POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est distanciation sociale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est distanciation sociale. Afficher tous les articles

lundi 27 avril 2020

Des Parisiens du 18e dansent dans la rue pendant que meurent des contaminés au Covid19

Des rebelles aux règles de la vie en communauté ont sottement brisé le confinement, méprisant leurs congénères

Des passants se sont trémoussés sur un air de Dalida samedi, dans le 18e arrondissement de la capitale, jusqu’à l’intervention de la police.

Vidéo. À Paris, des passants dansent dans la rue en plein confinement
'Le Parisien' en dénombre objectivement une vingtaine...
Les images ont provoqué de vives réaction d'indignation sur les réseaux sociaux. Samedi, en fin d’après-midi à Paris, plusieurs dizaines de passants se sont amassés sur une place du 18e arrondissement pour danser sous un balcon, qui diffusait de la musique, rapporte Le Parisien.
Dans une vidéo postée sur Twitter et partagée près de 20.000 fois, un journaliste écrit : "Le 18e vient officiellement de s'auto-déconfiner (et il aimerait qu'on le laisse danser)".

"Laissez-moi danser"

Coronavirus : sauvez des vies, restez chez vous | Agence régionale ...
Place Constantin Pecqueur ('square Joël-Le-Tac'), dans le quartier des Grandes-Carrières, au pied de la butte Montmartre, des écervelés se sont laissé entraîner par la musique de la célèbre chanson de Dalida, bravant jusqu’à l’arrivée des policiers les règles de confinement et de distanciation sociale qui sont édictées pour les protéger, mais aussi tous ceux que menacent le virus tueur, au premier rangs desquels, les soignants, mais aussi les transporteurs et livreurs qui leur permettent de continuer à s'alimenter.

Sur la vidéo postée sur Twitter, on peut en effet voir "une vingtaine" d’habitants  - en vérité, plusieurs vingtaines, si on élargit le plan (cf. ci-dessous) - danser sous le regard de passants responsables étonnés, certains fixant même les preuves avec leur téléphone
Tandis qu'une certaine presse se refusait à faire des vagues, les internautes ont lâché des commentaires de condamnation.

Le 18ème vient officiellement de s’auto-déconfiner (et il aimerait qu’on le laisse danser).


"Dépassé" par les événements

L'Express parle de "bal de rue" "organisé", alors, face au scandale, l’auteur de la vidéo s’est senti obligé de rétro-pédaler pour ne pas subir la colère des "libertaires" du 18e arrondissement (qui dispose de quatre mosquées), géré comme il peut par un socialiste, successeur de Daniel Vaillant. Au premier tour des municipales de 2020, Eric Lejoindre a rassemblé 31,66% des suffrages exprimés, contre 39,86 %, six ans plus tôt. Et le député est Pierre-Yves Bournazel (Agir !): ni l'un ni l'autre ne s'est exprimé sur cette rupture du confinement...

Mais l'argumentaire du vidéaste vole bas...
Quand la presse foireuse faillit à son rôle éducatif

"Précision pour nuancer des réponses très violentes.
Le 18e est très confiné [le contexte n'est-il pas le même dans le 15e ?]. Il s’agissait de 20–30 personnes [jugez vous-même] dansant sous un balcon plus des badauds ébahis [et participants sans respecter les règles de distanciation]Une minute après mon arrivée [et depuis combien de temps avant ?], la police a mis fin à la musique avant même que Dalida ait fini de chanter", a-t-il tenté d'expliquer dans un second tweet. 

Un "bal" de rue qui avait été organisé dans le 18e arrondissement de Paris a été interrompu ce samedi par la police.Le résident qui a diffusé la musique sur son balcon, a tenu lui aussi à s’expliquer sur Instagram. L'individu à l'origine du "concept" et des troubles tient un compte "Discobalcons" sur lequel il fait régulièrement des directs vidéo, indique Le Point. Il y filme des passants interpellés par sa musique, mais cette fois l'artiste a été "dépassé par les événements" !...
La presse lui donne largement la parole et il assure qu’il "n’a jamais rassemblé autant de monde sous son balcon" et que ces petits rendez-vous musicaux organisés le samedi [et nous en sommes à la 7e semaine de confinement] "n’auraient désormais plus lieu". Il diffusera uniquement une musique à 20 heures en semaine pour soutenir les soignants, mais "l’éteindra si un rassemblement venait à se reformer". 

Plus les jours passent, et plus le respect du confinement devient pénible et difficile à respecter par les Français qui ne savent pas prendre sur eux-mêmes. Et la capitale - encore moins la Butte Montmartre - n'est difficile à vivre le samedi, même au 40e jour de confinement, le même pour tous... Certains y voient une chance.

L'ennui, c'est aussi que cette vidéo postée sur Twitter révélé ce que dissimulait la presse institutionnelle qui fait moins d'information de terrain que de propagande en salle et en studio

Le document a bien naturellement mis le feu sur le réseau social, et bien au-delà, puisque les slogans tels que "Restez chez vous: sauvez des vies" paraissent bien vains dans certains milieux.

Si cette extravagance n'a pas duré très longtemps, c'est que les forces de l'ordre n'ont pas tardé à ramener les inconscients à la raison.
Et si elles sont arrivées vite, c'est aussi que ce n'était pas la première fête de rue à cet endroit.

Le Parisien, qui n'hésite pas à publier des contre-vérités, écrit en revanche que le "spectacle" a pris fin au bout de "quelques secondes de relâchement", certes qualifiées avec indulgence de "coupables", mais le quotidien condamne "en même temps" les nombreux internautes que cette mise en danger de la vie d'autrui a "suffi à rendre fous de rage".

Cette incitation au déconfinement n'est pas la première.
Alors qu'avec constance d'autres applaudissent chaque soir les soignants en respectant à leurs fenêtres les règles de distanciation sociale, certains  bravent les recommandations des "scientifiques" et prennent des risques qui mettent en péril des vies humaines, celles de leurs proches et des soignants.

La presse ne précise pas si les inconscients ont été verbalisés.
Il se dit toutefois que la dispersion s'est effectuée dans une ambiance bon enfant: les danseurs se sont carapatés comme des garennes.

Alors que la France est confinée depuis plus de quarante jours, le gouvernement doit annoncer mardi un plan déconfinement qui devrait prendre effet à partir du 11 mai. Seulement pour ceux et celles que ça intéresse ?...

dimanche 26 avril 2020

Promis mardi, l'avis du Conseil scientifique sur le déconfinement fuite dès samedi...

Edouard Philippe s'est fait brûler la politesse !

On connaît déjà, avant les députés, les recommandations des "savants" au gouvernement 

Mai 68 : "sous les pavés, l'entreprise" ?
L'enfer du déconfinement est pavé de bonnes intentions
Ce que le Conseil scientifique recommande pour une “levée progressive et contrôlée du confinement” à partir du 11 mai.

"Tout s'accélère", raconte BFMTV, chaîne experte en infox politique vertueuse. Déplacements possibles entre régions mais déconseillés à l’étranger, masques obligatoires au collège et au lycée, maintien du télétravail: le Conseil scientifique chargé d’éclairer le gouvernement - mais qui navigue à vue - a livré ce samedi 25 avril  ses recommandations pour une “levée progressive et contrôlée du confinement” à partir du 11 mai. Sylvain Maillard assure ce matin que ces scientifiques "connaissent parfaitement" le virus... Sibeth Ndiaye a fait des petits à Macron et sont-ils tous faits au même moule?

Le premier ministre Edouard Philippe présentera mardi après-midi sa “stratégie nationale du plan de déconfinement” face au coronavirus. Il devait s'adresser à tous les Français, puisqu'ils serot les acteurs principaux de leur retour à une vie active quasi-normale, mais il se tournera plutôt vers leurs représentants.... 
Cette présentation -groupée avec une autre déjà prévue sur l’application de traçage “StopCovid”- sera suivie d’un débat et d’un vote. Macron tient en effet énormement à diluer les responsabilités

L’enjeu est de réussir à lever le confinement, en vigueur depuis la mi-mars, pour faire redémarrer un pays à l’arrêt, sans provoquer un rebond de l'épidémie qui, depuis le 1er mars, a causé 22.614 morts en France, avec 369 nouveaux décès en 24 heures. Voici les principales mesures à prendre en compte pour y arriver, selon le Conseil scientifique.

Masques

Le diable est dans les détails » - Paris (75000)
Le port d’un masque dans les lieux publics ―pas seulement dans les transports et les lycées et les collèges― doit être "systématique" pendant les mois suivants la levée du confinement, selon le Conseil scientifique.

Ainsi, pour être faisable, le déconfinement nécessite que des "masques alternatifs de production industrielle ou artisanale anti-projection" soient "disponibles pour l’ensemble de la population et distribués en priorité aux personnes en contact régulier avec le public".

Les lieux recevant du public doivent proposer à leurs clients ou usagers des masques de protection et des solutions hydroalcooliques. "Un manquement à ces règles doit pouvoir aboutir à une fermeture administrative de ces lieux", selon l’avis.

Déplacements

Disposition en rangée et en quinconce des chicanes | Download ...Les déplacements d’une région à l’autre par transports en commun pourraient à nouveau être autorisés dès lors que les mesures barrière et les règles de distanciation sociale sont respectées.

Les transports urbains et périurbains devraient reprendre avec leurs cadences habituelles. Un ”étalement des horaires” des salariés, ajouté au maintien du télétravail, devrait éviter une saturation des transports en commun à certaines heures.

Les transports internationaux sont eux très fortement déconseillés jusqu’à l’été - inclus ou non, on ne sait pas encore - pour "réduire le risque de réintroduction du virus sur le territoire national": en macronie, l'étranger est suspect... Les voyageurs s’exposent à des mesures de quarantaine à l’arrivée à leur destination? comme au retour en France.

Le Conseil recommande également "une multiplication de l’offre" de transports scolaires pour que les élèves soient moins serrés. Sachant que les espacer en ligne n'a pas  de sens s'ils ne le sont pas aussi en colonnes ! 

 Ecoles

Les parents sont invités à prendre la température des enfants chaque jour avant le départ pour l’école [et au retour??]. En cas de symptômes, l’enfant ne devrait pas s’y rendre [ ! ] et les parents devraient prendre avis auprès de leur médecin traitant.

"Le port de masque doit être obligatoire" pour les collégiens et les lycéens, indique le Conseil, considérant en revanche le port du masque "impossible" en maternelle et adaptable en fonction de l’âge en primaire.

Les règles de distanciation sociale en vigueur de façon générale dans la société devraient être adoptées dans tout l’établissement
Lunch box bento - %Manufacturer% : Soins Kiné médicalles tables étant notamment écartées d’un mètre en classe. Les chicanes et le quinconce (ci-dessus) devraient s'imposer aussi, comme dans les écoles.

Les établissements devraient également faire en sorte que les élèves d’une classe ne croisent pas les élèves d’une autre classe ou que les élèves d’un même niveau ne croisent pas les élèves d’un autre niveau, pour repérer les élèves à risque en cas de contamination

Et "si c’est possible", qu’ils déjeunent tous en classe, à leur table [repas fourni par les familles, avec la boisson].

 (Télé)travail

Le Conseil propose que les entreprises maintiennent le télétravail lorsqu’il est possible, “sur la totalité ou plus de la moitié du temps de travail”.

Pour les commerçants et artisans, il est proposé de reprendre une activité en respectant scrupuleusement les règles de distanciation sociale, si ubuesques soient-elles. “L’objectif est de reprendre progressivement une activité présentielle ne concernant si possible que la moitié des travailleurs”

Dans les administrations, il est aussi proposé de maintenir les plans de continuité de l’activité permettant un télétravail pour une part importante des personnels. 

Personnes à risque

Sous les pavés la plage», «Il est interdit d'interdire»... les ...
Retour du boomerang
sur la génération de Mai 68 
Le Conseil scientifique conseille aux personnes âgées de plus de 65 ans et/ou présentant des pathologies chroniques (hypertension, diabète, maladie coronarienne) de respecter “un confinement strict et volontaire, qui les protège de risques de contamination". "Ce choix doit pouvoir être proposé aux personnes à risque qui travaillent", précise les "savants".

Macron avait assuré le 17 avril qu’il ne souhaitait "pas de discrimination" des personnes âgées ou fragiles dans le déconfinement progressif après le 11 mai, en appelant ”à la responsabilité individuelle”.

Pas de festivals

Pendant les deux premiers mois suivant la levée du confinement, il est "nécessaire de maintenir fermés ou interdits tous les lieux et événements" rassemblant "du public en nombre important, qu’il s’agisse de salles fermées ou de lieux en plein air".

Dès le 13 avril, Macron avait souligné que ce type d’événements ne pourrait avoir lieu jusqu’à mi-juillet au moins. Les grands rendez-vous culturels ont déjà tous renoncé, de Cannes à Avignon en passant par les Francofolies ou les Vieilles Charrues. 

lundi 20 avril 2020

Coronavirus: Air France en flagrant délit de non-respect des mesures de distanciation sociale

Combien de vols Air France remplis au mépris de la santé publique en pleine épidémie ?

La priorité accordée par la compagnie nationale à la rentabilité interpelle des passagers
 
Image

Ils se sont retrouvés côte à côte sur un Paris-Marseille rempli à bloc, comme on peut le voir sur une photo publiée par une journaliste.

La scène contraste avec les propos tenus par Edouard Philippe qui annonçait dimanche 19 avril  aux Français qu'ils ne retrouveront "pas tout de suite et probablement pas avant longtemps" leur "vie d’avant” la crise du coronavirus...

L'exécutif est une fois de plus déconnecté de la réalité : le discours officiel n'est pas en adéquation avec ce que vivent les Français et, ce week-end, sur Twitter, une journaliste de France 3 le démontre, si besoin était, avec sa photo d'une cabine pleine, avec une absence de distanciation sociale entre passagers, contraints de passer une longue heure au coude à coude avec les inconnus d'un vol Air France du matin le 18 avril. 

Après avoir fait la queue en respectant la distanciation sociale, l
e vol est complet et les passagers se retrouvent à touche-touche, sans aucun contrôle d’attestation pour vérifier les motifs de déplacement.
Dans le même temps, un senior est verbalisé dans son quartier pour être allé chercher son pain sans cette attestation et une nonagénaire se fait réprimander par des gendarmes, dans son jardin à Gap, Hautes-Alpes. Ils n'avaient pas reçu l'ordre de s'inquiéter de la santé de cette dame âgée!  

Seul vol quotidien restant sur la ligne, il avait été pris d'assaut, samedi 18 avril, et la compagnie nationale n'avait pas hésité à remplir ses caisses après ces derniers jours d'interdiction de circuler.

L'Edouard dit compter sur le sens des responsabilités des Français, mais ne peut miser sur celui d'une entreprise publique
 
Dans l’aérogare, Air France a bien respecté les mesures sanitaires avec des marquages au sol. Mais ces mesures ne sont pas obligatoires dans l’avion, pas plus que le port d’un masque de protection, et Air France n'a pas pris les initiatives de bon-sens qu'on est en droit d'attendre d'elle.

Air France a précisé que l’air de la cabine était renouvelé toutes les trois minutes en étant traité et recyclé par des filtres identiques à ceux utilisés dans les blocs opératoires, rapporte RTL.
Vogue la galère...

lundi 13 avril 2020

Le déconfinement est soumis à la mise en place de tests massifs et de confinement strict

Qui l'INSERM cherche-t-il à placer  face à ses responsabilités, le président ou le peuple français ?

L'INSERM prépare les esprits avant la prise de parole de Macron

https://img.bfmtv.com/c/1000/600/c0b5d/1b43d994c2bdb57a0eb17a3818c.jpeg
Déplacement de Macron dans les rues de Pantin,mardi 6 avril, sans respecter les règles de distanciation sociale
Le déconfinement ne pourra pas intervenir avant fin mai-début juin. 
Si Macron ne met pas en place un système de tests massifs et d'isolement des personnes infectées, une fin brutale du confinement provoquera une nouvelle vague épidémique, prévient une étude de l'INSERM, notamment.  Après l'insouciance dans le réapprovisionnement en masques et le mauvais exemple dans les sorties de Macron au théâtre, en mars, ou dans les rues de Pantin, sans aucune distanciation sociale, encore en avril, l'heure est donc à la punition, comme dirait le préfet Lallement. 
Coronavirus: Polémique après l'attroupement autour d'Emmanuel ...
"La levée du confinement sans stratégie de sortie entraînerait une deuxième vague écrasant largement le système de santé", selon le résumé de l'étude, mise en ligne dimanche et révélée lundi 13 avril dans la presse, quelques heures avant la quatrième allocution de Macron, comme la reine d'Angleterre...
"Le tracement et dépistage massif de cas-contacts pour les isoler rapidement sont nécessaires" 

PaSiDupes: Confinement bafoué : Macron donne le mauvais exemple en ...
Un préalable à toute stratégie de déconfinement progressif "tout en maintenant les écoles fermées et les personnes âgées isolées", selon ces travaux réalisés conjointement par l’équipe de Vittoria Colizza et Pierre-Yves Boëlle (Institut national de la santé et de la recherche médicale, INSERM, et l'Institut Pierre Louis d'épidémiologie et de santé publique et Médecine Sorbonne Université (dirigé par Fabrice Carratet situé à la fois sur le site de l'hôpital de la Salpêtrière - où on retombe sur la très agressive Karine Lacombe (dans l'équipe CLEPIVIR) - et du site de l'hôpital Saint-Antoine - où on retrouve Eric Caumes (qui s'est lui aussi déjà pareillement beaucoup manifesté dans les media contre le professeur Didier Raoult).

L'étude évalue l'effet en Ile-de-France du confinement instauré le 17 mars à l'échelle nationale - et peu respecté par les joggeurs et les désoeuvrés de Seine-Saint-Denis, ou les Parisiens briseurs de confinement repérés à Saint-Malo ou La Baule, comme sur l'île de Ré ou dans les campagnes de France - plutôt que dans les 'clusters' de Strasbourg, de La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie, ou de l'Oise - et modélise l'efficacité de différentes stratégies de sortie possibles "à partir de mai ou juin" laissant entendre qu'il ne faut pas rêver d'une levée de confinement avant. 

"Des formes intensives de distanciation sociale seront nécessaires dans les prochains mois en raison de l'immunité assez faible de la population"

Paris interdit les exercices en plein air et menace de frapper les ...
C'est l'une des autres recommandations de Jérôme Salomon, numéro 2 du ministère de la Santé comme directeur général  et croque-mort qui comptabilise chaque soir les morts de la journée et qui travailla à l'INSERM, de Karine Lacombe (chef de service à La Pitié Salpêtrière) et de Eric Caumes (chef de service à La Pitié Salpêtrière), selon l'étude qui estime le pourcentage de la population infectée au 5 avril à entre 1% et 6%.

Le locataire démasqué de l'Elysée doit se prononcer lundi soir sur la stratégie française contre la pandémie et la prolongation du confinement près d'un mois après l'avoir instauré


samedi 11 avril 2020

Dérapage de Mourad Boudjellal : "Vous êtes un minable !"

Les 'Grandes gueules' de RMC, ou le plus infecte des réseaux sociaux en live

L'ascenseur social fait une chute fracassante

Mourad Boudjellal roule-t-il pour Emmanuel Macron? | Le Huffington ...
L'un des chroniqueurs de l'émission s'est cru à la maison et s'est révélé tel qu'en lui-même: un twitto dernier de cordée a pu se reconnaître en lui et c'est sans doute pour lui un titre de gloire. Pourtant, ce franco-algérien du nom de Mourad Boudjellal a pu faire son chemin en dépit de ce faciès qui barre la voie de ses semblables, si on en croit la gauche. 
Bavardages: Rahan, voici l'homme ?!
Né dans le Var, ce fils de l'immigration que la France n'a pas maltraité, quoi qu'en disent les profiteurs politiques de la précarité des autres, a fait fortune dans l'édition de BD et s'est fait détester dans le rugby avant de racheter le club de football de Toulon, le Sporting Club, et de se faire rejeter. "Homme de gauche" et sectaire, en 2014, il refuse un match amical contre Béziers, au motif que Robert Ménard est maire de la ville. Bizarrement, en octobre 2015, il accorda son soutien au candidat LR Christian Estrosi, aux élections régionales, renvoyant au vestiaire se rhabiller le candidat de la gauche et "kéké " marseillais, Christophe Castaner, futur ministre de Macron qui n'en aurait pas voulu à l'Elysée mais qui était suffisamment médiocre pour son gouvernement.
La grande gueule peaufine sa réputation

Rahan (1er série) N°20 par Chéret"Vous êtes un minable !": autocritique ou agression ?
Maire d'une commune en Haute-Savoie, à une heure de Sillingy, Jean-Marc Peillex, était invité et ne s'attendait donc pas à se faire insulter. Il est maire LR de Saint-Gervais-les-Bains et conseiller départemental. L'émission l'avait fait venir en sachant qu'il dénonce les comportements des nombreux Français,  surtout des Parisiens qui prennent leurs vacances de Printemps Pâques comme bon leur semble, au mépris des consignes gouvernementales, de surcroît en mettent en péril la vie de leurs concitoyens dans l'hypothèse où ils seraient porteurs (sains) du virus tueur.

"Le confinement c’est pour tout le monde, il n’y a pas d’exception. Ce n’est pas parce que vous avez une résidence secondaire que vous avez le droit de vous confiner où vous voulez, quand vous voulez, donc vous restez sagement chez vous", avait-il notamment déclaré il y a quelques jours sur le plateau de LCI. Ce vendredi, RMC, ex-chaîne périphérique montée à Paris, tenait un homme de convictions, donc un bon client, et Mourad Boudjellal, une cible idéale pour un socialiste.

"Vous n'avez rien compris!", insulte prête à l'emploi dans les milieux parisiens, mais insupportable quand elle leur revient en boomerang.
La famille du président de Toulon Mourad Boudjellal, avec sa fille Rose (2e en partant de la gauche).Alors que l'animateur du pugilat, Olivier Truchot, déclarait qu'il ne voyait pas le problème de se confiner à Paris ou à Saint-Gervais-les-Bains, mais fustigeant "en même temps", à l'instar de Charles Consigny, la "jalousie" de certains citoyens envers ceux qui ont une résidence secondaire, Jean-Marc Peillex a tranché, comme espéré, s'exclamant: "Vous n'avez rien compris au principe de confinement ! (...) C'est vraiment grave de passer des messages comme ça ! Vous n'avez pas le droit de bouger !

Quelques instants plus tard,
le présentateur né à Paris s'en prit à son invité,  dénonçant chez l'élu provincial un "anti-parisianisme primaire", ce à quoi, fort de son mandat populaire, tente de faire appel à son intelligence : "Si vous n'avez plus que ça à dire franchement (...) le problème c'est qu'ils arrivent alors qu'ils n'étaient pas là !Outré par le guet-apens, le maire raccroche.

Le triomphe de la bêtise

Le chroniqueur de BFMTV-RMC aurait-i reproché à Macron d'être "un mauvais exemple ?

Jean-Christophe Lagarde (UDI) a déploré mercredi 8 avril les "messages contradictoires" envoyés par le déplacement non sécurisé de Macron la veille,  à Pantin en Seine-Saint-Denis, qui a provoqué un bref attroupement mettant les gens "en danger", mais aussi des huées et un appel à la démission.
Eric Ciotti (LR) a, quant à lui, dénoncé un "mauvais exemple".

La chroniqueuse de BFMTV estime qu'on ne peut pas en vouloir à Macron...

Admirons au passage
la groupie de Macron, Anna Gabana, mettant toute son énergie à nier l'irresponsabilité du président :  

En contre-point, l'article du Point : lien 

BFMTV ne diffuse d'ailleurs pas les appels à la démission adressés à Macron:



Quelques instants plus tard, repris en ligne, alors que Jean-Marc Peillex évoquait l'épidémie qui s'est répandue dans les petites communes de Haute-Savoie, fortement impactée par le virus, Mourad Boudjellal l'interrompt finement  : "Vous êtes un mauvais exemple puisque vous l'avez attrapé !" 

Evocation de la Nemesis, ou châtiment divin, rappelant celle proférée par le bras armé de dieu, le préfet Lallement...

Immédiatement, Truchot rattrape son chroniqueur au vol et lui demande de s'excuser à plusieurs reprises.
"Vous ne pouvez pas dire ça, Mourad ! Excuse-toi ! Il a été malade, tu ne peux lui reprocher d'avoir été malade !" Dans un brouhaha continu, le maire, choqué par les propos qu'il vient d'entendre, conclut l'échange : "Un minable ! C'est minable ! C'est inadmissible ! Les gens comme vous ne devraient plus s'exprimer, vous êtes un vrai méchant !", avant de raccrocher pendant que Mourad Boudjellal, dans un état minable, poursuit son délire.

La grande gueule sera-t-il maintenue ? Pour faire le buzz, il est top !