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vendredi 1 novembre 2019

La France annonce avoir détruit plusieurs tunnels de l'EI en Irak

Avec cette contribution, Macron réaffirme sa "détermination"  dans la lutte contre Daesh

"Une patrouille de Rafale a délivré une frappe contre plusieurs caches de Daesh dans le nord-est irakien," annonce avec force détails l'état-major français 

Rafale de Dassault-Aviation en Irak


J
eudi 31 octobre, l'aviation française a bombardé "plusieurs caches et tunnels" de l'EI dans le nord-est irakien, a fait savoir la ministre des Armées, Florence Parly, vendredi sur Twitter. "Hier, l'aviation française a bombardé plusieurs caches et tunnels de Daech [acronyme arabe de l'EI], à qui nous ne laissons aucun répit", a-t-elle tweeté.
"Le Levant a été le théâtre de nombreux revirements récents. La position de la France, elle, est constante, et sa détermination à lutter contre le terrorisme intacte", ajoute la ministre, en référence au récent retrait partiel des troupes américaines du nord-est syrien, décidé par Donald Trump au grand dam de ses alliés de la coalition.
Au risque d'apparaître dépitée par les succès de son propre allié américain, par cette annonce, la France vise à valoriser l'action de notre armée, au moment où Trump peut se flatter d'avoir décapité l'IE. 

"La France est à l'abri des représailles : ses penseurs et débatteurs ne confondent pas les bons et les méchants..." C'était sans compter avec la vanité française à propos de la destruction de tunnels.

Mort d'Abou Bakr al-Baghdadi
Le groupe Etat islamique a confirmé jeudi la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, cinq jours après l'annonce de son décès par Donald Trump dans une opération américaine en Syrie. Les islamistes ont nommé son successeur et menacé les Etats-Unis de représailles.
 
Le nouveau chef est désigné par un nom de guerre qui ne dit rien de l'identité, voire de l'existence réelle, du promu. Désormais, l'annonce de Florence Parly désigne la France aux représailles et aux attentas en France.

Une frappe contre plusieurs caches

Vue de l'avion.
Drone Reaper
Selon l'état-major, la patrouille de Rafale qui a frappé plusieurs caches de Daesh dans le nord-est irakien est intervenue dans le cadre de l'opération "Chammal", volet français de l'opération 'Inherent Resolve' menée par une coalition internationale sous le commandement des Etats-Unis.
Cette frappe, "préparée avec nos alliés dans le cadre de l'Opération Inherent Resolve", "a été précédée d'une observation par l'avion (français) de patrouille maritime Atlantique 2 et a été appuyée par un drone Reaper de la coalition", un drone de combat construit par General Atomics pour l'United States Air Force, précise l'état-major. L'objectif était de "détruire plusieurs tunnels utilisés par Daech comme base arrière pour ses actions, et de dégrader ses capacités logistiques et militaires dans cette région", ajoute l'état-major français.

Une réunion de ministres de la coalition internationale anti-djihadiste aura lieu le 14 novembre à Washington, afin de discuter "des prochaines mesures à prendre afin d'augmenter la présence de la coalition dans le nord-est de la Syrie", a confié en début de semaine un responsable américain.

jeudi 31 octobre 2019

Daesh confirme la mort de son chef al-Baghdadi et annonce un successeur

La France est à l'abri des représailles : ses penseurs et débatteurs ne confondent pas les bons et les méchants...

Pourvu que la bêtise, d'où qu'elle vienne ne triomphe pas...



L'organisation islamiste terroriste a mis cinq jours pour confirmer jeudi la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi dans une opération américaine en Syrie, confirmant l'annonce de son décès par Donald Trump. Elle a nommé son successeur en menaçant les Etats-Unis de représailles.
"Ô musulmans, Ô moujahidines, soldats de l'EI (...), nous pleurons le commandeur des croyants Abou Bakr al-Baghdadi", dit Abou Hamza Al-Qourachi, présenté comme le nouveau porte-parole de l'organisation terroriste, dans un message audio posté sur l'application cryptée Telegram.
Le groupe djihadiste a également confirmé la mort, dans un autre raid, de Abou al-Hassan al-Mouhajir, le bras droit d'Abou Bakr al-Baghdadi et son ancien porte-parole.

Le président américain Donald Trump avait annoncé dimanche, depuis la Maison Blanche, la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi, considéré comme responsable de multiples exactions et atrocités en Irak et en Syrie et d'attentats sanglants.

Mercredi, le Pentagone a diffusé plusieurs photos et extraits vidéos où l'on voit notamment une dizaine de soldats approcher, dans la nuit de samedi à dimanche, de l'enceinte du complexe où était caché le chef djihadiste dans le village de Baricha, dans le nord-ouest de la Syrie.

Acculé par les forces américaines, le chef de l'EI s'est fait exploser avec sa "veste" chargée d'explosifs, avec ses enfants, alors qu'il s'était réfugié dans un tunnel creusé pour sa protection. "Il est mort comme un chien", a commenté Donald Trump.

Ce document de l'AFP fait disparaître les armes
placées en arrière-plan du cliché originel

L'EI a ajouté que le "Majlis al-choura [assemblée consultative en arabe]" a prêté allégeance à Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi en tant que "commandeur des croyants" et nouveau "calife des musulmans", un rival pour Macron qui a voulu avant lui être calife à la place de Hollande.

L'organisation djihadiste a lancé jeudi un appel à venger cette mort, en menaçant spécifiquement les Etats-Unis de représailles

La mort de cette brute sanguinaire a été annoncée plusieurs fois, toujours à tort, jusqu'ici: toutes les tentatives pour éliminer cet Irakien de 48 ans avaient échoué, tant l'imam vivait terré. Trump a réussi là où Obama a échoué.

"Ne te réjouis pas Amérique (...)", est-il dit. "Il est venu celui qui te fera oublier les horreurs" d'Abou Bakr al-Baghdadi et "les coupes amères (...) dont le goût te paraîtra doux", a ajouté l'organisation dans son enregistrement audio - pas de video ! - d'une durée de sept minutes, en référence à son nouveau chef.

Depuis qu'il s'était autoproclamé, en 2014, "calife" d'un territoire qui a compté jusqu'à sept millions d'habitants, à cheval entre l'Irak et la Syrie, le chef du groupe djihadiste était devenu l'homme le plus détesté de la planète.

Son successeur hérite d'un mouvement djihadiste qui a dû, après la chute de son "califat" en mars et d'autres défaites militaires, se dissoudre en une multitude de cellules clandestines en Syrie et en Irak, avec des communications difficiles dans des pays en plein chaos.

Le nouveau chef djihadiste pourrait être amené à commander quelque 14.000 combattants dispersés en Syrie et en Irak
Mais, affaibli, il devrait se rapprocher du chef actuel d'Al-Qaïda, l'Egyptien Ayman al-Zawahiri, a estimé mercredi Russ Travers, directeur par intérim du National Counterterrorism Center, l'organisme qui supervise la lutte antiterroriste aux Etats-Unis.
Les forces kurdes en Syrie, partenaires de Washington durant les années de lutte contre les djihadistes islamistes de l'EI, ont eux aussi dit craindre des représailles du groupe après la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi.
"On s'attend à tout, y compris des attaques contre les prisons", a déclaré Mazloum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), en référence aux centres tenus par les Kurdes qui abritent des milliers de terroristes.

Le corps du chef de l'EI a été immergé en mer, selon un responsable du Pentagone, une sépulture maritime choisie pour éviter qu'une éventuelle tombe ne devienne un lieu de pèlerinage.

lundi 6 mai 2019

Européennes : chantage à la menace islamiste et à la peur terroriste

Le défi de Baghdadi à la France est-il une fake news politicienne de l'Elysée ? 

Le chef de la plus puissante des organisations terroristes vient de désigner la "France croisée" comme une de ses cibles prioritaires

Arme à portée de main, Abou Bakr al-Baghdadi est un loup aux abois
On le disait mort, mais Abou Bakr al-Baghdadi a réapparu, dans une vidéo diffusée le 29 avril : pour servir les intérêts de Macron ?

Près de cinq ans après s’être auto-proclamé 'calife' dans la ville irakienne de Mossoul, Abou Bakr al-Baghdadi est réapparu dans une vidéo d’une vingtaine de minutes, diffusée par un des sites officiels de Daesh. Entre juillet 2014 et avril 2019, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et des dizaines de milliards d’euros ont été engloutis pour éliminer le pseudo-califat établi en seulement quelques mois entre la Syrie et l’Irak. La mort de Baghdadi lui-même a été annoncée à plusieurs reprises, alors qu'à l’évidence le chef de Daesh a échappé aux frappes de la coalition mobilisée contre lui. 
Il se met en scène en chef d’un réseau, certes privé désormais d’assise territoriale au Moyen-Orient, mais résolument actif dans le monde entier. La revendication des attentats du dimanche de Pâques au Sri Lanka (253 morts), même si elle a été sans doute ajoutée lors du montage final, s’inscrit dans cette relance de la dynamique terroriste.

La "France croisée" retient toute l'attention haineuse de l'islamiste.
Baghdadi et la direction de son 'Etat islamique' ont appris à se passer de leur base moyen-orientale pour animer et contrôler leur "internationale" djihadiste. De même que le prêche enregistré à Mossoul ouvrait en 2014 l’ère du pseudo-califat, cette vidéo définit le nouveau cadre de l'acte 2 de son action et de sa  propagande, après la chute de son dernier bastion de Baghouz en Syrie

L'agresseur réclame vengeance, citant des fidèles tombés à Baghouz face à la " barbarie des Croisés", dont les frères Jean-Michel et Fabien Clain, voix de l'islamisme qui ont fait leurs vocalises dans leur quartier du Mirail à Toulouse, ville plus rouge et noire que rose et à forte présence musulmane. Un tel hommage rendu à ces deux barbares djihadistes est d’autant plus significatif qu’ils avaient revendiqué au nom de Daesh les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

Pour l'Irakien Baghdadi, la mort des deux barbares appelle une vengeance islamiste sur  la "France croisée", l'un des principaux ennemis de l’organisation terroriste. Il encourage en effet ses partisans "au Burkina Faso et au Mali" à "continuer de frapper la France croisée", les assurant que Daesh les "vengera" sur d’autres théâtres. 
Une telle incitation au crime trouve son origine dans la concurrence que se livrent les groupes djihadistes au Sahel le "Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans" (GSIM), affilié à Al-Qaida, et "l’Etat islamique pour le Grand Sahara". L’essor de cette branche régionale de Daesh, face au GSIM jusque là dominant, complique encore plus la conduite de l’opération Barkhane, lancée par la France en 2014 au Sahel pour y éradiquer la présence djihadiste.
 
Il ouvre ainsi la possibilité d’attentats anti-français en dehors du Sahel, que la propagande djihadiste présente comme des "représailles", alors que le GSIM n'a encore jamais frappé la France que dans la zone saharienne.

Une terreur mondialisée

La série d’attentats du 21 avril au Sri Lanka constituerait une première " vengeance" infligée en riposte à l’offensive des "Croisés" à Baghouz, un rapport que seul Baghdadi semble y voir. En semant la terreur dans un pays visiblement pris par surprise - on peut dire en traître -, Daesh entend démontrer sa capacité à frapper là où on l’attend le moins.
 
Suivant la logique perverse du djihadisme mondialisé - comme c'est encore trop souvent le cas de l'internationale communiste -  la planète représente un seul et même théâtre de la "longue bataille" que le chef de Daesh entend livrer contre les 'Croisés' de ses lointains ancêtres. 

A qui profiteraient des crimes de terroristes islamistes ?

Les risques calculés qu'a pris Baghdadi en se montrant dans cette vidéo visent à impacter les media et le pouvoir à la veille des élections européennes en semant la peur en France, des bénéfices politiques qui iraient à Macron comme au chef islamiste. Comment expliquer toutefois que la France - plus que ses alliés de la coalition - soit désignée explicitement comme l'ennemi international numéro 1, si les uns et les autres n'y trouvent pas leur compte ?

Le début du ramadan et l'ouverture de la campagne des Européennes coïncident avec cette annonce de règlements de comptes islamistes.  
Ce grand retour du chef de Daesh est censé préparer le terrain à la campagne terroriste qui est menée chaque année par son organisation à l’occasion du mois de jeûne musulman de Ramadan (5 mai-4 juin). 
En 2014, ce mois avait pour les djihadistes été marqué par la proclamation de Baghdadi comme 'calife' et par une expansion fulgurante en Irak. 
En 2016, des terroristes inspirés ou dépêchés par Daesh avaient frappé au coeur de Bagdad et de Médine, mais aussi en Turquie, aux Etats-Unis, en France, au Yémen et au Bangladesh. 
Le Ramadan 2017 avait été relativement moins sanglant, car Baghdadi et ses partisans étaient accaparés par la lutte pour leur propre survie en Irak et en Syrie. 
En 2018, Daesh a en revanche repris l’initiative terroriste sur trois continents. Cette fois, durant le mois de Ramadan qui débute le 6 mai, Baghdadi et ses fidèles tenteront par tous les moyens de se "venger" ici ou là de la perte de leur dernier territoire en Syrie.

En France, les Gilets jaunes seraient du même coup amenés - plus sûrement qu'avec le "grand" débat de Macron - à abandonner la lutte et Macron - comme ses media qui parlent en permanence d'essoufflement au bout d'environ 6 mois, sur la base des chiffres trafiqués de ce menteur de Castaner ! - ou ses émissaires sur les plateaux de télévision l'auraient belle de crier victoire...

Mais,
malgré son sens de l'humain, par son appel à la vengeance, Abou Bakr al-Baghdadi ne plaide pas en faveur d'un retour et de l'accueil en France des épouses et des enfants de djihadistes.