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jeudi 20 février 2014

Bartolone n'est pas imposable sur 70 % de ce qu'il empoche

Un président socialiste bien peu solidaire !


Deux des indemnités perçues par le président de l'Assemblée nationale ne seraient pas soumises à l'impôt, révèle "Siné mensuel" 
L'indemnité de fonction du président de l'Assemblée nationalen'est pas imposable, dénonce le magazine satirique "Siné mensuel" du mercredi 5 juin.  L'actuel titulaire du poste, Claude Bartolone (PS), l'a réduit de 30%, de 10.000 à 7.000 euros, lors de son élection en juillet dernier, mais le socialiste a veillé à ce que son montant soit défiscalisé.

Le président de l'Assemblée perçoit en outre l'indemnité de député
Or, si l'indemnité de base d'un montant de 5.514 euros brut (4.082 euros net), est imposable, l'indemnité représentative de frais de mandat net (IRFM) est en revanche épargnée. Sujette à de nombreuses critiques pour son opacité, elle s'élève à 5.570 euros. Elle a certes subi une réduction de 10% décidée en septembre par le bureau de l'Assemblée, mais elle est également non imposable...

Cette esbrouffe est une arnaque à la solidarité nationale 

Siné mensuel dénonce que  "le président de l'Assemblée nationale perçoit un salaire de 5.500 euros. Mais en tout il empoche plus du triple tous les mois, dont deux tiers non imposables [...] 70 % de ce qu’il touche échappe au fisc". Et d'ajouter sur Facebook : "Du grand art. Pas tout à fait la transparence promise." 

Interrogé, l'entourage de Claude Bartolone ne peut nier que l'indemnité de fonction du président de l'Assemblée n'est pas imposable, "ce qui a toujours été le cas" et ce qui perdure malgré l'annonce de changement. Mais, souligne les collaborateurs de l'intéressé, "en la réduisant de 30% dès son entrée en fonction, Claude Bartolone a beaucoup plus perdu que si elle avait été rendue imposable" !
"En décidant cette réduction, il participait à un signal donné par toute la majorité", puisque les indemnités du président et des ministres avaient aussi été réduites de 30%, insistent les bouffons du cabinet de Bartolone.
Et de dénoncer les camarades députés: l'indemnité de fonction des autres députés, d'un montant de 1.420 euros, n'est pas non plus imposable, selon les données consultables sur le site internet de l'Assemblée.
Il reste que l'annonce était assurément politique, mais que Bartolone ne sait pas pour autant saigné aux quatre veines...

samedi 6 avril 2013

J. Cahuzac, fraudeur fiscal et ...faussaire ?

Le socialiste aurait menti à une banque suisse


L'ancien ministre français du Budget a fourni un "certificat fiscal falsifié"
à la banque suisse Julius Baer*
Il refuse de renoncer à ses indemnités parlementaires
C'est une révélation du quotidien zurichois Tages Anzeiger, citant  samedi ses propres sources.

Le journal français Le Monde avait fourni mercredi une version allégée de l'exil des 600.000 euros que le journal socialiste qualifie d' "odyséee" (sic), que Jérôme Cahuzac a dissimulés au fisc et qui sont restés longtemps en Suisse.
En 1992, Philippe Péninque, un ami de longue date de Jérôme Cahuzac a ouvert pour lui, sous son nom, ce compte à l'UBS Genève.

Quelques mois plus tard, le "responsable" socialiste s'est rendu lui-même à Genève et le compte a été transféré à son nom.

En 2000, la petite société financière Reyl & Cie est entrée dans le circuit 

A l'époque, 
établie à Genève, elle n'avait pourtant pas de licence bancaire, mais travaillait comme une société de Bourse. A ce titre, elle relevait de la surveillance de la FINMA, l'autorité suisse de surveillance des marchés financiers.

En tant qu'intermédiaire financier, Reyl & Cie n'était pas soumise aux mêmes règles que les banques et ne devait pas fournir de renseignements sur les détenteurs de ses comptes.

Reyl & Cie a ouvert auprès de l'UBS un compte "omnibus", soit un compte comprenant les fonds de plusieurs clients - seulement connus de la banque... -, et parmi lesquels figurait Jérôme Cahuzac, dont l'argent est resté de facto à l'UBS.

Jérôme Cahuzac a estimé que la situation devenait trop dangereuse à Genève

En 2009, la Suisse s'est en effet déclarée prête à accorder l'aide judiciaire en cas d'évasion fiscale et a demandé à Reyl & Cie de transférer les fonds sur un compte omnibus à Singapour, auprès de la filiale de la banque Julius Baer .

La banque Julius Baer a réagi avec prudence, écrit le journal. Elle a réclamé à Reyl & Cie, bien que rien ne l'y obligeait, un formulaire appelé "formulaire A", qui fait apparaître le nom du détenteur des fonds.

Lorsque les banquiers de Julius Baer ont vu qu'il s'agissait d'un homme politique, ils ont demandé un document certifiant que les fonds avaient bien été déclarés au fisc compétent.

Selon des recherches effectuées par le Tages Anzeiger, Jérôme Cahuzac "a présenté un certificat fiscal falsifié". 
Il a également assuré que ces 600.000 euros provenaient de son activité de chirurgien esthétique, ajoute le journal. En conséquence, Julius Baer a autorisé l'opération de transfert de fonds.

vendredi 5 avril 2013

Cahuzac, pas assez "dévasté" pour renoncer à ses indemnités de député

Le fraudeur tient toujours à regarder ses collègues "les yeux dans les yeux"
Impudence de Cahuzac  qui souhaite retrouver son siège de député

Alors que ministre du Budget il a reconnu mardi avoir fraudé le fisc en ouvrant un compte bancaire à l'étranger après l'avoir nié devant l'Assemblée nationale, le socialiste prétend retrouver ses indemnités parlementaires, rapporte vendredi le président PS du Palais Bourbon Claude Bartolone.

Le larbin de l'Elysée est encore
contesté dans son autorité
Jean-Marc Ayrault lui avait demandé jeudi de renoncer à ses indemnités d'ancien ministre après sa mise en examen, mais il a aussi été député, alors à ce titre, et bien qu'il se soit dit "dévasté", il s'est bien ressaisi depuis et revendique son droit à une retraite confortable de 4.384 euros mensuels dès ses 60 ans.

A son niveau, Cahuzac n'a pas de leçons à donner aux grands patrons du CAC 40
Le maire de Villeneuve-sur-Lot avait été élu député de la 3e circonscription de Lot-et-Garonne en juin 2012 mais avait été remplacé par son suppléant Jean-Claude Gouget après son entrée au gouvernement. La loi l'autorise à reprendre son siège dans un délai d'un mois à compter de sa démission.



Bien qu'il l'ait eu "longuement" au téléphone, Claude Bartolone n'est pas parvenu  à ramener Jérôme Cahuzac à la décenceL'exilé fiscal souhaite revenir au sein de l'hémicycle malgré la crise politique ouverte par ses aveux.

"J'essaye de lui faire comprendre qu'il ne peut pas le faire", a dit le président de l'Assemblée nationale sur France Info. "Ce n'est pas la justice qui l'en empêche puisqu'il n'a pas été condamné, il n'est pas inéligible mais je pense que compte tenu de l'attitude qui a été la sienne (...) de venir dans l'hémicycle mentir, je pense que ce ne serait pas une bonne chose ni pour lui ni pour le pays de manière générale."

"J'espère qu'il réfléchit actuellement, je souhaite qu'il écoute, qu'il entende et que le moment venu, avant le 19 avril, il fasse savoir qu'il ne resiègera pas à l'Assemblée nationale."



VOIR et ENTENDRE quelles ressources il ose revendiquer auprès des Français dans la crise:

Le 5 décembre, au lendemain de la publication de l'article de Mediapart l'accusant d'évasion fiscale, Jérôme Cahuzac avait démenti catégoriquement ce qu'il qualifiait effrontément d' "allégations" : "Je n'ai pas, je n'ai jamais eu de compte à l'étranger, ni maintenant, ni avant", avait-il affirmé.

Selon Claude Bartolone, l'ex-ministre du Budget fait actuellement face à une certaine "schizophrénie".

"Vous imaginez ce qu'a pu représenter pour lui à la fois le fait qu'il pouvait avoir ce compte à l'étranger et de devenir ministre du Budget, le fait d'avoir à nier [est-ce une obligation ...morale?] l'existence de ce compte et aujourd'hui d'avoir à le reconnaître ?", a-t-il dit. Selon le PS, sa principale faute  erreur aura été d'avouer !
"On n'est qu'à quelques jours du moment où il a avoué, j'espère que, dans la période qu'il est en train de vivre, il aura la force de se défendre et la force de reconnaître qu'il y a des symboles qui ne sont pas acceptables".

La "Charte de déontologie" n'est qu'un chiffon de papier
Des mots creux, de la poudre aux yeux des Français...
Bruno Le Roux, pourtant patron des députés PS, n'a pas tenté de le moraliser.