POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est blasphème. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est blasphème. Afficher tous les articles

jeudi 6 février 2020

Pour un Français sur deux, le blasphème n'est pas un droit et 53% des Français "sont Mila"

Un Français sur deux s'oppose au droit nouveau de blasphémer !

Un sondage Ifop commandé par Charlie Hebdo assure que la question divise la France en deux

Résultat de recherche d'images pour "Charlie Hebdo du 1er novembre 2017, avec une caricature de Tariq Ramadan par Juin"

Avant l'affaire Mila, les Français ne se posaient pas la question de ce nouveau droit à l'irrespect.  Le second degré en matière d'humour a ouvert une brèche dans les égards dus à toutes et tous, partout et en tout lieu, mais les religions feraient exception, comme la vie embryonnaire.

Le sondage, technique sournoise éventée pour faire évoluer les mentalités à leur corps défendant. A en croire les libertaires de Charlie hebdo, les Français seraient désormais taraudés  par le besoin d'un nouveau droit, celui de baver, salir et insulter son voisin : en somme, les réseaux sociaux n'y suffiraient pas...

Les Français sont divisés sur la question du droit au blasphème. 

Preuve que cet outrage marginal n'est pas leur principal sujet de préoccupation. 
Il faut donc qu'elle le devienne: telle est la mission idéologique de Charlie hehdo, connu pour ses caricatures, singulièrement anti-cléricale, mais à spectre large, s'attaquant au fait religieux, croyance et croyants mêlés partout sur cette planète désorientée par le réchauffement climatique supposé, comme  par la perte avérée de tout repère, offrant une voie royale à la haine.

Telle une pub commerciale créant un besoin de consommation, un sondage Ifop financé par Charlie Hebdo est publié ce mardi, à la faveur de l'affaire Mila pour instrumentaliser les propos échangés entre cette adolescente virulente et un agresseur verbale musulman qui la traitait de "sale lesbienne", déclenchant un flot de menaces homophobes, sorte d'appel au caillassage de la lycéenne, à la suite de ses répliques frontales sur les réseaux sociaux: dommage collatéral non assumé des campagnes féministes qui entretiennent la guerre des sexes après l'avoir rallumée au détour d'affaires de harcèlement sexuel et d'agressions sexiste et homophobe. 

Ce sondage partisan est réalisé quinze jours après la publication sur les réseaux sociaux d'une vidéo de cette lycéenne iséroise de 16 ans.
Elle y riposte à l'agression homophobe dont elle est victime et critique l'islam crûment, sans crainte d'une escalade de l'irrespect. 
La militante de la cause LGBT a depuis été menacée de mort et de viol, et n'a toujours pas pu réintégrer son établissement scolaire, ni aucun : en classe de seconde, cette lycéenne de l'école de la République laïque est déscolarisée.

56% en désaccord avec Belloubet, ministre de Macron 

Les sondés savent-ils ce qu'est le blasphème ?

D'après TF1 qui a cartonné avec son émission-choc "Stars à nu", les hommes de France applique strictement le principe "Ton corps t'appartient" et avoue de sévères réticences à faire pratiquer un examen de leur prostate.
Une émission a priori racoleuse, mais bon enfant au final. Et salutaire.


A la question
"êtes-vous favorable à ce droit de critiquer - ce qui est jusqu'ici un droit fondamental (dans le respect) -, Charlie hebdo introduit une extension : "même de manière outrageante, une croyance [sectaire, complotiste, etc], un symbole [républicain ?] ou un dogme religieux [nous y voilà !] ?", les personnes interrogées répondent à tout juste 50% y être favorables (21% "tout à fait favorables" et 29% "plutôt favorables"), et à 50% "pas favorables" (33 % "plutôt pas favorables" et 17% "pas du tout favorables").

Par ailleurs, 58% des sondés estiment que les propos tenus par Mila ne relèvent pas de la "provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée". Le parquet de Vienne avait initialement ouvert une enquête pour ce motif, avant de la classer sans suite.
En revanche, le sondage IFOP n'évoque à aucun moment l'insulte homophobe.

Autre objectif du sondage pour Charlie hebdo: 56% des personnes interrogées ne sont "pas d'accord" avec les propos de Nicole Belloubet


La garde des Sceaux avait d'abord déclaré que "l'insulte à la religion est évidemment une atteinte à la liberté de conscience", avant de plaider la maladresse.

70% ne sont pas non plus d'accord avec les déclarations du CFCM.
Le délégué général du Conseil français du culte musulman - proche des Frères musulmans -  avait critiqué les menaces dont l'adolescente lesbienne était la cible, tout en affirmant entre autres, "qui sème le vent récolte la tempête", un appel à la lapidation.

53% des Français se sont déclarés #jesuisMila

Les Musulmans interrogés ne sont que 18%.

Un Français sur deux est contre le droit au blasphème.
Mila "regrette la vulgarité" de ses propos sur les réseaux sociaux.
Blanquer assure "aider" l'adolescente toujours déscolarisée.

mardi 4 février 2020

L'offense de Ségolène Royal à Mila, adolescente "encore en crise d'adolescence"

Mila, accusée d'insulte à l'islam et menacée de mort, n'est pas un "parangon de la liberté d’expression", juge la battue à la présidentielle

D'une part, Mila ne pose pas en "parangon de la liberté d'expression", mais d'autre part, Royal n'est pas juge des élégances



Ségolène Royal refuse son soutien à l'adolescente de 16 ans en classe de seconde, bien qu'elle soit menacée de mort, au motif qu'elle a violemment critiqué l’islam. Ainsi, pour la socialiste, dénoncer les excès de l'islam serait inconcevable en république laïque. En conséquence,  elle milite en clamant qu'elle n’aurait "absolument pas" posté le hashtag ”#Jesuismila” sur les réseaux sociaux. L’ancienne pourfendeuse du string à l'école estime que "cette adolescente qui manque de respect”, ne doit pas être érigée en "parangon de la liberté d’expression.

La religion peut être critiquée, mais dans le respect des personnes.
"Il y a une liberté de critiquer la religion. Mais, moi, je refuse de poser le débat sur la laïcité à partir des déclarations d’une adolescente de quinze ans, affirme l'ex-ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de Jospin (1997-2000). Ce n’est pas à partir de comportements comme ceux-là qu’on peut poser sérieusement la question de la laïcité”, a ainsi estimé Ségolène Royal ce dimanche 2 février sur France 3, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Et l’ancienne battue de la présidentielle de 2007 humilie l'adolescente

Elle estime que la lycéenne est peut-être “encore en crise d’adolescence.” "Revenons à des choses sérieuses. Si cette adolescente (...) avait dit la même chose sur son enseignant, sur ses parents, sur sa voisine, sur sa copine, on aurait dit simplement 'un peu de respect'", a ajouté la magistrate dans ses attendus, bien que partisane des conseils municipaux des jeunes dès le collège.

L'ex-ministre à la famille porte sur les jeunes des jugements à géométrie variable.
Paradoxalement, en septembre dernier, Ségolène Royal disait tout le bien qu'elle pense de la jeune militante suédoise Greta Thunberg et de son combat pour le climat.
"Je la trouve formidable" et "extrêmement brillante", s'est-elle exclamée. "Je trouve scandaleux les attaques qui sont dirigées contre elle même par certains intellectuels", a-t-elle ajouté. Selon l'ancienne ministre, "ce que ne supporte pas un certain nombre d'adultes c'est qu'elle soit très jeune (16 ans) et qu'elle sache parfaitement ce qu'elle dit. (...) On la tacle soi-disant de lire des choses qu'on lui a préparé, pas du tout", affirme-t-elle.
"
C'est comme des parents qui ne tolèrent pas que leurs enfants leur disent leur quatre vérités. Elle vient, elle dit ses quatre vérités, elle arrive à soulever des lycéens à travers la terre entière", constate Ségolène Royal. (émission On n'est pas couché, samedi 14 septembre)
"Critiquer une religion n’empêche pas d’avoir du respect"

A la question de savoir si la liberté de critiquer les religions doit être totale, l’ancienne ministre de la Transition écologique élude. 
"Critiquer une religion n’empêche pas d’avoir du respect, ça n’empêche pas d’avoir de l’éducation, de la connaissance, d’être intelligent et certainement pas d’ériger une adolescente qui manque de respect en parangon de la liberté d’expression", a-t-elle glosé sans répondre.

Mila, elle, est toujours empêchée de retourner dans son établissement scolaire.
Plus de dix jours après avoir publié sa vidéo polémique, la séquence en question reste virale sur les réseaux sociaux, attirant un déferlement de menaces, de soutiens et un lot de polémiques impliquant jusqu’à des ministres.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est confirmée de parti-pris en assimilant la critique des religions à "une atteinte à la liberté de conscience", avant d'être contrainte à un piteux rétro-pédalage en plaidant la maladresse...

La secrétaire d’Etat à l’Egalité des femmes, Marlène Schiappa, s’en est prise aux déclarations du délégué général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri qui déclarait notamment: "qui sème le vent récolte la tempête". "Je trouve que ce sont des propos criminels, ce sont des propos coupables", avait fustigé Marlène Schiappa.

Ni l'appel à la lapidation lancé par le CFCM, ni l'insulte homophobe du jeune musulman qui traita Mila de "sale lesbienne" n'émeut l'amère Royal.


vendredi 31 janvier 2020

Dans l'affaire Mila s'opposent religion et préférences sexuelles, liberté de conscience et liberté d'expression

Après l'incitation à la haine religieuse, les attaques contre les croyants sont interdites 

Mila, lycéenne de 16 ans, est menacée de mort depuis plusieurs jours

Résultat de recherche d'images pour "sale lesbienne"
L'aspect homophobie de l'affaire est évacué
Sa faute est d'avoir réagi à des insultes homophobes par des insultes contre l’islam sur les réseaux sociaux, après une vidéo virulente postée sur Instagram. 
Deux enquêtes parallèles sont ouvertes, toutes deux visant la lycéenne (lien PaSiDupes).

Et la plaie de la laïcité est ré-ouverte...
Parmi les acteurs politiques, le CFCM, le premier, déclenche l'incitation à la haine le jeudi 23 janvier. Le délégué général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri, lance : "cette fille [sic] sait très bien ce qu'elle fait. Qui sème le vent récolte la tempête", déclare-t-il au micro de Sud Radio.

Marlène Schiappa lui donne raison : ""Des propos criminels, des propos coupables," qui appellent des sanctions, réagit sur France Inter la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes.

De nombreux politiques s'emparent de l'affaire, qui relance le débat autour de la notion de blasphème

Dans une tribune au Figaro, des juristes s'inquiètent du "basculement de tous les dangers pour la liberté d'expression," à la suite de l'ouverture de plusieurs enquêtes à l'encontre de la jeune Mila, une mineure.

Un avis que ne partage visiblement pas la ministre de la Justice. 

Toute ancienne rectrice d'académie qu'elle fut,
 Nicole Belloubet tend le débat. "Dans une démocratie [pas ailleurs ? Et sans doute au 21e siècle...], la menace de mort est inacceptable (...). L'insulte à la religion c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave, mais ça n'a pas à voir avec la menace [de mort]", a estimé la ministre sur Europe 1 le mercredi suivant.

A gauche comme à droite, ces déclarations ont soulevé l'indignation.
Ex-ministre socialiste et sénatrice de l'Oise, Laurence Rossignol, a décerné un "0/20 en droit constit" à la juriste. "En France, il est interdit d'insulter les adeptes d'une religion, s'esclaffe-t-elle, mais on peut insulter une religion, ses figures, ses symboles", a-t-elle souligné dans un tweet visant l'ancienne membre du Conseil constitutionnel (2013-2017).

"Nicole Belloubet invente le délit de blasphème (...) Scandaleux!", a estimé le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan.

Face à la polémique, la garde des Sceaux est revenue sur ses propos en reconnaissant une expression juste "maladroite" et en jurant qu'elle n'a pas tenté de remettre en cause "le droit de critiquer la religion".

"Les insultes et les discriminations à raison de l'appartenance religieuse sont des infractions. C'est ça que j'ai voulu dire", a rétro-pédalé Nicole Belloubet, tout en polémiquant, puisqu'elle dénonce une polémique... "ridicule", le sujet lui paraissant tout-à-fait subalterne. 
"Je n'ai absolument pas justifié le délit de blasphème", a-t-elle affirmé. Les Français, Macron ne cesse de le dire, ne comprennent rien à rien des propos de l'exécutif.

Son collègue de l'Intérieur, bien connu pour la finesse de ses analyses, a enfoncé le clou.
"Il n'existe pas dans ce pays et il n'existera jamais - sous l'autorité de ce gouvernement - de délit de blasphème", a assuré Christophe Castaner devant les sénateurs, à l'occasion de la séance des questions au gouvernement.

"Nous devons refuser qu'au nom d'une pseudo dénonciation de l'islamophobie, on ne puisse pas dans ce pays critiquer une religion", a-t-il ajouté.

La lycéenne a sa scolarité brisée.

jeudi 30 janvier 2020

Rattrapée par sa critique partisane des religions, Nicole Belloubet fait marche-arrière

Plus qu'une imprudence politique, sa "phrase maladroite" sur l'affaire 'Mila' est une faute

Une petite jeune fille peut être plus nuancée qu'une ministre de la Justice



 La garde des Sceaux s'est mise en difficulté et l'opposition, trop peu à gauche, l'étrille pour des propos trahissant sa pensée. Elle a dû se défendre concédant une phrase "maladroite" remettant en cause le droit au blasphème. "Quand on est Garde des Sceaux on n'a pas le droit d'être maladroit avec le droit" a-t-elle admis à propos de l'affaire Mila, du nom de cette adolescente de l'Isère déscolarisée après avoir été menacée de mort sur les réseaux sociaux en raison de propos hostiles à l'islam radical.
Pour sa défense, après avoir assimilé mercredi matin la critique des religions à "une atteinte à la liberté", la ministre ne suit pas la méthode Macron consistant à accuser ses interlocuteurs d'inaptitude à comprendre sa "pensée complexe." "Je n'avais pas à dire ça, c'est sûr"', concède t-elle, à la suite du scandale provoqué par sa phrase sur la critique des religions.

La ministre de la Justice certifie maintenant qu'elle n'a pas l'intention de remettre en cause "le droit de critiquer la religion"

VOIR et ENTENDRE 
la repentance de Belloubet sur Radio Classique :

Après l'auto-flagellation de Benjamein Griveaux pour récupérer l'électorat parisien de Cédric Villani, La République en Marche ne manquerait-elle pas de dignité ? 

"Dans une démocratie, la menace de mort est inacceptable (...). L'insulte à la religion, c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave [jugement moral], mais ça n'a pas à voir avec la menace [de mort]", avait déclaré la ministre, une ancienne... rectrice d'académie (à Toulouse, il est vrai !), sur Europe 1. "On peut critiquer les religions. Pas inciter à la haine", avait-elle ensuite ajouté.
Ce jeudi 30 janvier, la ministre - une ancienne encartée au PS - a choisi une radio du Groupe Les Echos-Le Parisien, dirigé par l'homme d'affaires Bernard Arnault (l'homme le plus riche du monde, avec des actifs évaluésen janvier 2020, à 117 milliards de dollars), propriétaire du groupe LVMH : "Je n'avais pas à dire ça, c'est sûr", a t-elle reconnu à l'antenne de Radio Classique. "La phrase prise en tant que telle, c'est une erreur, évidemment, il n'y a aucun doute là-dessus". "Mon propos, il était et il est forcément général".

"On ne rétablit pas le blasphème. Jamais ni dans ma pensée ni dans mes propos on ne peut lire ça. On a le droit de critiquer une religion, c'est très clair, ça fait partie de la liberté d'expression et il n'est pas question de revenir là-dessus", a t-elle poursuivi. 
Pourtant, entre autres "anecdotes", AlloCiné cite un moment fort du film La Lutte des Classes (2019) qui contient, parmi les musiques originales "grand public" se trouve une chanson censée être l'oeuvre d'un personnage, Paul, interprété par Edouard Baer en "vieux punk", et intitulée "J'encule le Pape". Michel Leclerc, qui en est l'auteur, confie qu'avec sa compagne, la scénariste Baya Kasmi, il a réellement connu à Bagnolet en 2015, au moment de Charlie, dans cette même école Jean Jaurès où j’ai tourné La Lutte des classes…" Cette scénariste est notamment connue pour le scénario du film Le Nom des gens, inspiré de sa propre vie et pour lequel elle a remporté en 2011 le César du meilleur scénario original.



"Vous aggravez votre cas!"
lui répond  la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.



Le chef de file des députés LR Damien Abad n'a pas laissé passer la légèreté de Nicole Belloubet

Si la gauche colle à son laïcisme du 20e siècle, Les Républicains sont très critiques des partis-pris de Belloubet, malgré le devoir de réserve qui s'impose à tout ministre. "Cela laisse perdurer l'idée qu'il y aurait un délit de blasphème en France, ce qui est totalement faux: on a le droit de critiquer une religion, et heureusement, ça s'appelle la liberté d'expression", a réagi le modéré Damien Abad à l'antenne de France Inter. Les propos de la ministre, même si elle est revenue dessus par la suite, "montrent surtout une arrière-pensée avec une dérive assez dangereuse et inquiétante. Ce gouvernement aujourd'hui a du mal parfois à mettre des mots à une réalité: sur ce sujet, ce qui est d'abord condamnable en premier, même si on a eu les propos très vulgaires de Mme Mila, ce sont les menaces de mort qu'elle a encourues et qui sont inacceptables". Il a donc plaidé pour "lever l'anonymat sur les réseaux sociaux", pour tous, y compris les modérés, car cet anonymat "permet tout". Une position sans nuance qui met tout le monde dans le même sac, torchons et serviettes dans le même bain. "La loi du numérique ne doit pas être la loi de la jungle dans un Etat de droit". La presse se garde d'applaudir, mais elle boit du petit laid, elle qui adopte des comportements douteux, que ce soit pour faire le buzz ou pour meubler un temps d'antenne dont elle ne sait que faire. 
LR se place ainsi au côté du pouvoir de l'argent contre les réseaux sociaux, alternatives à la désinformation institutionnelle : intox contre intox, avatar de la liberté d'expression et stimulus au développement du jugement individuel. Tandis que la chaîne d'info en continu de l'homme d'affaires libano-israélo-et un peu français Patrick Drahi fait des économies sur le dos des internautes en leur demandant de lui livrer leurs clips d'amateurs, Le Parisien et Les Echos qui appartiennent au groupe de Bernard Arnault sont bien classés parmi les organes de presse subventionnés (respectivement 10e et 13e rangs) pour empocher une aide directe de l'Etat, tout en exigeant du lecteur particulier de leurs sites internet de contribuer à la fortune du groupe LVMH.

Le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau avait, lui, fustigé mercredi "une totale inversion du sens": "qui menace la liberté de conscience? Mila ou bien cet islam politique qui tord nos valeurs? Cessons d'être naïfs et surtout cessons d'être faibles !", avait-il grondé dans un tweet.




Le député Eric Ciotti avait de son côté dénoncé le gouvernement pour avoir "légitimer la haine des islamistes contre Mila", appelant sur Twitter "la République" à "se lever face à l'islamisme" et Emmanuel Macron à "sortir de sa torpeur et de son silence" sur ce sujet.





lundi 28 mars 2016

Pakistan: les talibans revendiquent un sanglant attentat-suicide visant les chrétiens

Peut-on encore mentionner des massacres de Chrétiens sans agacer la gauche ?

Les talibans pakistanais 
affirment avoir délibérément visé les Chrétiens
Depuis qu'ils ont revendiqué haut et fort l'attentat-suicide sanglant dans un parc très fréquenté de Lahore en plein dimanche de Pâques, le bilan s'est alourdi pour atteindre 72 morts, dont 29 enfants et six femmes, a indiqué  lundi un responsable administratif de la ville, Muhammad Usman. Des centaines de personnes ont été blessées.

Selon un porte-parole de la ville, seulement "10 à 15 chrétiens" ont été dénombrés parmi les morts, mais les autorités s'efforcent toujours de les identifier.

Le kamikaze s'est fait exploser près d'une aire de jeux, a indiqué la police.L'explosion s'est produite dans le parc Gulshan-e-Iqbal, proche du centre de Lahore, particulièrement bondé en ce dimanche ensoleillé de Pâques où la minorité chrétienne célébrait la fête religieuse de la résurrection du Christ. "Nous étions allés au parc pour profiter de ce jour de Pâques. Tout d'un coup, il y a eu une énorme explosion, j'ai vu une énorme boule de feu, et quatre à six personnes de ma famille ont été blessées, dont deux grièvement", a témoigné Arif Gill, un homme de 53 ans.


La police a bouclé le site où, dans la matinée, 
s'étalaient toujours des lambeaux de chair sur les balançoires. Morceaux de vêtements et tourniquets tachés de sang témoignaient de l'interruption violente d'un après-midi festif. 
L'armée a rapidement réagi en annonçant une série d'"opérations" dans différentes localités, l'arrestation de plusieurs "terroristes et intermédiaires présumés" et la découverte d'"une énorme cache d'armes et de munitions".

"Notre résolution à combattre le terrorisme (...) devient plus forte à mesure que le lâche ennemi s'en prend à des cibles vulnérables", a tonné de son côté le premier ministre Nawaz Sharif.

Cet attentat, qui porte un coup sérieux aux nombreuses promesses d'embellie sécuritaire des autorités, est le plus meurtrier cette année au Pakistan. Les attentats visant les enfants ont une résonance toute particulière au Pakistan, toujours traumatisé par l'attaque perpétrée par un commando taliban dans une école de Peshawar, qui avait fait au moins 154 morts en décembre 2014.


Les premières funérailles de victimes se sont déroulées dès lundi
et une veillée d'hommage était prévue en début de soirée sur les lieux du drame.
Au domicile lahorite de Salamat Masih, un jeune homme d'une vingtaine d'années tué dans l'attentat islamiste, la foule de ses proches et de voisins s'est écriée: "Oh Salamat, pour quel monde es-tu parti ? Ne sais-tu pas combien sont tristes ceux que tu laisses derrière toi ?", s'étreignant pour se donner du courage.
La famille a aussi perdu un adolescent de 16 ans. "Leurs amis étaient là-bas (dans le parc) et ils sont partis contents en disant qu'ils allaient faire un match de cricket, mais lorsqu'ils sont arrivés (l'explosion) s'est produite", soupire Yousaf Massih, un chrétien de 55 ans, père et grand-père des deux disparus.

La communauté chrétienne représente un peu moins de 2% de la population de ce pays de 200 millions d'habitants
, majoritairement des musulmans sunnites, comme le prince héritier d'Arabie saoudite décoré par Hollande.


Les Chrétiens se savent visés de longue date par les islamistes. Un double attentat suicide perpétré par les talibans contre des églises à Lahore avait fait 17 morts en mars 2015. Mais ses craintes se sont accrues avec l'exécution il y a un mois d'une figure islamiste radicale, Mumtaz Qadri, érigé au rang de martyr par ses partisans.

Une faction du mouvement taliban pakistanais "Jamaat-ul-Ahrar" a revendiqué l'attentat-suicide. 

"Nous avons perpétré l'attentat de Lahore car les chrétiens sont notre cible,"
a déclaré son porte-parole, Ehsanullah Ehsan.
Le Jamaat-ul-Ahrar ("Parti des défenseurs") est un groupe djihadiste pakistanais considéré comme le plus violent des groupes dissidents de l'ex-Tehrik-e-Taliban Pakistan. Le Jamaat-ul-Ahrar a annoncé le 4 octobre 2014 qu'il apporte son soutien à l'État islamique et a alors appelé à sa réconciliation avec al-Qaïda.
Il a déjà revendiqué le massacre de l'école militaire de Peshawar, commis le 16 décembre 2014 et qui a fait 141 personnes tuées, dont 132 enfants, bilan qui en fait l'attaque terroriste la plus meurtrière de l'histoire du Pakistan, surpassant dans l'horreur l'attentat du 18 octobre 2007 à Karachi.

Hollande avait eu plein de mots pour condamner la tuerie de 2014 dénonçant "l’ignoble attaque". "Il n'y a pas de mots pour qualifier ce qui vient de se produire au Pakistan. Un acte terroriste qui touche une école, des enfants morts, avec cette volonté de détruire le savoir et la jeunesse. " Et il avait disserté devant le monde sur ce qu'il convient de faire. "Face au terrorisme, nous devons nous mobiliser chaque jour. Le terrorisme, c'est cette infamie qui s'en prend à tout ce qui vit, tout ce qui peut être source d'espoir", selon le chef de l’État en déplacement à Boulogne-sur-Mer. 
Moins d'un an plus tard, c'étaient les attentats des 7 au 9 janvier 2015 par des djihadistes français contre le journal anarchiste Charlie-hebdo et les innocents d'un Super-Kasher sur le territoire de leur propre pays. Ces fusillades sanglants, revendiquées par l'organisation terroriste État islamique (dite 'Daesh'), ont tué dix-sept personnes et leurs trois assassins abattus par les forces de l'ordre.
Puis ce furent les massacres de masse du 13 novembre 2015 en plein Paris. Ils ont fait 130 personnes et en ont blessé près de 400.

"Pendre Asia Bibi" et venger Mumtaz Qadri

Coïncidence ou non, le jour même de l'attentat, une grande
manifestation se déroulait dans la capitale Islamabad et sa ville jumelle Rawalpindi, en hommage au dénommé Mumtaz Qadri
, ce policier qui avait assassiné le gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, lequel avait pris le parti d'Asia Bibi, mère de famille accusée de blasphème. La manifestation avait dégénéré lundi 28 mars en un face-à-face tendu entre ses 3.000 partisans et les forces de l'ordre au coeur de la capitale.

En effet, l'exécution de Qadri, un mois plus tôt, le 29 février, a mis en rage de nombreuses factions islamistes qui avaient érigé au rang de héros l'assassin de Salman Taseer, abattu de 28 balles en 2011, et partisan déclaré d'une révision de la loi sur le blasphème.

Les partisans du héros local de l'islam réclament notamment la pendaison de la femme, Asia Bibi, chrétienne accusée de blasphème contre l'islam et condamnée en 2010 (confirmée en 2014) par la justice pakistanaise.


Le pape François a fait son Hollande en demandant lundi aux autorités du Pakistan de tout faire pour assurer la sécurité de la population et en particulier celle de la minorité chrétienne, après l'attentat "exécrable" de dimanche.


samedi 27 juin 2015

Laïcité: l'église de Font Romeu profanée

L'effet Charlie hebdo: de présumés "fêtards" seraient responsables 
Aucune inscription permettant de situer les blasphémateurs

Le curé de la paroisse a découvert des détritus, des excréments, des vitres cassées dans son église.
Le curé de la paroisse de Font Romeu montre les dégâts constatés dans l'église vandalisée © France 3 LR/ D. Bérhault

A Font-Romeu, Pyrénées-Orientales, l'église "le Christ roi" a subi des dégradations: des vitraux ont été brisés, l'harmonium renversé, des détritus, et même des excréments humains jonchaient le sol. Mais aucun trace de vol ou de tags revendicatifs à caractère religieux n'a été constaté par les enquêteurs.
L'hypothèse la plus probable est que ces dégradations seraient le fait de quelques fêtards.

Bris de vitraux dans l' église "Christ Roi" de Font Romeu
Ces dégradations datent du début du mois de juin.

Le curé de la paroisse fait part de son indignation sur son blog et une messe de réparation sera célébrée le 27 juin prochain à 11 h 00. 
COMMUNIQUÉ DE MGR TURINI
A la suite de la profanation de l’église du Christ-Roi de Font-Romeu, Mgr Norbert Turini fait la déclaration suivante : "Je dénonce un acte odieux qui, pour nous croyants, est profanation d’un lieu sacré, essentiel pour les chrétiens qui y célèbrent leur foi, vivent les sacrements, en particulier l’eucharistie. »
"Nous ne pouvons pas rester sans réagir. C’est pour cela que je remercie les pouvoirs publics qui sont intervenus très efficacement et rapidement, ainsi que la presse, la radio et la télévision qui, de leur côté, ont porté cette profanation à la connaissance du grand public".

"J’invite tous les fidèles et les personnes de bonne volonté touchées par ce qui s’est passé et qui souhaitent manifester leur solidarité à participer à la messe de réparation dont la date sera bientôt fixée."
+ Norbert Turini
Evêque de Perpignan-Elne.
LA MESSE DE RÉPARATION SERA CÉLÉBRÉE SAMEDI 27 JUIN à 11h00 À L'EGLISE DU CHRIST ROI.

Le curé veut faire des travaux pour empêcher des squatteurs d'entrer dans l'édifice religieux qui date des années 50.

dimanche 15 février 2015

Attentats islamistes à Copenhague d'où sont parties les caricatures de Mahomet

Après Paris, l'internationale djihadiste frappe à nouveau l'internationale anarcho-révolutionnaire 

Un débat autour de la liberté d'expression et de l'islamisme a fait 
un mort et trois blessés
dans l'attaque à l'arme à feu d'un centre culturel de Copenhague (Danemark), le 14 février 2015.
L'ambassadeur de France et la leader des Femen étaient présents au centre culturel de Krudttønden à Copenhague où ils participaient à  la conférence sur l'islamisme, la peur et l'auto-censure de la liberté d'expression, lorsque la fusillade a éclaté samedi vers 15h30. 
Quand les premiers tirs ont retenti, François Zimeray, l'ambassadeur de France, avait fini son discours et Inna Shevchenko, la meneuse de revue para-militaire Femen avait débuté son intervention. Depuis la salle où se tenait le débat "art, blasphème et liberté d'expression", en hommage à Charlie Hebdo, ils ont twitté en direct sur l'attentat.

Lors des premiers coups de feu, Inna Shevchenko était en train de prononcer son discours : "j'étais sur le point de dire que la liberté d'expression est une illusion en Europe, quand nous avons entendu les tirs". Et de twitter aussitôt: "tirs pendant notre réunion à Copenhague".
L'ambassadeur de France, qui buvait les paroles de la féministe aux seins nus comme du petit lait, a également réagi aussitôt sur son compte Twitter. François Zimeray rassure sa famille: "toujours vivant dans la pièce". "Ils nous ont tirés dessus de l'extérieur. C'était la même intention que Charlie Hebdo sauf qu'ils n'ont pas réussi à rentrer [ou simplement "entrer"], a ensuite commenté François Zimeray. "Intuitivement, je dirais qu'il y a eu au moins 50 coups de feu, et les policiers ici nous disent 200. Des balles sont passées à travers les portes et tout le monde s'est jeté à terre," a ajouté l'ancien ambassadeur pour les droits de l'homme.

Selon Reuters à l'Express, "Inna Shevchenko continue de son côté à commenter ce qu'il se passe ["ce qui se passe", en français] à l'intérieur de la salle", tout en citant son tweet indiquant pourtant que l'anarcho-révolutionnaire ukrainienne, adepte du close combat, a pris la poudre d'escampette:  "Je me suis enfuie en courant avec d'autres personnes par une porte de derrière; je n'ai rien vu, j'ai entendu 20 tirs à l'entrée du bâtiment". 

La police avait-elle pris les précautions élémentaires à Charlie hebdo ?

Selon les témoins, le tireur, grand et athlétique, masqué et "aux cheveux lisses" (BFMTV) - suggérant un blond yeux bleus? - serait
entré dans le centre culturel à l'accès filtré par un détecteur de métaux. L'assaillant - on est dans le ni-ni de bon aloi politiquement correct: ni islamiste, ni terroriste -   bloqué à l'entrée aurait commencé à tirer des coups de feu. "Les policiers présents auraient immédiatement riposté, mais l'homme (ni terroriste, ni djihadiste danois) a néanmoins réussi à d'enfuir." 

Dans la salle, la para-militaire Femen signale la présence de l'ambassadeur de France et du dessinateur des caricatures de Mahomet Lars Vilks: "dans la salle avec moi, il y a quelques dizaines de personnes, l'ambassadeur français François Zimeray , Lars Vilks". Or, cet artiste suédois est surtout connu pour ses œuvres provocatrices et notamment pour le (mauvais) dessin publié le 18 août 2007 par le journal suédois Nerikes Allehanda et représentant une tête identifiée par les musulmans comme celle de Mahomet sur un corps de chien (ci-contre) qui a provoqué plusieurs assassinats en Europe. Le 15 septembre, le chef de l'organisation de l'État islamique d'Irak a mis la tête de Vilks à prix.

Samedi soir, les victimes de l'attaque ont été entendues par les services de police, rapporte Inna Shevchenko qui continuait à commenter la suite de l'attentat du centre culturel danois sur son compte Twitter: "Maintenant, nous sommes tous au commissariat de police pour décrire l'attentat d'aujourd'hui à Copenhague". Sous la protection de la police bourgeoise !

Après Charb, il reste 9 des 10 cibles :
"Liste noire"des dix personnes à abattre, selon Al-Qaida
Ayaan Hirsi Ali : Activiste d'origine somalienne, citoyenne néerlandaise, elle s'est fait connaître pour ses positions contre l'excision, puis sur l'incompatibilité, selon elle, entre l'Islam et les valeurs occidentales. Elle était une proche de Theo van Gogh, cinéaste assassiné en 2004. Elle s'est exilée aux États-Unis.
Terry Jones : Ce pasteur américain s'est fait connaître pour ses attaques de l'islam. En 2010, c'est lui qui s'est livré à l'autodafé de 3.000 exemplaires du Coran, un pour " chaque personne tuée par l'Islam le 11-Septembre".
Molly Norris : Journaliste au Seattle Weekly, elle adopte un profil bas depuis 2010, quand Inspire l'a ajoutée à sa liste, après avoir voulu créer "le jour de la caricature de Mahomet". Selon l'association qui se bat pour elle, elle a changé d'identité et de métier, sous l'effet de la peur.
Carsten Juste : Journaliste danois, ancien rédacteur en chef du Jyllands-Posten, qui a publié, en 2005, les caricatures de Mohamet, reprises ensuite par Charlie Hebdo. Son journal a fait des excuses depuis, mais le journaliste vit sous de nombreuses menaces de mort.
Flemming Rose : Rédacteur en chef du service culture du Jyllands-Posten, il n'a pas cédé aux pressions et exerce toujours son métier de journaliste dans le journal danois, collaborant aussi au New York Times.
Kurt Westergaard : Le dessinateur danois qui a caricaturé Mohamet dans le Jyllands-Posten en 2005. Contrairement à son journal qui a présenté des excuses, Westergaard n'a exprimé aucun regret et a été l'objet de plusieurs tentatives d'assassinat.
Salman Rushdie : L'écrivain britannique d'origine indienne est le plus connu de la liste. Auteur des Versets sataniques, il est toujours l'objet d'une fatwa lancée par l'ayatollah Khomeini, en 1989.
Morris Sadek : Chrétien copte américain d'origine égyptienne, cet avocat a fait la promotion de L'Innocence des musulmans, le film qui a mis le feu aux poudres du Moyen-Orient en 2012.
Lars Vilks : Le dessinateur suédois s'est fait connaître en publiant plusieurs caricatures de Mahomet en 2007, le représentant sous la forme d'un chien. Il a fait l'objet de plusieurs tentatives d'assassinat, dont une fomentée par des citoyens américains et irlandais. Il vit sous protection policière.
Geert Wilders : Homme politique, il est le leader de l'extrême droite néerlandaise, qui a basé une partie de son argumentaire sur l'islamophobie, proposant de bannir le Coran des Pays-Bas, le comparant à Mein Kampf. Son parti a bénéficié d'un regain de sympathie après l'attaque contre Charlie Hebdo.

Malgré toute l'importance que la presse de gauche lui accorde en France, l'ancienne collaboratrice de Charlie hebdo, Caroline Fourest, qui 
écume les plateaux de radio (France Info, ce matin, et BFMTV, hier, entre autres) depuis deux jours, n'est pas "blacklistée", à la différence de Charb qui a été exécuté avec ses camarades dessinateurs du journal libertaire.