POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est rétention administrative. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rétention administrative. Afficher tous les articles

mercredi 28 mars 2018

Djihad dans l’Aude : Laurent Wauquiez réclame une action offensive contre le terrorisme islamiste

La colère monte face à la réalité de la lutte contre le terrorisme et le suivi des  radicalisés

Le président des Républicains et plusieurs personnalités, de gauche comme de droite, relancent le débat sur le suivi des 'fichés S'

Combien de Radouane Lakdim, 
naturalisés mais bi-nationaux 
circulent et passent les frontières librement ?
Laurent Wauquiez et d'autres réclament le rétablissement de l’état d’urgence.
Trois jours après la folie meurtrière d'un fanatique islamiste qui a fait quatre morts dans l’Aude, la question est soulevée de la détermination du pouvoir macronien à protéger efficacement la population des attaques islamistes et à renforcer le suivi des individus radicalisés. Le fait que l’auteur des assassinats, Radouane Lakdim, est en effet un délinquant condamné pour des délits de droit commun à une peine d'un mois qu'il n'a pas effectuée, interpelle l'opinion à défaut de mobiliser les députés LREM. 

L'individu avait été signalé pour sa radicalisation ce qui relance le débat sur le suivi des 'fichés S', à l'initiative de  plusieurs personnalités, mais assez peu à la gauche de l’échiquier politique. 
Dans une déclaration à la presse du lundi 26 mars, Laurent Wauquiez a ainsi demandé le rétablissement de l’état d’urgence, dénonçant la "coupable naïveté" d’Emmanuel Macron dans la lutte contre le terrorisme. "La contagion islamiste doit être éradiquée, a fait valoir L. Wauquiez. Je demande que l’on s’en donne les moyens et que l’état d’urgence soit rétabli." 

Comme depuis plus de trois années, le président des Républicains a également exigé l’instauration de mesures comme l’internement des 'fichés S' de nationalité française 'les plus dangereux' et l’expulsion des ressortissants étrangers qui font l’objet de la même surveillance. 

Tandis que le PS et le PCF gardent le silence, le FN demande la démission du ministre de l’intérieur Gérard Collomb. Marine Le Pen rappelle en effet que "les premiers mots [du ministre septuagénaire] devant la caméra, c’est de dire 'nous ne savions pas qu’il était radicalisé' "

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a aussi proposé le retour à l’état d’urgence, l’expulsion des 'fichés S' étrangers et l’interdiction des Frères musulmans et du salafisme. 

Dimanche, Manuel Valls a souscrit à cette proposition de l’interdiction du salafisme, et l’ancien premier ministre socialiste a suggéré de regarder "de près les questions liées à la rétention administrative" pour les 'fichés S' "dont on considère qu’ils représentent un danger"
"Je ne vois pas comment on peut mettre ça en place", lui a opposé lundi la sénatrice PS Laurence Rossignol sur LCI. "On a déjà du mal à traiter le problème de la radicalisation en prison, a-t-elle admis, suggérant toutefois que le système pénitentiaire serait la cause principale, bien que, dans le cas du tueur de l'Aude,  Radouane Lakdim n'ait pas effectué sa peine (…) "Faire des rétentions administratives, c’est rassembler ensemble [sic] les 'fichés S' (…), mais là encore c’est des bouillons de culture de la radicalisation, a-t-elle insisté, colportant les idées reçues, pour discréditer toute action de prévention, une idée surfaite dont le PS fait depuis 20 ans une panacée. "Donc, je ne crois pas que ce soit la bonne solution", a conclu, sans surprise, la sénatrice de l’Oise, sans faire aucune proposition positive. 

Ancien directeur général de la police nationale et aujourd’hui, vice-président LR de la région Ile-de-France chargé de la sécurité, Frédéric Péchenard a, lui aussi, repoussé cette idée de rétention administrative émise par  l'ancien ministre PS de l'Intérieur: "Je ne pense pas que ça ait beaucoup de sens dans la mesure où, c’est l’ancien policier qui parle, c’est très difficile à mettre en oeuvre. C’est très difficile techniquement (et) très difficile juridiquement", a-t-il déclaré sur Europe 1. 
Mais F. Péchenard a exprimé ses préférences.  "D’autres mesures peut-être moins spectaculaires mais plus efficaces" telles que le rétablissement des perquisitions administratives et le renforcement du renseignement pénitentiaire, afin d’" affiner pour savoir qui va passer à l’acte" parmi ces personnes. 

L’ex-directeur général de la police s’est dit en outre "favorable" à la fin de l’état d’urgence, une mesure qui doit être appliquée "dans une démocratie comme la France (...) dans un temps très court". 

Près de 20.000 suspects inscrits au fichier des signalements 

Abattu par les forces de l’ordre après son djihad meurtrier à Carcassonne et Trèbes dans l'Aude, le tueur de l’Aude, Radouane Lakdim, est un Français d’origine marocaine. Né au Maroc le 11 avril 1992, il est arrivé en France dans les premiers mois de sa vie et a été naturalisé en 2004, à l’âge de 12 ans, un âge de raison, dit-on, mais du seul fait que son père était devenu français. Mais il disposait de la double nationalité.
Il était "fiché S" et avait fait l’objet d’un suivi par les services de renseignement en 2016 et 2017. Or, aucun "signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l’acte terroriste" n’avait été décelé, raconte le procureur de la République de Paris, François Molins. 
Sa compagne, placée en garde à vue après les quatre assassinats d'innocents vendredi, est aussi fichée pour radicalisation, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Radouane Lakdim, un terroriste suivi par la DGSI, sans l'être.
Les versions divergent selon les sources et la question de la vérité interpelle. 
BFMTV rapporte que l'islamiste qui est passé à l'acte vendredi n'était plus suivi depuis le début de l'année. 
L'air de rien, cette source met en évidence les incohérences. En 2016 et 2017, Lakdim a été suivi par les services de renseignement, qui n'ont décelé aucun "signe précurseur pouvant laissent présager un passage à l'acte terroriste", selon le procureur de Paris qui se dandine, le fameux François Molins. Sa surveillance avait alors été arrêtée.
En août 2016, Lakdim avait pourtant fait un mois de prison après des condamnations pour "port d'arme prohibé", "usage de stupéfiants" et "refus d'obtempérer", des "délits de droit commun ", selon Le Monde déjà cité plus haut.

20.000 Radouane Lakdim dans la nature
Près de 20.000 personnes sont aujourd’hui inscrites, comme Radouane Lakdim, au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). 
Sur ce total, 11.000, les plus sensibles, sont "prises en compte" par les services, qui analysent leur dangerosité avec pour objectif de prévenir les passages à l’acte.
Ces 11.000 Radouane Lakdim sont-ils "pris en compte" comme des statistiques ou des dangers potentiels pour la population dans laquelle ils circulent librement ?

 

dimanche 14 janvier 2018

Loi Immigration : Gérard Collomb refuse de "changer d’orientation"

Le ministre de l'Intérieur semble mettre dans la balance le poids de sa participation au gouvernement
Face aux associations qui veulent co-gérer le pays sans aucune légitimité, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, reste ferme sur les orientations de son projet de loi sur l’asile et l’immigration


Ce proche du président Macron a répondu aux questions de Jannick Alimi, une totalitaire que BFMTV héberge volontiers, et de Pauline Théveniaud, journalistes au Parisien.

Les associations parlent d’un projet de loi déséquilibré, où le volet sécuritaire l’emporte sur l’humanitaire. Est-ce une fermeté que vous revendiquez ?

Gérard Collomb. C’est un projet de loi totalement équilibré. Il reprend deux grands principes :
la France doit accueillir les réfugiés, mais elle ne peut accueillir tous les migrants économiques. Cette année, 100.000 personnes ont déposé une demande d’asile, 85.000 n’ont pas été admises aux frontières. Il est impossible d’accueillir dignement 185.000 personnes par an. C’est une ville comme Rennes !

Allez-vous maintenir la circulaire, très contestée, sur le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence ?

Bien sûr. Cette circulaire a été extrêmement caricaturée, mais elle est assez nuancée. Qu’est-ce que nous disons ? Vous avez aujourd’hui des personnes qui ont un statut de réfugié : elles ont vocation à aller dans un logement stable. Il y a aussi ceux qui n’ont pas encore entamé les démarches de demande d’asile : nous allons leur permettre de le faire. Enfin, il y a les déboutés. Nous allons les orienter vers le guichet de manière à pouvoir suivre la procédure normale. Il n’y a là rien que le respect des règles de la République. L’accueil inconditionnel, oui. Mais pas indifférencié.

Vous comptez doubler la durée de rétention administrative. Que prévoyez-vous pour les centres ?

Nous allons ouvrir 200 places d’ici à la fin du mois de janvier et 200 autres en 2018. Pour aller plus vite, nous allons construire des bâtiments adaptés en préfabriqué. Ce ne sont pas les baraquements d’il y a trente ans, mais de vrais bâtiments qui se montent en huit mois seulement.

Vous souhaitez augmenter le nombre d’expulsions. Quels sont vos objectifs chiffrés ?

Je n’ai pas d’objectif chiffré. Nous avons augmenté les éloignements de 14 % en 2017. Pour ceux que l’on appelle les "dublinés", nous avons fait + 100 %. C’est très important, car nous estimons aujourd’hui, en Europe, le nombre de déboutés du droit d’asile à 500 000. Si tous se disent qu’ils peuvent venir faire une seconde demande d’asile en France et que nous ne pouvons pas les éloigner dans des durées brèves, nous serons impuissants.

Vous plaidez pour un raccourcissement des procédures de demande d’asile…

L’objectif est de pouvoir examiner les demandes dans un délai moyen de six mois.

Que comptez-vous faire pour améliorer l’intégration ?

Dans le texte de loi, nous prévoyons un allongement de quatre ans de certaines cartes de séjour, la facilitation de l’accès à la carte de résident de dix ans pour les parents d’un réfugié mineur, l’extension de la réunification familiale aux frères et sœurs d’un réfugié mineur, des dispositions protectrices sur le droit au séjour des victimes de violences conjugales, ainsi que pour les jeunes filles qui pourraient être menacées d’excision. 

Parallèlement, une mission a été confiée à Aurélien Taché [député LREM du Val-d’Oise] dans le but d’augmenter le nombre d’heures pour apprendre le français et de faciliter l’accès à la formation et au logement.

De nouveaux centres d’accueil seront-ils créés ?

Oui. Nous avons expérimenté des nouveaux centres d’hébergement qui concilient hébergement et examen administratif, des CAES [centres d’accueil et d’examen de situation]. Face au succès de ce dispositif, nous allons ouvrir dans les mois qui viennent 200 places par région. A ce jour, 1.300 places sont déjà ouvertes. En Ile-de-France, nous allons passer à 900 places. Un nouveau centre vient d’ouvrir à Ris-Orangis.

Vous auriez dit en avoir marre d’être vu comme "le facho de service"…

Je fais ce que je crois devoir être fait. Mais ce n’est jamais plaisant d’entendre ce type d’accusations. On peut être généreux, mais il ne suffit pas de l’être en théorie, il faut l’être dans les faits.

Le président va à Calais. La "Jungle" a disparu, mais il reste des centaines de personnes qui vivent sans abri…

Il ne reste plus que 400 personnes à Calais, contre 7.000 il y a un an, et une cinquantaine à Grande-Synthe. Il y aura toujours des migrants qui voudront aller en Angleterre. Dans le Nord et dans le Pas-de-Calais, nous avons ouvert cinq CAES. Ceux que l’on voit dormir dehors ne veulent pas s’y rendre, car ils n’ont pas pour projet de déposer une demande d’asile en France.

Des ONG dénoncent des maltraitances policières…

A l’époque, j’avais demandé une enquête aux inspections du ministère de l’Intérieur. Or, bien qu’elles soient d’habitude assez sévères, elles n’ont pas confirmé les faits. Il a pu y avoir quelques dérapages individuels mais ils sont suivis de sanctions internes.

Vous vous êtes lancé dans un round de consultations avec les députés LREM. Pour déminer une possible fronde ?

Je ne crois pas à un phénomène de fronde. Les discussions se passent de façon très apaisée. Ma méthode, c’est de jouer la transparence vis-à-vis des associations et des parlementaires, de la majorité, des groupes de l’opposition que je vais d’ailleurs recevoir.

Vous laisserez une marge de manœuvre aux parlementaires ?

Des possibilités d’amendement, bien sûr. Mais, il n’est pas question de changer d’orientation.

Avec les Britanniques, y aura-t-il une modification des accords du Touquet ?

Je souhaite aboutir à un protocole additionnel à ces accords
, et à des mesures concrètes de prise en charge d’un certain nombre de coûts par les Britanniques, ainsi que d’un plus grand nombre de personnes, au titre de l’accueil des réfugiés et des mineurs non accompagnés.

mardi 26 septembre 2017

Loi antiterroriste: l'état d'urgence va entrer dans le droit commun

L'état d'urgence en marche vers le droit commun à l'Assemblée

Le 
projet de loi antiterroriste du gouvernement est examiné par les députés, en seconde lecture, ce lundi 25 septembre

Résultat de recherche d'images pour "état d'urgence dans le droit commun"L'ambition officielle du pouvoir est de sortir de façon "maîtrisée" de l'état d'urgence six fois reconduit depuis le 13-Novembre 2015. Pour commencer, la principale modification tient à une nouvelle terminologie: il ne faut plus dire "assignation" ou "perquisition", mais "mesures de surveillance" ou "visites et saisies".

Mais au-delà de ce lustrage lexical et de cette "novlangue" de l'antiterrorisme raillée par le Défenseur des droits Jacques Toubon et qui plombe les efforts de pédagogie de Macron, plusieurs mesures emblématiques inscrites dans la loi ordinaire devraient banaliser l'état d'urgencece qui ne manque pas d'inquiété un militant de 'l'ancien monde', le président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme (LDH), Henri Leclerc, 83 ans. Cet ex-membre de l'équipe de campagne de Martine Aubry aux primaires socialistes de la présidentielle de 2012, en tant que conseiller de la candidate sur les questions de justice, appela à voter pour le candidat François Hollande et s'est exprimé ce lundi matin encore sur France-Culture :

Françoise Dumont, qui dirige la LDH, avait déjà longuement détricoté et dénoncé des "mesures qui contribuent à stigmatiser," dans "L'Obs" cet été. 

Comment va s'opérer ce passage de l'état d'urgence à l'Etat de droit ?
 
Antiterrorisme : pourquoi intégrer l'état d'urgence dans le droit commun inquièteQuelles mesures de l'état d'urgence seront transposées ou supprimées dans la loi antiterroriste du gouvernement ? Les mesures phares de ce projet de loi, ainsi que les amendements déjà déposés par les députés des différents groupes, donnent une indication sur la direction prise par La République en Marche (LREM). Sans surprise, certains de ces 245 amendements, dont seulement 20% sont imputables au Front national, sont inattendus.

Assignations et surveillance

Le projet de loi antiterroriste ne prévoit plus d'assignation à résidence, mais d'assignation à la commune, c'est-à-dire à "un périmètre qui ne peut pas être inférieur à la commune". Une proposition d'élargissement qui rend le suivi des suspects délicat et fait bondir le député LR Eric Ciotti et consorts. Dans un amendement, Les Républicains écrivent :
"Un individu repéré par les services de renseignement comme particulièrement dangereux, en lien avec un réseau terroriste, se verrait notifier, par exemple, une mesure lui permettant de continuer à circuler librement dans tout Paris ! Cela n'a guère de sens." Ce qui est bien peut dire, car c'est irresponsable.
Le groupe LR propose donc le maintien de l'assignation à résidence. Un autre groupe LR, conduit par Valérie Boyer, propose donc une "assignation à arrondissement" pour les villes de Paris, Lyon, Marseille. S'il est vraiment utile d'étendre le périmètre d'action des terroristes sous surveillance.

Autre proposition constructive du groupe d'Eric Ciotti, la "création d'un régime de rétention administrative". Les détails font froid dans le dos de L'Obs: "Le présent amendement donne au ministre de l'intérieur le pouvoir d'assigner, dans un centre de rétention fermé, aux seules fins de prévenir des actes de terrorisme  [ce qui à L'Obs n'apparaît pas le but recherché : ce qui s'appelle de la "prévention"] tout individu à l'égard duquel il existe des raisons sérieuses de penser [une appréciation subjective ouvrant la porte au laxisme de la justice] qu'il constitue, par son comportement, une grave menace pour la sécurité nationale." Et la sécurité nationale, c'est celle des Français ou de Charlie hebdo...

Douze, 24 ou 36 mois de surveillance ?
 
Dans l'état actuel du projet de loi, les personnes "sous surveillance" le seront durant douze mois. Mais le Front national propose une surveillance étendue à trois ans, tandis que le groupe d'Eric Ciotti opte pour une durée intermédiaire, souhaitant prolonger cette surveillance durant 24 mois. 
"Cette durée est totalement insuffisante, comme d'ailleurs tout le texte, dont la portée n'est pas à la mesure de l'enjeu civilisationnel qui menace désormais notre Nation", souligne le FN.

Perquisition, "visite, saisies" 

Le projet de loi ne parle plus de "perquisitions" mais de "visites et saisies". Et ce n'est pas tout, tente de rassurer ce lundi matin le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, dans un entretien avec "20minutes" : "Comme elles sont susceptibles de porter une atteinte importante aux libertés, nous avons strictement encadré cette disposition en prévoyant une autorisation du juge des libertés et de la détention (JLD), après avis du procureur de Paris, François Molins, et information du procureur du département où elle se déroule." Ce qui en matière de libertés publiques n'innove en rien...

Faut-il inscrire l'état d'urgence dans la législation ?

"Au nom de la lutte antiterroriste, l'administration pourra fixer le lieu de vie des individus et entrer de force dans leur domicile pour s'emparer de leurs biens, notamment leurs équipements informatiques",  ce qui met la Quadrature du Net dans tous ses états. 

Certains parlementaires s'inquiètent en outre d'un aspect concernant ces équipements informatiques : l'obligation de déclarer ses identifiants électroniques (mots de passe des boîtes mails ou des comptes de réseaux sociaux).

"Cet amendement a été adopté par la commission des Lois du Sénat", conteste ainsi le groupe communiste qui, par amendement, s'oppose vivement à cette obligation de déclarer ses identifiants. "Cette mesure n'apparaît pas nécessaire alors qu'il existe, depuis la loi n° 2015-912 du 24 juillet 2015 relative au renseignement, un cadre juridique complet permettant de récupérer les identifiants techniques de connexion, sous le contrôle de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement ou du juge administratif", écrit le groupe parlementaire, qui nie son insuffisance. 

Zones à accès restreint

Image associée
L'usage des périmètres de protection est circonscrit par les sénateurs aux abords de sites soumis au risque d'attaques terroristes. Lorsqu'un endroit devra être soumis à un périmètre de protection (stade de foot, salle de concert où n'importe quel lieu "soumis à un risque d'actes de terrorisme" : les établissements scolaires ?), le projet de loi prévoit "une palpation de sécurité qui devra être effectuée par une personne de même sexe que la personne qui en fait l'objet", ce qui est déjà la règle.

"Cette procédure complique encore une fois le travail de nos policiers et de nos gendarmes !", s'indigne la députée LR Valérie Boyer dans un amendement, qui propose donc que les palpations de sécurité puissent s'effectuer sans distinction de sexe. Le sexe n'est-il pas un concept nié par la gauche qui lui préfère le "genre"?

Un amendement Lafarge

L'un des amendements déposés par La France insoumise prévoit par ailleurs de pouvoir procéder à des "saisies inamicales" sur les entreprises "suspectées notamment de financer directement ou indirectement la commission d'actes terroristes". Une référence claire au cimentier français LafargeHolcim, que Le Monde avait accusé d'avoir payé des taxes au groupe Etat islamique entre 2013 et 2014, via sa cimenterie implantée à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.
"Avec un tel arsenal à sa disposition, le Gouvernement pourra ainsi rassurer le peuple français sur le fait que des sociétés comme LafargeHolcim ne s'aventurent à financer Daesh ou des groupes terroristes, tel qu'ils l'ont reconnu en mars 2017 (pour assurer notamment la sécurité d'une cimenterie en Syrie en 2013 et 2014)", conclut La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

samedi 8 octobre 2016

Sarkozy répondrait à la demande d'un référendum sur l'immigration et la sécurité

"Je vais rendre la parole à la souveraineté populaire", a indiqué l'ancien président.

Nicolas Sarkozy soumettra à référendum ses propositions de suspension du regroupement familial et de placement en rétention administrative des personnes fichées "S"
 
représentant une menace potentielle, quand il sera élu président en 2017, a-t-il annoncé vendredi soir.

L'ancien président s'oppose ainsi nettement à Alain Juppé, encore favori de la primaire d'investiture à droite. Invité du journal de 20 heures de France 2, Sarkozy a mis en avant deux mesures de son programme, que le maire de Bordeaux rejette, sous le sceau gaulliste de la "souveraineté populaire". Dans un entretien au Figaro d'août dernier, Juppé avait en effet estimé que la suspension du regroupement familial n'est pas "une attitude humaine". Quant aux "fichés S", s'il juge fondé leur placement en rétention dans l'hypothèse d'une menace, il exige une intervention de l'autorité judiciaire en amont. Nicolas Sarkozy souhaite un contrôle a posteriori du juge, pour permettre une réactivité plus grande à la menace.
Pour mémoire, Cazeneuve envisage de permettre le placement en rétention de toute personne fichée S, "à titre préventif ". C’est ce que révélé en décembre 2015 une "demande d’avis" envoyée par le ministère de l’Intérieur au Conseil d’Etat. Dans le détail, Cazeneuve ouvrait trois pistes d’élargissement de l’état d’urgence: "L’internement administratif des personnes [fichées S], leur placement sous surveillance électronique ou encore leur assignation à résidence. "
"A défaut", permettre de placer les fichés S « sous surveillance électronique » ou de les assigner à résidence. Une proposition de Nicolas Sarkozy au lendemain des attentats, qu’Hollande avait promis d’étudier.
Se regrouper chez  les "racistes,"
ça se mérite..
.
Instaurée en 1974 en France, l'automaticité du regroupement familial est "un débat sensible, fort, grave, important : je pense qu'il doit être tranché par les Français", a dit Nicolas Sarkozy sur France 2.
"Je poserai donc par référendum cette question le jour du deuxième tour des législatives, le 18 juin 2017 : Est-ce que les Français sont d'accord pour que nous supprimions, nous suspendions le droit automatique au regroupement familial tant que l'Europe ne s'est pas dotée de frontières dignes de ce nom et d'une politique européenne migratoire ?"
Deuxième question, posée le même jour : "Etes-vous d'accord, à l'image de ce que font nos amis britanniques, pour que le ministre de la Sécurité puisse décider de la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux?"
"Donner la parole au peuple, sur des sujets aussi importants, c'est faire le choix de la démocratie", a insisté. l'ancien président.

"Compromission

Vendredi soir également, Nicolas Sarkozy a implicitement dénoncé la "compromission" et la "confusion déloyale"  d'Alain Juppé qui a invité les électeurs de gauche à participer à la primaire d'investiture présidentielle de la droite et du centre, au risque de fausser le vote. A la mi septembre, une enquête Harris Interactive pour France Télévisions créditait les deux candidats de 37 % des voix chacun.

L'enjeu de la participation au scrutin des 20 et 27 novembre, pour lequel le maire de Bordeaux, premier parti en campagne, reste favori, attise l'antagonisme entre les deux candidats, au point que le septuagénaire a déclaré jeudi soir sur France 2 que l'ancien président serait pris de "panique" face à des sondages défavorables. Selon la même entreprise commerciale de sondages, pour les chaînes d'Etat France Télévisions, l'enquête publiée le 6 octobre - après l'invitation de Juppé  à la gauche à interférer dans le vote de la primaire de la droite - 39 % d’entre eux auraient pour projet de voter pour Alain Juppé au premier tour contre 35 % pour Nicolas Sarkozy.

La primaire, "elle doit être ouverte à tous ceux qui partagent les valeurs de la droite et du centre", a opposé Sarkozy sur France 2. "Je vois année après année, pays après pays, les sondages se tromper. Et ils vont encore plus se tromper là parce que personne ne connaît le corps électoral", évoquant la marge d'erreur des sondages présidentiels actuels -environ 3 à 4 points-, de surcroît sur un échantillon non représentatif. Les commerçants du sondage ne prennent donc pas de risques avec ce dernier en date...
Devenir vieux en France
"Si on fait des compromis, des compromissions, si c'est la pagaille. Ca conduira à quoi? Quand la gauche et la droite n'assument plus aucune différence, c'est les extrêmes qui en profitent", a-t-il mis en garde, citant les récentes élections en Allemagne et en Autriche.
"La confusion, c'est le contraire de la démocratie", a-t-il fait valoir en renonçant à "polémiquer" sur le sujet avec Alain Juppé. Jusqu'en 2007, Ségolène Royal ne caracola-t-elle pas dans les sondages des "instituts" qui lui étaient proches ?

"Si on demande à quelqu'un qui partage les valeurs de la gauche d'aller signer un document indiquant qu'il partage les valeurs de la droite et du centre, ça s'appelle de la confusion déloyale", a conclu Nicolas Sarkozy.

L'ancien Premier ministre François Fillon, également candidat à la primaire, est favorable,comme Alain Juppé à une consultation la plus ouverte possible.  Et pourquoi pas une primaire mettant en concurrence Juppé, Fillon, Valls et Hollande ?
"Qu'est-ce que ça veut dire 'de gauche'? Vous ne naissez pas de gauche. Ce n'est pas une qualité génétique d'être de gauche. On n'a pas chacun une étoile sur son vêtement pour dire 'vous êtes de gauche ou vous êtes de droite'", a-t-il lancé jeudi soir sur BFM TV, dénonçant une discrimination simpliste: vérité en de-ça de Juppé, erreur au-delà ?

dimanche 8 juillet 2012

Valls: bonjour les assignations à résidence des clandestins avec mineurs; adieu la rétention

Les familles de sans-papiers avec des mineurs ne seront plus placées en centre de rétention





40 familles relevant du Samu social de Paris, chassées de deux hôtels de Seine-Saint- Denis se sont installées à la résidence hôtelière Mister Bed de Torcy (décembre 2009)

Les sans-papiers en famille seront assignés à résidence -au besoin dans des conditions strictes-, selon la circulaire rendue publique samedi par le ministère de l'Intérieur.

Le double-jeu de Manuel Valls 
D'un côté le ministre confirme l'un des engagements de François Hollande pendant la campagne présidentielle. "Maintenir des enfants en rétention n'est pas acceptable", a expliqué sur France Info.
Mais de l'autre, il prévient qu'il ne se départira  pas de son "message de fermeté" face à la montée de l'immigration clandestine: "Nous ne sommes pas en situation aujourd'hui d'accueillir plus que ce qui est possible sur notre territoire national". 

L'enfant, utilisé comme cheval de Troie

Le ministre socialiste est donc parfaitement conscient que la volonté de la "gauche molle" constitue
un appel d'air à l'immigration clandestine, mais surtout un facteur aggravant: le sans-papier ne pénétrera plus seul sur le territoire, mais accompagné d'un enfant. "Une politique d'immigration (...) doit permettre la stabilité des étrangers en situation régulière, la régularisation sur des critères précis mais également des reconduites à la frontière", a ajouté le ministre de l'Intérieur. 
Cette instrumentalisation des enfants n'a encore pas interpellé les associations familiales... 
Sont-elles toutes militantes au côté du gouvernement et indifférentes à la récupération des enfants ? 

Manuel Valls permet le contraire de ce qu'il affiche

Mise en rétention "en cas d'interpellation ultérieure

Pour le Défenseur des Droits, Dominique Baudis,
la fin de la rétention des mineurs serait logique après la condamnation de la France par la Cour européenne des Droits de l'Homme en janvier: "C'est une décision que nous attendions", a déclaré Dominique Baudis "Comme de toutes façons ils ressortaient, c'était vraiment inutile de se livrer à ces allers-retours...", a-t-renoncé.

Valls a prévu d'être mis devant le fait accompli
La circulaire prévoit qu'en cas de non respect de l'assignation, de fuite ou de refus d'embarquer, la famille ne pourra "plus bénéficier" du nouveau dispositif. 

Et "en cas d'interpellation ultérieure, vous pourrez procéder à la mise en rétention administrative", écrit Manuel Valls aux préfets dans la circulaire. 
Baudis pense-t-il que, " comme de toutes façons" les migrants qui sont  entrés sur le territoire en toute illégalité n'ont rien à faire d'une circulaire de Manu Valls, la cause est déjà entendue ? 

D'ailleurs des dispositions ont été prises "pour que les équipements à l'accueil spécifique des mineurs soient régulièrement entretenus ou renouvelés dans tous les centres [de rétention administrative] déjà adaptés à l'accueil des familles", selon la circulaire. 

45 jours d'assignation à résidence

L'assignation à résidence est limitée dans la durée
Elle ne pourra excéder 45 jours (délai renouvelable une fois).
Elle sera également rendue difficile à respecter et donc à appliquer, puisqu'elle est d'ores et déjà strictement encadrée avec un "périmètre de circulation" et l' "obligation périodique de se présenter " au commissariat ou à la gendarmerie. 
Bien qu'ils ne fassent l'objet d'aucun jugement, cette contrainte les assimile donc aux repris de justice condamnés. 

Seront également demandées des "
garanties de représentation" avec une "preuve d'une résidence effective permanente" ainsi que la "possession de documents d'identité et de voyage en cours de validité et qui peuvent être conservés par l'autorité administrative en échange d'un récépissé valant preuve d'identité". 
L'encadrement des familles de sans papiers engloutira le contingent de personnels affectés à la police. 

Pour ceux "dont les garanties de représentation sont faibles et dont le comportement d'ensemble révèle une volonté manifeste de fraude", sera mise en place une "assignation à résidence au domicile avec une vigilance toute particulière ou assignation dans un autre lieu permettant une surveillance facilitée" par policiers ou gendarmes. 


Manuel Valls recommande également aux préfets de privilégier les dispositifs d'aide au retour. Leur coût est-il chiffré et publié ?  

Mayotte, non concernée par la circulaire Valls

Mayotte  fait exception
Ile de l'archipel des Comores situé au nord-ouest de Madagascar, Mayotte fait partie des pays et territoires d'outre-mer de l'Union européenne, mais, selon les associations, 5.389 enfants y auraient été privés de liberté en 2011.
Mayotte est une société matriarcale placée sous les influences africaine, indienne et arabe, de tradition sunnite, où l'islam est pratiqué par 95 % .

Depuis les années 1980, de nombreux ressortissants du pays formé par les îles indépendantes, cherchent à gagner Mayotte, notamment depuis
Anjouan, membre de la République fédérale islamique des Comores (RFIC),
 pour chercher des conditions de vie meilleures. Ces personnes sont considérées comme des immigrés clandestins par les autorités de Mayotte et sont renvoyées  sur le territoire de l'Union des Comores (République fédérale islamique des ComoresRFIC). L'Union, considérant que Mayotte fait partie de son territoire, proteste contre cette politique qui, selon elle, brime ses citoyens qui ne font que gagner une partie du territoire de l'Union. À ce titre, en se référant à l'article 7 du Statut de Rome, elle considère ces arrestations et renvois comme crime contre l'humanité. Pourtant, la population de Mayotte — 190 000 habitants fin 2007 — est composée à 30 % de réfugiés en provenance d'Anjouan. 

"C'est un territoire qui est soumis à une pression migratoire massive", a reconnu sur France Info Manuel Valls qui dit vouloir instaurer un "dialogue avec les autorités comoriennes". La "situation singulière" de ce département d'Outre-mer va être étudiée par "une personnalité indépendante" pour des propositions "dès la rentrée", selon l'Intérieur. 
Décrivant une situation "préoccupante", Dominique Baudis se rendra dans le département à l'automne, avant «un rapport sur la situation des droits» dans l'archipel.

Or, respectueux de la Cour européenne des Droits de l'Homme, le gouvernement de François Hollande et D. Baudis négligent en revanche les critiques de la communauté internationale sur la présence française aux Comores.


Un coût que  la Cour européenne des Droits de l'Homme n'a pas estimé
Le coût du renforcement des effectifs de la Justice, de la Police et de la Gendarmerie, à hauteur de 1 000 postes par an au total sur la durée du quinquennat, est estimé à 180 millions d’euros par an
Ce coût monterait à 204 M€ à partir de 2020, une fois l’ensemble des agents en poste, à l’issue de leur formation initiale. 

Encore est-il supposé que ces postes ne seront pas pourvus par redéploiement et nécessiteraient la création nette de 5 000 emplois, répartis de façon égale entre la Justice, la Police et la Gendarmerie. 

Aux charges de personnel supplémentaires s’ajoutent des dépenses de fonctionnement et des dépenses locatives.

jeudi 9 juin 2011

Le Conseil Constitutionnel valide la loi sur l'immigration


Les Sages ont déclaré conforme à la Constitution la quasi-totalité de la loi.

Le Conseil constitutionnel donne son feu vert au texte «sur l'immigration, l'intégration et la nationalité» voté par le Parlement et défendu par le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

Le Conseil Constitutionnel a jugé irrecevables les vives critiques de la gauche et des associations de "défense des droits" des étrangers qui l'avaient saisi.
Le Premier ministre, François Fillon, avait manifesté son accord avec Guéant sur le contrôle de l'immigration: lien PaSiDupes
Dorénavant, un étranger en situation irrégulière qui fait l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière et qui est placé en rétention administrative ne pourra plus saisir simultanément le juge administratif et le juge judiciaire. Il aura deux jours pour saisir le tribunal administratif, chargé d'apprécier la légalité de l'arrêté de reconduite à la frontière, et qui devra rendre son jugement dans les trois jours.
Ce n'est qu'au terme de ce délai de cinq jours que l'étranger en situation irrégulière pourra saisir le juge des libertés et de la détention (JLD) pour contester son maintien en rétention administrative.
Le Conseil constitutionnel a émis une réserve sur le cas des étrangers en situation irrégulière placés d'abord en garde à vue pendant deux jours dans le cadre d'une enquête pénale, puis transférés en zone de rétention administrative. En pareille hypothèse, le JLD devra intervenir le septième jour au plus tard.

Les Sages ont donné leur feu vert à la création de zones d'attente temporaires, destinées à permettre aux préfets de faire face à l'arrivée d'un nombre important d'étrangers en situation irrégulière en dehors d'un point de passage frontalier. Ces zones d'attente temporaires ne pourront être créées pour une durée de plus de vingt-six jours.

Le seul article censuré porte sur la possibilité de maintenir jusqu'à dix-huit mois en rétention administrative un étranger en situation irrégulière condamné à une interdiction du territoire pour des actes de terrorisme. Le Conseil constitutionnel a considéré que cette durée ne pouvait pas dépasser six mois en pareil cas.

dimanche 7 février 2010

Opération No Border à Calais: des clandestins instrumentalisés

Les activistes de No Border tentent de déstabiliser les autorités



Commentaire orienté de l'agence R*****:
« Depuis la destruction de leur camp,
les migrants sont à la recherche d'un nouvel asile
»

Les faits

L'association altermondialiste No Border (Lire PaSiDupes) a installé environ 90 clandestins hier après-midi dans un hangar de Calais, avec la complicité de SOS Soutien aux sans papiers, une organisation radicale d'aide aux illégaux, qui a servi d'intermédiaire en se portant locataire du local il y a quelques semaines. L'association a ensuite délégué la gestion de ce hangar de 600 mètres carrés à de No Border et à une vingtaine de ses militants d'encadrement. Plusieurs d'entre eux sont même allés chercher des matelas qu'ils avaient entreposés à proximité.
Libérez tous les migrants prisonniers !

La quinzaine d’agents qui étaient postés devant l’entrée du bâtiment dans l’après-midi s'est trouvée vite débordée. Des renforts de policiers et environ 75 CRS ont donc été appelés dans la soirée en soutien.

=> «Le sous-préfet nous a demandé d'évacuer les lieux, nous promettant en échange qu'aucune interpellation de migrants ne serait faite. Mais les migrants, eux, ne veulent pas bouger», a expliqué Rodolphe Nettier, président de l'association «SOS soutien ô sans-papiers». «Légalement, les autorités n'ont aucune raison d'intervenir. Il s'agit d'une réunion privée, qui se déroule dans un lieu privé», a-t-il fait valoir.

Amateurs de cagoule, voire de burqa, à n'en pas douter

La préfecture du Pas-de-Calais ne partage pas cette vision, car ce hangar destiné au stockage de matériels n'est pas aux normes pour recevoir du public.
Ces derniers éléments d'information ne sont pas fournis par l'agence de presse française, ni aucun de multiples organes de presse copieurs-coleurs...

Une provocation concertée - la schizophrénie altermondialiste
Apparence ludique et réalité subversive, ses deux mamelles balancent

Un rien l'habille et le noir lui va si bien !
« No Border a décidé de se servir d'un hangar », dixit France Info. La vérité voudrait que la presse militante déclare que « No Border a décidé de se servir des migrants » pour mener son action insurrectionnelle.
« A l'invitation d'une association de sans papiers », SOS soutien ô sans papiers, ajoute la radio de service public. La concertation avec No Border est établie .

=> SOS Soutien aux sans papiers

  • Les 15 avril et 20 mai 2008, lorsqu' éclatent des grèves 'spontanées' de travailleurs clandestins appelés "travailleurs étrangers en situation irrégulière" dans une vingtaine d'entreprises franciliennes, c'est la CGT qui tire les ficelles avec l'association Droits devant! par ailleurs aux côtés de la Brigade Activiste des Clowns (B.A.C.) et de nombreuses autres brigades anti-républicaines. Slogan: « Ensemble, Proclamons et organisons l’insurrection des droits !! »
  • Concurremment, de nombreux mouvements autonomes ou soutenus par des associations, des collectifs ou des syndicats (Solidaires, CNT, ci-dessous) se mettent en place pour ne pas abandonner le terrain aux premiers .

    Ces grèves s'insèrent dans un contexte de protestation lié à l'incendie du centre de rétention administrative de Vincennes dont la responsabilité partielle a été imputée à RESF (Réseau éducation sans frontières) par le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre. Le 3 août, des tentatives d'incendie ont lieu au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Des communiqués de presse des ministères de l'Immigration et de la Justice dénoncent l'activisme d'associations pour le moins radicales. Une plainte est déposée quelques jours plus tard contre l'association SOS Soutien aux sans-papiers.

    => No Border

  • Ce réseau associatif européen utilise le créneau idéologique de la liberté de circulation entre les différents pays et plus particulièrement contre les politiques de contrôle de l'immigration au sein de l'Espace Schengen.
  • Concrètement, No Border instrumentalise des « étrangers en situation irrégulière" en leur faisant miroiter une hypothétique régularisation. Leur objectif consiste en fait à développer des actions subversives contre les gouvernements, au prétexte de fermetures des centres de rétention administrative.
    Du 23 au 29 juin 2009, le réseau No Border organisa un camp de clandestins à Calais. Lire PaSiDupes

    Activistes sans clandestins


    A Calais
    ou à Vienne,
    partout
    en Europe


    Mouvement européen, voire international







    Slogans dans la veine de Mai 68

    « Nous danserons sur vos cendres de rétention »,
    « Travailleurs ou immigrés, même patron, même combat »,
    « L'immigration est une richesse pour la France, tout homme mérite le respect »

    Une tromperie

    ECOUTER
    le témoignage du maire de Calais


    Aucun amalgame de mauvais goût ?











    Uniformité de l'information: pensée unique de l'agence de presse française

    Tous (10 illustrations, ici) titrent et publient le même article (10 fois).

    1. France24 - Un groupe d'une centaine de migrants élit domicile dans ...
    2. Le Courrier picard - Un groupe d'une centaine de migrants élit ...
    => dont l'un des journalistes, Nicolas Totet, s'en est pris à Xavier Bertrand et que les chaînes parlementaires solidaires présentent comme la victime, malgré l'accumulation de questions déplacées (vu l'état de santé du maire de St Quentin, tendancieuses (sur le cumul -hypothétique- des mandats), voire agressives, si on a une notion exacre de l'insolence ! Que les media aient une autre appréciation, à l'instar de Rue 89 ou Le Monde, laisse perplexe et inquiet sur leur objectivité générale. VOIR et ENTENDRE la video
    3. www.lemonde.fr - Un groupe d'une centaine de migrants élit domicile dans un hangar à Calais , France , Actualités , Votre actualité quotidienne locale, régionale et ...
    4. www.rtlinfo.be - Un groupe d'une centaine de migrants élit domicile dans un hangar ...
    Un groupe d'une centaine de migrants s'est installé samedi provisoirement dans un hangar de Calais, loué par une association d'aide aux sans-papiers,...
    5. www.lexpress.fr - Un groupe d'une centaine de migrants élit domicile dans un hangar ...
    6. fr.buzz.yahoo.com - Un groupe d'une centaine de migrants élit domicile dans un hangar ...
    Image : Un groupe d'une centaine de migrants élit domicile dans un hangar à ... de migrants s'est installé samedi provisoirement dans un hangar de Calais, ...
    7. TV5MONDE : actualites : Un groupe d'une centaine de migrants élit ...
    6 févr. 2010 ... A*P - Denis Charlet. CALAIS (Pas-de-Calais) (A*P) 22:32. Un groupe d'une centaine de migrants élit domicile dans un hangar à Calais ...
    www.tv5.org/.../p-1911-Un-groupe-d-une-centaine-de-migrants-elit-domicile.htm?&... - Il y a 9 heures -
    8. France 3 -> REGIONS -> Régions - Flash Info
    CALAIS (PasdeCalais), 6 fév 2010 (A*P) - 23h19. Un groupe d'une centaine de migrants élit domicile dans un hangar à Calais Un groupe d'une centaine de ...
    9. www.midilibre.com - Un groupe d'une centaine de migrants élit domicile dans un hangar à Calais · /Un groupe d'une centaine de migrants s'est installé samedi provisoirement dans ...
    10. www.lesechos.fr - Un groupe d'une centaine de migrants élit domicile dans un hangar à Calais. [ 06/02/2010 - 23:32 - A*P ].

    Autre exemple de schizophrénie altermondialiste





  • Ouvert à tous... mais photos interdites