POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est sous-préfecture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sous-préfecture. Afficher tous les articles

jeudi 23 mars 2017

Baptême du feu pour Fekl à Corte où 25 cocktails Molotov ont été lancés sur la sous-préfecture

Accueil en fanfare du quatrième ministre socialiste de l'Intérieur en cinq ans

Vingt-cinq cocktails Molotov ont été lancés contre la sous-préfecture de Corte, Haute-Corse,  

Sous-préfecture de Corte, avril 2012
dans la nuit de mercredi à jeudi sans faire de blessé, a annoncé le ministre de l'Intérieur - pour deux mois - Matthias Fekl, le quatrième, après Valls, Cazeneuve et Le Roux, démissionnaire.

Fekl, un quadra qui ne renouvelle pas le langage des communiqués officiels 
C'est en langue de bois quu'il a condamné "avec la plusen avril 2012 grande fermeté" ces violences, "une offense à la Corse et aux Corses, à leur profond attachement à la République et au respect de ses lois", prétend le communiqué. 

Le ministre n'a pas manqué de remercier tout le monde, les forces de l'ordre et des pompiers pour leur intervention -et probablement leur professionnalisme ?- les assurant de la mobilisation du ministère de l'Intérieur pour identifier les auteurs de cette opération "qui devront répondre de leurs actes devant la Justice." 

"Aucune victime n'est à déplorer mais une évaluation de l'étendue des dégâts est en cours"
Gérard Gavory, le préfet de Haute-Corse, n'avait pas attendu que le ministère s'exprime pour diffuser un communiqué distinct. Le préfet a apporté son soutien au sous-préfet de Corte et aux personnels de la sous-préfecture et remercié les pompiers dont l'intervention rapide a "permis de maîtriser le début d'incendie".

Beaucoup de paroles convenues, peu de faits

Les cocktails Molotov ont été lancés vers 23h30 sur la façade de la sous-préfecture, au centre de Corte, dans laquelle se trouve aussi la résidence du sous-préfet. L'action n'a pas été revendiquée et il n'y a pas eu d'interpellation.

Le "profond attachement [des Corses] à la République et au respect de ses lois", selon Fekl, restent à démontrer.
Cette sous-préfecture avait en effet déjà été la cible de jets de cocktails Molotov le 17 novembre 2016. Les prochains, dans quatre mois ?

Le 10 mars dernier, le commissariat de police d'Ajaccio avait été visé lors d'une action identique menée par une dizaine de jeunes nationalistes aux visages masqués.
La façade avait été endommagée, ainsi que plusieurs véhicules de service et voitures personnelles de policiers stationnées devant la commissariat. L'action n'avait pas été revendiquée, mais un mineur avait été interpellé peu après et mis en examen. 

Difficile de ne pas y voir la volonté de s'en prendre à un symbole de l'Etat centralisateur et une intimidation du nouveau ministre, grand intello mou à la voix fluette. L'image même d'un patron de la police nationale, BAC ou RAID, qu'avant Hollande on n'imaginait pas possible, physique de premier de la classe (dispensé de sport) et risée de ses congénères. Déjà souffre-douleur ? 
Et Fekl est chargé de faire peur aux terroristes ?  

samedi 20 septembre 2014

Colère paysanne au centre des impôts, symbole de la République, de Morlaix, sous-préfecture

Manuel Valls promet la rigueur de la justice...

Les incendies visent des bâtiments de la République 
Des producteurs en colère mettent le feu à un symbole de l'oppression par la République, un centre des impôts d'une sous-préfecture, alors que le président Hollande lance en Irak sa 3e guerre en deux ans.
"Le bâtiment est détruit, la charpente à l'intérieur s'affaisse", a observé le Premier ministre, s'attardant sur les effets plutôt que sur les causes du désespoir des producteurs de légumes. "C'est le signe d'une grande détresse pour en arriver là. Quelque part, ça fait peur", s'est inquiétée le maire PS de Saint-Martin-des-Champs près de la sous-préfecture du Finistère, à Morlaix, soulignant que ce bâtiment abritant la Mutualité Sociale Agricole (MSA), l'organisme de protection sociale obligatoire des salariés et exploitants du secteur agricole en France, avait été construit il y deux ans sur sa commune. L'incendie de la MSA a été maîtrisé et éteint au cours de la nuit.

Puis,
les manifestants se sont dirigés vers le centre-ville de Morlaix pour se regrouper devant le centre des impôts. 
Outre les légumes invendus, des palettes et des pneus, ils ont aussi déversé du fumier. Cassant portes et fenêtres, ils l'ont alors incendié.
L'hôtel des impôts de Morlaix, un long bâtiment blanc de deux étages, lui aussi récent, est complètement détruit par le feu à l'une de ses extrémitésLes paysans ont forcé la porte, épandu du fumier, éparpillé des palettes en bois qu'ils ont embrasées. Les flammes ont gagné le bâtiment administratif que les pompiers ont tenté de sauver vers 22h45. Mais certains manifestants leur ont barré la route. A l'extérieur, des tonnes d'artichauts et de pommes de terre jonchaient encore le sol vers 02h00 du matin. 
Les soldats du feu n'ont pu entrer en action qu'à minuit, après le départ des paysans, et ils sont parvenus à maîtriser l'incendie un quart d'heure plus tard, selon la maire (UMP) de Morlaix, Agnès Le Brun.

Les manifestants ont ensuite déversé des tonnes d'artichauts sur la route nationale 12 qui relie Brest à Morlaix.
  A proximité de la sous-préfecture une dizaine de fourgons de gendarmerie étaient stationnés pour protéger l'institution représentant le pouvoir central et le calme semblait revenu. Au milieu de la nuit les services de la ville s'affairaient pour tout nettoyer.

"C'est une jacquerie, une révolte qui part de la base"

Centre des Impôts de Morlaix,
sous préfecture
"C'est une jacquerie, une révolte qui part de la base, complètement déstructurée, hors des relations syndicales. Les syndicats sont dépassés par la base", a déclaré Agnès Le Brun. 
"Ce n'est pas un coup de colère, c'est une colère froide", a-t-elle ajouté.  Tout en déplorant la violence "toujours contre-productive"l'élue a expliqué que c'est "quelque chose qui mûrit depuis des semaines, depuis des mois sur une conjonction d'événements: la baisse de la consommation, la surproduction, la baisse des cours, l'embargo russe, les charges sociales de plus en plus accablantes".
Avec l'incendie du Centre des impôts, "c'est un bâtiment d'Etat" qui a été visé, "à l'Etat d'intervenir".
"Quand les gens ne peuvent plus acheter à manger à leurs enfants, payer leurs cotisations sociales... Quand tous les matins ils se lèvent en se disant qu'ils vont travailler pour rien, cela s'appelle le désespoir. Ils se sentent méprisés", explique la maire de Morlaix
La colère des légumiers exprime un ras-le-bol fiscal. 
"Je tire un coup de chapeau à ceux qui ont osé faire ce qu'ils ont fait", a déclaré samedi matin le président de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) du Finistère, Thierry Merret, après le passage des producteurs à bout.

"Il faut relativiser;il n'y a pas eu mort d'homme, c'est une forme de témoignage pour dire: écoutez nous", explique également un Bonnet rouge

Le patron de la FNSEA est, lui, plus modéré mais prévient que "la tension monte dans les campagnes". Xavier Beulin a appelé les parties, et notamment le gouvernement parisien, "au dialogue et à l'apaisement". Il a en effet demandé au gouvernement de "mettre en oeuvre tout de suite" la levée de certaines contraintes, au lieu d'en rajouter. Selon lui, les agriculteurs sont plus qu'excédés par les tracasseries administratives et se heurtent à "l’autisme des pouvoirs publics".

L
e désespoir justifie cette violence 

Le premier ministre ne pouvait pas ne pas condamner et il l'a fait par communiqué, "énergiquement" samedi, promettant des poursuites judiciaires contre les "saccages et destructions par incendie" des deux bâtiments. "Il est particulièrement choquant que les sapeurs-pompiers aient été empêchés d'accomplir leur mission", s'indigne le premier ministre qui ne manifeste pas cette révolte juste contre la violence quand les sauveteurs sont empêchés dans les zones de non-droit des banlieues. Dans l'après-midi, en marge d'un déplacement à Paris à l'occasion des Journées du Patrimoine, le chef du gouvernement a de nouveau condamné  ce "saccage" "avec la plus grande fermeté". "La violence, le fait qu'on ait empêché les sapeurs pompiers d'intervenir... Rien ne justifie cette violence (...) d'autant que le gouvernement est à l'écoute", a-t-il assuré.

De son côté, Stéphane Le Foll, parmi les ministres élus de Bretagne visés par les reproches d'absence en région et d'autisme, a également condamné "avec la plus grande fermeté les exactions" de Morlaix, tout en appelant "l'ensemble des acteurs à l'apaisement et à la responsabilité pour rechercher les solutions de gestion de cette crise", ce qui est portant sa première responsabilité en tant que ministre de l'Agriculture, avant celle de soutien aveugle de la politique de Hollande sur tous les media de France et de Navarre. 
Il préfère accuser Poutine plutôt que d'assumer ses responsabilités. "Depuis l'annonce par les autorités russes de l'embargo sur les produits agricoles et agroalimentaire européens, les pouvoirs publics n'ont cessé d'agir pour permettre la mise en place de mesure de soutien des marchés et ainsi en limiter les conséquences pour les producteurs," prétend le ministre de l'Agriculture, également par communiqué
Le ministre socialiste n'est pas sur la longueur d'onde des exploitants en colère, puisqu'au lieu de condamner (énergiquement !) les marges des grandes enseignes de distribution, il considère que "la crise du chou fleur et de l'artichaut est en grande partie liée à une surproduction liée aux conditions climatiques." 

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, qui de Paris, n'a rien vu venir, a annoncé ce samedi matin que des réunions sont prévues la semaine prochaine" !

Si Hollande est bas dans les sondages de popularité, c'est aussi la faute aux ...intempéries, comme à l'île de Sein, mais également dès sa première visite à l'étranger, quand son avion présidentiel frappé par la foudre est contraint de retourner sur Paris...

La classe politique condamne évidemment, mais



Une violence qu'Agnès Le Brun condamne mais qu'elle juge "logique".
"Des alertes ont été données depuis des jours et des semaines. Les agriculteurs sont accablés par les charges sociales, les impôts, les dettes, accablés par le fait que ce que vous achetez sept euros le kilo dans un supermarché, on le leur paye sept centimes à la production," a fait valoir la maire de Morlaix. 

 
L'élue de proximité explique en effet que les produits qui sont vendus 7 euros le kilo en grande surface ne leur sont payés que 7 centimes...

dimanche 18 août 2013

Les rêves éveillés des ministres de Hollande pour 2025

Le futur de la France dans les boules de cristal des ministres, sous l'effet du rosé

Incités à partager leurs élucubrations estivales
devant un petit rosé de Provence, 
cinq ministres dont Manuel Valls, Arnaud Montebourg ou encore Cécile Duflot, ont livré leur vision très idéalisée de ce que pourrait être "la France de 2025".
Le Point a mis en ligne cinq de ces synthèses, alors que le président de la "gauche sociale" prendra lundi le chemin du retour, de la Lanterne sur le domaine du Château de Versailles à l'Elysée: il est donc légitime que le peuple se demande pourquoi il a pris la Bastille. 

La rentrée commence par un soi-disant "séminaire" à l'Élysée qui ne sera en vérité qu'un apéro de recadrage visant à redorer une cohésion ébranlée par la nouvelle querelle entre l'Intérieur et la Justice, mais un concours du meilleur bronzage, pour les autres. Certains ministres sont tellement allumés que leurs productions ne sont pas simplement très inventives, mais rien moins que des enfumages de première.

Sur le thème de l'innovation et des technologies nouvelles, l'objectif fixé par les conseillers en communication élyséens est clairement de "préparer la France dès aujourd'hui à relever les défis qui seront les siens dans dix ans, à travers un diagnostic mettant en exergue ses forces et ses faiblesses": ça se veut jeune et dynamique. Alors voyons ensemble jusqu'où peut aller l'intox, lorsqu'un pouvoir ne donne aucune limite au mépris de son auditoire.

Voici quelques traumatisés du soleil du sud


 –
Pierre Moscovici, le ministre des Finances, commence très fort, jugeant "réaliste" un retour au plein emploi dans la France de 2025, qui devrait avoir "pleinement recouvré sa souveraineté budgétaire". Pourtant, la cinquième puissance économique mondiale n'occupera plus, selon lui, que "la huitième ou neuvième place". Le ministre met aussi en garde contre l'utopie du modèle industriel allemand, qui selon lui serait "sans doute idéal à court terme (...), mais ne correspondra plus à l'état de l'économie mondiale dans dix ans".

Très connecté, Manuel Valls promet des "forces de l'ordre 3.0 efficaces [allusion au Web 2.0], proches de la population et à la pointe des avancées technologiques". Sans en aviser Marylise Lebranchu, le ministre fait d'autres suggestions, comme la création de "maisons de l'État", qui devraient remplacer les sous-préfectures dans les zones dépeuplées. Valls entrevoit aussi "l'élection au suffrage universel" dans les principales intercommunalités
En revanche, le ministre de l'Intérieur appréciera sans doute modérément l'obsession de sa collègue de la Justice.

Christiane Taubira continue de vouloir vider les prisons: pour lutter contre la surpopulation carcérale, elle ne démord toujours pas de la nécessité du "développement des peines alternatives à l'incarcération", malgré son absence de financement. Dans une note publiée par le Monde, qui a fait l'effet d'une bombe politique dans la torpeur du pont du 15 août, le chouchou du président s'était déjà vivement inquiété de son projet de réforme pénale, réclamant en catimini l'arbitrage de François Hollande. Pour 2025, Taubira espère des peines "qui ont du sens, réparatrices pour les victimes, sanctionnant à sa juste mesure l'auteur de l'infraction et permettant l'insertion ou la réinsertion de ce dernier". 

Cécile Duflot a écrit le conte de Noël d'une France où l'accès au logement "pour chacun ne sera plus un facteur de stress ou d'incertitude, mais une étape plaisante de la vie". Et la ministre de se laisser aller à l'auto-congratulation : qui le ferait , sinon elle, les clandestins mal-logés venus d'Afrique sub-saharienne?  "Dans le cadre des lois adoptées entre 2012 et 2014, les logements vacants seront devenus très rares" et "6 millions de logements auront été édifiés", élucubre-t-elle, sous l'effet d'un joint?  La magicienne conclut par la promesse qui résume tout : "Chacun dispose d'un toit et d'un environnement de qualité". C'est comme si c'était fait !

Pour la bonne bouche enfin, voici venir le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourgde son pas chaloupé sur coussin d'air, saluant de la main comme la défunte reine-mère d'Angleterre. Il lui paraît naturel de réaliser ce qu'il a échoué à faire en quinze mois d'état de grâce passés à insulter ses interlocuteurs et menacer les entrepreneurs, dont le patron US des pneus Titan, Mittal ou la famille Peugeot
Il augure donc allègrement le retour de son pays "dans le concert des grandes nations industrielles" avec une balance commerciale qui dégagera "un excédent positif structurel". 
Fruit de la recherche ...Peugeot
Dans le genre politique-fiction, Montebourg annonce que des chercheurs et industriels français ont mis au point le "véhicule 2 litres/100 km", annoncé par Ayrault en 2012, l'un des "plus commercialisés en Europe à partir de 2017". Bien que le projet soit à l'état d'esquisse, le matamore évoque un programme "Usine du futur" qui, dit-il, aurait déjà "permis d'amener nos industries aux meilleurs standards et de définir un modèle français de production qui après Ford et Toyota fait figure de modèle mondial". 
Enfin, grâce à "l'allégement du coût du travail, de nombreuses PME ont crû pour devenir des grands groupes".

La majorité présidentielle prend plus que jamais ses désirs pour des réalités

Il s'agit de dresser un rideau de fumée sur un certain nombre de dossiers chauds qui attendent le gouvernement avec, au sommet de la pile, la préparation du budget 2014 et la réforme des retraites, sujets explosifs. 
Sur ce point, Jean-Marc Ayrault devrait dévoiler ses intentions fin août avant la présentation officielle d'un projet de loi début septembre. 
A l'opposé des vendeurs de rêve, 70% des Français réclament des emplois. Mais Sapin, le ministre du Travail, malgré sa face lunaire,  a-t-il jamais fait rêver ? 
On demande à voir sa copie !

Une journée de mobilisation syndicale est déjà prévue, le 10.

jeudi 28 février 2013

Hollande accordera-t-il l'impunité aux syndicats ?

Le PS permet le vote de la loi sur l'amnistie syndicale au Sénat

Hier, le Sénat a adopté la loi d' "amnistie des faits commis durant des mouvements sociaux"

M. Wamen, CGT Goodyear
La proposition de loi avait été déposée par le PC
Les communistes qui dominent la CGT arguent du fait que c'est Nicolas Sarkozy qui a rogné les lois d'amnistie: il ne convenait pas au PCF que la loi commune s'appliquât à tous équitablement, que les syndicats voyoux soient rendus responsables de leurs actes et que les casseurs puissent donc être poursuivis en justice.

Saccage à PSA Aulnay
Hollande fait des promesses
à PSA Aulnay

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de l'usine PSA d'Aulnay (Seine-Saint-Denis) nie que le 13 février 2013 "des lances à incendie ont été utilisées contre des personnes, un extincteur a été balancé à travers la vitre d'un bureau dans lequel se trouvaient 10 cadres", comme l'a indiqué une porte-parole de la direction. " Il y a à peu près 80 personnes qui ont totalement disjoncté ce matin", a pour sa part décrit Tanja Sussest, déléguée du syndicat SIA, majoritaire, ajoutant : "Je ne sais pas ce qu'attendent les pouvoirs publics pour intervenir, qu'il y ait un mort ?"

Menaces de mort contre le directeur de PSA 
La majorité socialo-écolo sénatatoriale a largement amendé la proposition de l'extrême gauche pour en réduire la portée. Le PC prônait une amnistie large, mais les sénateurs l'ont appliquée aux faits de dégradation, de menaces et de diffamation (hormis envers les forces de l'ordre), mais ils ont exclu les actes de violence, physique comme psychologique. 
Ills ont aussi réintégré les dirigeants d'entreprise parmi les potentiels bénéficiaires de l'amnistie.

Une loi limitée dans le temps ciblant le quinquennat précédent
Les sectaires du Sénat ont enfin réduit la portée de l'amnistie à la période allant du 1er janvier 2007 à l'élection de François Hollande.

VOIR et ENTENDRE  " La grève de la honte ", reportage à Aulnay dans C dans l’air (5 février 2013):

Achat de la paix sociale et feu vert au laxisme judiciaire


Les détricoteuses du Sénat ont légiféré pour la période où la gauche estime que les juges ont pu commettre des abus,
du fait de la concordance des tensions sociales liées à la crise et de l'installation par le précédent gouvernement d'une " politique pénale très répressive." Les sénateurs PS estiment envoyer ainsi " un signal positif "de circonstance envers les victimes de la crise via un texte " équilibré ", qui constitue un "geste d'apaisement", qui restera aux frais des services vandalisés.

Les Français n'ont pas oublié le saccage de la sous-préfecture de Compiègne par des salariés de l'usine de Clairoix (Oise), sous la conduite de Xavier Mathieu, leader CGT en avril 2009. 
Le syndicaliste de 46 ans avait de surcroît refusé de se soumettre à un prélèvement d'empreinte génétique. 

La Cour d'Appel d'Amiens avait requis une peine d'un mois de prison avec sursis contre lui début mai, mais le leader des "Conti" avait finalement été relaxé fin juin. Début juillet, le Parquet de Compiègne avait fait appel de la relaxe de Xavier Mathieu. 

Quatre candidats de l'extrême gauche à la présidentielle en soutien de Xavier Mathieu. 
Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), le trotskiste Philippe Poutou (NPA) et même l'ex-magistrate altermondialiste Eva Joly (EELV), se sont rendus à Amiens pour faire pression sur la Justice en faveur du syndicaliste de Continental lors de son procès en appel.

Xavier Mathieu

  • M.G. Buffet (PCF) dénonça les actionnaires voyous. Elle propose "pour sortir la France de la crise de défendre l’industrie et d’augmenter les salaires ". Selon elle, " Il faut des hommes et des femmes qui luttent et puis des politiques pour traduire dans de nouvelles lois les aspirations des travailleurs ".
  • Eva Joly (Europe Ecologie-les Verts) affirma que "quand nous serons au pouvoir, nous modifierons le texte de loi qui sanctionne les syndicalistes et les faucheurs volontaires ".
  • Poutou du NPA  ne traça d'autre perspective que "d’aller dans le sens d’une explosion sociale ". Concluant sur " Vive la révolte. On ne lâche rien ". 
  • Depuis, l'extrême gauche a remis l' "explosion sociale" aux calendes grecques... Et Sa Cynique Majesté Royal n'a plus de volonté de "vent de révolte"! 

    La gauche développe les exceptions syndicales

    Pierre Charon (UMP) a dénoncé une loi d'exception
    "Notre rôle n'est pas d'excuser ce qui ne doit pas l'être pour des raisons idéologiques et clientélistes ! " La droite a mis l'accent sur les violences sur le site PSA d'Aulnay

    Et Laurence Parisot (MEDEF) a jugé ce vote " très choquant".


    Le risque pour le gouvernement est d'apparaître comme distribuant un cadeau aux syndicats, après celui fait la semaine dernière aux fonctionnaires sur la fin du jour de carence. Cela explique sa grande prudence. 
    La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a estimé que l'amnistie ne concernerait que " quelques dizaines de condamnations ". L'examen du texte à l'Assemblée surviendra dans le cadre d'une niche réservée au PC.

    En marge de sa prise de parole lors de son procès en appel, Xavier Mathieu avait glissé à l'attention du candidat Hollande que "ceux qui sont absents commettent une erreur politique", même si "le PS a lâché la classe ouvrière depuis longtemps déjà".

    vendredi 3 août 2012

    Hollande pourrait fermer des sous-préfectures


    Un vice-président (PS) du Sénat fait avaler la pilule

    L'aménagement du territoire subirait aussi un "redressement positif"

    En déplacement à Chartres le 9 juillet, le ministre de l’Intérieur n’a pas exclu de fermer des sous-préfectures. 

     ll ne faut jamais exclure des réformes”, avait-il indiqué lors d’un point presse sur l’éventualité de la fermeture de certaines sous-préfectures, et d’expliquer :dans mon ministère, la police et la gendarmerie sont des priorités dans la création d’emplois. Cela veut dire qu’il faut faire des efforts, en prenant le temps de la concertation et du dialogue. Je ne l’exclus pas et cela peut passer parfois par des fermetures d’équipements, mais cela doit se faire avec intelligence, écoute et discernement”.

    Le ministre a semble-t-il voulu temporiser les ardeurs de ceux qui, à gauche, réclament la suppression du sous-préfet. 

    Je veux regarder cela de manière plus précise, et (…) je veux faire attention à la cohésion territoriale et sociale”, a-t-il prévenu. “Il faut s’appuyer sur le réseau des préfectures et des sous-préfectures. Je sais qu’il y a des inquiétudes. Nous devons faire en sorte que la performance de l’État soit la plus optimum possible [deux superlatifs, pour bien berner la province]. Il faut qu’il y ait des économies parce que nous sommes dans une situation difficile sur le plan budgétaire”. 

    Les contre-vérités fusent. 

    Notre pays a besoin d’un État fort qui protège au plan national bien évidemment, mais aussi au plan local”, a ajouté le ministre, qui visitait la préfecture d’Eure-et-Loir, où Jean Moulin (photo) fut préfet...


    Le président du Conseil général de la Drôme, Didier Guillaume, a confirmé que des sous-préfectures fermeraient
    pour lutter contre les doublons dans l'action de l'Etat et des départements."Il faudra peut-être que certaines sous-préfectures soient fermées (...)", a-t-il déclaré sur Europe 1.


    "Nous disons que dans les territoires il y a des fonctions exercées par l'Etat et le département, sur le social, la jeunesse, le sport... Ce sont des doublons qui coûtent cher: il faut donner plus de pouvoir aux collectivités et que l'Etat retourne à ses fonctions régaliennes", a-t-il poursuivi.
    "Les départements n'ont plus les moyens de financer l'APA (Aide aux personnes âgées) ni le RSA (Revenu de solidarité active)", a-t-il précisé. "Il faut que nous ayons la possibilité d'emprunter pour investir".
    Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait exclu mardi tout "statu quo" sur l'implantation des quelque 240 sous-préfectures implantées sur le territoire national.
    Hors secteurs prioritaires (éducation, police, justice, gendarmerie), Matignon a fixé un objectif de réduction de 2,5% des effectifs de l'Etat d'ici 2015.
    La désertification des campagnes, c'est le changement !