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mardi 26 février 2019

Une affaire de "hijab de sport" Decathlon, pour relancer ses ventes

L'association familiale Mulliez (Auchan, Kiabi, Leroy Merlin, Norauto, etc) est prête à tout 

Mais le géant français de la distribution d'articles de sport n'est pas prophète en son pays... 

Ses résultats financiers sont mitigés en 2018. 
Résultat de recherche d'images pour "hijab Decathlon Maroc"En France, ses ventes sont en baisse de 5%, à 3,14 milliards d'euros, et ne s'avoue pas que la clientèle hexagonale n'adhère pas à son choix de privilégier à 80% ses marques de distributeur contre 20% de grandes marques internationales. Alors le distributeur court après la reprise et se dévoile au Maroc. 

Car la mode islamique représente un marché juteux.
Les dépenses pour l'habillement islamique devrait s'élever à 484 milliards de dollars en 2019, selon un rapport de Thomson Reuters. 

C'est la première marque française à se lancer sur le marché de la mode islamique.

Decathlon prétexte l'avance prise par la concurrence.
Résultat de recherche d'images pour "HIJAB h1m"
Plusieurs marques ont déjà franchi le pas. Le 3 septembre 2015, H&M avait opté pour une stratégie vertueuse : en dévoilant le spot publicitaire de sa collection "Close the Loop", qui encourage depuis 2013 les consommateurs à recycler leurs vêtements, la marque suédoise avait choisi une Londonienne en hijab, pour incarner une mode ...tolérante et libérée et la communauté musulmane avait applaudi à l'ouverture d'esprit de l'enseigne. En 2016, le Japonais Uniqlo avait brigué la médaille d'argent de la vente de hijabs, tandis que Nike lançait des voiles spécifiques pour le sport dès l'année suivante. Decathlon était resté au pied du podium.

La marque française vient de lancer un "hijab de sport" dans ses magasins au Maroc. 
Le voile musulman, en polyester, destiné au running, est également vendu en ligne, mais le produit apparaît comme étant "malheureusement épuisé" sur le site français de Decathlon. Dans les trois tailles.
Le hijab est "conçu pour la coureuse qui souhaite se couvrir la tête et le cou pendant sa course", peut-on lire sur le site de la marque, qui précise qu'il ne "bouge pas pendant la course".
"Ce hijab de running a été testé plusieurs fois par vingt femmes qui portent habituellement le hijab, et qui pratiquent du jogging, running ou trail de manière régulière. Il a été validé pour son confort et sa respirabilité", souligne encore Decathlon sur son site. Comment les testeuses faisaient-elles avant ? Ont-elles fait pression sur Decathlon  ou la marque crée-t-elle un nouveau besoin ?



Decathlon se place en queue de peloton. 
Dans leur course en avant pour toujours plus de profit et pour asphyxier la concurrence. Decathlon se met sur la ligne de départ, en troisième série, sur la ligne six du Maroc.

En France, ce lancement fait scandale, notamment dans la sphère féministe

Face à la polémique, Decathlon affirme que ce "hijab de running" ne devrait pas être vendu en France. Remarquez, le PACS ne devait pas conduire au mariage homosexuel et à la PMA... 
Sa mise en ligne sur le site français est une "erreur", se défend le responsable de la communication de la marque, Xavier Rivoire, qui ne manque pas d'air.

Sur Twitter, la porte-parole des Républicains Lydia Guirous s'insurge contre "la soumission" de Décathlon à "l'islamisme qui ne tolère les femmes que la tête couverte

.

Valérie Rambault, la présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, s'interroge de son côté sur un possible boycottage.

L'ancienne ministre socialiste des Droits des femmes,
Laurence Rossignol, a ainsi relayé un communiqué commun de la Ligue du droit international des femmes et du Comité laïcité république, dénonçant une "promotion de l'apartheid sexuel".



La ministre de la Santé a regretté la mise en vente de cet accessoire.
Agnès Buzyn a déclaré qu'elle aurait "préféré qu'une marque française ne promeuve pas le voile". "Il est évidemment permis, et on sait bien que la laïcité en France permet le port du voile. C'est notre société. Mais personnellement, je n'ai pas envie qu'on favorise la différenciation entre les hommes et les femmes», a-t-elle poursuivi sur RTL, ce mardi matin, se faisant l'écho des féministes, notamment la Ligue du droit international des femmes qui ne marque évidemment pas de différence entre les femmes et les hommes...

jeudi 21 avril 2016

Dépenses nouvelles: Hollande jette notre argent par les fenêtres

Hollande flambe et la facture s'élève déjà à plus de 4 milliards d'euros

Les mesures engagées par l'exécutif augmenteront les dépenses de l'État de plus de 4 milliards d'euros pour la seule année 2016.

La rapporteure PS du Budget, Valérie Rabault,  tire le signal d'alarme. 
Les principales conclusions du rapport d'information de Valérie Rabault ne sont pas encore publiques, mais ont fuité mercredi par Les Échos. Selon ce quotidien économique du groupe LVMH, la députée socialiste du Tarn-et-Garonne et rapporteure de la commission des Finances à l'Assemblée a chiffré les nouvelles dépenses annoncées à plus de 4 milliards d'euros, pour la seule année 2016 entamée de seulement quatre mois.

Les principales dépenses promises sont des aides
Le "plan d'urgence pour l'emploi" (prime d'embauche pour les PME, formations supplémentaires pour les chômeurs, contrats de professionnalisation...) dévoilé à la mi-janvier par François Hollande et chiffré par Valérie Rabault à 1,6 milliard d'euros pour l'État, c'est-à-dire les contribuables français productifs.

Autres dépenses déjà promises :

le plan d'aide aux agriculteurs (900 millions d'euros)
ou encore la hausse en deux temps du point d'indice des fonctionnaires. Selon le quotidien, cette mesure - effective à partir de juillet - sera à moyen terme la plus onéreuse. Elle coûtera 600 millions d'euros en 2016 mais l'addition en année pleine sera bien plus salée : 2,4 milliards d'euros. Et augmentée au fil des années.
Aide à la recherche du premier emploi (ARPE),

revalorisation des bourses lycéenne et étudiante,
droit universel à la garantie locative...

Le gouvernement a également promis une batterie de mesures à destination des jeunes. En plus de la revalorisation des bourses. Et la Nuit Debout n'a pas dit son dernier mot. Elles devraient coûter plus d'une centaine de millions d'euros par an. Des dépenses exceptionnelles déjà engagées en 2015 (lutte contre le terrorisme, contrats aidés, accueil des migrants) sont toujours à prendre en compte cette année.

Sans compter les cadeaux aux pays étrangers: le dernier de Hollande est offert au Liban.

La réduction des déficits publics est compromise


Lundi, Manuel Valls a également promis la mise en œuvre "très rapide" - à horizon 2017 - des préconisations du rapport Sirugue visant à simplifier et harmoniser les minima sociaux en France. Sa mesure phare ? La création d'un "revenu minimum d'existence" unique plus accessible pour les 18-25 ans. Le coût de cette mesure avait été chiffré entre 1,2 et 3,8 milliards d'euros en 2012, mais depuis les minima sociaux, notamment le RSA, ont été revalorisés. La direction du Trésor l'a donc réévaluée à "un maximum de 6,6 milliards d'euros", sans prendre en compte les économies qui seraient effectuées sur les prestations familiales. En cas d'ouverture à partir de 21 ans seulement, le coût minimal pourrait s'élever à 3,1 milliards d'euros.


Les bras cassés de l'exécutifs restent cependant sereins.  
"Nous ne sommes par des perdreaux de l'année. Nous aussi savons faire les additions et les soustractions", s'était vanté  Christian Eckert, le secrétaire d'État au Budget, la semaine dernière. "Ce que nous avons réussi l'an dernier, nous allons également le réussir cette année". Le gouvernement l'assure : ces gestes seront financés par des économies floues sur d'autres postes de dépenses  -mais lesquels ?- et "sans prélèvement supplémentaire," comme s'y engagé François Hollande.

Les diverses baisses internationales, notamment de l'énergie (pétrole et électricité) ont contribué puissamment  à la baisse des déficits budgétaires de l'État français : les  15,1 milliards d'euros en 2015 économisés ne doivent rien à la gestion socialiste. Une amélioration qui s'explique à la fois par un recul des dépenses (371,8 milliards contre 377,7 milliards fin 2014) et par une hausse des recettes, en hausse de 6,3 milliards sur un an. La baisse des dépenses s'explique notamment par un recul de la charge de la dette, qui a mécaniquement diminué d'un milliard par rapport à fin 2014, grâce notamment au faible niveau des taux d'intérêt dans l'ensemble du concert international. Hors charge de la dette et pensions, les dépenses ont baissé de 1,4 milliard d'euros à format constant. La hausse des recettes s'explique, partiellement, par une augmentation du produit de la TVA (+2,5%) qui est supportée par l'ensemble des Français quel que soit leur niveau de revenus et le dynamisme des recettes perçues dans le cadre du traitement des avoirs dissimulés à l'étranger (STDR), qui ont rapporté 2,65 milliards d'euros à l'État. Une manne tellement inépuisable sur plusieurs années qu'elle est suspecte.

Michel Sapin et Christian Eckert ont à plusieurs reprises réaffirmé que la France tiendrat ses engagements de réduction du déficit vis à vis de Bruxelles. Objectifs? 3,3% du PIB en 2016 et 2,7% en 2017. Mais le redémarrage plus poussif que prévu de la croissance et de l'inflation a obligé Bercy à prévoir plusieurs milliards d'euros d'économies supplémentaires en 2016.

Pour l'opposition, la note pourrait même atteindre les 6 milliards d'euros


Le président "Les Républicains" (ex-UMP) de la commission des Finances, Gilles Carrez, a jugé les chiffres de la lanceuse d'alerte Valérie Rabault sous-évalués : une dissimulation sous couvert de grands cris? "D'après le décompte que je fais, nous sommes plutôt entre 5 et 6 milliards d'euros pour 2016".

Le député de l'opposition s'inquiète surtout pour 2017, année qui verra la mise en œuvre de nouvelles baisses de charges et d'impôts pour les entreprises. "Dès lors, la réduction du déficit ne pourra se faire que sur les dépenses publiques. Il faut que le gouvernement commence à documenter les économies", a demandé Gilles Carrez. Les collectivités territoriales vont devoir faire des arbitrages impopulaires et les classes moyennes -ainsi que les retraités- font sentir passer, après le souffle de la rigueur, la matraque de l'austérité.

Selon "Les Échos, pour respecter ses engagements, Bercy pourrait engager de nouveaux coups de rabot dans certains ministères et annuler des crédits placés dans la réserve de précaution.
En 2013, malgré les promesses de  Pierre Moscovici, la Cour des comptes avait estimé qu'il pourrait manquer jusqu'à 6 milliards d'euros de recettes pour tenir l'objectif de 3,6%, un montant qui serait encore accru si le déficit de 2013 était supérieur à 4,1%.

La Commission européenne avait mis en garde la France contre un dérapage de ses déficits publics si elle ne prenait pas de nouvelles mesures et lui avait adressé une recommandation spécifique, un "honneur" qu'elle partage avec la seule Slovénie. Ce déficit était estimé à 3,9% pour 2015, à politique inchangée.
"Il est très important que la France soit, reste un pays crédible", a ajouté Pierre Moscovici.
La Cour des Comptes et le Commission européenne vont devoir dire la vérité.
Quant aux agences de notation financières, elles semblent avoir déposé le bilan.




dimanche 13 mars 2016

Candidature de Hollande : l'appel de Cambadélis divise la gauche

Le premier secrétaire du PS appelle les dirigeants  à se perdre avec Hollande

Cambadélis presse la direction du PS de se prononcer pour Hollande
En deux ans à la tête du PS,
Cambadélis en a pris 10 
Jean-Christophe Cambadélis a appelé à plus de clarté dans la course socialiste à la présidentielle. "Le problème n’est pas de savoir si François Hollande est candidat ou pas, c’est de savoir si les dirigeants du PS sont pour qu’il soit candidat ou pas," estime Cambadélis, inquiet de l'amplification de la "fronde" anti-Hollande et désireux d'isoler Manuel Valls et Emmanuel Macron. "Maintenant, la question que je vais poser à chaque dirigeant du PS, c’est "êtes-vous favorable à la candidature de François Hollande ?" a lâché le premier secrétaire, vendredi matin sur le plateau d’i-télé. Il compte interroger "tout le monde", y compris "les ministres" et présidents de région et de départements, à l'exclusion des militants, sur lesquels il n'a pas de moyens de pression. Il tente ainsi de resserrer les rangs derrière un candidat 'naturel' et de torpiller la primaire. 
Pour l’aile gauche, cette injonction n’est qu’une nouvelle étape dans les tergiversations du patron du Parti socialiste face à la primaire, alors qu’un conseil national doit statuer sur ses modalités, le 9 avril. 


Les pressions de Cambadélis divisent la gauche

Le premier secrétaire du PS lance un appel à "contretemps."
Cette proposition de Jean-Christophe Cambadélis à 13 mois de la présidentielle fait dire au député frondeur Christian Paul qu’elle tombe à "contretemps": "Cet appel intervient à un moment étrange, alors que le processus de discussion avec l’ensemble des organisations de gauche avance plutôt bien sur les règles et sur le calendrier."

Une réunion a en effet eu lieu jeudi entre des membres du PS, Europe Ecologie-Les Verts, le Parti communiste et Ensemble pour décider du calendrier de cette éventuelle primaire.
De quoi faire démarrer le député du Cher Yann Galut et l’eurodéputé EE-LV Yannick Jadot au quart de tour.
"Personne ne peut préempter le fait que François Hollande décide ou non d’y participer", relève pour sa part Marie-Noëlle Lienemann. De fait, le chef de l’Etat a pris l’engagement de ne se présenter qu’en cas d’inversion de la courbe du chômage, une hypothèse plus qu'incertaine. "Il n’est pas le surveillant général pour savoir qui est apte à être président de la République !", s’agace la sénatrice de Paris, qui envisage elle-même d’être candidate à une éventuelle "primaire des gauches et des écologistes".

Hollande est tellement impopulaire dans l'opinion qui lui fait confiance à seulement 17% des sondés qu'il envoie le sergent recruteur Cambadélis battre le tambour. Ce candidat potentiel a besoin de s'assurer qu'il ne risque pas de prendre une gamelle à son premier pas vers une primaire. 

Un premier secrétaire dans l'embarras 

La semaine dernière, Jean-Christophe Cambadélis avait exprimé clairement sa préférence pour une candidature du président sortant, estimant que Manuel Valls, Emmanuel Macron ou Arnaud Montebourg ne sont "pas en situation". "Le pays voudra être rassuré, il ne fera pas dans l’aventure, dans l’expérimentation. Il ne se jettera pas dans les bras de tel ou tel, aussi brillant soit-il", avait lâché le premier secrétaire, rejoint mardi par le proche de François Hollande, François Rebsamen, pour qui "Hollande est le meilleur candidat"...
Sur Twitter, les premiers fayots à se déclarer pour le candidat Hollande ont été Bruno Le Roux, cornac du groupe de godillots socialistes de l'Assemblée, Razzye Hammadi, qui doit son siège de député à Hollande, et Jean-Marie Le Guen, chargé des relations avec le Parlement.
Casquette sur les oreilles, Pruneau Le Roux tient son éternel raisonnement sectaire sur les droites": 
Et la soumission du petit soldat Jean-Marie Le Guen fait peine: 
Les membres de l’aile gauche du parti n'acceptent pas l’injonction d'un premier secrétaire affaibli par son opposition interne élargie à la gauche extrême et par ses propres tergiversations face à la tenue d’une primaire. Dans un mois, le 9 avril, un conseil national du parti socialiste doit entériner (ou non) les conditions d’organisation d’une primaire telle qu’elles auront été négociées avec les autres participants. "On va dire qu’on est pour la primaire et qu’on se battra pour que les conditions soient réunies", déclarait jeudi un responsable PS anonyme pour qui une telle primaire serait "une chance inespérée pour François Hollande".

"Il est temps de clarifier la situation parce que beaucoup, à la gauche du PS, ont peut-être en tête d’interdire, ce qui serait quand même un comble, une candidature de François Hollande au sein de ces primaires", a commenté vendredi la députée PS Karine Berger, étiquetée à la gauche du PS, aux côtés de Valérie Rabault, rapporteure générale du budget, qui justifie, le 21 janvier 2015 que Bruno Le Roux ait forcé les députés du groupe PS à financer une association anti-FN, d'Alexis Bachelay, un apparatchik porté sur le tiers-mondisme, et du monomaniaque Yann Galut, tête près du bonnet sur les sujets les plus divers.

Marie-Noëlle Lienemann voit un premier secrétaire "embarrassé", essayant de "noyer le poisson pour que l’affaire des primaires soit encore reportée"Pour celle qui fut seconde sur la liste conduite par Gérard Dalongeville, ex-maire d'Hénin-Beaumont condamné pour détournements de fonds publics, "c’est son problème" s’il veut que François Hollande soit candidat, "pas celui du PS" qui compte dans ses statuts le principe d’une primaire ouverte. 

Hollande a également droit au soutien d'un joueur de Scrabble !
Un soutien dont Hollande se serait volontiers passé, puisque, lors des départementales de 2015, Jérôme Guedj s'est fait éjecter de sa présidence du Conseil général.

mercredi 2 mars 2016

Bruno Le Roux aurait forcé les députés du groupe PS à financer une association anti-FN

La Ligue de l'enseignement, association ou bras politique du Parti socialiste

Proche du Parti socialiste, cette association a reçu des fonds de l'Assemblée nationale
Les députés socialistes Yann Galut, Valérie Rabault, Alexis Bachelay et Karine Berger, fondateurs de Cohérence socialiste, un nouveau courant du Parti socialiste
"Pas moins de 201 députés" socialistes ont accepté de subventionner cette association d'éducation populaire et laïque: La Ligue a ainsi reçue une enveloppe rondelette de 268.000 euros versée par ces élus PS exemplaires, en 2015: combien en trois ans?

Ces fonds ont notamment servi à militer contre le Front national.
C'est une information qui risque de "faire pester les responsables du Front national", mais, selon francetvinfo.fr, les autres démocrates n'y trouveront rien à redire qui froisserait leur morale républicaine exemplaire. En 2015, les députés ont pu dépenser un peu plus de 81 millions d'euros avec la réserve parlementaire de l'Assemblée nationale. Répartie entre les 577 élus du Palais Bourbon, cette cagnotte permet à chacun d'allouer des subventions à des associations ou des collectivités locales de son choix. 

Or, au sein du groupe socialiste cornaqué par le démocrate Le Roux, le choix a été, en partie, contraint. Selon les données mises en ligne sur le site internet de l'Assemblée nationale, lundi 29 février, au moins 201 députés PS ont subventionné, comme un seul homme, une même association, la Ligue de l'enseignement. Cette association laïque intégriste, qui  est étroitement liée au Parti socialiste, a milité en 2015 -année de plusieurs élections- contre une poussée du Front national.
François Hollande disait vouloir créer "entre l’Etat et les associations, une relation fondée sur la confiance et la reconnaissance" (Lille, janvier 2013)
"J’ai fait de la jeunesse la priorité de mon quinquennat." (Hollande)
Selon un document révélé par "L'Œil du 20 heures" de France 2 mardi 1er mars, ce choix de subventionner massivement la Ligue de l'enseignement n'est pas un hasard. En septembre 2014, le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, envoie un courrier à l'ensemble de ses collègues (voir ci-dessous). Il leur "propose d'abonder un fonds géré par la Ligue de l'enseignement", au motif politique et anti-démocratique qu'il "sera destiné au soutien du tissu associatif dans les communes administrées par le Front national". 










Plus de 268.000 euros récoltés parmi les godillots de la majorité présidentielle

A la suite de ce courrier, "près de cinquante" députés socialistes seulement font part de leur étonnement. Le 21 janvier 2015, Valérie Rabaut, rapporteure générale du budget, s'e justifie. Voici un extrait de son courrier:
Une association privée de subventions par le FN, selon le PS.
La parité a-t-elle assaini les moeurs du PS ?
La députée du Tarn-et-Garonne (celui de Jérôme Cahuzac) précise par ailleurs que, "sauf avis contraire exprimé auprès du groupe, l'allocation de 1.000 euros à la Ligue de l'enseignement [sera] réalisée" automatiquement. En définitive, sur les 275 membres du groupe socialiste, républicain et citoyen, 201 députés ont versé cette subvention. Pour la plupart, il s'agit de versements à hauteur de 1 000 euros, même si certains se sont montrés plus généreux. Le montant total récolté s'élève ainsi à 268.300 euros
La Ligue de l'enseignement est une nébuleuse socialiste.

Le maillage est serré:
- structures territoriales, que sont les Fédérations Départementales et les Unions Régionales
- via ses secteurs spécialisés, notamment sportifs (USEP, UFOLEP) ou son réseau de centres de vacances, Vacances pour tous (ainsi que des associations du type du Centre international de séjour de Paris).
A quoi a servi cette manne ? 

Contacté par France 2, le groupe PS à l'Assemblée tente de se justifier par le fait que le parti soutient depuis longtemps cette association "d'intérêt public, qui travaille sur l'éducation populaire, la laïcité, et lutte contre l'extrémisme". Fort bien, puisque c'est vrai: la Ligue est en effet régulièrement pointée pour son activisme auprès de la jeunesse, mais aussi contre certaines personnalités diabolisées à des fins électorales. Mais le FN n'est pas au sommet depuis aussi longtemps... D'autres adversaires politiques ont-ils été victimes de cette discrimination ?
Que Yann soit belle, c'est déjà fait !

Le groupe se défend d'avoir voulu aider la Ligue de l'enseignement.
Si elle est en difficultés financières "du fait de l'alternance dans plusieurs municipalités FN, qui ont coupé les subventions pour des raisons politiques et ségrégationnistes", c'est aussi bien dû à une gestion relâchée, car - depuis 150 ans- les municipalités, les départements et les régions bien pensantes ont toujours bichonné la Ligue qui a pu prendre de vilaines habitudes de gabegie. 

Mais le groupe PS se défend de mener, via la Ligue de l'enseignement, des actions visant directement le Front national.

Lors des dernières élections régionales, l'association a pourtant appelé à "faire barrage" au parti d'extrême droite. "Une victoire du FN, renvoyant aux années les plus sombres de l’histoire de notre pays, aurait des conséquences dramatiques pour la France et ses habitants, martelait la Ligue de l'enseignement dans un communiqué. C’est aussi l’étranglement programmé des associations et le reniement total des valeurs de la République : une laïcité instrumentalisée, une fraternité inexistante, des libertés menacées, une égalité des droits mise à mal."

Hélène Grimbelle, secrétaire nationale de la Ligue de l'enseignement, se défend sur France 2 en assurant de son côté que des actions ont notamment été menées dans des territoires où l'abstention est forte et où le vote FN a fortement progressé, comme en Alsace, en Paca ou dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
On a consacré nos moyens à développer des outils d'information, à monter des expositions, à mettre en place des kits pédagogiques pour inciter les jeunes à s'engager dans le tissu associatif, et promouvoir les valeurs de la République.



samedi 4 juillet 2015

La fonction publique n'attire plus les demandeurs d'emploi français

50.000 postes de fonctionnaires restent non pourvus

Les embauches de fonctionnaires seraient loin d'atteindre les objectifs annoncés par le gouvernement et votés par le Parlement

Un document que s'apprête à publier la rapporteur du Budget à l'Assemblée, Valérie Rabault (photo ci-dessous), le révèle: les effectifs de fonctionnaires accusent un déficit de 50.000 postes par rapport aux promesses du gouvernement.

Le compte n'y est pas

Par rapport aux effectifs inscrits dans la loi de finances et votés par le Parlement, il manquerait 13.300 enseignants, 5.000 militaires et 4 300 policiersselon les comptes de la néo-députée PS du Tarn-et-Garonne, diplômée de... l'École nationale des Ponts et Chaussées.

Au cours de sa campagne, François Hollande avait promis le recrutement de 60. 000 agents à l'Éducation nationale et 5.000 dans la justice et la sécurité. Les autres administrations devaient en échange diminuer leurs effectifs. Fin 2014, le compte n'y était pas, "les ministères prioritaires ne font pas le plein".

Les promesses de Hollande ne trouvent pas preneurs 

Le manque de candidats au concours 2013 de l'Éducation nationale est en cause. 6.135 postes étaient ouverts au concours externe du CAPES. 26.180 candidats s'étaient inscrits, 8.913 avaient été déclarés admissibles, mais seulement 5.164 étaient finalement admis, soit 1 candidat sur 5...
Les épreuves de 2014 auraient "tout de même attiré plus de monde et les chiffres devaient donc remonter", selon la presse militante qui se garde bien toutefois de fournir les chiffres officiels. Pour commencer, 6.062 postes offerts, c'est moins ! Et 5.177, c'est pourtant plus d'admis... Sans compter les 445 inscrits sur liste... complémentaire! Ainsi les Français paient-ils la désinformation de la presse toujours plus cher.

Également pointées du doigt, malgré l'obtention de nouveaux emplois d'urgence annoncés après les attentats de janvier, l'armée et la police qui, "n'avaient pas atteint le maximum de leurs recrutements l'an dernier".

Comment expliquer une telle situation ? Soit "le plafond d'emplois n'est pas assez contraignant », soit il y a « des difficultés à pourvoir les postes votés », souligne le rapport, cité par le JDD. En ne respectant pas les objectifs fixés, l'État aurait économisé, « mécaniquement », 228 millions d'euros en 2014, conclut le journal.
La jeunesse - priorité de Hollande - sous influence de la FSU et de la presse socialiste se tourne vers le djihad plutôt que vers le service de la patrie qu'elles dénigrent.

Mais la presse continue de participer à l'enfumage gouvernemental

"Des chiffres qui devraient cependant remonter en 2015, assure à nouveau les professionnelsdu magazine Le Point, dans un copié-collé de l'année précédente, "alors que les concours ont attiré de nombreux candidats l'année dernière.
Mais les lecteurs de PaSiDupes savent ce qu'il faut penser des analyses de décrypteurs patentés.

mercredi 19 novembre 2014

Pas d'impôts supplémentaires en 2015, mais 3 milliards de taxes en plus

Sous pression, Hollande fait des promesses qu'il ne peut tenir

Quoi qu'en dise Hollande, les impôts, taxes et cotisations continueront d'augmenter
Suite à la ristourne accordée aux foyers modestes, les Français vont supporter  pour environ 3 milliards d'euros de  hausses en 2015.
Les yeux dans les yeux des Français, Hollande a promis ne plus alourdir la fiscalité. La "pause fiscale" annoncée par le Président aura lieu, mais le gouvernement ne confirme plus que son "objectif" de "ne plus avoir recours aux prélèvements obligatoires" en 2015... En vérité, les décisions prises depuis 2012, et encore cette année -cotisations de retraite, taxes sur le diesel, les timbres, les impôts locaux - vont continuer de peser sur le pouvoir d'achat.

François Hollande n'a pas craint de nous embobiner, il y a dix jours à la télévision.
"A partir de l'année prochaine, il n'y aura pas d'impôt supplémentaire sur qui que ce soit", a affirmé le président de la République face au "ras-le-bol" fiscal persistant. Pourtant, si on ne joue pas sur les mots, la redevance audiovisuelle va augmenter de 3 euros en métropole et d’1 euro dans les départements d’outre-mer. La taxe intérieure sur le gazole va être relevée de 4 centimes par litre afin de dégager des ressources supplémentaires au profit de l’Agence de financement des infrastructures de transport en France (AFITF). Cette mesure compense en partie l’abandon de l’écotaxe, qui devait rapporter 800 millions d’euros en 2015. Les foyers les plus défavorisés cumuleront les taxes. 

Plusieurs membres du gouvernement ont dû corriger le président


Le secrétaire d'État au Budget,
Christian Eckert, a redressé les propos de Hollande, avouant jeudi sur RTL que la situation n'est pas "gravée dans le marbre". L'ancien rapporteur de la Commission des Finances ne pouvait dissimuler l'impact de la série de mesures votées  sur le budget des Français l'an prochain. Et que des accidents de parcours sont toujours possibles. La suppression de l'écotaxe, par exemple, a été compensée par une hausse sur le gazole. Elle ne se fait pas encore sentir du fait de la baisse des cours liée à la production américaine de gaz de schiste... 

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, est également passé sur i-télé pour rectifier la promesse présidentielle. Il fallait comprendre que l'exécutif s'engage à ne plus décider de hausse d'impôt au cours de l'année prochaine.

Les dispositions déjà adoptées vont bel et bien s'abattre sur les salariés. 

L'opposition dénonce la supercherie. 
Ainsi, la réforme des retraites de 2013 prévoit que les hausses de cotisations sont étalées jusqu'en 2017. 
Votée l'an passé, la "taxe carbone" a disparu du débat public, mais elle monte en puissance chaque année jusqu'en 2016.

Le gouvernement se défend, arguant qu'aucune hausse générale n'est prévue. Ni la TVA, ni la CSG, ni l'impôt sur le revenu ne doivent bouger. Au contraire, il affiche une baisse pour les catégories modestes, avec la suppression de la première tranche du barème, mais elle a un coût et doit être compensée. Le solde atteint néanmoins près de 3 milliards d'euros en défaveur de l'ensemble des ménages, selon un chiffrage effectué d'après les documents officiels et confirmé au sein de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Cette hausse s'ajoute à celles des années précédentes, tout en étant d'un niveau moindre. Selon un rapport rendu public en juillet par la députée PS Valérie Rabault, banquière et rapporteur du Budget à l'Assemblée, les augmentations sur les ménages ont atteint 11 milliards d'euros entre juillet 2012 et fin 2013, soit  17 mois, et 7 milliards, ces 12 derniers mois. Les frondeurs du PS ressortent les solutions éculées et inadaptées à une situation de croissance proche de zéro, réclamant que les ménages bénéficient d'autant de baisses que les entreprises. L'extrême gauche, elle, a manifesté hier dans une trentaine de villes contre l'austérité.

"Personne ne peut s'engager sur l'arrêt de toute mesure. C'est techniquement impossible. La mauvaise communication du Président se retourne contre lui", tacle Gilles Carrez, président UMP de la Commission des Finances à l'Assemblée.

La débandade ne fait que débuter.
Les décisions passées auront en effet des incidences ces prochaines années, sans même préjuger des choix à venir des élus locaux et de ceux des partenaires sociaux. 
Le gouvernement a néanmoins promis de poursuivre les baisses. Sans croissance. Il a prévu de réduire de 5 milliards d'euros d'ici à 2017 la fiscalité sur les ménages. Mais que reversera-t-il en taxes ? A ce jour, 3,2 milliards sont engagés, 1,8 milliard est encore à fixer. Reste à savoir qui bénéficiera des ristournes à venir, mais aussi qui les financera
"Non, ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paye", si ce que dit encore l'autre était vrai !