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lundi 26 mai 2014

Européennes 2014: la liste nominale des eurodéputés français

La majorité présidentielle enregistre son plus mauvais score à ce scrutin

Nouvelle claque pour le PS après sa débâcle aux municipales.
Le Front national a remporté dimanche une victoire historique aux européennes.  Il écrase le PS arrivé troisième et devance l'UMP qui remporte 3 des 8 circonscriptions, tandis que le PS ne conserve la tête d'aucune.

Le FN multiplie par huit le nombre de ses députés européens d'une élection sur l'autre ! Sur les 74 sièges dévolus à la France au Parlement de Strasbourg, le FN en obtient en effet 24 (contre 3 en 2009), 
l'UMP 20 (contre 29), 
l'UDI-MoDem 7, soit 27 à eux-deux 
le PS 13 (contre 14), 
EELV 6, 
le Front de gauche 3 
et les divers gauches un seul.

Voici la liste intégrale des nouveaux députés européens :

Circonscription Ile-De-France : 15 sièges
Front de gauche : Patrick Le Hyaric
PS-PRG : Pervenche Bérès, Guillaume Balas et Christine Revault
EELV : Pascal Durand, Eva Joly
MoDem-UDI : Marielle de Sarnez, Jean-Marie Cavada
UMP : Alain Lamassoure, Rachida Dati, Philippe Juvin et Constance Le Grip
FN : Aymeric Chauprade, Marie-Christine Boutonnet, Jean-Luc Schaffhauser

Circonscription Sud-Est : 13 sièges
Front de gauche : Marie-Christine Vergiat
PS-PRG : Vincent Peillon, Sylvie Guillaume
EELV : Michèle Rivasi
MoDem-UDI : Sylvie Goulard
UMP : Renaud Muselier, Françoise Grossetête et Michel Dantin
FN : Jean-Marie Le Pen, Marie-Christine Arnautu, Bruno Gollnisch, Mireille d'Ornano et Dominique Martin

Circonscription Sud-Ouest : 10 sièges
Front de gauche : Jean-Luc Melenchon
PS-PRG : Virginie Rozière, Eric Andrieu
EELV : José Bové
MoDem-UDI : Robert Rochefort
UMP : Michèle Alliot-Marie, Franck Proust
FN : Louis Aliot, Joëlle Melin et Edouard Ferrand

Circonscription Ouest : 9 sièges 
PS-PRG : Isabelle Thomas, Emmanuel Maurel
EELV : Yannick Jadot
MoDem-UDI : Jean Arthuis
UMP : Alain Cadec, Elisabeth Morin-Chartier et Marc Joulaud
FN : Gilles Lebreton, Gilles Penelle (remplaçant Joëlle Bergeron qui démissionne à peine élue)

Circonscription Nord-Ouest : 10 sièges 
PS-PRG : Gilles Pargneaux
EELV : Karima Delli
MoDem-UDI : Dominique Riquet
UMP : Jérôme Lavrilleux, Tokia Saïfi
FN : Marine Le Pen, Steeve Briois, Mylène Troszczynski, Nicolas Bay et Sylvie Goddyn

Circonscription Est : 9 sièges 
PS-PRG : Edouard Martin
MoDem-UDI : Nathalie Griesbeck
UMP : Nadine Morano, Arnaud Danjean et Anne Sander
FN : Florian Philippot, Sophie Montel, Jean-François Jalkh et Dominique Bilde

Circonscription Massif-Central-Centre : 5 sièges 
PS-PRG : Jean-Paul Denanot
UMP : Brice Hortefeux, Angélique Delahaye
FN : Bernard Monot, Jeanne Pothain

Circonscription Outre-Mer : 3 sièges 
PS-PRG : Louis-Joseph Manscour
DVG : Younous Omarjee
UMP : Maurice Ponga

jeudi 6 mars 2014

Municipales: l'UDI et le MoDem font le jeu de la gauche

L'UDI et le MoDem restent divisés dans 19 des 25 plus grandes villes

L'Alternative, mouvement censé rapprocher les partis de Borloo et Bayrou il y a quatre mois, remplit-il son office ?

Jean-Louis Borloo et François Bayrou enterraient la hache de guerre devant les caméras après onze ans de divorce. Signée début novembre 2013, la charte actant cette union se voulait même très claire : "Nous nous présenterons ensemble à toutes les élections, nationales, régionales et européennes". Pour les élections municipales, en revanche, des exceptions étaient déjà envisagées.
Or, quatre mois plus tard, les exceptions s'avèrent bien plus nombreuses que prévu. L'UDI et le MoDem défendront des positions divergentes dans dix-neuf des vingt-cinq plus grandes villes, là où l'attention médiatique est la plus forte. Car sur le terrain, les consignes nationales se heurtent bien souvent à de fortes résistances locales.

Les cas les plus compliqués sont sans doute à Strasbourg, Toulouse et Angers
Le MoDem préfère soutenir, dès le premier tour, le candidat UMP, plutôt que la liste UDI ! 

Dans d'autres villes, comme à Dijon ou à Tours (ville de Jean Royer de 1959 à 1995), le parti de François Bayrou a choisi de rouler pour le Parti socialiste plutôt que pour la liste UMP-UDI. Or, l'élection de François Rebsamen à Dijon relancerait la contestation de la loi sur le non-cumul des mandats à laquelle il est opposé. Quant à Jean Germain, il  est pourtant mis en examen dans l'"affaire des mariages chinois" de  Tours pour complicité de prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics.

Troisième cas de figure : le MoDem présente une liste autonome, mais sans le soutien de l'UDI, comme à Grenoble (où la droite se cherche) ou à Nantes (ville de Jean-Marc Ayrault, premier ministre annoncé sur le retour en Bretagne)

Enfin, il arrive bien souvent que les consignes nationales du MoDem ne sont pas respectées par les instances locales : c'est le cas à Paris, Marseille, Lille, Montpellier, Amiens, Saint-Etienne

Légende: position commune en vert; désaccords UDI-MoDem en rouge
Tout va bien à Pau et Valenciennes...

Le MoDem assume officiellement ces positions divergentes et n'y voit aucun problème majeur  

Pour justifier les alliances à géométrie variable du mouvement de François Bayrou, le vice-président du parti, Robert Rochefort, assure qu' "au niveau local, les lecteurs votent plus pour une personnalité et un projet que pour une étiquette politique." "Dans la plupart des cas, les municipales sont des élections locales", soutient-il, n'appelant visiblement pas à un vote sanction de la politique gouvernementale de surfiscalisation et de chômage.

Une analyse que ne partagent absolument pas les amis de Jean-Louis Borloo. Vice-président de l'UDI, le député François Sauvadet déplore "un problème de positionnement politique" du MoDem et "un problème de leadership" de François Bayrou au sein de son propre mouvement. 
Porte-parole de l'UDI, le député Jean-Christophe Lagarde assure néanmoins que ces bisbilles "n'empêcheront pas l'UDI et le MoDem de faire campagne commune aux européennes". Mais "à la sortie de cette séquence, il faudra faire le bilan", ajoute-t-il : "A ce moment-là, soit le MoDem clarifiera sa règle et on poursuivra l'aventure, soit on arrêtera là". Voilà François Bayrou prévenu.
Les électeurs tentés par le MoDem savent qu'ils voteront pour l'incertitude.

lundi 18 novembre 2013

Invraisemblable: Le Monde annonce une victoire de Mennucci à Marseille

Municipales: une triangulaire avec le candidat du Front national ouvrirait la mairie au PS 

Mennucci, candidat FNPS
100 kg et pas que du muscle
Quant à la cervelle...
Un sondage BVA donne Mennucci vainqueur contre Gaudin 
Le candidat du PS Patrick Mennucci gagnerait au second tour des municipales de mars à Marseille devant le maire UMP Jean-Claude Gaudin: ce serait un dommage "collatéral" d'une triangulaire avec Stéphane Ravier du Front national, selon un sondage BVA publié lundi 18 novembre par Le Parisien-Aujourd'hui en France. 
"Détail de l'histoire" selon ce sondage, Patrick Mennucci obtiendrait 41 % des voix au second tour, juste devant Jean-Claude Gaudin (40 %) et Stéphane Ravier (19 %). 
Racisme "normal" au PS
à l'encontre de sa rivale socialiste
Si le candidat socialiste devance "d'une courte tête le maire sortant", c'est en raison du "très haut niveau du FN", explique le quotidien socialiste, qui n'évoque aucune marge d'erreur...

Au premier tour en revanche, la droite arriverait en tête avec 52 % des voix

BVA amalgame librement les voix de Jean-Claude Gaudin obtenant 31 % et de Stéphane Ravier 21 %. La gauche ne totaliserait que 43 % des voix, d'après BVA, qui donne 3 % à l'extrême gauche, 8 % à Jean-Marc Coppola du Front de gauche, 25 % à Mennucci et 7 % à Karim Zéribi (EELV). 
Un maire socialiste
élu du FN ?
Le sondage fait peu de cas d'un report des voix de Jean-Luc Bennahmias (MoDem) qui obtiendrait de son côté 7 % des suffrages: BVA porte les voix du Modem au crédit de la gauche, ce qui vient en contradiction de l'accord Borloo-Bayrou, ce dernier se disant désormais dans l'opposition.
Reste qu'à Lille, Dijon ou Marseille, les alliances de premier ou second tour ne sont pas encore scellées.

L'institut BVA précise que le sondage a été réalisé "du 13 au 15 novembre par téléphone auprès d'un échantillon de 612 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif des habitants de Marseille", et selon la méthode des quotas.