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jeudi 6 décembre 2018

Les "Gilets jaunes" ne sont pas des Talibans, destructeurs du patrimoine

Dijon possède une copie du moulage de La Marseillaise détruit à l’Arc de Triomphe
Des dégradations ont eu lieu en marge du rassemblement contraint 
de l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris, le samedi 1er décembre 2018 
Parmi les "gilets jaunes" parqués à l’Arc de Triomphe en haut des Champs-Elysées, samedi 1er décembre, des "casseurs" infiltrés ont endommagé un moulage de la sculpture 'La Marseillaise' du Dijonnais François Rude, à l’intérieur du monument.

Empêchés de manifester sur les Champs-Elysées barrés par plusieurs cordons de forces de l'ordre déployées pour protéger le palais présidentiel et l'Assemblée nationale, les manifestants ont été repoussés sur la Place de l'Etoile autour de l'Arc de Triomphe et du Tombeau du Soldat qui n'étaient protégés par aucune force de police, samedi 1er décembre 2018.
Des éléments incontrôlés ont tagué les murs de graffitis, à l'extérieur, et ont abîmé des œuvres d'art, à l'intérieur. "J'estime que les dégâts représentent plusieurs centaines de milliers d'euros, voire un million", indiquait dimanche Philippe Bélaval, le président du Centre des monuments Nationaux, lequel n'avait pas anticipé cette tournure des événements. Le monument "restera fermé au public pour plusieurs jours".
Une enquête a été ouverte par la police pour identifier les personnes qui se sont introduites dans le monument pour le saccager. Des prélèvements ADN ont été effectués dès samedi soir, a indiqué le Centre des monuments Nationaux.

Un moulage d'une partie d'une sculpture de François Rude représentant La Marseillaise a été endommagé à l’intérieur de l’Arc de triomphe.
"Le Départ des volontaires de 1792", aussi appelé 'La Marseillaise' ou 'le Chant du départ', a été sculpté par l'artiste dijonnais François Rude entre 1834 et 1836. Installée sur le pilier nord de l'Arc de Triomphe, cette sculpture d'une rare puissance est connue dans le monde entier.

'La Marseillaise' représente en effet une allégorie de la victoire. 
"C'est une incarnation de l'allégorie de la patrie qui appelle les hommes à venir se joindre à elle", explique Delphine Christophe, directrice de la conservation du centre des monuments nationaux à France 2.
On ne peut donc imaginer que ce saccage soit dû à un individu imprégné de la culture de ce pays, mais plutôt à un casseur que son patrimoine irrite.

Des Talibans observent la destruction du Bouddha géant à Bamiyan, le 26 mars 2001.
Mars 2001, dans une vallée reculée d’Afghanistan. Suite à des tirs d’artillerie et à des explosions de roches, les statues géantes des Bouddhas de la vallée de Bâmiyân furent entièrement dynamitées par les Talibans, s'en prenant déjà à des symboles religieux et culturels. La destruction de ces sculptures provoqua l'indignation du monde entier qui l'a unanimement condamnée.
Avant les Talibans, les bouddhas géants avaient survécu à plus de 15 siècles. Au XIIIe siècle, les envahisseurs mongols saccagèrent la vallée, mais les statues furent respectées. Bien plus tard, les rois perses et afghans tentèrent de les détruire, mais ne parvinrent qu’à endommager les visages. Enfin, les multiples conflits avec les colons britanniques criblèrent les statues d’impacts de balles et de canons. Mais il faudra l’acharnement destructeur des talibans pour achever ces monuments archéologiques. Le mollah Omar avait ordonné leur destruction, jugeant les sculptures "idolâtres".


"La Marseillaise", un symbole de la République saccagé








"Cette œuvre a vraiment fait date, souligne Naïs Lefrançois, conservatrice du patrimoine au musée de Dijon à France 3 Bourgogne. Elle a été reprise par de nombreux artistes, surtout la figure hurlante, parce que c'est vraiment la synthèse de la sculpture romantique qui est très expressive. Ce cri qui déforme la bouche n'était à l'origine pas du tout accepté par les critiques. On se devait de représenter des visages beaucoup plus impassibles, beaucoup plus stoïques."

La ville de Dijon possède un moulage de La Marseillaise,exposé au musée François Rude, situé dans l'église Saint-Etienne près du musée des Beaux-arts de Dijon. "Ce moulage de la sculpture originale a été commandé en 1938 pour prévenir les éventuelles destructions dans une guerre mondiale, avec notamment le développement de l'aviation et des bombardements", précise la conservatrice du patrimoine au musée de Dijon.

Comment ce moulage est-il arrivé à Dijon ?

L'œuvre 'Le Départ des volontaires' de 1792 mesure 11,6 mètres de haut pour 6 mètres de large. Évidemment, le moulage en plâtre réalisé à la demande du ministère de la culture en 1938 est tout aussi imposant. Il n'est pas resté longtemps dans les galeries du musée des monuments français.

"C'est tellement grand qu'on décide de le donner à une ville qui en aurait complètement la légitimité, explique Naïs Lefrançois. On choisit Dijon parce que François Rude est né à Dijon. On attribue dès 1941 ce moulage à la ville." C'est en 1947 qu'il est installé au musée François Rude, où il est encore visible aujourd'hui. 

L'œuvre détruite samedi à Paris à l'intérieur de l'Arc de Triomphe est également un moulage de La Marseillaise, mais il se concentre sur la tête du personnage féminin de la sculpture. 
"Ce moulage a été réalisé plutôt à la fin du XIXe siècle, entre 1896 et 1899. Il y avait une campagne de moulage, toujours pour le musée des monuments français, parce que le moulage avait une vocation à la fois pédagogique et artistique en diffusant des œuvres qui ne peuvent pas être déplacées".

"Le musée de Dijon possède également un moulage de la tête, qui a été fait sensiblement à la même époque, vers 1899. Il a déposé ce moulage au musée d'Orsay dans les années 1980, au moment de l'ouverture du musée. Il y a également au moins un autre moulage qui est conservé au musée des monuments français", ajoute la conservatrice.

Comment l'œuvre détruite à Paris sera-t-elle restaurée ?


Fichier:La Marseillaise 06-2012.jpg
Il est peu probable qu'on fasse à nouveau un surmoulage directement sur l'œuvre originale installée à l'extérieur de l'Arc de Triomphe. "Il faudrait voir avec le musée des monuments français, qui est vraiment l'institution historique qui a réalisé ces moulages, s'il a conservé des moules. C'est très rare qu'on conserve des moules de cette taille là parce que c'est très encombrant, indique Naïs Lefrançois. On peut aussi prendre des empreintes des moulages qui existent actuellement avec de nouvelles techniques 3D et ensuite aider à restaurer cette oeuvre là."

Un des moulages existants est-il plus fidèle qu'un autre ? "C'est justement ça qu'il faut définir. Il y a eu des moulages faits à différentes périodes. Le moulage qui a été détruit [samedi 1er décembre] datait de 1899. Fatalement, une oeuvre qu'on voit en 1899 n'a pas forcément la même tête en 2018. La pierre s'est érodée, la pollution a pu dégrader certaines oeuvres. Donc il va falloir travailler assez finement avec les spécialistes de l'artiste pour définir le meilleur moulage, le plus adapté, qui pourrait le remplacer."

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lundi 28 mars 2016

Pakistan: les talibans revendiquent un sanglant attentat-suicide visant les chrétiens

Peut-on encore mentionner des massacres de Chrétiens sans agacer la gauche ?

Les talibans pakistanais 
affirment avoir délibérément visé les Chrétiens
Depuis qu'ils ont revendiqué haut et fort l'attentat-suicide sanglant dans un parc très fréquenté de Lahore en plein dimanche de Pâques, le bilan s'est alourdi pour atteindre 72 morts, dont 29 enfants et six femmes, a indiqué  lundi un responsable administratif de la ville, Muhammad Usman. Des centaines de personnes ont été blessées.

Selon un porte-parole de la ville, seulement "10 à 15 chrétiens" ont été dénombrés parmi les morts, mais les autorités s'efforcent toujours de les identifier.

Le kamikaze s'est fait exploser près d'une aire de jeux, a indiqué la police.L'explosion s'est produite dans le parc Gulshan-e-Iqbal, proche du centre de Lahore, particulièrement bondé en ce dimanche ensoleillé de Pâques où la minorité chrétienne célébrait la fête religieuse de la résurrection du Christ. "Nous étions allés au parc pour profiter de ce jour de Pâques. Tout d'un coup, il y a eu une énorme explosion, j'ai vu une énorme boule de feu, et quatre à six personnes de ma famille ont été blessées, dont deux grièvement", a témoigné Arif Gill, un homme de 53 ans.


La police a bouclé le site où, dans la matinée, 
s'étalaient toujours des lambeaux de chair sur les balançoires. Morceaux de vêtements et tourniquets tachés de sang témoignaient de l'interruption violente d'un après-midi festif. 
L'armée a rapidement réagi en annonçant une série d'"opérations" dans différentes localités, l'arrestation de plusieurs "terroristes et intermédiaires présumés" et la découverte d'"une énorme cache d'armes et de munitions".

"Notre résolution à combattre le terrorisme (...) devient plus forte à mesure que le lâche ennemi s'en prend à des cibles vulnérables", a tonné de son côté le premier ministre Nawaz Sharif.

Cet attentat, qui porte un coup sérieux aux nombreuses promesses d'embellie sécuritaire des autorités, est le plus meurtrier cette année au Pakistan. Les attentats visant les enfants ont une résonance toute particulière au Pakistan, toujours traumatisé par l'attaque perpétrée par un commando taliban dans une école de Peshawar, qui avait fait au moins 154 morts en décembre 2014.


Les premières funérailles de victimes se sont déroulées dès lundi
et une veillée d'hommage était prévue en début de soirée sur les lieux du drame.
Au domicile lahorite de Salamat Masih, un jeune homme d'une vingtaine d'années tué dans l'attentat islamiste, la foule de ses proches et de voisins s'est écriée: "Oh Salamat, pour quel monde es-tu parti ? Ne sais-tu pas combien sont tristes ceux que tu laisses derrière toi ?", s'étreignant pour se donner du courage.
La famille a aussi perdu un adolescent de 16 ans. "Leurs amis étaient là-bas (dans le parc) et ils sont partis contents en disant qu'ils allaient faire un match de cricket, mais lorsqu'ils sont arrivés (l'explosion) s'est produite", soupire Yousaf Massih, un chrétien de 55 ans, père et grand-père des deux disparus.

La communauté chrétienne représente un peu moins de 2% de la population de ce pays de 200 millions d'habitants
, majoritairement des musulmans sunnites, comme le prince héritier d'Arabie saoudite décoré par Hollande.


Les Chrétiens se savent visés de longue date par les islamistes. Un double attentat suicide perpétré par les talibans contre des églises à Lahore avait fait 17 morts en mars 2015. Mais ses craintes se sont accrues avec l'exécution il y a un mois d'une figure islamiste radicale, Mumtaz Qadri, érigé au rang de martyr par ses partisans.

Une faction du mouvement taliban pakistanais "Jamaat-ul-Ahrar" a revendiqué l'attentat-suicide. 

"Nous avons perpétré l'attentat de Lahore car les chrétiens sont notre cible,"
a déclaré son porte-parole, Ehsanullah Ehsan.
Le Jamaat-ul-Ahrar ("Parti des défenseurs") est un groupe djihadiste pakistanais considéré comme le plus violent des groupes dissidents de l'ex-Tehrik-e-Taliban Pakistan. Le Jamaat-ul-Ahrar a annoncé le 4 octobre 2014 qu'il apporte son soutien à l'État islamique et a alors appelé à sa réconciliation avec al-Qaïda.
Il a déjà revendiqué le massacre de l'école militaire de Peshawar, commis le 16 décembre 2014 et qui a fait 141 personnes tuées, dont 132 enfants, bilan qui en fait l'attaque terroriste la plus meurtrière de l'histoire du Pakistan, surpassant dans l'horreur l'attentat du 18 octobre 2007 à Karachi.

Hollande avait eu plein de mots pour condamner la tuerie de 2014 dénonçant "l’ignoble attaque". "Il n'y a pas de mots pour qualifier ce qui vient de se produire au Pakistan. Un acte terroriste qui touche une école, des enfants morts, avec cette volonté de détruire le savoir et la jeunesse. " Et il avait disserté devant le monde sur ce qu'il convient de faire. "Face au terrorisme, nous devons nous mobiliser chaque jour. Le terrorisme, c'est cette infamie qui s'en prend à tout ce qui vit, tout ce qui peut être source d'espoir", selon le chef de l’État en déplacement à Boulogne-sur-Mer. 
Moins d'un an plus tard, c'étaient les attentats des 7 au 9 janvier 2015 par des djihadistes français contre le journal anarchiste Charlie-hebdo et les innocents d'un Super-Kasher sur le territoire de leur propre pays. Ces fusillades sanglants, revendiquées par l'organisation terroriste État islamique (dite 'Daesh'), ont tué dix-sept personnes et leurs trois assassins abattus par les forces de l'ordre.
Puis ce furent les massacres de masse du 13 novembre 2015 en plein Paris. Ils ont fait 130 personnes et en ont blessé près de 400.

"Pendre Asia Bibi" et venger Mumtaz Qadri

Coïncidence ou non, le jour même de l'attentat, une grande
manifestation se déroulait dans la capitale Islamabad et sa ville jumelle Rawalpindi, en hommage au dénommé Mumtaz Qadri
, ce policier qui avait assassiné le gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, lequel avait pris le parti d'Asia Bibi, mère de famille accusée de blasphème. La manifestation avait dégénéré lundi 28 mars en un face-à-face tendu entre ses 3.000 partisans et les forces de l'ordre au coeur de la capitale.

En effet, l'exécution de Qadri, un mois plus tôt, le 29 février, a mis en rage de nombreuses factions islamistes qui avaient érigé au rang de héros l'assassin de Salman Taseer, abattu de 28 balles en 2011, et partisan déclaré d'une révision de la loi sur le blasphème.

Les partisans du héros local de l'islam réclament notamment la pendaison de la femme, Asia Bibi, chrétienne accusée de blasphème contre l'islam et condamnée en 2010 (confirmée en 2014) par la justice pakistanaise.


Le pape François a fait son Hollande en demandant lundi aux autorités du Pakistan de tout faire pour assurer la sécurité de la population et en particulier celle de la minorité chrétienne, après l'attentat "exécrable" de dimanche.


jeudi 7 janvier 2016

Deux violeurs afghans mis hors d'état de nuire dans un train

Un viol évité de peu, apprend-on un mois plus tard

Deux réfugiés afghans ont semé la terreur dans le train entre Paris et Dreux
(Eure-et-Loir). 

Trois parmi une dizaine d'Afghans, qui étaient montés à la gare de Paris Montparnasse, ont profité de l'isolement de Cindy pour commencer à l'importuner. Terrorisée, l'employée de supérette à Versailles a changé de place, mais le trio a suivi la jeune femme tétanisée. L'un des trois hommes en a profité pour se livrer à des attouchements, tandis qu'un autre l'a étranglée en serrant son écharpe. Le troisième a sorti un couteau qu'il lui a mis sous la gorge et les agresseurs ont commencé à la déshabiller. 

Les migrants auraient certainement accompli leur crime si un voyageur n'avait pas surpris la scène.
Le passager n'a pas hésité à intervenir et a fait descendre Cindy du train à la gare de Houdan (Yvelines), où la victime s'est alors réfugiée dans un restaurant. "Elle a été très traumatisée par cette agression, croit bon de préciser une source anonyme proche de l'affaire. Les urgences médico-légales lui ont accordé dix jours d'incapacité totale de travail (ITT)."

Un des trois agresseurs court toujours 

Les trois présumés innocents ont été identifiés grâce aux images de vidéosurveillance recueillies à la gare Montparnasse. Ces ressortissants de la République islamique d’Afghanistan, hébergés dans un foyer Adoma partageaient la même chambre. Le 17 décembre, deux des trois violeurs présumés sont interpellés et placés en garde à vue à Paris. Les enquêteurs de la brigade des transports sont chargés des investigations. 
Résidences sociales Adoma
ADOMA propose, dans le parc immobilier traditionnel, près de 36 833 logements meublés, destinés à toutes les personnes – jeunes adultes, familles – rencontrant des difficultés à se loger.
Les foyers Adoma
Près de 31 716 logements Adoma meublés, destinés à l’origine aux travailleurs migrants accueillent aujourd’hui tous les publics et sont réhabilités, au fur et à mesure, en résidences sociales.
Adoma a notamment été sollicitée à la fin de l'année 2014 pour le
relogement des populations immigrées originaires de la Corne de l'Afrique ou du Machrek (généralement l’Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, Israël, la Palestine et le Koweït), qui vivaient dans la plus extrême précarité dans la zone de Calais.
Les deux hommes nient avoir commis l'agression sexuelle. 
Mais Cindy les a formellement identifiés. Ils expliquent que ce jour-là, le groupe était parti en virée au bois de Boulogne pour rencontrer des homosexuels et des travestis afin d'avoir des relations sexuelles "tarifées ou consenties". 
Ces hommes se présentent comme des réfugiés politiques et expliquent avoir quitté l'Afghanistan à cause des talibans qui leur auraient demandé de commettre des crimes contre l'Occident. Le terrorisme n'est pas seulement l'exécution d'attentats par un groupe organisé, mais est aussi le crime de fanatiques isolés, attaques de militaires, fauchages de piétons ou viols. L'enquête confiée à un juge d'instruction se poursuit, pour tenter d'identifier et d'interpeller un agresseur qui court toujours.

Deux des trois migrants ont été mis en examen, samedi 19 décembre à Versailles (Yvelines), pour tentative de viol avant d'être écroués. La menace d'homicide à l'arme blanche ne semble pas avoir été retenue...
La justice leur reproche d'avoir, le 9 décembre dernier, alors que le train circulait entre Versailles et Houdan, tenté de violer collectivement une jeune femme de 28 ans.

Libanaise francophone, l'épouse du président afghan, défend le statut et le droit des femmes.


Rula Ghani, première dame d'Afghanistan, est une chrétienne d'origine libanaise. Elle a fait ses études à Sciences Po, mais en devenant une personne publique il y a un peu plus d'un an, quand son mari, Ashraf Ghani, ci-contre, a été élu président d'Afghanistan en septembre 2014, elle ne pensait pourtant pas être un modèle pour toutes les femmes du pays, raconte-t-elle au micro de France 2.

VOIR et ENTENDRE un reportage de France 2:
Dans le Coran, il est très clairement dit que les musulmans peuvent épouser les chrétiens. C'est même un moyen de colonisation de peuplement.

mardi 25 décembre 2012

Messe de minuit sanglante au Nigéria

Six chrétiens tués par des islamistes dans une église

L'attaque dans le nord-est du pays visait des chrétiens

Eglise Sainte-Thérèse à Madalla,
située à 40 km d'Abuja (cf. ci-dessous)
Des hommes armés ont attaqué pendant la messe de minuit une église dans le village de Peri (nord-est), tuant six fidèles, dont un prêtre, avant de mettre le feu au bâtiment, ont indiqué la police et des habitants mardi.

"Des hommes armés non identifiés ont essayé d'attaquer Potiskum mais ont été repoussés par nos troupes", selon les explications d'Eli Lazarus, un porte-parole de l'armée. "Alors qu'ils prenaient la fuite, ils ont attaqué une église dans un village qui porte le nom de Jiri."

"Un groupe d'hommes armés a fait irruption dans le village à minuit et sont allés directement dans l'église (...) Ils ont ouvert le feu et tué le prêtre et cinq fidèles. Puis ils ont mis le feu à l'église", a déclaré Usman Mansir, un habitant.

Un responsable de la police à Yobe a confirmé cette version des faits.


Les agresseurs ont également mis le feu à des habitations voisines de l'église
, selon des habitants.

L'église visée était une branche de l'Eglise évangélique d'Afrique de l'Ouest, selon un habitant.


Enclave chrétienne dans un pays majoritairement musulman


Peri est une ville proche de Potiskum, capitale économique de l'Etat de Yobe qui compte une importante minorité chrétienne.

Pays le plus peuplé d'Afrique, le Nigeria compte 160 millions d'habitants, le sud du pays étant à majorité chrétienne et le nord à majorité musulmane.

Ces meurtres n'ont pas été pour l'heure revendiqués. 
Le groupe islamiste radical Boko Haram a déjà mené plusieurs attaques similaires, ciblant fréquemment des églises les jours de culte: c'est la troisième année consécutive que le Nigeria est le théâtre d'attaques contre des églises au moment de Noël. 

En 2010, une série d'attentats pendant Noël avait fait plus de 40 morts. 
En 2011, 44 personnes avaient été tuées le jour de Noël dans le nord et le centre du Nigeria dans une série d'attaques attribuées à Boko Haram, dont 35 dans un attentat à la bombe contre une église. 

Début décembre, une série d'attaques attribuées à Boko Haram avait été menées contre des églises et des maisons habitées par des chrétiens dans le nord du Nigeria. Dix personnes étaient mortes égorgées et trois églises avaient été incendiées. 

22 décembre à Kano, Nigéria
Le dimanche 22 décembre 2012, un double attentat suicide avait fait onze morts et une trentaine de blessés dans une église protestante, toujours dans le nord.

Sans compter 44 personnes victimes il y a un an d'une attaque à la voiture piégée contre l'église Sainte-Thérèse à Madalla, une ville située à 40 km d'Abuja. 

Ce samedi 22 décembre à Kano, dans le Nord, une double attaque suicide a a frappé des locaux de MTN et de Airtel, deux des principaux opérateurs téléphoniques du pays.

 Au total, les violences attribuées à la secte Boko Haram, mais aussi leur répression sanglante par les forces de l'ordre nigérianes ont fait, selon les estimations, plus de 3.000 morts depuis la mi-2009, lorsque les membres de Boko Haram ont pris les armes pour imposer la "charia", la loi coranique", dans le nord du pays.

Réaction violente aux efforts du gouvernement
Islamistes armés de Boko Haram

Les forces de sécurité nigérianes ont arrêté 28 membres présumés de la "secte "islamiste Boko Haram au cours d'une série d'opérations menées contre leurs repaires au cours du week-end du 15 décembre dernier. "Notre objectif est d'étrangler (les militants), de les asphyxier et nous commençons à obtenir les résultats souhaités", a déclaré un porte-parole des forces communes de l'armée et de la police à Kano, deuxième ville du pays. 


Selon Human Rights Watch, au moins 2.800 personnes ont péri depuis le début de l'insurrection lancée en 2009 par le groupe islamiste, principalement dans le nord du Nigeria à majorité musulmane. Huit islamistes présumés ont été arrêtés à Kano après avoir lancé une bombe artisanale contre un véhicule de patrouille de la police sans faire de victime. 

 En janvier, Kano avait été le théâtre d'une série d'attentats coordonnés contre plusieurs commissariats qui avaient fait 186 morts, soit l'opération la plus meurtrière depuis le début de l'insurrection.

Boko Haram, qui se réclame des talibans afghans, veut créer un Etat islamique dans le nord du Nigeria.


Ils ont mené récemment plusieurs attaques à Yobe, proche de la ville de Maiduguri (capitale de l'Etat de Borno), berceau du groupe islamiste, affilié à Al-Qaïda.

 Outre des chrétiens, le groupe islamiste attaque aussi régulièrement les forces de sécurité, des hommes politiques et des intérêts économiques.

 A Rome, le pape Benoît XVI, lors de sa bénédiction de Noël, a condamné les "atroces" attaques contre les lieux de culte.

"La concorde doit revenir au Nigeria, où d?atroces attentats terroristes continuent à faucher des victimes, en particulier parmi les chrétiens", a-t-il dit.

 Dans le village de Peri, le chef de l'Association chrétienne du Nigeria à Yobe a précisé que de nombreux fidèles sont toujours manquants.

"Six corps ont été retrouvés", et des personnes vivant près de l'église "ont fui leurs foyers lors de l'attaque et on peut penser qu'ils se cachent toujours dans la brousse ", a déclaré Idi Garba.