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jeudi 2 août 2012

Exception culturelle française: "salir" les petits patrons

Salauds de patrons !
C'est l'histoire de Geoffroy

Geoffroy, après un parcours sans faute chez L'Oréal, a fondé The Phone House à 34 ans, en 1996.
 
Son aventure a démarré dans une petite boutique à deux pas des Champs Elysées. Aujourd'hui, le réseau est à chaque coin de rue…L'avez-vous reconnu?

L'année dernière, il a fondé, avec Richard Branson, Virgin Mobiles. 
Et ça cartonne ! A son actif, la création de plus de 3 000 emplois en 10 ans !
Il était à Lyon pour rencontrer des chefs d'entreprise en vue de la création à l'automne 
2007 de l'antenne Rhône-Alpes de Croissance Plus, l'association qu'il dirige. Elle affiche ouvertement trois missions : être un think tank, faire du lobbying et communiquer dans un pays où les entrepreneurs ont peur des media.

Il est d'ailleurs souvent le seul à opposer modération et courtoisie aux détracteurs, quand les patrons sont accusés de tous les maux:
licencier abusivement, s'en mettre plein les poches, être des patrons voyous, etc. Et son discours décapant est bien loin des propos formatés des dircoms et de l'ouverture de parapluie que de la prise de risque. Ruquier, Chabot et autres PPDA ont souvent fait appel à communiquant, un bon client qui oppose ses convictions d'homme de terrain aux idées toutes faites de Besancenot, aux préjugés politiquement corrects des gauchos-caviar-people ou des slogans d'anti-CPE. 

Vous avez reconnu Geoffroy Roux de Bézieux
C'est d'ailleurs parce qu'
au cours d'un débat télévisé sur le CPE une étudiante  aux idées reçues lui avait lancé:  "De toute façon, les patrons, c'est tous des salauds", qu'il a poussé son coup de gueule, sous la forme d'un livre. 
C'est un plaidoyer pour sortir la France et les  primitifs français de la confusion entre dirigeants de sociétés du CAC 40 et entrepreneurs de PME. 

Une réflexion sur les raisons de l'image si dégradée des patrons et quelques explications :
des stock-options attribuées sans contrôle suffisant, une transparence trop relative, un manque de générosité.
Fait du hasard, le livre est sorti le 11 avril 2007, alors même qu'était révélé le montant des indemnités de départ versées à Noël Forgeard, ex-coprésident d'EADS. Une fois de plus, le portable de Geoffroy n'a cessé de sonner. Une fois de plus, il a accepté de répondre. Parce que, dit-il, "les effets collatéraux sur l'ensemble des patrons sont terribles." Il prône d'ailleurs "une véritable éthique du capitalisme. Car les entrepreneurs doivent être irréprochables."

La réalité des petites entreprises est toute autre dans
cette nation sous influence, à la fois des profs de la FSU et des associations ou réseaux de la gauche réfractaire au succès. En France, le monde peut changer, le mot patron est connoté: il renvoie à la lutte des classes. Et tout ce qui est petit est grand, hormis la petite entreprise. L'orchestration des media se limite aux percussions et ne résonnent qu'aux
 délocalisations et aux licenciements. Si le 
cor retentit au fond des bois à chaque fermeture d'usine, les créations d'entreprises et d'emplois s'interprètent au triangle

Le patron de PME qui fait prospérer son 
entreprise est suspecté. 
G. Roux deBézieux souligne que "développer une entreprise est un exercice tout aussi honorable que de la créer", mais la contre-publicité vigilante fait son oeuvre. 
Comment les Français apprendraient-ils à aimer les créateurs d'entreprises si la presse fossilisée dans l'idéologie marxiste pratique l'amalgame. Elle claironne son indignation dans l'affaire du "parachute doré" de Noël Forgeard (Airbus, EADS), mais ses décrypteurs ne signalent ni qu'Alain Dinin, président de Nexity, a renoncé à ses stocks-options, ni que Taxis Bleus a rapatrié ses centres d’appel Powergreeen de Grande-Bretagne en France. G. Roux de Bézieux pointe pareillement la différence de traitement médiatique réservé à Louis Gallois qui a pourtant refusé de percevoir de la part d'EADS un salaire supérieur à 15 000 euros par mois (180 000 euros par an) et a demandé à conserver la même rémunération que celle qu’il touchait à la SNCF, soit treize fois moins que celles de son prédécesseur.

En faisant l'acquisition de cet essai vous n'engraisserez pas non plus ce salaud-là, puisque " les droits d’auteur seront entièrement reversés à la fondation Herbé qui soutient des projets d’aide à l’enfance " !

S'adossant à au cas Forgeard,
la presse militante a fait le choix d'exploiter le filon de la lutte des classes de l'époque sombre du marxisme économique du XIXe siècle. Il est aujourd'hui en cours de rénovation par les soins des ...altermondialistes ! 


Mais, craignant certainement une confusion des images, la droite rechigne à s’exposer et n'assume pas son soutien aux méchants "patrons" créateurs d'emplois. La droite gaulliste marque ses distances: Villepin somma HP de réduire son plan social et Nicolas Sarkozy fustigea les " patrons-voyous" ?

"Salauds de patrons" met aussi en cause la propre responsabilité des chefs d’entreprise. Tandis que G. Roux de Bézieux faisait encore de l'information des masses en 2007,
Anne Lauvergeon avoue qu'elle est "bridée " par sa directrice de la communication et Franck Riboud fait le dos rond sous les coups des démocrates patentés, politiques et syndicalistes (et associatifs masqués) qui ont leur rond de serviette sur les plateaux de tous les media. 

Il reste qu'
en France les "petits" patrons sont 2,6 millions, que 50% n’ont aucun employé et que 40% en ont de 1 à 9

Les attaques contre les patrons, petits et grands,  - à l'aveugle - sont donc particulièrement injustes et destructrices: les Français qui y participent se rendent coupables du saccage de leurs entreprises et du chômage. 
Et n'allons pas croire que la gauche apportera ce changement non plus !...
2012 - Montebourg compte redresser l'économie en tapant sur les patrons 
De PSA à Sanofi en passant par Rio Tinto ou Doux, l'ancien avocat use de son verbe et enchaîne les déclarations fracassantes à l'encontre des entreprises concernées. Ce qui lui a valu d'être qualifié vendredi de "procureur doctrinaire", par le président du groupe UMP au Sénat, Jean-Claude Gaudin.




Octobre 1960: Nikita Kroutchev tape avec sa chaussure
sur son pupitre 
de l'Assemblée générale de l'ONU



Le 12 juillet, qu'il s'agisse du plan de restructuration de PSA, de la fermeture du site d'Aulnay ou de la suppression de 8.000 postes en France, le ministre dit systématiquement "niet", brandisant son veto à presque chaque annonce de plan social. Mais il est capable de mieux.

"Il y eu dissimulation et mensonge", affirme-t-il à propos de PSA.
La fermeture du site Rio Tinto à Saint-Jean de Maurienne ? "Nous n'acceptons pas cette décision". Sanofi? "Un plan social abusif que "nous ne pouvons accepter".
Montebourg n'hésite pas à accuser les patrons de mentir. Ainsi, dans le cas de PSA, il a dénoncé la mise entre parenthèse du plan social le temps de la présidentielle, à la demande de Nicolas Sarkozy. Le patron de PSA a simplement reconnu avoir retardé cette annonce. A noter que le ministre ne fait ici que suivre la ligne du gouvernement, puisque Jean-Marc Ayrault lui-même, dans sa déclaration de politique générale, avait parlé de ces "plans sociaux opportunément retardés".
Sur le fond, Arnaud Montebourg conteste aussi les justifications données par les directions pour expliquer les suppressions de postes. Celles de PSA sont ainsi qualifiées "d'allégations".
A l'annonce par le géant minier Rio Tinto de se séparer de 600 personnes, Montebourg n'a pas seulement mis son veto à la fermeture de l'usine de Saint-Jean de la Maurienne. Il s'est écrié: "C'est un site rentable. Nous allons entrer en discussion avec eux d'une façon qui va être assez ferme". Pour seule politique, Arnaud Montebourg reprend ainsi les accusations de licenciements  "abusifs "lancées contre Sanofi. Son indignation permanente le poussa à devancer l'annonce officielle du groupe en affirmant que celui-ci envisageait "plusieurs milliers de suppressions d'emplois". 

Nous avons un vrai problème avec le comportement de Montebourg

"Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot (...), le comportement de l'actionnaire", lance l'accusateur public.
Voilà qui n'est pas commun. Un ministre qui donne des leçons d'économie à un groupe industriel, qui plus est entièrement privé ! A plusieurs reprises, le dirigiste je-sais-tout a vertement critiqué la stratégie de PSA, estimant qu'elle n'était tout bonnement pas appropriée. "Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", a lancé celui qui est supposé redresser les situations, mettant notamment en cause le versement de dividendes en 2011, malgré les mauvais résultats du groupe. Une charge qui a déclenché les foudres de la droite:  Jean-François Copé et François Fillon se sont mouillés, avec le principal intéressé. Dans une entretien au Figaro, le président du conseil de surveillance de PSA, Thierry Peugeot, visiblement "inquiet" par la chute du cours de PSA en bourse, consécutive à l'invective du ministre, estime qu'"il y a des limites" à la critique du gouvernement.
Or, Montebourg n'en n'est pas à son coup d'essai.
Plutôt que de faire, il parle. Déjà, dans le dossier Doux, leader européen de la volaille placé en redressement judicaire depuis le 1er juin dernier, il avait pris à partie le PDG Charles Doux. Lorsque celui-ci avait refusé que la banque Barclays injecte 35 millions d'euros dans l'entreprise, Montebourg l'avait fustigé, dans un entretien à l'Usine Nouvelle : il "privilégie son sort personnel", jugeait-il alors.
Il est maintenant question que le gouvernement socialiste laisse vendre Doux à son actionnaire principal, la banque britannique Barclay's !
On attend maintenant que du poulailler de Jean-Marc Zayrault sorte Najat Vallaud-Belkacem pour nous assurer le peuple que les socialistes sont cohérents et justes !

dimanche 27 avril 2008

SNCF : le coût des privilèges, scandales publics

Information introuvable dans Libération ou le Nouvel Observateur ?
* La retraite à 50 ans payée par les contribuables : 14 milliards.
* Des salaires élevés et des primes " à la pelle ".
* Un Comité d’entreprise très charitable : un régime de Santé propre, des vacances cinq fois moins chères.
* Au total : 75 milliards pour les contribuables.

On nous dit que la SNCF " sort du rouge " et " renoue avec les bénéfices".
Mais regardons le compte de résultat pour 1999 (c'était tout de même il y a quasiment dix ans). On s’aperçoit tout de suite que les produits du trafic et annexes au trafic (les recettes commerciales) sont de 57 milliards de francs. C’est ce que payent effectivement à la SNCF les entreprises et les ménages pour le transport de marchandises et de personnes. Mais les charges totales sont de 118,5 milliards de francs.
La différence de 61,5 milliards est donc payée par l’Etat et les Collectivités locales. Il faut ajouter 14 milliards (insuffisance compte retraite), qui n’apparaissent pas dans le compte de résultat. Le total est donc de 75,5 milliards.

Il est intéressant de remarquer que les recettes commerciales couvrent à peine les salaires + charges (46,5 milliards) et la contribution de 36,29 % pour la retraite. 75 milliards, c’est trois fois et demi le budget de la Justice, c’est l'équivalent de 650 000 d’emplois payés au SMIC, c’est une somme de 3200 francs que chaque Français actif doit mettre du côté au début de l’année qu’il prenne le train ou non. C’est surtout 1% du PIB.
Monsieur Gallois (alors) dégage(ait) des " bénéfices " au prix de manipulations sans scrupules en transférant les pertes sur le RFF (Réseau Ferré de France) créé de toutes pièces en 1997 pour reprendre le passif colossal de la SNCF.
Pourquoi une dette de 232 milliards de francs ? Pourquoi cette contribution annuelle de 75 milliards de francs ? Ce sont des questions auxquelles nous allons essayer de répondre dans ce dossier. (A noter que la SNCF aurait dégagé des bénéfices vrais pour son dernier exercice)
Les privilèges du personnel de la SNCF
Comme leurs amis de la RATP, les agents de la SNCF jouissent de nombreux privilèges grâce au régime spécial :
* travail à vie (garantie de l'emploi),
* des salaires 23 % plus élevés que dans le privé (203 000 contre 163 940),
* des retraites doubles
* et départ à la retraite à 50 ans pour les roulants et 55 ans pour le reste du personnel,
* une semaine de travail de 25 heures (les conducteurs du TGV),
* gratuité du transport pour les agents et pour leurs familles.
Le coût des retraites de la SNCF pour le contribuable : 14 milliards de francs.

La pension de retraite normale est accordée à l’âge de 55 ans. Néanmoins, certaines catégories de personnel comme les agents de conduite (en 1999) pouvaient partir à 50 ans après 25 années de service. A la SNCF, on raisonne en année d’activité. Toute année d’activité donnait droit à une pension de retraite égale à 2 % du dernier revenu avant la retraite. De quoi justifier les grèves, blocages de gares et marches forcées des usagers...
Par exemple, 37,5 années d’activité (pour les non-roulants) débouchaient sur une retraite à 75 % du dernier revenu. La SNCF dispose d’une caisse de retraite propre. Le coût de la retraite est de 24 milliards de francs (1999). La différence de 14 milliards de francs qui assure l’équilibre de la caisse reste à la charge de l’Etat donc du contribuable.

Salaires élevés et primes " à la pelle "
Parmi celles-ci : la prime de fin d’année, la gratification de vacances et la gratification annuelle d’exploitation, c’est-à-dire un surcroît de rémunération de l’ordre de 7,70 %. S’y surajoutent des " primes de travail " de la filière concernée, des indemnités pour heures supplémentaires, des allocations de déplacement (non imposable), des primes supplémentaires pour conduite de TGV, des primes de parcours, etc. Les conducteurs ont même exigé, et obtenu, une prime spéciale de congé afin de compenser la perte des primes de conduite pendant… leurs congés.
Un comité d’entreprise très généreux
Mais on ne peut pas oublier le Comité d’entreprise (CE) pour lequel le contribuable français paye 600 millions de francs à l’année. En fait il y a 27 CE régionaux qui versent au CCE (Comité Central d’Entreprise) une part importante. Et c’est le CCE qui gère ensuite le parc immobilier de la SNCF et les vacances des cheminots. Le patrimoine peut être évaluéà soixante-six centres de vacances et douze maisons familiales, à quoi s’ajoutent les campings.

Un régime spécial d’assurance maladie
A la SNCF il y a une Caisse de prévoyance instituée en vertu des dispositions d’un décret du 6 août 1938 qui a fixé le régime spécial d’assurance des agents. Elle a été mise en place par décision du Conseil d’administration de la SNCF en date du 18 janvier 1939. Les cheminots peuvent se faire soigner gratuitement sur leur temps du travail dans les 23 centres médicaux régionaux, les 200 cabinets de la SNCF et 15 900é tablissements de soins agréés SNCF. La caisse est en relation avec 292 000 professionnels de santé agréés SNCF parmi lesquels les plus grands spécialistes de France.
La plupart des spécialistes des centres médicaux de la SNCF viennent des hôpitaux ou des cliniques privées et sont payés à l’heure par la SNCF. Pour un agent de la SNCF tout est gratuit, y compris les soins dentaires, à condition qu’il se fasse soigner par les médeceins agréés par la Société.
Le Rapport annuel 1998 de la Caisse de Prévoyance nous montre des ressources totales de 9 milliards de Frs (1999). Mais en regardant plus attentivement on trouve une contribution de la SNCF de 2,8 milliards de Frs.

Comparaison avec l'étranger
Dix fois plus de personnel qu’au Japon (rapport : voyageurs transportés par agent). Réforme en Europe : La plupart des pays du vieux continent se trouvent sur la voie de l’ouverture à la concurrence sauf la France qui n’a pris aucune mesure pour réduire les dépenses, pour rendre le réseau plus efficace. Ainsi, la Suède, les Pays-Bas ou l'Allemagne ont reformé le transport ferroviaire pour diminuer leurs effectifs.
A la SNCF, on a l'équivalent d'un Crédit Lyonnais tous les deux ans et cela depuis 20 ans. A l’exception du " Rapport interdit " sur la SNCF de Christian Julienne paru en 1996 et de quelques articles, personne n’en parle. Est-ce qu’on peut continuer à cacher aux Français cette réalité au nom du service public ?

Source de l'article : " SNCF : le coût des privilèges" ; Société Civile n°8 - mars 2001 Ce dossier est disponible au prix de 30 francs auprès de l'iFRAP - 8, rue d'Uzès - 75002 PARIS