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lundi 8 janvier 2018

Policiers blessés, accusés de violences policières par l'avocat de trafiquants de drogue

L'effet Kassovitz à Argenteuil : une "bande de bâtards" ?

Deux policiers ont été blessés
 lors d'une intervention sur des individus suspectés de détention de drogue

Résultat de recherche d'images pour "controle de police argenteuil"La défense conteste la version des représentants de la loi et, par son interprétation partisane, embrouille les faits sur ce qui s'est passé vendredi à Argenteuil dans le Val-d'Oise, une commune communiste de 1945 à 2001 et alternativement socialiste ou RPR,UMP et LR depuis. 

Cinq jours après l'affaire de Champigny-sur-Marne, des suspects ont fait dégénérer un contrôle de police sur la commune du Val-d'Oise, faisant plusieurs plusieurs blessés, côté fonctionnaires comme côté délinquants présumés. Les uns font état d'une violente rébellion des trafiquants présumés contrôlées, les autres évoquent une "bavure policière".

Deux personnes qui auraient pris part aux violences visant les policiers ont été écrouées dimanche à l'issue de leur garde à vue. Ils doivent être jugés en comparution immédiate ce lundi après-midi, ainsi que deux autres suspects, laissés libres après leur audition. Le Parquet de Pontoise n'était pas joignable dans l'immédiat. 

"Ils s'en prennent aux policiers, incitent à l'émeute"

Il est près de 17 heures vendredi lorsqu'une patrouille de quatre policiers contrôle un véhicule stationné et dans lequel se trouvent quatre individus. Selon une source policière, les fonctionnaires sentent "une odeur de shit". D'après Le Parisien, les forces de l'ordre procèdent à des palpations et découvrent des sachets en plastique vide, ainsi qu'une balance. L'opération tourne mal, les occupants du véhicule se rebellent. "Ils s'en prennent aux policiers, incitent à l'émeute", indique la source policière, selon laquelle "30 personnes" ont alors été rameutées et ont avancé sur les fonctionnaires, qui ont fait usage de leurs lanceurs de balles de défense pour se dégager de la meute. 

Dans les échanges de coups, deux policiers sont blessés par la bande appelée en renfort: une gardienne de la paix et un adjoint de sécurité. La première a eu un doigt cassé et s'est vue prescrire 42 jours d'incapacité totale de travail (ITT), tandis que son collègue a eu droit à 12 jours d'ITT. 
Les quatre individus contrôlés sont tous embarqués et placés en garde à vue. Selon BFMTV, les deux suspects placés en détention provisoire sont un animateur de la ville d'Argenteuil et un lycéen de 18 ans. Ce dernier serait l'auteur principal des violences. 

L'avocat de deux suspects dénonce au contraire des violences policières

La thèse de la rébellion est contredite par maître Arié Alimi
. 

arie-alimi

Avocat de deux jeunes individus interpellés, ce maître du barreau a développé une clientèle sur les questions de libertés publiques, bien que diplômé en droit des affaires.Il a ainsi été l'avocat de Nabil Koskossi, défenseur de la cause palestinienne et initiateur d'une manifestation à Sarcelles. Maître Alimi défend ainsi le droit à manifester. Né en 1977 à Sarcelles, Arié Alimi a grandi en région parisienne dans une famille d’origine algérienne et a réalisé sa scolarité à l’école Ozar Hatorah de Sarcelles, un établissement d’enseignement judaïque. Juif pratiquant, très attaché à sa religion et à sa culture, en tant qu'étudiant en droit inscrit à Paris II Panthéon Assasil s’engagea d’ailleurs à l’Union étudiante des juifs de France (UEJF). En plus de son cabinet spécialisé en droit immobilier commercial, Arié Alimi s’est également fait connaître pour ses prises de parole contre ce qu’il appelle "la doctrine d’Etat" ou encore l’état d’urgence, qu’il juge liberticide, notamment dans le cas des assignations à résidence pour des personnes soupçonnées d’être une menace pour la sécurité du pays. Il réagit par ailleurs dans la presse suite aux arrêtés municipaux contre le burkini. Il va jusqu'à accuser ces décisions politiques -affichant, selon lui, "une doctrine de l’Etat" - de créer une "continuité entre terrorisme et islam".En 2014, la famille du jeune Rémi Fraisse, tué (probablement par une grenade) sur le site du barrage de Sivens, fit appel à lui pour la défense du dossier de l'activiste d'extrême gauche. Le Parquet a finalement requis un non-lieu: près de trois ans après, le procureur de Toulouse considère que ni les gendarmes, ni le préfet du Tarn ne doivent être poursuivis.
Maître Alimi est également le défenseur des familles de lycéens se déclarant victimes de violences policières lors de manifestations contre la Loi Travail au lycée Bergson de Paris, en mars 2016.
Me Arié Alimi n'hésite pas à dénoncer une "instrumentalisation syndicale". 
Et, dans un communiqué, ce rédacteur d'un blog sur le site de Médiapart depuis juillet 2014 affirme que "ses clients, loin d'avoir été coupables de vouloir se soustraire à un contrôle, ont au contraire été victimes de violences graves, attestées par un médecin légiste". 

Selon lui, un jeune majeur s'est vu prescrire 47 jours d'ITT, ayant eu les "mains fracturées" et reçu "une pluie de coups de matraque sur le visage et le corps". 
La source policière a de son côté indiqué qu'un mis en cause, "bien connu des services de police", s'était vu prescrire six jours d'ITT. 

"Le mot communément utilisé pour ce qui s'est passé à Argenteuil est une 'bavure'", a estimé Me Alimi, ajoutant même que l'affaire aurait fait l'objet d'une "instrumentalisation politique et syndicale intolérable".

Le syndicat Unité SGP police-FO a déploré une "situation insoutenable" pour les forces de l'ordre. 
Tandis que le syndicat UNSA police a réagi aux accusations de l'avocat: "Ceux qui s'en prennent à la police doivent s'attendre à subir un usage de la force. Ce n'est pas une bavure, c'est la loi. 
Et il appartient à un tribunal de statuer, non à un quelconque défenseur", a vivement réagi, dans un communiqué, son secrétaire général Philippe Capon.

vendredi 25 mars 2016

Perquisition d'Argenteuil et projet d'attentat déjoué, objets de communication disproportionnée

Un homme arrêté pour un projet "avancé" d'attentat en France

La preuve devait-elle être apportée que les services de renseignement sont au travail ?

Reda Kriket, terroriste islamiste
et français
Le pouvoir manie l'hyperbole avec ostentation.  Un Français impliqué à "haut niveau" dans le "projet avancé" d'un réseau terroriste a été démantelé jeudi matin, à Boulogne-Billancourt. Cet homme jugé "extrêmement dangereux", faisait l'objet d'une fiche de recherche diffusée à tous les services de police. Mais une seule interpellation sur l'ensemble d'un réseau inquiété...

La presse aux ordres sort aussi les violons. La France, "encore endeuillée" par les attaques kamikazes - islamistes, pour tout dire - du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, vient, semble-t-il, doute Le Figaro, d'échapper à un nouveau projet d'attentat sur son sol. Cette fois, alors qu'elle est déjà mobilisée pour retrouver les derniers membres de la cellule qui a frappé la capitale puis Bruxelles, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a neutralisé une nouvelle équipée terroriste basée à Argenteuil, commune communiste, puis socialiste depuis mars 2015, dans le Val-d'Oise.

Le ministre de l'Intérieur communique abondamment

L'opération antiterroriste à Argenteuil, jeudi.
Dans la soirée, Bernard Cazeneuve a révélé que les policiers ont effectué, le matin même, une "interpellation importante", à Boulogne-Billancourt, qui a permis de "mettre en échec un projet d'attentat en France conduit à un stade avancé". "Aucun élément tangible ne lie ce projet aux attentats de Paris et de Bruxelles", a admis le ministre de l'Intérieur. Selon la chaîne i-télé, le suspect, a déclaré avoir en sa possession "des armes et des explosifs".

D'après France Info, il aurait été condamné par contumace à 10 ans de prison en Belgique pour appartenance à une filière d'acheminement de djihadistes en Syrie. Reda K. - l'homme interpellé - faisait l'objet, depuis janvier 2016, d'une fiche de recherche diffusée à tous les services de police. Dans celle-ci, le terroriste islamiste, Reda Kriket, âgé de 34 ans est décrit comme extrêmement dangereux et susceptible de se déplacer armé.
Kriket est né à Courbevoie en 1982, ce qui explique qu''il était surnommé "le Français" dans la filière Zerkani, du nom de celui que la justice belge considère comme le plus gros recruteur de combattants pour le djihad ayant opéré sur le sol belge. Le réseau dans lequel évoluaient également Abdehamid Abaaoud, Chakib Akrouh, tous deux morts à Saint-Denis, et Gelel Attar, arrêté au Maroc dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris, est démantelé depuis février 2014.
Résidant à Ixelles, une commune de Bruxelles avec, elle aussi, son quartier multiethnique (Marocains, Portugais, Français), Reda Kriket aurait participé à plusieurs réunions du groupe dans un appartement de Molenbeek. Son rôle au sein de cette filière semble avoir été celui de "financier".
Un financement pratiqué par le vol avec violence."C'est un braqueur qui pratique la Ghanima", razzia ou butin de guerre, dira de lui un des membres de la filière lors de son audition devant les policiers belges. Reda Kriket aurait ainsi versé 12.000 euros à un aspirant au départ en Syrie pour financer son voyage, ainsi que celui de sa femme. Des bijoux volés avaient également été retrouvés lors des perquisitions à son appartement.
Peu avant minuit, une perquisition était menée par la DGSI avec l'appui des policiers d'élite du RAID dans un immeuble d'habitation sur commission rogatoire d'un juge d'instruction du pôle antiterroriste de Paris. Le bâtiment a été évacué de ses occupants et des opérations de déminage ont été menées afin que, selon la place Beauvau, "les policiers puissent procéder à la perquisition de l'appartement, du parking et des parties communes dans des conditions optimales", ce qui va sans dire, mais que le ministère souligne. Un périmètre de sécurité a été déployé alors que les journalistes ont été invités à se tenir à distance. La presse était donc convoquée et avait ainsi répondu présente... 
"L'individu interpellé, de nationalité française -précise-t-on- est suspecté d'être impliqué à haut niveau [élément de langage] au sein d'un réseau terroriste qui projetait de frapper la France, a déclaré le ministre [sans qu'il sache donc qui ou quoi, ni où et quand].
L'opération de communication est confirmée par l'insistante application à féliciter les services qui font leur travail. "Cette arrestation est le fruit d'une enquête minutieuse conduite depuis plusieurs semaines, qui a mobilisé d'importants moyens de surveillance physique et technique, ainsi qu'une coopération étroite et constante entre services européens". Il s'agissait donc d'attraper à point nommé un individu gardé sous le coude à des fins de propagande. 

Le service de presse de Cazeneuve fait aussi les comptes
Si le projet se confirme, il s'agirait [conditionnel de prudence] de la douzième tentative déjouée en quinze mois puisque, comme l'avait révélé [sic] fin janvier Bernard Cazeneuve, les services ont déjà tué dans l'œuf pas moins de "onze attentats dans le courant de l'année 2015, dont six depuis le printemps". Onze attentats dont il n'est plus rendu compte: le Parquet poursuit-il les terroristes? Où en sont les enquêtes?

A la mi-décembre dernier, une équipée sanglante, visant le commissariat d'Orléans avait notamment été stoppée par la DGSI. Deux Français de 24 et 25 ans avaient été interpellés dans le Loiret. Ils avaient déjà récupéré près de 4.000 euros envoyés par mandat depuis la Syrie pour acheter des fusils d'assaut et passer à l'acte. Le principal instigateur faisait l'apologie de l'EI et s'était félicité des tueries de novembre. La Justice est-elle saisie?

Le 29 octobre, les hommes de la Sécurité intérieure basée à Levallois avaient déjà appréhendé Hakim, Français de 25 ans, alors que ce faible d'esprit venait lui aussi de tenter de se procurer des armes pour attaquer la base navale de la ville et assassiner des militaires de la marine nationale
A la veille du 14 juillet, la DGSI avait neutralisé un commando de trois hommes visant le Centre national d'entraînement du fort Béar, près de Collioure (Pyrénées-Orientales). Le groupe, dans lequel figurait un matelot révoqué, voulait décapiter un officier. Projet terroriste ou vengeance personnelle de voyou ? Et il était lui aussi relié avec un combattant de Daesh en Syrie, nous dit-on.

Une communication de comptable. Depuis le début de l'année 2016, quelque [qui veut dire 'environ' et trahit une approximation] 75 individus, "en lien" [autre 'flou' qui cache un loup] avec des activités terroristes [dont des petites têtes et velléitaires] ont déjà été interpellés à travers le pays, écrit Christophe Cornevin pour Le Figaro et le ministère. Ces interpellations ont donné lieu à 37 mises en examen et 28 incarcérations. Jamais le spectre du terrorisme n'a été aussi menaçant, écrit ce journaliste, transmettant ainsi les données brutes du ministère, sans filtre ni regard critique, dans la foulée du point presse exceptionnel tenu jeudi soir par le ministre de l’Intérieur.
« Dieu sait que mon âme est exempte de férocité et je crois avoir au plus haut point conscience de devoir me justifier devant Dieu ; et pourtant, pourtant je serais prêt, au nom de Dieu, à prendre sur moi la responsabilité de crier ’’Feu’’ pour peu que je me sois assuré auparavant avec la rigueur la plus scrupuleuse, la plus minutieuse que les canons des fusils ne seraient braqués sur aucun autre être humain, sur aucune créature vivante autre que des journalistes. » (Søren Kierkegaard, 1843)


L'interpellé serait un 'proche' d'Abdelhamid Abaaoud 

Reda, le suspect, serait une super-prise, selon la chaîne itélé, car soupçonné d'être un proche d'Abdelhamid Abaaoud, l'un des responsables des attentats qui ont frappé Paris le 13 novembre. Cette prise qui fait l'objet d'une communication ministérielle bruyante doit beaucoup aux services belges, puisque, rappelons-le, il avait déjà été condamné en Belgique dans une affaire d'acheminement de djihadistes en Syrie, comme l'a révélé France Info.
Il doit être entendu dans les locaux de la DGSI. 

Sur les 75 interpellations de suspects "en lien avec des activités terroristes" depuis le début de l'année en France,  37 ont été mis en examen et 28 incarcérés, a précisé Bernard Cazeneuve. Le compte n'y est donc pas: qu'a fait le ministre des dix autres ?

vendredi 25 mars 2011

Cantonales: le Val-d'Oise peut re-basculer du PS à l'UMP

Un Conseil général à portée de main des électeurs de droite





Selon Arnal (PS), les Val d'Oisiens n'auraient pas remarqué qu'Arnaud Bazin (ci-contre) est le candiadat de la majorité...





Le Conseil général du Val-d'Oise avec un seul siège d'avance, penche du côté où il va tomber.


Actuellement présidé par le socialiste Didier Arnal
il était tombé à gauche pour la première fois lors des dernières élections cantonales de 2008, mais il est prêt à échapper au PS.

La droite a repris l'avantage depuis septembre 2009, avec la reconquête du canton d'Argenteuil-Est consécutive à l'annulation de l'élection de la communiste Marie-José Cayzac.

Dès lors, les élections cantonales 2011 se focalisent, entre autres, sur ce département de 39 conseillers.

Au jour d'aujourd'hui, la répartition des sièges est la suivante :

20 élus pour la droite (dont 14 UMP et 6 divers droite)

et 19 élus pour la gauche (dont 18 PS et 1 PCF).


19 cantons seront renouvelables en 2011 :

12 sont détenus par le PS (Argenteuil-Nord, Argenteuil-Ouest, Eaubonne, Ecouen, Franconville, Garges-lès-Gonesse-Est, Gonesse, Magny-en-Vexin, Saint-Ouen-l’Aumône, Sannois, Sarcelles-Nord-Est et Sarcelles-Sud-Ouest),

4 par l'UMP (Herblay, Marines, Montmorency et Viarmes)

et 3 par des divers droite (Beauchamp, Beaumont-sur-Oise et la Vallée-du-Sausseron).

Compte tenu des résultats à la fois des élections cantonales de 2004, des élections municipales de 2008 et des élections régionales de 2010, la gauche aurait ses chances à Herblay, la Vallée-du-Sausseron et Viarmes (dans le cadre d’une triangulaire avec le FN, dans ce dernier canton), tandis que les cantons d’Ecouen, Franconville et Sannois sont gagnables pour la droite.
Dans chaque camp, 1 à 3 sièges sont incertains.

L'Union pour le Val d'Oise (UVO) au Conseil général avait demandé la démission du président PS, Didier Arnal à l'automne 2009

"Nous sommes dans une situation inédite, la majorité UVO est rétablie dans ce département", expliquait Arnaud Bazin, leader de l'UVO. Et d'interpeller Didier Arnal : "Il serait convenable, respectueux des principes démocratiques que vous annonciez votre démission maintenant (...) On a besoin de donner des signaux clairs à nos citoyens en cette période difficile, on ne peut pas jouer avec la démocratie".
La réponse de Didier Arnal n'avait pas tardé: "Cette situation me va bien".

Et à vous, électeurs, elle vous va bien ?

VOIR et ENTENDRE le débat organisé par la télévision du CG du Val d'Oise entre les deux concurrents, Didier Arnal, président PS du Conseil général et Arnaud Bazin, leader de l'UVO (UMP et non inscrits), le vendredi 25 mars.
On remarquera l'agressivité du candidat socialiste:




24032011 Plateau Arnal Bazin

Le 27 mars, aux urnes, citoyens !

mardi 1 février 2011

Petites bassesses quotidiennes entre camarades socialistes

Faouzi Lamdaoui :"J'ai été traité de 'chauffeur de François Hollande"


Guerre ouverte au Parti socialiste du Val-d'Oise

Les 'chauffeurs' de Hollande


Les instances nationales du PS étaient chargées vendredi 28 janvier 2011 après-midi de sanctionner ou non Faouzi Lamdaoui, conseiller municipal d'Argenteuil et ancien secrétaire national à l'égalité. Alors qu'il risque l'exclusion, il s'explique au JDD.fr.
Lien PaSiDupes: évocation du chauffeur de Hollande, Mohamed, payé au noir

Et ce duel a rebondi vendredi dernier à 16h45
La mairie d'Argenteuil connaît une ambiance de Conseil fédéral des Verts
Le maire, Philippe Doucet et Faouzi Lamdaoui, conseiller municipal et ancien candidat aux législatives de 2007, s'opposent frontalement depuis plusieurs années. La Commission nationale des conflits, instance nationale du PS pourrait décider de faire le vide autour de François Hollande.

Le JDD s'est tourné du côte de Lamdaoui (lien)

Que vous reproche-t-on exactement?
On me reproche de m'être abstenu lors du vote du budget à la fin de l'année. Ce n'était pas pour me démarquer de la majorité mais pour respecter un engagement important de notre campagne pour les municipales. Pendant toute la campagne, nous avons promis de ne pas augmenter les impôts et cela figurait en bonne place sur nos tracts jusqu'à la dernière minute: "pas d'augmentation des taxes d'habitation et des taxes foncières sur toute la durée de la mandature", et cela en reconnaissant "la situation médiocre des finances" de la ville d'Argenteuil. Moi je suis là pour être fidèle.

Vous êtes le seul dans ce cas?
Cinq autres socialistes se sont abstenus. Mais, eux, ils ne sont pas convoqués ce vendredi. Le groupe communiste, les élus Lutte ouvrière et les Verts se sont abstenus aussi. J'ai vu que le premier secrétaire fédéral de la section du PS du Val-d'Oise (Dominique Lefebvre, maire de Cergy, ndlr) demandait mon exclusion du parti. C'est un peu fort de café de préempter des choses comme cela.

Avez-vous le sentiment que l'on essaie de vous écarter de la candidature aux prochaines législatives par le biais de cette démarche?
Oui, puisque Dominique Lefebvre a également déclaré qu'il ferait tout pour que je ne sois pas candidat aux législatives en 2012. Mais là, on est sur les cantonales, pas sur 2012. On cherche à maintenir le Conseil Général à gauche (la majorité tient à un siège, ndlr). Ce ne sont pas ces comportements qui vont permettre le rassemblement. En 2007, j'étais le premier candidat de la diversité en termes de score et j'ai fait cela en seulement huit mois. J'ai rassemblé tout le monde car quand je suis arrivé l'image du PS dans le département était fortement ternie. Il y avait quand même deux groupes socialistes au Conseil municipal d'Argenteuil.
Les élus socialistes de la diversité, des 'kleenex"
Lien PaSiDues: le PS à Ali Soumaré: "Au revoir et merci!" (lien)
Lien PaSiDupes: 2007- Les candidats PS de la diversité, roulés dan la farine

Vous êtes un proche de François Hollande. Vous sentez-vous également visé en raison de cela?
J'ai été traité de "chauffeur de François Hollande" ou encore de son "responsable presse" par la fédération socialiste du Val-d'Oise, qui est à majorité pro-Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn. Ça joue aussi. En tout cas, c'est une drôle de façon de se rassembler! C'est une manœuvre malheureuse que je regrette. On doit se concentrer sur les cantonales et pas sur des règlements de compte inutiles. Mais j'ai bon espoir de ne pas être sanctionner.

La réponse de Dominique Lefebvre, premier secrétaire fédéral et maire de Cergy:
"Faouzi Lamdaoui utilise François Hollande comme un bouclier"
"Manifestement, Faouzi Lamdaoui et moi n'avons pas la même conception du parti, du respect de ses instances ", a répliqué Dominique Lefebvre, qui a précisé ne pas être à l'initiative de cette saisine de la commission nationale des conflits. "L'unité de votes des élus socialistes fait partie des statuts du PS. Et le respect des engagements socialistes, c'est aussi de redresser les comptes de la ville. La hausse des impôts est une mesure difficile et il est légitime qu'il y ait eu un débat. Mais quand le groupe a pris une décision, on la respecte", a-t-il également avancé. Pour l'élu, "la commission nationale doit se prononcer sur les faits tout en ayant à l'esprit que si au PS on voit les uns et les autres avec des objectifs individuels et ne respectant pas les règles collectives, le parti explose. On ne peut faire ce qu'on fait actuellement dans l'Hérault et laisser faire ce qui se passe ici".

Quant aux accusations de règlements de comptes entre courants, Dominique Lefebvre estime que c'est Faouzi Lamdaoui qui met "François Hollande en difficulté". "Il pense que quand on se déclare proche d'un ancien premier secrétaire on a plus de droits que de devoirs. Il utilise François Hollande comme un bouclier et cela à des fins personnelles".

Mélenchon: "Avec DSK, le PS s'enfonce"

Candidat à la présidentielle, il avait réuni son parti, le Parti de gauche, le samedi précédent. Au JDD du 21 Janvier 2011, il dévoila sa stratégie et régla quelques comptes. Jean-Luc Mélenchon a mis en garde "les oligarques", les media, les verts et le PS.
Lien PaSiDupes

Devoir de mémoire
Il faut que le 'chauffeur' de François Hollande et la diversité réalisent enfin que le racisme du PS frappe aussi bien à droite qu'à gauche: lien PaSiDupes

dimanche 27 septembre 2009

La gauche perd le Conseil général du Val-d'Oise

Cantonale: le département du Val-d'Oise passe à droiteL'UMP Philippe Métézeau (Radical valoisien, ci-dessus au centre) a remporté dimanche l'élection cantonale partielle d'Argenteuil-Est, assurant du même coup le basculement d Conseil général du Val-d'Oise à droite.
Avec 20 conseillers généraux sur les 39 de l'assemblée départementale, la droite valdoisienne devient majoritaire et la gauche repasse dans l'opposition.

Un score sans appel

Avec une participation en hausse de six points (32.06% contre 26.44% dimanche dernier), Philippe Métézeau obtient 58,96% des voix contre 41,04% à son adversaire, la communiste Marie-José Cayzac, dont l'élection en mars 2008 avait été annulée par le Conseil d'Etat. (Et non pas 58% /42%, comme annoncés hâtivement par Le Monde à 21h43...)
Aux côtés de sa suppléante, Françoise Inghelaere (ci-dessus à gauche), et de l'ancien maire d'Argenteuil (à droite), Georges Mothron, le grand vainqueur lève les bras. Après quelques minutes d'ovation, des « Arnal démission! » se sont élevés, avant de laisser place au slogan encore plus fortement ressenti: « Doucet démission! ».
Philippe Doucet
Le vice-président du CG est certes le secrétaire national du PS en charge du droit des consommateurs, mais il fut surtout élu maire d'Argenteuil en mars 2008 avec seulement 50,6% des voix.
Dans un véritable bain de foule, le tout nouveau conseiller général du Val d'Oise reçut donc les felicitations des militants qui trouvent ce soir leur revanche.

Didier Arnal
Le président PS de l'assemblée départementale a convoqué les élus en séance publique lundi à 9h30.
Député du Val-d'Oise de 2001 à 2002 (7e circonscription) et suppléant de 1997 à 2001 du député Verts Yves Cochet, Didier Arnal a été le candidat malheureux du PS dans la 7e circonscription du Val-d'Oise aux élections législatives de 2007. Sa suppléante était Charlotte Brun, conseillère régionale d'Île-de-France, ancienne présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) et proche de Benoît Hamon.

Les autres cantonales

  • La Réunion balance
    A Saint-Paul, à la Réunion, c'est la députée communiste Huguette Bello qui est arrivée en tête avec 47 % des voix dans une municipale partielle, face au maire sortant UMP Alain Bénard. L'élection municipale de Saint-Paul avait été annulée par le tribunal administratif de Saint-Denis qui avait relevé "plus d'une centaine de signatures significativement différentes" sur les listes d'émargement entre le 1er et le second tour, faisant planer le doute sur l'authenticité de ces votes.

  • Le Puy-en-Velay confirme sa poussée à droite
    Dans une autre cantonale partielle, organisée au Puy-en-Velay (Haut Loire), la candidate UMP Christiane Mosnier est arrivée largement en tête avec 55% des voix au premier tour, mais un second tour est organisé, avec un duel UMP-PS, en raison de la très forte abstention (68,20 %). Pour qu'un candidat puisse être élu au premier tour, le scrutin doit rassembler au moins un quart des inscrits.
    Depuis le 14 mars 2008, le maire du Puy-en-Velay est l'actuel secrétaire d'État à l'Emploi auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi du deuxième gouvernement Fillon, après avoir été auparavant porte-parole de ce même gouvernement.
    Dès le premier tour avec 56,45% des voix, Laurent Wauquiez défit la socialiste Arlette Arnaud-Landau, maire PS depuis 2001, vice présidente du Conseil régional d'Auvergne et maman de l'ex-président de l'UNEF, Bruno Julliard, devenu adjoint au maire de Paris, Bertrand Delanoë, chargé de la jeunesse et secrétaire à l'éducation du PS depuis le Congrès de Reims.

    Le népotisme à gauche
    Le monde est petit et dans l'opposition, qui ne fait pas exception, on ne progresse qu'au mérite...
  • jeudi 18 juin 2009

    Bac : les uns révisent, les autres volent les sujets

    Le proviseur les fait arrêter: elle n’a aucun sens de l’humour

    C’est aujourd’hui la première épreuve du baccalauréat 2009

    Au cours de leur longue scolarité au-delà de 16 ans, nos jeunes ados assistés ont acquis un sens de l’effort très relatif et, parce que cette société pourrie ne leur a pas donné suffisamment, ils sont parfois déterminés à prendre ce dû qu’elle refuse encore à 15% à 20% d’entre eux.

    Trois lycéens avaient décidé de prendre leurs destins en mains

    Probablement boursiers mais tellement défavorisés par rapport aux gosses de riches, ces jeunes d’Argenteuil (9.3) n’étaient pas protégés par le bouclier fiscal. Entrés par effraction au lycée Romain-Rolland, ils se sont donc fait pincer. Ils ont été arrêtés et placés en garde à vue au prétexte qu’ils ont tenté de voler les sujets du bac. Ils ont d’ailleurs commencé par dérober une partie des clés du chef d’établissement.
    Se sont-ils exposés à une double peine ? On peut déjà considérer que les assos, collectifs et réseaux en tous genres se sont déjà mobilisés. Leur proviseur, Marie Lebras, est bien trop vieille pour comprendre la plaisanterie.

    L’Education Nationale développe le travail en équipe

    Vendredi 12 juin dans la soirée, un des élèves s'est introduit dans le bureau de Mme Lebras par la fenêtre tandis que ses deux autres camarades faisaient le guet.

    Méthodes de gestapo : ils ont été dénoncés

    Reconnus par la gardienne de l'établissement, les trois lycéens ont été arrêtés dans les jours qui ont suivi et placés en garde à vue. Ils ont d'abord raconté avoir voulu récupérer des documents les concernant, ce que la proviseur refuse de croire compte tenu du libre accès des dossiers que voulaient consulter les lycéens. Ces détails connus de tous ont dû leur échapper du fait de leur faible assiduité et de leur attention quelque peu relâchée. Ils n’ont même pas eu confiance en leurs livrets scolaires pour les soutenir.

    Dura lex sed lex

    Sous le coup d'une convocation de la police judiciaire, les trois présumés innocents ont toutefois été relâchés et pourront néanmoins passer les épreuves du bac 2009 qui commencent aujourd'hui jeudi avec la philosophie. Néanmoins, s'ils obtiennent leur diplôme, celui-ci est susceptible d'invalidation. On ne leur donne pas leur chance...
    Les potaches assistés de l’Education Nationale se sentiront-ils mal aimés et brimés si, dans un instant d’égarement répressif, le tribunal décidait de leur interdire de se représenter pendant 5 ans ?
    « C’est pas juste, m’dame ! »

    lundi 29 octobre 2007

    BBR et les milices de gauche d’Argenteuil

    Entretien avec Tarek Mouadane sur le fondateur de BBR dans le Val-d’Oise

    Novembre 2005.
    Tarek Mouadane, figure sarkozienne d'Argenteuil, fondateur, trésorier et porte-parole de Bleu-Blanc-Rouge, une association pour l’insertion professionnelle, revient sur le tumulte de l'époque. Il envisage alors de se présenter aux municipales contre le maire sortant UMP.

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    Il crève la dalle". C'est le titre du portrait que Libération consacrait quelques mois après les violences urbaines de 2005 à ce jeune homme un brin mégalo. De la dalle d'Argenteuil, Tarko le superbe (Tarko contraction de Tarek et Sarko), 27 ans, avait rebondi jusque chez le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy à l'époque. Un peu mégalo, Tarek Mouadane, mais surtout, pas peureux. Avec son association Bleu-Blanc-Rouge, il met régulièrement en place des jobs-dating où se rencontrent des jeunes sans travail et des recruteurs d'entreprises. En ce moment, il travaille à la réalisation d'un docu-fiction qui s'appellera "De ma cité à l'Elysée".


    Où vous trouvez-vous lorsque Nicolas Sarkozy, en visite le 25 octobre 2005 sur la dalle d'Argenteuil, prononce le mot "racaille" ?
    Je suis à cinq mètres de lui, en tant que citoyen, car j'habite sur cette dalle-là. Le mot "racaille" ne heurte personne sur le moment. C'est du moins le souvenir que j'en ai.
    Entendez-vous, quelques secondes auparavant, cette dame qui, de sa fenêtre, demande au ministre de l'intérieur de la "débarrasser de la racaille" ?
    Oui, je l'entends. Tous ceux qui sont dans le sillage de Nicolas Sarkozy l'entendent. D'ailleurs, plus tard dans la soirée, avec des journalistes, nous sommes allés sonner à sa porte, pour parler avec elle. Mais elle ne tenait pas trop à s'exprimer. Ensuite, avec Nicolas Sarkozy, nous avons eu ce soir-là, dans la rue, un débat improvisé de quarante-cinq minutes, sur le logement, l'éducation, la crise identitaire.
    VOIR et ENTENDRE un autre témoignage sur la réalité des faits (mai 2006) et la manipulation médiatique qui s'en est suivie:
    Sarko: la vérité sur le "karcher" envoyé par uni-rennes
    Que se passe-t-il pour vous dans les jours suivants ?
    Une semaine plus tard, je me suis rendu avec des jeunes d'Argenteuil à un rendez-vous chez le ministre, Place Beauvau.
    Si tôt ?
    Oui, nous nous étions échangé nos numéros de portable lors de sa venue sur la dalle. Le lendemain matin, il m'appelait, me demandant si j'étais prêt à réellement changer les choses dans ce quartier d'Argenteuil. Un élan de citoyenneté s'est levé en moi à ce moment-là.
    Quel jour a lieu le rendez-vous ?
    Le 1er novembre. J'ai entre-temps créé un collectif qui, début 2006, prendra le nom de BBR (Bleu-Blanc-Rouge), suite au refus d'un patron d'employer un jeune pour un contrat de six mois, au prétexte qu'il n'était pas un "BBR", autrement dit, un Blanc. Le 1er novembre, donc, nous sommes une dizaine à nous faire les porte-parole des quartiers populaires et de toutes leurs problématiques. Notre but est que toutes les personnes de ces quartiers aient leur place dans la France. Nous nous intéressons aux rapports entre les jeunes et la police, à la question de la femme, aux discriminations à l'embauche, qui touchent tout le monde dans les quartiers, Paul, Jacques ou Mohamed.
    Quelles sont les suites immédiates de cette entrevue ?
    Nous nous informons sur ce qui se fait dans les quartiers. Nous prenons contact avec divers organismes. Puis, grâce au réseau mis en place avec le concours du ministère de l'intérieur, nous nous proposons d'aider les jeunes en échec professionnel à trouver un emploi.
    A la création de BBR, vous recevez une subvention de l'Etat. Quel en est le montant ?
    20 000 euros d'entrée. Mais il faut savoir qu'il y a des associations à Argenteuil qui touchent 70 000 voire 100 000 euros par an, et qui râlent en plus parce qu'elles ne perçoivent rien du
    Fonds social européen.
    Nicolas Sarkozy tire-t-il les ficelles de BBR ?
    C'est le genre d'accusation qui fait mal plus qu'autre chose. Nous n'avons pas cessé de nous justifier à ce propos. Pour une fois que ce n'était pas des gens de Neuilly, mais d'Argenteuil qui allaient Place Beauvau, j'estimais qu'on pouvait être heureux. Les militants de gauche – je préfère les appeler les milices –, les milices de gauche, donc, se sentent chez elles en banlieue parisienne, à Argenteuil en particulier. Leur comportement, face à BBR, a été dangereux aussi bien pour elles que pour moi. Pendant la campagne présidentielle, alors qu'il était question que Sarkozy vienne à Argenteuil, elles sont parties voir les dealers du quartier pour leur dire que j'allais faire venir Sarkozy et la police à sa suite, et que leurs caves seraient fouillées. Imaginez dans quelle position ces militants de gauche m'ont mis.
    Vous étiez un Sarko-boy à Argenteuil.
    Je l'ai soutenu personnellement durant la campagne, mais je n'ai jamais appelé quiconque à voter pour lui. Je me souviens de certains candidats de gauche qui venaient donner 100 francs à mes parents, "pour les courses", en échange d'un vote. Qui achète qui ?
    Qu'estimez-vous avoir mené à bien dans le cadre de BBR ?
    Tous les trois mois, nous mettons en place des jobs-dating, où se rencontrent 200 jeunes et des recruteurs d'entreprises (GDF, EDF, France Télécom, La Poste, L'Oréal et d'autres). C'est l'occasion pour une partie de ces jeunes d'être recrutés directement. Jusqu'ici 60 jeunes ont été embauchés, en CDI, CDD, etc. Mais il n'est pas toujours facile de les motiver à travailler. Certains en ont ras-le-bol de tout.
    Comment gagnez-vous votre vie aujourd'hui ?
    J'ai créé une boîte de production de courts, moyens et longs-métrages. Là, je suis en train de monter un docu-fiction qui s'appellera "De ma cité à l'Elysée". Peut-être qu'on va un peu copier le style de M. Moore.
    Avec quels fonds le réalisez-vous ?
    Nous sommes en discussion avec la société privée Freemantle. Il n'y a pas d'argent public engagé dans ce projet.
    Allez-vous vous présenter sur une liste électorale aux municipales de mars prochain ?
    Sur une liste ou pas, l'essentiel pour moi est de changer les choses.
    Le maire d'Argenteuil, Georges Mothron, est [député-maire] UMP, non ?
    M. Mothron ne nous a jamais reçus. Il a peut-être peur des réalités d'Argenteuil.
    [mairie communiste depuis 1945, qu’il prit à Roger Ouvrard, maire communiste d'Argenteuil de 1995 à 2001]
    De la jeunesse d'Argenteuil ?
    Peur d'être débordé par ces jeunes qui s'expriment enfin.
    En gros, votre tactique, c'est de lui faire comprendre qu'il doit ouvrir son camp à des jeunes comme vous, sinon il trouvera une liste indépendante face à lui.
    Exactement.
    Ça serait quoi, le nom de cette liste ?
    BBR, ça serait bien.
    Source : Bondy blog - Propos recueillis par A. Menusier

    Document
    Députés du Val-D'Oise
    par circonscription (avec parti et suppléant):
    1re :
    Philippe Houillon UMP Marc Giroud
    2e :
    Axel Poniatowski UMP Monique Hervé
    3e: Jean Bardet UMP Corinne Jamme

    4e : Claude Bodin UMP Lionel Georgin
    5e:
    Georges Mothron UMP Philippe Métezeau

    6e: François Scellier UMP Luc Strehaiano
    7e: Jérôme Chartier
    UMP Marcelle Cayrac
    8e : Dominique Strauss-Kahn PS M. Didier Vaillant

    9e : Yanick Paternotte UMP M. Antoine Casula

    lundi 27 août 2007

    Plus malodorant que Malodore, ça existe !

    L’hypocrisie de la gauche pue autrement plus.

    Pour donner satisfaction aux commerçants et à la population éprouvés, le maire d’Argenteuil prend des arrêtés contre la mendicité chaque année, depuis …2005 ! C’est dire qu’il a affaire à une opposition déterminée et organisée qui importe des SDF jusqu’au point de rupture. Le 6 août dernier, la mairie a pris un nouvel arrêté interdisant la mendicité dans le centre d'Argenteuil pendant l'été jusqu'en 2012. Cet arrêté fait l’objet d’une nouvelle requête en annulation déposée à la préfecture par Valentin Texeira, militant … des Verts. Et le PS ne reste pas coi, on s’en doute. Lamdaoui, son candidat parachuté et battu à la législative bien que membre du Bureau national, indiquait pourtant –bien que battu– au journaliste du JDD que « les militants, les habitants des quartiers ne veulent plus assister à des querelles d’ambitions ridicules et personnelles. » Lamdaoui n'y participe évidemment pas; même qu'il ne les anime pas... Ils sont nombreux sur le coup, la bouche en cœur et le cœur sur la main.

    «Un carton de produits répulsifs a été acheté en juillet. Les agents de la voirie devaient le diffuser dans le centre, où il y a des SDF, que la police municipale devait préalablement éloigner», a expliqué un agent de la mairie qui préfère rester anonyme… La parole n’est pas libre. Ce témoignage souligne qu’il s’agissait seulement d’éloigner les SDF.

    Le répulsif a finalement été donné aux agents d'entretien du centre commercial Géant du centre d'Argenteuil pour qu'ils le diffusent eux-mêmes. Quant à la direction du centre commercial «Côté Seine» elle a précisé que le produit «communiqué par la mairie» avait été diffusé au niveau des sorties de secours de la galerie marchande où des SDF ont leurs habitudes. La sécurité de la clientèle était en jeu, dans l’hypothèse d’une évacuation d’urgence.

    Le témoin poursuit. «C'est un produit pas dangereux qui laisse une rémanence nauséabonde pendant plusieurs semaines. On l'utilise normalement pour éviter que des gens en état d'ébriété ne stationnent près d'endroits dangereux, sous les ponts ou près des routes», a expliqué le responsable du fabricant. Plus banalement, le produit devait dissuader les SDF d’uriner dans les espaces publics.

    Le grésil, longtemps utilisé dans les toilettes publiques, est aussi nauséabond mais n’a jamais provoqué de rétention d’urine, ni aucune campagne lorsque leurs aînés y étaient exposés. Ce produit est encore en vente en droguerie ou même en supermarché. Il est jugé intéressant à faibles doses ; il est pourtant toxique à hautes doses, et éventuellement allergène. Alors, avec le malodore, pas de quoi faire un flan, ou … une tinette !

    Ou les collectivistes de gauche ne pratiquent pas assez la vie en collectivité et les lieux publics pour parler en connaissance de cause, ou ils ont la narine délicate. Ou les deux !…

    Pas de souci ! La campagne des extrémistes de gauche est jugée à sa juste valeur par l’opinion. Très sollicitée depuis la campagne présidentielle par les attaques incessantes de la gauche, l’opinion apprend à faire la part des choses entre réalité et manipulation. Les sondages favorables à la candidate socialiste sont apparus mensongers et les résultats nettement en faveur de Nicolas Sarkozy lui ont montré que les médias avaient joué un jeu partisan qui faisait peu cas du sentiment de la France profonde.

    Or, les Français ont eu à croiser des SDF dans leur vie quotidienne. Ils ont vu leur nombre grandir et ont constaté qu’ils ne parlaient pas toujours une langue commune. Ils ont souvent été sollicités pour apporter leur aide, voire harcelés. Certains ont proposé du travail -de jardinage, par exemple- plutôt qu’une pièce dépensée en alcool, mais des SDF leur ont opposé des refus. Parfois, des sans domicile fixe forcent aussi la main en réclamant de grosses pièces. D’autres passants ont reçu des insultes. La plupart ont été incommodés par les odeurs. A Aix-en-Provence, une habituée des pelouses de l’Office du Tourisme faisait ses besoins en plein jour au vu de tous.

    Mais les officiels de la bien-pensance sont manifestement des privilégiés et n’ont rien vécu de tel à proximité de leurs domiciles ou sur le chemin de l’école de leurs enfants. Ils s’indignent donc, comme ils s’indignèrent que les autorités cachent aux enfants la vue des prostituées.

    Le forum de 20minutes affiche pourtant le témoignage représentatif d’une large portion de la population, celui de Itou, entre autres: « Je me rappelle que les parisiens du canal St Martin en avaient ras le bol de tous ces SDF qui encombraient leur[s] trottoirs, accumulant vomis, et tous autres détritus, y compris les excrément[s] humains se mélangeant avec ceux de leurs animaux. Je pense qu'il faut laisser expérimenter avant de critiquer systématiquement. » Le même utilisateur ajoute : «La mairie de Paris, socialiste, qui avant les vacances laissait crever les SDF a réussi à trouver des fonds pour Paris Plage. Mais il paraît que les SDF y étaient interdits car malodorants et faisant trop tache vis à vis des touristes. »

    Hypocrisie, mais récupération aussi.

    Voici un échantillon d’appel à la révolte qu’on peut trouver sur blog :

    BOYCOTT TOTAL DE LA SOCIETE F****** ET DE SES PRODUITS TANT QU'ELLE N'AURA PAS RETIRE DE SON CATALOGUE LE « MALODORE » ET QU'ELLE N'EN AURA PAS CESSE LA FABRICATION

    CETTE FOIS CA SUFFIT

    CONTRE LA GUERRE FAITES AUX PAUVRES REVOLTONS NOUS

    Invitation à la dénonciation

    nous appelons tout-es les salarié-es et syndiqué-es des entreprises du secteur du nettoyage a communiquer sur le réseau des médias libres les entreprises qui utiliseraient ou qui auraient recours même ponctuellement a des produits fabriqués ou distribués par la société F******* , et a refuser de les utiliser .

    Ce sont les mêmes qui dénoncent les pratiques sinistres d’un autre âge, en temps de guerre, ou les bracelets électroniques, ou les caméras de surveillance, enfin tout. Leurs pratiques sont-elles tellement plus reluisantes ?

    Voilà aussi un slogan type : Guerre contre les pauvres

    émanant d’excités qui par chance n’ont eu à souffrir d’aucune guerre, ni d’aucune ‘rafle’, puisque la gauche radicale a le langage hyperbolique des inconscients prétentieux.

    Appel à réprésailles, comme au bon vieux temps :

    « Voici donc les coordonnées trouvée[s] via n'importe quel moteur de recherche de la société F******* qui n'hésite pas a commercialiser des produits « anti pauvres » et anti Sdf. »

    Nous ne participons pas à la délation. D’autant que le produit n’a pas été conçu dans ce but ! Les auteurs doivent pourtant savoir ce qu’est le détournement d’information…

    L’affaire dégénère en lutte des classes

    « nous appelons les rares « élus » ( sans grandes illusions toutefois) qui auraient encore un tant soit peu une conscience de classe , et qui sauraient encore ce que veut dire le mot SOLIDARITE et respect de l'autre et de l'être humain veut dire, a cesser et rompre tout contrats »

    Récupération, qui parle de récupération ? Peut-on qualifier de récupération, une action subversive créée de toutes pièces ?

    Selon l’agent municipal, d'autres collectivités utilisent «Malodore» à cet effet. Ces municipalités sont invitées à se faire connaître : nous ne publierons pas,

    sauf surprise !…

    Le contexte répulsif des SDF d’Argenteuil

    Malodore n’est qu’un épisode du harcèlement communiste

    La campagne édifiante menée par la gauche : l’individualisme des Français ne serait pas ce qu’on en dit. Nos concitoyens seraient indignés par la décision du maire d’Argenteuil dans le Val-d'Oise, qui a fait l’acquisition en juillet de produits répulsifs nauséabonds appelés «Malodore», pour assainir les endroits de sa ville squattés par des SDF.

    Le maire, Georges Mothron, est né en 1948 à Argenteuil, dont il devint le maire en 2001. En 2002, il battit Robert Hue, secrétaire général du parti communiste ! Il confirma le vote populaire en battant de nouveau Robert Hue en 2003, après que l'élection de 2002 eut été annulée à cause d'une diffusion de tract. Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la circonscription du Val-d'Oise (5e). Malodore ne peut rien à ça !

    Le 17 Juin 2007, Georges Mothron est réélu député de la 5ème circonscription du Val d'Oise avec 51,1% des voix face au candidat socialiste Faouzi Lamdaoui , nouvellement venu sur Argenteuil. Il prend la parole ci-dessous, mais les médias précisent-ils à quel titre ?... PaSiDupes vous fournit des éléments d’appréciation pour compenser le vide de la presse qui prétend informer et expliquer…

    Dans un communiqué Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'Egalité du PS et candidat parachuté malheureux aux législatives à Argenteuil, fustige en ces termes : «Le maire d'Argenteuil a décidé de poursuivre une véritable chasse aux pauvres avec des moyens contraires à la dignité humaine». Les électeurs du cru ont donc fait le choix clair d’éloigner le candidat PS. Le vote populaire n’a en revanche pas dissuadé les SDF qui trouvent la bonne ville d’Argenteuil assez accueillante pour pérenniser leur situation. Ils n’ont pas souhaité aller voir si les communes communistes et socialistes environnantes l’étaient tout autant. L’égalité ne semble pas séduire au-delà des limites de la commune d’Argenteuil…Les mobiles de ces SDF ne sont pas très limpides, sauf à se pencher sur la situation locale.

    Pourquoi ces durs à cuire n’ont-ils pas trouvé ailleurs un havre de paix davantage à leur convenance ?

    1- D’abord, la précédente municipalité était … PCF ! Avant Roger Ouvrard, maire communiste de 1995 à 2001, Victor Dupouy fut maire communiste d'Argenteuil, de 1945 à 1977. Karl Marx a habité à Argenteuil… Les nombreux militants communistes ont manifestement à cœur de reconquérir la mairie et ils rendent donc la vie impossible à la nouvelle équipe, dirigée depuis 2002 par l’UMP Georges Mothron.

    2- Ensuite, les SDF militants ne veulent pas entendre parler de lieux plus hospitaliers, qui s’avèrent moins nombreux qu’il n’y paraît. Ne devraient-ils pas se sentir à la maison sur les communes socialistes et communistes ? A preuve que non !

    3- Les collectifs, associations et réseaux divers exercent en outre une pression parallèle permanente. Pour cela, ils recrutent des SDF militants qui ont connu les chaudes heures de Cachan ou du Canal Saint-Martin. Ces activistes chevronnés se sont donc recyclés sur Argenteuil, à la demande des radicaux.

    4- Depuis trois années, la municipalité réagit à l’envahissement plannifié de la commune. Le dialogue n’a pas fonctionné et les arrêtés interdisant le centre-ville aux SDF ont parus. Sans jamais ébranler la détermination des récalcitrants. Pourraient-ils résister sans soutien? Il est donc évident que la ville est prise pour cible par les battus communistes aux dernières municipales.

    Les maires démocratiquement élus sont-ils donc démunis face à l’activisme des partis et associations radicaux, qu’ils en sont amenés à réagir avec des moyens aussi désespérés ? Car les maires sont soumis à la pression de la population qui s’interroge sur l’efficacité de l’équipe en place : c’est bien le but recherché par les extrémistes refoulés par le scrutin municipal. Les électeurs ont préféré le maire UMP d'Argenteuil au parachuté socialiste qui s'agite maintenant pour se faire accepter localement, mais est désavoué par une majorité de la population locale inquiète qui se tait...

    Le recours au répulsif ‘Malodore’ soulève en vérité le problème des moyens d’action des municipalités, mais aussi celui du respect du scrutin populaire et de la majorité. Il apparaît clairement que la théorie de la défiance citoyenne n’a d’autre raison d’être que d’ébranler le système démocratique. Les actions se multiplient grâce à l’écho que la presse leur accorde : la démagogie et le populisme font vendre. Les médias militants se mobilisent pour des motifs marchands d’audience. Les blogs militants en font des tonnes. Seuls les sympathisants peuvent manifester de la compassion : soit ils sont étrangers à la commune et viennent témoigner avant de repartir, soit ils souhaitent retrouver leurs emplois aux espaces verts à la faveur du retour des communistes à la mairie, soit ils sont inconscients des motifs réels à l’origine d’un malaise créé artificiellement pour nuire.

    Mais le militantisme malsain n’est pas le seul moteur de cette campagne. Vous aurez observé que rares sont les administrés qui osent s’exprimer pour déclarer qu’ils souffrent de la présence massive de SDF venus d’on ne sait où. Le temps est révolu où chaque commune gérait ses propres SDF.

    Les efforts de la mairie sont menacés

    La ville investit fortement pour son renouveau en essayant d'améliorer en profondeur le cadre de vie de ses habitants. Dès lors, certains quartiers tombés en décrépitude (Val-d'Argent) ont été rénovés et commercialisés. La ville a aussi investi pour son embellissement et sa modernisation (voirie, plantation, verdure, affichage...).

    Cependant, si les réalisations de la municipalité sont réelles et appréciées, plusieurs actions d’ajustement du maire ont provoqué la polémique chez les nostalgiques léninistes et staliniens: peu de temps après son élection, le boulevard Lénine et l'avenue Marcel-Cachin qui traversent la ville furent rebaptisés pour honorer des célébrités moins contestables (respectivement, boulevard du Général-Leclerc et avenue Maurice-Utrillo).

    Voilà pour le contexte. Poursuivre l'étude du sujet, avec le billet suivant de PaSiDupes.