Une victime dénonce le classement sans suite de l'enquête pour agressions sexuelles et harcèlement
L'enquête visait Monsieur Cosse, époux de membre des gouvernements Valls et Cazeneuve
Les agressions sexuelles et harcèlement du député Denis Baupin ont été classés sans suite, au motif que les faits sont prescrits. Il n'y aura pas de procès Baupin. Le parquet de Paris en a décidé ainsi, ce lundi 6 mars, car Baupin est député EELV (Europe Écologie Les Verts) de la 10e circonscription de Paris (13e et 14e arrondissements): pourquoi avoir ouvert une enquête sachant que la rescription des faits y mettrait un terme ?Ce khmer vert qui a fait de la capitale un cauchemar pour les automobilistes fut un temps le compagnon de Mireille Ferri, ancienne vice-présidente du Conseil régional d'Ile-de-France (ci-contre à gauche), puis de Pauline Véron, ci-dessus à droite), adjointe à la maire de Paris, dont il a un fils, et aussi deux enfants d'Emmanuelle Cosse (photo 1).Un prédateur sexuel ?
Ouverte le 10 mai 2016 après les accusations d'agressions sexuelles et de harcèlement sexuel visant le député écologiste Denis Baupin,l’enquête a été classée sans suite "pour prescription". Le procureur de la République souligne pourtant que certains faits étaient "susceptibles d'être qualifiés pénalement". Denis Baupin par l'intermédiaire de son avocat dit regretter la prescription de certains faits, ce qui constitue "une entrave au rétablissement de la vérité".
L'enquête avait été ouverte après les révélations dans deux media de huit femmes, quatre anonymes et quatre élues écologistes, qui dénonçaient les obsessions de Denis Baupin.
Parmi elles, Elen Debost(ci-contre à gauche), adjointe au sénateur-maire PS du Mans (soutien du candidat de En Marche! Emmanuel Macron) et militante écologiste, qui avait été l'une des premières à dénoncer publiquement les agissements du député, en révélant avoir reçu une centaine de SMS à caractère sexuel de la part de Denis Baupin.
Isabelle Attard
"On était préparé à cette décision. Les mots choisis par le parquet sont assez intéressants. Le procureur explique que les faits sont prescrits mais qu’ils étaient susceptibles d’être qualifiés pénalement. Si on s’était réveillé maintenant et non il y a un an; si on portait plainte aujourd’hui, ces délais ne tiendraient pas", explique-t-elle au site 20minutes.fr.
La question est plutôt de savoir pourquoi les quatre dames ne se sont pas "réveillées" plus tôt...
"On a pu faire parler d’autres femmes, c’est ça qui est important," se satisfait l'une des plaignantes
"L’autre point important, note Elen Debost, c’est que dans ce communiqué, le doute n’est pas porté sur la parole des victimes. Evidemment, je ne peux que regretter que ça n’aille pas plus loin, mais en un an j’ai le sentiment qu’il s’est passé des choses.On a pu faire parler d’autres femmes, c’est ça qui est important."
Désabusée sur Twitter, Sandrine Rousseau, économiste, enseignante-chercheuse à l'université Lille-I et porte-parole puis secrétaire nationale adjointe du parti Europe Écologie Les Verts et signataire du Manifeste d'économistes atterrés (ci-contre, à gauche), qui avait déposé plainte aux côtés d'Isabelle Attard (députée EELV du Calvados, co-présidente jusqu'en janvier 2015 du parti Nouvelle Donne lancé en novembre 2013 par Pierre Larrouturou), d'Elen Debost et Véronique Haché-Aguilar (directrice d'Autolib, à Paris, ci-contre à droite), a réagi.
"Denis Baupin s'en sort aujourd'hui par prescription et uniquement par prescription".
L'appel contre le sexisme de 17 anciennes ministres qui n'ont jamais aguiché un homme
Union sacrée de dix-sept anciennes ministres françaises, de gauche comme de droite, de la communiste Michèle Demessine à la présidente Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, en passant par la socialiste Élisabeth Guigou, l'écologiste Dominique Voynet et la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde. Avouant s'être tues, au risque de passer rétrospectivement pour vantardes - la plus jeune n'a pas encore tout-à-fait 40 ans et la plus chenue a bonne mémoire, telle Yvette Roudy, 86 ans) - , toutes signent un appel contre le sexisme dans le Journal du dimanche (JDD) titré : "Nous ne nous tairons plus".
En quelques années, les langues se sont déliées, osera-t-on affirmer, et les comportements de la nouvelle génération commencent à changer, nous assure-t-on, bien que Michou Sapin et Denis Baupin (ci-contre à gauche au mieux de son apparence), par qui le scandale arrive, n'aient plus rien pour inspirer la gaudriole, si tant est qu'ils aient jamais suscité un quelconque emballement des sens parmi le sexe faible d'hier qui se rebiffe aujourd'hui.
"Il n'y a pas mort d'homme"
C'est le commentaire sur l'affaire DSK signé de l'ancien ministre Jack Lang, il n'y a pas encore cinq ans, lors de la révélation de l’affaire du Sofitel
et du "troussage de domestique", selon l'exemplaire Jean-François Kahn, journaliste co-fondateur du magazine Marianne qui critique pourtant tout ce qui lui tombe sous la plume.
Cette phrase, mais aussi les remarques sexistes, gestes déplacés, ou comportement inappropriés, ces 17 ex-ministres ne veulent plus les laisser passer. Les jeunes filles des cités, de la Seine-Saint-Denis (!) aux quartiers nord de Marseille, y gagneront-elles le droit de quitter leur uniforme imposé par les grands frères, le pantalon ? Rien n'est moins sûr.
Montebourg a préféré renoncer
Tous les goûts sont
dans la nature, mais bon....
Les dix-sept anciennes ministres en colère (froide ou réchauffée) sont l'incontournable Roselyne Bachelot, Michelle Demessine, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou, Aurélie Filippetti, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Marylise Lebranchu, Corinne Lepage, Monique Pelletier, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Yvette Roudy, Catherine Trautmann, Dominique Voynet et Rama Yade.
Dame Trogneux, cougar de la haute finance
Ces nanties s’expriment au nom de toutes celles qui ne peuvent prendre la parole, une manie des politiques de parler pour les autres, les "sans dents" de Hollande étant à l'abri des mains baladeuses de patrons lubriques, tandis que Nathalie Arthaud, porte-parole des trotskistes de Lutte Ouvrière pour qui il ne peut être de harceleurs sexuels que les patrons et que les intrigantes et les actrices ne recherchent nullement les goujats au pouvoir. Et si vous pensez à ce gros plein de soupe de Sapin, vous n'avez pas fait le tour: il est suggéré de remonter encore l'échelle de l'Etat-PS.
C'est devenu une tare d'être "sévèrement burné"
Les übersexuels ont droit de cité à Paris et les efféminés y ont leurs quartiers branchés sont assistés par la loi républicaine. Il est de bon ton d'être minoritaire entre deux genres, alors que le sexisme majoritaire est dénoncé, bien qu'il concerne - par nature - tous les milieux, les entreprises et accessoirement l’université, où on devrait avoir des arguments, les media, où on décrypte et analyse en longueur, outre la politique. Si proches qu'ils soient de la nature, les écolos ne sont pas de bois. La nuance est dans la maxime "pas vu, pas pris": c'est une question de méthode, de stratégie et de tact. Claude Bartolone a répudié sa conjointe pour sa secrétaire, mais n'a pas pus prendre l'Ile-de-France. Aucune "classe sociale" n’est épargnée, ni aucune communauté, mais aucune race n'est plus sévèrement frappée, en revanche, puisque la notion n'existe pas ou plus...
Cumulard, Baupin démissionne de la vice-présidence de l'Assemblée, mais garde une poire pour la soif...
Que Baupin siège toujours au Parlement européen, est-ce déplacer le problème? En matière de pédophilie, les laïcs anticléricaux ne critiquent-ils pas les simples mesures d'éloignement ?
Des collaboratrices, des salariées évoquent les SMS reçus par dizaines, les propos graveleux, provocateurs, les sous-entendus équivoques qui fleurissent à la montée de la sève, mais pas que: à la différence du 'ménage de printemps' chez la ménagère (oops !), par chance, la période de rut n'est pas réglée par les saisons chez l'homme. Et jusqu'aux attouchements, c'est-à-dire l'antique 'main baladeuse' qui était la marque virile des hommes que les femmes ne laissent pas indifférents.
Passonspar exemple la scène typique (ou fantasmée) dans un ascenseur de l'Assemblée nationale, qu'il faut dédramatisée chez l'adulte quand se déroulent des tournantes impunies dans les caves. Denis Baupin adore, dit-on, l'ascenseur et il était alors seul avec une salariée, qui n'était donc pas avide de promotion. "Il lui a pincé les fesses, il s'est pris une baffe", décrivent plusieurs sources anonymes. C'est sain de part et d'autre, mais l'anonymat a quelque chose de merveilleux, quand on pense que personne n'avoue encore avoir été au courant, pas même la femme délaissée de Baupin, l'irrésistible Emma Cosse.
Cécile Duflot sur Denis Baupin (lien): "Je savais ce qui se disait par certains, mais il ne faut pas croire que ce cas est unique." Amalgame salissant de la classe politique dans son ensemble: tous pourris ?
Sandrine Rousseau (EELV) raconte également ce jour d'octobre 2011 où Denis Baupin l'a plaquée contre un mur après une réunion avant d'essayer de l'embrasser, les mains non pas dans les poches (ce serait cavalier) mais sur la poitrine (ce qui est "inapproprié", sic !). A la différence du CSA (Conseil supérieur de l'audovisuel), l'un des deux -ou les deux- regardent-ils trop la télévision, ses films de service public et sa pub, que les media veulent faire payer sur leurs sites aux internautes, nantis et défavorisés, indifféremment ?
Baupin soutenait la cause des femmes,
devant la presse, hors ascenseurs
La porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts s'est alors empressée de dévoiler l'histoire à deux membres de la direction du parti : aucune réaction de Cécile Duflot qui devait être aux manettes à l'époque. Le comportement de l'élu est en fait un secret de polichinelle et Sandrine Rousseau doit -pourtant- se résoudre à la loi du silence, ce qui est d'autant plus incompréhensible qu'en tant qu'une vice-présidente comme elle du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais a dû connaître la tentation d'assouvir une soudaine pulsion sur un jeune stagiaire ou un vieil acteur politique influent. Une loi du silence qu'elle a donc décidé de briser aujourd'hui, avec le soutien de d'autres femmes,vraies victimes, mères-la-pudeur notoires ou refoulées (re-oops !) qui se disent victimes de Denis Baupin (ou d'autres, car 17 victimes à l'actif de ce seul 'Don Juan' adipeux, c'est difficile à avaler).
Tête de liste aux élections régionales de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Rousseau Sandrine a rassemblé 4,83 % des voix et ses listes se sont faites éliminer dès le premier tour, ce qui laisse inévitablement un goût amer.
Quand à Michel Sapin, ministre en activité, il nie puis avoue une agression sexuelle
L'outrage s'est déroulé au Forum économique de Davos en 2015, révèlent deux journalistes du Point dans un livre qu'ils ont co-écrit. Ce nouveau cas de sexisme avéré démythifie encore un ministre de Hollande à Bercy : Michel Sapin, patron des Finances. Dans un livre, Stéphanie Marteau et Aziz Zemmour, racontent une scène vécue par une consoeur, lors d'un événement majeur qui se tient chaque année dans la localité suissede Davos. Sapin Michel a eu des mots et des gestes totalement déplacés à l’égard d’une reporter appartenant à un grand quotidien de presse national qui couvrait ce déplacement.
La presse a désinformé, prenant la posture de la présomption d'innocence en faveur de ce puissant de Bercy.
Apparemment, lorsque la jeune femme au travail se pencha pour ramasser un stylo, le ministre lui aurait lancé un très "inapproprié" : "Ah, mais qu'est-ce que vous me montrez là ?", avant de faire "claquer" l'élastique de sa ... culotte. Ce moment avait déjà fait l’objet d’une mention dans une tribune publiée dans les pages de nos confrères de Libération, le 4 mai 2015 où quarante femmes journalistes y dénonçaient alors le sexisme et certains agissements dont elles étaient régulièrement victimes dans le milieu de la politique. Élus et responsables de tous bords étaient ciblés par cette montée au créneau, sans qu’aucun nom ne soit dévoilé.
Un an après, alors que le projet de réforme du code du Travail provoque la colère des élus et de la rue, le nom de Sapin est jeté en pâture: "S’il n’est pas explicitement nommé dans la tribune de Libération, il est clairement visé (…) C’est le locataire de Bercy", écrivent les auteurs du livre. Pour coroborer leurs révélations, ils citent par ailleurs la chargée de communication de Michel Sapin qui aurait alors répondu en restant dns le flou, sans démentir et alimentant la suspicion : "C’était une blague potache et la journaliste a pris la mouche, accuse cette femme. (…) Il ne comprend pas et est très étonné de la tournure qu’a pris l’affaire".
Mais suite aux révélations publiées, le loup est sorti du bois. Cette fois, l'entourage du ministre nie. HuffingtonPost offre ses colonnes à un Michel Sapin indigné qui s’insurge contre des "allégations inexactes et calomnieuses". Il menace en outre "d’engager toute action nécessaire pour faire respecter la réalité des faits". Les "yeux dans les yeux"... Mais Stéphanie Marteau maintient et précise que "cette scène s’est déroulée devant des témoins".
La toile s'enflamme alors et, sur Twitter, les internautes ne prennent pas de gants de latex et baptisent l'affaire de "#culottegate", sur fond d’indignation générale. Certains dénoncent les faits avec humour, mais d’autres, beaucoup moins second degré, réclament évidemment des comptes au chef du gouvernement et demandent même la démission du ministre des Finances.
Une pétition favorable à cette idée a même vue le jour. Elle est consultable en ligne sur le site Change.org, mais sachez que, dès l'instant où vous y mettez le doigt, ce site vous harcèle ensuite.
Bref, cette fin de quinquennat a des relents de petite culotte. Il ne manquerait plus qu'Urvoas soit pris la main dans une petite culotte.
Les dix-sept "pétroleuses
pétitionneuses" font aussi des propositions importantes pour mieux protéger les victimes.
Mais surtout, elles listent ce qu'elles veulent pour que ça change : des partis politiques qui prennent leurs responsabilités avec leurs élus - pesant sur leurs vies privées- et des changements dans la loi en faveur d'un "ordre moral" et de relations de genres corsetées entre élus politiques.Allongement des délais de prescription en matière d'agression sexuelle, possibilité pour les associations compétentes de porter plainte en lieu et place des victimes (la république des magistrats s'étend aux associations mises -comme promis par Hollande- à toutes les sauces), ou encore l'instruction donnée aux parquets de poursuivre systématiquement en cas de harcèlement (et vive l'indépendance des juges debout ! ).
L'Elysée aurait pris conscience de la problématique, assurait cette semaine un proche (anonyme et exemplaire) du président, assurant que de nouvelles mesures anti-harcèlement seront prises dans les prochains mois.
Un nouveau thème sociétal porteur dans l'opinion publique, puisqu'une très large majorité de Français de gauche comme de droite – les femmes un peu plus que les hommes – veut davantage de sévérité. Et quelles sanctions ? Démission? Sursis ?
En attendant, France 2 va en faire un documentaire ou/et un film subventionné pour dénoncer les lois de la nature et les comportement "inadaptés" entre adultes majeur(e)s et vacciné(e)s. La traque de va s'étendre des personnes à la chambre à coucher et aux ascenseurs.La harceleuse Elise Lucet, trop à gauche et rentre-dedans, et le petit David Pujadas, trop à droite et consensuel, n'avaient pourtant aucune 'chance' d'y avoir ensemble des ébats.
Denis Baupin, mis en cause pour harcèlement et agression sexuelle
Cet élu, un ex-EELV, est vice-président de l'Assemblée nationale
L'écologiste Denis Baupin est mis en cause pour harcèlement sexuel présumé, voire des agressions sexuelles, selon les informations révélées lundi par France Inter et le site trotskiste Mediapart, au terme d'une enquête de plusieurs mois.
Parmi les quatre, puis huit cas révélés, le témoignage de l'actuelle porte-parole d'Europe Ecologie-Les Vers (EELV), Sandrine Rousseau, est particulièrement édifiant. Elle relate des faits qui se seraient produits en octobre 2011, lors d'une réunion de préparation à la présidentielle de son parti. "Je suis sortie de la salle, et dans le couloir qui longeait cette salle, Denis Baupin est venu, m'a plaquée contre le mur en me tenant par la poitrine, et a cherché à m'embrasser", raconte Sandrine Rousseau. "Denis Baupin est venu, m'a plaquée contre le mur en me tenant par la poitrine, et a cherché à m'embrasser" (Sandrine Rousseau) 
D'autres femmes accusent Denis Baupin de les avoir harcelées par SMS, et notamment Elen Debost, adjointe au maire du Mans en charge de la jeunesse. Elle raconte en avoir reçu des centaines en 2011. "J'ai été prise dans ce que toutes les femmes disent quand elles sont victimes de violences : elles culpabilisent, elles se sentent fragiles, isolées. C'est tout ce que j'ai ressenti à ce moment-là et qui m'a empêchée de porter plainte. Je ne suis pas fière de ne pas avoir porté plainte", explique Elen Debost.
La porte-parole d'EELV affirme en avoir parlé à deux membres de la direction du parti
Mais à l'époque cela ne les a nullement émus. "Le premier membre de la direction m'a dit : 'Ah il a recommencé', et la deuxième personne m'a dit : 'Ce sont des choses qui arrivent très souvent', poursuit Sandrine Rousseau.
Aucune plainte n'a été déposée... De toutes les femmes rencontrées par les journalistes de Mediapart et de France Inter, aucune n'avait publiquement évoqué ces faits jusque-là, ni porté plainte. Les faits sont pour la plupart prescrits au pénal.
Ces révélations risquent toutefois d'être une déflagration à Europe Ecologie-Les Verts, même si Denis Baupin a quitté le parti le 18 avril dernier, après la nomination de son épouse - depuis juin 2015 - et mère de son enfant à quarante ans, Emmanuelle Cosse, au ministère du Logement en février2016. Cette ancienne journaliste du magazine gay Têtu et présidente de Act Up-Paris, ne pouvait ignorer les accusations qui courent sur son époux depuis de longues années.
Sollicité à de multiples reprises par les journalistes qui révèlent ces témoignages, Denis Baupin n’a pas daigné donner suite, renvoyant à ses avocats, qui n'ont accordé ni entretien, ni rendez-vous, ni réponse aux questions qui leur ont été adressées.
La gauche et la droite doivent accepter l'idée d'une coalition face au FN, selon Pierre Moscovici
Psychose de la défaite au Parti socialiste...
La démocratie se bunkerise au centre
En Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en région Paca, les Républicains l'ont emporté, dimanche 13 décembre, grâce à la défaite du Parti socialiste qui, pour survivre, a dû se joindre à la droite républicaine.Or, visiblement commissaire européen intermittent aux Affaires économiques, le socialiste Pierre Moscovici continue d'entretenir le lien avec la vie politique française et le socialiste apporte sa pierre au mouvement de recomposition au centre, assurant voir dans la montée du FN, non pas une grande anxiété face au chômage et un vote de colère contre l'impuissance de l'Etat-PS, mais un désir des électeurs de voir les partis travailler ensemble. Les mécontents réfugié dans le vote frontiste oublieront-ils aussi facilement que Moscovici est l'auteur du fiasco économique orchestré par Jean-Marc-Ayrault, l'ancien premier ministre socialiste resté proche de l'aile gauche du PS et contestataire de l'action socio-libérale du banquier Emmanuel Macron, actuel ministre de l'Economie de Manuel Valls ?
Au centre, toutes !
La gauche est dans un tel état de désolation que, selon les grands perdants des Régionales, la gauche et la droite devraient envisager de voter ensemble,voire de former une coalition, notamment en cas de résultat élevé du FN en 2017, a lancé le fossoyeur de l'économie française, mercredi 16 décembre, à la fois dans Les Echos et sur France Info. "Quand on a une situation politique exceptionnelle, il faut que les gens qui ont des valeurs partagées soient capables de se dire 'Il y a plus de choses qui nous rapprochent que de choses qui nous éloignent'", raconte Pierre Moscovici, pour qui il serait maintenant possible de trouver un consensus sur des sujets comme... le chômage ou l'Europe !
Il faut que la gauche -agressive et insultante- soit bien désespérée pour s'être ainsi retournée
Cécile Duflot tend la main à Hollande...
Il est vrai que les finances d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) sont au plus mal.
Ses scores sont tellement misérables -malgré l'accueil à Paris de la COP21, les actions coups de poings des altermondialistes (notamment sur l'Arc de Triomphe de la Place de l'Etoile!) et l'omniprésence des écologistes dans les media - que les frais de campagne de telle ou telle région qui n'a pas obtenu les 5% requis au premier tour (comme en Bourgogne Franche-Comté) ne pourront être prise en charge par l'Etat. Les écologistes donneurs de leçons arrogants, de surcroît porteurs d'une écologie punitive, ont heurté les Français et font aujourd'hui la manche.
Ainsi, avec 4,83 %, Sandrine Rousseau, candidate (EELV et Nouvelle Donne) à l'élection régionale en Nord-Pas-de-Calais Picardie, appelle-t-elle donc les militants aux dons pour le remboursement de sa campagne et éviter de mettre la clé sous le paillasson.Les finances des Verts sont dans le rouge: quoi de plus naturel, selon Francis Lalanne, pour des pastèques, vertes à l'extérieur, mais rouge à l'intérieur...
"Le Front de Gauche s'est planté" aux Régionales, minimise Olivier Dartigolles (PCF)
Le Front de gauche ambitionnait de contrer la montée en puissance du parti de Marine Le Pen, sur le thême éculé du fascisme. Mais aux régionales, une nouvelle fois, l'extrême gauche n'y est pas parvenue, même pas sous le masque de la modération et la terminologie de "gauche radicale". "On est redevenus un cartel de partis", analyse Éric Coquerel, coordinateur politique du PG.
Au lendemain de cette nouvelle régression de l'extrême gauche, pour le communiste Olivier Dartigolles, "il y a un travail de bilan à faire"...
"Jean-Luc Mélenchon est un ami mais je peux aussi dire que, sur certains moments, le Front de Gauche s'est planté !", a commenté, plus radical, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF sur France Info lundi matin. "On s'est planté !" "Et on n'a pas fait que des sorties de route. On a participé à la désespérance. Les gens qui nous regardaient en ayant espoir en ce que l'on pouvait engager ont été profondément déçus parce que l'on a fait des politiques comme les gens ne veulent plus la voir et la regarder." Ce qui est en question, est-ce vraiment seulement la stratégie du Front de gauche ?
Les efforts de recentrage d'un PCF à l'agonie sont pathétiques.
Éric Coquerel a rappelé d'ailleurs que "le Front national perd en augmentant son nombre de voix au 2e tour avec la situation dont (Marine Le Pen) rêve où elle se retrouve en opposition à tout le système". "Ce n’est pas le vote utile qui va contrer le Front national. Il faut arrêter avec ça.
Il faut une autre politique !", a prévenu le coordinateur du Parti de gauche. A bon entendeur salut, François Hollande. Et le paysage politique bruisse de toutes parts.
"Peu de différences entre Macron et Juppé", ironise Hervé Morin
Hollande va-t-il rester le
Monsieur Pompes Funèbres
des Invalides, dédié aux
cérémonies et enterrements
Invité de France 2, mercredi, le centriste Hervé Morin a réagi à l'idée de Pierre Moscovici. "Le clivage gauche-droite est totalement pertinent, selon le centriste, et on n'attend pas une espèce de formation molle du centre. (...) Une coalition, ce n'est pas l'UMPS", nuance-t-il en reprenant une expression chère au FN.
"Il y a peu de différences entre Macron et Juppé", a-t-il observé, le sourire en coin, mais il pense qu'une telle alliance politique est impossible sans un changement radical de système politique. En position de force,la tête de liste d'union LR-UDI-MoDem qui a fait échec au clan Fabius en Normandie, rappelle qu'une telle ouverture à l'opposition aurait déjà pu voir le jour en 2002, ou même en 2012 entre les socialistes et certains centristes comme François Bayrou, qui avait d'ailleurs voté François Hollande. Or, entre temps, le Parti socialiste - qui n'a pas eu le respect de ses adversaires - n'a eu de cesse de salir la droite républicaine et le mépris laisse des traces profondes et durables. Les foutriquets devront assumer leur bassesse.
Deux autres cadres du parti, François de Rugy et Jean-Vincent Placé, ont déjà quitté Europe Ecologie-Les Verts
EELV enregistre une nouvelle perte avec le départ de sa co-présidente du groupe écologiste à l'Assemblée. Mercredi 30 septembre, dans un entretien publié sur le site internet du Monde, Barbara Pompili a annoncé qu'elle quitte le parti écologiste.
La députée de la Somme dénonce "une stratégie de division de la gauche" qui "risque de nous orienter vers une victoire du Front national" après le choix des écologistes de ne pas faire alliance avec les socialistes pour les élections régionales en Nord-Pas-de-Calais/Picardie. Elle a précisé qu'elle ne soutient pas S. Rousseau.
Or, Barbara Pompili est la compagne de Christophe Porquier, vice-président du conseil régional de Picardie membre d'EELV La démission de B. Pompili est clairement liée à la stratégie radicale de la direction d'EELV, notamment incarnée par Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse, pour les régionales dans le Nord. Mais c'est l'avenir de son compagnon Christophe Porquier, qui est en jeu, puisqu'il est vice-président de la région... Picardie.
Sa décision aura tardé, mais elle était donc attendue. La vice-présidente du groupe Europe Ecologie-Les Verts à l’Assemblée suit ainsi son compagnon, après son "binôme" au Palais Bourbon, François de Rugy, ainsi que leur homologue au Sénat Jean-Vincent Placé, démissionnaires à la fin août à cause de la stratégie d’EELV pour les élections régionales.
L’élue de la Somme s’est notamment indignée du choix des militants de sa région, le Nord-Pas-de-Calais, Picardie qui l'a élue: ils ont préféré s’allier avec le Front de Gauche. Pour faire face au scrutin de décembre à Marine Le Pen (FN) qui est bien partie pour l’emporter, les militants de la Grande Région Nord ont fait davantage confiance à l'extrême gauche qu’au PS. Barbara Pompili est particulièrement sensible au sort électoral de son territoire.
Au-delà des considérations politiques, elle est aussi la compagne de Christophe Porquier, vice-président de la région Picardie, dans une majorité de pastèques, vertes dehors, mais rouges dedans. Il y a une quinzaine de jours, la démission de Christophe Porquier était liée à sa désertion de la liste EELV emmenée par Sandrine Rousseau dans le Nord. Il était pourtant colistier et désormais ex-chef de file de la liste écolo dans la Somme. Comme le trio Placé-Rugy-Pompili, il avait alors critiqué la "logique protestataire, stérile" de son parti en général et de la liste en particulier. Présenté comme un des "pionniers de l’écologie politique en Picardie" par la Voix du Nord, celui qui a structuré EELV dans la Somme et à Amiens n’a pas supporté, lui non plus, le choix des militants nordistes de partir avec Mélenchon et consorts : il refuse de "jouer à la roulette russe avec les scores du premier tour, en tapant sur l’allié d’hier" comme il le dit dans le Courrier Picard. Aujourd’hui, Monsieur Pompili semble se diriger directement vers les listes du socialiste Pierre de Saintignon. Ce que n’a pas manqué de relever Sandrine Rousseau qui estime que son ex-colistier est mû par "le souhait d’être réélu".
Christophe Rossignol, membre du conseil fédéral d'EELV, a annoncé sa démission du parti.
Dans une lettre, il explique que "partir, c'est un déchirement mais aussi un devoir". "La lente agonie d'EELV s'est accélérée avec le départ du gouvernement. (...) Et aujourd'hui en Nord-Pas de Calais-Picardie, demain sans doute en PACA, deux régions où le FN peut gagner, quelques dizaines d'adhérents ont décidé de mettre en place une stratégie mortifère de désunion qui risque pour des millions de personnes de se transformer en tragédie", ajoute ce conseiller régional dans le Centre, proche de Jean-Vincent Placé.
Le PS pourrait tirer les marrons du feu écologiste
Pompili n'a pas précisé si elle rejoint le nouveau parti créé par Rugy et Placé.
Nous saurons avant Noël si elle entre dans le jeu de chaises musicales de l'après-Régionales. Ségolène Royal pourrait en effet quitter son ministère de l'Environnement où elle fait du sur-place dans le Nutella, à force de provocations et de reculades.
Réactions de rejet du PS en vue des Régionales 2015
L'un des pionniers de l'écologie politique en Picardie a décidé de quitter son parti
Christophe Porquier devait mener la liste écologiste dans la Somme mais il n'avait pas rassemblé la gauche avec une alliance de l'extrême gauche, face à la montée du Front National.
Nicolas Dumont, maire socialiste d'Abbeville réagit sans surprise
Vice-président du Conseil régional de Picardie, il soutient Christophe Porquier en appelant "au rassemblement dès le premier tour"...
VOIR et ENTENDREson appel à la raison:
Conseillère régionale EELV et déléguée à la coopération, Michèle Cahu quitte aussi EELVpour continuer à donner du sens à son engagement politique...
"Plus que jamais écologiste, adhérente depuis 8 ans, je ne suis plus en accord avec l'orientation stratégique et politique d'EELV Picardie, sur la forme, alliance PG annoncée avant le vote de l'AG et sur le fond. Je ne peux m'associer à la décision d'EELV de partir divisés au premier tour, avec une alliance exclusive PG et d'arriver "émiettés" au deuxième avec tout ce que cela comporte d'imprévisible et de risque si nous n'avons pas su créer une dynamique de rassemblement à gauche dès le début."
Tête de liste des écologistes pour la grande région Nord-Pas-de-Calais, Sandrine Rousseau, dénonce de son côté,"une manoeuvre de sabotage complet". Michel Guiniot, président du groupe FN au Conseil régional de Picardie, annonce dans un communiqué de presse que Christophe Porquier "tente tout simplement de sauver son poste d’élu puisqu’au regard des très mauvais sondages, les Verts devraient tomber dans les oubliettes de la vie politique !
La crise à Europe Ecologie Les Verts dure depuis le 12 septembre 2015. Réactions politiques après la démission de Christophe Porquier
Réunis à Lille le samedi 12 septembre, les militants EELV des deux régions étaient appelés à se prononcer sur la stratégie des écologistes aux prochaines élections régionales en décembre prochain.
A une écrasante majorité de 74,4%, les militants écologistes des régions Nord Pas-de-Calais et Picardie ont décidé de rejeter toute alliance avec le Parti Socialiste, une motion portée par Sandrine Rousseau.
La député de la Somme, Barbara Pompili, annonce rester à EELV - alors que son mari a claqué la porte - mais qu'elle "ne soutiendra pas le chef de file régionale Sandrine Rousseau" qui lui crée des difficultés pour une éventuelle entrée au prochain gouvernement Valls.
Cette position qui ne fait pas que des heureux du côté picard...
Christophe Porquier, alors tête de liste de la Somme, n'avait pas souhaité se joindre à la photo de famille des candidats, ne sachant pas s'il resterait dans la campagne...