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samedi 6 avril 2013

J. Cahuzac, fraudeur fiscal et ...faussaire ?

Le socialiste aurait menti à une banque suisse


L'ancien ministre français du Budget a fourni un "certificat fiscal falsifié"
à la banque suisse Julius Baer*
Il refuse de renoncer à ses indemnités parlementaires
C'est une révélation du quotidien zurichois Tages Anzeiger, citant  samedi ses propres sources.

Le journal français Le Monde avait fourni mercredi une version allégée de l'exil des 600.000 euros que le journal socialiste qualifie d' "odyséee" (sic), que Jérôme Cahuzac a dissimulés au fisc et qui sont restés longtemps en Suisse.
En 1992, Philippe Péninque, un ami de longue date de Jérôme Cahuzac a ouvert pour lui, sous son nom, ce compte à l'UBS Genève.

Quelques mois plus tard, le "responsable" socialiste s'est rendu lui-même à Genève et le compte a été transféré à son nom.

En 2000, la petite société financière Reyl & Cie est entrée dans le circuit 

A l'époque, 
établie à Genève, elle n'avait pourtant pas de licence bancaire, mais travaillait comme une société de Bourse. A ce titre, elle relevait de la surveillance de la FINMA, l'autorité suisse de surveillance des marchés financiers.

En tant qu'intermédiaire financier, Reyl & Cie n'était pas soumise aux mêmes règles que les banques et ne devait pas fournir de renseignements sur les détenteurs de ses comptes.

Reyl & Cie a ouvert auprès de l'UBS un compte "omnibus", soit un compte comprenant les fonds de plusieurs clients - seulement connus de la banque... -, et parmi lesquels figurait Jérôme Cahuzac, dont l'argent est resté de facto à l'UBS.

Jérôme Cahuzac a estimé que la situation devenait trop dangereuse à Genève

En 2009, la Suisse s'est en effet déclarée prête à accorder l'aide judiciaire en cas d'évasion fiscale et a demandé à Reyl & Cie de transférer les fonds sur un compte omnibus à Singapour, auprès de la filiale de la banque Julius Baer .

La banque Julius Baer a réagi avec prudence, écrit le journal. Elle a réclamé à Reyl & Cie, bien que rien ne l'y obligeait, un formulaire appelé "formulaire A", qui fait apparaître le nom du détenteur des fonds.

Lorsque les banquiers de Julius Baer ont vu qu'il s'agissait d'un homme politique, ils ont demandé un document certifiant que les fonds avaient bien été déclarés au fisc compétent.

Selon des recherches effectuées par le Tages Anzeiger, Jérôme Cahuzac "a présenté un certificat fiscal falsifié". 
Il a également assuré que ces 600.000 euros provenaient de son activité de chirurgien esthétique, ajoute le journal. En conséquence, Julius Baer a autorisé l'opération de transfert de fonds.

jeudi 3 janvier 2013

Taxe à 75% : le football professionnel a choisi son côté

Les footballeurs professionnels applaudissent à la censure

Les nantis du foot envoient Hollande sur le banc de touche

Une "belle et indispensable victoire collective" pour le football français. 
La Ligue de football professionnel (LFP) s'est félicitée samedi de l'annulation par le Conseil constitutionnel de la taxation exceptionnelle à 75% pour les très riches. 

"Le football professionnel a eu bien raison de se battre !", a déclaré le président de la LFP, Frédéric Thiriez. "Depuis le début, nous tirons la sonnette d'alarme sur les dangers d'une telle taxation. Dangers pour le football français avec des conséquences désastreuses pour les clubs sans que les finances publiques s'y retrouvent, au contraire, avec l'exode des meilleurs joueurs".

Les lobbyistes avaient plaidé leur cause au Conseil constitutionnel

"Nous nous sommes donc battus, y compris devant le Conseil constitutionnel et nos observations ont été entendues, a-t-il ajouté. Le droit a prévalu. Face à une grave menace pour son avenir, le football professionnel français, solidaire, a remporté une belle et indispensable victoire collective".

Pendant la campagne présidentielle, Frédéric Thiriez s'était déjà élevé contre le projet de François Hollande de taxer à 75% les revenus supérieurs à un million d'euros annuel. En septembre, il avait condamné l'"effet désastreux sur la compétitivité du football français" qu'aurait eu cette taxe, dans un texte cosigné avec Jean-Pierre Louvel (président de l'UCPF, syndicat des clubs professionnels) et Philippe Piat (président de l'UNFP, syndicat des joueurs professionnels). 
Un argumentaire contre cette taxation avait d'ailleurs été envoyé au Conseil constitutionnel.

Qu'est-ce qui pourrait  faire rentrer Ribéry et Noah Jr. au bercail ?

Jusqu’en 1996, disons-le tout net, la quasi-totalité des sélectionnés évolue en France.

Dans les années 80, seuls Didier Six (à Stuttgart en 1982), Michel Platini (à la Juve en 1984 et 1986) et Jean-Pierre Papin (à Bruges en 1986) font exception.


Dans un entretien avec Le Monde, à la question "Comprenez-vous que la population française soit choquée de voir ses tennismen vivre en Suisse ?", Forget alors encore capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, répondit en février 2012: "On veut leur faire un procès parce qu'ils ont envie de ne payer que 30 % d'impôts aux Etats-Unis ou en Suisse au lieu de 50 % en France, et ce alors qu'ils sont tout le temps à l'étranger." Les cinq premiers joueurs français au classement mondial sont d'ailleurs tous installés en Suisse depuis plusieurs années : Tsonga, Monfils, Simon, Gasquet et Benneteau. Marion Bartoli, la meilleure joueuse française, a elle aussi choisi la Suisse comme résidence principale.

Nombre de pilotes tricolores en activité résident en Suisse également: Sébastien Loeb (rallye), Sébastien Bourdais (F3000), Jean Alesi (i1 Super Series) et Alain Prost (courses sur glace).

S’il est encore pilote professionnel à mi-temps, Alain Prost symbolise aussi ces sportifs qui ont choisi de rester en Suisse après leur carrière sportive, comme Amélie Mauresmo ou Richard Virenque.

D’autres ont fini par rentrer en France
comme Laurent Jalabert ou Yannick Noah qui reste d’ailleurs en conflit avec le fisc pour une période liée à son exil suisse.

Des footballeurs Français d'origine immigrée sont devenus des stars loin de leur lieu de formation. 
Le choix de l'expatriation s'est parfois imposé naturellement, quand le centre de formation qui les a fait éclore ne leur propose pas un contrat adéquat. Si les contes de fées des Coulibaly, Laban et Tony peuvent apparaître comme des cas isolés, Vincent Laban, formé à Nantes et qui s'est épanoui dans le club chypriote d'Anorthosis Famagouste, ou d'Anthony Da Silva, dit Tony, défenseur français d'origine portugaise, formé au PSG et évoluant à Cluj (Roumanie), ont fait le bon choix. 

Un nouveau marché tend également à se développer : les championnats du Maghreb, et par ricochet avec le Proche- ou le Moyen-Orient.
L'étranger serait-il une autre voie possible vers le professionnalisme pour les laissés-pour-compte des centres de formation français ? Les championnats étrangers de second rang constituent-ils un marché réaliste et prometteur pour ces jeunes joueurs ?

Suite au tapage pas possible du gouvernement entre les fêtes sur sa volonté de se mettre au travail, nul doute que la ministre des Sports de Hollande, une certaine Valérie Fourneyron, aura non seulement suivi une formation accélérée depuis les Jeux Olympiques de Londres, quand elle a fait de notre porte-drapeau, l'épéiste Laura Flessel, une judoka et que cette Valoche aura aussi travaillé le dossier des sportifs exilés...

Certains sont des mercenaires assumés.

Bilal Yusuf Mohammed Ribéry est au sommet, non pas du football mondial mais du box-office des sportifs français les mieux payés, selon une enquête de l'Equipe Magazine parue en mars dernier. Le Bayern Munich lui sert 11,4 millions d'euros de revenus en 2011, soit 1,2 millions d'euros de plus qu'en 2010. Il gagne une place et détrône Thierry Henry, désormais 4e empoche 9,2 millions d'euros consentis par les New York Red Bulls . Tony Parker, le joueur des San Antonio Spurs, se place sur la 2e place du podium avec 11,2 millions d'euros, suivi par Karim Benzema, l'attaquant du Real Madrid et ses 11 millions d'euros. 
Un point commun ? Leur solidarité avec les plus défavorisés de cette France qui les a nourris à son sein.

La question de l’exil fiscal des sportifs français revient régulièrement dans le débat public. Il y a un an, le député UMP Jacques Myard avait déposé une proposition de loi visant à interdire l’équipe de France aux joueurs qui n’auraient pas leur résidence fiscale en France ou dans l’Union européenne.


jeudi 13 décembre 2012

Mediapart défie Cahuzac de porter plainte

Edwy Plenel s'est dit prêt à "répondre de sa bonne foi" devant un juge


Edwy Plenel s'est dit prêt à faire son "offre de preuves" devant un tribunal dans l'affaire Jérôme Cahuzac, le ministre délégué au Budget, qu'il accuse d'avoir détenu un compte secret en Suisse.

"Mediapart est prêt à faire son offre de preuves devant un tribunal, à répondre de sa bonne foi, comme nous l'avons toujours fait", a déclaré  ce jeudi le président et co-fondateur du site trotskiste d'information Mediapart, sur France Inter. "Nous enquêtons, comme tout le monde, j'espère
J'espère que la profession enquête sur ce fait qui est au coeur d'un conflit d'intérêts", a insinué le suspicieux Plenel, alors qu'on lui demandait si Médiapart allait "sortir de nouveaux éléments".
A noter  en effet, pour le déplorer, que les investigateurs de la presse militante soient occupés ailleurs...

Enregistrement, pièce à conviction

A qui la faute ?
Cahuzac ?
Non, la Suisse !
Mediapart affirme que l'élu socialiste du Lot-et-Garonne a "détenu pendant de longues années un compte bancaire non déclaré à l'Union des banques suisses (UBS) de Genève", clôturé en 2010 et transféré à Singapour
Cahuzac joue ainsi sur les mots, se défendant d'avoir fraudé le fisc avec un compte secret en Suisse, pour ne pas avoir à avouer une évasion fiscale par son transfert en Malaisie...  

Le site d'information a en outre rendu public un enregistrement, datant selon lui de fin 2000, dans lequel
un homme qu'il affirme être Jérôme Cahuzac avoue détenir un compte dans une banque suisse.

Jérôme Cahuzac, qui nie avoir eu un compte en Suisse, a répliqué par l'annonce d'un dépôt futur de plainte en diffamation contre Mediapart.

La plainte annoncée le  5 décembre sur RTL est-elle effective le 13 ?
Mediapart semble en douter, puisqu'il offre ses services à la justice pour faire éclater la vérité.
Lien PaSiDupes: Liste noire des exilés fiscaux, par Challenges

jeudi 2 août 2012

Exception culturelle française: "salir" les petits patrons

Salauds de patrons !
C'est l'histoire de Geoffroy

Geoffroy, après un parcours sans faute chez L'Oréal, a fondé The Phone House à 34 ans, en 1996.
 
Son aventure a démarré dans une petite boutique à deux pas des Champs Elysées. Aujourd'hui, le réseau est à chaque coin de rue…L'avez-vous reconnu?

L'année dernière, il a fondé, avec Richard Branson, Virgin Mobiles. 
Et ça cartonne ! A son actif, la création de plus de 3 000 emplois en 10 ans !
Il était à Lyon pour rencontrer des chefs d'entreprise en vue de la création à l'automne 
2007 de l'antenne Rhône-Alpes de Croissance Plus, l'association qu'il dirige. Elle affiche ouvertement trois missions : être un think tank, faire du lobbying et communiquer dans un pays où les entrepreneurs ont peur des media.

Il est d'ailleurs souvent le seul à opposer modération et courtoisie aux détracteurs, quand les patrons sont accusés de tous les maux:
licencier abusivement, s'en mettre plein les poches, être des patrons voyous, etc. Et son discours décapant est bien loin des propos formatés des dircoms et de l'ouverture de parapluie que de la prise de risque. Ruquier, Chabot et autres PPDA ont souvent fait appel à communiquant, un bon client qui oppose ses convictions d'homme de terrain aux idées toutes faites de Besancenot, aux préjugés politiquement corrects des gauchos-caviar-people ou des slogans d'anti-CPE. 

Vous avez reconnu Geoffroy Roux de Bézieux
C'est d'ailleurs parce qu'
au cours d'un débat télévisé sur le CPE une étudiante  aux idées reçues lui avait lancé:  "De toute façon, les patrons, c'est tous des salauds", qu'il a poussé son coup de gueule, sous la forme d'un livre. 
C'est un plaidoyer pour sortir la France et les  primitifs français de la confusion entre dirigeants de sociétés du CAC 40 et entrepreneurs de PME. 

Une réflexion sur les raisons de l'image si dégradée des patrons et quelques explications :
des stock-options attribuées sans contrôle suffisant, une transparence trop relative, un manque de générosité.
Fait du hasard, le livre est sorti le 11 avril 2007, alors même qu'était révélé le montant des indemnités de départ versées à Noël Forgeard, ex-coprésident d'EADS. Une fois de plus, le portable de Geoffroy n'a cessé de sonner. Une fois de plus, il a accepté de répondre. Parce que, dit-il, "les effets collatéraux sur l'ensemble des patrons sont terribles." Il prône d'ailleurs "une véritable éthique du capitalisme. Car les entrepreneurs doivent être irréprochables."

La réalité des petites entreprises est toute autre dans
cette nation sous influence, à la fois des profs de la FSU et des associations ou réseaux de la gauche réfractaire au succès. En France, le monde peut changer, le mot patron est connoté: il renvoie à la lutte des classes. Et tout ce qui est petit est grand, hormis la petite entreprise. L'orchestration des media se limite aux percussions et ne résonnent qu'aux
 délocalisations et aux licenciements. Si le 
cor retentit au fond des bois à chaque fermeture d'usine, les créations d'entreprises et d'emplois s'interprètent au triangle

Le patron de PME qui fait prospérer son 
entreprise est suspecté. 
G. Roux deBézieux souligne que "développer une entreprise est un exercice tout aussi honorable que de la créer", mais la contre-publicité vigilante fait son oeuvre. 
Comment les Français apprendraient-ils à aimer les créateurs d'entreprises si la presse fossilisée dans l'idéologie marxiste pratique l'amalgame. Elle claironne son indignation dans l'affaire du "parachute doré" de Noël Forgeard (Airbus, EADS), mais ses décrypteurs ne signalent ni qu'Alain Dinin, président de Nexity, a renoncé à ses stocks-options, ni que Taxis Bleus a rapatrié ses centres d’appel Powergreeen de Grande-Bretagne en France. G. Roux de Bézieux pointe pareillement la différence de traitement médiatique réservé à Louis Gallois qui a pourtant refusé de percevoir de la part d'EADS un salaire supérieur à 15 000 euros par mois (180 000 euros par an) et a demandé à conserver la même rémunération que celle qu’il touchait à la SNCF, soit treize fois moins que celles de son prédécesseur.

En faisant l'acquisition de cet essai vous n'engraisserez pas non plus ce salaud-là, puisque " les droits d’auteur seront entièrement reversés à la fondation Herbé qui soutient des projets d’aide à l’enfance " !

S'adossant à au cas Forgeard,
la presse militante a fait le choix d'exploiter le filon de la lutte des classes de l'époque sombre du marxisme économique du XIXe siècle. Il est aujourd'hui en cours de rénovation par les soins des ...altermondialistes ! 


Mais, craignant certainement une confusion des images, la droite rechigne à s’exposer et n'assume pas son soutien aux méchants "patrons" créateurs d'emplois. La droite gaulliste marque ses distances: Villepin somma HP de réduire son plan social et Nicolas Sarkozy fustigea les " patrons-voyous" ?

"Salauds de patrons" met aussi en cause la propre responsabilité des chefs d’entreprise. Tandis que G. Roux de Bézieux faisait encore de l'information des masses en 2007,
Anne Lauvergeon avoue qu'elle est "bridée " par sa directrice de la communication et Franck Riboud fait le dos rond sous les coups des démocrates patentés, politiques et syndicalistes (et associatifs masqués) qui ont leur rond de serviette sur les plateaux de tous les media. 

Il reste qu'
en France les "petits" patrons sont 2,6 millions, que 50% n’ont aucun employé et que 40% en ont de 1 à 9

Les attaques contre les patrons, petits et grands,  - à l'aveugle - sont donc particulièrement injustes et destructrices: les Français qui y participent se rendent coupables du saccage de leurs entreprises et du chômage. 
Et n'allons pas croire que la gauche apportera ce changement non plus !...
2012 - Montebourg compte redresser l'économie en tapant sur les patrons 
De PSA à Sanofi en passant par Rio Tinto ou Doux, l'ancien avocat use de son verbe et enchaîne les déclarations fracassantes à l'encontre des entreprises concernées. Ce qui lui a valu d'être qualifié vendredi de "procureur doctrinaire", par le président du groupe UMP au Sénat, Jean-Claude Gaudin.




Octobre 1960: Nikita Kroutchev tape avec sa chaussure
sur son pupitre 
de l'Assemblée générale de l'ONU



Le 12 juillet, qu'il s'agisse du plan de restructuration de PSA, de la fermeture du site d'Aulnay ou de la suppression de 8.000 postes en France, le ministre dit systématiquement "niet", brandisant son veto à presque chaque annonce de plan social. Mais il est capable de mieux.

"Il y eu dissimulation et mensonge", affirme-t-il à propos de PSA.
La fermeture du site Rio Tinto à Saint-Jean de Maurienne ? "Nous n'acceptons pas cette décision". Sanofi? "Un plan social abusif que "nous ne pouvons accepter".
Montebourg n'hésite pas à accuser les patrons de mentir. Ainsi, dans le cas de PSA, il a dénoncé la mise entre parenthèse du plan social le temps de la présidentielle, à la demande de Nicolas Sarkozy. Le patron de PSA a simplement reconnu avoir retardé cette annonce. A noter que le ministre ne fait ici que suivre la ligne du gouvernement, puisque Jean-Marc Ayrault lui-même, dans sa déclaration de politique générale, avait parlé de ces "plans sociaux opportunément retardés".
Sur le fond, Arnaud Montebourg conteste aussi les justifications données par les directions pour expliquer les suppressions de postes. Celles de PSA sont ainsi qualifiées "d'allégations".
A l'annonce par le géant minier Rio Tinto de se séparer de 600 personnes, Montebourg n'a pas seulement mis son veto à la fermeture de l'usine de Saint-Jean de la Maurienne. Il s'est écrié: "C'est un site rentable. Nous allons entrer en discussion avec eux d'une façon qui va être assez ferme". Pour seule politique, Arnaud Montebourg reprend ainsi les accusations de licenciements  "abusifs "lancées contre Sanofi. Son indignation permanente le poussa à devancer l'annonce officielle du groupe en affirmant que celui-ci envisageait "plusieurs milliers de suppressions d'emplois". 

Nous avons un vrai problème avec le comportement de Montebourg

"Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot (...), le comportement de l'actionnaire", lance l'accusateur public.
Voilà qui n'est pas commun. Un ministre qui donne des leçons d'économie à un groupe industriel, qui plus est entièrement privé ! A plusieurs reprises, le dirigiste je-sais-tout a vertement critiqué la stratégie de PSA, estimant qu'elle n'était tout bonnement pas appropriée. "Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", a lancé celui qui est supposé redresser les situations, mettant notamment en cause le versement de dividendes en 2011, malgré les mauvais résultats du groupe. Une charge qui a déclenché les foudres de la droite:  Jean-François Copé et François Fillon se sont mouillés, avec le principal intéressé. Dans une entretien au Figaro, le président du conseil de surveillance de PSA, Thierry Peugeot, visiblement "inquiet" par la chute du cours de PSA en bourse, consécutive à l'invective du ministre, estime qu'"il y a des limites" à la critique du gouvernement.
Or, Montebourg n'en n'est pas à son coup d'essai.
Plutôt que de faire, il parle. Déjà, dans le dossier Doux, leader européen de la volaille placé en redressement judicaire depuis le 1er juin dernier, il avait pris à partie le PDG Charles Doux. Lorsque celui-ci avait refusé que la banque Barclays injecte 35 millions d'euros dans l'entreprise, Montebourg l'avait fustigé, dans un entretien à l'Usine Nouvelle : il "privilégie son sort personnel", jugeait-il alors.
Il est maintenant question que le gouvernement socialiste laisse vendre Doux à son actionnaire principal, la banque britannique Barclay's !
On attend maintenant que du poulailler de Jean-Marc Zayrault sorte Najat Vallaud-Belkacem pour nous assurer le peuple que les socialistes sont cohérents et justes !