POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est amnistie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est amnistie. Afficher tous les articles

vendredi 9 février 2018

Corse: 61% des Français ne font pas confiance à Macron pour débloquer la situation

Six  Français sur dix ne font "pas confiance" à Macron "pour faire avancer la situation politique en Corse"

Les deux tiers se prononcent pour le statu quo en matière d'autonomie de l'île

Seules 39% des personnes interrogées font confiance à l'exécutif pour faire avancer le dossier, selon un sondage Elabe diffusé mercredi.

Pour 64% des Français interrogés, l'Etat ne doit accorder "ni plus ni moins d'autonomie" à la Corse que ce que lui confère déjà son statut particulier. 19% souhaitent "plus d'autonomie" et 16% moins pour le territoire, selon cette enquête pour BFMTV, réalisée mardi, au premier jour de la visite d'Emmanuel Macron en Corse.

Seuls 27% pensent que les prisonniers dits "politiques" doivent être "amnistiés et libérés".

Les personnes interrogées sont également massivement opposées, à 74%, à l'indépendance de la Corse, contre 26% d'un avis contraire.

D'autres sujets, plus compassionnels, sont jugés moins sensibles.
57% (contre 42%) pensent ainsi que "les prisonniers dits 'politiques' par les nationalistes" doivent "être incarcérés en Corse pour se rapprocher de leur famille". Et les Bretons en Bretagne, les Basques  au Pays basque et ceux du 9.3 dans leur immeuble ?...

Les sondés ne se soucient pas de l'intégrité de la République 

Résultat de recherche d'images pour "langue corse"
Pour 53%, "la spécificité de la Corse doit être inscrite dans la Constitution", comme c'est déjà le cas de certains territoires ultramarins.

Et 46% estiment que "le statut de résident corse doit être créé pour réserver l'achat immobilier aux personnes résidant depuis plus de cinq ans en Corse". La côte d'Opale ou la Côte d'Azur serait-elle pareillement réservée aux riverains ?...

Mais, en revanche, la langue corse ne doit devenir la langue co-officielle sur l'île avec le français que pour 43% des Français interrogés. 
Résultat de recherche d'images pour "Asterix en Corse"
Enquête réalisée en ligne le 6 février auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

mercredi 7 février 2018

Corse : "rencontre-surprise" organisée entre la femme d'Yvan Colonna et Macron

Comment la femme d'Yvan Colonna a-t-elle pu interpeller le président Macron ?

La comédie du pouvoir : mise en scène d'une séquence humanitaire

La garde rapprochée du président s'est-elle laissée surprendre ?
Stéphanie Colonna interpelle Emmanuel Macron à la sortie du musée Fesch à Ajaccio.

"C’est une rencontre inattendue à la sortie de la visite du Palais Fesch," alors que quelques personnes attendaient le président de la République, raconte la presse corse. Stéphanie, la femme du tueur Yvan Colonna a pu interpeller le chef de l'Etat et lui demander le rapprochement de son mari dans une prison corse. 

Le dialogue surréaliste du scénario élyséen
"Bonjour [bonjour qui ?], je suis la femme d'Yvan Colonna". 
A la sortie de la visite du musée Fesch qui a duré une heure, Emmanuel Macron a été interpellé par Stéphanie Colonna qui lui a tendu la main et l’a supplié de rapprocher son mari qui est incarcéré à la centrale d'Arles, Bouches-du-Rhône, dans le Sud de la France. 
Condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre du Préfet Erignac, Yvan Colonna est emprisonné sous le statut de DPS (Détenu particulièrement surveillé) qui exclut tout rapprochement familial. Fin janvier, le Conseil d’Etat a rejeté un recours qui demandait la levée de son inscription sur le registre des DPS. 

"Mr le président, mon fils de six ans n'a pas vu son père depuis un an et demi. S'il vous plait, faites quelque chose… Ce n'est pas un animal, c'est un être humain… Il doit être près de sa famille", a-t-elle plaidé, éplorée. 

Jouant la surprise, le comédien formé au lycée par sa professeure de lettres et future épouse a lâché sa réplique: "Que votre enfant puisse voir son père, que les personnes qui sont détenues dans notre pays puissent voir leur famille, ça fait partie des choses que nous allons assurer". 

Le "dialogue" à la fois "surprise" et "sur le vif" avec un président Macron "mis au pied du mur" mais disponible intervient à point nommé, sous la caméra de LCI :  

La femme d'Yvan Colonna se dit "choquée" par les paroles prononcées par Macron

Le matin même, dans son discours d’hommage au préfet Erignac, Macron a en effet exclu toute amnistie pour les prisonniers corses.
"Personne n'oubliera ce qui s'est passé… Je ne parle pas d'amnistie, concède l'épouse éplorée dans le numéro de duettistes.

"Mais je vous en prie, mon fils est là. Faites quelque chose ! Je compte sur vous !".  La réponse de Jupiter tombe de l'Olympe: "Vous me regardez dans les yeux, je ne vous mens pas". Sur ce coup, l'auteur des dialogues a manqué d'habileté: il nous renvoie au mensonge effronté du ministre-fraudeur Jérôme Cahuzac, "les yeux dans les yeux" !...

Le psychodrame s'intègre à une vaste dramaturgie politique.
Cette requête de l'épouse du "berger" corse fait en effet écho au discours - sobre, celui-là - de la veuve du préfet de la République. 
Or, la supplique de l'épouse corse fait partie des revendications des nationalistes corses et, sur ce point précis - excluant l'amnistie, avec l'assentiment de la bergère - le président évoque  - Ô surprise encore ! - un éventuel geste d'ouverture sous les caméras lundi 6, la veille du "grand" discours du président à la Corse, ce mardi 7. 

A l'issue de ce "grand acte", Stéphanie Colonna se fondit, son fils dans les bras, dans les rues d'Ajaccio, côté jardin, côté gauche.

dimanche 4 février 2018

LREM : la majorité présidentielle se divise sur la Corse

Castaner désavoue le soutien d’élus LREM aux revendications nationalistes 

Des élus locaux du mouvement présidentiel soutiennent une résolution nationaliste en Corse

Dans la nuit de vendredi à samedi à l’Assemblée de Corse, les six élus macroniens corses ont voté une résolution solennelle déposée par les dirigeants nationalistes reprenant leurs principales demandes et qui sera remise au président Macron lors de sa venue dans l’île, mardi

Le premier article de la résolution de l’Assemblée de Corse appelle Emmanuel Macron à ouvrir "un dialogue sans préalable ni tabou entre l’Etat et la Corse"
Le second demande que "la Corse fasse l’objet d’une mention spécifique dans la Constitution"
Le troisième réclame le "rapprochement de tous les prisonniers condamnés pour des actes en relation avec la situation politique de la Corse" et qu’une "mesure d’amnistie intervienne au terme du règlement définitif de la question corse". 

Christophe Castaner a désavoué les soutiens LREM aux nationalistes

Délégué général de La République en Marche (LREM) et ministre des Relations avec le Parlement, Castaner a affirmé dimanche  qu’ils n’ont "pas voté une position de LREM".  "Le seul positionnement politique de La République en Marche n’est pas celui de la motion qui est adoptée, je vous le dis, il est celui du discours du président de la République qu’il a tenu à Furiani pendant la campagne”, a affirmé le délégué général de LREM lors du "Grand Jury" LCI-RTL-Le Figaro. 

"Ils n’ont pas voté une position qui est celle de la République en Marche", a-t-il dénoncé. Ce vote a également été désavoué dimanche par les "animateurs" des comités locaux de LREM dans l’île
Pour le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, il ne s’agit pas d’un "rappel à l’ordre", car les six élus macroniens de l’Assemblée de Corse sont "libres". 

Le patron des élus LREM de l’île et maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, a riposté.
Il a révélé qu'après cet épisode il a appris "de façon officieuse", l’annulation d’une étape de M. Macron dans sa ville de Corse-du-Sud, prévue "à titre privé". "J’ose espérer que c’est pour des raisons d’agenda”, a déclaré l’élu, dimanche soir, se défendant après avoir "tout fait pour que la résolution soit d’inspiration macronienne" et estimant qu’aucun point n’était "en contradiction avec le discours d’En Marche". 

Une visite sous tension d'Emmanuel Macron mardi et mercredi

L’un des déplacements les plus sensibles depuis son entrée à l’Elysée en se rendant en Corse, où il est très attendu sur sa vision de l’avenir de l’île, 72 heures après une manifestation à l’appel des dirigeants nationalistes. 
"Il aurait été préférable que Christophe Castaner et (le porte-parole du gouvernement) Benjamin Grivaux voient la résolution" avant de se prononcer a taclé Orsucci, lâchant que le texte des nationalistes avait été modifié sous l’impulsion d’En Marche, notamment sur la question des prisonniers et de l’amnistie. 

En langue de bois sur France 3, Benjamin Grivaux a appelé de son côté à se concentrer sur "l’avenir" de l’île. "Le dialogue a commencé il y a plusieurs semaines avec le nouvel exécutif" corse, a-t-il souligné.
Mais il a aussi rappelé plusieurs lignes rouges du gouvernement, sur le refus d’un statut fiscal pour les résidents ou l’examen "au cas par cas" de la situation des prisonniers

Absence annoncée de Jean-Guy Talamoni aux cérémonies d’hommage au préfet Erignac...
"C’est sa décision", a déclaré le porte-parole, avant de juger "important que la République puisse rendre hommage à ce préfet assassiné d’une balle dans le dos", le 6 février 1998, à Ajaccio par des indépendantistes corses.
Les auteurs de l'assassinat ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité; un autre indépendantiste corse, Yvan Colonna, jugé postérieurement au reste du groupe, a été condamné en appel à la même peine le 27 mars 2009, mais nie sa participation à l'attentat. Yvan Colonna a été jugé une troisième fois début mai 2011, après cassation de son procès en juin 2010. C’est pour n’avoir pas répondu aux conclusions de la défense concernant l’audition d’un expert en balistique que sa condamnation en appel avait été annulée.Le 11 juillet 2012, le pourvoi en cassation d'Yvan Colonna est rejeté, rendant sa condamnation à perpétuité définitive. Le 11 janvier 2013, Yvan Colonna a toutefois saisi la Cour européenne des droits de l'homme, estimant qu'il n'a pas eu droit à un procès équitable.

dimanche 28 avril 2013

Hollande met la démocratie parlementaire en danger

Le torchon brûle entre le Front de gauche et le gouvernement

Quatre salariés de Goodyear seront jugés le 16 septembre 2013.

Ils étaient six placés en garde à vue (cinq apparentés CGT et un SUD) du fabricant de pneus, pour violences sur la police lors de la manifestation contre la fermeture de l'usine d'Amiens-Nord qui avait dégénéré début mars 2013.

En février, le sénat adopta une proposition de loi d'amnistie des violences syndicales 
p978781d906411g_apx_470__w_ouestfrance_
Ainsi, en 2009, des salariés de Continental saccagèrent la sous-préfecture de l’Oise à Compiègne: les syndicats sont déboutés.

Mais, en février 2013, des sénateurs adoptèrent une proposition de loi communiste d'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux.
Le texte des sénateurs communistes avait été voté de justesse par 174 voix contre 172Les groupes PS, CRC (communiste) et les écologistes avaient voté pour, tandis que la droite UMP et centriste le repoussaient. Il avait d'ailleurs été largement par les socialistes avec une grande restriction de son champ d'application. 


L'impunité pour les syndicats
"Il s'agit, ici, de faire œuvre de justice", avait approuvé Christiane Taubirala garde des Sceaux. Il ne suffisait plus que texte soit adopté à l'Assemblée.
Non pas des anti-"mariage" pour tous,

mais des Goodyear, en mars 2013


Le Parti communiste et le Parti de Gauche, appuyés par la CGT, s'étaient fortement mobilisés en organisant notamment une manifestation devant le Sénat, tandis que Jean-Luc Mélenchon, eurodéputé, assistait au débat depuis la tribune du public.


Amnistie des faits commis lors de conflits de travail ou d'activités syndicales


Des opposants au mariage pour tous ?
Concernés, les exactions commises à l'occasion de conflits du travail, d'activités syndicales de salariés et d'agents publics, y compris lors de manifestations. Le texte prévoyait une application élargie aux professions libérales et exploitants agricoles. 
Devaient également être amnistiées les infractions commises lors de mouvements collectifs revendicatifs, associatifs ou syndicaux relatifs aux problèmes liés au logement. La proposition de loi d'origine parlait de problèmes liés non seulement au logement mais aussi à l'éducation, à la santé, à l'environnement et aux droits des migrants.















Or, le 24 avril, les députés PS ont rejeté la proposition de loi du Front de gauche 

Les relations se tendent sérieusement entre le PS et le Front de gauche, dont les communistes.
Ils ont deux motifs principaux de discorde : le report à la mi-mai de l'adoption définitive par le Sénat du projet de loi sur l'emploi, et le rejet par le gouvernement de l'amnistie de délits syndicaux. "La position du gouvernement sera non, nous ne sommes pas favorables à cette amnistie ni à aucune autre", a tranché mercredi le gouvernement, par la voix du ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies. La proposition de loi communiste prévoyant cette amnistie "ne va pas dans le bon sens," ajoutait le servile patron des députés PS, Bruno Le Roux, en écho. Dans la foulée, ce texte était rejeté en commission des Lois de l'Assemblée.

C'est "un coup de poignard", a dénoncé mercredi le Parti de gauche, tandis qu'a contrario le président du MoDem François Bayrou saluait la position du gouvernement.

"C'est une rupture du gouvernement avec le monde du travail et le peuple de gauche", a déclaré  la présidente du groupe communiste du Sénat (CRC) Eliane Assassi, en pointant aussi le deuxième point de discorde, le projet de loi sur l'emploi. Celui-ci retranscrit l'accord national interprofessionnel (ANI) sur la flexisécurité conclu le 11 janvier entre le patronat et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC), mais refusé par FO et la CGT. Sur le vote de ce dernier texte, "le gouvernement, et je ne suis pas la seule à le dire, s'est pris les pieds dans le tapis et ne sait plus comment retomber sur ses pieds", a-t-elle regretté.


Michèle Tabarot, secrétaire générale de l'UMP, a vu   un signe de "la gouvernance erratique" de François Hollande" dans le refus gouvernemental de la proposition de loi d'amnistie sociale.



La méthode forte pour soumettre les élus du peuple


Après une intense guérilla pdes députés du Front de gauche, le gouvernement a eu recours à la procédure du "vote bloqué" pour accélérer l'examen de la proposition de loi par le Sénat alors que les communistes avaient déposé plus de 400 amendements.

Résultat : furieux de cette procédure qui réduit le droit d'amendement, UMP, UDI-UC, communistes, mais aussi écologistes, ont forcé le gouvernement à reporter au 14 mai le vote de l'ultime version du projet, qu'a adoptée le groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Hollande écrit l'Histoire à la schlague
Non sans rappeler la procédure accélérée dite du " temps programmé " utilisée pour faire passer le mariage homosexuel, le gouvernement aux abois n'a pas reculé devant une méthode autoritaire d'adoption de ce texte "historique", selon le mot du ministre du Travail Michel Sapin avant les manifestations syndicales du 1er mai et surtout la manifestation du 5 mai du Front de gauche pour une VIe République. "C'est un changement de cap politique du gouvernement qui fait le choix de céder aux désirs de la droite et du patronat plutôt que d'écouter le malaise et la souffrance des salariés", estime Eliane Assassi, courroucée. 

"Les formations de gauche doivent se rencontrer maintenant, il faut une rencontre entre la direction du PS et celle du PCF. Le Parti socialiste doit nous dire dans quel chemin il veut s'engager maintenant", a-t-elle ajouté. 

"Ce que retiennent les gens, c'est que ce gouvernement n'est pas celui pour lequel ils ont voté", a-t-elle conclu.

Les parlementaires écologistes semblent également de plus en plus mal à l'aise.

Ils ont voté pour l'amnistie sociale, les faucheurs d'OGM étant notamment concernés. Le patron des sénateurs EELV, Jean-Vincent Placé, est particulièrement monté au créneau contre les conditions du débat parlementaire.

Quant à la candidate des Verts à la présidentielle 2012, Eva Joly a annoncé sa volonté de manifester le  5 mai avec les communistes.

Il était temps qu'avant les municipales, les électeurs sachent bien clairement comment EELV se positionne...



jeudi 28 février 2013

Hollande accordera-t-il l'impunité aux syndicats ?

Le PS permet le vote de la loi sur l'amnistie syndicale au Sénat

Hier, le Sénat a adopté la loi d' "amnistie des faits commis durant des mouvements sociaux"

M. Wamen, CGT Goodyear
La proposition de loi avait été déposée par le PC
Les communistes qui dominent la CGT arguent du fait que c'est Nicolas Sarkozy qui a rogné les lois d'amnistie: il ne convenait pas au PCF que la loi commune s'appliquât à tous équitablement, que les syndicats voyoux soient rendus responsables de leurs actes et que les casseurs puissent donc être poursuivis en justice.

Saccage à PSA Aulnay
Hollande fait des promesses
à PSA Aulnay

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de l'usine PSA d'Aulnay (Seine-Saint-Denis) nie que le 13 février 2013 "des lances à incendie ont été utilisées contre des personnes, un extincteur a été balancé à travers la vitre d'un bureau dans lequel se trouvaient 10 cadres", comme l'a indiqué une porte-parole de la direction. " Il y a à peu près 80 personnes qui ont totalement disjoncté ce matin", a pour sa part décrit Tanja Sussest, déléguée du syndicat SIA, majoritaire, ajoutant : "Je ne sais pas ce qu'attendent les pouvoirs publics pour intervenir, qu'il y ait un mort ?"

Menaces de mort contre le directeur de PSA 
La majorité socialo-écolo sénatatoriale a largement amendé la proposition de l'extrême gauche pour en réduire la portée. Le PC prônait une amnistie large, mais les sénateurs l'ont appliquée aux faits de dégradation, de menaces et de diffamation (hormis envers les forces de l'ordre), mais ils ont exclu les actes de violence, physique comme psychologique. 
Ills ont aussi réintégré les dirigeants d'entreprise parmi les potentiels bénéficiaires de l'amnistie.

Une loi limitée dans le temps ciblant le quinquennat précédent
Les sectaires du Sénat ont enfin réduit la portée de l'amnistie à la période allant du 1er janvier 2007 à l'élection de François Hollande.

VOIR et ENTENDRE  " La grève de la honte ", reportage à Aulnay dans C dans l’air (5 février 2013):

Achat de la paix sociale et feu vert au laxisme judiciaire


Les détricoteuses du Sénat ont légiféré pour la période où la gauche estime que les juges ont pu commettre des abus,
du fait de la concordance des tensions sociales liées à la crise et de l'installation par le précédent gouvernement d'une " politique pénale très répressive." Les sénateurs PS estiment envoyer ainsi " un signal positif "de circonstance envers les victimes de la crise via un texte " équilibré ", qui constitue un "geste d'apaisement", qui restera aux frais des services vandalisés.

Les Français n'ont pas oublié le saccage de la sous-préfecture de Compiègne par des salariés de l'usine de Clairoix (Oise), sous la conduite de Xavier Mathieu, leader CGT en avril 2009. 
Le syndicaliste de 46 ans avait de surcroît refusé de se soumettre à un prélèvement d'empreinte génétique. 

La Cour d'Appel d'Amiens avait requis une peine d'un mois de prison avec sursis contre lui début mai, mais le leader des "Conti" avait finalement été relaxé fin juin. Début juillet, le Parquet de Compiègne avait fait appel de la relaxe de Xavier Mathieu. 

Quatre candidats de l'extrême gauche à la présidentielle en soutien de Xavier Mathieu. 
Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), le trotskiste Philippe Poutou (NPA) et même l'ex-magistrate altermondialiste Eva Joly (EELV), se sont rendus à Amiens pour faire pression sur la Justice en faveur du syndicaliste de Continental lors de son procès en appel.

Xavier Mathieu

  • M.G. Buffet (PCF) dénonça les actionnaires voyous. Elle propose "pour sortir la France de la crise de défendre l’industrie et d’augmenter les salaires ". Selon elle, " Il faut des hommes et des femmes qui luttent et puis des politiques pour traduire dans de nouvelles lois les aspirations des travailleurs ".
  • Eva Joly (Europe Ecologie-les Verts) affirma que "quand nous serons au pouvoir, nous modifierons le texte de loi qui sanctionne les syndicalistes et les faucheurs volontaires ".
  • Poutou du NPA  ne traça d'autre perspective que "d’aller dans le sens d’une explosion sociale ". Concluant sur " Vive la révolte. On ne lâche rien ". 
  • Depuis, l'extrême gauche a remis l' "explosion sociale" aux calendes grecques... Et Sa Cynique Majesté Royal n'a plus de volonté de "vent de révolte"! 

    La gauche développe les exceptions syndicales

    Pierre Charon (UMP) a dénoncé une loi d'exception
    "Notre rôle n'est pas d'excuser ce qui ne doit pas l'être pour des raisons idéologiques et clientélistes ! " La droite a mis l'accent sur les violences sur le site PSA d'Aulnay

    Et Laurence Parisot (MEDEF) a jugé ce vote " très choquant".


    Le risque pour le gouvernement est d'apparaître comme distribuant un cadeau aux syndicats, après celui fait la semaine dernière aux fonctionnaires sur la fin du jour de carence. Cela explique sa grande prudence. 
    La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a estimé que l'amnistie ne concernerait que " quelques dizaines de condamnations ". L'examen du texte à l'Assemblée surviendra dans le cadre d'une niche réservée au PC.

    En marge de sa prise de parole lors de son procès en appel, Xavier Mathieu avait glissé à l'attention du candidat Hollande que "ceux qui sont absents commettent une erreur politique", même si "le PS a lâché la classe ouvrière depuis longtemps déjà".

    samedi 24 décembre 2011

    Cuba: Castro libère 3000 de ses prisonniers et il en reste encore !

    Amnistie de Noël

    Une amnistie sans précédent

    Le président cubain Raul Castro a annoncé vendredi la libération de près de 3.000 prisonniers, dont 86 étrangers.
    L'amnistie, effective "dans les prochains jours", concerne "plus de 2.900 condamnés" et "86 étrangers de 25 pays, dont 13 femmes, condamnés pour des délits commis à Cuba", a affirmé le chef de l'Etat.

    La mesure ne concernera toutefois pas l'Américain Alan Gross, dont la condamnation en mars à quinze ans de prison constitue un obstacle majeur à l'amélioration des relations entre les Etats-Unis et Cuba.

    Des opposants politiques sont morts dans les prisons cubaines, parmi lesquels ou Virgilio Piñera ou le plus célèbre d'entre eux, le poète catholique Pedro Luis Boitel.

    Le frère du dictateur communiste cubain Fidel Castro (ci-contre: ce révolutionnaire, icône de nombreux pays dits du tiers-monde, mais aussi de Danielle Mitterrand, Jack Lang, Jean-Luc Mélenchon...) , est en outre amateur de Rolex, cf. libellé 'montres') a également réaffirmé sa volonté de promouvoir "lentement" une réforme de la loi migratoire allégeant les restrictions de voyage imposées aux Cubains depuis un demi-siècle.

    S'exprimant en clôture de la seconde session annuelle de l'assemblée nationale, le président Castro a également abordé avec prudence la politique migratoire de Cuba, dont la réforme est très attendue par la population après les libéralisations des marchés des véhicules et des logements cet automne. Cette réforme se fera "sans pression", a souligné le président cubain.
    " Nombreux sont ceux qui considèrent urgente l'application d'une nouvelle politique migratoire, en oubliant les circonstances exceptionnelles que vit Cuba, sous le siège que nous impose la politique d'ingérence et de subversion du gouvernement des Etats-Unis", a-t-il polémiqué. "Je réaffirme ma volonté intangible d'introduire lentement les changements requis dans cette problématique complexe" de la loi migratoire, a-t-il toutefois assuré en clôture de la seconde session annuelle de l'assemblée nationale.

    Joyeux Noël au peuple opprimé de Cuba !

    vendredi 9 juillet 2010

    Financement du PS par les militants (85-89) ? Affaire Urba -4/4

    Financement du PS - Affaire Urba -partie 4/4

    23 mars 1989. Emotion à la réunion des délégués régionaux. L'affaire des fausses factures de Marseille fait des vagues. Le juge Culié multiplie les inculpations. Notamment celles des dirigeants de la Sormae. A l'Elysée et Place Vendôme, on est de plus en plus inquiet. A Urba-Gracco aussi. Claire allusion au «risque pénal encouru par les délégués régionaux». Et Delcroix d'écrire qu'avec eux le commissaire aux comptes, le chef comptable et le trésorier du GIE, Pierre Letort, risquent «l'écrou et la tôle» (sic).

    Oh comprend mieux pourquoi, au printemps 1989, le pouvoir ne veut absolument pas d'une information judiciaire sur Urba-Gracco. Et pourquoi, le 14 mai, lors de son traditionnel pèlerinage de Solutré, le président - qui est parfaitement informé du dossier - propose une nouvelle loi sur le financement des partis politiques. Et une seconde amnistie en moins d'un an ! Du jamais-vu dans les annales !

    On aurait pu en rester là si, en octobre dernier, Antoine Gaudino n'avait publié son livre-brûlot, «L'Enquête impossible», révélant qu'Urba-Gracco avait financé, à hauteur de 25%, la campagne présidentielle de François Mitterrand. Ce qui n'apparaît pas dans les comptes communiqués par Henri Nallet au Conseil constitutionnel. Résultat: depuis un mois, chaque mercredi, lors de la séance des questions orales à l'Assemblée nationale, l'opposition livre une guérilla verbale à la majorité. La droite, pugnace - comme si elle était exempte de tout reproche en la matière - demande à cor et à cri l'ouverture d'une information judiciaire sur Urba-Gracco par la voix de François d'Aubert (UDF) et de Nicole Catala (RPR), ou proclame, par celle de Philippe de Villiers (UDF, Vendée), que les comptes du candidat Mitterrand publiés au «JO» sont des faux. Ce qui vaut illico à l'association Le Puy-du-Fou, qu'il préside, un redressement fiscal de 4 millions de francs. Alors que, à l'issue de ses investigations, le contrôleur des impôts qui avait consulté le livre de comptes n'y avait trouvé «aucune irrégularité, pas même une seule erreur de TVA». Dans son langage fleuri, le ministre du Budget, Michel Charasse, fournira bien vite à de Villiers la clef de ce rebondissement: «Vous, vous nous emmerdez. Eh bien, nous, on va vous emmerder!»

    Ambiance. On se croirait revenu trois ans en arrière, au plus fort des remous causés par l'affaire Luchaire. Dans la logomachie un peu absconse à laquelle le bon peuple est soumis depuis quelque temps, qui a tort et qui a raison? Tout le monde et personne. En fait, le montage qui a permis de financer la campagne socialiste repose sur deux cagnottes distinctes. Celle du candidat Mitterrand en personne, que Nallet a gérée entre le 23 mars et la fin mai 1988, et dont il a, par la suite, publié la comptabilité, en application de la loi du 11 mars 1988 relative à la transparence de la vie politique. Et celle du PS, qui a payé toute la partie de la campagne menée, pour le compte du chef de l'Etat, par les ténors du parti. Quand Louis Mermaz ou Lionel Jospin allaient battre l'estrade au fin fond des provinces, c'est la caisse du PS, et non celle de Nallet, qui réglait les frais d'avion, d'hôtel, de location de salles ou de voitures, etc.

    Et Urba-Gracco, dans tout cela? L'organisation de Gérard Monate a continué de jouer son rôle de principal bailleur de fonds du parti. Avec le «candidat Mitterrand», elle n'a guère été généreuse. Monate a signé trois chèques de 50 000 francs chacun pour Nallet - «après accord du trésorier du PS, André Laignel» - tirés respectivement sur les comptes d'Urbatechnic, de Gracco et de Valorimmo, autre société de la nébuleuse GSR. En revanche, le PS s'est montré fort gourmand en faisant régler par Monate 24,6 millions de francs de factures diverses. Ce qui alourdit singulièrement la note de l'opération, que Nallet a chiffrée modestement, dans le «Journal officiel» du 16 juillet 1988, à 99,8 millions de francs - couverte seulement à hauteur de 64,9 millions par les recettes de campagne.

    A présent, GSR est en liquidation.
    Une loi prétend moraliser les finances des partis politiques. Plus d'un observateur en doute. «La droite a toujours travaillé avec des valises d'argent liquide, affirme Monate. Elle pourra continuer, les censeurs n'y verront que du feu !» Mauroy lui-même a versé une larme, lors d'un récent comité directeur du PS, en affirmant que «ceux qui ont travaillé avec Urba-Gracco étaient des vertueux».


    Pourtant, aujourd'hui, les vertueux se rebiffent. Monate a toujours refusé un blanchiment à la sauvette: «Je ne suis pas un truand, clame-t-il. Je veux expliquer publiquement ce que j'ai fait. Je n'ai pas à en rougir.» Ses deux collaborateurs, Delcroix et Desjobert, qui avaient formé un pourvoi en cassation contre leur renvoi en correctionnelle, viennent de se désister. Ils comparaîtront devant le tribunal en janvier 1991 avec leur ancien patron. Un beau déballage en perspective.

    Financement du PS par les militants (85-89) ? Affaire Urba -2/4

    Financement du PS - suite de l'affaire Urba 2/4
    Ce n'est pas tout. Le PV du 5 mai sort un nouveau nom: celui de Philippe Sanmarco, député PS des Bouches-du-Rhône et adjoint au maire de Marseille jusqu'au 12 mars 1989. Celui-ci, grâce à des associations de façade, aurait financé sa campagne électorale à hauteur de 2 486 000 francs. Le juge Pierre Culié demandera, le 11 octobre 1989, l'inculpation de Sanmarco.

    A ce jour, rien ne s'est passé. Sanmarco a eu plus de chance que tous ceux qui, de la gauche à la droite, se retrouvent épinglés dans le dossier du magistrat: les Pezet, Nungesser, Cordonnier Roux... Lesquels seront, au bout, du compte, sauvés par l'amnistie.

    Des noms, il en défile beaucoup dans les cahiers à spirale de Delcroix. L'Express a pu consulter ses notes pour la période 1985-1989. Et disséquer ainsi l'histoire du financement du PS sur cinq ans.
    En voici, à l'état brut, quelques morceaux choisis: 25 avril 1985. Réunion du comité de coordination.
    Présents: Gérard Monate, président; Jean-Louis Claustres, directeur général; Jean-Dominique Blardone, secrétaire général, ancien directeur de cabinet d'André Laignel; et, bien sûr, Delcroix lui-même, directeur administratif. Les législatives sont dans moins d'un an. Il faut y penser. Inquiétude sur les «bureaux d'études parallèles» qui voudraient concurrencer Urba-Gracco auprès des élus socialistes. Delcroix les cite: «Le GEC (Petitdemange, ancien chef de cabinet de Rocard), Socofred (Poperen), Certa (Fajardie, Maurois [sic].)»

    Pas question de faire des démarches auprès des parallèles, note encore Delcroix. En bas de page: «Pour les législatives, 6,5 à 7 millions de plus sont nécessaires.» 20 juin 1986. Réunion des délégués régionaux. «GM [Gérard Monate]: nous sommes mandatés par le parti qui a pris des risques politiques pour couvrir nos sociétés. Sans le parti, nous ne serions plus rien.»

    3 février 1987. Encore une réunion du comité de coordination. Delcroix note: «Trésorerie: bonnes recettes de ce matin. Améliorent la trésorerie qui se présentait critique en fin de semaine dernière.» «Congrès PS va coûter cher.» «GM voit Romant. Sec fédé Lille (59). Voit JC Colliard, Elysée, le 24/2. A reçu Beauchamp, président commission de contrôle du PS.» Georges Beauchamp, l'un des fidèles de François Mitterrand, dont il fut, sous la IVe République, le collaborateur dans divers ministères. 30 mars 1987. Comité de coordination. Atmosphère au beau rixe. Delcroix écrit: «Comme dit GM, heureusement qu'on a le congrès [de Lille], sinon on ne saurait pas comment dépenser!»... La trésorerie du PS atteint, il est vrai, la coquette somme de 6 113 000 francs. A la dernière ligne, entourée et soulignée, cette phrase: «Maintenant, il faut penser aux présidentielles.»

    11 mai 1987. Comité de coordination. Capital. Pour la première fois est évoqué le financement de la campagne présidentielle de 1988. Un besoin de 100 millions, dont 25 à la charge d'Urba-Gracco (à l'époque, personne ne sait qui défendra les couleurs du PS). Petit problème: la trésorerie du parti est exsangue. Aussi, le comité de direction d'Urba-Gracco demande de relancer Bouygues et la Compagnie générale des eaux. Enfin, en bas de page, ce petit rappel: «7 mai. GM a vu les impôts. Ça s'est bien passé.»

    4 juin 1987. Réunion des délégués régionaux. Compte rendu sur deux pages. Delcroix évoque le congrès de Lille, qui a coûté 7,7 millions de francs. Suivent quelques notes sur la campagne présidentielle: «SVP. Elysée et trésorier cumul à 100 millions de francs. Prise en charge par GIE en un court temps.» En bas et à gauche de la première page, ce commentaire de Delcroix, plein d'espoir: «L'image du groupe s'est améliorée. Le PS nous aidera.» A la deuxième page, Delcroix évoque la création, pour une courte durée, d'une société tampon chargée de recevoir des fonds parallèlement à Urba-Gracco. «Date d'opérationalité [sic]: avant les présidentielles de 1988. Disparition: après les municipales de 1989.»

    dimanche 27 mai 2007

    Législatives : Maxime Gremetz s’incruste

    Un communiste dont le PC ne veut plus
    L’instable candidat Gremetz est une nuisance ! Il fait tellement tache que le PCF, qui compte sur les doigts de la main les bouées de sauvetage pour pouvoir constituer un groupe parlementaire, n’a pas accordé son investiture 2007 au très contestable camarade Maxime …
    L'imprévisible Maxime Gremetz, dissident toujours encarté au parti communiste français, se représente pour la sixième fois de sa carrière au poste de député de la Somme, face à 16 autres candidats.
    A 67 ans, l'actuel vice-président du conseil régional de Picardie a débuté sa carrière en 1978 et, après quelques pauses dans son mandat de député, a été réélu sans interruption depuis 1993. "Si les gens estiment que je suis pas un bon député, ils ne me rééliront pas. J'y vais avec mon bilan, à eux de juger", a affirmé sur Europe 1 le trublion du parti communiste. Gros problème, et pas des moindres pour Maxime Gremetz : il se présente devant les électeurs sans l'étiquette du PCF. C'est Jean-Claude Renaux qui représentera le parti de Marie-George Buffet le 10 juin.

    Un drôle de paroissien au PCF
    Le militant communiste
    Dirigeant du Parti communiste de la fédération de la Somme, il est élu au Comité central en 1973, au Bureau politique en 1976 et au Secrétariat du PCF en 1979.
    Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 1e circonscription de la Somme.
    Il est l'animateur irascible du réseau communiste « Colère et Espoir ».

    Le candidat
    Le 28 janvier 2005, dans un vote à bulletins secrets portant sur l’élection des deux représentants du Conseil Régional à l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH), les élus du FN (Front National) ont porté leurs voix sur le communiste Maxime Gremetz.
    Un jugement du tribunal correctionnel rendu en septembre 2006 a conforté Maxime Gremetz dans un procès en diffamation contre le PS du Conseil Régional qui avait affirmé que le député avait indirectement sollicité ces voix du Front National.
    Le refus de démissionner de Maxime Gremetz après cette élection si particulière a conduit à une crise dans le Parti Communiste de Picardie : les trois secrétaires départementaux du PCF de Picardie ont signé, en février 2005, une déclaration dans laquelle ils « dénoncent avec vigueur » la manœuvre de la droite et de l’extrême droite qui ont porté leurs voix sur Maxime Gremetz, et ils demandent à ce dernier de démissionner de ce poste, ce qu'il s'est refusé à faire. La Fédération de l'Oise, a considéré que Maxime Gremetz, parce qu'il refusait de démissionner de ce poste acquis dans ces circonstances, ne pouvait plus prétendre à s'exprimer au nom du Parti communiste.
    En février 2006, la section d'Amiens du PCF a refusé de renouveler sa carte au député, lequel a fait trancher le différend, en sa faveur, par le tribunal de grande instance de Paris en mars 2006.

    L’individu
    Maxime (à la suite de Gorki ?) est né dans la Somme en septembre 1940. Les bombes expliqueraient-elles tout ?
    C'est une personnalité marginale très tourmentée et controversée auquel le conservatisme radical tient lieu de moteur, à défaut de raisonnement. Défenseur des chasseurs de la Somme, il est taxé de "populisme" par les uns, apprécié par d'autres pour son franc parler. Un sondage de popularité de septembre 2006 le met en tête des bonnes opinions dans sa circonscription.
    Ses adversaires reprochent pourtant à Maxime Gremetz des formes de harcèlement moral, des propos injurieux, des violences verbales, voire physiques, et un fonctionnement peu collectif. (Déclaration du Comité de Section d’Amiens du PCF de février 2006). Le Tribunal des Prud'hommes a été saisi.

    Un fou du volant
    En janvier 2000, il avait déjà été reconnu coupable de violences commises au volant d’une voiture le 25 avril 1998 près d’Amiens, en marge d’une cérémonie officielle.
    L’INA rapporte les faits et propose le visionnage gratuit et l’achat d’une video pour 1€…
    Violente bagarre entre le député de la Somme Maxime GREMETZ (PC), Charles BAUR et Gilles DE ROBIEN (UDF-DL) pendant l'inauguration d'une rocade d'autoroute à Amiens.
    - Charles BAUR, président du Conseil régional de Picardie inaugure la rocade sud Amiens.
    - Max GREMETZ, député PC (demande la gratuité totale de l'autoroute) force un barrage en voiture et se dirige toujours en voiture jusqu'à la tribune où se trouvent Charles BAUR et Gilles DE ROBIEN.
    - Colère de Max GREMETZ :"C'est scandaleux ce que vous avez fait...ma voiture est cassée, vous la ferez réparer".
    - Gilles DE ROBIEN préfère ne pas répondre tandis que Charles BAUR pique une colère.
    - GREMETZ en profite pour faire allusion aux alliances avec le Front national qui ont facilité l'élection de BAUR.
    - Le chauffeur de Gilles DE ROBIEN emploie la manière forte et empoigne GREMETZ par la veste.
    - Rassemblement de quelques partisans de la gratuité/Banderole "gratuité sur la rocade d'Amiens".
    Le fou du volant: les faits selon un article du journal L’Humanité

    L’amnistie de Gremetz par le Président de la République, selon L’Humanité

    Question au gouvernement du député Gremetz
    Délinquance et violence
    Le 23 octobre 2001

    Monsieur le Président,
    Monsieur le Ministre de l'Intérieur,

    L'ampleur que prennent la délinquance et la violence, orchestrées dans certains quartiers de nos villes par quelques dizaines d'individus est inadmissible.
    En moyenne, à Amiens, quotidiennement, une voiture et quatre containers sont volontairement incendiés, les traminots, les pompiers, les médecins sont régulièrement victimes de violences physiques gratuites. Dernièrement, quatre policiers ont même été la cible de tireurs.
    La situation tragique faite aux acteurs sociaux de ces quartiers et à la population déjà victime d'inégalités sociales importantes est devenue insoutenable ; une nouvelle fois aucun bus ne circule dans cette ville, la totalité des enseignants du collège César Franck situé au cœur d'une des zones de violence est en grève illimitée suite à une nouvelle agression d'un de leur collègue.
    Depuis 1997, certes, le gouvernement s'est attaché à lutter contre l'insécurité quotidienne, avec la mise en place notamment des contrats locaux de sécurité, la police de proximité et le recrutement de quelques effectifs supplémentaires.
    Mais, manifestement, les moyens nouveaux dégagés afin de rétablir l'autorité de la République dans certains quartiers de nos villes sont encore insuffisants.
    L'opération coup de poing très médiatisée de vendredi dernier à Amiens ne saurait suffir pour rétablir un état de droit dans ces quartiers.
    La mise en service dans les zones sensibles de beaucoup plus de médiateurs, d'adultes relais, de maisons de justice, de commissariats de plein exercice, ouverts donc 24 heures sur 24, avec la personnel nécessaire, tant demandés depuis des années par la population victime de quelques chefs de bandes, seraient nettement plus efficaces.
    Entendez-vous enfin répondre à ces aspirations ?

    Maxime Gremetz espère néanmoins sa réélection en juin. L'élu de la Somme ne portera pas l'étiquette du PCF car il n'a pas souhaité payer sa cotisation annuelle au parti.