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jeudi 11 juin 2020

Amazon rend la justice en discriminant la police américaine

Les GAFA sont-ils déjà un contre-pouvoir qui  nous gouverne ?

On connaissait les ONG, supranationales et illégitimes

Les livre d'Histoire nous avaient caché ça...

Toutes ces années pendant lesquelles les politiques ont fui leurs responsabilités, laissant libre cours aux émotions, compassion, repentance, etc... aux dépens de la loi et de la démocratie, ont permis le développement des Organisations Non Gouvernementales qui n'avançaient pourtant pas masquées, mais se sont néanmoins imposées à eux, comme aux peuples souverains dont ils devaient servir les intérêts, sur fond de petite musique médiatique saint-sulpicienne laïque. Ce sont des associations de droit international, qui ne relèvent ni d'aucun Etat, ni d'aucune institution internationale et qui n'ont de comptes à rendre à personne et peuvent faire à leur guise. On pense à celles qui savent tout mieux que les parlements les plus démocratiques, ou le Conseil d'Etat en France, tels Human Rights Watch et les lobbies humanitaires, qu'elles soiet caritatives (Médecins sans frontières, Médecins du monde, CICR, Handicap International, Solidarités International, etc.) plus ou moins universalistes (Oxfam international, CARE, etc.) et internationalistes, ou de lutte, notamment en faveur des migrants, dont SOS Méditerranée.

A ces ONG et aux élus irresponsables, les Occidentaux doivent leur colonisation par le Sud, nostalgique de sa puissance perdue
- Noirs esclavagistes au Maghreb ou Ottomans en Europe méditerranéenne -     et déterminés à la reconquête.
Les islamistes ne s'en sont pas cachés et ont frappé fort. Ils peuvent encore terroriser les états faibles qui n'ont rien appris. A la compassion s'ajoute maintenant le repentance et, se laissant à nouveau circonvenir, les démocrates exemplaires laissent aujourd'hui libre cours aux récriminations racistes, mettant le genou à terre: ils ont déjà capitulé face à l'envahisseur.

Amazon interdit à la police américaine d’utiliser son logiciel de reconnaissance faciale 

Le ver est dans la pomme: l'ennemi est à l'intérieur. Les géants du web imposent leur loi aux républicains, sans aucune crainte du retour de bâton.
Ils sont plus de quinze (Amazon, Apple, Facebook, Google, Airbnb, Alibaba, LinkedIn, Netflix,  Uber, Yahoo, Twitter, Microsoft, etc.) qui construisent notre vie futur sur les ruines du monde que nous avons construit et sur la base de nos données stockées.
Récemment Apple a donné du fil à retordre à Macron: la France ne leur paraissait pas offrir les garanties démocratiques suffisantes pour participer à l'élaboration de l'application StopCovid voulue par Macron, soupçonné de pouvoir porter atteinte aux libertés individuelles...

Amazon a exprimé son interdiction à la police d’utiliser son logiciel de reconnaissance faciale Rekognition, mercredi 10 juin, pour une année probatoire   
<br>Depuis quelques années, et singulièrement dans le contexte actuel de manifestations anti-racistes racisées et anti-flics depuis deux semaines, les ONG et les employés militants d'Amazon exigent de la multinationale qu'elle cesse de vendre sa technologie aux gouvernements.

Masque avec slogan dénonçant la reconnaissance faciale,
à Londres, le 16 mai

"Nous prônons des régulations plus strictes des gouvernements sur le recours éthique aux technologies de reconnaissance faciale, et le Congrès semble prêt à relever le défi », a indiqué le géant du commerce en ligne dans le contexte de manifestations contre les violences policières et le racisme aux Etats-Unis depuis deux semaines.

L'annonce d’Amazon intervient au lendemain de l'annonce par IBM de son retrait du secteur de la reconnaissance faciale: cette entreprise se dit a priori préoccupée par la façon dont la technologie peut être utilisée à la surveillance de masse et le profilage racial.
Dictature des minorités qui se disent ciblées

Des groupes de défense des droits civiques et les propres employés d’Amazon ont poussé l’entreprise à cesser de vendre sa technologie aux agences gouvernementales, affirmant qu’elle pourrait être utilisée pour envahir la vie privée et cibler les minorités.
Lors d’un discours à Bruxelles en janvier, Sundar Pichai, le patron de Google, avait expliqué que sa société ne fournirait pas de service clé en main de reconnaissance faciale tant que des règles et garde-fous ne seraient pas mis en place par les autorités.

Les anti-racistes pavent la voie aux islamistes et autre malfaisants
La majorité démocrate à la Chambre des représentants - celle de Joe Biden qui s'agenouille devant BlackLivesMatter - a présenté lundi une loi qui vise à "changer la culture" dans les forces de l’ordre des Etats-Unis.
Elle entend notamment créer un registre national pour les policiers commettant des exactions, faciliter les poursuites judiciaires contre les agents et repenser leur recrutement et formation. <br>La multinationale a lancé un défi aux élus. "Nous espérons que ce moratoire d’un an donnera au Congrès suffisamment de temps pour mettre en place des règles appropriées", a déclaré Amazon mercredi.
Des organisations, comme la puissante American Civil Liberties Union (ACLU), appellent depuis deux ans Amazon à cesser de fournir sa technologie de reconnaissance faciale aux forces de l’ordre. Sa présidente, une universitaire de 73 ans, Susan N. Herman, qui occupe ce poste depuis 12 ans (octobre 2008) est une métisse, membre d'une communauté Afro-Américaine représentant 12,9 % de la population totale.

La pression est montée d’un cran mardi, quand des associations de la gauche radicale anti-raciste ont exhorté Amazon à cesser toute collaboration technologique avec la police américaine. Dans leur pétition mise en ligne, elles accusent le groupe de Seattle (Etat de Washington) "d’alimenter et de profiter de l’injustice systématique, des inégalités et des violences contre les communautés noires".

"Amazon a longtemps cherché à être la colonne vertébrale technologique de la police et de l’ICE [police de l’immigration] en promouvant activement Amazon Web Services [cloud], son logiciel de reconnaissance faciale [Rekognition] et ses caméras de surveillance [Ring]", a souligné Athena, un collectif d’associations qui interpelle le groupe sur les impacts négatifs de ses diverses activités.

L'accès de la police aux caméras des particuliers est aussi dans le collimateur. 
Supposées assurer la sécurité des particuliers, les caméras Ring peuvent en effet permettre à leurs propriétaires de donner à la police accès à cette surveillance vidéo, s’ils le souhaitent"Il aura fallu deux ans à Amazon pour en arriver là, mais nous sommes heureux que l’entreprise ait enfin reconnu les dangers que pose la reconnaissance faciale pour les personnes de couleur, ainsi qu’en termes de droits civils en général", a réagi mercredi Nicole Ozer, directrice des technologies et libertés pour une branche californienne de l’ACLU.
Elle voudrait donc que la multinationale cesse aussi de vendre les caméras Ring "qui alimentent les interventions policières excessives contre les personnes de couleur".

dimanche 19 avril 2020

Covid19: pointé par le Washington Post, le laboratoire franco-chinois de Wuhan nie toute fuite de virus

La France rejette les soupçons américains de fuite du virus depuis le laboratoire franco-chinois de Wuhan 

Le Washington Post fait état de forts doutes anciens sur la sécurité du laboratoire P4


Aux Etats-Unis, une partie de la presse, à la suite du journal démocrate The Washington Post, explore l'hypothèse d'une pandémie de Covid-19 issue d'un accident dans un laboratoire de Wuhan, à l'origine de l'épidémie de nouveau coronavirus, et non pas d'un marché de la ville où un pangolin infecté aurait transmis le virus Covid-19. 

Ce mammifère menacé par le braconnage est un gibier consommé en Chine pour soulager des rhumatismes, favoriser la circulation sanguine et chassé pour ses écailles qui font partie de la pharmacopée traditionnelle chinoise. 
L'hôte du coronavirus était-il une chauve-souris, un serpent, une civette ? La question est
D'autres soupçonnent la chauve-souris, véritable nid à virus en tout genre, notamment du groupe de coronavirus apparenté au Sras” de 2003, et porteur sain. Fin janvier,  la presse "bien informée" - qui en fait supputait - affirmait présomptueusement qu'"on sait que l’épidémie a débuté sur un marché de Wuhan où s’échangent des animaux vivants. Le génome du virus, récolté sur des patients, a également été entièrement séquencé. Il s’agit clairement d’une nouvelle forme de coronavirus, baptisé 2019-nCov. Et il est également clair qu’il a été transmis à l’Homme par un animal, encore non identifié [tout aussi possiblement un serpent], que l’on appelle communément un “réservoir”. Mais pour qu’un coronavirus infecte l’Homme, il faut qu’il mute plusieurs fois.

Dès 2018, l’ambassade des Etats-Unis à Pékin a alerté les autorités américaines sur des mesures de sécurité apparemment insuffisantes
Le quotidien Washington Post en a fait état après plusieurs visites "dans un laboratoire" qui étudiait les coronavirus issus de chauves-souris, sans mise en cause de l'institut franco-chinois P4.

La presse française a aussitôt décrédibilisé l'information, citant la chaîne américaine Fox News, qu'elle diabolise systématiquement. Or, la chaîne pointait le laboratoire P4 (pour pathogène de classe 4, les maladies infectieuses à haut pouvoir de dissémination et à haut taux de mortalité, par exemple la variole) du site. Et d'assurer qu'il s’agit d’une installation "de très haute sécurité" qui héberge les souches les plus dangereuses des virus connus ― comme Ebola.
Cette réactivité s'explique: ce lieu ultrasensible a été réalisé avec la collaboration de la France. Il permet de mener des recherches de pointe, avec pour ambition de prévenir toute nouvelle épidémie et de réagir plus rapidement à l’apparition de maladies infectieuses.
D’un coût d’environ 40 millions d’euros, le laboratoire a été financé par la Chine. Les chercheurs y travaillent en confinement absolu. Il existe moins d’une trentaine de P4 dans le monde, dont la moitié aux Etats-Unis.

L’Institut de virologie de Wuhan possède par ailleurs la plus grande collection de souches de virus en Asie, avec 1.500 spécimens différents, selon son site internet. L'IHU de Marseille possède quant à lui le plus important d'Europe, constitué par le Professeur Raoult.

Interrogé, l’institut a refusé de répondre aux questions de l’AFP. Le chercheur français qui y travaille n’a pas voulu non plus s’exprimer, invoquant son “devoir de réserve”... Face à ce black-out, l’AFP n’est donc pas en mesure de confirmer formellement que des coronavirus ont bien été étudiés dans ce laboratoire avant l’épidémie.

Les sources communes au Washington Post et à Fox News font part de leur inquiétude quant à une potentielle fuite accidentelle du virus.
Selon Fox News, le “patient zéro” à l’origine de l’épidémie pourrait être un employé de l’institut, contaminé, qui aurait ensuite diffusé sans le vouloir l’agent pathogène ailleurs dans Wuhan.
Interrogé sur cette hypothèse, le président américain Donald Trump a déclaré qu'elle fait actuellement l’objet d’un “examen très approfondi” de Washington. Quand l’épidémie a commencé à se propager en Chine, Mike Pompeo déclare alors que  les autorités locales “se sont demandées si l’Institut de virologie était son lieu d’origine"
“Nous savons qu’ils n’ont pas autorisé les scientifiques du monde entier à aller dans ce laboratoire pour rendre compte de ce qu’il s’y était passé”, a-t-il précisé, il y a deux jours. 
"Nous menons une enquête exhaustive sur tout ce que nous pouvons apprendre sur la façon dont ce virus s'est propagé, a contaminé le monde et a provoqué une telle tragédie", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo sur la chaîne Fox News.

La presse institutionnelle française s'attache alors à discréditer les déclarations, les raillant en distillant les mots "théories" qui "fleurissent" sur internet, "complot" ou "fantaisiste" pour incriminer ce laboratoire.
Pour BFM, ce vendredi 17 avril, leur correspondant aux Etats-Unis, Jean-Bernard Cadier, a fait de l'émergence de cette "théorie" de la fuite une synthèse qui ne fait pas de vagues dans l'état des connaissances dont il a le secret :
"C’est venu de la presse [que serait-on sans elle?] et d’un certain nombre de parlementaires américains qui révèlent une information que visiblement les gouvernements occidentaux connaissaient depuis des années. Il y a dans la ville de Wuhan un ou plusieurs laboratoires [impasse sur le P4 franco-chinois et amalgame] qui travaillent sur le coronavirus des chauves-souris, ce qui bien sûr suscite un soupçon. Est-ce que l’épidémie ne serait pas partie de ce laboratoire [toujours non identifié?] et non pas du fameux marché comme le dit le gouvernement chinois [et la France !] ? Un tiers des premières personnes infectées dans la ville n’étaient jamais allées à ce marché."
En février, l’institut était sorti de son mutisme pour démentir les premières rumeurs. 
Par un communiqué, il précise avoir reçu, dès le 30 décembre, des échantillons du virus alors inconnu qui circulait à Wuhan (identifié ensuite comme le SARS-CoV-2), puis avoir séquencé son génome, le 2 janvier, et enfin avoir transmis ces informations à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le 11 janvier. L’OMS confirme avoir reçu de la Chine la séquence du génome, le 11 janvier.
Il faut attendre le vendredi 18 avril pour qu'un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, rejette les accusations américaines visant l’institut.

La riposte de l'Elysée consiste à y ajouter des considérations géopolitiques mettant aux prises Américains et Chinoise

X-Men 2 (Tous les mutants doivent mourir) - Cinéma Choc
Tous les mutants doivent mourir !
Et c'est BFMTV qui s'y colle, titrant sur une"guerre d'influence" par presse américaine interposée enflammant les rapports diplomatiques. 
La chaîne pro-gouvernementale française d'info en continu oppose le Washington Post, propriété de Jeff Bezos (Amazon) à Fox News, situé à droite et bête noire de son venimeux correspondant aux Etats-Unis, Jean-Bernard Cadier.
La presse, critique des sources anonymes, n'en démord pas et on y lit que "de l’avis de nombreux chercheurs," le pangolin est la source primaire. Point-barre ! Seulement voilà, des études publiées par d’autres chercheurs chinois dans des revues scientifiques réputées affirment que le premier patient connu n’a pas fréquenté le marché de Wuhan incriminé.
Une seule chose serait alors tenue pour certaine, c'est que rien ne vient accréditer l’hypothèse d’une fuite de virus depuis un laboratoire, martèle Filippa Lentzos, chercheuse en biosécurité au King’s College de Londres. "En même temps", cette savante avoue qu'il n’existe “aucune vraie preuve” que le nouveau coronavirus provienne bien du marché de Wuhan... “L’origine de l’épidémie est toujours une question en suspens,” lâche-t-elle: libre donc à la presse de de zoomer sur l'une ou l'autre affirmation pour soutenir la thèse officielle de son pays... 

Si ils soutiennent la thèse de la transmission du nouveau coronavirus à l'homme par le pangolin, les scientifiques français peinent donc toujours à trouver l'origine du Covid-19, ce qui n'empêche pas les "sociétés savantes" de rejeter catégoriquement la possibilité d'une fuite par négligence  - mais intentionnelle, selon certains autres - depuis ce laboratoire de Wuhan créé avec la participation de la France qui avait désigné conseiller scientifique sur place le professeur Yves Lévy, époux d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé de Macron, en qualité de patron de l'INSERM.

Que penser des soupçons américains pesant sur le laboratoire P4 de Wuhan ? 

La presse hexagonale s'applique à détourner l'attention du labo franco-chinois sur l'entourage de Trump et le président lui-même.
La proximité du marché suspect avec l'Institut de virologie serait une piste de diversion, alors que, depuis des mois, grossit l'hypothèse d’une fuite du SARS-CoV-2 depuis ses installations sensibles.

La semaine dernière, le Washington Post à l'origine de la divulgation des soupçons sur la place publique a amené le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à évoquer une "enquête" pour étayer cette hypothèse, "qui ne s’appuie pour l’instant sur rien de très tangible", maintient notre presse aux ordres, soumise aux pubs pour "dispositif médical" en tout genre.

Etrangement discret depuis le début de la crise sanitaire mondiale, le directeur du laboratoire [P4 sino-français, rappelons-le] pointé du doigt par les révélations convergentes des media américains a donné  samedi un démenti catégorique de toute responsabilité d'un quelconque labo, franco-chinois ou non.
"C’est impossible que ce virus vienne de chez nous", a déclaré dans un entretien avec la chaîne étatique CGTN, Yuan Zhiming, directeur de l’Institut de virologie de Wuhan, ville épicentre de la pandémie.

Selon "la plupart des scientifiques" [sic: au premier rang desquels le "comité scientifique" de Macron ?], le nouveau coronavirus a probablement été transmis à l’homme par un animal. Un marché de la ville de Wuhan a été incriminé car il aurait vendu des animaux sauvages vivants. Retour à la case départ...

"Les gens ne peuvent pas s’empêcher de faire des associations”, a déploré le directeur de cet institut, accusant des media qui "essayent délibérément de tromper les gens" avec des informations "entièrement basées sur des spéculations", sans "preuves".

D
ès lors,
comment expliquer que les "scientifiques" en lien avec l'INSERM et le professeur Yves Levy soient si agressifs sur le sujet d'une fuite, même involontaire",  de virus ?
Il est permis de s'interroger sur un possible lien entre la révélation de la fuite du CoVid19 du laboratoire P4 et la décision du tribunal judiciaire de Nanterre de faire fermer pour cinq jours, du 16 au 20 avril inclus, les sites français Amazon, société détenue par Jeff Bezos, propriétaire du Washington Post.

Combien d'autres virus se sont-ils aussi échappés ?

vendredi 17 avril 2020

La Justice tracasse Amazon, plébiscitée par le public

Incapable de s'adapter au commerce électronique innovant, la France cherche des poux à Amazon 

Bercy se fait dicter la loi de la gauche conservatrice et archaïque 

Amazon ferme ses sites français pour cinq jours.
En plein confinement pour crise sanitaire, la justice française a sommé la société de vente à distance (de livres et de vêtement, en passant par l'alimentation ou les produits pharmaceutiques) de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels sous peine d’amende. Amazon a donc annoncé la fermeture de ses sites français à partir de ce jeudi et jusqu’à lundi inclus. "Nous devons suspendre temporairement les activités dans nos centres de distribution en France", a indiqué la direction de l’entreprise dans un communiqué. 

Selon Emilien Williatte, délégué CGT, le comité social et économique (CSE) d’Amazon a voté en faveur de la fermeture de tous les sites pendant cinq jours, à partir de jeudi 13h, "officiellement pour nettoyer les sites et évaluer les risques". Quant à la date de reprise, elle est encore «inconnue», a affirmé son directeur général France. 

La date de reprise est encore "inconnue", a indiqué son directeur général France, ce jeudi matin, sur RTL. "Nous essaierons de rouvrir au plus vite mais je ne peux pas confirmer aujourd'hui (jeudi) la date à laquelle nous allons rouvrir", a déclaré Frédéric Duval au micro de RTL.

Les salariés payés à 100% pendant cette période

Les salariés et intérimaires (près de 10.000 personnes) seront payés à 100 % pendant cette période de cinq jours, fait savoir la direction, qui précise que le recours au chômage partiel "a été évoqué", mais que ses "modalités d’application n’ont pas été définies". "La fermeture des entrepôts, c’est ce que nous avions demandé au tribunal à titre principal", a rappelé le syndicat SUD, trotskiste révolutionnaire, donc anti-capitaliste, à l’origine de la plainte devant le tribunal judiciaire de... Nanterre (Hauts-de-Seine, comme les bureaux d'Amazon-France).  
"Nous serons attentifs au maintien de la rémunération des salariés et nous avons des propositions à défendre : l’obligation de port du masque, la suppression de la prise de température qui occasionne des queues potentiellement dangereuses, un observatoire des cas de Covid-19 dans le groupe, le respect du droit de retrait", a indiqué Laurent Degousée de SUD Commerce.

Obligation de faire une évaluation sous peine d'un million d'euros d'amende

Amazon a "de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés," a jugé le tribunal judiciaire de Nanterre mardi et lui a ordonné en conséquence de conduire une évaluation des risques avec les représentants du personnel, et entre-temps de se limiter aux seuls " produits alimentaires, de produits d’hygiène et de produits médicaux", sous astreinte d’un million d’euros d’amende par jour de retard et par infraction constatée.

Le groupe s’est dit "perplexe" mercredi matin face à ce jugement, compte tenu des mesures de sécurité déjà mises en œuvre (contrôles de température, masques, distanciation sociale…), et a annoncé faire appel. Mais la décision étant de droit exécutoire, l’appel n’est pas suspensif et la décision a dû s’appliquer dès jeudi.

Cherchez l'infraction...

Connivence avec les syndicats radicaux ou soumission du gouvernement ?

Amazon a estimé qu’il lui est impossible de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels dans les 24 heures, comme le demandait le tribunal, sans prendre le risque de livrer "accidentellement" un produit non essentiel et encourir l’amende prévue d’un million par infraction.

Une décision vicieuse de justice. 
"Nous avons un catalogue de 250 millions de références, comment applique-t-on concrètement la notification de façon opérationnelle en termes de risque ?", interroge une porte-parole du groupe. "Un coupe-ongles, un gel démêlant entrent-ils dans la définition du produit essentiel ?" interroge-t-elle en exemple. En clair, face au risque d’être mis à l’amende, Amazon préfère fermer, au moins provisoirement, ses sites.

Cinq mises en demeure de la part de l’inspection du travail: le ministère du Travail.
"Considérant la complexité inhérente à nos activités logistiques et l’amende d’un million d’euros par infraction imposée par le tribunal, le risque de contrevenir à la décision était trop élevé", a expliqué mercredi la direction, pour qui cette action en justice "aura probablement des conséquences pour de nombreuses personnes dans notre pays, qu’il s’agisse de nos milliers de collaborateurs, des clients qui comptent sur nous en ce moment plus que jamais, ou des nombreuses TPE et PME françaises qui s’appuient sur Amazon pour se développer".
La malveillance de la justice de Belloubet s'abat sur le géant américain décrié par la gauche rétrograde - à contre-courant de la demande de la clientèle et en parfaite incohérence avec le besoin de livraisons en temps de confinement strict et soumis à contrôle policier.

Les syndicats ont l'entreprise dans le collimateur depuis de longues années, dénonçant depuis le début du confinement le traitement de commandes de produits "non essentiels", tels que livres, musique, produits de beauté, etc. , ce qui n'est pas forcément l'avis des acheteurs, notamment ceux ou celles qui ont besoin de lire, un besoin visiblement faible chez les syndicalistes, tel Olivier Besancenot dont la compagne travaille d'ailleurs pour l'éditeur Flammarion du Groupe Madrigall, maison mère de Gallimard... : conflit d'intérêts ?
Amazon avait annoncé le 21 mars cesser de prendre des commandes jugées "moins prioritaires", selon  les critères de de la CGT, ou sur ses sites français et italien, mais cette notion - subjective - ne recoupe pas celle de "produits essentiels", les produits alimentaires, d’hygiène et de santé étant très minoritaires dans l’activité du groupe. Pourtant, Philippe Martinez se lave probablement...

Amazon a fait l’objet de cinq mises en demeure de l’inspection du travail, IT, dont trois ont été levées. Employeur de près de 10.000 salariés dont un tiers d’intérimaires dans ses six entrepôts français, le groupe fait valoir qu'il a distribué "plus de 127.000 paquets de lingettes désinfectantes, plus de 27.000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que plus de 1,5 million de masques".

L'Inspection du Travail est un service rattaché au ministère du travail, donc à Muriel Pénicaud.

mercredi 27 avril 2016

Main basse de la Fnac sur Darty

La Fnac prend le contrôle de Darty

L'enseigne française détient d'ores et déjà 50,5 % du distributeur d'électroménager. 
Elle est certaine de contrôler son concurrent car Conforama a raté son combat. L'enseigne française de biens culturels est assurée de détenir au moins 50,5 % des actions de l'enseigne d'électroménager. Conforama et son actionnaire sud-africain Steinhoff ont en effet perdu la gigantesque partie de poker que se livraient les deux groupes depuis plusieurs mois. Le prix le plus élevé payé pour acquérir ces actions s'élève à 170 pence, valorisant ainsi Darty à 1,16 milliard d'euros, contre 1,09 milliard pour l'OPA de Conforama.
Reste à savoir ce que Conforama fera des actions qu'elle a déjà acquises
Elles représentent un peu plus de 20 % du capital de Darty...

Rapprochés, la Fnac (111 magasins en France et 73 à l'étranger) et Darty (222 magasins en France et 178 à l'étranger) créent un nouveau géant regroupant 27 100 collaborateurs et pesant 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires. 

Artemis, la holding de la famille Pinault (propriétaire du magazine Le Point), restera premier actionnaire de cet ensemble. Vivendi a acquis il y a 10 jours une participation de 15 % dans la Fnac et devrait demeurer le deuxième actionnaire du nouvel ensemble.

Contrecarrer Amazon

Le nouveau géant de la vente en ligne est un succès personnel pour Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, qui va ainsi diriger une multinationale de la distribution présente dans une quinzaine de pays et détenant des positions de leader en France, en Allemagne et en Europe du Sud.
En grande difficulté il y a six ans, après la tentative de redressement par Denis Olivennes passé à Europe 1, la Fnac est métamorphosée, rentable et recentrée sur le numérique et la vente de produits à haute valeur ajoutée. Avec Darty, elle met la main sur une marque qui réalise 17 % de son activité en ligne notamment grâce à sa filiale Mistergooddeal. Avec 10,7 millions de visiteurs uniques selon Médiamétrie, Darty et la Fnac devraient devenir le deuxième e-commerçant de France, derrière Amazon et ses 16,3 millions de visiteurs mais devant Cdiscout, eBay ou Voyages-sncf. Cette acquisition parachève la mue de l'enseigne fondée en 1954 par André Essel et Max Théret. Alors que livres, disques et produits techniques voient leurs ventes chuter en boutiques physiques, la Fnac a revu sa stratégie en 2013 et a inventé un modèle qui lui permet de profiter du dynamisme de Fnac.com et de vendre des produits électroménagers, de la micro-informatique, de la téléphonie et des voyages. 

mardi 27 octobre 2015

L'enseigne Darty se fera-t-elle absorber par la FNAC ?

Darty demande un nouveau délai pour se prononcer sur l'offre de la FNAC

"Afin de pouvoir examiner la possibilité d'une offre améliorée"
Pour résister à Amazon,
la FNAC a besoin du renfort de Darty qu'elle veut absorber
le conseil d'administration de Darty a annoncé lundi avoir demandé un nouveau délai de réflexion sur la proposition de rachat faite par la FNAC de la part du groupe d'Alexandre Bompard.
Initialement attendue pour le 28 octobre, la décision est donc reportée au 11 novembre. Le 30 septembre, la FNAC avait proposé de racheter son concurrent, Darty, via un échange de titres uniquement, valorisant ce dernier à environ 533 millions de livres (720 millions d'euros).

La semaine s'annonçait décisive pour le projet de rachat de Darty par la FNAC, la législation boursière britannique donnant aux deux groupes jusqu'au mercredi 28 octobre pour se positionner formellement. Le 30 septembre,
le distributeur français de produits culturels et technologiques avait proposé de racheter son concurrent spécialisé dans l'électroménager. Bien qu'opérant principalement en France, Darty est coté à Londres, et son actionnariat est majoritairement anglo-saxon.

Darty veut mettre à profit deux semaines de réflexion supplémentaires

Cette possibilité prévue par la réglementation boursière britannique lui permet d'approfondir l'offre. 
Le conseil d'administration de Darty indique vouloir notamment se pencher "sur l'opportunité d'introduire un paiement en espèces dans la transaction".
Il voudrait également obtenir "une compréhension détaillée des synergies attendues d'un rapprochement entre Fnac et Darty", et des précisions quant à la "faisabilité de la transaction" et "la protection des intérêts de Darty", indique le communiqué.

"Dans l'hypothèse où le conseil d'administration ne serait pas en mesure d'atteindre un accord avec la FNAC, il [Darty] reste confiant dans la qualité et l'engagement de ses employés, ainsi que la capacité du management à poursuivre la mise en oeuvre de la stratégie en tant que société indépendante et à créer ainsi de la valeur pour les actionnaires", est-il ajouté. Darty précise que cette annonce a été faite "sans le consentement de la Fnac".

Darty n'a pas encore répondu aux avances de la FNAC

Si ce rachat aboutissait, il se ferait uniquement par échange de titres, et valoriserait Darty à "environ 533 millions de livres" (720 millions d'euros). Les règles boursières donnent à la Fnac jusqu'à mercredi 18h00 (heure française, pour soit s'engager à déposer une offre ferme de rachat - amicale en cas de recommandation positive du conseil d'administration de Darty, hostile en cas de rejet - soit renoncer à son projet.

En cas de rupture des pourparlers, la FNAC n'aura plus le droit de refaire une offre sur Darty avant au moins six mois. Cette date du 28 octobre sert également de facto de référence au conseil d'administration de Darty, qui doit se prononcer sur ce projet et recommander à ses actionnaires d'accepter ou de refuser la proposition de la Fnac.

S'il l'approuve, les actionnaires devraient a priori suivre son avis, et le rachat aurait donc toutes les chances de se conclure. En cas de rejet par le "board" de Darty, la FNAC pourrait lancer une offre hostile, mais sans garantie que les actionnaires de sa cible l'acceptent. Enfin, troisième scénario: les deux groupes peuvent demander conjointement un délai de réflexion supplémentaire de six semaines.

Suspense entier

Jusqu'à dimanche, les deux groupes avaient limité les commentaires. Mais cherchant à convaincre Darty du bien-fondé de sa proposition, la FNAC a toutefois fait monter la pression dimanche en mettant en avant les résultats d'une étude menée par un cabinet d'audit, chiffrant à 85 millions d'euros par an les synergies permises par le rapprochement des deux groupes.
Des gains pourraient notamment être obtenus sur les achats, avec des négociations communes auprès des fournisseurs, notamment les puissants Apple et Samsung, pour obtenir de meilleurs tarifs.
L'"agitateur culturel" avait déjà cité la "très grande notoriété" des deux marques, leurs sites internet "performants" et le caractère "complémentaire" de leurs réseaux de magasins parmi les atouts d'une fusion.

Le groupe fait aussi valoir que le projet de transaction est salué par les marchés financiers qui ont fait grimper les titres de Darty et FNAC de respectivement 23% et 12% depuis son annonce.

La FNAC s'est également prévalue dimanche de "l'engagement irrévocable" du fonds Knight Vinke, premier actionnaire du distributeur d'électroménager (14,35%), déjà officiellement partisan d'un rapprochement, ainsi que d'une "lettre d'intention de soutien" de la part de DNCA Finance, qui détient 9,3% du capital de Darty. Le conseil d'administration de ce dernier s'est, lui, montré prudent.
Il avait simplement indiqué "devoir étudier de plus près les avantages d'un éventuel rapprochement" et "les risques encourus par la réalisation de cette opération, afin de déterminer s'il y a une possibilité à ce qu'une offre puisse être recommandée aux actionnaires".

Objectif: conter Amazon avec un groupe à la française

Les 184 magasins de la FNAC, dont 111 en France, ont dégagé en 2014 un bénéfice net de 41 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 3,89 milliards (-0,3%). Au troisième trimestre, ses ventes se sont redressées, notamment en France (+0,6%). Le groupe compte 14.500 collaborateurs, à 61% en France.

Darty possède, lui, 222 magasins en France et a renoué avec les bénéfices sur son exercice 2014/2015, avec 13,8 millions d'euros de résultat net pour un chiffre d'affaires de 3,51 milliards (+3,2%). Il emploie environ 12.600 personnes en France et à l'étranger.

Un nouveau groupe Fnac/Darty, soit 7,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, pourrait capitaliser environ 1,1 milliard d'euros et se traiter 16,7 fois ses profits attendus en 2015 avant 10,9 fois ceux de 2016, calcule la note de recherche. 
Durant sa première année d'existence, la nouvelle entité devrait dégager une marge opérationnelle de 2,5%. 

samedi 20 décembre 2014

Amazon: la CGT prive les enfants de cadeaux de Noël

Appel à la grève chez Amazon à quelques jours de Noël...

Etat islamique et CGT, preneurs d'otages 
La CGT appelle les salariés de quatre sites logistiques d'Amazon en France à faire grève à compter du ...22 décembre. Le mouvement, s'il est suivi, pourrait menacer la livraison des derniers cadeaux de Noël. Le géant américain de la distribution assure, lui, qu'il n'y aura pas de conséquences sur son activité.

Selon Sébastien Boissonnet, délégué syndical central CGT, le groupe a les moyens de contourner les effets de la grève en faisant expédier les colis d'ailleurs, ce qui s'est traduit par un surcroît d'activité en France au moment de la grève en Allemagne, affirme-t-il. "C'est vrai que ça prend un peu plus de temps pour la livraison" dans ce cas, a-t-il concédé.

Montebourg a voulu le troisième des quatre sites Amazon en France
L'appel du syndicat d'extrême gauche à la prise en otage des sites Amazon vise ceux de Lauwin-Planque (Nord), Saran (Loiret), Montélimar (Drôme) et Sevrey (Saône-et-Loire), précise la CGT dans un communiqué.
C'est la mine satisfaite que le ministre du redressement productif annonçait dès juin 2012 l'ouverture d'un troisième entrepôt Amazon dans son fief de Chalon-sur-Saône avec les effets dont vont pâtir nos enfants. La promesse de 1.000 créations de postes était lancée, mais plusieurs voix se sont aussitôt élevées, dont celles des libraires, pour dénoncer le chantage à l'emploi crée par l'entreprise, par la grâce de l'ex-président PS du Conseil général, Montebourg. Mais le nouveau ministre balaya l'objection sociale, fier de sa grande réussite.  

Montebourg accorda des dispositifs financiers très avantageux à Amazon 
Pour assurer sa gloire locale, le ministre socialiste annonça "la prime d'aménagement du territoire (PAT), les aides en matière de service de ramassage des salariés du Grand Chalon et des investissements dans des crèches pour les enfants des femmes qui travailleront chez Amazon". Un vrai pactole accordé au géant du e-commerce aux 48 milliards d'euros de chiffre d'affaires. D'après le site de Bercy, le montant de la prime d'aménagement du territoire pouvait atteindre entre 15.000 et 25.000 euros par emploi créé. Soit une subvention minimum de 6 millions d'euros. A la charge des administrés imposables. 
Une concurrence déloyale au détriment du millier de salariés de Virgin, chaîne mondiale de commercialisation de biens culturels. Le 17 juin 2013, la division Virgin Megastore France fut d'ailleurs placée en liquidation judiciaire, avec les 26 derniers magasins restant dans l'Hexagone, aujourd'hui disparus du paysage français. Il apparaît désormais à la CGT que la dépense n'en valait pas la chandelle.

Les mots d'ordre cégétistes

Selon la CGT, les employés réclament à Amazon -et non pas à Montebourg- "des salaires décents et de bonnes conditions de travail", ce qui passe notamment par une augmentation générale, une "prime d'équipe mensuelle de 100 euros brut" ou encore "une négociation sur la durée de la pause, pour le respect de la santé des salariés." Au détriment d'un prochain compte pénibilité, ou en plus? L'organisation syndicale somme la direction d'"accepter d'ouvrir des négociations sur le dossier des conditions de travail et des salaires".

Un seul facilitateur s'impose: Montebourg. Quant aux enfants, devront-ils attendre 2015 pour découvrir leurs jouets sous le sapin ?

jeudi 30 octobre 2014

De mystérieux drones survolent nos centrales nucléaires: le pouvoir est en alerte

Provocation médiatique ou avertissement menaçant sur notre nucléaire ?

Qui alarme le pouvoir en les dirigeant sur des sites sensibles ?

Le pouvoir se perd en hypothèses
Amazon et DHL livrent par drones
Menace terroriste, espionnage ou simple provocation de la part de passionnés d’objets connectés ? Nul ne sait encore qui se cache aux commandes des drones qui ont survolé sept centrales nucléaires françaises dans le courant du mois d’octobre. Ces petits aéronefs aux allures de gadget inquiètent qu'autant plus qu'aucun système de surveillance ne semble les avoir détectés à temps et filmés...
"Les drones permettent d’embarquer une intelligence électronique personnalisable", raconte, comme chacun sait, Elodie Bongrain, directrice de projet et spécialiste des objets connectées chez Fabernovel. Dotés de capteurs, ils peuvent apporter de précieuses informations indétectables à l’œil nu, sur la qualité de l’air, par exemple. 
S’ils sont équipés de caméras, ils capturent des images, qui peuvent être destinés aux media (Mediapart !) comme à l’espionnage (Poutine). Ils peuvent aussi aller détruire un essaim de guêpes, mais alors pourquoi ne pourraient-ils pas "tout à fait transporter des charges explosives" et les larguer ?
"Un drone n'est pas un danger en soi :
tout dépend de l’intention de celui qui le dirige", confirme Elodie Bongrain.
La présence de mystérieux pilotes aux commandes des drones qui ont survolé les centrales françaises inquiètent mais les responsables n'en sont qu'à émettre  des hypothèses.

Un contrôle de sûreté ?
"Un drone peut être utilisé dans un but sécuritaire, pour mettre en évidence des failles indétectables à l’œil nu",
explique la spécialiste en objets connectés.
EDF utilise régulièrement des drones, via sa filiale ERDF, à la surveillance de réseaux électriques dans des zones difficiles d’accès.
"Mais pas pour surveiller nos centrales nucléaires",
précise EDF à "L’Obs".
L’éventualité la plus rassurante tombe? D'autant que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) affirme, quant à elle, ne pas disposer de drones. Jusqu'à preuve du contraire, tout survol d’une centrale faisait d’ailleurs l’objet d’une procédure connue par l’ASN. "Si elle avait pris l'initiative d'envoyer des drones, nous en aurions été informés", ajoute un représentant d’EDF. L’hypothèse de l'usage de drones dans le cadre d'un contrôle de sûreté est donc à exclure.

Un acte militant ?

Depuis 2007, des membres de l'ONG altermondialiste Greenpeace sont plusieurs fois intervenus dans des centrales nucléaires, franchissant les périmètres de sécurité et grimpant aux installations. Les dernières en dates sont les intrusions menées en mars dernier à Gravelines et à Fessenheim. 

Les activistes de Greenpeace  ont d'ailleurs déjà utilisé des drones lors de leurs revendications
, comme en mai 2012, quand le petit objet volant suivait l'un des militants survolant la centrale du Bugey à l'aide d'un parapente à moteur. L'ONG, supra-nationale, voulait prouver au gouvernement l'accessibilité déconcertante de ces sites nucléaires.

Cette fois, pourtant, "il n’en est rien", assure Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace.
"Dès qu’on a su que des drones avaient survolé des centrales,
la première chose qu’on a faite a été de lancer une enquête,
pour que la thèse militante soit immédiatement écartée."
Il précise en outre que Greenpeace "revendique systématiquement ses actions", ce qui n'est pas le cas des personnes qui ont dirigé ces drones. Si on les croit, le mystère s'épaissit donc

Une menace terroriste ?

"L'hypothèse terroriste est notre principale préoccupation", avoue l’ASN, contactée par "L'Obs".
"Si des personnes mal intentionnées embarquaient une charge explosive sur un drone, cela serait une véritable catastrophe."
Or, "survoler une centrale n'apporte aucune information intéressante", affirme l'Autorité de sûreté nucléaire pour exclure la piste de l'espionnage et mettre la Corée du Nord (et Jean-Vincent Placé ou Fleur Pellerin) ou l'Iran (et Pouria Amirshahi) hors de cause.  

Par ailleurs, Elodie Bongrain précise : "Embarquer une bombe sur un drone est tout à fait réalisable."
"Mais cela, on pouvait facilement le faire avant la création des drones, avec un simple appareil télécommandé."

Des passionnés inconscients ? 

Pour Yannick Rousselet, cette hypothèse n'est pas à exclure. Mais, rappelle-t-il, "le 19 octobre, des drones de tailles différentes ont été repérés sur quatre sites différents, nécessitant au moins l’intervention de deux ou trois équipes."
"Nous avons donc affaire à une organisation très coordonnée", souligne-t-il.
C'est comme si on disait due les "clowns dangereux" qui terrorisent ici et là, partout sur le territoire, sont organisés.

Certains drones faisaient plus de 2 mètres d’envergure, apprend-on. 
"En cas d’accident, en percutant une piscine de refroidissement par exemple, cela pourrait avoir des conséquences désastreuses",
ajoute-t-il, faisant monter la tension d'un cran..
L'ASN tempère toutefois ces propos. "Les centrales sont dimensionnées pour résister à des dommages environnementaux extérieurs", explique l'Autorité.
"Même à la chute d’un avion. Ce n'est donc pas un drone qui va provoquer le moindre risque d’accident nucléaire," assure-t-il.
Les identités des pilotes de ces drones restent à ce jour inconnues. Alors, pour l'heure, les regards se tournent vers EDF : le groupe est-il en mesure de faire face à une agression aérienne potentielle sur ses centrales ? 

"Nous réclamons plus de transparence de la part d'EDF", scande Yannick Rousselet.
"Or aujourd’hui, la situation est exactement inverse : l'information est perméable", déplore-t-il.

"Là où il y a un flou, il y a un loup", a prévenu notre experte de la théorie du complot. 
A Fessenheim, les soupçons portent sur les cigognes.