après les faits, caché dans un fossé non loin du lycée, et n'a opposé aucune résistance. Il portait toujours le couteau sur lui. En attendant d'être examiné par un psychiatre, il a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Château-Gontier, où, nous l’espérons avec son avocat et les associations, les conditions hôtelières d’accueil sont d’un niveau suffisamment décent. D'après le Parquet, le jeune homme, qui habite la ville avec sa mère, est connu des services de police pour des affaires de vol, dégradations et incendie volontaire. Il avait été hospitalisé d'office en milieu psychiatrique à l'automne 2008, et était sorti de l'hôpital il y a deux mois, en étant toujours sous traitement. En somme, les critères de pénibilité du travail s’enseignant ne sont pas réunis.

    Geste "incompréhensible", évidemment

  • Cet élève de terminale BEP électrotechnique, « tout juste » majeur, avait échoué au BEP une première fois. Avait-il préféré défiler à toutes occasions dans les rues? Il peut dire merci aux organisations lycéennes... Il souhaitait se réorienter dans l'armée, mais il n'avait pas réussi. L’armée ne lui a pas donné sa chance, donc, mais a-t-elle pas eu du flair ? L’Education Nationale en manque manifestement, tout autant que de Conseillers d’orientation, de surcroît Psychologues : la faute à Darcos !
  • Le proviseur nous assure d’ores et déjà que l’agresseur est "très introverti et absolument pas violent", donc un agneau qui avait mérité sa réintégration en milieu scolaire. Son geste est "incompréhensible (...) quand on considère la sollicitude avec laquelle le lycée a accueilli cet élève", ajoute de son côté l'inspecteur d'académie Pierre Benaych, venu sur place. Qui faut-il donc croire, ce responsable qui garde des élèves majeurs contre leur volonté ou les syndicats qui assurent que l'Education Nationale jette ses jeunes à la rue sans qualification ? Le lycée "n'a jamais connu de difficultés lourdes. [Tout est dans la sémantique: 'lourdes' n'exclut pas une multitude de petites violences ordinaires gérées en internes et donc tues.] Le climat y est excellent". Et l’imprégnation Mérieu aussi profonde que les coups de couteau répétés.

    On ne lésine pas sur l’anesthésique : l'établissement, qui compte 350 élèves et apprentis, est un lycée "tranquille, sans histoire", a confirmé Alexis, 17 ans, élève de première, à la sortie des cours. "La communauté enseignante est sous le choc", a tout de même admis Michel Peneau. Les 80 internes du lycée ont été informés de l'agression lundi soir.
    Ne croyait pas qu’une cellule psychologique n’a pas été mise en place par l'inspection académique mardi pour accueillir et informer les autres élèves, c’est fait et tout peut rentrer dans l’ordre : il ne s’est rien passé et le tapage médiatique ne ferait que perturber les cours la prochaine mobilisation lycéenne.
  • Le ministre de l'Éducation nationale Xavier Darcos a apporté dans un communiqué son "soutien" au professeur. Il a pris les devant et coupé l’herbe sous le pied des polémistes barbus en faisant bien savoir qu’il a "contacté" l’infortuné professeur et qu’il a bien demandé que "toute la lumière (soit) faite sur les conditions et les motifs de l'agression".

    "C'est beaucoup plus le cas d'un enfant [sic] qui ne va pas bien, d'un jeune homme qui a des problèmes psychologiques lourds, je crois, qu'un problème de violence stricto sensu, même si évidemment, cela se passe dans un établissement scolaire. Ce que nous sommes en train de décrire, est-ce que c'est vraiment de la violence scolaire ? Je le répète, c'est un problème qui dépasse très largement la communauté éducative, c'est l'histoire d'un jeune homme qu'il faut soigner, tout simplement" (Docteur X. Darcos, pédiatre).

  • Quelques titres d’agences de presse :
    Un lycéen blesse son professeur à coups de couteau, en Mayenne
    A*P via Yahoo! Actualités - 12 janv. 17 h 34

    Professeur poignardé: l'élève a prémédité son geste

    A*P via Yahoo! Actualités – 13 janvier Il y a 13h44 minutes
    Un enseignant poignardé par un élève dans un lycée de Mayenne
    R**ters via Yahoo! Actualités - 12 janv. 17 h 41

    Professeur poignardé: l'élève a prémédité son geste
    A*P via Yahoo! Actualités
    Professeur poignardé en Mayenne : l'élève placé en garde à vue
    LePoint.fr via Yahoo! Actualités - 13 janv. 11 h 04

    Un lycée sous le choc après l'agression d'un professeur à Château-Gontier

    A*P via Yahoo! Actualités
    Certes le professeur de technologie a subi et l’usage du passif pourrait convenir, mais il ne fait que masquer la responsabilité active du criminel ! D’ailleurs, c’est même l’élève qui est sous le choc. L’état du prof importe peu à une certaine presse et lorsque le site Internet du Monde pour 18-25 ans s’en mêle, il juge déjà que l’agresseur a des circonstances atténuantes.
    Un élève poignarde son prof: "Il n'aurait pas dû sortir de l'hôpital psychiatrique"

    Le Post via Yahoo! Actualités -

    Nous n'avons pas eu connaissance des déclarations des syndicats d'enseignants de gauche, ni des fédérations de parents d'élèves. Est-ce bien normal ?
    Attendons-nous donc à ce que le système hospitalier soit mis en cause aux cris de ‘Bachelot, démission’ !
  • lundi 10 novembre 2008

    Qui sont Hervé Eon et ses soutiens ?

    Le socialiste Mélenchon cautionne l’outrage au Président de la République
    Hervé Eon est membre de PRS (Pour la République Sociale)
    Il s’agit d’une association politique française, d'éducation populaire ( !), fondée en mai
    2004, ayant vocation à replacer les valeurs républicaines au cœur de l'union des gauches. Elle est présidée par le socialiste Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l'Essonne.

    >PRS s'est fortement impliqué dans la campagne du non au référendum sur la constitution européenne en 2005 au côté des collectifs unitaires pour le non, campagne qu'elle poursuit après la victoire du non avec le slogan « Respectez notre non ».

    >Le PRS a accueilli entre autres Marie-George Buffet, O. Besancenot et Jojo Bové lors de son université d'été de 2005 à Arles sur le thème « Une nouvelle union des gauches est-elle possible ? ».

    > Mélenchon a annoncé, le 7 novembre 2008, qu'il quitte le Parti socialiste pour « la construction d'un nouveau parti de gauche » et appelle à « la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes ». Il est rejoint dans cette démarche par le député socialiste du Nord, Marc Dolez.

    Eon, protégé de Mélenchon ?
    Les électeurs de Laval (Mayenne) ont écarté Hervé Eon, mais il ne semble pas être chercheur d’emploi : combien d’emplois a-t-il déjà refusés ? Et combien encore ?

    Il faut dire qu’il dispose de son indemnité de conseiller et milite pour le PRS. On dirait donc que ça nourrit son homme, avec la participation de la solidarité sociale.

    Avec Mélenchon, l'ancien conseiller général mayennais Hervé Éon a quitté le PS, le 7 novembre 2008.
    Il est devenu célèbre dans la France entière pour avoir brandi sa pancarte "Casse-toi pov'con" lors de la venue du Président de la République, fin août à Laval, geste qui vient de lui valoir une condamnation en correctionnelle. Il a emmèné avec lui trois autres militants socialistes mayennais, le technicien informatique Manuel Doumeau (secrétaire du Refuge de l’Arche, PS et PRS !), Monique Doumeau (maire de Mayenne) et Morgan Legay (enseignant, signataire de l’Appel des 200-jeunes" Dire "Non" au traité constitutionnel, pour construire l’Europe !,membre d’un collectif de défense et de développement des services publics dans la Mayenne). Ils se disent déçus par le résultat des votes des militants socialistes en faveur de la motion défendue par Sa Cynique Majesté Royal en vue du congrès du PS…

    Les pétitionnaires en faveur de l’individu
    Leur argumentaire pour le droit à l’insulte
    ?

    Défendons la liberté d’expression ! Les mêmes droits pour tous!
    Lors de la venue de Nicolas Sarkozy à Laval (Mayenne), le 28 août 2008, pour y annoncer la généralisation du RSA (revenu de solidarité active), Hervé EON militant mayennais de PRS (Pour la République Sociale), association politique, a voulu se rendre à la manifestation organisée contre le chef de l’Etat pour l’occasion. Se déplaçant à vélo sur le parcours du cortège présidentiel, après avoir été immobilisé et isolé sur le trottoir par des policiers en civil, il a brandi au passage du cortège une pancarte où il avait inscrit « casse toi, pov’con », pancarte qu’il avait prévue pour la manifestation...
    Cette expression d’opinion lui a valu une interpellation ainsi qu’une convocation pour :
    le 23 octobre 2008 à 14h00 devant le tribunal correctionnel de Laval pour "offense" au Président de la République Française,
    Traduit en justice, Hervé Eon ne doit pas l’être pour délit d’opinion mais alors pour plagiat, puisque l’auteur de ces propos est Nicolas Sarkozy. Sauf à considérer que ce qui est sanctionnable ( ?) pour l’un, ne le serait pas pour le Président, pourtant garant de l’égalité républicaine.

    Qui trouve-t-on parmi ses soutiens de la première heure ?
    Syndicat National de la Magistrature
    CGT et FSU,
    LCR, NPA et Sud Education,
    Les Verts,
    Parti radical de gauche (PRG), membre du groupe PS au Parlement,
    PCF,
    PRS 53 (Mayenne) et Jean-Pierre Bernard Hervé ( 6eme Vice Président du Conseil de communauté du Pays de Mayenne) et Michel Ferron (Conseillers Généraux),
    Monique Doumeau (maire socialiste de Longuefuye, 274 hab.),
    Gérard Pigois (Secrétaire Régional SNETAP-FSU),
    Michel Rose (Président de la Ligue de l’enseignement -53)
    Les signataires invitent tous ceux qui veulent lui apporter son soutien et rappeler leur attachement à la liberté d’expression au "pays des droits de l’Homme" à signer la pétition ci-dessous et à demander que les poursuites à son encontre soient abandonnées.

    L’association Euro Palestine a relayé la pétition.

    Ainsi que le CODEDO (Collectif pour une dépénalisation du délit d’outrage).

    Le chômeur Hervé Eon circule beaucoup (à vélo ?) : il s’est rendu de Mayenne en Avignon pour participer à la conférence de presse du Codedo, qui s’est tenue le 21 octobre en Avignon.