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vendredi 8 avril 2016

Belgique: interpellation de Mohamed Abrini, islamiste recherché depuis les attentats du 13 novembre à Paris

Sans "état d'urgence", la police belge arrête Salah Abdeslam, puis son complice

Mohamed Abrini, 
le terroriste assassin le plus recherché depuis les attentats islamistes du 13 novembre à Paris, 
a été interpellé


La révélation est venue, ce vendredi, de la VRT, radio-télévision belge de langue néerlandaise à destination la communauté flamande. Ce binational belgo-Marocain avait été aperçu avec Salah Abdeslam peu avant les attaques du 13 novembre, mais avait échappé à toutes les polices d'Europe depuis l'arrestation de Salah Abdeslam.  



Selon les media belges, Abrini aurait été arrêté à Anderlecht avec un deuxième suspect impliqué dans la série des trois attentats-suicide de Bruxelles à la bombe, deux à l'aéroport de Zaventem et le troisième dans une rame du métro, en mars dernier. Le parquet fédéral belge a confirmé plusieurs autre arrestations parmi les assassins de Bruxelles, mais sans préciser  les identités et le les conditions de ces interpellations. 

D'après la RTBF, le deuxième homme, Oussama K. (Krayem ou Kraiem), alias Naïm Al-Hamed, a également été interpellé à Bruxelles vendredi matin, "de même que Hervé B. M.", a dit le porte-parole du parquet belge, Thierry Wert. "L’enquête se poursuit activement afin de vérifier si Oussama K. est, ou non, la seconde personne qui était présente lors de l’attentat de la station de métro Maelbeek" le 22 mars, a-t-il ajouté. Il serait la première personne aperçue "en compagnie de Khalid El Bakraoui à la station de métro Pétillon".
Ce "Marocain" du Rif, âgé de 30 ans, désormais aux mains de la police, a fait de la propagande pour les djihadistes du groupe Etat islamique, a été expulsé d'Italie et s'est fait retirer son autorisation de séjour suisse par les autorités helvétiques. Mieux, il a fait le djihad en Syrie, s'est mêlé aux migrants pour traverser la Grèce en direction de la Belgique.
Les enquêteurs cherchent également à savoir si Osama K. est le même individu filmé dans un centre commercial en train d'acheter les sacs qui ont servi à transporter les bombes pour le double attentat-suicide à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Selon des média, il s'agirait d'Osama Krayem qui serait en fait... Suédois, né en 1992 et habitant Malmö (Sud).

Mohamed Abrini, un Belgo-Marocain de 31 ans originaire de Molenbeek, avait été aperçu à deux reprises en compagnie de Salah Abdeslam
, dont il est proche.
Une première fois le 11 novembre, soit deux jours avant les tueries, en France. Il est filmé une première fois par une caméra de vidéosurveillance dans l'Oise, photo1, à une station essence de Ressons-sur-Matz, située sur une autoroute qui mène vers Paris. Il conduit la Clio qui a été retrouvée plus tard dans le 18e arrondissement de la capitale et qui a été utilisée par les kamikazes du Stade de France. 
Une seconde fois le 12 novembre, en Belgique. Là encore, il est vu en compagnie de Salah, "à 3 heures du matin à Bruxelles". Il s'agit vraisemblablement du moment où la cellule terroriste se dirige vers Paris, en convoi, à bord de trois véhicules, dont la Clio. C'est à ce moment-là qu'il disparaît des écrans radar. 
"Corpulence athlétique, 1,80 mètre, cheveux foncés, yeux bruns, visage fin, dangereux et probablement armé". C'est ainsi qu'il était décrit dans le mandat d'arrêt émis par le juge français, le 24 novembre. Bien connu des services de police pour de multiples vols ou détentions de drogue, il est suspecté de complicité dans la préparation des attentats. Mais son rôle exact reste flou. Sa famille assure qu'il était à Bruxelles le soir du 13 novembre...


La Belgique résiste pourtant à l'état d'urgence

Au soir des attentats terroristes les plus meurtriers qu’ait connu la Belgique, le 22 mars 2016, 
le pouvoir belge s'était refusé d'instrumentaliser la terreur par des déclarations martiales et des défis à Daesh, la proclamation de l’état d’urgence était apparue vaine et la "fermeture des frontières" illusoire, contrairement à François Hollande le 13 novembre dernier, par calcul politicien, avec le secret espoir de remonter dans les sondages, comme ce fut le cas en janvier 2016 alors que Paris était meurtrie par les tirs des djihadistes. 
Le petit Royaume de 11 millions d’habitants a choisi la retenue, le refus de la psychose. Et, à peine sorti de la stigmatisation - le ministre de la Ville Patrick Kanner a estimé qu'"une centaine de quartiers en France" présentent "des similitudes potentielles avec Molenbeek" -, le gouvernement belge marque des points et dame le pion de Hollande, conseillé par le petit Cazeneuve de Beauvau et le "P'tit Zizi" de Matignon.

vendredi 25 mars 2016

Perquisition d'Argenteuil et projet d'attentat déjoué, objets de communication disproportionnée

Un homme arrêté pour un projet "avancé" d'attentat en France

La preuve devait-elle être apportée que les services de renseignement sont au travail ?

Reda Kriket, terroriste islamiste
et français
Le pouvoir manie l'hyperbole avec ostentation.  Un Français impliqué à "haut niveau" dans le "projet avancé" d'un réseau terroriste a été démantelé jeudi matin, à Boulogne-Billancourt. Cet homme jugé "extrêmement dangereux", faisait l'objet d'une fiche de recherche diffusée à tous les services de police. Mais une seule interpellation sur l'ensemble d'un réseau inquiété...

La presse aux ordres sort aussi les violons. La France, "encore endeuillée" par les attaques kamikazes - islamistes, pour tout dire - du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, vient, semble-t-il, doute Le Figaro, d'échapper à un nouveau projet d'attentat sur son sol. Cette fois, alors qu'elle est déjà mobilisée pour retrouver les derniers membres de la cellule qui a frappé la capitale puis Bruxelles, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a neutralisé une nouvelle équipée terroriste basée à Argenteuil, commune communiste, puis socialiste depuis mars 2015, dans le Val-d'Oise.

Le ministre de l'Intérieur communique abondamment

L'opération antiterroriste à Argenteuil, jeudi.
Dans la soirée, Bernard Cazeneuve a révélé que les policiers ont effectué, le matin même, une "interpellation importante", à Boulogne-Billancourt, qui a permis de "mettre en échec un projet d'attentat en France conduit à un stade avancé". "Aucun élément tangible ne lie ce projet aux attentats de Paris et de Bruxelles", a admis le ministre de l'Intérieur. Selon la chaîne i-télé, le suspect, a déclaré avoir en sa possession "des armes et des explosifs".

D'après France Info, il aurait été condamné par contumace à 10 ans de prison en Belgique pour appartenance à une filière d'acheminement de djihadistes en Syrie. Reda K. - l'homme interpellé - faisait l'objet, depuis janvier 2016, d'une fiche de recherche diffusée à tous les services de police. Dans celle-ci, le terroriste islamiste, Reda Kriket, âgé de 34 ans est décrit comme extrêmement dangereux et susceptible de se déplacer armé.
Kriket est né à Courbevoie en 1982, ce qui explique qu''il était surnommé "le Français" dans la filière Zerkani, du nom de celui que la justice belge considère comme le plus gros recruteur de combattants pour le djihad ayant opéré sur le sol belge. Le réseau dans lequel évoluaient également Abdehamid Abaaoud, Chakib Akrouh, tous deux morts à Saint-Denis, et Gelel Attar, arrêté au Maroc dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris, est démantelé depuis février 2014.
Résidant à Ixelles, une commune de Bruxelles avec, elle aussi, son quartier multiethnique (Marocains, Portugais, Français), Reda Kriket aurait participé à plusieurs réunions du groupe dans un appartement de Molenbeek. Son rôle au sein de cette filière semble avoir été celui de "financier".
Un financement pratiqué par le vol avec violence."C'est un braqueur qui pratique la Ghanima", razzia ou butin de guerre, dira de lui un des membres de la filière lors de son audition devant les policiers belges. Reda Kriket aurait ainsi versé 12.000 euros à un aspirant au départ en Syrie pour financer son voyage, ainsi que celui de sa femme. Des bijoux volés avaient également été retrouvés lors des perquisitions à son appartement.
Peu avant minuit, une perquisition était menée par la DGSI avec l'appui des policiers d'élite du RAID dans un immeuble d'habitation sur commission rogatoire d'un juge d'instruction du pôle antiterroriste de Paris. Le bâtiment a été évacué de ses occupants et des opérations de déminage ont été menées afin que, selon la place Beauvau, "les policiers puissent procéder à la perquisition de l'appartement, du parking et des parties communes dans des conditions optimales", ce qui va sans dire, mais que le ministère souligne. Un périmètre de sécurité a été déployé alors que les journalistes ont été invités à se tenir à distance. La presse était donc convoquée et avait ainsi répondu présente... 
"L'individu interpellé, de nationalité française -précise-t-on- est suspecté d'être impliqué à haut niveau [élément de langage] au sein d'un réseau terroriste qui projetait de frapper la France, a déclaré le ministre [sans qu'il sache donc qui ou quoi, ni où et quand].
L'opération de communication est confirmée par l'insistante application à féliciter les services qui font leur travail. "Cette arrestation est le fruit d'une enquête minutieuse conduite depuis plusieurs semaines, qui a mobilisé d'importants moyens de surveillance physique et technique, ainsi qu'une coopération étroite et constante entre services européens". Il s'agissait donc d'attraper à point nommé un individu gardé sous le coude à des fins de propagande. 

Le service de presse de Cazeneuve fait aussi les comptes
Si le projet se confirme, il s'agirait [conditionnel de prudence] de la douzième tentative déjouée en quinze mois puisque, comme l'avait révélé [sic] fin janvier Bernard Cazeneuve, les services ont déjà tué dans l'œuf pas moins de "onze attentats dans le courant de l'année 2015, dont six depuis le printemps". Onze attentats dont il n'est plus rendu compte: le Parquet poursuit-il les terroristes? Où en sont les enquêtes?

A la mi-décembre dernier, une équipée sanglante, visant le commissariat d'Orléans avait notamment été stoppée par la DGSI. Deux Français de 24 et 25 ans avaient été interpellés dans le Loiret. Ils avaient déjà récupéré près de 4.000 euros envoyés par mandat depuis la Syrie pour acheter des fusils d'assaut et passer à l'acte. Le principal instigateur faisait l'apologie de l'EI et s'était félicité des tueries de novembre. La Justice est-elle saisie?

Le 29 octobre, les hommes de la Sécurité intérieure basée à Levallois avaient déjà appréhendé Hakim, Français de 25 ans, alors que ce faible d'esprit venait lui aussi de tenter de se procurer des armes pour attaquer la base navale de la ville et assassiner des militaires de la marine nationale
A la veille du 14 juillet, la DGSI avait neutralisé un commando de trois hommes visant le Centre national d'entraînement du fort Béar, près de Collioure (Pyrénées-Orientales). Le groupe, dans lequel figurait un matelot révoqué, voulait décapiter un officier. Projet terroriste ou vengeance personnelle de voyou ? Et il était lui aussi relié avec un combattant de Daesh en Syrie, nous dit-on.

Une communication de comptable. Depuis le début de l'année 2016, quelque [qui veut dire 'environ' et trahit une approximation] 75 individus, "en lien" [autre 'flou' qui cache un loup] avec des activités terroristes [dont des petites têtes et velléitaires] ont déjà été interpellés à travers le pays, écrit Christophe Cornevin pour Le Figaro et le ministère. Ces interpellations ont donné lieu à 37 mises en examen et 28 incarcérations. Jamais le spectre du terrorisme n'a été aussi menaçant, écrit ce journaliste, transmettant ainsi les données brutes du ministère, sans filtre ni regard critique, dans la foulée du point presse exceptionnel tenu jeudi soir par le ministre de l’Intérieur.
« Dieu sait que mon âme est exempte de férocité et je crois avoir au plus haut point conscience de devoir me justifier devant Dieu ; et pourtant, pourtant je serais prêt, au nom de Dieu, à prendre sur moi la responsabilité de crier ’’Feu’’ pour peu que je me sois assuré auparavant avec la rigueur la plus scrupuleuse, la plus minutieuse que les canons des fusils ne seraient braqués sur aucun autre être humain, sur aucune créature vivante autre que des journalistes. » (Søren Kierkegaard, 1843)


L'interpellé serait un 'proche' d'Abdelhamid Abaaoud 

Reda, le suspect, serait une super-prise, selon la chaîne itélé, car soupçonné d'être un proche d'Abdelhamid Abaaoud, l'un des responsables des attentats qui ont frappé Paris le 13 novembre. Cette prise qui fait l'objet d'une communication ministérielle bruyante doit beaucoup aux services belges, puisque, rappelons-le, il avait déjà été condamné en Belgique dans une affaire d'acheminement de djihadistes en Syrie, comme l'a révélé France Info.
Il doit être entendu dans les locaux de la DGSI. 

Sur les 75 interpellations de suspects "en lien avec des activités terroristes" depuis le début de l'année en France,  37 ont été mis en examen et 28 incarcérés, a précisé Bernard Cazeneuve. Le compte n'y est donc pas: qu'a fait le ministre des dix autres ?

jeudi 24 mars 2016

Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, affirme avoir été agressé

Sven Mary a-t-il vraiment été agressé et parce qu'avocat ou sur soupçons d'hostilité à notre démocratie ?

L'avocat de Salah Abdeslam assure avoir été victime d'une agression, mardi. 

C'est l'inconvénient d'être connu comme le loup blanc. L'avocat en qui le terroriste islamiste a placé sa confiance est reconnaissable à ses jeans sous la robe d'avocat, mais surtout à son tee-shirt noir sous la veste de treillis. Si défendre un terroriste, "présumé innocent" d'assassinats de masse, est une tâche difficile, c'est aussi une charge non seulement acceptée, mais aussi recherchée, voire arrachée, et vécue comme capable "de changer une vie", selon les termes de l'avocat. 
Dès janvier, l'avocat flamand, Me Sven Mary, et Salah Abdeslam avaient pris langue, rapporte l'agence Belga, et le conseil n'avait pas caché son intention de défendre le suspect toujours recherché des attentats de Paris. Que l'avocat savait-il des projets du djihadiste à Bruxelles, trois mois plus tard ?

Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, principal suspect des attentats du 13 novembre, arrêté il y a une semaine en Belgique, dit avoir été agressé mardi par un individu isolé qui n'appréciait manifestement pas qu'il se soit porté volontaire pour assurer la défense d'un tueur fanatique responsable de centaines de morts innocents, entre Paris, en novembre, et Bruxelles, en mars, et terroriste présumé arrêté vendredi à Forest.  

Me Mary, dont l'apparence confirme la réputation de baroudeur, dans les prétoires comme dans la rue, aurait pris le dessus sur son assaillant, avant de le mettre en fuite. L'un des deux est donc clairement aguerri au combat de rue. Et l'autre reste encore introuvable.

L'avocat sort le grand jeu, car si l'agression n'est toujours pas avérée et n'a de réalité que par la bouche du plaignant, le quadragénaire n'a toujours pas souhaité être placé sous protection, il a tout de même tenu à faire savoir qu'il a fermé son cabinet, "pour assurer la sécurité de mes collaborateurs", explique-t-il dans les colonnes du quotidien belge Le Soir. Depuis qu'il a accepté d'assurer la défense de Salah Abdeslam, l'avocat a en effet reçu des centaines de mails injurieux et de menaces.
Ses correspondants assimilent l’avocat aux faits reprochés à son client. Et comment ne pas les comprendre, puisque le doute plane sur la capacité du terroriste à faire face aux honoraires de cet avocat de renom, sauf à penser que celui-ci a choisi d'assurer sa défense pour la gloire, mais aussi par conviction militante. Lors de l’affaire Dutroux, les avocats successifs du ravisseur de Julie, Melissa, An, Eefje, Sabine et Laetitia avaient subi le même sort, subissant des crevaisons de pneus -mais les policiers ou les professeurs ne subissent-ils les mêmes risques du métier - l’agression de leurs enfants à l’école -au même titre que des gosses de journalistes ou de professeurs une fois encore - , des dégradations à leurs biens - comme tout citoyen qui a porté un regard appuyé sur l'autre - , des menaces - comme tout automobiliste sur un parking. L’un d’eux, Me Daniel Cohen s’était résolu à porter une arme dont le permis était limité "à la durée de l’affaire Dutroux". Me Magnée, victime de menaces de mort avant l’ouverture du procès Dutroux, avait assuré qu’il n’avait aucun égard envers ces imprécateurs et "qu’il fendrait la foule devant le palais de Justice, quitte à en mourir". Il la fendit, mais ne mourut pas. Ces agresseurs-là ne massacrent pas.
Sven Mary crée-t-il une psychose médiatique et professionnelle ?
A-t-il des traces d'agression? Est-il en RTT ? Le journal flamand Het Nieuwsblad raconte que l'avocat aurait envisagé de renoncer à défendre le terroriste islamiste. Des interrogations démenties depuis par Sven Mary, qui prétend toutefois qu'il "n'aurait peut-être jamais commencé" s'il avait su ce qui allait se produire. Alors, Sven Mary, un novice ?

Qui est Sven Mary, l'avocat qui parle à l'oreille de Salah Abdeslam?

Cet avocat pénaliste bruxellois avait déjà annoncé son désir de défendre Salah Abdeslam, arrêté vendredi soir après quatre mois de cavale. Le militant du barreau belge l’avait confié au Soir en décembre dernier: "Moi, ce qui me motive, c’est de lutter contre l’arbitraire et l’abus de pouvoir. Et là, on est en plein dedans. Vous vous souvenez de ces conférences de presse données, en direct, par le parquet fédéral dans les jours, et même les nuits, qui ont suivi les attentats de Paris ? Moi, elle m’a écœuré cette façon de surfer sur la peur pour obtenir encore plus de pouvoir. Si, demain, Salah Abdeslam me sollicitait, j’accepterais d’être son avocat." Appel d'offres inutile: Sven et Salah sont faits pour s'entendre.


Les proches du suspect numéro 1 des attaques du 13 novembre n'ont eu aucune peine à contacter l’avocat en janvier dernier, révèle l’agence Belga. Ce que Sven Mary a confirmé vendredi soir. "Un homme était venu me voir à mon cabinet, mais je ne peux pas vous dire qui c’était [!]. Je ne contrôle pas les identités. Mais il avait l’air sérieux. La disparition soudaine de ce contact m’a fait me poser des questions", a-t-il affirmé. "En revanche, ce que je peux vous dire, c’est que ce n’est pas la même personne qui m’a contacté aujourd’hui [vérification faite d'identité ?]. Ce sont des proches." Or, la famille Abdeslam a indiqué au Soir qu’elle n’a jamais contacté Sven Mary. On ignore pour le moment qui peuvent être ces "proches" du tueur fanatique. Des représentants de l'Etat islamique circulent-ils en Belgique avec de grosses mallettes?


La presse le surnommé "l’avocat des crapules"
A 43 ans, "l’avocat des crapules" n’en est plus à son coup d’essai, contrairement à ce que sa mise en scène de l'avocat agressé donne à penser. Les références de cet avocat engagé ne sont pas des "enfants de choeur": le prédicateur islamiste Fouad Belkacem, Michel Lelièvre - "l’homme à tout faire" de Marc Dutroux-, Murat Kaplan, dit "le roi de l’évasion" ou encore Bruce Sauw, condamné pour le viol et le meurtre d’une jeune femme… La liste est aussi longue qu'éloquente sur les états d'âme de l'avocat. En France, il est principalement connu comme l’avocat d’une icône national de films policiers et d'aventure: Jean-Paul Belmondo.

Grande gueule et quelque peu subversif, cet activiste s’oppose régulièrement au parquet fédéral qui ne semble pas le porter dans son coeur. Le ministère de la Justice l’accuse même d’entretenir "un climat de peur", selon Le Soir… 

A ceux qui demandaient vendredi à cet avocat atypique pourquoi il tient tant à défendre "un individu aussi terrifiant", Me Mary a répondu simplement: "J’ai choisi mon métier et ma discipline, le droit pénal, en toute connaissance de cause. J’assume mes choix. J’ai des idées personnelles qu’on ne m’enlèvera pas de la tête et les attentats de Paris m’ont révulsé mais mon travail consiste à défendre les personnes qui me demandent de l’aide", a expliqué ce Flamand à La Libre Belgique. En demandant toutefois aux gens "de faire la part des choses " et "de ne pas verser dans l’amalgame. Je ne le leur demande pas pour moi, mais pour mon entourage, ma femme et mes enfants, qui souffrent parfois de la situation". Il assume ses choix jusqu'à un certain point.
Sven Mary a tout de même posé une condition à la défense de Salah Abdeslam. "Si Salah nie sa présence sur les lieux des attentats de Paris, je ne le défendrai pas." L'avocat ne s'est encore pas désisté.


Sven Mary, pénaliste et procédurier rusé, est précédé d'une réputation sulfureuse 

Cet ancien espoir du Sporting d'Anderlecht -autre commune bruxelloise, avec Molenbeek, à forte concentration musulmane-, est devenu le conseil du terroriste islamiste le plus agressif d'Europe.

Ce petit avocat est plus rusé que brillant
Sven Mary a commencé par rater -à deux reprises- sa première année de droit à l'université néerlandophone de Bruxelles, mais ses convictions politiques sont devenues le moteur de son investissement jusqu'à ce que la rage en fasse  un expert des arcanes et passerelles du droit belge. Juriste malin, il est souvent cité aux côtés d'autres ténors tels Hans Rieder et Walter Van Steenbrugge, pour sa capacité à faire durer les procès, note "7sur7". "J'aime le droit. Les règles de procédures sont capitales. Tout avocat, s'il a un peu de fierté, est par définition procédurier", expliquait à De Standaard.

Une image dpénaliste hostile à l'institution

Me Mary n'a pas fait mentir sa réputation, contestant le transfèrement de Salah Abdeslam aux autorités françaises, puis annonçant dès lundi son intention de porter plainte contre le procureur de Paris François Molins pour violation du secret de l'instruction, après la conférence de presse qu'il a donnée samedi, sans autre souci que de prouver que le pouvoir mène rondement l'affaire.
"Il a violé le secret de l'enquête. Jusqu'à présent, personne n'avait donné de détails sur l'enquête, seulement sur l'état médical de mon client et sur le déroulement de la procédure à venir", a-t-il argué auprès du quotidien néerlandophone De Standaard, appartenant au même groupe que le Het Nieuwsblad. 
Le pénaliste de 43 ans a depuis longtemps déclaré la guerre à la justice. "Si quelqu'un est décrit comme l'ennemi public numéro un, je veux combattre cet abus d'autorité. Je trouve cela juste", explique l'"avocat des crapules" motivé par toute cause susceptible de déstabiliser les institutions. Habitué des dossiers médiatiques, Sven Mary n'a jamais caché son agacement depuis les attentats de Paris et Saint-Denis. 

L'avocat et le Parquet s'opposent sur l'offre de services de l'avocat au terroriste. 
Nous l'avons vu, le nom de Sven Mary avait commencé à circuler dès le mois de janvier, bien avant l'interpellation de Salah Abdeslam, vendredi 18 mars. L'agence de presse Belga avait révélé des contacts entre le pénaliste et un proche du fugitif, annonce balayée à l'époque par le parquet fédéral belge, qui avait évoqué une simple "rumeur", mais que Me Mary avait confirmée, tout en taisant les identités des intervenants.

Sven Mary avait aussi dénoncé la posture de culpabilité adoptée par la Belgique face aux autorités françaises depuis le 13 novembre. 
Un positionnement bien peu consensuel qui fait du Flamand rouge un des avocats les plus redoutés du parquet fédéral. "A un moment, il faut arrêter de s'agenouiller, de vivre sur ce sentiment de culpabilité qu'on semble avoir en Belgique, vis-à-vis de la France, depuis les attentats. On a l'impression qu'il suffit qu'elle claque des doigts... Il faut d'abord balayer sur son propre trottoir avant d'aller sur celui d'un autre", avait-il lancé dans un entretien au quotidien belge "La Dernière Heure".
Michel Sapin, ministre des Finances de Hollande, n'a-t-il pas fait la leçon à la Belgique en effet, en dénonçant la "naïveté" belge en matière d'anti-terrorisme? Lien PaSiDupes  

L'avocat s'en prend aussi au style de communication "écoeurant" adopté par le parquet belge.
"Vous vous souvenez de ces conférences de presse données, en direct, par le parquet fédéral dans les jours, et même les nuits, qui ont suivi les attentats de Paris ? Moi, elle m'a écoeuré, cette façon de surfer sur la peur pour obtenir encore plus de pouvoir."
Sur le site de son ancienne université, Sven Mary se marque politiquement, se déclarant prêt à défendre tout le monde, "à l'exception de l'extrême droite". D'où ce message de Robert Ménard, maire de Beziers, sur Twitter:
Tous unis contre la haine, en faisant le choix de la 'haine vertueuse'...
Ou le choix du consensus mou ?


mercredi 23 mars 2016

Attentats de Bruxelles: Sapin insulte la Belgique en pérorant

Dérapage de Sapin sur la naïveté belge

Les donneurs de leçons socialistes sont à côté de la plaque 

Sapin a encore péroré
au-dessus de ses moyens intellectuels
"Déterminés" comme Ayrault, "lucides" comme Valls et "audacieux" comme Hollande, les socialistes au pouvoir ne se rendent compte ni de leur bilan collectif, ni de leur crasse individuelle. Le taux de satisfaction des Français tutoie dangereusement le sol et le crash de l'exécutif dans les sondages menace chaque mois davantage, puisque le chef de l'Etat est tombé à 17%, mais ils ne suffisent pas à les ramener à la raison et à l'humilité.
Les autorités belges ont pêché par "naïveté" face au phénomène de la radicalisation islamiste, selon le cardinal Michel Sapinéminence à son étage de Bercy. L'homme, reconnaissable à  ses chaussettes pourpres et sa calotte glabre, a estimé mardi soir sur LCI que le royaume aurait laissé se développer le communautarisme dans le quartier de Molenbeek. "Je pense [mais réfléchit-il?] qu'il y a eu une volonté ou une absence de volonté de la part de certains responsables politiques, peut-être par envie de bien faire, peut-être par sentiment que pour permettre une bonne intégration, il faut laisser les communautés se développer", a insisté le ministre 'relou' des Finances, quelques heures après les attentats de Bruxelles qui ont fait 31 morts et quelque 270 blessés.
Le prélat de Bercy a porté une intolérable accusation, alors que l'enquête ne fait que commencer. Dispose-t-il d'informations privilégiées émanant du procureur Fraçois Molins, autre bavard qui s'est fait menacé de procès par l'avocat d'Abdeslam, ou de fuites depuis le ministère de l'Intérieur du p'tit Cazeneuve ? Toujours est-il que ce pauvre Sapin a suscité l'indignation générale en pleine période de recueillement belge et de démonstration de compassion internationale tapageuse, ainsi que de premiers embarras inutiles au Quai pour Ayrault...

Le ministre belge des Affaires étrangères a réagi sèchement

Sur France 2, il a invité les deux pays "à regarder ensemble" les problèmes qui se posent, "y compris dans les banlieues françaises"

Ce mercredi matin, Laurette Onkelinx, l'ancienne garde des Sceaux et vice-présidente du PS belge, a été plus sévère sur France Info, estimant  que "c'est indécent par rapport à un peuple qui souffre, qui est sous le choc" [...] et qu'il y a "besoin de solidarité et non pas de donneurs de leçon".


Cette indécence a valu à Sapin d'être enguirlandé par Valls

"Je ne veux pas donner des leçons à nos amis Belges. Nous aussi nous avons des quartiers sous l’emprise des trafiquants de drogue et des extrémistes", a avoué le Premier ministre Manuel Valls sur Europe 1.

Le chef du gouvernement n'a pas hésité à impliquer l'Union européenne.
"On a fermé les yeux, mais partout en Europe et aussi en France, sur la progression des idées extrémistes du salafisme dans des quartiers qui à travers ce mélange de trafics de drogues et d'islamisme radical ont [a] perverti (...) une partie de la jeunesse", a pointé le chef du gouvernement.

La gauche du PS en a profité pour taper sur le gouvernement.
"Ces propos sont juste honteux... Quand on connait la faiblesse des moyens de la politique de la Ville en France", a réagi de son côté l'ex-ministre de la Ville, François Lamy, proche de Martine Aubry. 

Chantal Guittet, députée PS du Finistère, comme Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, a pour sa part jugé sur Twitter "facile de parler d'irresponsabilité, de naïveté, à tout bout de champ".

L'opposition a peu tiré sur l'ambulance du bras cassé
"Il n'y a pas que les Belges qui ont péché par naïveté, il y a aussi la France", a estimé pour sa part le député LR Eric Ciotti, mettant en cause, sur Sud Radio, "les comportements d'un certain nombre de municipalités socialistes en France".
Autre lumière du PS pour les députés godillots, et dans un sursaut naturel de politicien malsain, Bruno Le Roux, avait également cru opportun et malin de stigmatiser l'opposition sur Twitter (ci-contre), mais il avait dû "regretter" son tweet - car les socialistes ne connaissent pas les excuses envers leurs adversaires - dans lequel il attaquait la droite sénatoriale, une heure après l'annonce d'explosions à Bruxelles. 

L'entourage de Michel Sapin a précisé que le ministre n'a pas eu la conscience d'épingler la Belgique, écartant tout "malentendu" sur ce sujet. "Son propos était plus général sur le terrorisme", a-t-on raconté.

Mardi soir, à son homologue belge Johan Van Overtveldt, le ministre Sapin a envoyé un message pour "s'excuser de la polémique" sur ce 'malentendu' et "lui redire toute sa sympathie". Un message auquel le ministre belge a répondu en disant avoir "toute confiance", a-t-on ajouté. 
Somme toute, Sapin est connu partout pour ce qu'il est.

Attentats islamistes de Bruxelles: les djihadistes identifiés sont activement recherchés

Les frères El Bakraoui, utilisés par l'État islamique, sont des délinquants

Les deux kamikazes présumés ont été identifiés

Photo des kamikazes présumés, captée par
la vidéosurveillance à leur arrivée à l'aéroport
Au lendemain des attentats de Bruxelles qui ont fait trente-huit morts et plus de 250 blessés -revendiqués par l'organisation Etat islamique-, les suspects des assassinats seraient deux frères, dont l'un était en relation avec Salah Abdeslam. Traqués, ils auraient agi dans la précipitation, après l'arrestation de Salah Abdeslam vendredi 18 mars. Selon TF1, ils auraient même voulu venger l'arrestation de ce dernier. Les deux hommes auraient laissé un testament audio dans lequel ils exposeraient leurs motivations.

Les suspects des attentats criminels de mardi matin à l'aéroport de Bruxelles et à la station de métro de Maelbeek, en plein quartier des institutions européennes, Khalid et Ibrahim El Bakraoui étaient recherchés pour leur association supposée aux attentats du 13 novembre à Paris.
Selon la RTBF qui s'appuie sur des informations policières, au cours des attentats coordonnés et quasi-simultanés de Bruxelles, "Brahim El Bakraoui aurait servi de bombe humaine lors de l'attentat contre l'aéroport de Zaventem," tandis que "Khalid serait le kamikaze qui a perpétré le carnage dans le métro à hauteur de la station Maelbeek"D'après BFMTV, ce sont leurs empreintes qui auraient confondu les deux frères. 
Les images de caméras de vidéosurveillance diffusée mardi par la police montrent trois hommes poussant des chariots à bagages, peu de temps avant les deux explosions qui ont éventré le hall des départs. Des appels à témoins pour les trois individus ont été diffusés.

Les frères El Bakraoui, connus des services de police pour des vols avec violences et braquages
Ils ont été mentionnés par les media belges en lien avec la traque du suspect-clé des attentats de Paris, Salah Abdeslam, capturé vendredi dans la commune de Molenbeek après quatre mois de cavale.
Khalid El Bakraoui aurait loué sous un faux nom l'appartement perquisitionné  -sur dénonciation d'un voisin- à Forest, dans la commune bruxelloise, où une perquisition avait permis de retrouver la trace d'Abdeslam, le 15 mars, ainsi qu'une autre planque à Charleroi, d'où sont partis une partie des commandos du 13 novembre.
Le troisième homme figurant sur les images de vidéosurveillance est toujours "activement recherché" par les enquêteurs. Certains media belges ont affirmé qu'il pourrait s'agir d'un complice présumé de Salah Abdeslam, Najim Laachraoui, qui aurait même été arrêté mercredi matin, mais qui se serait rétracté depuis. Cette image CCTV du suspect montre un homme à lunettes avec une barbe de bouc, vêtu d'une veste blanche et chapeau noir, et poussant un chariot avec un grand sac noir. Des éléments superficiels, éventuellement ajoutés en guise de maquillage, qui ne permettent déjà plus d'identifier l'individu au lendemain des faits.
Il paraît avéré qu'une troisième bombe a été trouvée: "Trois bombes ont été introduites dans le bâtiment, l'une d'entre elles n'ayant pas explosé," a précisé Lodewijk De Witte, le gouverneur de la province de Brabant flamand, lors d'une conférence de presse à l'aéroport.

Les mesures de sécurité renforcées en Europe sont-elles adaptées ?

Si la participation des frères El Bakraoui était confirmée, elle établirait un lien direct entre le réseau à l'origine des attentats meurtriers de Paris (130 morts) et ceux de mardi à Bruxelles.

Malgré le renforcement des mesures de sécurité à travers l'Europe et la pression policière qui a été considérablement durcie depuis les attentats de Paris, le rôle des frères Bakraoui à Paris et à Bruxelles viendrait également étayer les craintes sur la capacité des réseaux djihadistes belges à continuer à mener des attentats sanglants ailleurs en Europe.

L'enquête ouverte depuis le 13 novembre à Paris et l'arrestation de Salah Abdeslam ont mis au jour un vaste réseau de terroristes islamistes. "Devait-on rétablir le niveau 4 (niveau d'alerte maximale) de la menace après l'arrestation de Salah Abdeslam ? Manquait-on de renseignements pour prévenir de l'imminence de cette menace ?" s'interrogeait, mercredi en édition spéciale, le quotidien francophone Le Soir, en s'inquiétant des "éventuels complices" des auteurs des attentats de mardi qui pourraient sévir à nouveau.


Aucun bilan définitif des attentats n'était disponible mercredi matin. Le ministère belge de la Santé a fait état de 31 morts - dont 11 à l'aéroport - et 260 blessés. La porte-parole de l'aéroport, citée par l'agence Belga, a quant à elle cité un bilan d'au moins 15 tués à l'aéroport.

La police recherche notamment quatre personnes



Outre les deux frères El Bakraoui, connus des forces de l'ordre belges pour des condamnations pour violences avec armes, l'un des complices, Mohamed Abrini avait aidé Salah Abdeslam, son ami d'enfance, à rejoindre la Belgique le lendemain des attentats. 



Mohamed Abrini, l'un des suspects activement recherchés des attentats de Paris. © DR
L'homme de 31 ans a été filmé le 11 novembre 2016, soit deux jours avant les attentats de Paris, dans une station-service de l'Oise au côté de Salah Abdeslam. Les deux suspects roulaient à bord d'une Clio rouge en direction de Paris. Le véhicule sera utilisé par la suite pour transporter les kamikazes et sera retrouvé dans le XVIIIe arrondissement de Paris. 
Mohamed Abrini mesure environ 1,75 m, a les yeux bruns et les cheveux foncés, une corpulence athlétique, le visage fin et la peau mate, selon la description figurant sur son mandat d'arrêt diffusé par la police belge. Il est soupçonné d'avoir séjourné dans l'été 2015 en Syrie, où un de ses petits frères est mort au combat. Son rôle exact dans la logistique des tueries de Paris n'est pas encore établi.

La police recherche activement Najim Laachraoui, photo 2 ci-dessus, dont des traces ADN ont été retrouvées sur des ceintures explosives, et Khalid et Ibrahim El Bakraoui, soupçonnés d'avoir loué une planque pour les terroristes la veille des attentats.
"L'enquête a pu établir que le nommé Soufiane Kayal peut être identifié comme étant le nommé Laachraoui Najim, né le 18 mai 1991, parti en Syrie en février 2013", affirme le parquet fédéral belge dans un communiqué, sans préciser sa nationalité. 
Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir été en liaison téléphonique avec certains membres des commandos le soir du 13 novembre. C'est sous cette fausse identité qu'une maison perquisitionnée le 26 novembre 2015 à Auvelais, près de Namur (sud de la Belgique), avait été louée. "Des traces ADN de Laachraoui Najim ont été retrouvées dans la maison louée à Auvelais, ainsi que dans l'appartement de la rue Henri-Bergé à Schaerbeek [commune de Bruxelles], qui auraient été utilisés par le groupe terroriste", a ajouté le parquet en lançant un nouvel appel à témoins. Selon les dernières informations, son ADN a également été retrouvé sur du matériel explosif utilisé lors des attaques de Paris, sur au moins une des ceintures d'explosifs retrouvées à Paris après les attentats.

Laachraoui avait également été contrôlé dans une voiture le 9 septembre, sous sa fausse identité de Soufiane Kayal, à la frontière austro-hongroise en compagnie de Salah Abdeslam et de Mohamed Belkaïd, un Algérien de 35 ans abattu par la police mardi à Forest, dans le sud-ouest de Bruxelles. Il y a une "forte probabilité" pour que Belkaïd ait été le destinataire du SMS "On est partis; on commence", envoyé à 21h42 par un des kamikazes du Bataclan à un téléphone localisé en Belgique. 

VOIR et ENTENDRE un portrait de Najim Laachraoui dressé par i-télé:



Najim Laachraoui "aurait joué un rôle très... par ITELE


Restait Abid Aberkan, qui lui n'est plus recherché puisqu'il a été interpellé vendredi au côté de Salah Abdeslam. Il avait enterré Brahim Abdeslam la veille à visage découvert, selon Le Monde. Et c'est encore lui qui avait trouvé un hébergement à Salah Abdeslam lors de sa fuite.

Qui sont les suspects en fuite ?

Maintenant que Salah Abdeslam est désormais aux mains de la justice, deux hommes qui ont été en contact avec lui avant le 13 novembre sont toujours introuvables. 
Mohamed Abrini, filmé deux jours avant les attentats au côté d'Abdeslam dans la Clio du 18e arrondissement, ainsi qu'un dénommé Soufiane Kayal, contrôlé en septembre à la frontière entre l'Autriche et la Hongrie avec Abdeslam.