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mercredi 27 juillet 2011

Fabienne Sintès, journaliste péremptoire mais légère


La journaliste cumule les postes et accumule les égarements

L'actualité va vite et certains cerveaux patinent !

Les journalistes n'ont guère besoin de recul tant qu'ils relatent les faits. Mais dès lors qu'ils prétendent décrypter, c'est-à-dire commenter, voire interpréter, avec la prétention du décodage, certain(e)s, imbu(e)s de leurs personnes et parfois même superficiel(le)s, confondent analyse aprofondie et réactions sommaires. Le parti-pris, plutôt conscient et militant, atteint parfois des sommets. Envoyée spéciale permanente à Washington depuis 2009 (choix de J.-L. Hees), Fabienne Sintès est de celles et ceux qui, sortie du CUEJ de Strasbourg et d'intelligence ou (plus modestement) de perspicacité moyenne, ne peuvent se permettre de parler et écrire autant, sans contrôle ni maîtrise du fond. Son militantisme lui assure l'approbation de la gauche et le soutien du directeur de Radio-France. D'abord journaliste en 1992 dans différentes rédactions, elle entre à Radio France en 1995 et devient grand reporter à France Inter dès 1998... Mais cette reconnaissance la conduit aux excès et à la déconsidération. Qualifiée de spécialiste des Etats-Unis, elle ne l'est pas plus que de la guerre en Irak ou encore du tsunami en Indonésie, des événements qu'elle à couverts, comme la campagne d'Obama.

La polyvalente prend-t-elle le temps de la réflexion ?
Dépassée par les événements, la journaliste décrypteuse avoue ne pas dominer son sujet et être sous l'emprise de sa schizophrénie: "Cette affaire est incroyablement schizophrénique à couvrir. Et le sentiment qu’elle laisse, c’est de subir l’info. Une navigation à vue au fil des fuites auxquelles nous n’avons accès qu’avec effet retard, ou au rythme des révélations du procureur qui lui aussi aurait peut-être besoin d’une boussole, "se dédouane-t-elle sur son blog...
La justesse de l'analyse n'étant pas la préoccupation qui honorerait la profession, Fabienne Sintès se répand avec la volupté de ceux qui s'écoutent parler et qui , pour se déballonner de leur idéologie, lâchent des caisses de sentiments personnels malodorants.
Lien PaSiDupes

On trouve Fabienne Sintès sur France Inter, France Info et ailleurs.
Le 11 juillet 2011, dans son blog, elle se flatte ainsi d'être dans Libération et d'attirer l'attention d'Arrêt sur images. Contrat vanité rempli !
Schneidermann, DSK et moi

C’est une drôle [faut voir !] de mise en abyme de parler de soi, dans son blog pour évoquer un papier qui parle de soi et son blog (!) mais bon, je suis dans Libé ce matin. Dans la chronique media de Daniel Schneidermann. Et ce qui y est écrit donne à réfléchir sur la façon de faire son métier. Comme il faut être abonné pour avoir accès au texte sur Internet, ainsi qu’aux commentaires je vous laisse un copier/coller et on en reparle en dessous.

Le mystère de la journaliste et de sa boîte noire

Par Daniel Schneidermann

Au prix d’un petit effort de mémoire, réécoutons la musique de fond de la semaine dernière : elle nous chantait que «l’affaire» était terminée. Le procureur Cyrus Vance Jr. allait abandonner les charges, toutes les charges, contre DSK. Dès cette semaine, d’ailleurs, dès aujourd’hui, pourquoi pas ? Toute la journée du mercredi, ce fut fait, plié, emballé, et une réunion imminente du procureur avec les avocats de DSK signifiait, c’est certain, le retour au bercail des Sinclair-Strauss-Kahn par le premier avion. Or donc, qu’arriva-t-il à l’issue de cette réunion ? Les avocats de DSK, la quittant, jetèrent simplement à la presse qu’ils l’avaient jugée «constructive». Plouf : encore raté.

La fin du feuilleton attendrait encore.

Comment les journalistes couvrant un même événement succombent-ils à ces intoxications collectives ? L’une d’entre elles, et pas des moindres, nous offre une instructive plongée sur la mécanique du phénomène. Correspondante de France Inter à New York, Fabienne Sintes tient un blog personnel. A l’antenne de France Inter, rien ne la distingue de ses confrères. Mêmes papiers quotidiens sur les rebondissements du feuilleton au jour le jour, mêmes pronostics hasardeux, parfois démentis le lendemain. Et, depuis le revirement du procureur sur la crédibilité de Nafissatou Diallo, même sentiment diffus que l’affaire va s’effondrer.

Sur son blog, en revanche, elle livre de précieuses indications sur son travail. Dès le 5 juillet, elle écrivait : «Entre nous, les habitués du 153, Franklin Street, les forçats de la planque en plein jour qui ne sert à rien, les damnés des quatre heures de queue pour des audiences de dix minutes chrono, les spécialistes en un jour du droit américain, les punis des reportages dans le Bronx, les recalés des sources judiciaires, on appelle ça “le papier méthode Coué”. Celui que toutes nos rédactions nous demandent en boucle depuis vendredi - “Pourquoi attendre le 18 juillet pour plier l’affaire ?” - et dans lequel on explique qu’en effet, on ne voit pas pourquoi s’éterniser. Méthode Coué parce qu’après avoir tout dit et son contraire, on commence à être pressés d’en finir. Pressés de raconter la fin avant d’avoir à expliquer encore pourquoi tout ce qu’on a écrit la veille n’existe plus le lendemain. Méthode Coué parce qu’à force de vouloir cette nouvelle audience surprise qui nous délivrera de la patate chaude, on imagine que Cyrus Vance finira par la convoquer pour nous.» Et deux jours plus tard, le 7 juillet, au lendemain du fameux mercredi : «J’avoue que moi-même, qui avais pourtant expliqué à mes chefs à Paris qu’il ne fallait pas trop s’illusionner sur ce rendez-vous habituel dans une procédure - les deux parties se voient très régulièrement -, j’ai eu un coup d’adrénaline quand j’ai vu s’installer le podium et les micros. Au point que je n’ai pas osé marcher jusqu’à la valise satellite de Radio France, posée à deux minutes à pied, de peur de rater le moment où quelqu’un viendrait nous annoncer que les charges étaient levées.»

Voilà. Une bonne partie du mystère du journalisme (comment des professionnels consciencieux, bien formés, peuvent-ils collectivement parfois produire des emballements décérébrés, déconnectés de toutes les données réelles dont ils disposent) se trouve dans la boîte noire de ce «coup d’adrénaline». Il faut souhaiter qu’elle soit un jour retrouvée par les équipes de secours. Ceux qui ont installé les podiums et le micro ne disposent pas de davantage d’informations que Fabienne Sintes. Elle le sait bien, qui vient d’adjurer ses chefs de ne pas trop s’illusionner. Et pourtant, voyant le podium, Sintes ne peut pas s’empêcher de croire en l’irruption d’une Information Supérieure qui viendrait bouleverser l’ordre logique des choses. Comme si ses deux hémisphères ne communiquaient pas. Comme si la petite voix lucide de Fabienne n’atteignait pas Sintes, hors de portée, entrée dans la transe chamanique avec toute la tribu. L’aspect très positif de cette schizophrénie, que révèlent au grand jour les blogs personnels de journalistes, c’est que le diagnostic est délivré en temps réel.

L’antidote est délivré avec le poison. Entre deux tirades, le comédien vient sur le devant de la scène, s’éponge le front, et prend le public à témoin de la boursouflure de la pièce. C’est peut-être la première étape vers la désintoxication, mais ce n’est qu’une étape. Ceux qui souhaitent vraiment être informés savent désormais qu’ils peuvent cesser d’écouter Sintes sur France Inter, et lire le blog de Fabienne.

Comme je l’ai écrit dans un commentaire au dessous du papier c ‘est toujours à la fois un honneur et une punition d’être dans une chronique de Schneidermann. Ca n’est pas la première fois d’ailleurs, il y a plusieurs mois, ce blog était cité dans l’affaire de Johnny à Los Angeles exactement pour les mêmes raisons : Le « making off » derrière la couverture antenne ; ce que dit le blog et sur quel ton par rapport aux papiers que l’on laisse sur France-Inter ou France-Info ; ce que l’on s’autorise sur un blog et que l’on s’interdit à l’antenne.

Evidemment je trouve qu’il en fait des tonnes sur le manque de nuance de mes papiers à l’antenne. ;-) Mais sur le fond, Schneidermann a raison. Et ce côté Dr Jekyll et M.Hyde qu’il me donne n’est pas si mal vu.

Cette affaire est incroyablement schizophrénique à couvrir. Et le sentiment qu’elle laisse, c’est de subir l’info. Une navigation à vue au fil des fuites auxquelles nous n’avons accès qu’avec effet retard, ou au rythme des révélations du procureur qui lui aussi aurait peut-être besoin d’une boussole. Pour notre défense à tous, la presse Américaine y compris, nous ne sommes pas partis bille en tête sur du vide. Nous avons démarré sur les mots d’un DA qui parlait d’affaire « solide » et laissait filtrer les rapports de police ou de médecine-légale qui ont justifié sa décision d’arrêter DSK dans les conditions que l’on sait. Nous, c’est vrai, en bons otages, nous avons lu les papiers que nous tendaient les ravisseurs. Mais songez que le NewYork Times a envoyé 7 journalistes enquêter sur la plaignante, ils sont revenus avec un papier qui en faisait une femme sans histoire. J’ai la faiblesse de penser que même les détectives de Brafman ont reçu les révélations qui ont suivi comme un cadeau inattendu. Depuis effectivement, l’affaire est enterrée. Et puis déterrée. Elle est finie. Et puis pas finie. Et on peut difficilement choisir d’arrêter d’en parler en attendant que ça se tasse. Au contraire, tout cela, il faut le rendre à l’antenne. Et ça n’est pas si facile. Pas facile non plus pour ceux, à Paris, dont le travail est d’évaluer ce qui remplira les journaux et dont la première référence est une dépêche d’agence qui fait parfois le choix de mettre en avant des éléments que vous n’auriez pas choisis vous-même. Je comprends que cela puisse donner le sentiment d’un incroyable flou sans queue ni tête à certains et pourtant vous seriez étonnés d’apprendre la longueur des conversations denses que nous avons entre Paris et New-York, les engueulades même parfois sur les choix des uns et les sentiments des autres.

Ce qui amène à la 2eme schizophrénie qui est la mienne, et le papier de Schneidermann pousse à une réflexion intéressante : le passage du blog à l’antenne et de l’antenne au blog ; le changement de support qui autorise un changement de ton ; les 3000 signes ou plus au lieu de la minute d’antenne réglementaire. Subitement, le soir, quand les commandes passées par Inter et Info sont bouclées, quand les papiers sur le mode habituel sont terminés d’écrire, les barrières se lèvent et c’est comme une autorisation de laisser passer toute la marchandise. La question est de savoir si l’un sert de défouloir à l’autre ou si l’un excuse l’autre et inversement. Je me cache un peu derrière l’idée que l’un est le complément de l’autre. Et je reconnais qu’il est certes très agréable, mais sans doute aussi un peu facile de se créer un espace qui gomme les frustrations éventuelles tout en faisant en effet peu ou prou la même chose que tout le monde dans l’ « espace classique » des antennes. Le seul moment ou les deux espaces se rejoignent, ce sont les moments rares des émissions consacrées aux Medias. Quand le JE est permis et le ton neutre et froid d’un journal invité à s’éclipser. Mais les journaux d’information ne sont pas là pour ça. Comme un article dans les pages politiques de Libé n’est ni un édito ni une chronique.

Au passage, je constate aussi de plus en plus souvent, que certains lecteurs ne sont pas du tout auditeurs. Et ça, pour nous les radioteurs, c’est une révolution !

En attendant mieux, pour que chacun y trouve sa place et moi aussi, je parle sur 1 minute, blogue sur 3000 signes, twitt sur 140, et ça aussi, c’est un peu schizophrénique. D’ailleurs est-ce que quelqu’un peut me rappeler comment je m’appelle ? Daniel Schneidermann m’a un peu embrouillée ;)

Have a nice day.
Bonne journée ? Une provocation de plus !

Depuis, Fabienne Sintes a répondu à la chronique media, intitulée « Le mystère de la journaliste et de sa boîte noire », et reconnu une certaine « schizophrénie » :
«
Je reconnais qu'il est certes très agréable, mais sans doute aussi un peu facile de se créer un espace qui gomme les frustrations éventuelles tout en faisant en effet peu ou prou la même chose que tout le monde dans l'“espace classique” des antennes. »

Faut-il la maintenir en poste et la laisser sans soins ?

jeudi 3 février 2011

Jacques Chirac, cible de la presse odieuse

Rue89 et Yahoo suspectent une « opération »

Il était devenu le président préféré des Français, selon la presse et les sondages. Personne ne s'y était trompé: les vertueux ne cherchaient qu'à être désagréables avec son successeur et les mauvais sentiments des malfaisants apparaissent aujourd'hui au grand jour. Simple coïncidence ou connivence ?

En vérité, les coupeurs de têtes de l'opposition ouvrent, au mieux une campagne médiatico-judiciaire de déstabilisation et, au pire, une chasse à l'homme.


Rue89 - Lundi 31 janvier, 11h18

Y a-t-il une "opération Jacques Chirac" avant son procès ? (mis à jour)

Voici le verbatim de l'article de Daniel Schneidermann (Arrêt sur images) pour le site de Libération, sans doute aux ordres du pouvoir:

« Vous savez quoi ? C'est Bernadette Chirac qui aurait prononcé, à propos de son mari, le gros mot « Alzheimer ». Ce n'est pas un diagnostic, encore moins un bulletin de santé, c'est une rumeur rapportée par on ne sait qui, et qui s'est retrouvée dans le JDD.
Sachant que Bernadette est bouleversée de voir son mari prochainement traduit en justice, qu'elle l'a encore répété ce matin chez Elkabbach, certains esprits suspicieux (je sais qu'il en traîne quelques -uns par ici) pourraient supposer que « l'opération JDD-Alzheimer » (une double page sur les « absences » du septuagénaire) vise à excuser par avance Chirac de sécher son procès, si ce devait être le cas. Un billet d'absence tamponné et re-tamponné par Lagardère.
Il faut lire, dans le même journal, le reportage de Bruno Jeudy, transfuge sarkophile du Figaro, sur l'inauguration par Chirac, ce week-end, d'un mémorial de la Shoah à Orléans. Il faut lire l'envoyé spécial rapportant comment l'ancien Président lance à Simone Veil :
« Simone, tu connais Serge Klarsfeld ? »
Ce n'est pas un reportage, c'est un bulletin de santé.
L'info et son démenti, le doublé Lagardère
Mais voilà. D'autres chiraquiens, paraît-il, sont outrés de ces spéculations sur la santé du prestigieux prévenu, qui va très bien, est dans une forme olympique, n'a jamais été aussi en forme, et reprend de la choucroute, qu'on se le dise. A partir de là, on est perdus.
Quelle est la juste ligne chiraquienne dans l'avant-procès ? Faut-il installer l'idée de ses défaillances ? Ou bien faut-il, classiquement, répéter que le chef est en grande forme ? Faut-il s'indigner de l'article du JDD comme le faisait aussi, étrangement, Bernadette Chirac ce lundi matin sur Europe 1, radio appartenant au même groupe que le journal sacrilège ?
Information du dimanche, démenti du lundi : joli doublé, Lagardère. Et confidences en prime ! Hors antenne, l'ex-première dame a même confié qu'elle avait caché le journal à son mari.
« Chirac est maintenant une personne privée », a estimé Alain Minc, autre indigné de l'opération JDD. Personne privée, certes, mais aussi un excellent sujet. L'opération Chirac est sans doute moins une opération politique, qu'une mine de beaux titres, de belles photos, et de bonnes affaires. »

Yahoo ! Actualités - 01.02.11 13h08

Ce que Yahoo! Actualités ose qualifier de 'décryptage'...


Cette rumeur d'alzheimer qui tombe à pic


Telle est l'exploitation que fait Yahoo! Actualités d'un article de Le Monde intitulé:

Secret médical

« Commençons par observer la séquence. Acte premier : dimanche matin. En dépit des graves événements qui secouent l'Egypte, Le Journal du dimanche choisit de consacrer la plus grande partie de sa "une" à "La grande épreuve" de Jacques Chirac. Deux pleines pages à l'intérieur, où l'on apprend que, "devant un proche", Bernadette Chirac "a prononcé le mot d'Alzheimer". Le mot est lâché, la question de la participation de l'ancien président la République à son procès, qui doit débuter le 7 mars, est posée. Dans ce même JDD, Jean-Luc Barré, qui assiste Jacques Chirac dans l'écriture du deuxième tome de ses Mémoires, précise que l'ouvrage paraîtra en mai ou en juin. Il assure n'avoir jamais "pris en défaut sa lucidité et l'acuité de son jugement".

Acte II
: lundi matin. Sur Europe 1, au micro de Jean-Pierre Elkabbach, Bernadette Chirac se dit "scandalisée" par l'enquête du JDD. "Les médecins lui ont dit qu'il n'a pas la maladie d'Alzheimer, déclare-t-elle. Je les crois. Si mon mari souffrait de cette maladie, je n'hésiterais pas à le dire." Cela dit, ajoute-t-elle, "il a des difficultés de marche, de temps en temps, et d'audition. Il a parfois des troubles de mémoire, et, à certains moments, il peut faire la preuve d'une forme d'impatience, même si, à mon égard, cela ne présente pas, hélas, un caractère de nouveauté". Quasiment au même moment, Me Jean Veil, l'un des avocats de Jacques Chirac, demande au tribunal un "sursis à statuer". En clair, d'attendre pour juger Jacques Chirac que le tribunal administratif se soit prononcé sur la requête d'une association de lutte contre la corruption qui a décidé de se constituer partie civile dans le procès. La réponse du tribunal correctionnel ne tarde pas : l'audience débutera bien à la date prévue.
Acte III : lundi à la mi-journée. Des reporters de BFM TV abordent l'ancien président devant son domicile parisien. Fort courtoisement, ce dernier s'approche de la caméra : "Je vous donne l'impression de ne pas aller bien ? Je me porte très bien, je vous remercie. Je vous souhaite de vous porter aussi bien." Il fait mine de s'éloigner : "Rien d'autre de particulier ? Bonne après-midi, bonne journée. Restez pas dehors, il fait froid, vous avez peut-être remarqué..." Du pur Chirac...

Qu'en conclure ?
Primo, qu'on ne sait rien, précisément, de l'état de santé de l'ancien président de la République. Un jour, le JDD (groupe Lagardère) insinue qu'il pourrait être atteint d'une maladie d'Alzheimer, le lendemain, Europe 1 (groupe Lagardère) affirme, par la voix de Bernadette Chirac, qu'il n'en est rien. Nous voilà bien avancés. Comme tout justiciable, Jacques Chirac a évidemment droit au respect de sa vie privée. Mais, allez savoir pourquoi, il y a quelque chose qui cloche dans cette séquence. Une manière de sous-texte qui en dit long, une fois de plus, sur la manière dont, en France, s'agissant des personnages publics, on use et abuse du secret médical.
[c'est ainsi que -sur du rien- naissent les rumeurs et les complots; et si, de surcroît, on peut se créer une occasion de stigmatiser des confrères, on ne va pas se gêner, n'est-ce pas ?...]
Franck Nouchi (Chronique) »

mardi 25 septembre 2007

La gauche passe le relais de la contestation aux syndicats de la presse

Les syndicats de journalistes mobilisent
Ouverture à gauche ? François Hollande est pressenti pour le ministère de la parole.
Le PS a annoncé lundi qu'il allait écrire au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour qu'il prenne en compte "l'omniprésence" de Nicolas Sarkozy dans les médias. Le train de réformes lancé à un rythme inconnu du paresseux PS bouscule la gauche léthargique et bavarde. Tandis que le 'cabinet fantôme' socialiste à la française est inactif, le Président et son gouvernement apparaissent sur tous les fronts où l’action se déroule ce qui témoigne de la vitalité du pouvoir, mais indispose la gauche. L’opposition peine à suivre : le cabinet fantôme du PS ne se manifeste qu’aux 12 coups de minuit pour aussitôt retourner se coucher. L’anorexique PCF qui ne pense qu’à sa survie invite ses syndicats à se bouger à sa place.
L’émoi de cette opposition peut s’expliquer par le fait que le président n'est en effet compté à aucun titre dans la répartition du temps de parole sur l'audiovisuel public en trois tiers entre gouvernement, majorité et opposition, alors que contrairement aux habitudes, il est sur tous les fronts. Le vrai problème est en effet de réviser les modes de calcul des temps de parole et de les adapter à l’activité réelle effectivement déployée et de lui accorder une part officielle et proportionnée à son action. La gauche souhaite plutôt conserver cet autre ‘avantage acquis’ qui consiste à bénéficier d’un temps de parole sans rapport avec sa contribution à la marche en avant du pays. L’opposition n’agit pas en faisant des propositions utiles et constructives. Elle se contente de réagir, par ses déclarations verbeuses tous azimuts d’opposition systématique. Sa contribution est nulle. Il serait logique que le temps de parole aille à ceux qui font, et ont donc besoin de disposer des moyens pédagogiques et d’information en rapport avec le travail fourni. Pour les prises de parole oiseuses, la gauche -telle qu’elle se comporte actuellement- en a bien assez.
L'opposition s'alarme depuis quelques jours de ce qu'elle vit douloureusement comme une stratégie du gouvernement et du chef de l'Etat, qui parviendraient à monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thème, en plus de plusieurs 'petits' événements 'annexes'! Cette gauche-là juge l’exécutif sur les critères qui la caractérisent : archaïque, sans imagination ni créativité, perdue dans des travaux de reconstruction qui ne voient pas le jour. Elle se déconsidère et réclame encore plus de temps de parole pour dénigrer le physique des petits maousse-costauds ou l’incapacité supposée d’une jeune magistrate dont le seul tort est de démonter qu’on peut être beurette et réussir à droite et vanter les mérites d’une illusionniste prétentieuse, d’un dilettante rigolo, d’une stalinienne nostalgique, de Verts centrés sur leurs chamailleries intestines ou de révolutionnaires rouges et noirs embourgeoisés. Mais qu’en avons-nous à faire ? Quelle est leur contribution ?
La répartition des tâches à gauche a trouvé une illustration ce mardi. Sans qu’on puisse discerner dans le PS une quelconque fonction de cellule de réflexion, c’est aux syndicats qu’échoie le rôle prestigieux de perturbateur stérile.
Les syndicats de journalistes français ont annoncé mardi des actions pour tenter de mobiliser leur profession, et la société civile dans sa portion radicale, afin de garantir l'indépendance des rédactions menacée –disent-ils- par la "mainmise" du pouvoir sur les grands médias. L’indépendance des rédactions s’avère être en fait sa capacité de propagande sournoise mais également provocatrice, jusquà France-Télévisions. Nous gardons en mémoire le matraquage, que dénonçait PaSiDupes, concernant le rassemblement de RESF que France-Info a promu une journée entière, mais dont la radio n’a pas assuré le suivi par le compte-rendu du fiasco. Mais on pourrait également rappeler la campagne de la même radio, manifestement indépendante, qui prédisait la défaite du gouvernement grec aux dernières élections, pour sa ‘mauvaise’ gestion des incendies de l’été, en assurant qu’un retour de flammes réduirait le gouvernement grec en cendres. Dans la même veine, le quotidien bobo Libération n’avait-il pas embauché des diseuses de malaventure ? Avec extralucidité, les pitoyables pythonisses roses ont ainsi prédit la victoire de Sa Cynique Majesté Royal, puisque, dans le marc de café et les entrailles de vache folle, elles ont vu la défaite de Grand sorcier Sarkozy… Une fantaisie qui a un coût et contribuera au coulage de l’entreprise, laquelle fera appel à un refinancement, qui à son tour suscitera l’acrimonie de la presse placée sous ‘la dictature des syndicats’ (LIRE le compte-rendu sur le livre à ce titre dans PaSiDupes).

"Face à cette situation d'une extrême gravité, les syndicats de journalistes ont décidé pour la première fois depuis 15 ans [1992, ce qui souligne le caractère politique de cette mobilisation] de se rassembler pour passer à l'action [une action, pour la 1ère fois en 15 ans : il était temps d’agir !]. Ils appellent les journalistes et les citoyens à s'engager avec eux pour gagner la bataille de l'indépendance", écrivent le SNJ, le SNJ-CGT, l'USJ-CFDT, le SJ-CFTC, le SPC-CFE-CGC, le SJ-FO dans un appel lyrique et commun. Commun ? Comme à la Présidentielle ?...
Cette intersyndicale met en cause le contrôle de grands groupes de presse par des proches du président Nicolas Sarkozy et fait probablement référence à Marianne et le Nouvel ObservateurIl fait état de plusieurs cas récents de ce qu'elle considère comme des interventions dans le contenu rédactionnel de médias, au moment où Marianne publie un débat entre Finkielkraut et … Bayrou, le frustré pathologique de la Présidentielle, le candidat privé d’organe (de presse), le Mime Marceau Béarnais?
Dans un exercice de comptage des participants, préparatoire du mouvement syndical du 18 octobre, les syndicats organiseront le 4 octobre prochain une réunion publique à Paris, au Musée social, dans le VIIe arrondissement, à deux pas de la SCI des Ségollande… Ils ont saisi parallèlement les partis politiques, la ministre de la Culture Christine Albanel et Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, pour demander une réforme législative, ad hoc, sur mesure, à la mesure donc de leur incurie.
Les démocrates de gauche demandent un contrôle des "équipes rédactionnelles" qui soient dotées d'un statut juridique pour que leur indépendance soit mieux protégée, et aussi que les chartes nationale et internationale d'éthique (?) de la profession soient annexées à la convention collective. Que sont devenus l’impertinence et l’arrogance qui font la fierté des journalistes insolents ? Sont-ils à ce point à court d’arguments et leur réflexion politique est-elle à ce point tarie, que les provocations restent sans effets face au dynamisme et aux résultats du pouvoir.
Les jérémiades des assistés s’élèvent à mesure que la presse s’abaisse. Sans crainte pour la crédibilité de leurs gémissements, Dominique Candille (SNJ-CGT) clame : "C'est un appel à toute la profession pour qu'elle cesse de jouer à son corps défendant le rôle de faire-valoir du président". David Larbre, du SNJ, un autre syndicaliste-journaliste qui a perdu de sa superbe, déclare la faillite de cette presse militante et rasante: "Si demain rien n'est fait, c'est la démocratie française qui va être mise à mal". Cet expert-ès-démocratie fait appel à la rue mais n’est guère nostalgique des libertés d’expression et de la presse de la très populaire URSS.
L'opposition a plusieurs fois émis de fortes critiques envieuses sur la proximité entre l'Elysée et de grands patrons de presse. Arnaud Lagardère, ami déclaré du chef de l'Etat, est à la tête du plus grand groupe de presse et d'édition européen (avec la radio Europe 1, Paris Match et le JDD notamment). A ce propos, la presse indépendante ne nous dit pas si Sa Cynique Majesté Royal s’est offerte les services de Daniel Schneidermann (France 5), un illustre insolent qui est, dit-on, peu enclin à se soumettre aux désirs d’Arrêt sur Images de la Chèvre qui fait la présidente en Poitou-Charentes?
Les cibles sont désignées et nommées dans cette attaque frontale qui, dans un souci d'information complète et impartiale, épargne Perdriel et le Nouvel Observateur ou Libération et Le Canard Enchaîné, puisqu’il n’est de démocratie que de gauche. Tolérance et objectivité de la presse qui de mémoire d’homme soutenait le modèle soviétique de 'démocratie' et garde un faible pour celle qui fait tant d’heureux à Cuba. Sans tomber dans la presse caniveau, les journalistes indépendants rappellent en outre que le people Martin Bouygues, est parrain du fils du couple présidentiel et contrôle TF1, comme le PCF contrôle la CGT ou le PS la CFDT. Chacun son créneau. Bernard Arnault, témoin de mariage du président, contrôle La Tribune et projette de prendre le contrôle du premier quotidien économique, Les Echos, qui fait pourtant double emploi avec La Tribune. Dans cette affaire ronflante de démocratie, il s’agit surtout de maintenir des emplois de journalistes, en doublon, et de conserver le contrôle des organes de presse. A France-Télévisions, les syndicats créent un climat ignoble de suspicion sur des professionnels jusque là indépendants, mais à qui le ‘regroupement familial’ est tout à coup interdit. Les réseaux, collectifs et associations alliés de la gauche revendiquent le droit à l’amour entre clandestins, ou clandestins et Français, mais refusent démocratiquement ce droit à une journaliste qui s’éprend d’un ministre. Deux poids démocratiques, deux mesures syndicales? Mme Beatrice Schönberg doit choisir entre le JT et son Borloo de ministre, tandis que la journaliste Valérie Trierweiler peut conjuguer profession de journaliste à … Direct 8 (groupe Bolloré Médias…) et … Paris Match et liaison avec son Flamby 1er du PS… Les syndicats sont en pleine démence, au regard des faits qu’ils escamotent allègrement (Allègre est un nom honni, pardon !)
Puisqu’il faut rafraîchir certaines mémoires, Bolloré contrôle aussi les quotidiens d'information gratuits Direct Soir et Matin Plus, en partenariat avec Le Monde et Société française de production (SFP) en association avec Euro Media Télévision. La thèse des syndicats de presse tient-elle la route au regard des faits ? S’agit-il d’une campagne de dénigrement du pouvoir et d'intoxication de l’opinion ?
Les syndicats sont coupables d’un abus de position dominante, avec heureusement la même crédibilité, quand ils mentionnent ou rappellent néanmoins plusieurs épisodes de ce qu'ils prennent pour prétexte à des accusations douteuses d’interventions supposées dans le contenu rédactionnel de certains médias. Ils ne sont pas nommés et PaSiDupes ne peut pas les révéler, car l’agence de presse -dite démocrate- interdit la diffusion des documents comportant son nom… La semaine dernière, une dépêche de cette agence aurait été modifiée sur intervention du ministère de l'Education nationale, affirment-ils, mais sans preuve et avec recours au conditionnel, par crainte de poursuites pour diffamation! Manipulation de l’opinion ? Pensez donc !
Le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article annonçant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour de l'élection présidentielle. Lorsque l’épouse du Président est l’un des émissaires du président et obtient la libération d’otages bulgares, la presse indépendante et des journalistes syndiqués jugulent sa compassion démocratique naturelle, mais si Mme Sarkozy ne vote pas pour son candidat de mari, les journalistes militants en font tout un flan médiatique ! Eut-elle voté pour son conjoint que la presse indépendante lui en aurait contesté le droit… Et si elle n’avait pas voté pour lui ?
D'autres épisodes que la presse militante ne cite pas ont fait gonfler le soufflet de la polémique, comme le retouchage récent par Paris-Match d'une photo du chef de l'Etat en vacances, qui s'est vu "alléger" de ses bourrelets. Le soufflet est retombé, alors ils attaquent sur l’autre flanc. Mais rien, en revanche, sur la Cynique socialiste susnommée, avant et après les retouches en institut de l’oval de ce visage gracieux, copieusement vanté par une certaine presse, sans insolence aucune, comme s’il s’agissait de celui dont la nature l’avait si injustement pourvue …
Pierre Méhaignerie, la ministre de la Culture et l'UMP n'ont pas jugé bon de donner suite pour l'instant aux plaintes des syndicats, en mal de légitimité démocratique à l’approche des élections professionnelles, considérant leur représentativité, mais, surprise, le Parti socialiste soutient, disent-ils, leur demande de réforme législative. Qui en aurait douté ? Et Bayrou qui va s’aligner, incessamment sous peu, en toute indépendance…
Par ailleurs, le PS et l'opposition font un procès d'intention révélateur de leur complexe, le 'syndrome des petits'. Ils s'alarment depuis quelques jours de ce qu'ils voient comme une stratégie du gouvernement et du chef de l'Etat, qui parviendraient à monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thème, en plus de plusieurs ‘petits’ événements 'annexes'. C’est vouloir ignorer le travail déjà accompli et dresser un rideau de fumée entre l’action en profondeur du pouvoir et l’opinion. C’est dire aussi quel est dans l’opposition le niveau d’acculturation en matière d’action. Les professionnels de la politique à gauche font l’aveu de leur incompétence et de leur impuissance et passent donc la torchère de la contestation aux
syndicats qui veulent vérifier qu’ils ne sont pas disqualifiés dans la rue comme la gauche l’a été dans les urnes.

vendredi 27 juillet 2007

Royal veut s’offrir un journaliste

Main basse de Royal sur « Arrêt sur Images » ?

Licencié par France 5 pour faute grave - qu'il conteste - Daniel Schneidermann est approché par Marie-sEGOlène Royal qui débaucherait volontiers le journaliste pour s’assurer ses services…

La candidate socialiste éliminée à la dernière présidentielle et actuelle présidente de la Région Poitou-Charentes a fait savoir vendredi 6 juillet, à l'occasion de l'ouverture du Festival du film de La Rochelle, que la Région pourrait produire l'émission de décryptage des médias. Pour la diffuser comment, où ? Selon le site Internet de l'hebdomadaire Marianne, ce serait sur Internet, « via un site dédié, en dehors de l'univers du site officiel de la Région », complète LCI.fr.

L’intéressé, Daniel Schneidermann, réagit, sur son blog, à l'idée lancée par Sa Cynique Majesté Royal. « Si jamais le deal se fait avec Ségolène, nous serons au moins aussi indépendants d'elle que Morandini l'est de Lagardère et Bolloré, ou Carolis de l'UMP. On essaiera même de faire mieux, ce qui ne devrait pas être trop difficile. » Il serait donc prêts à se recycler « Je n'oublie pas que la proposition de sauvetage picto-charentais pose davantage de questions qu'elle ne fournit de réponses. Quel contenu pour l'émission ? Quel mode de diffusion ? Quel lieu de tournage ? Etc. On verra bien. »

On verra bien si Royal est la mieux offrante, puisque sa Région est en concurrence avec la TSR, télévision suisse romande, qui discute également avec Daniel Schneidermann pour ouvrir son antenne à Arrêt sur Images. Peut-être est-ce de la poudre au yeux pour faire croire à un appel d’offres réglementaire…

L’occasion pour Royal de réaliser son rêve d’une télévision à sa dévotion ! Que les picto-charentais soient d’accord pour se lancer dans la production télévisée, ou non.