POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est GODF. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est GODF. Afficher tous les articles

mardi 18 décembre 2018

Demande de renvoi de l'ex-ministre Urvoas devant la Cour de justice de la République

L'ex-garde des Sceaux de Hollande aurait violé le secret professionnel

Une affaire sectaire de solidarité franc-maçonne ?

L'ancien ministre socialiste est soupçonné d'avoir transmis au député Thierry Solère des éléments d'une enquête diligentée en 2017 contre l'ex-LR aujourd'hui rallié à LREM.

Beaucoup de bruit pour une relaxe annoncée ?
Le parquet général a requis le renvoi deJean-Jacques Urvoas devant la Cour de justice de la République pour violation du secret professionnel, a-t-il annoncé lundi 17 décembre. L'ex-ministre de la Justice est soupçonné d'avoir transmis à l'intéressé une fiche de la Direction des affaires criminelles et des grâces sur l'état d'une enquête préliminaire visant député Thierry Solère, ex-LR aujourd'hui rallié à LREM, et un courriel actualisant cette fiche en mai 2017, alors qu'il était ministre de la Justice.

Dans son communiqué, le Parquet souligne que le ministre de la Justice "peut recevoir des informations sur des enquêtes en cours", du fait que les procureurs sont placés sous son autorité, mais qu'il n'est en aucun cas autorisé "à renseigner directement et à titre privé et confidentiel le principal mis en cause".

Le Parquet général près de la Cour de cassation assure le rôle du ministère public auprès de la Cour de justice de la République, seule habilitée à juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

Jean-Jacques Urvoas a-t-il trahi le secret de sa fonction, alors qu'il était ministre de la Justice ?

La chambre de l'instruction de la Cour de justice de la République doit désormais
décider si elle renvoie ou non Jean-Jacques Urvoas devant la Cour de justice de la République, a indiqué une source judiciaire, sans préciser quand serait prise cette décision.

La communication de cette fiche par Jean-Jacques Urvoas à Thierry Solère avait été dévoilée par Le Canard enchaîné en décembre 2017. Sa mise en examen avait été révélée en juin.

Une affaire qui salit la franc-maçonnerie


C
e Thierry Solère a été franc-maçon de la Grande Loge Nationale de France, GLNF, au moins de 1998 à 2015, prétendant ensuite avoir mis fin à ses engagements maçonniques, ce qui reste à prouver.

Quant à Jean-Jacques Urvoas, il était attendu au Grand Orient de France pour y plancher, à côté de Philippe Foussier, Grand Maître du GODF (depuis août 2017), sur le thème "La Justice peut-elle être indépendante ?".
Le Grand Orient a finalement préféré annuler cette réunion maçonnique qui pouvait attirer un peu trop l’attention.

Aveu d'une fraternité compromettante ?...
Philippe Foussier, membre du Conseil de l'OrdreInitié il y près d’un quart de siècle, Foussier appartient à la Loge République (Paris). Membre de la Fraternelle parlementaire, il a présidé le Comité Laïcité République de 2005 à 2009.
Agé aujourd'hui de 53 ans, il est journaliste indépendant (si ça existe). De 1995 à 2017, il a été rédacteur en chef de Communes de France, périodique destiné aux élus locaux. Diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Paris, il est titulaire d’un 3e cycle en études stratégiques et politiques de défense et ancien auditeur du Centre d’études diplomatiques et stratégiques.
Connu pour son opiniâtreté à défendre la laïcité et à combattre le communautarisme, nous saurons dans un an s’il a réussi à faire entendre cette orientation au nom de son obédience.

mardi 30 octobre 2018

Des francs-maçons réclament la "suspension temporaire" de Mélenchon, leur frère

Le Grand Orient de France veut sanctionner Jean-Luc Mélenchon 

Mélenchon va-t-il devoir rendre son tablier à l'issue de sa comparution devant la chambre suprême de la justice maçonnique 


"Très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse", selon les circonstances, la plus grande confrérie maçonnique française veut traduire le patron de LFI devant son conseil disciplinaire. Après son "comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes", l’exécutif du Grand Orient de France, (GODF) a demandé, vendredi, à sa justice interne "la suspension temporaire" de Jean-Luc Mélenchon, chef de file de 'La France insoumise' (LFI), parti politique radical qui n'a rien à envier au RN de Marine Le Pen, a annoncé l’entourage du GODF.

La presse est-elle massivement de gauche et franc-maçonne ?

Cette procédure disciplinaire du GODF concrétise sa connivence avec la plupart des organes de presse.
Lors d’un vote au Conseil de l’Ordre, vendredi dernier, cette motion a obtenu "30 voix pour et 3 voix contre", a précisé l’entourage du GODF, soulignant que c’est un fait rare. 

La chambre suprême de la justice maçonnique, indépendante du Conseil de l’Ordre, et devant laquelle Jean-Luc Mélenchon est convoqué pour sa défense, doit désormais trancher, et ce "au mieux dans deux mois".

Jean-Luc Mélenchon entré au Grand Orient en 1983

Son opposition violente aux perquisitions légales au siège de La France insoumise et chez lui le 16 octobre, ont déplu à certains membres du GODF. 
La demande de suspension se fonde sur l'enquête préliminaire ouverte le 17 octobre pour "actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique" lors de ces perquisitions, et sur la plainte déposée par Radio France après les propos de Jean-Luc Mélenchon qualifiant de "menteurs" et d'"abrutis" les journalistes de franceinfo et appelant ses militants à les "pourrir". S'il est permis de le penser très fort, il est interdit de le clamer.

Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d'enquêtes sur les comptes de campagne présidentielle 2017​ du leader de LFI et sur les assistants d’eurodéputés de son parti. 
Dans une biographie parue en 2012, l’ancien candidat à la présidentielle avait indiqué être entré au GODF en 1983. Ancien militant de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), courant trotskiste d'obédience lambertiste, "Santerre" (son nom de guerre révolutionnaire) infiltra le Parti socialiste (PS) dont il fut membre à partir de 1976. C'est l'année de son entrée au GODF qu'il fut élu conseiller municipal de Massy en ...1983.
Le 1er Mai de chaque année, le Grand Orient de France s'affiche publiquement pour rendre hommage aux martyrs de la Commune de Paris (1871), insurrection considérée comme "rouge" contre le gouvernement issu de l'Assemblée nationale à majorité monarchiste qui venait d'être élue au suffrage universel. Les Communards ébauchèrent pour la ville une organisation proche de l'autogestion ou d'un système communiste



Sous la IIIe République, les loges du GODF devinrent pour la plupart des "laboratoires législatifs" parallèles, où furent préparées et débattues des propositions de lois sociales et sociétales. Cette activité législative et sociétale de groupe de pression perdure à notre époque.

En septembre 2018, Jean-Philippe Hubsch, 56 ans, courtier en assurances de 56 ans, (entreprise 'Thionvillois sans Frontières'), le Grand Maître du Grand Orient de France - élu en août dernier avec 100% des voix - a remis la Marianne Jacques France au président Macron.

mercredi 25 juillet 2018

Affaire Macron-Benalla : Alexandre Benalla est franc-maçon

Alexandre Benalla est ...suspendu de sa loge

Le jeune favori de l'Elysée a "été initié au sein de la Loge des 'Chevaliers de l'Espérance' de la Grande Loge Nationale Française (GLNF)", révèle L'Express. 
Ce frère "n'est venu que deux ou trois fois peut-être", minimise auprès du journal Le Figaro le Grand Maître Jean-Pierre Servel, un avocat toulonnais, selon le journaliste François Koch qui tient un blog hébergé par L'Express. Mais il n'a été admis qu'il n'y a dix-sept mois au 1er mai 2018.

Publiée par plusieurs media,
l
'information avait été démentie il y a quelques jours par le Grand Orient de France, la première obédience française. Si bien que cette obédience, plutôt classée à gauche, a publié un démenti cinglant, plutôt inhabituel"Le GODF le fait en raison du scandale d’Etat autour des agissements de Benalla et des protections dont il a bénéficié au plus haut niveau. Et aussi parce que plusieurs médias ont publié l’information, notamment Valeurs actuelles [qui mentionne un "lien" avec la loge "Emir Abd El Kader" située au Sénégal] et Médiapart [sur un post de Blog intitulé Affaire Benalla : les francs maçons dans le coup et qui a été dépublié]." La GLNF se situe, elle, aux antipodes du paysage maçonnique français: déiste et embourbée dans des affaires jusqu’au tout début des années 2010, avant de retrouver le calme et la sérénité fin 2012. 
Le post de Mediapart, portant toujours accessible, soutient qu’Alexandre Benalla à été "pistonné en 2016 par un franc-maçon aujourd’hui co-dirigeant du ministère de l’Intérieur". Le "trentenaire" de l'entourage de Collomb ? On en saura pas plus... Mais le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, est membre assumé du GODF.
Ce mercredi, François Koch le révèle sur son blog "La lumière": le jeune chargé de mission de l'Elysée a en fait "été initié au sein de la Loge 'Les Chevaliers de l'Espérance" de la Grande Loge Nationale Française (GLNF)". 

"Ce franc-maçon porte le matricule 106161 de cette obédience depuis janvier 2017", écrit François Koch, citant "des documents internes" transmis par "de bonnes sources". 

Le sectaire a été suspendu "le 23 ou le 24 juillet", confirme au Figaro le Grand Maître de la GLNF Jean-Pierre Servel.
Pour les fichiers de la GLNF, précise le journaliste de l'hebdomadaire, Alexandre Benalla est un franco-marocain qui est "né le 8 septembre 1991 à Evreux, réside à Issy-les-Moulineaux, exerce la profession de Responsable Sécurité et son parrain est un notaire trentenaire de Saint-German-en-Laye (Yvelines), membre de la même loge". Il est "toujours apprenti" et n'a bien sûr "pas été très assidu aux réunions rituelles de sa loge depuis l'élection d'Emmanuel Macron".
"J’ai pu joindre ce 25 juillet le Grand Maître de la GLNF Jean-Pierre Servel, indique François Koch. Il me dit naturellement regretter que l’on m’ait communiqué des informations sur un de ses frères. "Conformément à notre jurisprudence constante, dès qu’un frère est mis en examen, nous respectons sa présomption d’innocence, nous ne prenons donc aucune sanction mais nous le suspendons à titre conservatoire jusqu’à l’issue de la procédure judiciaire, m’indique Jean-Pierre Servel. La suspension d’Alexandre Benalla a été prononcée par ordonnance de son Grand Maître Provincial (Île-de-France) au début de cette semaine, le 23 ou le 24 juillet."
"Toutes les leçons" de l'affaire Benalla "seront tirées à la rentrée"

Le porte-parole du gouvernement, qui avance cette assurance de calendrier, s'exprimait à l'issue du Conseil des ministres, au lendemain de la réapparition d'Emmanuel Macron au cours d'un huis-clos entre élus de sa majorité à la Maison de l'Amérique latine à Paris VIIe.

"C'est toujours un peu gênant de lâcher un type qui est dans les emmerdes", 
Jean-Pierre Servel, le Grand Maître, souligne que lui-même ne l'a "jamais vu"! Quant à l'atelier des Chevaliers de l'Espérance, "je ne sais pas très bien le rite qu'ils pratiquent, mais ils doivent être une vingtaine à tout casser", commente-t-il, avec la volonté de relativiser l'impact. 
"Dans son atelier Les Chevaliers de l'Espérance, indique d'ailleurs François Koch sur son blog, il n'y a pas d'autre frère exerçant dans le domaine de la sécurité, ni policier ni gendarme. Ce sont plutôt des cadres supérieurs et des professions libérales du droit".
Voici le communiqué du GODF de ce 23 juillet:
"Démenti sur une pseudo-appartenance. Plusieurs pseudo-informations diffusées et relayées par des sites complotistes assurent depuis quelques jours que M. Benalla serait membre du Grand Orient de France. Un démenti formel peut être apporté. Il n’est pas membre de notre Obédience et ne l’a jamais été. Plus grave, cette assertion mensongère est reprise par des organes de presse réputés sérieux, qui ne se sont en l’occurrence jamais souciés de recouper et de vérifier cette fausse information, ce qui altère l’image et la réputation de notre Obédience et de ses membres. Dans cette période où l’antimaçonnisme prospère à nouveau, il nous appartient collectivement d’exercer une vigilance particulière vis à vis des informations tronquées ou mensongères relayées par malveillance à l’égard de la franc-maçonnerie ou par absence de déontologie. Parfois même les deux. Le 23 juillet 2018."

lundi 11 décembre 2017

Le président de la région Hauts-de-France confirme son retrait de la politique nationale

X. Bertrand quitte "définitivement" Les Républicains: une réaction d'hostilité aux électeurs de L. Wauquiez

Xavier Bertrand a attendu le lendemain de la victoire annoncée de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains

Xavier Bertrand, 52 ans, tente de donner du sens à son éviction de la vie politique nationale.  
C’est, depuis l'élection à 74% de Wauquiez, 42 ans,  à la tête des Républicains (LR), le premier non-événement dont la presse fait une montagne. Le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a annoncé sur France 2, lundi 11 décembre, qu’il quitte le parti de droite. "Je ne reconnais plus ma famille politique; donc j’ai décidé de la quitter", a-t-il annoncé. 

"Je m’étais déjà mis en retrait [de LR] depuis le soir du premier tour de la présidentielle, quand ma famille n’a pas dit clairement qu’il fallait faire barrage à l’extrême droite. […], rappelle-t-il de lui-même. 
Et de souligner que sa vie politique a toujours été animée par des motivations de rejet. "Tout mon engagement politique a été contre le FN, contre l’extrême droite. Jamais Nicolas Sarkozy, jamais Alain Juppé n’auraient permis une telle dérive."  Du même coup médiatique, accuse-t-il de dérive les trois quarts des adhérents des Républicains qui ont choisi Wauquiez

Bertrand a ensuite fait savoir qu’il n’a pas "l’intention de rejoindre un parti politique ou d’en créer un". 
"Mon parti, c’est la région des Hauts-de-France", explique-t-il. 

Laurent Wauquiez a réagi à cette annonce

Image associée
Les frères ennemis
"Il considère qu’il n’a pas sa place, c’est son choix, je le respecte et j’avance. Ce que je veux, c’est faire émerger une nouvelle génération, cette droite renouvelée qui assume ses idées," a-t-il déclaré sur le plateau de TF1. 

Ces derniers mois, X. Bertrand n’a pas caché ses aigreurs de voir sa ligne  battue en brèche par une majorité d'adhérents.
 
Dans un entretien au Journal du dimanche, en juin,  Bertrand avait dénoncé le choix de L. Wauquiez de combattre l'extrême droite sur son terrain et l'avait caricaturée en estimant qu'il "court après l’extrême droite". "Il le dit lui-même et même Marion Maréchal-Le Pen se dit prête à travailler avec lui ! 

Mais il n’y a pas que ça, selon le franc-maçon. "Il est le candidat de Sens commun. J’ai du respect pour chacun, mais la laïcité dans les partis politiques aussi, ça ferait du bien."
Pendant l’élection régionale en Nord-Pas-de-Calais-Picardie si délicate pour lui, Xavier Bertrand avait renié son appartenance de 17 années au Grand Orient (GODF), mais n'en avait pas fait la publicité. Comme l’a révélé L’Express en 2008, Xavier Bertrand a été initié le 11 mars 1995 au sein de la Loge Les Fils d’Isis à l’Orient de Tergnier (Aisne). Discrétion, donc, puisque cet atelier se réunit à une petite trentaine de kilomètres de sa ville de Saint-Quentin (Aisne) : il ne voulait pas croiser des politiques alors qu’il allait devenir adjoint au maire.
Les Francs-maçons du GODF ont soutenu le vote de la Loi de 1901 sur les associations, le bloc des gauches en 1902 et le frère Émile Combes, qui engagea la séparation de l’Église et de l’État, créant une fracture durable entre la France laïque et la France cléricale et à la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican.
Bertrand s'était confié à un journaliste du Point, lequel avait gardé l'information secrète jusqu'à aujourd'hui: le candidat Xavier Bertrand avait besoin de récupérer les voix des socialistes maçons du Nord-Pas-de-Calais. 
Pour décrocher son dernier mandat électif en Nord-Pas-de-Calais - Picardie, Bertrand avait ainsi profité des reports de voix de la gauche : le candidat de l'Union de la droite l'a emporté avec 57,8% des voix contre 42,2 pour Marine Le Pen.
Bertrand avait refusé le combat
Il aurait pu être candidat à la présidence des Républicains, mais il a renoncé, préférant rester à la tête des Hauts-de-France. "Même si j’ai conscience que je peux l’emporter, je ne serai pas le responsable d’une nouvelle guerre des chefs", avait expliqué Bertrand, qui incarnait une ligne centriste dans son ex-parti.
Xavier Bertrand a préféré donner le coup de pied de l'âne.