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vendredi 19 mai 2017

Législative de Mélenchon à Marseille : l'orque rouge boucherait le port

Un "parachutage" gagnant pour Mélenchon à Marseille

Un sondage promet un choix 
gagnant de Jean-Luc Mélenchon 

Le temps fait parfois la grimace à Marseille
Candidat aux élections législatives des 11 et 18 juin dans la 4e circonscription de Marseille, le prédateur éliminerait Mennucci, selon une enquête Harris Interactive pour les commanditaires France Télévisions et le SNJ qui le plaçaient jeudi soir largement en tête des intentions de vote.

Le leader de La France insoumise recueillerait 33% des intentions de vote au premier tour, loin devant la candidate de la République en marche (26%), Corinne Versini, une chef d’entreprise probablement déçue du secteur des biotechnologies, dans les Bouches-du-Rhône. 
Corinne Versini, référente du mouvement dans les Bouches-du-Rhône durant la campagne présidentielle, est un pur produit de la machine Macron : issue de la société civile, entrepreneuse (Genes'ink, une start-up), c’est la première fois qu’elle s’engage en politique.
Ainsi le parisien distancerait-il encore davantage le député socialiste sortant, Patrick Mennucci, qui n’engrangerait que 13% des voix, tandis que les candidates du Front national (12%) des Républicains/UDI (9%) seraient réduites à un rôle de figuration.
Patrick Mennucci a dit "n’accorder que peu d’importance à ce sondage" sur l’antenne de France Bleu Provence.

Au second tour, Jean-Luc Mélenchon s’imposerait en duel face à Corinne Versini

Cette simulation - qui est la seule testée... - accorde au parachuté  56% des intentions de vote contre 44% à son adversaire. "Ça donne de l’espoir, mais je ne veux pas m’emballer", réagit la novice, candidate LREM qui préfère ne pas donner trop d’importance aux sondages. "La seule stratégie qui compte, c’est d’être sur le terrain, écouter les gens, voir ensemble ce qu’on peut faire pour changer les choses", affirme-t-elle. 
Corinne Versini : une start-uppeuse à l’attaque des éléphants Mélenchon et MennucciSauf que Corinne Versini, "elle ne vient même pas de Marseille, c’est une Aixoise. Elle dit qu’elle est diplômée d’HEC alors que ce n’est pas vrai”, a raillé le député socialiste sortant, dans capital.fr en début de semaine. Et d’en remettre une couche : "Elle m’a salué une fois dans un bureau de vote et elle m’a dit qu’elle avait besoin d’un GPS parce qu’elle se perd dans les rues de Marseille. Personne ne la connaît !".Sur ses études, elle dit avoir été claire, elle n’a pas suivi la formation initiale de HEC mais une formation diplômante en continu. Et sur son implantation, elle rappelle les lieux où elle a vécu dans la cité phocéenne et son passage au lycée Marcel Pagnol, comme à Centrale Marseille. "Comme je n’ai pas fait de la politique, le hasard de mes mutations m’a fait voyager un peu partout à l’inverse de monsieur Mennucci qui n’a jamais bougé", a-t-elle répliqué, sans aucun humour, ni odeur de Pastis. Un tare au pays de Pagnol.
Cette première projection d'une entreprise commerciale de sondages semble légitimer le choix du leader de La France Insoumise de se présenter sur une circonscription populaire, un bastion historique de la gauche qui regroupe les 1er, 2e et 3e arrondissements de Marseille et une partie des 5 et 6e arrondissement de la ville.

A la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon y était arrivé en tête avec 39,09% des voix au premier tour, d'où son appétence pour cette proie.

Mélenchon veut instrumentaliser les Marseillais à des fins nationales

Partageant son temps entre Marseille et Paris, le député européen a clairement dit vouloir mener une "élection de politique nationale" avec un programme "pour gérer le pays". "Je vais essayer d’être un peu partout pour aider les copains", dit-il volontiers. "C’est la première fois qu’une élection législative est aussi ouverte".

Le port de Marseille, laboratoire politique de La France Insoumise
Le chef de file de La France insoumise, qui entend devenir une force d'opposition importante avec son mouvement, préfère ne faire aucun pronostic sur l’issue finale du scrutin.
"On espère un maximum de députés: je suis un professionnel de l’optimisme", a-t-il affirmé mercredi à la sortie du dépôt de ses listes pour les Bouches-du-Rhône.

En marche!, "une start-up politique", selon la macronnienne.
La candidate LREM reste positive. "On va commencer à travailler sur le terrain demain; rien n’est encore fait (...) Si on gagne, la victoire n’en sera que plus belle", clame l'ingénue. Elle garde en tête la raison pour laquelle elle s’est engagée auprès d’Emmanuel Macron. "Quand j’ai vu le démarrage d’En marche, dès le mois d’avril 2016, j’ai compris que c’était une start-up politique", dit-elle. "Les chefs d’entreprise que je rencontre sont tous des hommes et des femmes qui ont envie de changer le monde, qui sont idéalistes. Si vous avez l’occasion de changer les choses, vous ne la laissez pas passer".
Les semaines à venir seront rudes au coeur de cible de Mélenchon. Corinne Versini semble se voir en David contre Goliath... "Exactement, et souvenez-vous qui a gagné…", répond-elle. Voilà Jean-Luc Mélenchon et Patrick Mennucci prévenus.

dimanche 23 avril 2017

Les sondages ont déjà installé Macron à l'Elysée

Macron battrait largement Le Pen au second tour: les électeurs doivent-ils se rendre aux urnes ?

Plus de surenchère sur une première femme présidente, le 7 mai...





Les féministes peuvent rester à la cuisine : Emmanuel Macron (g) battrait largement Marine Le Pen (d) au second tour de l'élection présidentielle, selon deux sondages réalisés à vif, dimanche soir après l'annonce des résultats du 1er tour. C'est l'élément de langage diffusé aux organes de presse par l'AFP, en faveur de l'héritier de Hollande. 

Selon Ipsos Sopra Steria, le candidat d'En Marche! recueillerait 62% des voix contre 38% à celle du Front national. Pour Harris Interactive (M6), l'écart serait plus important, avec 64% des voix pour Emmanuel Macron et 36% pour Marine Le Pen.

Selon Ipsos, 85% des personnes interrogées se disent sûres de leur choix. Près d'un électeur sur deux de François Fillon au 1er tour (48%), 62% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 79% de ceux de Benoît Hamon se reporteraient sur Emmanuel Macron au second, contre respectivement 33%, 9% et 4% en faveur de Marine Le Pen, selon cette enquête Ipsos (France Télévisions/Radio France/LCP/Public Sénat/France24/Le Point et Le Monde).
Marge d'erreur de 0,6 à 2,2 points.

Pour Harris Interactive, 47% des électeurs de François Fillon du 1er tour, 52% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 76% de ceux de Benoît Hamon se reporteraient sur le candidat d'En Marche, contre respectivement 23%, 12% et 3% pour Marine Le Pen.
Marge d'erreur 0,6 à 2,1 points.

Les deux candidats se sont qualifiés dimanche pour le second tour avec, selon les estimations des instituts de sondage, 23% à 24% des voix pour Emmanuel Macron et 21,6% à 23% pour Marine Le Pen.

Les entreprises de sondages se plaignaient de n'avoir qu'une heure pour mener leur estimation, 

entre les premières fermetures de bureaux de vote à 19h00 et les JT de 20h.
(Photo FRED DOUCHET)
Enquête Ipsos réalisée en ligne le 23 avril après 20h15 auprès de 2.024 personnes inscrites sur les listes électorales, dont 1.379 certaines de voter au second tour, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 0,6 à 2,2 points.

Enquête Harris Interactive réalisée en ligne le 23 avril entre 20h05 et 20h30 auprès de 2.684 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur 0,6 à 2,1 points.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

mardi 21 mars 2017

Fillon maltraité par les media, selon une nette majorité de Français

57% des Français constatent que Fillon est la cible du parti-pris des media 

Une majorité de Français estime que François Fillon et Marine Le Pen subissent un parti-pris plutôt négatif de la part des media
,
confirme une enquête Harris Interactive pour la Fondapol (Fondation pour l’Innovation Politique) consacrée à la perception de la place et du rôle des media dans la campagne présidentielle, publiée ce lundi 21

Pour 46% des Français, Emmanuel Macron bénéficie d’un parti-pris plutôt positif de la presse. Elle est en effet aux mains d'hommes d'affaires notoirement de gauche et essentiellement socialistes.
A l'inverse, ils sont 15% à le penser pour Marine Le Pen et 11% pour François Fillon. 

Francais-perception-campagne-presidentielle-Fondapol-Harris-Interactive (19)


Une majorité de Français estime que François Fillon et Marine Le Pen subissent un parti-pris plutôt négatif de la part des groupes de presse. 

Résultat de recherche d'images pour "LA mafia du 4e pouvoir"
On remarque A. Genton et JJ. Bertolus
Pour 57% des sondés, le candidat de la droite et du centre a été maltraité par la presse à la faveur du 'Penelope Gate' provoqué par le Canard enchaîné, journal anarchiste. 

Image associéeLes personnes interrogées sont très sévères estimant que la campagne présidentielle est d’ores et déjà " ratée" (82%). 

Pour 78% des Français, du fait de l'ingérence des juges, la campagne "ne permet pas de débattre des solutions aux problèmes rencontrés par la France".

Alors que plus des deux tiers des Français indiquent s’intéresser à la campagne présidentielle, ils pensent que la campagne n’est pas intéressante, la faute en incomberait davantage aux candidats (52%) qu’aux media (29%).
Pourtant, 24% des Français déclarent à ce stade que la campagne présidentielle a fait évoluer leur choix initial (du vote vers le non-vote, du non-vote vers le vote, ou bien du choix d’un candidat vers celui d’un autre candidat).

Mais, pour 72% de la population, la campagne ne fait pas évoluer pour le moment les choix initiaux. Ainsi, 38% des Français déclarent qu’ils avaient pris leur décision avant la campagne et que celle-ci ne l’a pas fait évoluer.

De l’autre côté, 34% des individus demeurent indécis, et la campagne ne les a pas aidés, pour le moment à faire un choix : 23% estiment qu’ils vont probablement voter, mais ne savent pas pour quel candidat, et 11% disent ne pas savoir s’ils vont voter ou s’abstenir.

L’enquête a été confiée à l’institut Harris Interactive. Le questionnaire a été administré en ligne du 16 au 17 mars 2017, auprès d’un échantillon de 1.766 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e). 

samedi 8 octobre 2016

Sarkozy répondrait à la demande d'un référendum sur l'immigration et la sécurité

"Je vais rendre la parole à la souveraineté populaire", a indiqué l'ancien président.

Nicolas Sarkozy soumettra à référendum ses propositions de suspension du regroupement familial et de placement en rétention administrative des personnes fichées "S"
 
représentant une menace potentielle, quand il sera élu président en 2017, a-t-il annoncé vendredi soir.

L'ancien président s'oppose ainsi nettement à Alain Juppé, encore favori de la primaire d'investiture à droite. Invité du journal de 20 heures de France 2, Sarkozy a mis en avant deux mesures de son programme, que le maire de Bordeaux rejette, sous le sceau gaulliste de la "souveraineté populaire". Dans un entretien au Figaro d'août dernier, Juppé avait en effet estimé que la suspension du regroupement familial n'est pas "une attitude humaine". Quant aux "fichés S", s'il juge fondé leur placement en rétention dans l'hypothèse d'une menace, il exige une intervention de l'autorité judiciaire en amont. Nicolas Sarkozy souhaite un contrôle a posteriori du juge, pour permettre une réactivité plus grande à la menace.
Pour mémoire, Cazeneuve envisage de permettre le placement en rétention de toute personne fichée S, "à titre préventif ". C’est ce que révélé en décembre 2015 une "demande d’avis" envoyée par le ministère de l’Intérieur au Conseil d’Etat. Dans le détail, Cazeneuve ouvrait trois pistes d’élargissement de l’état d’urgence: "L’internement administratif des personnes [fichées S], leur placement sous surveillance électronique ou encore leur assignation à résidence. "
"A défaut", permettre de placer les fichés S « sous surveillance électronique » ou de les assigner à résidence. Une proposition de Nicolas Sarkozy au lendemain des attentats, qu’Hollande avait promis d’étudier.
Se regrouper chez  les "racistes,"
ça se mérite..
.
Instaurée en 1974 en France, l'automaticité du regroupement familial est "un débat sensible, fort, grave, important : je pense qu'il doit être tranché par les Français", a dit Nicolas Sarkozy sur France 2.
"Je poserai donc par référendum cette question le jour du deuxième tour des législatives, le 18 juin 2017 : Est-ce que les Français sont d'accord pour que nous supprimions, nous suspendions le droit automatique au regroupement familial tant que l'Europe ne s'est pas dotée de frontières dignes de ce nom et d'une politique européenne migratoire ?"
Deuxième question, posée le même jour : "Etes-vous d'accord, à l'image de ce que font nos amis britanniques, pour que le ministre de la Sécurité puisse décider de la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux?"
"Donner la parole au peuple, sur des sujets aussi importants, c'est faire le choix de la démocratie", a insisté. l'ancien président.

"Compromission

Vendredi soir également, Nicolas Sarkozy a implicitement dénoncé la "compromission" et la "confusion déloyale"  d'Alain Juppé qui a invité les électeurs de gauche à participer à la primaire d'investiture présidentielle de la droite et du centre, au risque de fausser le vote. A la mi septembre, une enquête Harris Interactive pour France Télévisions créditait les deux candidats de 37 % des voix chacun.

L'enjeu de la participation au scrutin des 20 et 27 novembre, pour lequel le maire de Bordeaux, premier parti en campagne, reste favori, attise l'antagonisme entre les deux candidats, au point que le septuagénaire a déclaré jeudi soir sur France 2 que l'ancien président serait pris de "panique" face à des sondages défavorables. Selon la même entreprise commerciale de sondages, pour les chaînes d'Etat France Télévisions, l'enquête publiée le 6 octobre - après l'invitation de Juppé  à la gauche à interférer dans le vote de la primaire de la droite - 39 % d’entre eux auraient pour projet de voter pour Alain Juppé au premier tour contre 35 % pour Nicolas Sarkozy.

La primaire, "elle doit être ouverte à tous ceux qui partagent les valeurs de la droite et du centre", a opposé Sarkozy sur France 2. "Je vois année après année, pays après pays, les sondages se tromper. Et ils vont encore plus se tromper là parce que personne ne connaît le corps électoral", évoquant la marge d'erreur des sondages présidentiels actuels -environ 3 à 4 points-, de surcroît sur un échantillon non représentatif. Les commerçants du sondage ne prennent donc pas de risques avec ce dernier en date...
Devenir vieux en France
"Si on fait des compromis, des compromissions, si c'est la pagaille. Ca conduira à quoi? Quand la gauche et la droite n'assument plus aucune différence, c'est les extrêmes qui en profitent", a-t-il mis en garde, citant les récentes élections en Allemagne et en Autriche.
"La confusion, c'est le contraire de la démocratie", a-t-il fait valoir en renonçant à "polémiquer" sur le sujet avec Alain Juppé. Jusqu'en 2007, Ségolène Royal ne caracola-t-elle pas dans les sondages des "instituts" qui lui étaient proches ?

"Si on demande à quelqu'un qui partage les valeurs de la gauche d'aller signer un document indiquant qu'il partage les valeurs de la droite et du centre, ça s'appelle de la confusion déloyale", a conclu Nicolas Sarkozy.

L'ancien Premier ministre François Fillon, également candidat à la primaire, est favorable,comme Alain Juppé à une consultation la plus ouverte possible.  Et pourquoi pas une primaire mettant en concurrence Juppé, Fillon, Valls et Hollande ?
"Qu'est-ce que ça veut dire 'de gauche'? Vous ne naissez pas de gauche. Ce n'est pas une qualité génétique d'être de gauche. On n'a pas chacun une étoile sur son vêtement pour dire 'vous êtes de gauche ou vous êtes de droite'", a-t-il lancé jeudi soir sur BFM TV, dénonçant une discrimination simpliste: vérité en de-ça de Juppé, erreur au-delà ?