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samedi 12 janvier 2019

Macron, le président qui a une méchante opinion de ses concitoyens

"Les Français n'ont pas le sens de l'effort"..

Macron a déjà déclaré au monde entier qu'ils sont "illettrés" ou "cyniques"

Le fantôme de l'Elysée a encore frappé avant minuit
Et la majorité présidentielle approuve, puisqu'aucun député ne s'est indigné de ses propos. 
Seule l''opposition a dénoncé la nouvelle agression du chef de l'Etat, qui a estimé vendredi à l'occasion de la galette des rois de l'Elysée que "beaucoup trop" de Français n'ont le "sens de l'effort". Il s'agit d'une "boulette du roi", grince ainsi Alexis Corbière (LFI).
C'est une nouvelle petite phrase très commentée, constate benoîtement l'AFP. L'agence de presse française n'hésite d'ailleurs pas à affirmer qu' "Emmanuel Macron a loué vendredi 11 janvier 'le sens de l'effort' " des Français bien qu'il ait estimé que "les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir" quelque chose "sans que cet effort soit apporté".



Après cette sortie, l'opposition a en revanche accusé le chef de l'Etat de provocation  

A la veille de l' "acte 9", samedi 12 janvier, du mouvement social contre les atteintes au pouvoir d'achat, il a confirmé sa stratégie de diabolisation des "gilets jaunes" et d'exacerbation de la violence sous-jacente. "Il y a la galette des rois; là c'est la boulette du roi", a estimé le député de La France insoumise Alexis Corbière sur BFMTV, en estimant qu' E. Macron "sous-entend que les gens qui sont dans la rue, qui soutiennent les 'gilets jaunes', ne font pas assez d'efforts". Ceux-là mêmes qui sacrifient leur temps libre et familiale à la défense des intérêts de tous.  



"Défendre l'effort oui, défendre les forts non! #Présidentdesriches #méprisantdelaRépublique", a tweeté le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel.



"Au début on croit que c'est un fake, que non un président ne jette pas de l'huile sur le feu alors que le pays vit sous tension, et puis si...", a également commenté sur Twitter le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.



La droite républicaine a dénoncé ce comportement de pompier incendiaire. 

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'Partager la galette 'est une réalité défendue par les 'Gilets jaunes',
mais confisquée au sommet de l'Etat
"En cette période où la priorité est le retour à la sérénité, le président doit lui avoir le sens des responsabilités et ne pas provoquer davantage de tensions", a déploré sur Twitter le président LR (Les Républicains) Laurent Wauquiez.



"Macron récidive dans l'insulte contre son peuple ! Pas le sens de l'effort, ces infirmières qui triment ? Ces chômeurs qui galèrent ? Ces mères de famille seules ? Ayons le sens de l'effort demain : Acte IX !", a de son côté exhorté sur le réseau social le patron de Les Patriotes, Florian Philippot.

"
Macron est dans une stratégie de provocation avec ses petites phrases pour humilier les Français. Les Gilets Jaunes sont des gens qui travaillent, qui ont le sens de l'effort mais qui ne peuvent pas en vivre," a souligné Damien Lempereur, 35 ans, porte-parole de Debout la France et de Nicolas Dupont-Aignan.

"Une honte, un discours de provocation," observe Jacobelli, délégué national du Rassemblement national : il s'agit d'une "énième provocation" de la part du président.

dimanche 30 avril 2017

Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan s'associe à Marine Le Pen

Nicolas Dupont-Aignan passe des accords avec Marine Le Pen 

Le leader de Debout la France participera à la campagne de la candidate du Front national

Dupont-Aignan en a fait l'annonce au journal télévisé de France 2, ce vendredi 28 avril, précisant qu'il a "signé un accord de gouvernement". Après plusieurs jours de tergiversations, Nicolas Dupont-Aignan a révélé son rapprochement avec Marine Le Pen. "Ce soir, j'annonce officiellement que je soutiendrai Marine Le Pen, que je ferai même campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi", a lancé le souverainiste qui a obtenu 4,7% des voix dimanche dernier, soit un million de suffrages de plus qu'en 2012, avec le soutien de la presse socialiste qui comptait nuire à F. Fillon, mais qui n'a réussi qu'à favoriser la candidate du FN. 

Les deux responsables politiques participeront ensemble au meeting de Paris, samedi à 11 heures

"Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme, avec des éclaircissements, des infléchissements et même des ajouts de mon programme présidentielle", a d'ores et déjà précisé Nicolas Dupont-Aignan qui a estimé que "Madame Le Pen n'est pas d'extrême droite"

Dupont-Aignan n'a pas manqué de tacler Emmanuel Macron
"Je ne veux pas donner la France à la Bourse de Paris."   

Le député-maire de Yerres a toutefois précisé qu'aucun accord électoral n'avait été conclu pour les élections législatives de juin: "Mon parti, Debout la France, aura des candidats partout. Les Français auront le choix. Il y aura des candidats DLF face à des candidats FN. Les Français conserveront le choix entre deux patriotismes, comme ils l'ont eu au premier tour de la présidentielle." 
Or, les discussions sont houleuses entre l'ancien candidat à l'élection présidentielle et les cadres de son parti.
 
Le risque d'"être satellisé et marginalisé"

Cette entente n'a pas ravi tous les cadres de Debout la France.Réuni lundi, le bureau politique de Debout La France a été incapable de se départager. Lors du conseil national, consulté vendredi pendant quatre heures trente, des proches du député l'ont mis en garde contre le risque de voir DLF "être satellisé et marginalisé". 
Mais en fin d'après-midi, Nicolas Dupont Aignan a discrètement retrouvé Marine Le Pen et Florian Philippot dans un appartement du 17e arrondissement de Paris. Là, il a acté son rapprochement malgré des résistances au sein de son mouvement.

Aussitôt l'entretien de Nicolas Dupont-Aignan avec Ouest France terminé, plusieurs contestataires auraient claqué la porte du parti. Parmi eux, Dominique Jamet, le vice-président de DLF ou encore le responsable du projet, Eric Anceau. "Je renonce ce jour à toutes mes fonctions au sein de DLF", a annoncé ce dernier sur Twitter.  

Au même moment, Marine Le Pen annonçait qu'elle donnera  le nom du premier ministre qu'en cas de victoire elle aimerait nommer, probablement lundi, lors de son meeting à Villepinte. 
Il y a plusieurs semaines, elle avait précisé que celui-ci pourrait ne pas être issu des rangs du FN.  

Les macronistes voient s'envoler plus de 4% des voix qui leur étaient promises.
L'annonce a été accueillie avec amertume. "Qu'on ose se dire gaulliste en faisant un tel choix, immense honte!", a tweeté François Bayrou. Nicolas Dupont-Aignan avait été membre de son cabinet au ministère de l'Education nationale. Mais, après avoir trahi Alain Juppé, le maire de Pau est-il devenu le gardien du temple gaulliste ?  
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Mitterrand, à droite, accroché aux basques
du communiste Georges Marchais, lors de sa campagne de 1988
En 1987, le Parti communiste avait reçu 1 million de dollars de Moscou 
pour financer la campagne présidentielle d'André Lajoinie.
A droite, Christian Estrosi, que l'on dit désormais en sympathie avec Macron, a asséné un rude coup : "Contrairement au général de Gaulle, Nicolas Dupont Aignan n'a pas su dire non à l'extrême droite. Honte à lui. Restons du côté de la résistance." 
François Mitterrand avait-il résisté à l'extrême gauche ?

dimanche 18 octobre 2015

Avec Martinez (CGT), Lagarde (UDI) et Dupont-Aignan (DLF) redoutent une explosion sociale

Hollande et Valls sous la menace du "vent de révolte" que S. Royal sentait monter en... 2008

A gauche, au centre, à  droite et chacun de son côté, 
le président de l'UDI, J.-Ch. Lagarde, et de Debout la France (DLF), N. Dupont-Aignan, partage  la crainte du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez d'une explosion sociale.

"Dans un pays qui n'offre aucune perspective, où on monte des bidouillages comme cette conférence sociale qui traite de sujets qui ne sont même pas essentiels, forcément la difficulté quotidienne à vivre des Français, le handicap qui pèse sur nos entreprises pour pouvoir être compétitives, vendre leurs produits, donc recruter, et un gouvernement qui vit dans un monde irréel, oui il y a un climat de tension sociale dans notre pays, oui j'ai une vraie crainte d'explosion sociale", a déclaré Jean-Christophe Lagarde sur Radio J.

"Ce n'est pas du dialogue social, c'est la pire régression sociale depuis la fin de la guerre, quand le gouvernement parle de dialogue social, comme le gouvernement d'avant d'ailleurs", a parallèlement estimé Nicolas Dupont-Aignan sur France 3.
"Les salariés ont un pistolet sur la tête et on leur dit, "soit tu acceptes le détricotage de toutes les conquêtes sociales qui ont été faites depuis 40 ans, soit tu es un méchant et ce sera encore pire,a poursuivi le député souverainiste.
"Quand on croise des ministres, on leur dit l'exaspération des salariés, on leur dit: 'faites attention, ça va exploser' ", avait déclaré Ph. Martinez au Journal du Dimanche (JDD), tout en prétendant que le volet social du quinquennat de François Hollande s'inscrit "dans la continuité" de celui de Nicolas Sarkozy qui, le premier, a dû faire face à la montée de la crise internationale.

Les socialistes ne font pas mieux que leurs cibles précédentes

Battue à plate couture en 2007, l'amère Royal dressa, dès février 2008, la liste des sujets qui fâchaient, selon elle, pour souligner "l'inquiétude" latente des Français  Ségolène Royal : "stagnation des salaires, croissance faible, hausse des prix, déficits publics"... 
Dans une tribune au journal... Le Monde, l'amère Royal avait menacé le président Sarkozy, son vainqueur. Son bilan mènera, disait-elle, à la "récession", si le président ne change pas de "cap". "Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte", affirmait la présidente du Poitou-Charentes, qui qualifiait les réformes engagées ("universités, retraites, marché du travail") de "toujours partielles, souvent injustes et à l'effet aléatoire".
Elle est maintenant ministre de Hollande et ne sent plus gonfler la tempête...

lundi 18 mai 2015

"La réforme du collège ne verra jamais le jour", assure Jean-Paul Brighelli

Le gouvernement a braqué les acteurs éducatif de gauche comme de droite

Jean-Paul Brighelli a démonté la réforme de Najat Vallaud-Belkacem

Enseignant de terrain à la différence de Najat Vallaud-Belkacem ou de Florence Robine, ex-rectrice qui dirige la direction générale de l'enseignement scolaire, J.-P. Brighelli s'est engagé comme délégué national à l'instruction publique de Debout la France, et ne croit pas du tout à l'aboutissement de l'actuelle réforme du collège. "De toutes façons, cette réforme ne verra jamais le jour pour une raison simple: on est seulement en train de créer des commissions sur le latin-grec, l'allemand, l'histoire qui devront rendre leur conclusion en octobre", a-t-il observé lundi, durant une conférence de presse.
Calendrier à la main, Jean-Paul Brighelli estime qu'une fois engagé (ces jours-ci) et écoulé le temps des discussions portant sur ces commissions, on sera en décembre et les éditeurs n'auront plus le temps matériel de concevoir les nouveaux manuels dans de bonnes conditions. Il pense également que les conseils départementaux, chargés de financer les ouvrages et dont beaucoup sont passés à droite aux élections départementales, pourraient hésiter à considérer ces éditions comme une nécessité absolue. Sans compte que l'adoption des manuels dépendrait in fine de la bonne volonté des enseignants. "Entre-temps nous serons arrivés en janvier ou février 2017", prévient-il enfin, avant de prévoir que les priorités auront changé.

Plus incapables qu'idéologues

Réforme ou pas, Brighelli a dénoncé avec force les artisans du projet.
"Plus que des idéologues, ce sont des incapables", a-t-il souligné en ironisant au passage sur la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem. "Elle a finalement atteint son niveau d'incompétence très jeune", a-t-il raillé. Quant au premier ministre, l'enseignant n'a pas été plus tendre: "Que Manuel Valls se soit laissé avoir par cette réforme en dit long sur l'amateurisme absolu en matière d'éducation de tous ces gens-là."

Nicolas Dupont-Aignan a annoncé deux initiatives de son mouvement. 
Le président de Debout La France n'est pas dans l'opposition stérile. Avant même la manifestation nationale prévue mardi 19 à Paris, le président de DLF avait déjà demandé un arrêt immédiat de cette réforme dans une lettre adressée à tous les enseignants de France, pour dénoncer les contresens d'une réforme qui ne fera qu'accentuer la dérive continuelle de l'enseignement, ainsi qu'une liste de vingt propositions pour une nouvelle politique pour l'école, du primaire au collège.

"
Cette manifestation, j'en suis convaincu, prendra date dans l'histoire de ce quinquennat parce que quand on touche à l'instruction publique, creuset de la République, les Français se sentent concernés", a estimé le président de DLF en annonçant sa participation au mouvement de protestation mardi. 
Dans sa lettre "sentimentale" adressée aux enseignants, Nicolas Dupont-Aignan insiste sur l'urgence d'une mobilisation contre le projet gouvernemental. «Aujourd'hui, l'heure est grave. Le gouvernement propose une réforme du collège qui va accroître davantage encore le fossé entre les élèves les plus démunis et les autres", a mis en garde le député de l'Essonne avant de conclure: "On ne vient pas en classe comme on se rend au supermarché. On y va pour se construire une culture et un avenir."

Les syndicats enseignants de gauche sont opposés à la réforme Peillon/Vallaud-Belkacem 

La réforme sera abrogée en cas de victoire de l'UMP en 2017,
a annoncé l'ancien ministre de l'Education, Luc Chatel.

Il serai toutefois caricatural de donner à croire que la droite est seule contre
Certes deux syndicats (SE-Unsa et Sgen-CFDT) soutiennent le projet de Vincent Peillon-Benoît Hamon-Najat Vallaud-Belkacem, mais ils ne représentent que 20% des professeurs, et ils ne sont suivis que par les syndicats majoritaires de l'enseignement privé qui leurs sont proches (FEP-CFDT, Spelc et CFTC Snec).
La fédération de parents d'élèves (FCPE), à la différence de la PEEP, et les organisations lycéenne (UNL) - à la différence la Fidl (François Delapierre, Front de gauche, est l'un de ses ex-présidents) - et étudiante (UNEF), où le PS est dominant, ne descendront pas non plus dans la rue. 
L'UNI-Lycée et l'UMP Lycées seront présents.

Une intersyndicale très représentative appelle les professeurs à descendre dans la rue mardi 19 mai. A Paris, le défilé rassemblera le Snes-FSU, dominant dans l'enseignement secondaire, le Snep-FSU, le SNALC (classé à droite)FO, la CGT et Sud.
Ils partiront du Luxembourg en début d'après-midi. 
Une vingtaine de défilés seront organisés dans de nombreuses grandes villes à travers la France, à Marseille, Bordeaux, Toulouse et Nice.
Ils représentent ensemble 80% des votes des enseignants du collège lors des élections professionnelles de décembre dernier, auxquelles avaient pris part quelque 40% des professeurs.

Bien que chassé du pouvoir avec l'arrivée de Valls à Matignon, Vincent Peillon, tente un retour pour voler au secours de la ministre ou plutôt de son enfant défiguré par ses successeurs.