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samedi 23 février 2019

Intox BVA : LREM, en tête des intentions de vote aux européennes

LePoint (famille Pinault) relaie l'enquête RTL (groupe M6), La Tribune et Orange (Etat )

Fake-news institutionnelle : "LREM en tête des intentions de vote"

I
nvraisemblable
: un sondage BVA place
la liste LREM-MoDem à 25 % des voix devant le Rassemblement national (19 %). Les Républicains sont troisièmes, avec 10 %. 

L'Elysée retente le coup gagnant de la présidentielle : monter le RN pour tirer les marrons du feu, si tant est que les électeurs n'ont pas encore mis l'arnaque au jour, après vingt-et-un mois de coups durs.

A trois mois du scrutin, la propagande formate les esprits en construisant des tendances. 
Le parti présidentiel, fort de l'ancrage du MoDem, décrocherait le plus de suffrages, selon un sondage BVA diffusé samedi. 
Avec 25 %, la liste du parti d'Emmanuel Macron, LREM, devancerait celle du Rassemblement national (19 %). Au premier tour de la présidentielle, Macron avait obtenu 24% des suffrage exprimés; Marine le Pen, 21%. Malgré les mouvements sociaux (Loi Macron, statut des cheminots ou Gilets jaunes) et une impopularité qui ne se dément pas au fil des mois (Macron est tombé sous la narre des 30%), la liste du président viendrait en tête : infox ! 

BVA a déjà écrasé la concurrence.
Le duo de tête se détache de toutes les autres formations : Les Républicains obtiennent 10 % d'intentions de vote, devant les écologistes d'EELV (9 %), La France insoumise (7,5 %), Debout la France (6 %) et le Parti socialiste (5 %). Personne n'y croit, ne serait-ce qu'un instant, mais l'idée fera son chemin, si les media embraye le pas de BVA, comme c'est vraisemblable.
Et pourquoi la société Artémis, propriété de la famille Pinault, ne mettrait-il pas le groupe Groupe Sebdo-Le Point qu'il détient à 100 %, au service de Macron.

Si le scrutin avait lieu dimanche, Génération·s recueillerait 3 %, les listes UDI et PCF 2 % chacune, et une liste des Gilets jaunes 4 %, selon cette enquête : peu importerait donc la composition de cette dernière, qu'elle soit majoritairement de droite ou de gauche. On est dans la caricature du scrutin et BVA prend vraiment les électeurs pour des billes !

Suivent les causes perdues : Résistons ! de Jean Lassalle (1,5 %), devant les listes Les Patriotes (Florian Philippot) et les trotskistes, Lutte ouvrière et du NPA, à 1 %, et l'UPR (François Asselineau), 0,5 %. Pour obtenir des élus, une liste doit recueillir au moins 5 % des votes.

Six Français sur dix (62 %) se disent aujourd'hui "intéressés" par ces élections, contre 35 % qui ne le sont pas. La participation, toujours basse pour ce type de scrutin, est estimée entre 47 % et 52 %. Lors des européennes de 2014, elle s'était élevée à 42 %.
A la dernière présidentielle, le taux d'abstention s'éleva à 22,23% au premier tour et à 25,44% au second... BVA-LePoint-RTL-Orange-LaTribunesont résolument volontaristes...

Enfin, BVA se tire une balle dans le pied: c'est cher payer l'intox...
Si 53 % des personnes interrogées se disent sûres de leur choix, 47 % n'ont pas exprimé d'intention de vote ou peuvent changer d'avis. Ce qui laisse à BVA une grande marge d'erreur, un boulevard.

Enquête réalisée en ligne du 20 au 21 février auprès de 929 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,3 points (ce qui permet à M. Le Pen et Macron de s'envisager à égalité !)
Les intentions de vote se basent sur des personnes certaines d'aller voter et ayant exprimé une intention, soit (seulement 474 personnes) : il faut toujours lire les petits caractères en bas de page... Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat (et n'engagent pas BVA, de son propre aveu...). Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage. 
Une image figée qui indique une dynamique, c'est nouveau... 


mercredi 14 novembre 2012

Sénateurs d'accord pour taxer les retraités

"Le Sénat adopte la taxe de 0,3% sur les retraites"
Un titre de La Tribune très dépersonnalisé...

Le prélèvement - ce n'est pas
 une taxe - sur les retraites - et non pas sur les retraités - prévu(e) dans le projet de budget de la Sécurité sociale va être porté(e) à 0,3%, au lieu de 0,15%, soit environ 3 euros par mois pour une retraite de 2 000 euros (12 fois par an), non pas en 2014, mais dès le ...1er avril (sic) 2013, mais ne sera payé que par quelque 7,5 millions de retraités imposables, selon le député socialiste Gérard Bapt.Pour Christiane, 79 ans, ces 0,15% représentent 20 euros par an. Trop, selon elle : " Ça va encore nous enlever du pouvoir d’achat. Est-ce que c’est vraiment nécessaire ? Je ne sais pas. On commence à être fatigué de se serrer la ceinture… Il n’y a plus de trous, il n’y a plus rien à la ceinture ! On peut manger pendant plusieurs jours avec 20 euros, on pourrait, à l’occasion, un dimanche ou un jour de fête, se payer une petite fantaisie supplémentaire… Eh bien là, on ne pourra pas ". Lien agir pour ma retraite  : "Les Français inquiets en matière de retraite"
Pourra-t-elle mieux si le "prélèvement" passe à 3% à l'Assemblée nationale ?

La gauche socialo-écolo n'ignore pourtant pas la précarité annoncée parmi les retraités 
L'INSEE prévoit que, 
d’ici 2030, le nombre de retraités pauvres progressera d’un tiers, selon le scénario le plus probable, et atteindra 70 000 personnes. Cette hausse serait due principalement à l’arrivée des générations du baby-boom aux grands âges. Le taux de pauvreté pourrait s’accroître du fait de la fragilisation du tissu familial et de conditions d’emploi un peu plus défavorables. D’autres facteurs socio-démographiques tendent à atténuer cette hausse. Sous ces conditions et avec un maintien du système actuel de protection sociale, elle devrait être soutenable pour la région. Au-delà de la pauvreté, de nombreux retraités peuvent se trouver dans une situation financière précaire compte tenu de leurs besoins en matière de soins ou de services. Les territoires sont tous concernés, des plus urbains, à forte croissance démographique, aux plus ruraux, où l’accès aux services resterait plus difficile.
L'INSEE n'a pas pris en compte les taxes qui pleuvent sur les classes moyennes, dont
les retraités, non pas seulement laissés pour compte, mais aussi appelés à contribuer à l'effort de solidarité !

A la différence des sénateurs, les retraités savent que leurs pensions de retraite sont en outre gelées.

La gauche sociale demande aux plus vulnérables

Les dessinateurs politiques vont devoir mettre à jour
leurs poncifs d'opposants

Le Sénat a adopté mardi la création d'une taxe additionnelle de 0,3% sur les retraités imposables. Celle-ci sera opérationnelle au 1er avril 2013, et concernera quelques 7,5 millions de personnes, des fumeurs de cigares...
Les sénateurs ont donc dit oui à ce nouvel impôt. 
Mardi, ils ont adopté la création d'une taxe additionnelle de 0,3%, dès le 1er avril, sur les retraités imposables. Sachant qu’initialement, celle-ci ne devait être que de 0,15%. Pour le gouvernement, cette manne doit servir à financer la réforme de la dépendance. Au préalable, l'Assemblée nationale avait déjà voté la création de cette nouvelle taxe lors de l'examen du projet de budget de la Sécu (PFLSS).
"Une déception"
Toutefois, le groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) a marqué son opposition à ce dispositif, proposant un amendement de substitution. "S'il n'est pas adopté, nous serons contraints de voter contre cet article", avait menacé pour le groupe Dominique Watrin, jugeant que cette mesure constituait "une déception".
Cet amendement de substitution, présenté par Laurence Cohen, consistait à remplacer le produit de cette taxe par le montant des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les employeurs qui ne respectent pas l'égalité professionnelle hommes-femmes, et qui seraient supprimées.
Toutefois, il a rencontré l'opposition du rapporteur socialiste Yves Daudigny (PS). Celui-ci ne l'a pas jugé "pertinent". Tout comme Marisol Touraine, la ministre de la santé. "Je partage la nécessité de faire progresser l'égalité homme-femme", a-t-elle indiqué. De plus, elle souligné que "ce mécanisme est inscrit à l'ordre du jour des négociations sur les parcours professionnels".

Rappel: Sapin sur les tensions européennes, les réticences d'Europe Ecologie-les Verts au pouvoir socialiste et les retraites:



Invité de Public Sénat et Radio classique le 17 septembre 2012, le ministre du Travail Michel Sapin revendiquait le "sérieux" de son action.


Sapin restait dans le flou et refusait de fixer un seuil... "On dit 'les retraités', mais parmi les retraités il y a des gens extrêmement pauvres. Il n'est absolument pas question de toucher en quoi que ce soit aux 700 euros de la pauvre personne qui vit avec le minimum vieillesse ou aux 1.000 ou 1.200 euros de celui qui a trimé toute sa vie", a expliqué le ministre du Travail.

"Il y a des retraités extrêmement aisés" et qui "gagnent beaucoup, beaucoup plus que des gens en activité", a fait valoir le ministre du Travail. Donc "pour ceux-là, il paraît normal qu'il y ait des impositions qui soient de même nature que celles que paient des salariés aisés", a-t-il dit. "Certains retraités gagnent plus d'un million par an, comme il y a des salariés -ils ne sont pas très nombreux- qui gagnent plus d'un million par an. Ils seront de la même manière concernés par la tranche à 75% qui va être proposée dans le projet de loi de finances", a-t-il ajouté sans vouloir donner le seuil pour les retraités, évoquant seulement "la justice sociale".
Les classes moyennes sont-elles épargnées ?

L'extrême gauche se mobilise
Et la droite ?

Déjà que 50% des ménages  les plus défavorisés, désormais qualifiés de "pauvres", ne sont pas soumis à l'impôt et, de toutes parts, reçoivent des aides cumulées de l'Etat, des collectivités territoriales et des associations, il ne reste que les riches et les petits salariés des classes moyennes. 
En septembre, les communistes ont voté contre cette taxe élevée à 3%, en dénonçant une nouvelle forme de CSG "injuste"
Le groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) a proposé un amendement de substitution. "S'il n'est pas adopté, nous serons contraints de voter contre cet article", avait menacé pour le groupe Dominique Watrin, affirmant qu'il est pour le groupe, "comme pour des millions de salariés, une déception". Cet amendement de substitution, présenté par Laurence Cohen, une orthophoniste du Val-de-Marne, consistait à remplacer le produit de cette taxe par le montant des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les employeurs qui ne respectent pas l'égalité professionnelle hommes-femmes et qui seraient supprimées.Il a rencontré l'opposition du rapporteur Yves Daudigny (PS) qui ne l'a pas jugé ..."pertinent".
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a "Je partage la nécessité de faire progresser l'égalié homme-femme", a dit la ministre, "mais je ne suis pas sûre que cet objectif trouve sa place dans ce texte". De plus, a-t-elle souligné, ce mécanisme est inscrit à l'ordre du jour des négociations sur les parcours professionnels".

mercredi 14 décembre 2011

France Soir: finie la version papier

Les Français pleurent la mort d'un compagnon cher
Nostalgiques, ses "Unes" fracassantes, c'est fini !


Le quotidien fondé par Pierre Lazareff disparaît des kiosques
Des militants CGT manifestent
le 6 décembre dans la rue


La disparition du quotidien papier avait était annoncée à la mi-octobre par son propriétaire russe depuis 2009, le milliardaire Alexander Pugachev, malgré les 70 millions d'euros investis, en pure perte. Les salariés se résignent au passage au tout-numérique.

Une mort indigne
Des gros bras du syndicalisme ont déversé dans la rue
des milliers d'exemplaires du journal, en signe de protestation.
Ils sont prêts à voter écolo avec EELV,
à la présidentielle 2012...

La direction du quotidien a dû se résigner à la non-parution d'un dernier numéro qui devait clore l'histoire d'un titre mythique de la presse française, premier quotidien français à la Libération qui a connu ses heures de gloire dans les années 1950 et 1960.
" Compte tenu de l'opération d'un commando extérieur à l'entreprise le mardi 13 décembre dirigée contre les locaux des salariés de France-Soir, compte tenu des traumatismes et des craintes exprimés par nombre de journalistes, la direction de la rédaction et la rédaction en chef du titre considèrent ne pas être en mesure d'assumer dans des conditions professionnelles leurs missions ", indiquait un communiqué signé hier par la direction de la rédaction du quotidien. Face à la menace d'une nouvelle opération coup-de-poing au siège de France-Soir et à son imprimerie d'Évry, la direction du journal a demandé la mise en place d'un service d'ordre pour éviter tout débordement.

Les barbares se sont encore distingués
Les temps ont changé et les syndicalistes ne respectent rien, pas même leur outil de travail, à la différence des excités de mai 68.

Joseph Kessel y écrivait, Lucien Bodard aussi et tant d'autres encore, parmi les plus grands de la profession. Au fil d'une demi-douzaine d'éditions quotidiennes, le lecteur suivait les mésaventures de la IVe République, presque heure par heure, les grandes et les moins grandes heures du gaullisme, mais aussi le Tour, de mémorables faits divers, quelques guerres lointaines et la vie de ceux qu'on n'appelait pas encore les 'people', mais que nous contait chaque jour, en avant-dernière page, Carmen Tessier et ses "Potins de la commère"…

Avec France Soir s'éteint la presse de la grande époque
où les journalistes démontraient ce qu'ils avançaient et qui n'a pas connu les décrypteurs arrogants, les grossièretés et les insultes.

Montebourg n'a pas eu le pouvoir de le casser
Le socialiste voulait empêcher de se présenter les élus de plus de 67 ans. 67 ans après la première, c'est la dernière édition de France Soir qui est parue, le mardi 13 décembre sur cinq colonnes à la Une, en gros caractères, et des photos en noir et blanc.

Triste fin

VOIR et ENTENDRE le reportage de LCI, le 13 décembre 2011:
100.000 exemplaires de France Soir avaient été répandus au petit matin, place de la Madeleine à Paris, devant la boutique de l'épicier de luxe Hédiard, également propriété de la famille Pougachev. L'opération a été revendiquée par "Les Robins des Bois de l'Information", collectif de salariés de la presse qui confie préparer d'autres actions spectaculaires pour les jours à venir.


Un commando de 70 syndicalistes InfoCom CGT a forcé la porte du journal et occupé les locaux pour empêcher la tenue du comité d'entreprise.
L'Humanité, le journal communiste, soupçonne, titrant " Qui a intérêt à "saccager" le syndicat Info'Com-CGT et ses réprésentants syndicaux à France-Soir ?" Il ose regretter une " curée médiatique de certains médias contre Info’Com-CGT et ses représentants syndicaux à France Soir " et la juge "calomnieuse, inexacte, voire diffamatoire et mérite une clarification." Il accuse, aussi: " Depuis maintenant deux éditions la direction de France Soir justifie des non parutions au seul prétexte de l’occupation des locaux de mardi matin par la CGT. "
Le journal mythique de Pierre Lazareff, le seul quotidien français à avoir été vendu, certains jours, dans les années 1960-1970, à plus de deux millions d'exemplaires, disparaît des kiosques sans avoir pu remercier ses derniers lecteurs. Un groupe de militants syndicaux extrémistes de gauche a en effet occupé les locaux parisiens du journal, obligeant son propriétaire à arrêter, avec deux jours d'avance, l'impression du quotidien.


Un journal, même le plus attachant, est mortel
Aujourd'hui, les organes de presse sacrifient au sensationnalisme et à la rumeur.
Mais, créé au lendemain de la seconde guerre mondiale, France Soir, héritier du Paris-Soir de Prouvost et du journal résistant Défense de la France, n'appartient pas à la génération du commentaire baveux et aura été, pour plusieurs générations de lecteurs et de journalistes, un modèle: grandes plumes, reportages, scoops et photos chocs.
Mais la formule a vieilli, et France Soir n'a pas su s'adapter
C'était le journal des "trente glorieuses", un quotidien politiquement très "légitimiste", celui d'un pays que la révolte étudiante de mai 1968 va changer à jamais. Ce printemps-là justement, la radio prend le relais. Les "événements" sont couverts en direct par les reporters d'Europen 1 et de RTL. La technologie, mais aussi l'air du temps, marginalise une certaine presse écrite de qualité.

La télévision et l'institutionnalisation du JT de 20 heures lui porteront un nouveau coup
La seule relation de l'événement, même la plus talentueuse, ne suffit plus. La presse grand public est sur les ondes, elle n'est plus sur le papier, ou de moins en moins. Puis viendront les radios libres, les télévisions par câble, enfin Internet, et, avec eux, la fin d'une certaine culture généraliste. France Soir papier n'y a pas survécu ; sa société éditrice veut poursuivre l'aventure sur le Net, avec une équipe réduite.

Cette disparition est-elle un coup de semonce dans la coque de la presse écrite ? Depuis quelques années, elle est un bâteau ivre qui prend l'eau de toutes parts. Les nouveaux supports numériques de l'écrit – presse numérique (Mediapart ou Rue 89), smartphones, liseuses, etc. – ne cessent de marquer des points. L'enquête, le commentaire, l'analyse, le reportage y ont leur place. L'avenir appartient aux journaux qui savent se déployer sur le Web -payant- comme sur le papier. L'écrit est plus indispensable que jamais.

Hypothèque sur l'avenir numérique de France Soir
Alors qu'Alexander Pugachev souhaite désormais se désengager, mais, dans le même temps, qu'aucun repreneur sérieux ne s'est manifesté pour reprendre le titre, les négociations vont se poursuivre entre la direction et les salariés. Certains syndicats espèrent encore gonfler les effectifs du Web jusqu'à 40 postes au moins, si les extrémistes ne cassent pas l'entreprise.
Le prochain comité d'entreprise est programmé lundi 19 décembre.

La Tribune est le prochain organe de presse menacé
Et c'est encore la CGT qui ose stigmatiser le risque de "casse sociale" en cas de liquidation des titres. Pour Christian Lefranc, d'Info'Com CGT à la Tribune, "des centaines d'emplois induits sont menacés".

La tradition de violence du Syndicat du Livre CGT

La cache d'armes des NMPP
En 1991, la direction des NMPP découvre une cache de plus de 5 000 armes dans un de ses entrepôts de Saint-Ouen. Ces armes étaient le "trésor de guerre" détourné puis caché par des ouvriers membres du syndicat CGT du Livre lors de la faillite de Manufrance en 1980, en prévision du " grand soir ". Intimidée, la direction des NMPP ne portera pas plainte.
Selon Emmanuel Schwarzenberg, le scandale aurait été étouffé par le gouvernement socialo-communiste de l'époque, soucieux de ménager les communistes de la CGT: quatre ministres communistes (Charles Fiterman, Marcel Rigout, Jack Ralite et Anicet Le Pors) participaient au deuxième (augmentation du nombre de fonctionnaires, décentralisation, nationalisations (loi du 13 février 1982), retraite à 60 ans), puis au troisième gouvernements de Pierre Mauroy (retrait du projet de loi Savary visant à d'un "grand service public unifié et laïc de l'éducation nationale", qui faisait partie des 110 propositions pour la France de François Mitterrand), prédécesseur de la Ch'tite Brochen-Aubry à la mairie de Lille...
Nous devons à son père Jacques Delors, ministre de l'Economie et des Finances du gouvernement Mauroy 2, le " tournant de la rigueur ", à partir de 1982: il appliqua d’abord une politique de "rupture" pendant la période dite de l’"état de grâce" et procéda à la dévaluation du franc.

Autres intimidations de la CGT
En 1992, la société Les Meilleures Éditions SA, éditrice des journaux Le Meilleur et Spéciale Dernière avaient voulu changer d'imprimeur afin de diminuer ses coûts. Le syndicat du Livre empêcha d'autres imprimeries contrôlées par ses militants d'accepter les contrats sous la contrainte de grèves. Lorsque l'éditeur fit appel à une imprimerie non contrôlée par le syndicat du livre, celui-ci fut séquestré et obligé de signer un nouveau contrat sous la contrainte. Par la suite, le syndicat du Livre empêcha la publication des journaux pendant plusieurs mois par représaille.

De nombreux cas d'intimidation ont été rapportés à l'encontre de journaux choisissant de ne pas passer par le quasi-monopole des NMPP, Presstalis, aujourd'hui. Par exemple, lors de la sortie du quotidien Metro en 2002, de nombreux cas de violences physiques vis-à-vis des distributeurs de Metro par des membres du syndicat du livre ont été rapportés. Des vols ont été commis dans les imprimeries et la distribution a été fortement perturbée par des gros bras du syndicat du Livre.

Le quotidien 20 minutes a aussi été la cible du syndicat du livre qui a tenté d'empêcher sa publication le 18 mars 2002.

En février 2009, le syndicat s'en prend au gratuit Direct Matin Plus, propriété du groupe Bolloré, en envoyant un commando de 40 personnes asperger d'eau 150 000 journaux. Le groupe Bolloré Média avait dénoncé son contrat de 3,7 millions par an en juillet 2009 pour choisir une imprimerie de labeur (donc non contrôlée par le syndicat du livre) arguant de questions de qualité d'impression.

Le 17 avril 2010, 40 militants de la CGT ont mis à sac la permanence du député UMP Richard Mallié qui avait déposé une proposition de loi visant à supprimer la loi Bichet (lien Libération).



jeudi 11 décembre 2008

Journalistes européens : Sarkozy est le meilleur dirigeant en Europe

Il est grand, le petit !
Les caricaturistes et les aigris en seront pour leurs frais. La discrimination physique serait-elle une exception franco-française au pays des droits de l’homme ? Les journalistes européens ont en effet élu le Président Sarkozy, meilleur dirigeant européen.

  • Une certaine presse hexagonale, que Marianne (et autres p’tites bayroutes) déclarent maître de l’information, ironise. Ainsi, Le Monde considère que ses confrères ont désigné l’hyperactif de la bande et LePost, (qui appartient au même club, mais joue en Division de désHonneur), l’a sacré ‘champion d’Europe’. On comprend dès lors que les meilleurs se délocalisent.
    Peut-on pourtant imaginer que Sarkozy, au Bayern de Munich à l’instar d'un Franck Ribéry omniprésent, batte Lyon à Gerland et souffle la première place de la poule F de la Ligue des champions à une équipe française ? Comment demander à Ribéry d'apprendre la Marseillaise ?
  • A l’annonce de ce scrutin, Sa Cynique Majesté Royal a été placée sous assistance respiratoire et Bayrou s’est posé une poche de glaçons sur son vaste front intelligent.

    Les lauréats du Premier "Palmarès EuroTribune"
    La Tribune, le quotidien économique, a publié son premier "Palmarès EuroTribune" dans son édition du jeudi 11 décembre. Réunis par le journal, les correspondants européens indépendants à Bruxelles ont voulu, dit-on, exprimer leur objectivité une fois en douze mois (voire 24), avant de changer d’année. Et le jury a désigné Nicolas Sarkozy comme le meilleur dirigeant européen, avec quatre cinq points d’avance
    (à moins que ce ne soit à la présidentielle 2007…)

    > Sur le podium, Nicolas Sarkozy est monté sur la plus haute marche, devant Jean-Claude Juncker, le premier ministre luxembourgeois, Gordon Brown, le chef du gouvernement britannique et Angela Merkel, la chancelière allemande.
    > En fin de course, on retrouve Mirek Topolanek (25e), le premier ministre tchèque, qui va prendre la présidence de l'Union européenne (UE) au 1er janvier, suivi de Brian Cowen, son homologue irlandais, qui n'a pas réussi à faire accepter le traité de Lisbonne par ses concitoyens, mais, embarrassé de son porc à la dioxine, appelle maintenant l’Europe au secours.
    > Le jury était composé de douze journalistes issus de neuf pays différents, et qui travaillent aussi bien pour la presse écrite que pour la radio ou la télévision. Ils ont tous attribué une note de un a dix sur différents critères, tels que le sens du leadership ou la sincérité de l'engagement européen, mais également sur les réponses apportées à plusieurs grands événements de l'année 2008 : la crise financière, le conflit en Géorgie, le traité de Lisbonne et la lutte contre le réchauffement climatique.

    Le Monde ne cire pas les pompes...
    Parce qu'en France, on a une presse insolente, Monsieur, on crache sur les bottes.


    > Selon Le Monde, Nicolas Sarkozy est très bien noté sur son leadership pour ses réponses apportées à la crise géorgienne ou à la crise économique, mais il serait largement dépassé par son deuxième !... Ne demandez pas à PaSiDupes comment c’est possible… Jean-Claude Juncker, en ce qui concerne l'engagement européen, l'esprit d'équipe ou la gestion du traité de Lisbonne, serait quand même déclaré premier par ces journalistes hexagonaux, qui omettent, pour la circonstance, d’accuser le Luxembourg, dont il est le premier ministre, d’être un paradis fiscal !… Impertinent, mais objectif, Le Monde, journal de référence de la gauche socialiste et intellectuelle (si c'est compatible), assure même que le président français a « certainement profité d'un calendrier favorable »... Assurément ! Pendant un semestre, la crise internationale a été une chance pour tous, et singulièrement pour le président ‘aux bras ballants » de l'Union Europénne, aux dires de leur favorite, l’amère Royal.

    > Les fins esprits du Monde notent d’autres surprises et ils devront donc réviser leur credo. Gordon Brown, longtemps considéré comme eurosceptique, se retrouve en troisième position grâce à ses réponses apportées à la crise. Par ailleurs, Angela Merkel, après avoir longtemps été considérée comme la chef de gouvernement la plus influente d'Europe, paye son engagement timoré contre la crise ou dans la lutte contre le changement climatique.
    > L'arrivée en vingt-cinquième position de Mirek Topolanek montre le niveau de scepticisme des correspondants bruxellois envers la futur présidence du Conseil européen. La République tchèque est le seul pays de l'UE à ne pas s'être encore prononcé sur le traité de Lisbonne.

    Mais la plus grosse surprise, dont Le Monde ne se remet pas, c’est qu’à la place de Sarkozy, Désirdavenir Royal n’ait pas « profité d'un calendrier favorable » !

  • Qui voudra bien leur expliquer?

    mardi 25 septembre 2007

    La gauche passe le relais de la contestation aux syndicats de la presse

    Les syndicats de journalistes mobilisent
    Ouverture à gauche ? François Hollande est pressenti pour le ministère de la parole.
    Le PS a annoncé lundi qu'il allait écrire au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour qu'il prenne en compte "l'omniprésence" de Nicolas Sarkozy dans les médias. Le train de réformes lancé à un rythme inconnu du paresseux PS bouscule la gauche léthargique et bavarde. Tandis que le 'cabinet fantôme' socialiste à la française est inactif, le Président et son gouvernement apparaissent sur tous les fronts où l’action se déroule ce qui témoigne de la vitalité du pouvoir, mais indispose la gauche. L’opposition peine à suivre : le cabinet fantôme du PS ne se manifeste qu’aux 12 coups de minuit pour aussitôt retourner se coucher. L’anorexique PCF qui ne pense qu’à sa survie invite ses syndicats à se bouger à sa place.
    L’émoi de cette opposition peut s’expliquer par le fait que le président n'est en effet compté à aucun titre dans la répartition du temps de parole sur l'audiovisuel public en trois tiers entre gouvernement, majorité et opposition, alors que contrairement aux habitudes, il est sur tous les fronts. Le vrai problème est en effet de réviser les modes de calcul des temps de parole et de les adapter à l’activité réelle effectivement déployée et de lui accorder une part officielle et proportionnée à son action. La gauche souhaite plutôt conserver cet autre ‘avantage acquis’ qui consiste à bénéficier d’un temps de parole sans rapport avec sa contribution à la marche en avant du pays. L’opposition n’agit pas en faisant des propositions utiles et constructives. Elle se contente de réagir, par ses déclarations verbeuses tous azimuts d’opposition systématique. Sa contribution est nulle. Il serait logique que le temps de parole aille à ceux qui font, et ont donc besoin de disposer des moyens pédagogiques et d’information en rapport avec le travail fourni. Pour les prises de parole oiseuses, la gauche -telle qu’elle se comporte actuellement- en a bien assez.
    L'opposition s'alarme depuis quelques jours de ce qu'elle vit douloureusement comme une stratégie du gouvernement et du chef de l'Etat, qui parviendraient à monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thème, en plus de plusieurs 'petits' événements 'annexes'! Cette gauche-là juge l’exécutif sur les critères qui la caractérisent : archaïque, sans imagination ni créativité, perdue dans des travaux de reconstruction qui ne voient pas le jour. Elle se déconsidère et réclame encore plus de temps de parole pour dénigrer le physique des petits maousse-costauds ou l’incapacité supposée d’une jeune magistrate dont le seul tort est de démonter qu’on peut être beurette et réussir à droite et vanter les mérites d’une illusionniste prétentieuse, d’un dilettante rigolo, d’une stalinienne nostalgique, de Verts centrés sur leurs chamailleries intestines ou de révolutionnaires rouges et noirs embourgeoisés. Mais qu’en avons-nous à faire ? Quelle est leur contribution ?
    La répartition des tâches à gauche a trouvé une illustration ce mardi. Sans qu’on puisse discerner dans le PS une quelconque fonction de cellule de réflexion, c’est aux syndicats qu’échoie le rôle prestigieux de perturbateur stérile.
    Les syndicats de journalistes français ont annoncé mardi des actions pour tenter de mobiliser leur profession, et la société civile dans sa portion radicale, afin de garantir l'indépendance des rédactions menacée –disent-ils- par la "mainmise" du pouvoir sur les grands médias. L’indépendance des rédactions s’avère être en fait sa capacité de propagande sournoise mais également provocatrice, jusquà France-Télévisions. Nous gardons en mémoire le matraquage, que dénonçait PaSiDupes, concernant le rassemblement de RESF que France-Info a promu une journée entière, mais dont la radio n’a pas assuré le suivi par le compte-rendu du fiasco. Mais on pourrait également rappeler la campagne de la même radio, manifestement indépendante, qui prédisait la défaite du gouvernement grec aux dernières élections, pour sa ‘mauvaise’ gestion des incendies de l’été, en assurant qu’un retour de flammes réduirait le gouvernement grec en cendres. Dans la même veine, le quotidien bobo Libération n’avait-il pas embauché des diseuses de malaventure ? Avec extralucidité, les pitoyables pythonisses roses ont ainsi prédit la victoire de Sa Cynique Majesté Royal, puisque, dans le marc de café et les entrailles de vache folle, elles ont vu la défaite de Grand sorcier Sarkozy… Une fantaisie qui a un coût et contribuera au coulage de l’entreprise, laquelle fera appel à un refinancement, qui à son tour suscitera l’acrimonie de la presse placée sous ‘la dictature des syndicats’ (LIRE le compte-rendu sur le livre à ce titre dans PaSiDupes).

    "Face à cette situation d'une extrême gravité, les syndicats de journalistes ont décidé pour la première fois depuis 15 ans [1992, ce qui souligne le caractère politique de cette mobilisation] de se rassembler pour passer à l'action [une action, pour la 1ère fois en 15 ans : il était temps d’agir !]. Ils appellent les journalistes et les citoyens à s'engager avec eux pour gagner la bataille de l'indépendance", écrivent le SNJ, le SNJ-CGT, l'USJ-CFDT, le SJ-CFTC, le SPC-CFE-CGC, le SJ-FO dans un appel lyrique et commun. Commun ? Comme à la Présidentielle ?...
    Cette intersyndicale met en cause le contrôle de grands groupes de presse par des proches du président Nicolas Sarkozy et fait probablement référence à Marianne et le Nouvel ObservateurIl fait état de plusieurs cas récents de ce qu'elle considère comme des interventions dans le contenu rédactionnel de médias, au moment où Marianne publie un débat entre Finkielkraut et … Bayrou, le frustré pathologique de la Présidentielle, le candidat privé d’organe (de presse), le Mime Marceau Béarnais?
    Dans un exercice de comptage des participants, préparatoire du mouvement syndical du 18 octobre, les syndicats organiseront le 4 octobre prochain une réunion publique à Paris, au Musée social, dans le VIIe arrondissement, à deux pas de la SCI des Ségollande… Ils ont saisi parallèlement les partis politiques, la ministre de la Culture Christine Albanel et Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, pour demander une réforme législative, ad hoc, sur mesure, à la mesure donc de leur incurie.
    Les démocrates de gauche demandent un contrôle des "équipes rédactionnelles" qui soient dotées d'un statut juridique pour que leur indépendance soit mieux protégée, et aussi que les chartes nationale et internationale d'éthique (?) de la profession soient annexées à la convention collective. Que sont devenus l’impertinence et l’arrogance qui font la fierté des journalistes insolents ? Sont-ils à ce point à court d’arguments et leur réflexion politique est-elle à ce point tarie, que les provocations restent sans effets face au dynamisme et aux résultats du pouvoir.
    Les jérémiades des assistés s’élèvent à mesure que la presse s’abaisse. Sans crainte pour la crédibilité de leurs gémissements, Dominique Candille (SNJ-CGT) clame : "C'est un appel à toute la profession pour qu'elle cesse de jouer à son corps défendant le rôle de faire-valoir du président". David Larbre, du SNJ, un autre syndicaliste-journaliste qui a perdu de sa superbe, déclare la faillite de cette presse militante et rasante: "Si demain rien n'est fait, c'est la démocratie française qui va être mise à mal". Cet expert-ès-démocratie fait appel à la rue mais n’est guère nostalgique des libertés d’expression et de la presse de la très populaire URSS.
    L'opposition a plusieurs fois émis de fortes critiques envieuses sur la proximité entre l'Elysée et de grands patrons de presse. Arnaud Lagardère, ami déclaré du chef de l'Etat, est à la tête du plus grand groupe de presse et d'édition européen (avec la radio Europe 1, Paris Match et le JDD notamment). A ce propos, la presse indépendante ne nous dit pas si Sa Cynique Majesté Royal s’est offerte les services de Daniel Schneidermann (France 5), un illustre insolent qui est, dit-on, peu enclin à se soumettre aux désirs d’Arrêt sur Images de la Chèvre qui fait la présidente en Poitou-Charentes?
    Les cibles sont désignées et nommées dans cette attaque frontale qui, dans un souci d'information complète et impartiale, épargne Perdriel et le Nouvel Observateur ou Libération et Le Canard Enchaîné, puisqu’il n’est de démocratie que de gauche. Tolérance et objectivité de la presse qui de mémoire d’homme soutenait le modèle soviétique de 'démocratie' et garde un faible pour celle qui fait tant d’heureux à Cuba. Sans tomber dans la presse caniveau, les journalistes indépendants rappellent en outre que le people Martin Bouygues, est parrain du fils du couple présidentiel et contrôle TF1, comme le PCF contrôle la CGT ou le PS la CFDT. Chacun son créneau. Bernard Arnault, témoin de mariage du président, contrôle La Tribune et projette de prendre le contrôle du premier quotidien économique, Les Echos, qui fait pourtant double emploi avec La Tribune. Dans cette affaire ronflante de démocratie, il s’agit surtout de maintenir des emplois de journalistes, en doublon, et de conserver le contrôle des organes de presse. A France-Télévisions, les syndicats créent un climat ignoble de suspicion sur des professionnels jusque là indépendants, mais à qui le ‘regroupement familial’ est tout à coup interdit. Les réseaux, collectifs et associations alliés de la gauche revendiquent le droit à l’amour entre clandestins, ou clandestins et Français, mais refusent démocratiquement ce droit à une journaliste qui s’éprend d’un ministre. Deux poids démocratiques, deux mesures syndicales? Mme Beatrice Schönberg doit choisir entre le JT et son Borloo de ministre, tandis que la journaliste Valérie Trierweiler peut conjuguer profession de journaliste à … Direct 8 (groupe Bolloré Médias…) et … Paris Match et liaison avec son Flamby 1er du PS… Les syndicats sont en pleine démence, au regard des faits qu’ils escamotent allègrement (Allègre est un nom honni, pardon !)
    Puisqu’il faut rafraîchir certaines mémoires, Bolloré contrôle aussi les quotidiens d'information gratuits Direct Soir et Matin Plus, en partenariat avec Le Monde et Société française de production (SFP) en association avec Euro Media Télévision. La thèse des syndicats de presse tient-elle la route au regard des faits ? S’agit-il d’une campagne de dénigrement du pouvoir et d'intoxication de l’opinion ?
    Les syndicats sont coupables d’un abus de position dominante, avec heureusement la même crédibilité, quand ils mentionnent ou rappellent néanmoins plusieurs épisodes de ce qu'ils prennent pour prétexte à des accusations douteuses d’interventions supposées dans le contenu rédactionnel de certains médias. Ils ne sont pas nommés et PaSiDupes ne peut pas les révéler, car l’agence de presse -dite démocrate- interdit la diffusion des documents comportant son nom… La semaine dernière, une dépêche de cette agence aurait été modifiée sur intervention du ministère de l'Education nationale, affirment-ils, mais sans preuve et avec recours au conditionnel, par crainte de poursuites pour diffamation! Manipulation de l’opinion ? Pensez donc !
    Le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article annonçant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour de l'élection présidentielle. Lorsque l’épouse du Président est l’un des émissaires du président et obtient la libération d’otages bulgares, la presse indépendante et des journalistes syndiqués jugulent sa compassion démocratique naturelle, mais si Mme Sarkozy ne vote pas pour son candidat de mari, les journalistes militants en font tout un flan médiatique ! Eut-elle voté pour son conjoint que la presse indépendante lui en aurait contesté le droit… Et si elle n’avait pas voté pour lui ?
    D'autres épisodes que la presse militante ne cite pas ont fait gonfler le soufflet de la polémique, comme le retouchage récent par Paris-Match d'une photo du chef de l'Etat en vacances, qui s'est vu "alléger" de ses bourrelets. Le soufflet est retombé, alors ils attaquent sur l’autre flanc. Mais rien, en revanche, sur la Cynique socialiste susnommée, avant et après les retouches en institut de l’oval de ce visage gracieux, copieusement vanté par une certaine presse, sans insolence aucune, comme s’il s’agissait de celui dont la nature l’avait si injustement pourvue …
    Pierre Méhaignerie, la ministre de la Culture et l'UMP n'ont pas jugé bon de donner suite pour l'instant aux plaintes des syndicats, en mal de légitimité démocratique à l’approche des élections professionnelles, considérant leur représentativité, mais, surprise, le Parti socialiste soutient, disent-ils, leur demande de réforme législative. Qui en aurait douté ? Et Bayrou qui va s’aligner, incessamment sous peu, en toute indépendance…
    Par ailleurs, le PS et l'opposition font un procès d'intention révélateur de leur complexe, le 'syndrome des petits'. Ils s'alarment depuis quelques jours de ce qu'ils voient comme une stratégie du gouvernement et du chef de l'Etat, qui parviendraient à monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thème, en plus de plusieurs ‘petits’ événements 'annexes'. C’est vouloir ignorer le travail déjà accompli et dresser un rideau de fumée entre l’action en profondeur du pouvoir et l’opinion. C’est dire aussi quel est dans l’opposition le niveau d’acculturation en matière d’action. Les professionnels de la politique à gauche font l’aveu de leur incompétence et de leur impuissance et passent donc la torchère de la contestation aux
    syndicats qui veulent vérifier qu’ils ne sont pas disqualifiés dans la rue comme la gauche l’a été dans les urnes.