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mardi 24 décembre 2019

Attentat sur les maisons d'un proche de Macron en Corse

Les clandestins corses revendiquent l’attentat contre les villas Ferracci à Bonifacio

Après avoir annoncé sa démilitarisation progressive en 2016, le mouvement revendique l’action contre les villas de Pierre Ferracci, un proche du président de la République. 




La proximité amicale et politique avec la famille de Pierre Ferracci. Ami intime et témoin à son mariage, le couple Marc et Sophie Ferracci, tous deux bien placé dans l’organigramme du candidat. Le père est propriétaire de deux villas illégales qui passent en justice à la Cour d'Appel de Bastia le 24 mai, comme le rappelle  H. Constanty dans Médiapart. Où sont situées ces splendides constructions (670mc chacune vue mer et piscine) réalisées sans permis de construire réel mais tacite sur un « espace remarquable » et donc dans le colimateur des militants écologistes insulaires et des tribunaux ? Où mais justement à Bonifacio sur le site de Rondinara, dont le maire J.C. Orsucci est candidat LREM à la députation dans la circonscription de la Corse-du-Sud. 
On tient alors là de quoi faire jaser le Canard Enchaîné. Hèlène Constanty sur Pierre Ferracci : "Très à l’aise dans son rôle de conseiller aux affaires corses auprès du candidat, qu’il [Ferracci] a présenté à Jean-Charles Orsucci et à Gilles Simeoni, le président autonomiste de l’exécutif de la Collectivité territoriale de Corse, Pierre Ferracci l’est beaucoup moins lorsqu’il s’agit d’évoquer ses constructions illégales dans la baie de Rondinara.

Sa société civile immobilière propriétaire du terrain, Tour de Sponsaglia, dont Pierre Ferracci, 67 ans, est le gérant depuis 2010 (statuts déclarés en 1990), a été condamnée le 8 février 2016 par le tribunal correctionnel d'Ajaccio à une amende d’un million d’euros, la peine maximale pour une infraction de ce type. Il n’a pas interjeté appel, mais les associations de protection de l’environnement U Levante et ABCDE, parties civiles au procès, l’ont fait. "Nous demandons la démolition des villas et le retour du site à l’état naturel, en application d’un principe simple, celui de la réparation intégrale du dommage,"  va plaider Benoist Busson, l’avocat des associations. 


Dans cette affaire immobilière Macron n’est pas directement concerné ce que H. Constanty ne relève pas. Côté décentralisation et territoires, lors de ses déclarations, le candidat de En Marche afficha un positionnement nettement moins jacobin et beaucoup plus girondin que ses challengers M. LePen, F.Fillon et J.L. Mélenchon : "aux collectivités territoriales, partout en France, je propose un nouveau pacte girondin. Non, la réussite de la Corse ne se décrétera pas dans un ministère parisien". Attendons de voir la suite, de visu et in vivo en Corse. Et comme le dit Edmond Simeoni : "douché par l’interview de Macron  de ce matin 11 heures sur RCFM. J’ai réagi par un texte ci-joint, afin d’éviter les illusions chez ce candidat et les désillusions chez nous."

Alors, Macron est-il trop tiède pour la Corse ?


Edmond Simeoni a réagit avec toute l’expérience d’un militant politique anticolonialiste qui compte 60 années de combats en faveur d’un territoire insulaire qui a tant subit. « Pas un mot dit E. Simeoni sur la politique, pas un mot sur peuple corse ou sur la révision possible de la Constitution, sans laquelle, l'avenir est fermé. Pas un mot sur la culture, ni sur l'évolution institutionnelle, mis à part la Collectivité Unique en cours de construction. Et aussi pas un mot sur les propositions de l'Assemblée de Corse (statut de résident, co-officialité linguistique). Il a insisté sur la RF. En somme, un discours, convenu, tiède qui nous a ramenés en 1967 et ensuite, aux propos des dirigeants français depuis cette date, mis à part François Mitterrand, Rocard, Joxe et les réformes institutionnelles, frileuses mais significatives, qu'ils ont initiées ou accompagnées."

Rondinara : une des villas de Pierre Ferracci visée par un attentat

Les clandestins du FLNC dénoncent la réponse opposée par "l'Etat français" à leur volonté d'apaisement.
Dans un communiqué reçu par les rédactions de Corse-Matin et de France 3 Corse, ce lundi 23 décembre, le FLNC dit "du 22 octobre" revendique l’attentat à l’explosif ayant provoqué des dégâts importants aux villas Ferracci, à Rondinara, sur la commune de Bonifacio, le 20 décembre dernier.

Dans ce texte de deux pages, le mouvement clandestin rappelle que « le peuple corse aspire à la paix ». Il fait un diagnostic de la situation politique de blocage entre la Corse et Paris, pointe la situation économique et sociale évoquant « la paupérisation de la société corse ».

Le "FLNC du 22 octobre", qui avait en mai 2016 annoncé au cours d’une conférence de presse dans le maquis sa démilitarisation progressive, affirme dans ce communiqué que ce choix n’est en « aucun cas un blanc-seing donné à la France ».

Expliquant que la « paix qu’ils encouragent n’est pas la paix des cimetières des peuples disparus ». « Elle n’est pas la paix de la soumission ou du diktat d’un état français omnipotent et arrogant » rappelle le mouvement qui signale « qu’il n’a pas baissé la garde ».

Le FLNC précise aussi que la paix qu’il souhaite « n’est pas non plus celle qui reposerait sur le reproche éternel de l’assassinat d’un préfet jeté systématiquement à la face de tout un peuple » allusion à peine voilée aux propos du président Emmanuel Macron tenus à Cozzano en avril dernier et lors des cérémonies d’hommage des 20 ans de la disparition du préfet Claude Erignac en janvier 2018 à Ajaccio.

Libéralisme décomplexé et résidences secondaires dans le viseur
« Nous ne voulons pas de la paix du libéralisme décomplexé » écrit le FLNC qui stigmatise le « groupe d’une cinquantaine de chefs d’entreprise qui se projettent avec une arrogance même pas feinte en propriétaire de la Corse ».

Une flèche décochée en direction du consortium, la Corsica Maritima, qui regroupe une centaine d’entreprises.
 Soutien aux associations et syndicats menacés 
Le FLNC s’appuie sur « la grogne sociale qui est à son comble », pour soutenir « les syndicats et associations fragilisées pour des raisons diverses ». Le mouvement apporte son soutien à « toutes celles et ceux qui ont eu à souffrir de menaces ».

Citant « Valincu Lindu » engagé dans le combat contre le centre de stokage des déchets de Vighjanellu 2, ; U Levante, l’association de défense de l’environnement qui a par ailleurs attaqué le permis des villas Ferracci ; et le syndicat agricole Via Campagnola; le FLNC précise « pour eux et les autres touchés qu’ils sachent que nous sommes à leur côté dans leur combat ». 

Le FLNC du 22 octobre rappelle qu'il avait également « apporté son soutien à la coalition "Pè a Corsica" aux dernières elections territoriales ». 

« La France mise sur la disparition progressive et programmée de notre peuple. Ce jour là n’est pas encore arrivé… E puru simu qui » conclut le communiqué des clandestins en signant comme de coutume par « A ragione hè a nostra forza ».
 Un contexte de tension 
Cette revendication intervient dans un contexte particulier après l’interpellation et l’incarcération ce mois-ci de militants nationalistes pour une série d’attentats non revendiqués.

Interpellation de onze militants nationalistes : la vidéo qui fait polémique.
Un contexte qui a résonné dans l’hémicycle de l’assemblée de Corse lors de la dernière session.

Gilles Simeoni, le président de l’exécutif, et Jean-Charles Orsucci, président du groupe Andà per Dumane notamment ont réagi à l’attentat commis contre les villas Ferracci et mis en garde contre la reprise des mécanismes de violence que la Corse a déjà connus par le passé.

Dans un communiqué Corsica Libera évoquait concernant cet attentat de Rondinara le fait "qu'alors que la justice française n'a pas tranché" (...) "la stratégie de divison de l'Etat semble trouver des oreilles attentives".  Notant que "depuis quelques temps ce sont des Corses qui sont systématiquement visés" .
Le mouvement indépendantiste mettait lui aussi en garde "le peuple corse contre le risque de pourrissement necessairement voulu par les services de l'Etat". 

Reste à savoir si cette communication du "FLNC du 22 Octobre" augure d’une reprise de l’activité clandestine pour s’opposer à ce que le mouvement interprète comme « une stratégie de l’état en vue de la disparition programmée du peuple corse » ou s’il s’agit seulement d’une action ponctuelle qui ne remet pas en cause le principe d’une démilitarisation progressive énoncé par ce groupe en 2016.

mercredi 14 novembre 2018

Immeubles effondrés à Marseille : un député LREM instrumentalise la tragédie

Alors que Macron n'a pas fait le déplacement, Saïd Ahamada fait de la polémique politicienne 

L'ampleur du problème de logement insalubre à Marseille était connu des autorités, note le député LREM des Bouches-du-Rhône, Saïd Ahamada, qui a bien dû poser une question au gouvernement (QAG) dans ce sens, intervention qui est passée inaperçue... 

Résultat de recherche d'images pour "Saïd Ahamada"

Ancien militant MoDem, puis candidat EELV lors des élections législatives de 2012 à Mayotte, avant d'être socialiste, ce macronien de la dernière heure se rappelle aujourd'hui qu'il est pourtant co-président du Groupe d'études villes et banlieues à l'Assemblée... Or, la lutte contre les rodéos motorisés, c'est bien, et la lutte contre la pollution du transport maritime et la promotion des carburants marins alternatifs, c'est mieux, à condition de faire des propositions réalistes de court terme plutôt que de taxer à tour de bras, mais la lutte contre la vétusté des immeubles de sa propre circonscription devrait être une urgence personnelle depuis un an et demi qu'il est élu.
Lorsqu'il a posé une QAG le 7 novembre 2017, c'était au ministre de la cohésion des territoires (Jacques Mézard): "je voudrais vous parler de territoires de notre pays où 42 % de la population connaît la pauvreté, où 25 % de cette population est au chômage et où, dans une ville comme Marseille, trente personnes sont mortes sous les balles l'année dernière. Ces territoires, vous l'avez compris, sont les quartiers prioritaires de la politique de la ville." Belle question populiste, mais qui ignore le sujet qui lui tient tout à coup à coeur... A cette date, le poste de secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires avait été supprimé depuis Emmanuelle Cosse ! Il ne fut rétabli qu'en octobre 2018.
"A la place de Jean-Claude Gaudin, j'aurais démissionné," a affirmé ce premier député issu de l'immigration comoriennemercredi 14 novembre, sur France info. 

La chaîne de radio de service public donnait la parole à ce député de la majorité présidentielle, alors que, le même jour, une marche de récupération de la colère est organisée mercredi soir à Marseille, 9 jours après l'effondrement de 3 immeubles vétustes dans le quartier de Noailles, qui a fait 8 morts. 

"Monsieur Jean-Claude Gaudin est un grand garçon; je le laisse prendre les décisions qu'il estime nécessaires le concernant. Au-delà de sa démission, ce qui m'intéresse, c'est de savoir si les Marseillais sont protégés ou pas", a lâché l'élu. 

Le député récupère la "colère" légitime des familles des victimes après le drame de Marseille, "parce que des personnes sont mortes ["ont perdu la vie" !] , mais surtout parce ce que tout cela était prévisible, assure - après coup - celui qui est pourtant leur député. Ma vraie inquiétude, c'est de savoir quelles sont les mesures qui sont prises pour faire en sorte que ce drame ne se reproduise pas, sachant qu'on a des cas similaires disséminés dans toute la ville, mais surtout dans le centre-ville, le troisième arrondissement et les quartiers nord où je suis élu", a-t-il affirmé. 

Une équipe d'experts appartenant au Centre scientifique technique du bâtiment (CSTB) est chargée d'analyser la situation à Marseille. Une reprise en main de l'Etat que le député voit comme une sorte de mise sous tutelle : "Il y a eu une carence", donc "l'Etat vient à la rescousse. Il faudra que très rapidement les autorités de mairie, de la métropole se mettent en branle pour être à la hauteur de la situation", a estimé Saïd Ahamada.

mercredi 29 novembre 2017

Football: Eric Cantona, mis en examen pour diffamation

Un footballeur frustre rattrapé par ses égarements idéologiques obsessionnels

Eric Cantona avait accusé le sélectionneur des Bleus de racisme

Football - Justice - Éric Cantona avait attaqué Didier Deschamps avant l'Euro. (F.Golesi/L'Equipe)A deux semaines de l'Euro 2016, l'ex-gloire du football avait estimé que Didier Deschamps faisait preuve de racisme envers Karim Benzema et Hatem Ben Arfa. Le contexte judiciaire avait en fait justifié que le sélectionneur  se soit passé des services de Karim Benzema en équipe nationale alors qu'il trempait dans l'affaire de la sex-tape de Mathieu Valbuena, et de Hatem Ben Arfa qui avait eu une altercation avec Laurent Blanc dans les vestiaires en 2012, alors que le sélectionneur opérait la reconstruction post-Knysna, championnat du monde marqué par l'hostilité des joueurs envers Raymond Domenech ou la grève du bus de l'équipe de France de 2010.
Image associéeEurope 1 révèle ce mercredi 29 novembre que l'ex-sportif, reconverti dans l'art, a été mis en examen pour diffamation vendredi dernier.
Marseillais né de parents d'origines catalane et italienne, Cantona avait révélé son racisme anti-Blancs en lançant au quotidien britannique The Guardian : 
Résultat de recherche d'images pour "eric cantona nu""Deschamps, il a un nom très français. Peut-être qu'il est le seul en France à avoir un nom vraiment français.
Personne dans sa famille n'est mélangé avec quelqu'un, vous savez. Comme les Mormons en Amérique". Une lourde charge qui au passage déstabilisait la cohésion de l'équipe nationale.  Et, alors qu'il était retiré du sport, il avait affirmé, au faciès : "Une chose est sûre, Benzema et Ben Arfa sont deux des meilleurs joueurs français et ne seront pas à l'Euro. Et pour sûr, Benzema et Ben Arfa (ascendance tunisienne) ont des origines nord-africaines. Donc le débat est ouvert". 

A noter que, pour la Coupe du monde de football 2014, Deschamps sélectionna Franck Ribéry, un converti à l'islam, marié, comme Cantona, à une femme d'origine algérienne. Père de deux enfants, Raphaël et Joséphine (des prénoms ...français), issus de son premier mariage, le quinqua a eu un garçon prénommé Emir, 8 ans, et une fille Selma, 4 ans, de son union actuelle avec la comédienne Rachida Brakni, 40 ans.

Didier Deschamps avait vivement ressenti l'insulte

Sa famille et lui ont eu souffrir de ce que L'Equipe appelle un "sous-entendu", d'autant plus que le mot "raciste" avait été tagué sur un mur de sa maison en Bretagne. 
Il avait alors déposé plainte pour diffamation contre son ancien coéquipier.
Le fier-à-bras Eric Cantona s'est rendu en personne au palais de justice de Paris vendredi pour être mis en examen. "Cantona s'est rendu de lui-même au palais de justice de Paris où il était convoqué par un juge d'instruction", écrit le journal L'Equipe, pour illustrer l'a priori tenace selon lequel les sportifs ont du muscle mais peu d'instruction. 
Le procès de l'artiste (ci-dessus) - un titre de gloire pour ce primate - pourrait avoir lieu dans les semaines à venir. 
VOIR et ENTENDRE Eric Cantona agresser un spectateur en Ligue Europa, lors d'un match entre Manchester United et Crystal Palace, le 25 janvier 1995:
Eric Cantona avait été sanctionné de sept mois de suspension.

La "pensée complexe" du footballeur

Résultat de recherche d'images pour "eric cantona a poil"C'est ce qui unit le footballeur à Macron pour qui il avoue avoir voté en 2017.
C'était peu envisageable, puisqu'en 2010, Cantona militait pour la révolution. Trotskiste à son époque Ken Loach, l'acteur avait lancé l'appel à la panique bancaire du 7 décembre 2010. "S'il y a 20 millions de personnes qui retirent leur argent, le système s'écroule: pas d'arme, pas de sang, rien du tout. A la Spaggiari..."

La quasi-totalité des grands réseaux bancaires affirma n’avoir constaté "aucun mouvement particulier"à la suite de l'appel sur Facebook.

samedi 17 juin 2017

Un candidat REM aux législatives possède un compte non déclaré à Hong Kong

La moralisation, selon Macron, en marche 
à reculons...

REM a recruté pour les législatives un candidat qui possède un compte non déclaré à Hong Kong 

Le candidat La République en marche dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine, Laurent Zameczkowski, a ouvert un compte bancaire off-shore à Hong Kong, lequel est non déclaré aux autorités fiscalesLaurent Zameczkowski est découvertà quelques jours du second tour de l'élection législative à Puteaux, Neuilly et Courbevoie. Non seulement le candidat La République en Marche est visé par une plainte déposée le 18 avril dernier pour "violences conjugales" déposée par son épouse dont il est en train de se séparer et "dégradation de biens privés", selon plusieurs media, mais il disposerait de surcroît d'un compte dans une banque HSBC de Hong Kong.
 
Ce jeune loup est également visé par une plainte pour "injures publiques à caractère discriminatoires" et "menaces": si l'engouement pour REM et cette perle de la Macronie (arrivée en tête du premier tour avec 41,92%) se confirme malgré les autres nombreux cas de recrutement hasardeux, l'Assemblée risque d'être agitée...
"Je vais te détruire", "Je te garde pour la fin"...
Le candidat En marche!est poursuivi par une amie de son épouse: elle a été déposée jeudi 15 juin.
Selon le procès-verbal, le patron de PME est accusé d’avoir insulté et menacé cette mère de famille dans la rue, devant témoins. Selon son récit recueilli par la police, le mardi 16 mai, alors qu'elle marchait dans les rues de Neuilly-sur-Seine, elle a entendu : "Bonjour J., tu as drôlement grossi, t’as vu ton cul." "Je me suis arrêtée et je me suis retournée. J’ai alors vu qu’il s’agissait de M. Zameczkowski Laurent, le mari d’une amie à moi, avec laquelle il est en procédure de divorce, procédure dans laquelle j’ai attesté en faveur de Madame et de ses enfants", déclare-t-elle.
Selon ce même récit, elle indique qu’il lui a aussi "attrapé les épaules et rapproché son visage et à voix très basse il (lui ) a dit : 'Non seulement je vais pas te laisser tranquille,
tu ne sais pas de quoi je suis capable, je vais te détruire' ". Il lui aurait également dit : "Quand je serais tout en haut, je m’occupe de ta copine, de nos filles, et je te garde pour la fin."
Voici un extrait du procès verbal :

"Il m’a traité une nouvelle fois de "grosse p*** et de sal****" , les gens présents avec lui ont dit "ça suffit maintenant, on a du travail" et la dame présente à ses côtés m’a dit "Allez y Madame, il faut y aller , là". Je suis rentrée chez moi en pleurs, choquée et effrayée", conclut la quadragénaire auprès de la police. Elle avait d’abord déposé une main courante le 20 mai 2017 concernant ces faits, puis explique avoir décidé de porter plainte "suite à la diffusion dans la presse de cette affaire, dont (sa) main courante".
Un aventurier sélectionné par Delevoye, homme de confiance de Macron

Cet impétrant avait coché toutes les cases pour être un modèle de candidat pour le renouvellement des moeurs politiques. 

Il est jeune, 45 ans, et faisait partie des 14 premiers noms dévoilés dès avril, avec ... Richard Ferrand, Benjamin Griveaux, Aurore Bergé, et parmi des personnalités usées par leurs compromissions permanentes avec François Hollande notamment, François de Rugy, Barbara Pompili ou Gaspard Gantzer (lequel a jeté l'éponge).

Et c'est aussi un entrepreneur et dans le secteur de l'audiovisuel: le top! Depuis avril 1992, il est président d'une PME nommée France-Films-TV, société par action simplifiées au capital de 6.500€, qui a débuté son activité et dont le siège social est actuellement situé 171 bis avenue Charles de Gaulle - 92200 Neuilly-sur-Seine.

Laurent Zameczkowski aurait ouvert ce compte "pour conquérir le marché chinois", assure-t-il 

Résultat de recherche d'images pour "Laurent Zameczkowski"
"C'est un compte professionnel, et non-personnel", a insisté le fraudeur présumé, les yeux dans les yeux, avant d'ajouter : "C'est difficile, le marché du film. Je galère". 

L'image qu'il renvoie séduit l'électeur macronien...
Ce chef d'entreprise est en fait au chômage et n'aurait déclaré que 1.378 euros d'impôts pour l'année 2016, dont 568 euros d'indemnités chômage.
Interrogé sur son argent planqué à Hong Kong et non-déclaré au fisc, le mercenaire de Macron répond : "Je n'ai pas encore rempli ma déclaration d'impôts. Je ne l'ai ouvert que très récemment". 
Un nouveau cas de phobie administrative ?

Combien de truands mégalos vont ainsi entrer au Palais Bourbon ?
Est-ce vraiment le but recherché par Macron et les électeurs ?

vendredi 19 mai 2017

Législative de Mélenchon à Marseille : l'orque rouge boucherait le port

Un "parachutage" gagnant pour Mélenchon à Marseille

Un sondage promet un choix 
gagnant de Jean-Luc Mélenchon 

Le temps fait parfois la grimace à Marseille
Candidat aux élections législatives des 11 et 18 juin dans la 4e circonscription de Marseille, le prédateur éliminerait Mennucci, selon une enquête Harris Interactive pour les commanditaires France Télévisions et le SNJ qui le plaçaient jeudi soir largement en tête des intentions de vote.

Le leader de La France insoumise recueillerait 33% des intentions de vote au premier tour, loin devant la candidate de la République en marche (26%), Corinne Versini, une chef d’entreprise probablement déçue du secteur des biotechnologies, dans les Bouches-du-Rhône. 
Corinne Versini, référente du mouvement dans les Bouches-du-Rhône durant la campagne présidentielle, est un pur produit de la machine Macron : issue de la société civile, entrepreneuse (Genes'ink, une start-up), c’est la première fois qu’elle s’engage en politique.
Ainsi le parisien distancerait-il encore davantage le député socialiste sortant, Patrick Mennucci, qui n’engrangerait que 13% des voix, tandis que les candidates du Front national (12%) des Républicains/UDI (9%) seraient réduites à un rôle de figuration.
Patrick Mennucci a dit "n’accorder que peu d’importance à ce sondage" sur l’antenne de France Bleu Provence.

Au second tour, Jean-Luc Mélenchon s’imposerait en duel face à Corinne Versini

Cette simulation - qui est la seule testée... - accorde au parachuté  56% des intentions de vote contre 44% à son adversaire. "Ça donne de l’espoir, mais je ne veux pas m’emballer", réagit la novice, candidate LREM qui préfère ne pas donner trop d’importance aux sondages. "La seule stratégie qui compte, c’est d’être sur le terrain, écouter les gens, voir ensemble ce qu’on peut faire pour changer les choses", affirme-t-elle. 
Corinne Versini : une start-uppeuse à l’attaque des éléphants Mélenchon et MennucciSauf que Corinne Versini, "elle ne vient même pas de Marseille, c’est une Aixoise. Elle dit qu’elle est diplômée d’HEC alors que ce n’est pas vrai”, a raillé le député socialiste sortant, dans capital.fr en début de semaine. Et d’en remettre une couche : "Elle m’a salué une fois dans un bureau de vote et elle m’a dit qu’elle avait besoin d’un GPS parce qu’elle se perd dans les rues de Marseille. Personne ne la connaît !".Sur ses études, elle dit avoir été claire, elle n’a pas suivi la formation initiale de HEC mais une formation diplômante en continu. Et sur son implantation, elle rappelle les lieux où elle a vécu dans la cité phocéenne et son passage au lycée Marcel Pagnol, comme à Centrale Marseille. "Comme je n’ai pas fait de la politique, le hasard de mes mutations m’a fait voyager un peu partout à l’inverse de monsieur Mennucci qui n’a jamais bougé", a-t-elle répliqué, sans aucun humour, ni odeur de Pastis. Un tare au pays de Pagnol.
Cette première projection d'une entreprise commerciale de sondages semble légitimer le choix du leader de La France Insoumise de se présenter sur une circonscription populaire, un bastion historique de la gauche qui regroupe les 1er, 2e et 3e arrondissements de Marseille et une partie des 5 et 6e arrondissement de la ville.

A la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon y était arrivé en tête avec 39,09% des voix au premier tour, d'où son appétence pour cette proie.

Mélenchon veut instrumentaliser les Marseillais à des fins nationales

Partageant son temps entre Marseille et Paris, le député européen a clairement dit vouloir mener une "élection de politique nationale" avec un programme "pour gérer le pays". "Je vais essayer d’être un peu partout pour aider les copains", dit-il volontiers. "C’est la première fois qu’une élection législative est aussi ouverte".

Le port de Marseille, laboratoire politique de La France Insoumise
Le chef de file de La France insoumise, qui entend devenir une force d'opposition importante avec son mouvement, préfère ne faire aucun pronostic sur l’issue finale du scrutin.
"On espère un maximum de députés: je suis un professionnel de l’optimisme", a-t-il affirmé mercredi à la sortie du dépôt de ses listes pour les Bouches-du-Rhône.

En marche!, "une start-up politique", selon la macronnienne.
La candidate LREM reste positive. "On va commencer à travailler sur le terrain demain; rien n’est encore fait (...) Si on gagne, la victoire n’en sera que plus belle", clame l'ingénue. Elle garde en tête la raison pour laquelle elle s’est engagée auprès d’Emmanuel Macron. "Quand j’ai vu le démarrage d’En marche, dès le mois d’avril 2016, j’ai compris que c’était une start-up politique", dit-elle. "Les chefs d’entreprise que je rencontre sont tous des hommes et des femmes qui ont envie de changer le monde, qui sont idéalistes. Si vous avez l’occasion de changer les choses, vous ne la laissez pas passer".
Les semaines à venir seront rudes au coeur de cible de Mélenchon. Corinne Versini semble se voir en David contre Goliath... "Exactement, et souvenez-vous qui a gagné…", répond-elle. Voilà Jean-Luc Mélenchon et Patrick Mennucci prévenus.