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samedi 31 mars 2018

Peut-on croire Collomb sur des "expulsions d'étrangers", pour ne pas dire des islamistes dangereux ?

Le ministre de Macron assure que 20 étrangers ont été expulsés de France en 2017: un exploit?

Parce que "étrangers" ?


Vingt étrangers  - radicalisés, précise finalement l'AFP -  en situation régulière ont été expulsés du territoire français en 2017, a affirmé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb à Ouest-France dans un entretien paru samedi, un chiffre "jamais atteint auparavant", insiste la terreur des terroristes.

G. Collomb était interpellé sur les étrangers radicalisés présents sur le territoire par l'opposition non internationaliste, à la suite des attentats islamistes qui ont fait quatre morts, des hommes, dans l'Aude le 23 mars.

"Déjà le cas !", a-t-il aussi assuré sur Twitter samedi, qualifiant le chiffre de 20 expulsions de "record", sans donner plus de détails, notamment sur l'identité et la nationalité des expulsés, sans donc aucune possibilité de contrôle de ses dires.
Collomb cite la droite que l'AFP tente de discréditer: 
L'inscription est-elle une la preuve d'une intégration réussie
et la garantie d'un "risque 50%" pour la population? 

Et les expulsions se sont-elles bien passées ?
En août 2017, trois individus de nationalité marocaine, âgés de 37 à 41 ans et vivant à Trappes, dans les Yvelines, ont été expulsés vers le Maroc en raison des liens qu'ils entretiennent avec la mouvance islamiste radicale, un pléonasme, selon une information de BFMTV. Deux d'entre eux font partie d'une fratrie de six frères bien connue des services de renseignement: ils sont frères du détenu de la prison d'Osny qui avait agressé deux surveillants en septembre 2016. Lorsque la DGSI n'est pas face à ce type d'évidence, elle est désemparée. Deux autres frères ont rejoint Daech.  Deux autres frères de cette famille, Abdelhafid et Khalid, qui ont rallié les rangs de l'organisation djihadiste Etat islamique en Syrie, sont probablement morts. En dessous de six islamistes, la DGSI est impuissante et parle de 'loup solitaire'.
En janvier 2017, suspectés d'être en liens avec la mouvance islamiste en France, deux habitants des Yvelines ont saisi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour éviter l'expulsion dans leur pays, le Maroc, où, selon eux, ils risquent la torture. Cette requête a, pour l'heure, mis en suspens leurs départs.

L'insistance du ministre de l'Intérieur pour  affirmer que les attaques à Trèbes et Carcassonne étaient "difficilement prévisible(s)" pose question.
Elle jette un fort doute sur la réalité des faits : un sentiment, même asséné, ne fait ni un fait, ni une vérité. 
L'auteur des assassinats au nom de Allah, Radouane Lakdim, à 25 ans, était déjà inscrit au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste) depuis novembre 2015, mais les investigations n'auraient montré "aucun signe:  laissant présager un passage à l'acte".
Le couple Lakdim partageait le même signalement FSPRT.

La préfecture de l'Aude "souhaitait se consacrer à des objectifs considérés comme plus lourds" ? Combien d'entre eux menacent-ils encore - et bien davantage - la population du département, et au-delà?
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) lui avait toutefois envoyé en mars 2017 une lettre de convocation pour un entretien d'évaluation : "elle souhaitait s'assurer qu'il ne présentait plus de signe de radicalisation avant que son dossier ne soit éventuellement mis en veille", a raconté le ministre, soulignant ainsi les soupçons de la DGSI. Cette convocation a-t-elle accéléré chez l'islamiste le processus criminel en préparation chez ce soi-disant "loup solitaire" ? 

Et quelle(s) charge(e) pesai(en)t sur Lakdine incarcéré en 2016, à Carcassonne?
Collomb élude et l'AFP détourne l'attention de l'information finale contenue dans la video ci-dessous, et n'hésite pas à accuser l'opposition de ne pas se laisser facilement convaincre.

La droite vigilante demande des mesures plus sévères à l'encontre des individus fichés, mais Collomb a déjà avoué être dépassé : le septuagénaire estime que "mettre en prison les 26.000 fichés S, ou ceux qu'on jugerait dangereux" est "impossible".

Collomb dissimule que la compagne de Lakdim était fichée dangereuse

Cette femme de 18 ans est suivie pour radicalisation islamiste par les services de renseignement, qui la placent néanmoins à l'un des niveaux les plus bas de l'échelle de dangerosité, comme Radouane Lakdim. Il est donc permis de douter de la pertinence des critères et de l'adaptation des moyens de cette surveillance si elle est incapable d'anticiper un passage à l'acte.

Placée en garde à vue
après les attaques vendredi, la compagne de 18 ans du djihadiste franco-marocain est  'fichée S' (pour 'sûreté de l'Etat" !), ont indiqué une source policière et une source judiciaire "proches de l'enquête". 

Elle était suivie par les services de renseignement avant l'attentat.
Interrogée depuis vendredi par les enquêteurs, l'islamiste en jupon (et hijab, de peur d'être frôlée ?) "manifeste des signes de radicalisation", brode sur le sujet une source judiciaire. Peut-elle ajouter qu'elle était appréciée de sa crémière et estimée de l'assassin ?

Le signalement de sa compagne se situe également à un niveau "très bas du spectre" de dangerosité, raconte une source proche du dossier et surtout du gouvernement. 
Etre fiché au pied de cette échelle n'est-il pas déjà un signe de dangerosité ? Elle a crié 'Allah Akbar" lors de son interpellation, rapporte le procureur Molins.

Un complice de Radouane Lakdim avait été placé en garde à vue vendredi. 
Il s'agit de l'un de ses amis, âgé de 17 ans et habitant dans la même cité d'Ozanam, près de Carcassonne. Il a été relâché.
Le quartier de l’Ozanam, dans lequel Radouane Lakdim vivait aussi, est connu comme réactif à la propagande salafiste qui fabrique des terroristes islamistes. 
Lakdim y avait bénéficié d'un emploi à la Régie de quartiers de la ville, organisme d’insertion dont le label est présent sur l’ensemble du territoire dans les zones défavorisées. Ses contrats - à durée très courts, environ un mois - étaient destinés à un public en marge.Lakdim  fréquentait la petite mosquée et aurait fait partie d’un noyau d’une dizaine de Carcassonnais proche des réseaux djihadistes toulousains - celui des frères Clain et de Sabri Essid, qui aurait été tué le mois dernier en Syrie, écrivent les journalistes de Libération, Rachid Laïreche et Ramsès Kefi.
"Un bâti anachronique", selon Libération
Ces deux journalistes décrivent un quartier "dont les murs, de loin, font penser à un foyer de travailleurs Sonacotra resté figé dans les années 80 et des bâtiments "ridés" ce qui n'est pas corroboré par la photo ci-dessus...
La DGSI se satisfait qu'un islamiste ne se fasse pas remarquer avant de passer à l'acte...


"Petit" délinquant, Radouane Lakdim avait toutefois été condamné une première fois à un mois de prison avec sursis en 2011 pour port d'arme prohibé, puis une seconde fois à un mois de prison ferme pour usage de stupéfiants et refus d'obtempérer en 2015. Soumis à une surveillance des services de renseignement, régulière sans être permanente, il s'est révélé être proche de la mouvance islamiste radicale, notamment sur les réseaux sociaux. Lors de son passage en prison en août 2016, Radouane Lakdim ne se fait pas remarquer.

Vendredi, quelques heures après l'attaque, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a affirmé que le djihadiste a "agi seul" et serait passé à l'acte "brusquement". 
Même son de cloche, évidemment, de François Molins, le procureur de la République de Paris, qui a confirmé la thèse gouvernementale déclarant que son suivi par les services de renseignement en 2016-2017 "n'a permis de mettre en évidence aucun signe précurseur d'un éventuel passage à l'acte terroriste".

A 16 heures, vendredi 23, Daech revendiquait les quatre assassinats et les 16 blessés.

mercredi 28 mars 2018

Djihad dans l’Aude : Laurent Wauquiez réclame une action offensive contre le terrorisme islamiste

La colère monte face à la réalité de la lutte contre le terrorisme et le suivi des  radicalisés

Le président des Républicains et plusieurs personnalités, de gauche comme de droite, relancent le débat sur le suivi des 'fichés S'

Combien de Radouane Lakdim, 
naturalisés mais bi-nationaux 
circulent et passent les frontières librement ?
Laurent Wauquiez et d'autres réclament le rétablissement de l’état d’urgence.
Trois jours après la folie meurtrière d'un fanatique islamiste qui a fait quatre morts dans l’Aude, la question est soulevée de la détermination du pouvoir macronien à protéger efficacement la population des attaques islamistes et à renforcer le suivi des individus radicalisés. Le fait que l’auteur des assassinats, Radouane Lakdim, est en effet un délinquant condamné pour des délits de droit commun à une peine d'un mois qu'il n'a pas effectuée, interpelle l'opinion à défaut de mobiliser les députés LREM. 

L'individu avait été signalé pour sa radicalisation ce qui relance le débat sur le suivi des 'fichés S', à l'initiative de  plusieurs personnalités, mais assez peu à la gauche de l’échiquier politique. 
Dans une déclaration à la presse du lundi 26 mars, Laurent Wauquiez a ainsi demandé le rétablissement de l’état d’urgence, dénonçant la "coupable naïveté" d’Emmanuel Macron dans la lutte contre le terrorisme. "La contagion islamiste doit être éradiquée, a fait valoir L. Wauquiez. Je demande que l’on s’en donne les moyens et que l’état d’urgence soit rétabli." 

Comme depuis plus de trois années, le président des Républicains a également exigé l’instauration de mesures comme l’internement des 'fichés S' de nationalité française 'les plus dangereux' et l’expulsion des ressortissants étrangers qui font l’objet de la même surveillance. 

Tandis que le PS et le PCF gardent le silence, le FN demande la démission du ministre de l’intérieur Gérard Collomb. Marine Le Pen rappelle en effet que "les premiers mots [du ministre septuagénaire] devant la caméra, c’est de dire 'nous ne savions pas qu’il était radicalisé' "

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a aussi proposé le retour à l’état d’urgence, l’expulsion des 'fichés S' étrangers et l’interdiction des Frères musulmans et du salafisme. 

Dimanche, Manuel Valls a souscrit à cette proposition de l’interdiction du salafisme, et l’ancien premier ministre socialiste a suggéré de regarder "de près les questions liées à la rétention administrative" pour les 'fichés S' "dont on considère qu’ils représentent un danger"
"Je ne vois pas comment on peut mettre ça en place", lui a opposé lundi la sénatrice PS Laurence Rossignol sur LCI. "On a déjà du mal à traiter le problème de la radicalisation en prison, a-t-elle admis, suggérant toutefois que le système pénitentiaire serait la cause principale, bien que, dans le cas du tueur de l'Aude,  Radouane Lakdim n'ait pas effectué sa peine (…) "Faire des rétentions administratives, c’est rassembler ensemble [sic] les 'fichés S' (…), mais là encore c’est des bouillons de culture de la radicalisation, a-t-elle insisté, colportant les idées reçues, pour discréditer toute action de prévention, une idée surfaite dont le PS fait depuis 20 ans une panacée. "Donc, je ne crois pas que ce soit la bonne solution", a conclu, sans surprise, la sénatrice de l’Oise, sans faire aucune proposition positive. 

Ancien directeur général de la police nationale et aujourd’hui, vice-président LR de la région Ile-de-France chargé de la sécurité, Frédéric Péchenard a, lui aussi, repoussé cette idée de rétention administrative émise par  l'ancien ministre PS de l'Intérieur: "Je ne pense pas que ça ait beaucoup de sens dans la mesure où, c’est l’ancien policier qui parle, c’est très difficile à mettre en oeuvre. C’est très difficile techniquement (et) très difficile juridiquement", a-t-il déclaré sur Europe 1. 
Mais F. Péchenard a exprimé ses préférences.  "D’autres mesures peut-être moins spectaculaires mais plus efficaces" telles que le rétablissement des perquisitions administratives et le renforcement du renseignement pénitentiaire, afin d’" affiner pour savoir qui va passer à l’acte" parmi ces personnes. 

L’ex-directeur général de la police s’est dit en outre "favorable" à la fin de l’état d’urgence, une mesure qui doit être appliquée "dans une démocratie comme la France (...) dans un temps très court". 

Près de 20.000 suspects inscrits au fichier des signalements 

Abattu par les forces de l’ordre après son djihad meurtrier à Carcassonne et Trèbes dans l'Aude, le tueur de l’Aude, Radouane Lakdim, est un Français d’origine marocaine. Né au Maroc le 11 avril 1992, il est arrivé en France dans les premiers mois de sa vie et a été naturalisé en 2004, à l’âge de 12 ans, un âge de raison, dit-on, mais du seul fait que son père était devenu français. Mais il disposait de la double nationalité.
Il était "fiché S" et avait fait l’objet d’un suivi par les services de renseignement en 2016 et 2017. Or, aucun "signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l’acte terroriste" n’avait été décelé, raconte le procureur de la République de Paris, François Molins. 
Sa compagne, placée en garde à vue après les quatre assassinats d'innocents vendredi, est aussi fichée pour radicalisation, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Radouane Lakdim, un terroriste suivi par la DGSI, sans l'être.
Les versions divergent selon les sources et la question de la vérité interpelle. 
BFMTV rapporte que l'islamiste qui est passé à l'acte vendredi n'était plus suivi depuis le début de l'année. 
L'air de rien, cette source met en évidence les incohérences. En 2016 et 2017, Lakdim a été suivi par les services de renseignement, qui n'ont décelé aucun "signe précurseur pouvant laissent présager un passage à l'acte terroriste", selon le procureur de Paris qui se dandine, le fameux François Molins. Sa surveillance avait alors été arrêtée.
En août 2016, Lakdim avait pourtant fait un mois de prison après des condamnations pour "port d'arme prohibé", "usage de stupéfiants" et "refus d'obtempérer", des "délits de droit commun ", selon Le Monde déjà cité plus haut.

20.000 Radouane Lakdim dans la nature
Près de 20.000 personnes sont aujourd’hui inscrites, comme Radouane Lakdim, au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). 
Sur ce total, 11.000, les plus sensibles, sont "prises en compte" par les services, qui analysent leur dangerosité avec pour objectif de prévenir les passages à l’acte.
Ces 11.000 Radouane Lakdim sont-ils "pris en compte" comme des statistiques ou des dangers potentiels pour la population dans laquelle ils circulent librement ?

 

mercredi 23 août 2017

France : tout terroriste est-il un "déséquilibré" ?

La France est dans le déni des actes terroristes sur son territoire et se refuse à nommer les islamistes

"Un tiers" des personnes signalées radicalisées "présentent des troubles psychologiques"

Résultat de recherche d'images pour "psychiatrie et terrorisme"Or, les personnes fichées atteintes de troubles psychologiques seraient quelques 5.800, indique le ministre de l'Intérieur.
Les  auteurs, présumés ou avérés, des dernières attaques présentent des profils corroborant ce chiffre, selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Dans le "FSPRT (fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation), nous considérons qu'à peu près un tiers (des personnes) présentent des troubles psychologiques", a déclaré le ministre ce mardi sur BFMTV. Environ 17.400 personnes sont recensées dans le FSPRT, créé en 2015, selon un rapport sénatorial publié au printemps.

Au lendemain du drame en Seine-et-Marne où un homme avait foncé avec sa voiture dans la foule en terrasse d'une pizzeria, tuant une adolescente et faisant 12 blessés, le 14 août, Gérard Collomb avait déclaré vouloir mobiliser les hôpitaux psychiatriques et les psychiatres "pour identifier les profils qui peuvent passer à l'acte". Etablir un portrait-robot ? A partir de l'âge scolaire ?

Impliquer le milieu médical
"Il est clair que le secret médical c'est quelque chose de sacré mais en même temps, il faut trouver le moyen qu'un certain nombre d'individus, qui effectivement souffrent de troubles graves, ne puissent pas commettre des attentats", a insisté de nouveau mardi matin le ministre de l'Intérieur.
Il a notamment cité le cas de l'individu qui lundi a tué une passante et blessé une autre à Marseille en fonçant sur deux abribus à bord d'une camionnette.
"Il sortait de clinique psychiatrique. Il avait des antécédents de prison et il assassine une personne. Il faut réfléchir sur ce genre de prisme", a estimé le ministre. Ce n'est pas du terrorisme (...) mais on a de l'imitation. Un certain nombre d'esprits faibles peuvent se laisser entraîner à des actes de mimétisme."

Les psychiatres doivent-ils vraiment entrer dans la lutte contre le terrorisme ?

L'attaque s'est déroulée dans un quartier commerçant très fréquenté de Stockholm.C'est l'idée défendue par le ministre de l'Intérieur au lendemain de deux attaques menées par des individus qualifiés de "déséquilibrés" par les services de police, sans aucune compétence médicale et a fortiori psychiatrique, en la matière. 

Et pourtant, ils empruntent un mode opératoire islamiste, notamment en utilisant une voiture-bélier, selon les recommandations de l'Etat islamique:
La camionnette qui a foncé dans la foule lundi soir à Nantes.
à Nantes, en décembre 2014, photo ci-contre, une camionnette fonce dans la foule du marché de Noël : Sébastien S., 37 ans, "a heurté avec son véhicule des piétons" en plein cœur de la ville, faisant au moins onze blessés, dont cinq graves. La procureure de la République évoque un "cas isolé", écartant tout "acte de terrorisme". "Si c'est un islamiste radical, alors c'est un converti, car le nom de famille est de consonance clairement européenne", spéculait un policier local, juste après l' "accident". "Ce n'est pas un accident, c'est une rue piétonne à accès contrôlé. C'est quelqu'un qui avait évidemment une intention criminelle", a conclu un témoin présent sur le marché, François de Rugy, alors député écologiste de Loire-Atlantique et actuel président de l'Assemblée;

à Berlin, le 19 décembre 2016, le Tunisien Anis Amri avait foncé à bord d'un camion sur un marché de Noël en plein centre de Berlin, faisant 12 morts et 48 blessés,à Heidelberg en février 2017 (armé d'un couteau, l'homme souffrait de troubles psychiatriques, selon le quotidien populaire allemand Bild);

à Stockholm, en février, quand un poids lourd a foncé sur les piétons au croisement d'une artère du centre-ville et de la rue piétonne la plus fréquentée de la capitale suédoise, faisant quatre morts et douze blessés.: les autorités suédoises ont rapidement évoqué la piste d'un attentat;

à Londres, le 22 mars : Khalid Masood avait foncé avec sa voiture dans la foule sur le pont de Westminster, faisant au total quatre morts et une cinquantaine de blessés et avait ensuite poignardé à mort un policier avant d'être abattu dans la cour du Parlement;

à Nice, le 14 juillet 2016, jour de la Fête nationale, un autre Tunisien, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, avait quant à lui lancé son poids lourd sur la foule sur la Promenade des Anglais, tuant 86 personnes et faisant plus de 400 blessés.
Un mode opératoire préconisé par Daesh Ces trois attaques avaient été revendiquées par les islamistes de Daesh. Leur mode opératoire répond d'ailleurs à des préconisations formulées par l'organisation djihadiste en 2014, dans son magazine de propagande Inspire. Daech y appelait ses combattants à "utiliser un camion comme une tondeuse à gazon"."Allez dans les endroits les plus densément peuplés et prenez le maximum de vitesse pour faire le plus de dégâts. Si vous avez accès à une arme à feu, utilisez-la pour finir le travail", écrivait l'organisation terroriste.
A la même époque, Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de Daesh, avait justement appelé à utiliser cette méthode pour commettre des attaques contre les pays occidentaux. "Comptez sur Allah et tuez-les de n'importe quelle manière", avait-il déclaré dans un message publié en plusieurs langues, précisant: "Si vous n'avez pas d'arme, frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, ou écrasez-le avec votre voiture". 
En Seine-et-Marne, le 14 août dernier, un homme avait foncé sur la terrasse d'une pizzeria à Sept-Sorts, , tuant une jeune fille de 12 ans. 

A Marseillelundi, la scène se reproduisait quand un homme a foncé avec son véhicule sur deux abribus. Là encore, une femme a perdu la vie (aujourd'hui, on ne meurt plus et hier encore on "trouvait la mort"...) A chaque fois, la thèse terroriste a été écartée : la piste d'un acte de "déséquilibré" est privilégiée.

Le gouvernement saisit le prétexte d'un "acte isolé" pour affirmer qu'il a affaire à l'acte d'un "déséquilibré." Un cas de figure appelé à se développer, car c'est une incitation de Daesh et qui ne nécessite qu'une logistique légère.

Collomb a lancé a une concertation avec le ministère de la Santé pour une collaboration entre services de police et psychiatres

"Un certain nombre d’esprits faibles qui voient ce qu’il s’est passé veulent passer à l’acte pour imiter, banalise Gérard Collomb sur BFMTV et RMC. Ça, c'est grave et c'est ce contre quoi il faut se prémunir."