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mercredi 6 novembre 2013

"Grande manifestation" des salariés de La Redoute à Lille

Martine Aubry envenime la situation
L'actionnaire de La Redoute se recentre sur le luxe et le style

Les salariés protestent contre la suppression d'au moins 700 postes sur les 3300 emplois de la société. La maire de Lille conteste le plan social de la société de vente par correspondance. Elle est à l'offensive contre le propriétaire de La Redoute, dont les ventes chutent et les pertes s'accumulent.
Les salariés de La Redoute vont lors d'une "grande manifestation" à l'appel des syndicats descendre dans la rue jeudi à Lille pour protester contre la suppression d'un emploi sur cinq. Environ 500 salariés avaient déjà manifesté, le 22 octobre à Roubaix (Nord), pour demander des garanties sur l'emploi au groupe Kering (ex-PPR), leur actionnaire, qui a entrepris de céder sa branche distribution.

Le 29 octobre, le directeur financier de Kering avait confirmé les craintes des syndicats, en leur annonçant une probble perte de 700 des quelque 3.300 emplois de l'entreprise de vente à distance en France et à l'étranger, lors de la cession en cours de négociation. "On est dans une logique d'actions à répétition et en fonction des événements et de la mobilisation, il y aura peut-être une accélération du processus", a déclaré Fabrice Peeters, délégué syndical CGT

La maire de Lille attise le conflit 

"On nous montre un bilan négatif, mais
on pense que derrière, le bilan n'est pas si négatif que cela. Le groupe Kering a fait 1,3 milliard d'euros de bénéfices pour l'année 2012 !", a ajouté . "Quand on est prêt à donner une boîte comme La Redoute pour un euro symbolique et en plus à donner de l'argent à l'éventuel repreneur, c'est que vraiment on veut s'en débarrasser !", a assuré le responsable CGT.

"Quand on est le président d'un groupe aussi fort que Kering, on a des responsabilités, économiques et sociales, dans un pays", a affirmé pour sa part lundi Martine Aubry (PS), maire de Lille et présidente de la communauté urbaine Lille Métropole,  qui rencontrera, avec d'autres élus, le PDG de Kering, François-Henri Pinault, le 12 novembre.

"Ce n'est pas parce que La Redoute perd de l'argent, parce qu'on ne l'a pas modernisée, qu'on peut s'en débarrasser comme cela avec des centaines de licenciements, surtout quand on est un groupe qui gagne autant d'argent", a polémiqué Martine Brochen-Aubry.
"Depuis toujours, nous savions que Kering avait la volonté de sortir de la vente à distance, prétend la socialiste, mais on ne nous a jamais dit qu'il y avait une deadline, a prétendu lundi celle qui a un peu trop souvent l'habitude qu'on lui cache tout, jusque dans les fédérations socialistes des Bouches-du-Rhône ou de l'Hérault, mais aussi bien à sa porte, dans le Pas-de-Calais, au temps où elle était pourtant Premier secrétaire. 
"Sa stratégie, je n'ai pas à la discuter, mais ce qu'on aurait attendu, c'est de moderniser La Redoute avant de s'en séparer. Dès 2007, on leur a dit “vous devez changer de modèle économique”, mais on a laissé pourrir La Redoute pour la sortir du groupe aujourd'hui. Ce que nous reprochons, c'est que le travail de modernisation informatique et logistique n'ait pas été fait avant et d'avoir mené en bateau les salariés, les syndicats et les élus. Ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas acceptable."

Kering est prêt à recapitaliser La Redoute à hauteur de 300 millions d'euros
, afin de financer à la fois les pertes à venir, les investissements le temps de redresser la société et l'accompagnement social des restructurations. A la différence de Conforama ou du Printemps, Kering (ex-PPR) ne pourra rien attendre de la cession de La Redoute. Pire, le groupe de François-Henri Pinault va devoir mettre la main à la poche: les candidats potentiels réclament entre 200 à 600 millions à l’actuel propriétaire pour reprendre ce spécialiste de la VPC.

Discussions engagées avec des repreneurs

Kering s'est toujours refusé au moindre commentaire sur ces informations.
Deux à trois cents salariés de La Redoute réunis en assemblée générale sur le site de Wattrelos (Nord), avaient voté le 31 octobre le principe de cette "grande manifestation" à Lille. Les 900 cadres et agents de maîtrise doivent eux se prononcer mardi par vote à bulletin secret dans cet établissement, ainsi qu'au siège de Roubaix, pour savoir "s'ils sont d'accord pour une manifestation qui à un moment donné pourrait déboucher sur un débrayage", a indiqué Alain Dieudonné, délégué central CFE-CGC pour la Redoute. 
La Redoute emploie, selon les sources, de 2400 à 2650 personnes en France, sur ses sites de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos, tous dans le département du Nord, et de 800 à 900 à l'étranger. Des salariés d'autres entreprises de la région en difficulté ont été invités à se joindre au cortège dans le centre de Lille.

Kering est actuellement en discussion avec trois repreneurs potentiels,
 la foncière Altarea Cogedim (groupe immobilier qui est actionnaire à 33 % de "Rungis", Marché d'Intérêt National ,MIN, qui est à l'origine du concept Family Village à Argentueil, Paris, Strasbourg ou Roubaix, et qui a racheté Rue du Commerceou le fonds d'investissement OpCapita, basé à Londres et spécialisé dans le retournement d’entreprise, qui est également propriétaire de Comet, l’alter ego de Darty en Grande-Bretagne. Des informations de presse ont également évoqué le nom du fonds HIG Capital, propriétaire  de parcs de loisirs régionaux, dont le Grand aquarium Saint-Malo ou le Parc Bagatelle.

Martine Aubry avait dénoncé l'attitude "irresponsable" du groupe Kering 
envers sa filiale. 
Dans un entretien au Journal du Dimanche, elle avait adopté le comportement d'un Montebourg face à PSA, Goodyear ou ArcelorMittal, s'en prenant aux patrons. 

Mais la maire de Lille semble méconnaître les trois candidats à la reprise de La Redoute.
 "La plupart semblent être des fonds et non des spécialistes du commerce", assurait-elle au JDD dimanche. Parmi eux,  Altarea Cogedim  est gestionnaire de centres commerciaux, dont ceux de Lille Métropole et Les Tanneurs, à Lille également…

F.-H. Pinault a répondu à l'interpellation de la Ch'tite Aubry et aux autres élus socialistes de la métropole lilloise. "C'est l'adaptation de l'outil industriel (logistique, informatique) qui doit maintenant être engagée. Cette nouvelle étape figurera dans le plan industriel du futur repreneur de La Redoute, car elle est indispensable pour assurer la pérennité de l'activité", a fait valoir le PDG de Kering.

jeudi 18 avril 2013

Bientôt un Printemps arabe français

Hollande permet qu'un paradis fiscal finalise la vente au Qatar 

Le Printemps, ancien fleuron des grands magasins français, deviendra arabe 
La grande braderie du Printemps est ouverte
Détenu jusqu'en 2005 par le groupe Pinault-Printemps-Redoute, il devrait être racheté d'ici cet été par des investisseurs du Qatar, dissimulés derrière Borletti Group, son actionnaire italien minoritaire...

L’avenir du Printemps se précise, après la tenue mardi d’un comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire. L’occasion de faire le point sur la vente de cette enseigne aux seize grands magasins.


A qui appartient Le Printemps?

A 70%, au fonds allemand Rreef, lui-même géré par la Deutsche Bank
Les 30% restants appartiennent à la société d’investissement Borletti Group, pilotée par l’homme d’affaires italien Maurizio Borletti et dont le siège est au Luxembourg. Rreef et Borletti Group s’étaient offert Le Printemps en 2006. Ils l’avaient racheté pour 1,1 milliard d’euros au groupe français PPR.


Qui veut racheter l’enseigne?

Il y a deux véritables offres. 


Primo, celle portée par l’un des deux propriétaires actuels: Borletti Group. Il propose de racheter à Rreef ses 70% avec l’apport d’un fonds qatari. Ce fonds, du nom de Qatar Holding, est le bras armé du fonds souverain Qatar Investment Autority (QIA). 

En 2010, il s’était déjà offert Harrods, un grand magasin chic de Londres (Grande-Bretagne), dont il est toujours propriétaire aujourd’hui depuis que la famille Mohammed Al-Fayed la lui a cédée pour, dit-on, £1.5bn ($2.3bn). Ce fonds souverain est également le 3e actionnaire principal de VolksWagen (VW) et a des intérêts dans Porsche.

En France, QIA détient notamment l'Hôtel Martinez à Cannes, l'Hôtel du Louvre à Paris, l'Hôtel Concorde Lafayette à Paris ou l'Hôtel Palais de la Méditerranée à Nice, ou 100% du Paris Saint-Germain FC, dans le sport, et a des intérêts dans le secteur industriel (EADS).
La seconde offre est portée par les Galeries Lafayette. 
Leur première proposition –1,6 milliard d’euros– a été déclinée, Borletti Group s’y opposant. Mais les Galeries Lafayette ne veulent pas en rester là. Son patron, Philippe Houzé, avait lancé dans les colonnes du Figaro un appel aux investisseurs qatari pour l’épauler dans cette acquisition. 
A l'automne prochain, le groupe Galeries Lafayette pourrait quant à lui être repris par le groupe Casino, propriété de la société Rallye, holding de contrôle des groupes de distribution Casino et Go Sport, dont le chef d’entreprise français, Jean-Charles Naouri, est l’actionnaire majoritaire.


D'après le CCE qui s’est tenu mardi, Borletti Group et ses partenaires qatari devraient emporter la partie. 

Maurizio Borletti est en effet en négociations exclusives avec Rreef, et le rachat devrait être bouclé d’ici cet été. Bien qu'aucun montant n’ait été dévoilé, la transaction pourrait s’élever de 1,8 à 2 milliards d’euros.

Qu’en disent les salariés?
Ils sont divisés. Certains syndicats, à l’instar de l’Ugict-CGT, défendaient le projet français des Galeries Lafayette. Son secrétaire général, Bernard Demarcq, avait même écrit au gouvernement: "Avec le projet de Philippe Houzé, nous avons aujourd'hui l'opportunité qu'un grand magasin français revienne enfin sous pavillon français, avec une stratégie on ne peut plus claire pour son avenir et pour l'avenir des emplois."

Et l'UNSA avouait ses véritables motivations ?
Ce qui laisse sceptique les sécessionnistes "congénitaux" de l'UNSA: "Avec les Galeries Lafayette, c'est le travail le dimanche qui nous attend. C'est l'obsession de Philippe Houzé, qui veut faire classer le boulevard Haussmann en zone touristique. En plus, la fusion des centrales d'achat des deux enseignes mettrait en péril 600 à 700 emplois", s’alarmait dans Le Journal du Dimanche Georges Das Neves, secrétaire général de l'UNSA Printemps.


samedi 26 janvier 2013

Maurice Lévy: souvent patron milliardaire de Publicis varie...

Maurice Lévy s'adapte au moment politique

Aujourd'hui, homme de convictions à 55 %

Le patron du groupe de communication Publicis, 71 ans, fut l'invité de France Info au Forum économique mondial de Davos en Suisse, dont il est un des membres directeurs. A cette occasion, Maurice Lévy livra son analyse sur la politique économique de la France et en particulier sur le projet de taxation à 75 % des plus riches.

Ce modeste patron progressiste dispose d'une fortune estimée en 2009 à 108 M€ (231e en France) et a perçu 3,6 millions € en 2008, en 2009 et en 2010 (5e patron le mieux payé de France en 2010).


"Ceux qui sont les mieux lotis doivent contribuer plus, dit-il, mais 75 % c'est excessif, l' excès de taxation pénalise l'effort et le succès."

Publicis Group, c'est la célèbre agence de publicité des Champs- Elysées, et c'est surtout le troisième groupe mondial de communication avec 60.000 collaborateurs et un chiffre d'affaires de près de six milliards en 2011.

VOIR et ENTENDRE ce modèle de socialisme sincère: 

Maurice Lévy est le président du Directoire du groupe, propriété de la famille  Marcel Bleustein-Blanchet, donc de sa fille Elisabeth Badinter, principale actionnaire et épouse de Me Robert Badinter, ancien ministre socialiste et 5e président du Conseil constitutionnel français.

Lévy est aussi membre de la Direction du Forum économique mondial de Davos. 
Et d'après lui, Davos, ce n'est pas qu'un lieu où les grands patrons font des affaires, "c'est avant tout un lieu de débats, c'est même le principe de Davos, c'est un lieu de confrontation d'idées, entre des gens d'univers différents : les entreprises, les politiques, les organisations non gouvernementales et les universitaires".


Les grands patrons participant à ce forum suivent de très près les réformes économiques engagées par la France, "l'accord sur le marché du travail, ainsi que le pacte de compétitivité sont bien notés par les chefs d'entreprise" assure ce "Napoléon de la publicité".


Hier, homme solidaire à 75% 

Or, le mercredi 28 mars 2011 au micro d'Europe 1, François Hollande avait promis "un effort de justice fiscale". Le candidat socialiste à la présidentielle jugeait "pas acceptable" la rémunération de 16 millions d'euros que s'apprêtait à toucher le patron de Publicis, Maurice Lévy
Le candidat du PS souhaitait favoriser la "redistribution", "au moment où chacun doit faire des efforts". Les associations devaient être les premières bénéficiaires en qualité qu'interlocutrices privilégiées du débat gouvernemental, au détriment des citoyens lambdas, voire même des parlementaires rétifs, comme au Sénat.

VOIR et ENTENDRE


Et Lévy battit des mains jusqu'à ce que le magazine économique La Tribune dévoilât en mars 2012 que notre Momo Lévy allait recevoir un bonus de 16 millions d'euros de la part de Publicis. A "l'insu du plein gré" de la camarade actionnaire principale, la socialiste Badinter ?
Dans le Nouvel Observateur, ils s'insurgent contre les 13 millions de Ghosn (patron de Renault, dont l'Etat est l'actionnaire principal !)...
La politique fiscale du gouvernement français suscita dès lors beaucoup plus de doutes en lui

En août 2011
,
Maurice Lévy avait pourtant signé une tribune dans la presse réclamant une contribution exceptionnelle des plus fortunés, " je ne change pas d'avis, j' écrirais le même article aujourd'hui" ...

À la tête de la puissante Association française des entreprises privées, outre qu'il préconisait en passant de "raboter ou supprimer des niches fiscales", dans une tribune au journal ... Le Monde, Maurice Lévy se disait favorable à une taxation exceptionnelle, afin de réduire le déficit budgétaire de la France. Le vertueux socialiste jugeait "indispensable que l'effort de solidarité passe d'abord par ceux que le sort a préservés".

Mais, depuis, évoquant une possible taxe à 75 %, il considère désormais, rappelons-le, qu' "il faut être modéré, l'excès de taxation nuit, ça produit une très mauvaise image et ça pénalise l'effort et le succès".

Le temps où Maurice Lévy adhérait aux propos de Hollande est révolu: la solidarité sociale, ça lui a passé !

vendredi 30 novembre 2012

Les chantiers de St-Nazaire demandent aussi à être nationalisés

La nationalisation de Florange serait le signal pour d'autres 


L'éventualité d'une nationalisation du site sidérurgique de Florange donne des idées aux syndicats des chantiers navals de Saint-Nazaire.



L’idée d'un retour à la nationalisation d'industrie semble faire son chemin dans la politique française. Alors que le scénario est évoqué pour les hauts fournaux de Florange, les chantiers navals STX à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique font, eux aussi, entendre leur voix. Une reprise par l’Etat garantirait l’avenir du site en difficulté.

"L'Etat doit s'impliquer totalement pour garantir l'avenir du site de Saint-Nazaire, y compris en devenant actionnaire majoritaire", ont déclaré conjointement les syndicats CFTC, FO et Solidaires, dans un communiqué publié jeudi 29 novembre.

VOIR et ENTENDRE ce reportage de BFMTV:


Pas de commandes à l'horizon

F. Hollande, candidat PS à la présidentielle, 
s'était proclamé "le candidat du redressement industriel et productif",
lors d'un déplacement à l'
entreprise coréenne de construction navale STX de Saint-Nazaire,
en décembre  2011.

La situation financière des Chantiers de l’Atlantique est en effet préoccupante. Environ un millier de personnes, soit 40% des effectifs, sont actuellement en chômage partiel. Depuis l’annulation d’une commande en avril, le carnet est vide. 
Les syndicats accusent l’actionnaire majoritaire, le groupe sud-coréen STX, d’inaction. "Depuis quatre ans qu’il est actionnaire majoritaire, il n’a absolument rien fait pour aider le chantier à obtenir des commandes et à sortir de l’ornière dans laquelle il est", critique Jean-Marc Perez, secrétaire adjoint FO.

Nationalisation ou changement d'actionnaire ?



Janvier 2006, offre publique d'achat hostile
de Mittal Steel Company sur Arcelor
pour 18,6 milliards d'euros.


Une rencontre avec Arnaud Montebourg pour discuter de l’avenir du chantier avait déjà eu lieu mi-octobre. Mais à l’époque, une intervention de l’Etat n’était pas d’actualité, et le ministre du Redressement Productif avait déçu les syndicats.


La menace de Montebourg pose un problème à l'Union Européenne
Nationaliser les chantiers, ils l'avaient encore demandé à Arnaud Montebourg en septembre dernier mais le ministre du Redressement productif avait admis que c'était impossible en raison des règles européennes. Alors, en l'entendant évoquer cette possibilité à propos de l'aciérie de Florange, la secrétaire de section, Nathalie Durand-Prinborgne, s'est dit que les situations étaient comparables :
" Pourquoi cette nationalisation, encore plus aujourd'hui ? Parce que nous avons, de la même façon que Florange, un propriétaire qui a fait des promesses qu'il n'a pas tenues. Nous avons un actionnaire majoritaire qui ne joue pas son rôle et qui n'a aucune politique industrielle digne de ce nom, qui ne fait pas d'investissement... L'entreprise est dans une situation extrêmement catastrophique, un carnet de commandes qui est vide et près de 50% des salariés qui connaissent le chômage partiel ou total ainsi qu'une sous-traitance qui souffre énormément de cette situation ".

Si l’exemple de Florange change désormais la donne, tous ne sont pas favorables à la nationalisation à Saint-Nazaire. La CGT demande plutôt une reprise par une autre entreprise, qui deviendrait actionnaire principale à la place de STX.


La filiale française STX France emploie directement ou en sous-traitance près de 4 000 personnes aux chantiers navals de Saint-Nazaire.


Hollande au pied du mur

Alors qu'on lui faisait remarquer qu'il marchait sur les pas de Nicolas Sarkozy qui s'était lui aussi déplacé sur les chantiers navals STX en janvier 2011, il avait polémiqué: "mieux vaut ne pas suivre le chemin des promesses de Sarkozy, ce serait rapidement arriver à une impasse." 
"Je me méfie des formules faciles, des incantations, il y en a toujours dans les campagnes électorales. Je veux une stratégie dans la durée. Il n'est pas possible de dire à des travailleurs - qui sont là, qui parfois s'inquiètent - qu'il y aura, par quelques facilités verbales, un changement d'avenir. Il se construit ce changement", a-t-il souligné. 

jeudi 2 août 2012

Exception culturelle française: "salir" les petits patrons

Salauds de patrons !
C'est l'histoire de Geoffroy

Geoffroy, après un parcours sans faute chez L'Oréal, a fondé The Phone House à 34 ans, en 1996.
 
Son aventure a démarré dans une petite boutique à deux pas des Champs Elysées. Aujourd'hui, le réseau est à chaque coin de rue…L'avez-vous reconnu?

L'année dernière, il a fondé, avec Richard Branson, Virgin Mobiles. 
Et ça cartonne ! A son actif, la création de plus de 3 000 emplois en 10 ans !
Il était à Lyon pour rencontrer des chefs d'entreprise en vue de la création à l'automne 
2007 de l'antenne Rhône-Alpes de Croissance Plus, l'association qu'il dirige. Elle affiche ouvertement trois missions : être un think tank, faire du lobbying et communiquer dans un pays où les entrepreneurs ont peur des media.

Il est d'ailleurs souvent le seul à opposer modération et courtoisie aux détracteurs, quand les patrons sont accusés de tous les maux:
licencier abusivement, s'en mettre plein les poches, être des patrons voyous, etc. Et son discours décapant est bien loin des propos formatés des dircoms et de l'ouverture de parapluie que de la prise de risque. Ruquier, Chabot et autres PPDA ont souvent fait appel à communiquant, un bon client qui oppose ses convictions d'homme de terrain aux idées toutes faites de Besancenot, aux préjugés politiquement corrects des gauchos-caviar-people ou des slogans d'anti-CPE. 

Vous avez reconnu Geoffroy Roux de Bézieux
C'est d'ailleurs parce qu'
au cours d'un débat télévisé sur le CPE une étudiante  aux idées reçues lui avait lancé:  "De toute façon, les patrons, c'est tous des salauds", qu'il a poussé son coup de gueule, sous la forme d'un livre. 
C'est un plaidoyer pour sortir la France et les  primitifs français de la confusion entre dirigeants de sociétés du CAC 40 et entrepreneurs de PME. 

Une réflexion sur les raisons de l'image si dégradée des patrons et quelques explications :
des stock-options attribuées sans contrôle suffisant, une transparence trop relative, un manque de générosité.
Fait du hasard, le livre est sorti le 11 avril 2007, alors même qu'était révélé le montant des indemnités de départ versées à Noël Forgeard, ex-coprésident d'EADS. Une fois de plus, le portable de Geoffroy n'a cessé de sonner. Une fois de plus, il a accepté de répondre. Parce que, dit-il, "les effets collatéraux sur l'ensemble des patrons sont terribles." Il prône d'ailleurs "une véritable éthique du capitalisme. Car les entrepreneurs doivent être irréprochables."

La réalité des petites entreprises est toute autre dans
cette nation sous influence, à la fois des profs de la FSU et des associations ou réseaux de la gauche réfractaire au succès. En France, le monde peut changer, le mot patron est connoté: il renvoie à la lutte des classes. Et tout ce qui est petit est grand, hormis la petite entreprise. L'orchestration des media se limite aux percussions et ne résonnent qu'aux
 délocalisations et aux licenciements. Si le 
cor retentit au fond des bois à chaque fermeture d'usine, les créations d'entreprises et d'emplois s'interprètent au triangle

Le patron de PME qui fait prospérer son 
entreprise est suspecté. 
G. Roux deBézieux souligne que "développer une entreprise est un exercice tout aussi honorable que de la créer", mais la contre-publicité vigilante fait son oeuvre. 
Comment les Français apprendraient-ils à aimer les créateurs d'entreprises si la presse fossilisée dans l'idéologie marxiste pratique l'amalgame. Elle claironne son indignation dans l'affaire du "parachute doré" de Noël Forgeard (Airbus, EADS), mais ses décrypteurs ne signalent ni qu'Alain Dinin, président de Nexity, a renoncé à ses stocks-options, ni que Taxis Bleus a rapatrié ses centres d’appel Powergreeen de Grande-Bretagne en France. G. Roux de Bézieux pointe pareillement la différence de traitement médiatique réservé à Louis Gallois qui a pourtant refusé de percevoir de la part d'EADS un salaire supérieur à 15 000 euros par mois (180 000 euros par an) et a demandé à conserver la même rémunération que celle qu’il touchait à la SNCF, soit treize fois moins que celles de son prédécesseur.

En faisant l'acquisition de cet essai vous n'engraisserez pas non plus ce salaud-là, puisque " les droits d’auteur seront entièrement reversés à la fondation Herbé qui soutient des projets d’aide à l’enfance " !

S'adossant à au cas Forgeard,
la presse militante a fait le choix d'exploiter le filon de la lutte des classes de l'époque sombre du marxisme économique du XIXe siècle. Il est aujourd'hui en cours de rénovation par les soins des ...altermondialistes ! 


Mais, craignant certainement une confusion des images, la droite rechigne à s’exposer et n'assume pas son soutien aux méchants "patrons" créateurs d'emplois. La droite gaulliste marque ses distances: Villepin somma HP de réduire son plan social et Nicolas Sarkozy fustigea les " patrons-voyous" ?

"Salauds de patrons" met aussi en cause la propre responsabilité des chefs d’entreprise. Tandis que G. Roux de Bézieux faisait encore de l'information des masses en 2007,
Anne Lauvergeon avoue qu'elle est "bridée " par sa directrice de la communication et Franck Riboud fait le dos rond sous les coups des démocrates patentés, politiques et syndicalistes (et associatifs masqués) qui ont leur rond de serviette sur les plateaux de tous les media. 

Il reste qu'
en France les "petits" patrons sont 2,6 millions, que 50% n’ont aucun employé et que 40% en ont de 1 à 9

Les attaques contre les patrons, petits et grands,  - à l'aveugle - sont donc particulièrement injustes et destructrices: les Français qui y participent se rendent coupables du saccage de leurs entreprises et du chômage. 
Et n'allons pas croire que la gauche apportera ce changement non plus !...
2012 - Montebourg compte redresser l'économie en tapant sur les patrons 
De PSA à Sanofi en passant par Rio Tinto ou Doux, l'ancien avocat use de son verbe et enchaîne les déclarations fracassantes à l'encontre des entreprises concernées. Ce qui lui a valu d'être qualifié vendredi de "procureur doctrinaire", par le président du groupe UMP au Sénat, Jean-Claude Gaudin.




Octobre 1960: Nikita Kroutchev tape avec sa chaussure
sur son pupitre 
de l'Assemblée générale de l'ONU



Le 12 juillet, qu'il s'agisse du plan de restructuration de PSA, de la fermeture du site d'Aulnay ou de la suppression de 8.000 postes en France, le ministre dit systématiquement "niet", brandisant son veto à presque chaque annonce de plan social. Mais il est capable de mieux.

"Il y eu dissimulation et mensonge", affirme-t-il à propos de PSA.
La fermeture du site Rio Tinto à Saint-Jean de Maurienne ? "Nous n'acceptons pas cette décision". Sanofi? "Un plan social abusif que "nous ne pouvons accepter".
Montebourg n'hésite pas à accuser les patrons de mentir. Ainsi, dans le cas de PSA, il a dénoncé la mise entre parenthèse du plan social le temps de la présidentielle, à la demande de Nicolas Sarkozy. Le patron de PSA a simplement reconnu avoir retardé cette annonce. A noter que le ministre ne fait ici que suivre la ligne du gouvernement, puisque Jean-Marc Ayrault lui-même, dans sa déclaration de politique générale, avait parlé de ces "plans sociaux opportunément retardés".
Sur le fond, Arnaud Montebourg conteste aussi les justifications données par les directions pour expliquer les suppressions de postes. Celles de PSA sont ainsi qualifiées "d'allégations".
A l'annonce par le géant minier Rio Tinto de se séparer de 600 personnes, Montebourg n'a pas seulement mis son veto à la fermeture de l'usine de Saint-Jean de la Maurienne. Il s'est écrié: "C'est un site rentable. Nous allons entrer en discussion avec eux d'une façon qui va être assez ferme". Pour seule politique, Arnaud Montebourg reprend ainsi les accusations de licenciements  "abusifs "lancées contre Sanofi. Son indignation permanente le poussa à devancer l'annonce officielle du groupe en affirmant que celui-ci envisageait "plusieurs milliers de suppressions d'emplois". 

Nous avons un vrai problème avec le comportement de Montebourg

"Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot (...), le comportement de l'actionnaire", lance l'accusateur public.
Voilà qui n'est pas commun. Un ministre qui donne des leçons d'économie à un groupe industriel, qui plus est entièrement privé ! A plusieurs reprises, le dirigiste je-sais-tout a vertement critiqué la stratégie de PSA, estimant qu'elle n'était tout bonnement pas appropriée. "Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", a lancé celui qui est supposé redresser les situations, mettant notamment en cause le versement de dividendes en 2011, malgré les mauvais résultats du groupe. Une charge qui a déclenché les foudres de la droite:  Jean-François Copé et François Fillon se sont mouillés, avec le principal intéressé. Dans une entretien au Figaro, le président du conseil de surveillance de PSA, Thierry Peugeot, visiblement "inquiet" par la chute du cours de PSA en bourse, consécutive à l'invective du ministre, estime qu'"il y a des limites" à la critique du gouvernement.
Or, Montebourg n'en n'est pas à son coup d'essai.
Plutôt que de faire, il parle. Déjà, dans le dossier Doux, leader européen de la volaille placé en redressement judicaire depuis le 1er juin dernier, il avait pris à partie le PDG Charles Doux. Lorsque celui-ci avait refusé que la banque Barclays injecte 35 millions d'euros dans l'entreprise, Montebourg l'avait fustigé, dans un entretien à l'Usine Nouvelle : il "privilégie son sort personnel", jugeait-il alors.
Il est maintenant question que le gouvernement socialiste laisse vendre Doux à son actionnaire principal, la banque britannique Barclay's !
On attend maintenant que du poulailler de Jean-Marc Zayrault sorte Najat Vallaud-Belkacem pour nous assurer le peuple que les socialistes sont cohérents et justes !

vendredi 1 juin 2012

V.Trierweiler a des revenus de 250 000 euros par mois




Pauvre petite fille riche
Et qui n'aime pas la finance ?





F. Hollande on ne peut plus proche de la finance

Les soucis limités de transparence et de moralisation de la vie politique
La " première concubine de France " n'a pas eu la correction d'informer les Français de sa situation patrimoniale. 

Le grand père de Valérie Massonneau, divorcée Trierweiler, était banquier, propriétaire de la Banque angevine Massonneau et Cie
La famille Massonneau a vendu sa banque au Crédit de l’Ouest, mais elle est aussi devenue actionnaire à hauteur de 11% du Crédit de l’Ouest.
Lien Ouest France 

Aujourd’hui les enfants Massonneau  (ils sont six) sont actionnaires au Crédit industriel et Commercial, et sont détenteurs de paquets d'actions dans différents groupes associés au CIC.
Les revenus annuels de la journaliste sont estimés à plus de 3 millions par an.
Mais elle a déclaré avoir besoin de travailler pour assurer ses fins de mois...
Lien PaSiDupes : "Temps partiel presse pour Trierweiler, du jamais vu à l'Elysée"

Mais Valérie Trierweiler possède également des actions de la chaine Direct 8 , ex-Bolloré, qui va passer dans le giron du groupe Canal+, sur laquelle elle présentait des émissions politiques (entre autres)…

A part tout cela, François Hollande "n’aime pas les riches " et ne vit avec la journaliste que pour son amabilité. 
Son principal adversaire est " le monde de la finance ", selon ses propres termes de campagne. En janvier dernier, lors de son premier grand meeting, le candidat socialiste a avancé qu'il luttait contre un "adversaire sans nom" qui "ne peut pas se présenter".
Voilà un homme qui a des convictions… On peut lui faire confiance !

VOIR et ENTENDRE le faux derche: