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lundi 23 novembre 2015

Toulouse: interpellation d'une musulmane refusant de retirer son niqab et insultant les policiers lors d'un contrôle

En niqab dans l'espace public, elle est interpellée pour... "outrage"

La rebelle a refusé de dévoiler son visage et a insulté les policiers qui l'ont interpellée à Toulouse

Les forces de l'ordre ont demandé à deux femmes portant le niqab de se dévoiler le visage pour un contrôle qu'il est difficile de qualifier d'"au faciès", mercredi soir vers 22h00 dans le quartier du Mirail. La première n'a opposé aucune difficulté mais la seconde, âgée de 38 ans, a refusé et a vertement insulté les policiers qui l'ont donc interpellée.

Le port du niqab, motif du contrôle, n'est pas retenu pour sa garde à vue
D'origine non communiquée, la musulmane attachée à son niqab a été placée en garde à vue à Toulouse pour "outrage" aux représentants de la loi qui lui avaient demandé de prouver son identité en montrant son visage, a-t-on appris jeudi 19, de source policière.

Cette femme faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire.  
A l'issue de sa garde à vue, elle a été placée en centre de rétention.


samedi 7 novembre 2015

Les Régionales et le FN poussent l'Etat PS à chasser les migrants de Calais

Le plan secret de Cazeneuve pour faire déménager les migrants de Calais

A un mois des régionales, le ministre de l’Intérieur a chassé 1.500 personnes de la "Jungle" de Calais en quinze jours. 

Les associations dénoncent un recours abusif aux centres de rétention. Le contrôleur général des lieux de privation de liberté a été saisi.
Calais*
Le 31 octobre, dans la "Jungle" de Calais, un réfugié s'isole pour écouter de la musique. (Wostok press)
Paru dans leJDD
Vendredi à Calais, deux semaines après la dernière visite du ministre de l'Intérieur aux abords de la "Jungle" de Calais, les fonctionnaires ont dénombré un peu plus de 4.500 personnes. Comme pour le reste et sur tous les sujets comme le chômage, les comptages sont faits pour nous enfumer.  Le pouvoir ne pouvait espérer mieux: ceux-là feraient en effet apparaître "une baisse spectaculaire de 25 % en quelques semaines", rapporte le JDD. En octobre, avec près de 6.000 migrants, la fréquentation du camp avait explosé en raison de l'arrivée des Syriens et des Irakiens.
Bernard Cazeneuve a discrètement mis en place, fin octobre, un plan de bataille en deux volets.
Pour vider le camp de Calais à la veille des régionales,

côté face, la méthode douce mais coûteuse. Le ministre a demandé aux préfets d'ouvrir dans toute la France des "centres d'accueil et d'orientation" pour permettre aux migrants qui acceptent de renoncer à l'Angleterre "de se reposer et de réfléchir". Des hôtels, des centres de loisirs, des bâtiments inoccupés… ont été réquisitionnés ces derniers jours. Le plus loin possible des côtes anglaises.

"On a perdu du temps, maintenant on perd de l'argent"


Des fonctionnaires de l'Etat et des bénévoles associatifs sillonnent le camp pour les convaincre de partir. Les "volontaires" n'ont pas besoin d'avoir fait une demande d'asile pour y prétendre. Vendredi matin, 917 personnes avaient accepté l'offre. "C'est une bonne initiative, souligne Pierre Henry, de France terre d'asile. Cela fait des mois que nous demandons ces mises à l'abri et que le gouvernement fait la sourde oreille. Mais aujourd'hui, on agit dans la précipitation. Ces hébergements coûtent à l'État entre 30 et 40 euros par jour et par migrant. Avec un peu d'anticipation, on sait faire la même chose pour 21 euros. On a perdu du temps, maintenant on perd de l'argent."

Mais c'est le second volet du plan Cazeneuve, le côté pile, qui fait grincer des dents. Les associations reprochent au ministre de "planquer" des migrants dans les centres de rétention pour gagner du temps et tronquer les chiffres. Depuis le 21 octobre, les associatifs présents dans les centres de rétention administrative (CRA) ont vu arriver des "Calaisiens" par dizaines chaque jour

Des vols en jet gouvernemental ont même été affrétés pour le bien-être des illégaux... La Cimade a calculé que, au cours des quinze derniers jours, 664 migrants en provenance du Pas-de-Calais avaient atterri à raison de 30 à 50 par jour dans les centres de Nîmes, Metz, Vincennes, Toulouse, Rouen-Oissel et Marseille.
Or, ces "structures fermées" (!) sont normalement destinées aux étrangers interpellés en France en situation irrégulière avant leur expulsion vers leur pays d'origine. Ils y sont "retenus" (sic, le JDD) le temps que des "passeurs vertueux" de l'administration française obtienne un laissez-passer en bonne et due forme et organise leur réintroduction dans leur milieu naturel. 

Une infime minorité de migrants illégaux est renvoyée à la case départ
Dans le cas des 664 "Calaisiens", les associations affirment que 98 % d'entre eux ont été libérés et 2 % seulement éloignés dans un pays européen, notamment en Albanie. Et pour cause. Plus de 20 % des interpellés étaient Syriens ou inexpulsables en raison de leur nationalité et de l'a priori que la vie est intenable en Syrie: les bombardements occidentaux -dont français- ne sont pas étrangers à la situation augmentée de risque. "C'est Ubu et Kafka réunis, selon un fonctionnaire, mais c'est simplement socialiste. On ne peut pas annoncer qu'on va accueillir 30.000 Syriens et mettre ceux qui sont là en rétention." 'On', c'est Hollande en visite éclair aux 115 Syriens hébergés sur une base de loisirs du Val-d’Oise , le samedi 13 septembre.

"Il faut faire comprendre qu'on ne passe plus à Calais"

Mais on y revient...
Soulé N'Gaide, de l'antenne Forum Réfugiés du centre de rétention de Nîmes, a pourtant constaté que, sur les 120 migrants arrivés au centre entre le 21 octobre et le 3 novembre, il y avait une quarantaine de Syriens. "Ils ne comprenaient rien à leur situation. Au bout de cinq jours, le préfet n'a même pas demandé le prolongement de la rétention. Dès qu'ils sont sortis, ils ont repris un train pour Calais. C'est un détournement total de procédure", dénonce-t-il.

Lucie Feutrier-Cook, directrice adjointe à l'Ordre de Malte, fait le même constat au centre de Metz, où l'association intervient. "On se demande à quoi peut servir ce type d'intervention à part à vider Calais le temps des élections, explique-t-elle. Nous avions un Syrien qui était paniqué car sa jeune sœur était restée seule dans le camp de Calais. Au bout de cinq jours, il est reparti. Ces gens ne parlent pas le français et très mal l'anglais. Nous avons dû faire appel à des interprètes."
Vue aérienne de la "jungle" de Calais. (Reuters)
Les policiers de Calais commencent eux aussi à ruer dans les brancards. 
La police aux frontières est débordée. "Les conditions de travail de nos collègues qui ont parfois à gérer une cinquantaine de gardés à vue sont intenables", explique Gilles Debove (SGP-FO). Un fonctionnaire de la PAF affirme qu'un "quota" de 50 éloignements par jour avait été fixé à la fin du mois d'octobre, avant d'être ramené à 35. "C'est totalement faux, conteste-t-on au ministère de l'Intérieur. Nous avons considérablement renforcé les contrôles autour du tunnel, avec 1.100 policiers sur place. Les tentatives d'intrusion sont systématiquement sanctionnées. Il faut faire comprendre qu'on ne passe plus à Calais."

Intensification après une circulaire de la Place Beauvau

L'ex-maire PS de Reims, Adeline Hazan, l'actuelle contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, s'est saisie du dossier. Elle a envoyé trois équipes, à Vincennes, à Nîmes et au commissariat de Calais, pour constater les conditions de l'"opération Calais". "Les cours d'Appel saisies ont validé toutes nos procédures, maintient Fabienne Buccio, la préfète du Pas-de-Calais et représentante de... Cazeneuve. Il n'y a aucune voie de fait. Les étrangers éloignés ont été interpellés car ils avaient commis une infraction, la plupart du temps une intrusion dans le tunnel." Sa version est la même que l'élément de langage de son ministère. "Les effectifs des forces de l'ordre ont été renforcés de manière à assurer la plus grande sécurisation de la frontière britannique […]. La préfète du Pas-de-Calais a été chargée, avec le concours de la police aux frontières […] d'intensifier les procédures d'éloignement à l'encontre des étrangers interpellés alors qu'ils tentent de rejoindre illégalement le Royaume-Uni," assurent les services de Cazeneuve.

Le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur avait annoncé clairement les enjeux, dans une circulaire envoyée à tous les préfets de France le 23 octobre et que le JDD a pu consulter : "Le doublement récent du nombre de migrants présents à Calais appelle des actions fortes de l'État pour faire diminuer autant que faire se peut avant l'entrée de la période hivernale la population du campement […]". Ils ne savaient même pas que les Régionales se déroulent en première quinzaine de décembre...

D'après Marie-Christine Tabet pour Le Journal du Dimanche

dimanche 8 juillet 2012

Valls: bonjour les assignations à résidence des clandestins avec mineurs; adieu la rétention

Les familles de sans-papiers avec des mineurs ne seront plus placées en centre de rétention





40 familles relevant du Samu social de Paris, chassées de deux hôtels de Seine-Saint- Denis se sont installées à la résidence hôtelière Mister Bed de Torcy (décembre 2009)

Les sans-papiers en famille seront assignés à résidence -au besoin dans des conditions strictes-, selon la circulaire rendue publique samedi par le ministère de l'Intérieur.

Le double-jeu de Manuel Valls 
D'un côté le ministre confirme l'un des engagements de François Hollande pendant la campagne présidentielle. "Maintenir des enfants en rétention n'est pas acceptable", a expliqué sur France Info.
Mais de l'autre, il prévient qu'il ne se départira  pas de son "message de fermeté" face à la montée de l'immigration clandestine: "Nous ne sommes pas en situation aujourd'hui d'accueillir plus que ce qui est possible sur notre territoire national". 

L'enfant, utilisé comme cheval de Troie

Le ministre socialiste est donc parfaitement conscient que la volonté de la "gauche molle" constitue
un appel d'air à l'immigration clandestine, mais surtout un facteur aggravant: le sans-papier ne pénétrera plus seul sur le territoire, mais accompagné d'un enfant. "Une politique d'immigration (...) doit permettre la stabilité des étrangers en situation régulière, la régularisation sur des critères précis mais également des reconduites à la frontière", a ajouté le ministre de l'Intérieur. 
Cette instrumentalisation des enfants n'a encore pas interpellé les associations familiales... 
Sont-elles toutes militantes au côté du gouvernement et indifférentes à la récupération des enfants ? 

Manuel Valls permet le contraire de ce qu'il affiche

Mise en rétention "en cas d'interpellation ultérieure

Pour le Défenseur des Droits, Dominique Baudis,
la fin de la rétention des mineurs serait logique après la condamnation de la France par la Cour européenne des Droits de l'Homme en janvier: "C'est une décision que nous attendions", a déclaré Dominique Baudis "Comme de toutes façons ils ressortaient, c'était vraiment inutile de se livrer à ces allers-retours...", a-t-renoncé.

Valls a prévu d'être mis devant le fait accompli
La circulaire prévoit qu'en cas de non respect de l'assignation, de fuite ou de refus d'embarquer, la famille ne pourra "plus bénéficier" du nouveau dispositif. 

Et "en cas d'interpellation ultérieure, vous pourrez procéder à la mise en rétention administrative", écrit Manuel Valls aux préfets dans la circulaire. 
Baudis pense-t-il que, " comme de toutes façons" les migrants qui sont  entrés sur le territoire en toute illégalité n'ont rien à faire d'une circulaire de Manu Valls, la cause est déjà entendue ? 

D'ailleurs des dispositions ont été prises "pour que les équipements à l'accueil spécifique des mineurs soient régulièrement entretenus ou renouvelés dans tous les centres [de rétention administrative] déjà adaptés à l'accueil des familles", selon la circulaire. 

45 jours d'assignation à résidence

L'assignation à résidence est limitée dans la durée
Elle ne pourra excéder 45 jours (délai renouvelable une fois).
Elle sera également rendue difficile à respecter et donc à appliquer, puisqu'elle est d'ores et déjà strictement encadrée avec un "périmètre de circulation" et l' "obligation périodique de se présenter " au commissariat ou à la gendarmerie. 
Bien qu'ils ne fassent l'objet d'aucun jugement, cette contrainte les assimile donc aux repris de justice condamnés. 

Seront également demandées des "
garanties de représentation" avec une "preuve d'une résidence effective permanente" ainsi que la "possession de documents d'identité et de voyage en cours de validité et qui peuvent être conservés par l'autorité administrative en échange d'un récépissé valant preuve d'identité". 
L'encadrement des familles de sans papiers engloutira le contingent de personnels affectés à la police. 

Pour ceux "dont les garanties de représentation sont faibles et dont le comportement d'ensemble révèle une volonté manifeste de fraude", sera mise en place une "assignation à résidence au domicile avec une vigilance toute particulière ou assignation dans un autre lieu permettant une surveillance facilitée" par policiers ou gendarmes. 


Manuel Valls recommande également aux préfets de privilégier les dispositifs d'aide au retour. Leur coût est-il chiffré et publié ?  

Mayotte, non concernée par la circulaire Valls

Mayotte  fait exception
Ile de l'archipel des Comores situé au nord-ouest de Madagascar, Mayotte fait partie des pays et territoires d'outre-mer de l'Union européenne, mais, selon les associations, 5.389 enfants y auraient été privés de liberté en 2011.
Mayotte est une société matriarcale placée sous les influences africaine, indienne et arabe, de tradition sunnite, où l'islam est pratiqué par 95 % .

Depuis les années 1980, de nombreux ressortissants du pays formé par les îles indépendantes, cherchent à gagner Mayotte, notamment depuis
Anjouan, membre de la République fédérale islamique des Comores (RFIC),
 pour chercher des conditions de vie meilleures. Ces personnes sont considérées comme des immigrés clandestins par les autorités de Mayotte et sont renvoyées  sur le territoire de l'Union des Comores (République fédérale islamique des ComoresRFIC). L'Union, considérant que Mayotte fait partie de son territoire, proteste contre cette politique qui, selon elle, brime ses citoyens qui ne font que gagner une partie du territoire de l'Union. À ce titre, en se référant à l'article 7 du Statut de Rome, elle considère ces arrestations et renvois comme crime contre l'humanité. Pourtant, la population de Mayotte — 190 000 habitants fin 2007 — est composée à 30 % de réfugiés en provenance d'Anjouan. 

"C'est un territoire qui est soumis à une pression migratoire massive", a reconnu sur France Info Manuel Valls qui dit vouloir instaurer un "dialogue avec les autorités comoriennes". La "situation singulière" de ce département d'Outre-mer va être étudiée par "une personnalité indépendante" pour des propositions "dès la rentrée", selon l'Intérieur. 
Décrivant une situation "préoccupante", Dominique Baudis se rendra dans le département à l'automne, avant «un rapport sur la situation des droits» dans l'archipel.

Or, respectueux de la Cour européenne des Droits de l'Homme, le gouvernement de François Hollande et D. Baudis négligent en revanche les critiques de la communauté internationale sur la présence française aux Comores.


Un coût que  la Cour européenne des Droits de l'Homme n'a pas estimé
Le coût du renforcement des effectifs de la Justice, de la Police et de la Gendarmerie, à hauteur de 1 000 postes par an au total sur la durée du quinquennat, est estimé à 180 millions d’euros par an
Ce coût monterait à 204 M€ à partir de 2020, une fois l’ensemble des agents en poste, à l’issue de leur formation initiale. 

Encore est-il supposé que ces postes ne seront pas pourvus par redéploiement et nécessiteraient la création nette de 5 000 emplois, répartis de façon égale entre la Justice, la Police et la Gendarmerie. 

Aux charges de personnel supplémentaires s’ajoutent des dépenses de fonctionnement et des dépenses locatives.

samedi 19 février 2011

La France de Sarkozy attire les clandestins tunisiens

Est-ce le destin des Français d'ouvrir les bras à la misère du monde?

La Police aux Frontières doit faire face à un afflux de clandestins tunisiens

Depuis le début de la semaine, la plupart sont des réfugiés qui passent par l'île italienne de Lampedusa pour tenter ensuite de traverser la frontière, à chaque fois à l'aide de passeurs vertueux.
On nous assure qu'ils sont chassés par la misère, mais les 138 km entre la Tunisie et l'Italie leur en coûtent un millier d'euros qu'il a fallu rassembler en quelques jours... « Ils peuvent entasser 50, voire 70 personnes dans des bateaux de seulement 11 mètres. Les passeurs fixent les prix : environ 1000 euros la traversée ; s’ils récoltent 7000 euros [?], ils gardent 5000 et donnent 2000 au capitaine. » En fait, si on passe des proportions à la réalité concrète, 70 personnes à 1000 euros, ça fait peut-être 70.000 euros ?
Lien PaSiDupes sur le débarquement annoncé

En une dizaine de jours, au moins 5.000 Tunisiens ont fui leur pays pour rejoindre l'Europe. L'Union européenne doit d'ailleurs lancer dimanche une mission d'assistance à l'Italie pour l'aider à faire face à cet afflux d'immigrants et à surveiller les frontières.
Lien PaSiDupes

Depuis quelques jours, les autorités françaises ont d'ailleurs signalé une augmentation du nombre de clandestins tunisiens, notamment en Savoie, mais aussi à Nice.
Chef de la Police aux frontières à Menton, le commissaire Jean Gazan sait combien la Côte d’Azur est devenue particulièrement attrayante ces jours-ci. « Les consignes sont claires : reconduite à la frontière pour tous les clandestins. » Dans cette région frontalière, le message de fermeté adressé par Brice Hortefeux prend une résonance particulière, alors que 5700 Tunisiens (selon les derniers chiffres) ont déjà fui vers l’autre rive de la Méditerranée. C’est le scénario « appel d’air » prévu par les autorités françaises. Notamment dans ces Alpes-Maritimes chères aux Tunisiens, où résident 120000 de leurs 600000 ressortissants en France. Lien PaSiDupes

Alors, les forces de l’ordre ont renforcé leur dispositif de surveillance. Elles ont interpellé 113 Tunisiens en situation irrégulière depuis début février, 74 depuis lundi. Une cinquantaine ont séjourné au centre de rétention de Nice, plus encore ont été remis aux autorités italiennes.

Chef de la Police aux frontières à Menton, le commissaire Jean Gazan sait combien la Côte d’Azur est encore plus attrayante ces temps-ci.
Dans cette région frontalière, le message de fermeté adressé par Brice Hortefeux prend une résonance particulière, alors que 5700 Tunisiens (selon les derniers chiffres) ont déjà fui vers l’autre rive de la Méditerranée. « Les consignes sont claires : reconduite à la frontière pour tous les clandestins. »
Lien PaSiDupes sur l'ironie de l'opposition face à la préoccupation du ministre

Le scénario « appel d’air » redouté par les autorités françaises se réalise. Notamment dans ces Alpes-Maritimes chères aux Tunisiens, où résident 120000 de leurs 600000 ressortissants en France. Alors, les forces de l’ordre ont renforcé leur dispositif de surveillance. Elles ont interpellé 113 Tunisiens en situation irrégulière depuis début février, 74 depuis lundi. Une cinquantaine ont séjourné aux centres de rétention de Nice, puis de Marseille, plus encore ont été remis aux autorités italiennes.
Lien PaSiDupes sur le débarquement tunisien en France

VOIR et ENTENDRE ce reportage de TF1:

Frontex, ça sert à quoi ?

"Puisqu’il n’y a plus de frontières dans l’Union européenne (ou plus précisément à l’intérieur de l’espace Schengen), il existe une agence européenne dont la mission est de surveiller les frontières extérieures et de prêter main forte aux pays concernés : Frontex.
Comme de bien entendu, Frontex n’a pas vu arriver les milliers de Tunisiens débarqués à Lampedusa.
L’île italienne de Lampedusa est depuis des années une destination favorite de l’immigration clandestine africaine, et elle se trouve à 130 km des côtes tunisiennes. Mais Frontex n’a pas dû suivre les événements.
L'agence a décidé mardi qu’elle allait lancer une opération.
. « D’ici quelques jours», elle mobilisera «30 à 50 personnes» (sic), «quelques navires et quelques avions» (empruntés aux pays membres, car Frontex n’a rien). 30 à 50 personnes qui vont pouvoir épauler les deux experts présents sur l’île de Lampedusa. Mais Frontex, dans un éclair de lucidité, reconnaît que, « comparé aux mesures nationales prises par les autorités italiennes, nous jouons un rôle secondaire »… En somme, bien qu'ils soient en première ligne, les Italiens nvent compter que sur eux-mêmes. Quant aux Français...

Allons-nous nous faire imposer des 'regroupements familiaux' ?
Les nouveaux arrivés sont certainement une chance pour la France et ceux qui en douteraient seront rééduqués et devront se convaincre de leur culpabilité. Ces Tunisiens ont le droit de s'établir en France: nous devons leur offrir les moyens de renouer avec leurs familles, quelque 600.000 'cousins', dont ils ignoraient jusqu'ici l'existence.

Mais Brice Hortefeux est déficient en vertu et il se montre très ferme.
S’ils viennent sur notre sol, ils seront traités comme des immigrés clandestins appelés à être reconduits dans leur pays, a-t-il annoncé. [...] Démarche volontariste, car chacun sait qu’en dehors de quelques opérations spectaculaires et médiatisées, on ne peut bloquer 5000 clandestins, ni même la moitié d'entre eux, qui se déversent en quelques jours et sont
pris en main par les généreuses associations, collectifs et réseaux, qui sont pour la plupart subventionnés...
En général, on remet au clandestin un document lui rappelant qu’il doit un jour quitter le territoire français. Même s’il se fait prendre une deuxième fois, chacun sait que les trois quarts des décisions de reconduite à la frontière ne sont pas appliquées.
Alors, bienvenue et merci aux agitateurs politiques, dont Eva Joly (Europe Ecologie) et Olivier Besancenot (NPA) !
Lien PaSiDupes

Tunisie: les islamistes 'modérés' prennent le dessus

Les islamistes tunisiens tentent d' imposer leur loi
Que la révolution tunisienne était belle

La presse a salué la révolte populaire et nos medias hexagonaux ont largement diffusé leurs encouragements aux manifestants qui se sont emparés de la rue pour chasser le dictateur Ben Ali. C'est maintenant chose faite;

Des islamistes sacrifient un prêtre

Le meurtre d'un prêtre polonais retrouvé vendredi égorgé "par des extrémistes" près de Tunis, selon les autorités, illustre la montée annoncée de l'insécurité en Tunisie.

C'est le premier meurtre annoncé à la fois d'un religieux et d'un étranger depuis la chute du régime de Ben Ali le 14 janvier.
Marek Rybinski, 34 ans, a été retrouvé "égorgé" dans le garage d'une école religieuse privée de la région de Manouba où il était chargé de la comptabilité.

C'est "un groupe de terroristes fascistes ayant des orientations extrémistes qui est derrière ce crime, compte tenu de la façon dont il a été assassiné", a ajouté le ministère, sans préciser s'il visait là des islamistes ou des nervis de l'ancien régime.

Le ministère polonais des Affaires étrangères estime qu'il s'agit d'"un acte particulier à caractère criminel et qui n'a pas de liens avec les événements des derniers jours en Tunisie". "Nous n'excluons pas cependant que l'assassinat ait pu être commis pour des raisons religieuses", ajouté Rafal Sobczak du service de presse du ministère.

Des islamistes obligent les maisons closes à ..fermer

Plusieurs dizaines de manifestants islamistes ont en outre exigé vendredi la fermeture des maisons closes dans le centre de Tunis.
Ils ont attaqué une rue dédiée à la prostitution signe la montée en puissance des islamistes qui voulaient y mettre le feu en jetant des cocktails molotov. "Des islamistes ont tenté d'entrer dans la rue Abdallaah Guech pour l'incendier", a déclaré un policier tunisien. Une des principales maisons closes de Tunis est située dans cette rue proche de la Medina.

Des habitants du quartier ont dû intervenir pour chasser les intrus et sauver les habitations de l'incendie.
"Des habitants les ont empêchés de rentrer dans cette rue jusqu'à l'arrivée des agents des forces de l'ordre qui ont bloqué l'entrée en interdisant tout passage. Ils ont ensuite réussi à disperser ces manifestants", a ajouté le policier.
Les islamistes avaient auparavant manifesté dans le centre-ville en criant "Non aux lieux de prostitution dans un pays musulman". "Des groupes ont tenté de s'introduire dans cette rue mais la police savait déjà que des manifestants allaient arriver. Ils ont bloqué les issues et maintenant la rue est gardée par la police et l'armée", a raconté un commerçant.
Cette zone a été survolée plusieurs heures par des hélicoptères de l'armée.

La 'rue arabe' ?
Partis d'un même point de rassemblement, avenue Habib Bourguiba dans le centre de Tunis, les manifestants ont défilé jusqu'au ministère de l'Intérieur dont les accès sont bloqués par l'armée et sont entourés de barbelés avec des blindés légers positionnés devant le bâtiment.
Le groupe de manifestants - dans lequel se trouvaient également des femmes - s'est "spontanément' scindé en deux: un groupe est resté posté devant le ministère, tandis que l'autre recommençait à défiler.

L'ordre moral islamiste par la force

Intox de témoins anonymes et de la presse
Les meneurs exigent au nom du peuple. Devant le ministère de l'Intérieur, les manifestants criaient: "le peuple exige la fermeture des maisons de prostitution". D'autres brandissaient des pancartes où l'on pouvait lire: "Non aux maisons closes dans un pays musulman", et aussi "la fermeture des maisons de prostitution est une obligation".

Déclarés 'modérés' avant, les islamistes radicaux sortent maintenant du bois ?
"On a exigé la fermeture de cette rue, nous sommes dans un pays musulman et nous devons appliquer ce que l'islam exige",
a dit l'un des extrémistes, Hamza, 21 ans seulement.

"On ne peut pas accepter que la femme soit considérée comme une marchandise, nous réclamons la fermeture de toutes les maisons de prostitution en Tunisie", a déclaré un autre jeune intégriste, Anas, 20 ans, qui soutient que la manifestation a été organisée "'pontanément'.

Il explique que d'autres maisons closes ont déjà été fermées dans le pays, que les manifestants réclament désormais la fermeture de ces lieux à Tunis et que l'ordre islamiste progresse en Tunisie.

Le sectarisme religieux des islamistes
L'assassinat du prêtre polonais n'est pas le seul signe alarmant de la montée de l'intolérance religieuse islamiste en Tunisie.
La semaine dernière, la communauté juive de Tunisie a exprimé son inquiétude au gouvernement après des incidents antisémites devant la grande synagogue de Tunis.
"Là, nous sommes dans la vigilance", a répété vendredi le président de la communauté Roger Bismuth. C'était "l'oeuvre de salafistes (...) mais il avait alors le sentiment qu'il n'y a pas de terreau en Tunisie pour le développement du salafisme".

Le vide sécuritaire prévaut depuis la chute du régime

Le gouvernement a donc décidé la semaine dernière de rappeler des réservistes qui ont rejoint l'armée mercredi.

Le gouvernement tunisien a annoncé vendredi une série de mesures d'aide sociale d'urgence pour les plus défavorisés (allocations financières, titularisation d'ouvriers, attribution de cartes de soins gratuits).
Il a aussi appelé les partenaires sociaux à entamer les négociations dans le privé et le public, demande majeure de la puissante centrale syndicale UGTT, selon son porte-parole Taieb Baccouch.
Pour tenter d'apaiser les tensions sociales et répondre aux demandes d'une population exaspérée par le chômage (14%, le double pour les jeunes), il a adopté l'amnistie générale des prisonniers politiques. Un décret-loi doit être annoncé dans les "tout prochains jours".


Instabilité sociale
Le gouvernement doit faire face aux attaques à main armée, aux manifestations de Tunisiens agités par les extrémistes qui les poussent à réclamer des aides, et à l'émigration clandestine de milliers de Tunisiens partis chercher refuge en Europe: c'est l'occasion de demander le statut de demandeur d'asile.

L'exode tunisien a ainsi atteint la France
Clandestins tunisiens à leur arrivée sur l'île italienne de Lampedusa


Ils sont accompagnés de passeurs eux aussi arrêtés par les autorités françaises.Des renforts de CRS ont été acheminés dans les Alpes-Maritimes et les Hautes-Alpes afin de renforcer les dispositifs de surveillance à la frontière.
Lien PaSiDupes consacré à l'ironie de l'opposition irresponsable

L'affluence de ressortissants tunisiens via l'Italie a brusquement rempli plusieurs centres de rétention administrative
(CRA) du sud-est de la France, a-t-on appris jeudi.
De source administrative, le plus important, celui de Marseille (70 lits), est pratiquement plein ainsi que celui de Nice, qui compte 30 hébergements. Ces clandestins sont les premiers des 5000 Tunisiens qui ont débarqué à Lampédusa pour fuir un pays dans la tourmente et exposé au risque islamiste.,

Des associations, collectifs et autres réseaux sont déjà à pied d'oeuvre
pour aider les clandestins à imposer leur présence aux Français,
réclamer de l'assistance et critiquer le gouvernement qui n'a pas anticipé.

mardi 22 septembre 2009

Résistance des clandestins de la jungle de Calais

La police a entrepris la fermeture du campement
Annoncée la semaine dernière par le ministre de l'Immigration, Eric Besson (Lire PaSiDupes), l'opération de démantèlement du vaste campement de migrants sans papiers près de Calais a commencé mardi matin à partir de 7h30.
La police a interpellé 278 migrants, soit près de 50% de mineurs (132), dont le but est de passer en Grande-Bretagne.

Une résistance organisée

A l'approche des forces de l'ordre, des militants alter-mondialistes de No Border ont tenté de s’opposer aux forces de l’ordre en dressant un bouclier humain entre les migrants et la police. Parmi les organisations qui se revendiquent altermondialistes, citons aussi bien la Confédération paysanne (avec José Bové) et les Faucheurs volontaires, que le Réseau Sortir du nucléaire (présent FSE) (France), le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), Greenpeace, l’Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP), ATTAC ou Amnesty International. Des photos de résistance ne manqueront pas ainsi d’alimenter les accusations de violences policières…

Les migrants qui avaient reçu des consignes n’ont opposé aucune résistance aux policiers qui les ont interpellés, mais ils étaient protégés et retenus par des militants, qui ont contraint les policiers à les extraire un à un avec détermination Au moins cinq militants ont été interpellés, selon un journaliste d’agence.
Moins de trois quarts d'heure après le début de l'opération, les journalistes et les militants associatifs étaient repoussés à l'extérieur de la "jungle", sous les protestations des activistes de No Border. (LIRE le prochain article que PaSiDupes leur consacre)

Selon les associations d'aide aux migrants, les Afghans qui jouissent d'un régime spécial, devraient être acheminés par bus vers le centre de rétention de Coquelles (Pas-de-Calais) pour un contrôle de la Police de l'air et des frontières (Paf). Les mineurs isolés devraient ensuite être orientés vers des centres d'hébergement et les majeurs maintenus dans un premier temps en centres de rétention.