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vendredi 18 janvier 2019

PMA : sacrilège d'une députée LREM associant "parent d'intention" à "écoles coraniques"

Atteinte à la démocratie et à la liberté d'expression, le politiquement correct profite à certains 

Les dénis de race et de genre font leur chemin

PMA : une députée LREM associe "parent d'intention" et "écoles coraniques"
"Grand débat national" pour la galerie, avec les maires,
mais censure  des élus, dans le parti présidentie
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La députée LREM Agnès Thill est opposée à l'extension de la PMA et elle n'a pas le droit !
"L'absence de genre dans le mot 'parent' favorise l'éclosion d'écoles coraniques", a estimé jeudi 17 janvier, ce membre de la Commission des Affaires culturelles et de l'Education à l'Assemblée nationale. Et ses propos sont condamnés par des élus de son groupe. Déjà rappelée à l'ordre à plusieurs reprises par le parti présidentiel pour certaines de ses prises de positions, parce qu'elles étaient publiques, l'élue LREM de l'Oise a jugé que le rapport de la mission de l'Assemblée nationale sur la bioéthique franchit une "ligne rouge" dans certaines de ses recommandations.

Dans une lettre adressée à ses collègues du groupe majoritaire,cette ex-membre du Parti socialiste (1981- 1990) estime notamment qu'accepter dans la future révision de la loi le "parent d'intention" - le parent n'ayant pas de lien biologique avec l'enfant - "permet la multiplication des parents" et que le mot parent "n'a alors plus aucun sens". "Il en découle politiquement, que cette absence de genre dans le mot parent favorise l'éclosion d'écoles coraniques et le départ de nos élèves vers celles-ci", écrit la directrice d'école en disponibilité.


Nos amis musulmans créent un monde parallèle dans la République 

"Nos amis musulmans, que nous savons opposés à cet éloignement progressif des concepts de père-mère, homme-femme (...) ne vont point dans la rue, ni dans les urnes, pour exprimer leur conception.
Mais ils vivent en créant un monde parallèle dans la République, où les choses sont comme ils veulent (...) Il n'y a pas, chez nos amis musulmans, de parent 1 et de parent 2", ajoute la députée du Beauvaisis qui, dans sa lettre, cite "juristes", "scientifiques", "associations" mais aussi "francs-maçons" parmi les experts à s'être prononcés sur l'extension de la PMA.

"Marre qu'une députée @LaREM puisse prononcer des propos homophobes et islamophobes aussi librement... 
Le courrier reçu par mes collègues et moi-même est un tapis de sottises qui stigmatise inutilement deux minorités. En France, il n'y a pas de 'parallèle' à la République", a réagi sur Twitter Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée LREM de l'Allier et fonctionnaire de police.

Cette élue, qui traita des dossiers de violences faites aux femmes, de problèmes intrafamiliaux et d’urbanisme au commissariat de Vichy, est la mère biologique d'une fille qu'elle a eue par procréation médicalement assistée en Belgique, la PMA n'étant pas autorisée en France pour les femmes seules et les couples homosexuels.Elle s'est séparée de son ex-compagne avant l'ouverture du mariage aux couples homosexuels en 2013. N'ayant pas porté l'enfant de son ex-compagne, elle n'a pas pu adopter légalement la fille de celle-ci, situation qu'elle déplore : "s'il arrive quelque chose à la plus jeune, il faudra appeler la “mère du ventre” [sic] pour prendre d’éventuelles décisions médicales".
Porte-parole du groupe LREM, Marie Lebec, a cinglé sa collègue de l'Oise sur Liberation.fr, dénonçant une lettre "caricaturale, comme Agnès Thill peut l'être". LREM avait, en novembre, mis une "dernière" fois en garde Agnès Thill "contre les excès" de ses "prises de position publiques", après des propos concernant un supposé "lobby LGBT à l'Assemblée nationale"

"Aucun propos homophobes ni islamophobes"

L'élue de l'Oise a ensuite "assumé" son constat sur l'extension de la PMA, récusant toute "homophobie" : "aucun propos homophobes ni islamophobes dans ma contribution", a-t-elle répondu à Laurence Vanceunebrock-Mialon.

Rédigé par le député LREM Jean-Louis Touraine,
le rapport de la mission sur la bioéthique, qui vise à préparer le débat législatif, a proposé des changements majeurs en matière de bioéthique. 
Parmi eux, l'ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et aux femmes seules et l'autorisation de la PMA post-mortem (la conjointe d'un homme décédé aurait le droit de se faire inséminer avec son sperme, congelé avant son décès).


mardi 30 octobre 2018

Des francs-maçons réclament la "suspension temporaire" de Mélenchon, leur frère

Le Grand Orient de France veut sanctionner Jean-Luc Mélenchon 

Mélenchon va-t-il devoir rendre son tablier à l'issue de sa comparution devant la chambre suprême de la justice maçonnique 


"Très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse", selon les circonstances, la plus grande confrérie maçonnique française veut traduire le patron de LFI devant son conseil disciplinaire. Après son "comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes", l’exécutif du Grand Orient de France, (GODF) a demandé, vendredi, à sa justice interne "la suspension temporaire" de Jean-Luc Mélenchon, chef de file de 'La France insoumise' (LFI), parti politique radical qui n'a rien à envier au RN de Marine Le Pen, a annoncé l’entourage du GODF.

La presse est-elle massivement de gauche et franc-maçonne ?

Cette procédure disciplinaire du GODF concrétise sa connivence avec la plupart des organes de presse.
Lors d’un vote au Conseil de l’Ordre, vendredi dernier, cette motion a obtenu "30 voix pour et 3 voix contre", a précisé l’entourage du GODF, soulignant que c’est un fait rare. 

La chambre suprême de la justice maçonnique, indépendante du Conseil de l’Ordre, et devant laquelle Jean-Luc Mélenchon est convoqué pour sa défense, doit désormais trancher, et ce "au mieux dans deux mois".

Jean-Luc Mélenchon entré au Grand Orient en 1983

Son opposition violente aux perquisitions légales au siège de La France insoumise et chez lui le 16 octobre, ont déplu à certains membres du GODF. 
La demande de suspension se fonde sur l'enquête préliminaire ouverte le 17 octobre pour "actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique" lors de ces perquisitions, et sur la plainte déposée par Radio France après les propos de Jean-Luc Mélenchon qualifiant de "menteurs" et d'"abrutis" les journalistes de franceinfo et appelant ses militants à les "pourrir". S'il est permis de le penser très fort, il est interdit de le clamer.

Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d'enquêtes sur les comptes de campagne présidentielle 2017​ du leader de LFI et sur les assistants d’eurodéputés de son parti. 
Dans une biographie parue en 2012, l’ancien candidat à la présidentielle avait indiqué être entré au GODF en 1983. Ancien militant de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), courant trotskiste d'obédience lambertiste, "Santerre" (son nom de guerre révolutionnaire) infiltra le Parti socialiste (PS) dont il fut membre à partir de 1976. C'est l'année de son entrée au GODF qu'il fut élu conseiller municipal de Massy en ...1983.
Le 1er Mai de chaque année, le Grand Orient de France s'affiche publiquement pour rendre hommage aux martyrs de la Commune de Paris (1871), insurrection considérée comme "rouge" contre le gouvernement issu de l'Assemblée nationale à majorité monarchiste qui venait d'être élue au suffrage universel. Les Communards ébauchèrent pour la ville une organisation proche de l'autogestion ou d'un système communiste



Sous la IIIe République, les loges du GODF devinrent pour la plupart des "laboratoires législatifs" parallèles, où furent préparées et débattues des propositions de lois sociales et sociétales. Cette activité législative et sociétale de groupe de pression perdure à notre époque.

En septembre 2018, Jean-Philippe Hubsch, 56 ans, courtier en assurances de 56 ans, (entreprise 'Thionvillois sans Frontières'), le Grand Maître du Grand Orient de France - élu en août dernier avec 100% des voix - a remis la Marianne Jacques France au président Macron.

vendredi 14 avril 2017

Présidentielle: une moitié des Francs-maçons s'immisce dans la campagne officielle

La laïcité encourage l'intrusion des Francs-maçons dans le temps de la campagne officielle

Sept obédiences maçonniques lancent un "appel républicain" inédit à rejeter le vote d'un seul des candidats extrémistes 
 

Sans donner de consigne explicite de vote pour Macron, sept obédiences maçonniques ont lancé le 13 avril un "appel républicain et unitaire" à voter contre l'extrême droite de Marine Le Pen, "de manière éclairée" à la présidentielle, selon leur terminologie, laissant ouvert le vote pour l'extrême gauche représenté par Jean-Luc Mélenchon à dix jours de la présidentielle
Réseau secret de réseaux de pouvoir et maillage de clubs fermés de réflexion et de fraternité discriminante, la franc-maçonnerie entend d'autant plus peser sur la vie démocratique qu'elle se répand. Ils sont plus de 175.000 frères et sœurs en France.
Dominant parmi elles, le Grand Orient de France souhaite très précisément barrer la route à Marine Le Pen
 
Rassemblant quelque 90.000 membres, soit la moitié de la maçonnerie française, ces obédiences  ont appelé à faire barrage "au racisme, à la haine de l'autre et aux murs", mettant en avant "leur idéal humaniste universaliste" et s'appropriant un "attachement à la République". "C'est une initiative rare que nous prenons, à dix jours du premier tour", a souligné lors d'une conférence de presse à Paris le grand maître de la la Fédération française du Droit humain, Alain Michon. 
"Il va de soi que nous ne donnons pas de consigne de vote. Mais nous voulions rappeler quels sont nos principes et valeurs", a ajouté ce 'jésuite'. Cet "appel républicain" a été co-signé par le Grand Orient de France (GODF), la Fédération française du Droit humain (FFDH), la Grande Loge féminine de France (GLFF), la Grande Loge féminine de Memphis Misraïm (GLFMM), la Grande Loge mixte universelle (GLMU), la Grande Loge mixte de France (GLMF) et la Grande Loge des cultures et de la spiritualité (GLCS). 

Au Grand Orient de France, la condamnation du FN et de ses idées ne date pas d'hier. Dès le milieu des années 1980, l'obédience décrète que l'appartenance d'un de ses membres au Front national est incompatible avec l'engagement maçonnique. En 1998, elle exclut l'ancien ministre Jean-Pierre Soisson après son élection comme président de la région Bourgogne avec les voix du parti de Jean-Marie Le Pen. Et elle continue d'agir ainsi dès qu'un nouveau cas se présente. Cet « appel républicain » a-t-il une chance de dissuader des votes, voire de déplacer des voix ? Jamais le terme 'sectaire' ne s'est mieux appliqué à une secte.

Le Grand Orient veut faire pression sur les consciences politiques et fait la leçon aux grands partis

Entreprise de "respectabilisation" ?
Il demande une autocritique des partis traditionnels. "Marine Le Pen, aujourd'hui, c'est du néo-boulangisme", a accusé le grand maître du Grand Orient depuis août 2016, Christophe Habas, LE candidat de Daniel Keller (GM sortant). "L'entreprise de "respectabilisation" qui est la sienne ne doit pas occulter les racines avec lesquelles elle n'a pas coupé", a-t-il estimé, considérant que "La France insoumise" derrière laquelle se cache le Parti communiste n'entrerait pas dans cette catégorie.
Avec un parti-pris "éclairé" par son matérialisme dialectique, il ajoute que la candidate FN s'inscrit "dans un vaste mouvement européen de résurgence des néopopulismes". Que dire alors de l'internationale communiste...

Christophe Habas, élu Grand Maître du GODF le 25 août 2016
Selon ce dirigeant de la première obédience française (environ 50.000 membres), 49 ans, chef de service d’imagerie cérébrale de l’Hôpital des '15/20' (Paris), "appeler à la vigilance et à faire barrage au Front national, c'est aussi appeler les partis traditionnels à faire leur autocritique". Le grand maître du GODF a appelé de ses vœux "des politiques qui arrêtent de nous servir toujours la même eau tiède, ce qui aujourd'hui ne marche plus et renforce les extrêmes". Mais, par ailleurs, Habas assure qu' "il faut que le GODF soit totalement indépendant, une indépendance absolue, vis-à-vis du pouvoir politique, économique et religieux." Lire l'imagerie cérébrale d'Habas semble donc une entreprise moins ardue qu'il paraît lorsqu'il livre ce poncif destiné à tromper l'interlocuteur:  "Il ne s’agit pas de servir la soupe aux gouvernants."

Plusieurs mouvements philosophiques, spirituels et religieux ont également pris la parole avant la présidentielle, certains rompant ainsi avec leurs habitudes de discrétion. Ainsi la principale Eglise protestante, l'EPUdF (luthériens et réformés), très peu neutre, a dit craindre une "catastrophe" autour de la "double tentation" de l'abstention et du vote FN. Une discrétion tonitruante et partisane...

Certains candidats font des clins d'œil en direction des loges. Les maçons leur ont répondu, mettant leurs divergences de côté pour peser ensemble sur les consciences
Deux des quatre candidats qui font la course en tête ont lancé des messages plus ou moins subliminaux à destination des Frères et Soeurs au cours de la campagne. Jean-Luc Mélenchon, lui-même franc-maçon honteux, qui déteste qu'on lui parle de son initiation au Grand Orient parce qu'elle relève, selon lui, de sa vie privée, n'a jamais perdu une occasion de défendre la contribution de la franc-maçonnerie à l'édification de la République et à certains combats révolutionnaires tels que la Commune de Paris. Dans certains de ses meetings, il a même invité l'ensemble de son auditoire à se tenir par la main, référence assez transparente à la "chaîne d'union" qui se pratique dans le rituel (...).
L'autre n'est autre qu'Emmanuel Macron, banquier Rothschild.

A ce complot maçonnique, Hollande a participé en se rendant auprès du Grand Orient de France, une première depuis plus d’un demi-siècle, en ...février 2017. En 2011, François Hollande était venu au siège du GOF, comme d’autres candidats. Il s’était notamment engagé à inscrire le principe de la loi de 1905 dans la Constitution, une promesse non tenue.
Or, Serge Moati, ancien initié de la Grande Loge de France explique: "au sein du GOF, on débat des choses de la cité et notamment de la laïcité, car la loge a été l’artisan de la loi de 1905 [sur la séparation des Eglises et de l’Etat]". Hollande n'y a visiblement pas parlé que de laïcité.

mardi 1 décembre 2015

Conseil Economique et Social: le candidat du pouvoir socialiste prend la tête, comme par enchantement

Un franc-maçon envoie le radical, Aschieri (FSU) à la rue

Bernasconi prend la tête du Cese et Jean-Paul Delevoye démissionne de son mandat de conseiller du Conseil économique, social et environnemental 
Bernasconi est membre du Grand Orient 
Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a un nouveau président (ci-contre). Le président-sortant (2010-2015) a immédiatement annoncé sa démission de son mandat de conseiller de l'institution, a annoncé le Cese dans un tweet. Jean-Paul Delevoye (ci-dessous) avait été renommé le 5 novembre par le gouvernement, au sein du groupe des personnalités qualifiées. "Je vous informe, ce qui n'est une surprise pour personne, qu'à cet instant mon mandat cesse", déclare Jean-Paul Delevoye dans une vidéo de son discours prononcé dans l'hémicycle juste après sa défaite, jointe au tweet. 

Le président sortant du Cese, soutenu par FO, a été battu
 par
le candidat issu du Medef, Patrick Bernasconi soutenu par la quasi-totalité des organisations patronales, quatre syndicats réformistes (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa) et des associations. Mardi, le nouveau président a obtenu 131 voix, contre 63 pour Jean-Paul Delevoye et 30 pour le syndicaliste Gérard Aschieri. 
Ancien ministre, puis médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye était président du Conseil économique, social et environnemental depuis novembre 2010. Une PME de travaux publics.

A 60 ans, Patrick Bernasconi, qui est parvenu à la présidence du Conseil, économique social et environnemental (Cese), a l'image d'un "patron social". À la tête d'une PME de travaux publics, vice-président du Medef jusqu'à la semaine dernière et partisan du dialogue social, ce Normand d'origine italienne, au sourire timide, n'a jamais manqué d'ambition. Président durant près de neuf ans de l'une des plus puissantes fédérations du Medef, celle des travaux publics, il a convoité en 2013 la présidence de l'organisation patronale, avant de se désister en faveur de Pierre Gattaz, vainqueur de la course. "Patrick Bernasconi a une fibre sociale, sa candidature face à Pierre Gattaz, c'était le patron social face au libéral", assure Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail. 

"Ce n'est pas un bateleur"
Au Medef, "il symbolisait le courant ouvert au dialogue social", estime un de ses soutiens syndicalistes. Quatre centrales réformistes - CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa - ont appuyé sa candidature au Cese face au président sortant Jean-Paul Delevoye. Son allure simple tranche avec celui d'un grand patron. Les formules à l'emporte-pièce, comme celles prisées par Pierre Gattaz, ne sont pas son fort. "Ce n'est certes pas un bateleur, mais un homme attaché à la réflexion et au fond", renchérit un de ses soutiens. 
A son actif, plusieurs négociations sociales sensibles : la représentativité syndicale en 2008, des conventions de l'assurance chômage et la sécurisation de l'emploi en 2013. Des syndicalistes qui l'ont côtoyé à ces occasions le décrivent comme "un homme posé, conscient du rapport de forces, mais pas dans l'agressivité, quelqu'un avec qui on peut discuter", qui est "toujours à la recherche une solution" pour faire aboutir les négociations.

"J'aime rassembler mes interlocuteurs"
"Ces négociations m'ont permis de pratiquer le dialogue social, de comprendre la nécessité et le rôle des corps intermédiaires, confie-t-il. J'aime rassembler mes interlocuteurs pour pouvoir bâtir ensemble." Ce Normand est né le 16 juillet 1955 à Domjean (Manche). Ses parents, d'origine italienne, s'étaient installés dans cette région dans les années 1920. Son entreprise de travaux publics est "une histoire familiale", raconte-t-il. Créée en 1933 par son grand-père, c'est son père qui lui a donné la dimension d'entreprise de travaux publics et de bâtiment dans les années 1950. Diplômé de l'École supérieure des travaux publics, il a pris les rênes de l'entreprise familiale, Bernasconi Travaux Publics, en 1985. Il en assure toujours la présidence. Engagé dans les organisations patronales d'abord en Normandie, il est devenu un poids lourd du Medef en présidant de 2005 à 2013 la Fédération des travaux publics.

Un "renouveau démocratique"
Après avoir rallié en 2013 Pierre Gattaz dans la course à la présidence du Medef, il a hérité du poste de vice-président, dont il a démissionné jeudi dernier, relevant l'incompatibilité entre les deux fonctions. Au Cese, il a fait son entrée en 2010, au titre des personnalités qualifiées nommées par le gouvernement, et a été membre du bureau de l'institution à partir de 2014. 

"Au bureau du Cese, il était transparent, neutre, il n'a rien fait", lui reproche un de ses adversaires. Mais il promet un "renouveau démocratique" pour le Cese. À peine élu, il a affirmé vouloir demander "audience" au président de la République et aux présidents des deux assemblées pour évoquer "la place centrale" du Conseil.

Les Francs-Maçons, membres du Grand Orient de France (GODF) dans le gouvernement Hollande / Ayrault

François Hollande, un Président de la République aux ordres du Grand Orient de France (GODF)

Ministres et Conseillers Francs-Maçons
Jean-Marc Ayrault, premier ministre: En 2008, maire de Nantes, il fait voter une subvention de 400.000€ destinée à la rénovation et à l’agrandissement du local servant aux réunions de 7 loges maçonniques;
Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, membre du Grand Orient de France (GODF);
Christiane Taubira, ministre de la Justice, membre du Grand Orient de France (GODF);
Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, ancien membre de la Ligue Communiste Revolutionnaire et GODF;
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif, membre du Grand Orient de France (GODF);
Michel Sapin, ministre du Travail,  GODF;
Vincent Peillon, ministre de l'Education Nationale, GODF  et ancien communiste, membre du Comité Communistes pour l’Autogestion;
Jérome Cahuzac, ministre du Budget),  GODF;
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, GODF;
Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, GODF;
Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, franc-maçonne et ancienne communiste membre du PCMLF (Parti communiste marxiste-léniniste de France);
Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée chargée de Décentralisation, membre du Parti Radical de Gauche et membre de la Grand Loge Féminine de France (GLFF);
George Pau-Langevin, ministre déléguée à la Réussite éducative, franc-maçonne;
Michèle Delaunay, ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie), franc-maçonne;
Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, GODF;
Alain Vidalies, ministre en charge des Relations avec le Parlement GODF;
Victorin Lurel, ministre délégué en charge de l'Outre-Mer, GODF;
Marc Mancel (conseiller de la ministre George Pau-Langevin), franc-maçon membre du Grand Orient de France (GODF);
Christophe Chantepy, directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault),  GODF;
Alain Simon, contrôleur général au ministère de l'Economie, GODF;
Aquilino Morelle, conseiller de François Hollande, GODF;
Cédric Lewandowski, directeur de cabinet de Jérome Cahuzac, GODF;
Renault Vedel , directeur adjoint de cabinet de Manuel Valls, GODF;
Alain Bauer, conseiller officieux de Manuel Valls, parrain de l’un de ses fils, ancien Grand maitre du GODF (2000 à 2003);
Yves Colmou, conseiller de Manuel Valls, GODF,...
Laurent Fabius, franc-maçon officieux.
Marisol Touraine, fille du sociologue Alain Touraine aux accointances maçonniques de notoriété publique. 

Francs-maçons du gouvernement Valls
Bien qu'ayant été initié au Grand Orient de France (GODF), Manuel Valls ne cherche manifestement pas à s'entourer de francs-maçons au gouvernement. Actuellement, il n'y a autour de lui que deux membres du GODF, qui ne cachent d'ailleurs rien de cette appartenance : le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et celui du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, François Rebsamen. Le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a été initié au GODF, mais il a fini par s'en éloigner.
Le chef de cabinet de Valls, Sébastien Gros, et son conseiller technique pour l'outre-mer, Frédéric Potier, en sont et fréquentent toujours leur temple.

dimanche 5 octobre 2014

La Manif pour tous a rassemblé 500.000 personnes dimanche

70.000 participants, selon la police:
objectivité scientifique  politique!

Les organisateurs, qui protestent dimanche contre la GPA et la PMA,
revendiquent, pour leur part, 500.000 participants.

La police minimise l'événement. Les organisateurs du cortège parisien revendiquent en effet 500.000 participants, alors que la police a dénombré 70.000.

"Non aux mères porteuses", "protégeons la famille". 
Tels sont les mots d'ordre des milliers de manifestants pacifistes de la Manif pour tous ont défilé dimanche à Paris. Près de deux ans après leurs défilés anti-mariage homo, ils étaient de retour dans la rue pour dénoncer la politique familiale du gouvernement et s'opposer à la GPA.
A 17h30, "aucun incident n'a été recensé par les forces de l'ordre", a-t-on appris de la préfecture. La précédente manifestation avait rassemblé en février 100.000 personnes à Paris et à Lyon selon la police, 540.000 selon la Manif pour tous.

Des manifestants venus de toute la France. 
Le cortège s'est élancé à 13h15 de la Porte Dauphine pour rejoindre Montparnasse. Plus d'un millier de policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité de la manifestation. Sous un ciel plombé et dans la fraîcheur, nombre de manifestants tout juste descendus des cars ont afflué dans l'ouest parisien et ont commencé à battre le pavé. Parmi eux, des adultes et des enfants, des jeunes ou retraités brandissaient leurs étendards bleu, blanc ou rose de la Manif pour tous (MPT).


La GPA et la PMA en question 

A l'origine, le mot d'ordre de la manifestation de dimanche était de s'opposer à la GPA et la PMA. "La déconstruction en cours de la politique familiale est désastreuse, cette déconstruction s'accélère", a ainsi souligné. Ludovine de la Rochère, présidente du collectif. Les tracts des manifestants, imprimés longtemps à l'avance, portent donc sur ce thème.

"Valls se moque de nous"

"La femme n'est pas une machine à bébé" 
pouvait-on lire sur une pancarte, "tous les trois jours, un bébé GPA est importé en France", lisait-on sur une autre. 

La question d'un recours aux mères porteuses cristallise la plupart des craintes, malgré les garanties récemment apportées par le Premier ministre, Manuel Valls, qui a assuré qu'elle "est et sera interdite" en France. Mais Elizabeh Guigou n'avait-elle pas fait la promotion du PACS en affirmant devant les députés que le Parti socialiste est contre le mariage entre personnes du même sexe ?...

Les propos de circonstances de Valls ne trompent donc personne
L'enfumeur n'a pas apaisé Martine, arrivée dimanche matin de Touraine. "Je n’étais pas sûre de venir. Et puis, quand j’ai entendu les propos de Manuel Valls, je me suis dit qu’il se moquait de nous, et puisqu’il se moquait de nous, j’allais monter. Le jour où je suis au pouvoir, je fais sauter cette loi imbécile. Je n’ai rien contre les homosexuels. S’ils veulent se marier, se faire une fête de famille et une pièce montée avec un personnage ridicule en plastique dessus, ça ne me gêne pas. Mais je ne veux pas qu’ils puissent adopter des enfants. Je trouve ça indigne et dangereux", réagit-elle au micro d'Europe 1.

La réduction du congé parental n'est pas de nature à rassurer

Plusieurs autres sujets sont venus s'ajouter aux menaces sur la famille : le coup de rabot annoncé sur les allocations familiales  et, dès  l'école élémentaire et la garderie, le formatage des enfants à la théorie du genre niant les différences entre les sexes, dont le gouvernement a toujours nié l'existence, alors que Najat Vallaud-Belkacem parcourait écoles et collèges pour promouvoir l'égalité entre les sexes en en effaçant les différences et les représentations.
 
Une délégation du FN présente, comme chiffon rouge, mais pas seulement 

Nombre de croyants -toutes religions confondues - et de  sympathisants de droite et d'extrême droite comme de gauche sont favorables aux idées de la Manif pour tous. Plusieurs élus de l'UMP, parmi lesquels Hervé Mariton, Michèle Alliot- Marie, Laurent Wauquiez participaient d'ailleurs à la manifestation, ainsi que Christine Boutin (Parti chrétien-démocrate). Une délégation du Front national était également présente dans le cortège, mais aussi des sympathisants de gauche indépendants des partis.

Un rassemblement s'est également déroulé à Bordeaux 
Il a réuni 30.000 Français, également de diverses confessions, mais seulement 7.500 personnes selon la police de Cazeneuve, un sympathisant de la franc-maçonnerie et de son groupe de réflexion (think-tank), le club Dialogue & Démocratie française (D & DF), fort de près de 2000 maçons de tous horizons et présidé par Jean-Michel Dardour, le président de FM & S, ancien grand maître adjoint de la GLDF.

Christiane Taubira est devenue une icône de la franc-maçonnerie
Le GODF a aussi repris fin 2012 le contrôle de la Fraternelle parlementaire (Frapar), en faisant élire l'un des siens, le député socialiste du Nord, Christian Bataille, à la tête de cette amicale des francs-maçons de l'Assemblée nationale et du Sénat et vice-président de la Commission d'enquête sur les coûts du nucléaire. Celle-ci compte plus de 400 membres, dont 150 parlementaires, soit 15 % du total des élus. 
Mère-porteuse de la loi pour le mariage entre personnes du même sexe, la garde des Sceaux, qui n'est pas initiée, a été invitée à plancher  le 17 décembre 2013 devant une salle acquise au siège du GODF sur le thème "Crise des valeurs de la République: analyse et perspectives".   "Depuis, elle est considérée comme une véritable icône, courageuse et carrément intouchable", s'amuse un des frères présents ce soir-là. "Elle est en phase avec nous, et nous avec elle", ajoute Philippe Guglielmi, ancien grand maître, patron de la fédération du PS de Seine-Saint-Denis, proche de Claude Bartolone.

jeudi 23 mai 2013

Charles Hernu, ancien ministre de Mitterrand, a-t-il servi le régime de Vichy jusqu'au bout ?

Après Mitterrand, Charles Hernu, traité de collabo, preuves à l'appui

L'hebdomadaire Le Point fait état d'une accusation
de "Franc-Maçonnerie Magazine", ce jeudi
Le journaliste Jean-Moïse Braitberg a enquêté et retrouvé des témoins de l'époque et les procès-verbaux qui attestent du passé trouble de Charles Hernu.
Le député-maire socialiste de Villeurbanne, décédé en 1990, était franc-maçon. Ce sont ses frères qui les premiers l'ont sommé en vain de s'expliquer. sur le passé collaborationniste de Hernu avant qu'il ne soit évoqué par les media et historiens. L'Idiot international de Jean-Edern Hallier ou encore L'Événement du jeudi de Jean-François Kahn s'en étaient déjà fait l'écho. 

Mais,  à l'appui de ces affirmations, Franc-Maçonnerie Magazine publie cette semaine des documents inédits, à commencer par le procès-verbal de l'interrogatoire de l'ancien ministre dans sa prison de Grenoble où il est incarcéré à la Libération. 

Propagande ouvrière 

Selon le récit du magazine, Eugène Charles Hernu, âgé de 20 ans en 1943, est
appelé à servir dans les chantiers de jeunesse créés par Vichy qui remplacent le service militaire. 
Au printemps 1944, il est réformé et rejoint le service de la propagande ouvrière à Lyon, dépendant de l'information sociale. Dans sa thèse sur la propagande sous Vichy, l'ancien patron du journal Le Parisien, Philippe Amaury, écrit : "La propagande ouvrière est la plus dynamique et la mieux organisée. (...) Il s'agit de rallier les ouvriers à la Révolution nationale, à la charte du travail, de leur faire accepter la relève et le STO. (...) Les cadres du mouvement sont regroupés dans les Ouvriers de la Révolution nationale, dont le secrétaire général est Félix Fossat. (...) En juin 1942, la propagande ouvrière est placée sous la responsabilité directe de Laval et devient une direction du ministère de l'Information. Le service comprend des délégués régionaux et départementaux." 
Après un stage en avril 1944 à l'École des cadres de Mayet-de-Montagne, dans l'Allier, Hernu est nommé délégué départemental à l'information sociale pour le département de l'Isère. À Grenoble, sa mission est la suivante : "Le délégué a pour mission de briser l'hostilité contre la relève et contribuer au climat de collaboration franco-allemande... en faisant comprendre le caractère européen de la lutte menée par l'Allemagne contre le bolchevisme. (... ) Le principal but de l'information ouvrière est de dresser entre les communistes et les travailleurs une digue solide et de ramener les ouvriers à la Révolution nationale.
Le délégué est titulaire d'une carte qui porte la mention "Je déclare n'être ni juif, ni franc-maçon, ni communiste et m'engage à servir de toute ma ferveur l'oeuvre du Maréchal". 

À partir de 1943,
une commission de propagande pour le STO est formée au ministère de l'Information. 
Elle comprend des représentants des services allemands et des ministères français. "Chaque mois, les délégués départementaux étaient réunis à Vichy pour faire le point au cours d'une journée de formation et de débat." Hernu s'y rendra jusqu'en juillet 1944. 

Collabo zélé ? 
Charles Hernu, ministre de la Défense

(1981-85) de François Mitterrand
"Fin mai 1944, les carottes sont cuites pour la politique de collaboration" écrit Braitberg. Le 4 mai, le général de Gaulle a signé le décret décernant la croix de la Libération à la ville de Grenoble. "Mais, plutôt que de s'engager dans la Résistance ou de rejoindre le maquis à l'instar de nombreux garçons parfois plus jeunes que lui, le zélé délégué à l'information continue à travailler en étroite collaboration avec la préfecture de l'Isère qui, sous les ordres de Philippe Frantz, mène une politique de répression impitoyable contre les maquis de l'Isère. Ce qui vaudra à ce préfet de 33 ans d'être exécuté par les FFI. À la suite de cette exécution, Hernu écrit à son chef, l'ancien communiste Félix Fossat, une lettre indignée, demandant que soit accrue la répression contre la Résistance." 
Charles Hernu sera incarcéré à la Libération. 
Non pas, comme il l'a prétendu, en raison de rumeurs anonymes sur son action durant l'Occupation mais à la suite de ses activités de délégué départemental à l'information sociale
En outre, il fait alors l'objet d'une plainte d'un commerçant juif qui l'accuse de l'avoir exproprié de son magasin. Des faits que Charles Hernu nie, reconnaissant au passage sa fonction de délégué départemental à l'information sociale, comme l'atteste cet extrait du P-V d'interrogatoire publié par le magazine : "Je suis arrivé à Grenoble fin mai 1944. (...) Le but de ma venue à Grenoble était d'exercer les fonctions de délégué départemental à l'information sociale. (...) je n'ai jamais eu en ma possession les clefs du local en question, dans lequel je n'ai jamais pénétré. Dans ces conditions, si M. Wolberg, fourreur, a été victime de vols, ce que j'ignore, ils ne peuvent m'être imputables."

Charles Hernu, espion ?


Lionel Jospin, Premier ministre en 1998, a levé le secret défense sur "l'affaire Hernu", verrouillée depuis huit ans dans les coffres de la DST, et le juge parisien Jean-Paul Valat a consulté, dans les locaux de la DST (le contre-espionnage français), le "dossier Hernu", l'ancien ministre de la Défense socialiste suspecté d'avoir dans sa jeunesse joué l'agent des pays de l'Est.  Dans une lettre datée du 30 juillet, selon l'Express, Lionel Jospin a autorisé le magistrat  afin de juger sur pièces si Charles Hernu a été entre 1953 et 1963 un agent des services bulgares, voire soviétiques

Les ministères de l'Intérieur et de la Défense, deux fiefs maçons

Rue de Grenelle
, Vincent Peillon est très inspiré par les idées défendues dans les loges.
L'un de ses plus proches conseillers politiques, Marc Mancel, qui officie aux côtés de George Pau-Langevin, la ministre chargée de la Réussite éducative, serait membre du GO. Parmi d'autres "frères" influents à l'Éducation nationale, figure également l'ancien recteur Christian Forestier, qui fut directeur de cabinet de Jack Lang au ministère de 2000 à 2002. Administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers et membre du Haut Conseil de l'Éducation, il coprésidait le comité de pilotage des rythmes scolaires instauré par Luc Chatel et il a été nommé en juillet parmi les quatre animateurs de la concertation sur l'école par Vincent Peillon.

Place Beauvau, Manuel Valls est en phase avec une administration où l'appartenance aux loges est réputée pouvoir accélérer les carrières. "Sous l'Empire, 90 % des commissaires de police étaient maçons. Cette proportion a diminué pour atteindre environ 10 % aujourd'hui", estime Alain Bauer, criminologue de profession et coauteur de nombreux ouvrages sur la maçonnerie. Lorsque Nicolas Sarkozy dirigeait le ministère de l'Intérieur, il avait justement recours aux "lumières" du frère Bauer, nommé en 2003 président du conseil d'orientation de l'Observatoire national de la délinquance. Claude Guéant, considéré comme plus proche de la Grande Loge nationale française (GLNF), obédience spiritualiste, n'a pas dérogé à cette règle Place Beauvau, s'appuyant quand il le fallait sur les réseaux maçonniques, notamment au sein des syndicats de policiers et de la préfecture de police de Paris.
Manuel Valls, épaulé par son conseiller Yves Colmou, autre initié au GO, peut compter sur son passé maçonnique pour conforter son assise. "Il n'en a pas besoin pour asseoir son autorité politique", avance l'un de ses conseillers. Mais l'un de ses meilleurs amis, croisé naguère chez les jeunes rocardiens, demeure Alain Bauer, auprès de qui il continue de puiser régulièrement quelques conseils. La nomination de Renaud Vedel, ancien bras droit du préfet de police de Paris Michel Gaudin, comme directeur adjoint de cabinet de Valls, ne serait pas sans rapport avec l'appui dont il a bénéficié de la part de Bauer. Ce dernier, en expert, résume: "La franc-maçonnerie a peu de pouvoir réel ; en revanche, elle a une grosse capacité de résistance. Elle peut faire échouer à peu près tout!"

Le climat est similaire au ministère de la Défense, où les obédiences se livrent, traditionnellement, à des bagarres de prés carrés. 
"Difficile de nier l'influence maçonnique à l'hôtel de Brienne, siège du ministère", confirme l'initié Patrice Hernu, fils de l'ancien ministre de Mitterrand. L'arrivée de Jean-Yves Le Drian et de son directeur de cabinet Cédric Léwandowski, deux frères, au ministère a fait jaser dans les loges. Cédric Léwandowski possède un réseau étendu, constitué au fil de sa carrière: il a, entre autres, travaillé comme conseiller au groupe socialiste à l'Assemblée, chargé de mission auprès du frère député Christian Pierret, chef de cabinet du frère Jean-Jacques Queyranne à la mairie de Bron, assistant parlementaire puis collaborateur du ministre de la Défense Alain Richard, chef de cabinet du président d'EDF, le frère François Roussely, et membre du groupe de réflexion sur la recherche stratégique piloté en 2007 par le frère Alain Bauer. Un CV très maçonnique - que l'intéressé ne commente pas - qui explique en partie sa nomination comme bras droit de Jean-Yves Le Drian !

Charles Hernu, ministre de la Défense, a dû démissionner en 1985, et se consacrer exclusivement à la mairie de Villeurbanne, après avoir finalement endossé l’ordre de faire exploser en 1985 le bateau Rainbow Warrior dans laquelle est impliqué Gérard Royal, un frère de l'ex-concubine du Président Hollande, pour ne pas gêner les essais nucléaires français dans le Pacifique, un photographe ayant été tué dans l’explosion. 



Le sénateur-maire PS, Gilbert Chabroux, n'a-t-il pas été mal inspiré de donner
le nom de son prédécesseur Charles Hernu à la place des Charpennes et à une station de métro de Villeurbanne ?