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vendredi 1 juin 2012

V.Trierweiler a des revenus de 250 000 euros par mois




Pauvre petite fille riche
Et qui n'aime pas la finance ?





F. Hollande on ne peut plus proche de la finance

Les soucis limités de transparence et de moralisation de la vie politique
La " première concubine de France " n'a pas eu la correction d'informer les Français de sa situation patrimoniale. 

Le grand père de Valérie Massonneau, divorcée Trierweiler, était banquier, propriétaire de la Banque angevine Massonneau et Cie
La famille Massonneau a vendu sa banque au Crédit de l’Ouest, mais elle est aussi devenue actionnaire à hauteur de 11% du Crédit de l’Ouest.
Lien Ouest France 

Aujourd’hui les enfants Massonneau  (ils sont six) sont actionnaires au Crédit industriel et Commercial, et sont détenteurs de paquets d'actions dans différents groupes associés au CIC.
Les revenus annuels de la journaliste sont estimés à plus de 3 millions par an.
Mais elle a déclaré avoir besoin de travailler pour assurer ses fins de mois...
Lien PaSiDupes : "Temps partiel presse pour Trierweiler, du jamais vu à l'Elysée"

Mais Valérie Trierweiler possède également des actions de la chaine Direct 8 , ex-Bolloré, qui va passer dans le giron du groupe Canal+, sur laquelle elle présentait des émissions politiques (entre autres)…

A part tout cela, François Hollande "n’aime pas les riches " et ne vit avec la journaliste que pour son amabilité. 
Son principal adversaire est " le monde de la finance ", selon ses propres termes de campagne. En janvier dernier, lors de son premier grand meeting, le candidat socialiste a avancé qu'il luttait contre un "adversaire sans nom" qui "ne peut pas se présenter".
Voilà un homme qui a des convictions… On peut lui faire confiance !

VOIR et ENTENDRE le faux derche:


samedi 12 mai 2012

Temps partiel presse pour Trierweiler, du jamais vu à l'Elysée


Valérie Trierweiler espère pouvoir interviewer des personnalités étrangères




La concubine du président de la République, côté cour et côté jardin

Nouveau coup de canif à la déontologie professionnelle


On la voit partout dans la lumière du président élu. Valérie Trierweiler, dans un entretien à Elle, a confié qu'elle souhaite continuer à faire un peu de journalisme, en réalisant, "par exemple", des entretiens de personnalités étrangères, et qu'elle ne fera "rien qui puisse gêner" son compagnon, le président élu, François Hollande. 
Peu importe donc que ça gêne les Français et porte atteinte à la liberté d'expression des journalistes.

La situation s'aggrave donc très vite dans la république des concubines, depuis que le CSA a permis à la Audrey Pulvar de poursuivre ses activités médiatiques, alors même qu'elle partageait la vie du député Arnaud Montebourg, bien qu'il fût candidat à la primaire socialiste et donc à la course à l'l'Elysée.

Anne Sinclair, richissime épouse de Dominique Strauss-Kahn, est l'un des précédents que notre république accepte de se voir imposer par la presse de l' internationale socialiste (Huffington Post).


V. Trierweiler dit le droit



"Je pense pouvoir continuer à faire du journalisme si je ne traite pas de l'actualité française, quelle qu'elle soit", a préjugé la journaliste politique au magazine Elle, à paraître samedi, qui a ouvertement mené campagne pour François Hollande. En toute indépendance.
"Je pourrais par exemple, mais ce n'est qu'à l'état de réflexion encore, réaliser des entretiens de personnalités étrangères, ce qui me permettrait de poser une distance saine. C'est une piste", a sereinement envisagé Valérie Trierweiler, actuellement employée à Paris-Match et Direct 8.
Angela Merkel sera-telle la première sur sa liste ?


L'indépendance de la presse n'est plus garantie


Elle annonce froidement qu'elle sera partisane

"Une chose est sûre, je ne ferai rien qui puisse gêner François et le gouvernement, ni ne défendrai aucune cause contraire à la diplomatie française. C'est la limite que je me suis fixée", a-t-elle assuré, indiquant au passage qu'elle fixe elle-même et souverainement les règles qui régiront ses activités, ce qui ne serait pas démocratique, quand bien même elle serait une élue du peuple.
A défaut, est-elle candidate au portefeuille des Affaires étrangères ?

Pas de conflit d'intérêts ?



"Je n'ai pas de fortune personnelle, ce que je ne considère pas comme un handicap, au contraire. J'ai besoin de gagner ma vie, j'ai trois enfants à charge. Mon indépendance financière est, comme pour des millions de Françaises, une réalité concrète et une priorité", (se) raconte V. Trierweiler, au risque de faire pleurer au restaurant Le Laurent ou à la Maison de l'Amérique latine  dans les chaûmières, se défendant froidement sur sa politique du beurre et de l'argent du beurre.

La concubine s'impose, avec la complicité tacite du microcosme 


En octobre dernier, Valérie Trierweiler ménageait encore le milieu. 

En pleine primaire socialiste, la journaliste avait arrêté son émission politique sur Direct 8, "2012 portrait de campagne", dans l'indifférence générale, expliquant qu'il était "devenu difficile" pour elle de faire "correctement" son métier de journaliste politique. En novembre, Paris Match, pour lequel elle travaille depuis 1989, avait aussi annoncé qu'elle ne prendrait plus part "à la vie collective" du journal le temps de la campagne.

Aujourd'hui, la concubine ne prend déjà plus de gants. 

Avant même que la "gauche molle" ne soit investi, elle décide souverainement de ce qui est bon pour elle, la presse et la démocratie, avant même que la gauche ne détienne éventuellement, la totalité des pouvoirs médiatique, exécutif et législatif.

mercredi 22 juin 2011

Guy Lagache, débarqué de M6, est recueilli par Direct 8

Hébergé sur la TNT par le "Gérard de la télévision de la pire chaîne du PAF"

Une semaine après ses mauvais traitements à Eric Besson (lien PaSiDupes), le ministre de l'Industrie, Guy Lagache annonce qu'il quitte M6, chaîne sur laquelle il sévissait depuis 1995.
La chaîne assure qu'il ne faut établir aucun lien avec le clash entre Guy Lagache et Eric Besson (lien PaSiDupes) et le départ de l'animateur ?

Guy Lagache présentait l'émission Capital depuis 2003
Il vient d'annoncer son départ de la "petite chaîne" pour rejoindre Direct 8 , la "petite jeune" (2005), au sein duquel il prendrait des "fonctions de direction".
L'animateur disparaît de notre vue

Il remplacera Yannick Bolloré à la direction des programmes de Direct 8.

Peut-on parler de promotion
?
La part de marché de la chaîne accueillante fait actuellement 2,2%, ce qui la place au 9e rang national et au 4e rang des nouvelles chaînes.
M6, qui émet depuis 1987, sur le réseau national de télédiffusion analogique, la TNT, le câble, le satellite et l'ADSL TV, est en revanche la 3ème chaîne de France derrière TF1 et France 2, mais devant France 3. Avec 10,4% de part de marché, elle est aussi la chaîne la plus rentable de toutes les chaînes de télévision de RTL Group, et la chaîne la plus rentable de France, devant TF.
M6 est plus courtois que son animateur
"Nous tenons à le remercier chaleureusement pour son engagement durant ses 16 années de travail à M6 et notamment les 8 années passées à la tête de l'émission Capital dans la continuité d'Emmanuel Chain", pouvait-on y lire.
Le buzz Internet consécutif à ce conflit aura fait du bien au budget de la chaîne privée commerciale.

mardi 22 avril 2008

Ruquier la bavure n’est pas mort, il s’agite toujours

Pascal Sevran est vivant, mais ce n’est pas grâce à Ruquier
On le sait très malade. Qui ? Ruquier l’est à sa façon, mais ne se soigne pas ; Sevran l’est, mais doit se soigner.

Certains l'ont cru mort, hier soir et ont annoncé à tort la disparition de Pascal Sevran, qui a animé pendant seize ans « La Chance aux chansons » sur France 2. La chaîne a publié aussitôt un communiqué « d'une source très proche et très sûre » affirmant que l'animateur se reposait en famille, alors que plusieurs célébrités du petit écran avaient déjà rendu hommage à l'homme de télévision et écrivain.

A 19 heures pour l’émission de Ruquier et non pas pour le 2Oh00, Europe 1 annonce la mort de Pascal Sevran en ouverture de son journal du soir, suivi d'un long développement sur sa carrière par un journaliste culturel (ça ne s'invente pas) de la station. Deux sites Internet, Purepeople et Wikipédia, diffusent également l'info. Pascal Sevran se serait éteint à 14 heures. Les agences de presse qui dictent l’information aux journalistes, ne publient cependant aucune dépêche.

Faire mieux que TF1, à tout prix…
C’est donc dès 19 h 10, sans tarder et sans précaution que ce professionnel de l’information –à moins que ce ne soit du divertissement– Laurent Ruquier confirme l'information dans son émission de racolage socialiste « On n'a pas tout dit » ( il vaut parfois mieux...) sur France 2, chaîne publique. En direct dans sa quotidienne, Laurent Ruquier reprend la « nouvelle », le 'scoop'. Les incomparables ‘graves’ de la télévisicitude, Christine Bravo la ‘gourdasse’ et Karl Zéro le délicat, rendent alors un hommage confraternel au vrai-faux animateur défunt. Airy Routier s’est abstenu et le Nouvel Observateur n’a pas eu à le couvrir. Robert Ménard n’a pas eu le temps de piquer une crise de nerfs sur la dépouille de ce grand journaliste victime de la violence de ce monde: encore une 'colère saine ' manquée....
Ruquier ajoute même que « pendant plusieurs jours, on va vous en parler sur France 2 ». Ca ferait de l’audience. Pas de chance, Sevran bouge encore. Mais Ruquier s’agite et se défend comme un vilain diable en assurant que ce n’est pas de sa faute… En socialiste qui se respecte -plus qu'il ne respecte les autres- et vote donc pour Sa Cynique Majesté Royal, il assure qu’il est « responsable mais pas coupable ! » « J'étais en direct, nous a expliqué ce grand professionnel agréé par les syndicats de gauche, après l'émission. On m'a annoncé que c'était sur Europe 1. A partir du moment où une radio nationale donne cette info, j'ai confiance. J'ai pourtant attendu dix minutes avant de la répercuter. J'ai hésité, j'étais perturbé. Mais pour moi, si on m'apporte une dépêche, c'est qu'elle a été validée. Et je ne comprends pas que, pendant ces dix minutes, personne ne m'ait rien dit... Ce qui m'a décidé, c'est qu'il y avait un horaire de décès. Ça ne s'invente pas. C'est de la pure malveillance, plus qu'une rumeur. Je suis catastrophé. Si Pascal Sevran est en mauvaise santé, c'est encore pire. » Si même Ruquier nous assure qu'on ne peut plus se fier à la presse...


Bref, tous coupables sauf lui et Catherine Barma, la productrice de l'émission, qui regrette un « dysfonctionnement complet ». Elle doir avoir la mémoire extra courte, car elle affirme, oui 'je le peux', nous dit-elle: « Il n'y a jamais eu de dérapage en sept ans. C'est la première fois. J'en suis vraiment désolée. » Bilan, des regrets en guise d’excuses et aucun journaliste n’est coupable. Savoir si les auditeurs ne le seraient pas…

Evidemment, le journal Libération épargne le quotidien Le Monde et ne cite pas son site collabo i>télé. Pourtant, un bandeau a annoncé le décès. Se sont-ils excusés ? Pas directement : par la même voie du bandeau, ils ont annoncé le démenti de la famille. Le démenti des victimes les dispense d’excuses. Ils ne doivent pas avoir les mêmes valeurs que vous et moi.
Jean-Marc Morandini, lui aussi, commente cette «disparition » sur Direct8. A la même heure, Morandini officie dans sa quotidienne sur Direct 8. Lui aussi annonce la mort de Sevran et fait même réagir par téléphone Jacques Pradel, qui y va, à son tour, de son hommage. « Je suis navré [ce n'est pas un peu trop excessif ?!] de ce qui s'est passé. On a eu l'info à 19 heures, mais j'ai décidé d'en parler quand France 2 l'a annoncé via Ruquier. Si la propre chaîne de Sevran en parlait, ça devenait une information. » C’est un petit monde de professionnels, mais vraiment petit, si petit qu’ils peuvent se permettre de critiquer les porteurs de talonnettes… L’envie de se gausser passera peut-être à l’immense Victor Robert, sur le site collabo-ratif.
Europe 1 présente ses excuses à 19 h 32. Combien d’autres ? Après le communiqué officiel de France Télévisions, Europe 1, Laurent Ruquier et les sites Internet qui avaient diffusé cette fausse nouvelle s'excusent auprès de leurs auditeurs, téléspectateurs et lecteurs. Et les annonceurs vont leur garder leur confiance? Et les supérieurs de Ruquier qui n’en est tout de même pas à son coup d’essai ?


C’est à 22 h 04 que Jean-Pierre Elkabbach, patron d'Europe 1, qui n'a pas souhaité faire de commentaires, renvoyait au communiqué diffusé sur le site de la station. « Depuis le milieu de l'après-midi, Europe 1 avait de sources concordantes journalistiques généralement sûres et fiables, des informations sur la disparition de Pascal Sevran, indique ce texte, sans révéler ses sources, puisque les Français ont droit aux commentaires, mais pas aux sources !
A plusieurs reprises, Europe 1 a tenté de joindre la famille de Pascal Sevran sans y parvenir. Jusqu'ici Europe 1 n'avait pas de raison de douter de ces sources et regrette sincèrement que ces propos aient pu affecter Pascal Sevran, ses proches et ses auditeurs ». ‘Ses propos’? Aucune revendication de droits de propriété ?

La presse française a été en état de mort cérébrale d’une trentaine de minutes.
En étant indulgent sur son bilan passé et optimiste sur l'à venir…

mardi 25 septembre 2007

La gauche passe le relais de la contestation aux syndicats de la presse

Les syndicats de journalistes mobilisent
Ouverture à gauche ? François Hollande est pressenti pour le ministère de la parole.
Le PS a annoncé lundi qu'il allait écrire au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour qu'il prenne en compte "l'omniprésence" de Nicolas Sarkozy dans les médias. Le train de réformes lancé à un rythme inconnu du paresseux PS bouscule la gauche léthargique et bavarde. Tandis que le 'cabinet fantôme' socialiste à la française est inactif, le Président et son gouvernement apparaissent sur tous les fronts où l’action se déroule ce qui témoigne de la vitalité du pouvoir, mais indispose la gauche. L’opposition peine à suivre : le cabinet fantôme du PS ne se manifeste qu’aux 12 coups de minuit pour aussitôt retourner se coucher. L’anorexique PCF qui ne pense qu’à sa survie invite ses syndicats à se bouger à sa place.
L’émoi de cette opposition peut s’expliquer par le fait que le président n'est en effet compté à aucun titre dans la répartition du temps de parole sur l'audiovisuel public en trois tiers entre gouvernement, majorité et opposition, alors que contrairement aux habitudes, il est sur tous les fronts. Le vrai problème est en effet de réviser les modes de calcul des temps de parole et de les adapter à l’activité réelle effectivement déployée et de lui accorder une part officielle et proportionnée à son action. La gauche souhaite plutôt conserver cet autre ‘avantage acquis’ qui consiste à bénéficier d’un temps de parole sans rapport avec sa contribution à la marche en avant du pays. L’opposition n’agit pas en faisant des propositions utiles et constructives. Elle se contente de réagir, par ses déclarations verbeuses tous azimuts d’opposition systématique. Sa contribution est nulle. Il serait logique que le temps de parole aille à ceux qui font, et ont donc besoin de disposer des moyens pédagogiques et d’information en rapport avec le travail fourni. Pour les prises de parole oiseuses, la gauche -telle qu’elle se comporte actuellement- en a bien assez.
L'opposition s'alarme depuis quelques jours de ce qu'elle vit douloureusement comme une stratégie du gouvernement et du chef de l'Etat, qui parviendraient à monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thème, en plus de plusieurs 'petits' événements 'annexes'! Cette gauche-là juge l’exécutif sur les critères qui la caractérisent : archaïque, sans imagination ni créativité, perdue dans des travaux de reconstruction qui ne voient pas le jour. Elle se déconsidère et réclame encore plus de temps de parole pour dénigrer le physique des petits maousse-costauds ou l’incapacité supposée d’une jeune magistrate dont le seul tort est de démonter qu’on peut être beurette et réussir à droite et vanter les mérites d’une illusionniste prétentieuse, d’un dilettante rigolo, d’une stalinienne nostalgique, de Verts centrés sur leurs chamailleries intestines ou de révolutionnaires rouges et noirs embourgeoisés. Mais qu’en avons-nous à faire ? Quelle est leur contribution ?
La répartition des tâches à gauche a trouvé une illustration ce mardi. Sans qu’on puisse discerner dans le PS une quelconque fonction de cellule de réflexion, c’est aux syndicats qu’échoie le rôle prestigieux de perturbateur stérile.
Les syndicats de journalistes français ont annoncé mardi des actions pour tenter de mobiliser leur profession, et la société civile dans sa portion radicale, afin de garantir l'indépendance des rédactions menacée –disent-ils- par la "mainmise" du pouvoir sur les grands médias. L’indépendance des rédactions s’avère être en fait sa capacité de propagande sournoise mais également provocatrice, jusquà France-Télévisions. Nous gardons en mémoire le matraquage, que dénonçait PaSiDupes, concernant le rassemblement de RESF que France-Info a promu une journée entière, mais dont la radio n’a pas assuré le suivi par le compte-rendu du fiasco. Mais on pourrait également rappeler la campagne de la même radio, manifestement indépendante, qui prédisait la défaite du gouvernement grec aux dernières élections, pour sa ‘mauvaise’ gestion des incendies de l’été, en assurant qu’un retour de flammes réduirait le gouvernement grec en cendres. Dans la même veine, le quotidien bobo Libération n’avait-il pas embauché des diseuses de malaventure ? Avec extralucidité, les pitoyables pythonisses roses ont ainsi prédit la victoire de Sa Cynique Majesté Royal, puisque, dans le marc de café et les entrailles de vache folle, elles ont vu la défaite de Grand sorcier Sarkozy… Une fantaisie qui a un coût et contribuera au coulage de l’entreprise, laquelle fera appel à un refinancement, qui à son tour suscitera l’acrimonie de la presse placée sous ‘la dictature des syndicats’ (LIRE le compte-rendu sur le livre à ce titre dans PaSiDupes).

"Face à cette situation d'une extrême gravité, les syndicats de journalistes ont décidé pour la première fois depuis 15 ans [1992, ce qui souligne le caractère politique de cette mobilisation] de se rassembler pour passer à l'action [une action, pour la 1ère fois en 15 ans : il était temps d’agir !]. Ils appellent les journalistes et les citoyens à s'engager avec eux pour gagner la bataille de l'indépendance", écrivent le SNJ, le SNJ-CGT, l'USJ-CFDT, le SJ-CFTC, le SPC-CFE-CGC, le SJ-FO dans un appel lyrique et commun. Commun ? Comme à la Présidentielle ?...
Cette intersyndicale met en cause le contrôle de grands groupes de presse par des proches du président Nicolas Sarkozy et fait probablement référence à Marianne et le Nouvel ObservateurIl fait état de plusieurs cas récents de ce qu'elle considère comme des interventions dans le contenu rédactionnel de médias, au moment où Marianne publie un débat entre Finkielkraut et … Bayrou, le frustré pathologique de la Présidentielle, le candidat privé d’organe (de presse), le Mime Marceau Béarnais?
Dans un exercice de comptage des participants, préparatoire du mouvement syndical du 18 octobre, les syndicats organiseront le 4 octobre prochain une réunion publique à Paris, au Musée social, dans le VIIe arrondissement, à deux pas de la SCI des Ségollande… Ils ont saisi parallèlement les partis politiques, la ministre de la Culture Christine Albanel et Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, pour demander une réforme législative, ad hoc, sur mesure, à la mesure donc de leur incurie.
Les démocrates de gauche demandent un contrôle des "équipes rédactionnelles" qui soient dotées d'un statut juridique pour que leur indépendance soit mieux protégée, et aussi que les chartes nationale et internationale d'éthique (?) de la profession soient annexées à la convention collective. Que sont devenus l’impertinence et l’arrogance qui font la fierté des journalistes insolents ? Sont-ils à ce point à court d’arguments et leur réflexion politique est-elle à ce point tarie, que les provocations restent sans effets face au dynamisme et aux résultats du pouvoir.
Les jérémiades des assistés s’élèvent à mesure que la presse s’abaisse. Sans crainte pour la crédibilité de leurs gémissements, Dominique Candille (SNJ-CGT) clame : "C'est un appel à toute la profession pour qu'elle cesse de jouer à son corps défendant le rôle de faire-valoir du président". David Larbre, du SNJ, un autre syndicaliste-journaliste qui a perdu de sa superbe, déclare la faillite de cette presse militante et rasante: "Si demain rien n'est fait, c'est la démocratie française qui va être mise à mal". Cet expert-ès-démocratie fait appel à la rue mais n’est guère nostalgique des libertés d’expression et de la presse de la très populaire URSS.
L'opposition a plusieurs fois émis de fortes critiques envieuses sur la proximité entre l'Elysée et de grands patrons de presse. Arnaud Lagardère, ami déclaré du chef de l'Etat, est à la tête du plus grand groupe de presse et d'édition européen (avec la radio Europe 1, Paris Match et le JDD notamment). A ce propos, la presse indépendante ne nous dit pas si Sa Cynique Majesté Royal s’est offerte les services de Daniel Schneidermann (France 5), un illustre insolent qui est, dit-on, peu enclin à se soumettre aux désirs d’Arrêt sur Images de la Chèvre qui fait la présidente en Poitou-Charentes?
Les cibles sont désignées et nommées dans cette attaque frontale qui, dans un souci d'information complète et impartiale, épargne Perdriel et le Nouvel Observateur ou Libération et Le Canard Enchaîné, puisqu’il n’est de démocratie que de gauche. Tolérance et objectivité de la presse qui de mémoire d’homme soutenait le modèle soviétique de 'démocratie' et garde un faible pour celle qui fait tant d’heureux à Cuba. Sans tomber dans la presse caniveau, les journalistes indépendants rappellent en outre que le people Martin Bouygues, est parrain du fils du couple présidentiel et contrôle TF1, comme le PCF contrôle la CGT ou le PS la CFDT. Chacun son créneau. Bernard Arnault, témoin de mariage du président, contrôle La Tribune et projette de prendre le contrôle du premier quotidien économique, Les Echos, qui fait pourtant double emploi avec La Tribune. Dans cette affaire ronflante de démocratie, il s’agit surtout de maintenir des emplois de journalistes, en doublon, et de conserver le contrôle des organes de presse. A France-Télévisions, les syndicats créent un climat ignoble de suspicion sur des professionnels jusque là indépendants, mais à qui le ‘regroupement familial’ est tout à coup interdit. Les réseaux, collectifs et associations alliés de la gauche revendiquent le droit à l’amour entre clandestins, ou clandestins et Français, mais refusent démocratiquement ce droit à une journaliste qui s’éprend d’un ministre. Deux poids démocratiques, deux mesures syndicales? Mme Beatrice Schönberg doit choisir entre le JT et son Borloo de ministre, tandis que la journaliste Valérie Trierweiler peut conjuguer profession de journaliste à … Direct 8 (groupe Bolloré Médias…) et … Paris Match et liaison avec son Flamby 1er du PS… Les syndicats sont en pleine démence, au regard des faits qu’ils escamotent allègrement (Allègre est un nom honni, pardon !)
Puisqu’il faut rafraîchir certaines mémoires, Bolloré contrôle aussi les quotidiens d'information gratuits Direct Soir et Matin Plus, en partenariat avec Le Monde et Société française de production (SFP) en association avec Euro Media Télévision. La thèse des syndicats de presse tient-elle la route au regard des faits ? S’agit-il d’une campagne de dénigrement du pouvoir et d'intoxication de l’opinion ?
Les syndicats sont coupables d’un abus de position dominante, avec heureusement la même crédibilité, quand ils mentionnent ou rappellent néanmoins plusieurs épisodes de ce qu'ils prennent pour prétexte à des accusations douteuses d’interventions supposées dans le contenu rédactionnel de certains médias. Ils ne sont pas nommés et PaSiDupes ne peut pas les révéler, car l’agence de presse -dite démocrate- interdit la diffusion des documents comportant son nom… La semaine dernière, une dépêche de cette agence aurait été modifiée sur intervention du ministère de l'Education nationale, affirment-ils, mais sans preuve et avec recours au conditionnel, par crainte de poursuites pour diffamation! Manipulation de l’opinion ? Pensez donc !
Le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article annonçant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour de l'élection présidentielle. Lorsque l’épouse du Président est l’un des émissaires du président et obtient la libération d’otages bulgares, la presse indépendante et des journalistes syndiqués jugulent sa compassion démocratique naturelle, mais si Mme Sarkozy ne vote pas pour son candidat de mari, les journalistes militants en font tout un flan médiatique ! Eut-elle voté pour son conjoint que la presse indépendante lui en aurait contesté le droit… Et si elle n’avait pas voté pour lui ?
D'autres épisodes que la presse militante ne cite pas ont fait gonfler le soufflet de la polémique, comme le retouchage récent par Paris-Match d'une photo du chef de l'Etat en vacances, qui s'est vu "alléger" de ses bourrelets. Le soufflet est retombé, alors ils attaquent sur l’autre flanc. Mais rien, en revanche, sur la Cynique socialiste susnommée, avant et après les retouches en institut de l’oval de ce visage gracieux, copieusement vanté par une certaine presse, sans insolence aucune, comme s’il s’agissait de celui dont la nature l’avait si injustement pourvue …
Pierre Méhaignerie, la ministre de la Culture et l'UMP n'ont pas jugé bon de donner suite pour l'instant aux plaintes des syndicats, en mal de légitimité démocratique à l’approche des élections professionnelles, considérant leur représentativité, mais, surprise, le Parti socialiste soutient, disent-ils, leur demande de réforme législative. Qui en aurait douté ? Et Bayrou qui va s’aligner, incessamment sous peu, en toute indépendance…
Par ailleurs, le PS et l'opposition font un procès d'intention révélateur de leur complexe, le 'syndrome des petits'. Ils s'alarment depuis quelques jours de ce qu'ils voient comme une stratégie du gouvernement et du chef de l'Etat, qui parviendraient à monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thème, en plus de plusieurs ‘petits’ événements 'annexes'. C’est vouloir ignorer le travail déjà accompli et dresser un rideau de fumée entre l’action en profondeur du pouvoir et l’opinion. C’est dire aussi quel est dans l’opposition le niveau d’acculturation en matière d’action. Les professionnels de la politique à gauche font l’aveu de leur incompétence et de leur impuissance et passent donc la torchère de la contestation aux
syndicats qui veulent vérifier qu’ils ne sont pas disqualifiés dans la rue comme la gauche l’a été dans les urnes.