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dimanche 5 octobre 2014

La Manif pour tous a rassemblé 500.000 personnes dimanche

70.000 participants, selon la police:
objectivité scientifique  politique!

Les organisateurs, qui protestent dimanche contre la GPA et la PMA,
revendiquent, pour leur part, 500.000 participants.

La police minimise l'événement. Les organisateurs du cortège parisien revendiquent en effet 500.000 participants, alors que la police a dénombré 70.000.

"Non aux mères porteuses", "protégeons la famille". 
Tels sont les mots d'ordre des milliers de manifestants pacifistes de la Manif pour tous ont défilé dimanche à Paris. Près de deux ans après leurs défilés anti-mariage homo, ils étaient de retour dans la rue pour dénoncer la politique familiale du gouvernement et s'opposer à la GPA.
A 17h30, "aucun incident n'a été recensé par les forces de l'ordre", a-t-on appris de la préfecture. La précédente manifestation avait rassemblé en février 100.000 personnes à Paris et à Lyon selon la police, 540.000 selon la Manif pour tous.

Des manifestants venus de toute la France. 
Le cortège s'est élancé à 13h15 de la Porte Dauphine pour rejoindre Montparnasse. Plus d'un millier de policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité de la manifestation. Sous un ciel plombé et dans la fraîcheur, nombre de manifestants tout juste descendus des cars ont afflué dans l'ouest parisien et ont commencé à battre le pavé. Parmi eux, des adultes et des enfants, des jeunes ou retraités brandissaient leurs étendards bleu, blanc ou rose de la Manif pour tous (MPT).


La GPA et la PMA en question 

A l'origine, le mot d'ordre de la manifestation de dimanche était de s'opposer à la GPA et la PMA. "La déconstruction en cours de la politique familiale est désastreuse, cette déconstruction s'accélère", a ainsi souligné. Ludovine de la Rochère, présidente du collectif. Les tracts des manifestants, imprimés longtemps à l'avance, portent donc sur ce thème.

"Valls se moque de nous"

"La femme n'est pas une machine à bébé" 
pouvait-on lire sur une pancarte, "tous les trois jours, un bébé GPA est importé en France", lisait-on sur une autre. 

La question d'un recours aux mères porteuses cristallise la plupart des craintes, malgré les garanties récemment apportées par le Premier ministre, Manuel Valls, qui a assuré qu'elle "est et sera interdite" en France. Mais Elizabeh Guigou n'avait-elle pas fait la promotion du PACS en affirmant devant les députés que le Parti socialiste est contre le mariage entre personnes du même sexe ?...

Les propos de circonstances de Valls ne trompent donc personne
L'enfumeur n'a pas apaisé Martine, arrivée dimanche matin de Touraine. "Je n’étais pas sûre de venir. Et puis, quand j’ai entendu les propos de Manuel Valls, je me suis dit qu’il se moquait de nous, et puisqu’il se moquait de nous, j’allais monter. Le jour où je suis au pouvoir, je fais sauter cette loi imbécile. Je n’ai rien contre les homosexuels. S’ils veulent se marier, se faire une fête de famille et une pièce montée avec un personnage ridicule en plastique dessus, ça ne me gêne pas. Mais je ne veux pas qu’ils puissent adopter des enfants. Je trouve ça indigne et dangereux", réagit-elle au micro d'Europe 1.

La réduction du congé parental n'est pas de nature à rassurer

Plusieurs autres sujets sont venus s'ajouter aux menaces sur la famille : le coup de rabot annoncé sur les allocations familiales  et, dès  l'école élémentaire et la garderie, le formatage des enfants à la théorie du genre niant les différences entre les sexes, dont le gouvernement a toujours nié l'existence, alors que Najat Vallaud-Belkacem parcourait écoles et collèges pour promouvoir l'égalité entre les sexes en en effaçant les différences et les représentations.
 
Une délégation du FN présente, comme chiffon rouge, mais pas seulement 

Nombre de croyants -toutes religions confondues - et de  sympathisants de droite et d'extrême droite comme de gauche sont favorables aux idées de la Manif pour tous. Plusieurs élus de l'UMP, parmi lesquels Hervé Mariton, Michèle Alliot- Marie, Laurent Wauquiez participaient d'ailleurs à la manifestation, ainsi que Christine Boutin (Parti chrétien-démocrate). Une délégation du Front national était également présente dans le cortège, mais aussi des sympathisants de gauche indépendants des partis.

Un rassemblement s'est également déroulé à Bordeaux 
Il a réuni 30.000 Français, également de diverses confessions, mais seulement 7.500 personnes selon la police de Cazeneuve, un sympathisant de la franc-maçonnerie et de son groupe de réflexion (think-tank), le club Dialogue & Démocratie française (D & DF), fort de près de 2000 maçons de tous horizons et présidé par Jean-Michel Dardour, le président de FM & S, ancien grand maître adjoint de la GLDF.

Christiane Taubira est devenue une icône de la franc-maçonnerie
Le GODF a aussi repris fin 2012 le contrôle de la Fraternelle parlementaire (Frapar), en faisant élire l'un des siens, le député socialiste du Nord, Christian Bataille, à la tête de cette amicale des francs-maçons de l'Assemblée nationale et du Sénat et vice-président de la Commission d'enquête sur les coûts du nucléaire. Celle-ci compte plus de 400 membres, dont 150 parlementaires, soit 15 % du total des élus. 
Mère-porteuse de la loi pour le mariage entre personnes du même sexe, la garde des Sceaux, qui n'est pas initiée, a été invitée à plancher  le 17 décembre 2013 devant une salle acquise au siège du GODF sur le thème "Crise des valeurs de la République: analyse et perspectives".   "Depuis, elle est considérée comme une véritable icône, courageuse et carrément intouchable", s'amuse un des frères présents ce soir-là. "Elle est en phase avec nous, et nous avec elle", ajoute Philippe Guglielmi, ancien grand maître, patron de la fédération du PS de Seine-Saint-Denis, proche de Claude Bartolone.

vendredi 19 avril 2013

Les Femen suscitent des homo-logues masculins

“HomMen”: qui sont ces hommes qui manifestent torse nu contre le mariage pour tous, s'interrogent Les InRocks

Groupuscule informel, HomMen n’a ni visage ni figure de proue mais orchestre des actions d’hommes torses nus contre le projet de loi sur le mariage pour tous. Explications.

Depuis la naissance des HomMen il y a un peu plus de trois semaines, un certain mystère demeure : si leurs actions sont relayées ici et là, on ne sait pas grand chose d’eux et la chasse aux informations prend parfois des allures de puzzle géant. [Les journalistes de salon des InRocks ne sont pas des spécialistes de l'investigation !] Un flou qui semble plus ou moins entretenu par les organisateurs du mouvement eux-mêmes, qui ne divulguent aucun contact sur leur site Web et n’acceptent de répondre à une interview par téléphone qu’au bout d’un certain nombre de mails adressés à leur page Facebook. Ultime précaution: ce n’est pas vous qui appelez les HomMen mais les HomMen qui vous appelle[ent], et en numéro masqué de surcroît.

Un moyen de préserver leurs identités respectives mais aussi et surtout de véhiculer une image de masse informelle et tentaculaire dans la veine des Anonymous. C’est dans cette optique qu’à chacune de leurs actions les Hommen cachent leurs visages derrière des masques blancs. “On porte un masque pour représenter la majorité silencieuse” explique le porte-parole avec qui l’on s’est entretenu au téléphone. Lors de leur dernière action, le 15 avril rue de Rivoli à Paris, les HomMen ont donc débarqué masqués, les torses nus barrés d’inscriptions au feutre noir, vêtus de leurs éternels pantalons colorés. La référence au Femen est assumée: “évidemment que c’est un clin d’œil. Mais leurs propos, leurs actions sont très violents alors que les nôtres sont pacifiques”. La comparaison ne peut de toutes façons pas aller bien loin puisque, contrairement aux activistes féministes, les HomMen militent contre le projet de loi sur le mariage pour tous.

Le mouvement s’est créé au lendemain du rassemblement du 24 mars de La Manif pour Tous, dans un élan de colère suite au gaz lacrymogènes tirés par les forces de l’ordre contre les manifestants qui tentaient de gagner les Champs Élysées. Le 26 mars, les HomMen ont orchestré leur première action devant la Préfecture de police de Paris, réclamant les excuses du préfet et caricaturant une scène d’intervention policière.


Au même moment, la Manif pour Tous s’est scindé en deux. 
Une partie de ses partisans, rejoints notamment par des Identitaires, prônant la radicalisation du mouvement d’opposition au projet de loi sur le mariage [et la filiation !] pour tous, a créé le Printemps français, que porte Béatrice Bourges, ancienne figure de proue (alors au côté de Frigide Barjot) de La Manif pour Tous (MPT pour les intimes). Ajoutez à cela le fait que le Printemps français invite sur son site à liker la page Facebook des HomMen et que ces derniers parlent justement de “printemps” dans la vidéo de leur première action (voir ci-dessus) et il n’en faut pas plus pour relier les deux mouvements. Mais le porte-parole des HomMen nous arrête tout de suite: s’ils communiquent avec certains responsables du Printemps français, ils n’y sont pas affiliés. “On est libres et on ne prévient pas les autres quand on fait des actions”.
De même, il assure que les HomMen n’ont pas participé à l’action du 7 avril au cours de laquelle des militants du Printemps français ont recouvert d’affiches l’espace des Blancs-Manteaux (Paris, IVe) où se tenait “le Printemps des assoces LGBT”. Pas de lien non plus avec les groupuscules identitaires type Jeunesses nationalistes dont on vous parlait ici: les HomMen se veulent les représentants de “la majorité silencieuse qui sort de son silence“. D’où le fait que tout un chacun puisse organiser son action labellisée “HomMen”. Pour ce faire, il suffit, selon le porte-parole contacté [il existe donc...], de “respecter la charte pacifique des HomMen” et de n’utiliser aucun autre message que ceux approuvés par les organisateurs du mouvement.

Homen ou HoMmen ?

Au Capitole de Toulouse, France
Autre point de confusion: l’existence d’un blog et d’une page Facebook baptisés “Homen” avec un seul “M” et sans majuscule, qui représente un "collectif détendu qui ne revendique rien". Son fondateur est Gilles de la Clause, chef d’entreprise quarantenaire, qui prône “un retour aux sources de la bonne et franche camaraderie, de la filiation et de la paternité". Partisan de La Manif pour Tous, Gilles de la Clause est farouchement opposé au projet de loi sur le mariage pour tous. Quant aux “Homen” et aux “HomMen”, il l’assure: “c’est la même chose”. S’il n’a jamais participé à leurs actions, il les soutient, avec, tout de même, un petit bémol concernant les deux affiches (très violentes) du mouvement. Sur l’une, la silhouette d’un enfant dessinée à la craie sur le bitume avec la légende “Julie, 14 ans, gazée le 24 mars”. Sur l’autre, l’image bien connue de Jean Moulin accompagnée de la croix de lorraine et du slogan “non au mariage gay”.

Image "violente" ?
Respect des enfants
ou radicalité ?

A leurs sorties, les affiches ont d’ailleurs déclenché une vive polémique, conduisant Giuseppe Di Bella, co-responsable de Stop Homophobie, à signer une tribune sur le site du Le Nouvel Obs. Il y écrit: “Utiliser Jean Moulin et la croix de Lorraine comme propagande sur leurs affiches contre le mariage pour tous, c’est comparer les gays et les lesbiennes aux occupants allemands”. [Quant à l'tilisation d'un enfant en homme sandwich?]

Le porte-parole des HomMen ne tient, lui, pas le même discours que Gilles de la Clause, et nie tout lien entre les Homen et les HomMen, assurant que la ressemblance des deux noms est une pure coïncidence: ”Son blog [Homen, ndlr] a été créé bien avant nous. Nous, on s’est créés suite aux bavures policières. On a essayé de contacter Gilles de la Clause, il ne veut pas nous répondre”. Contrairement aux Homen avec un seul “M”, le mouvement des HomMen ne survivra pas, selon lui, au débat autour du mariage pour tous, tout simplement parce qu’il ne porte pas d’autre revendication. 

Derrière ces deux mouvements semble pourtant se dessiner l’idéologie masculiniste, qui avait été remise sous les projecteurs à l’occasion du mouvement des pères sur les grues. La notion de “masculinisme” – dont on attribue communément la paternité-maternité à la féministe Michèle Le Doeuff- désigne le mouvement de revendications porté par des hommes, mais aussi le combat de certains d’entre eux contre les féministes dont ils se posent généralement en victimes [jugement du magazine]. C’est l’argumentaire que l’on retrouve dans la bouche de Gilles de la Clause: “certes il y a les minorités, les violences faites aux femmes dans certains pays (sic), mais n’oublions pas le mec normal qui fait bien son boulot"

Les HomMen, eux, disent rejeter en bloc la notion de masculinisme. Et quand on demande au porte-parole les raisons pour lesquelles son mouvement se bat contre le mariage pour tous, il répond: “le débat a déjà été fait et n’a maintenant plus lieu d’être. La France doit dire non"

Le projet de loi passe actuellement en deuxième lecture à l’Assemblée nationale (qui l’a accepté, comme le Sénat, une première fois). Le vote devrait avoir lieu le 23 avril [, à marche forcée et au pas de l'oie  cadencé].