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samedi 2 novembre 2019

Le suppléant d’une députée LREM accusé de trafic de drogue

Moussa Ouarouss est un Franco-marocain LREM au parcours embarrassant

Le suppléant de la députée LREM a été mis en examen il y a déjà quelques mois

La presse française a finalement révélé l'implication présumée de Moussa Ouaroussa, 33 ans, dans des affaires de trafic de drogue entre le Maroc, la France et la Belgique. Ce Franco-marocain a fait l’objet d’une enquête de 18 mois, car soupçonné d’être lié à un de trafic de drogue international. 

En août dernier, l’interpellation et la mise en examen du suspect étaient restées secrètes : le Parquet de Lille ne souhaitait pas communiquer sur cette affaire considérée comme "sensible", a rapporté de son côté Le Parisien qui raconte que Moussa Ouarouss "est dirigeant d’entreprise, de surcroît député suppléant de La République En Marche (LREM) pour les Yvelines et cadre local de la majorité présidentielle à Reims (Marne), ville dont il est originaire", alors que sa famille vient du Maroc. Son gabarit ne l'indique pas mais c'est par le biais d'un sport qu'il trace sa voie dans la villeun sport de combat, comme Benalla, et la boxe, pratiquée par Edouard Philippe...


Des soupçons de trafic de drogue

Quand
 un jour à Reimsdans un lieu de stockage, 
la police met la main sur soixante kilos de cannabis, parmi les six interpellations - huit personnes, selon une autre source, et certaines auraient été placées en détention provisoire - , on découvre le Franco-marocain. "J’ai répondu aux questions des enquêteurs. Cette affaire ne m’inquiète pas du tout", affirme-t-il pourtant, en disant même avoir porté plainte pour diffamation.
Dans le cadre de l’investigation, Moussa Ouarouss est néanmoins mis en examen pour "importation, transport, détention, et cession de stupéfiants en bande organisée". La même source indique que depuis, il a été remis en liberté mais "placé sous contrôle judiciaire, avec l’interdiction de quitter le territoire français".
 Moussa Ouarouss a fait ses classes au parti socialiste… d’où il a été exclu, avant de se tourner vers LREM.
RTL ne diffuse pas la photo de Moussa Ouaroussa.
La voici, rien que pour eux...

Par ailleurs, Moussa Ouarouss est président de l’association 'Droit de cité' pour l’insertion professionnelle des jeunes ainsi le Franco-marocain est-il également présent dans le secteur de la coopération culturelle (depuis 20 ans, développer des actions autour de la musique, de la lecture et du jeune public et des arts de la rue, en mutualisant les moyens humains, techniques et financiers des acteurs culturels engagés dans les projets, dont la Région Hauts-de-France). Il affirme au Parisien avoir été "seulement en relation avec un des mis en examen dans le cadre du travail au sein de cette structure". 
En 1995, cette association se fit remarquer en interpellant Jacques Chirac, Lionel Jospin et Edouard Balladur. A chaque fois, une délégation d'une douzaine de jeunes "de toutes les couleurs, de tous les coins de France (Marseille, Gagny, Vénissieux, Clichy, Colombes, Nancy, Toulouse, La Rochelle...) et de toutes origines sociales (étudiants, sportifs, chômeurs actifs, mères de famille, éducateurs, etc.)", a été reçue longuement par ces candidats ­ de trente minutes pour Jospin à une heure vingt pour Chirac. "A tous les trois, gens de là-haut et professionnels de la politique, nous avons fait entendre la voix de ceux d'en bas, jeunes du terrain, observateurs engagés des fractures du pays et du décalage des institutions", avaient commentés les militants par communiqué.
Association subventionnée, elle préconisait notamment "un revenu minimum d'activité (RMA) qui valorise l'activité des chômeurs" et la formation de "brigades jeunes", dans lesquelles filles et garçons qui auraient suivi une formation initiale ou continue apporteraient un service à la collectivité (aide aux personnes âgées par exemple).

En février 2018, la députée LREM élue à Trappes en 2017 a décidé de mettre fin à la collaboration de son suppléant venu de Reims, via le Maroc, évoquant des "désaccords politiques" : ce que LREM appelle la "transparence". 
En juin 2017, cette élue de la majorité présidentielle, titulaire du siège à l'Assemblée nationale et mère de deux enfants, avait déclaré : "Cela vaut la peine de se battre pour nos enfants, et tous les autres." 

Dans un récent article, le journal français l’Union révèle que le suppléant LREM de Nadia Hai, la députée LREM de Trappes, un cadre de banque conseillère en gestion de patrimoine à la banque Barclays (bac +2, puis LCL, et HSBC. Quand le futur président crée En marche !, en 2016, elle suit et participe au groupe de réflexion sur les programmes, puis initie le groupe 'Femmes en marche avec Macron' en février 2017, qui la mène à poser sa candidature : En marche! manque cruellement d'assises locales. Ses priorités devaient être, sans surprise, l’éducation et l’emploi... A Trappes, Yvelines, si le taux de chômage est de 18%, l'économie souterraine est-elle pour autant en récession ? 
Des "gros bras" au service de la candidature de Macron

Vendredi, le quotidien régional L'Union (groupe Rossel, belge, propriétaire en France de La Voix du Nord, Le Courrier picard ou Nord Eclair, mais aussi Première (magazine d'information sur le cinéma et les séries télévisées, et partenaire de RTL et de 20 Minutes pour Lille), révèle 
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des liens entre Ouarouss et Benalla, deux ex-socialistes, suggérant une filière franco-marocaine.
Alexandre Benalla aurait été en lien avec le suspect, rapporte L'Union, mais  l’ancien membre de l’équipe du président Emmanuel Macron  dément.

Citant l’Union, Le Parisien explique qu’avant ce rapprochement avec la sphère Macron, Ouarouss a été "exclu durant un an [du parti socialiste] pour avoir bloqué une serrure avec de la colle, un soir de vote".

Par la suite, il a néanmoins pris part à deux meetings du président, en campagne pour sa candidature, où il a fait office de responsable des jeunes avec Macron (Jam) et a notamment assuré sa sécurité, puisque "passionné" de boxe. A-t-il pu approcher Macron par l'entremise de son coreligionnaire, Alexandre Benalla.
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Cette mission aurait provoqué "quelques frictions avec Alexandre Benalla", racontent ceux qui veulent dénouer les liens entre eux. Ils expliquent que Benalla aurait fini par "voir d’un mauvais œil ce personnage un peu trop intrusif tourner autour du candidat". Pour sa part, Ouarouss clame une certaine proximité avec Emmanuel Macron, s’affichant avec lui lors de déplacements "à Châlons-en-Champagne, Marseille, Metz ou Paris, où on l’aperçoit portant une oreillette", ce que la présidence de la République nie.
En 2016-2017, alors qu'il est à la tête de l’académie "Team Hamid Zaïm", Ouarouss a participé à deux meetings du candidat Emmanuel Macron, en tant que responsable des jeunes avec Macron (Jam) et en assurant avec quelques collègues de ring sa sécurité, selon l'AFP. Ce qui serait à l'origine de quelques frictions avec Alexandre Benalla.

"C’est parce que je fais partie d’un parti politique, on a voulu faire le buzz avec moi et salir mon image", dénonce de son côté Ouarouss auprès du Parisien.




Le site AtlasInfo a évoqué "un affabulateur", selon des sources au sein de l’Elysée qui assume difficilement ses liens avec Moussa OuaroussDe son côté, lorsque le mouvement présidentiel a pris connaissance de son implication présumée, la direction de LREM a affirmé que le trentenaire "n’a plus aucune fonction au sein du mouvement et n’est plus membre de son comité depuis septembre".

En juillet dernier, un site d'information dédié à l'actualité au Maroc et du monde), Le360,  l’a présenté comme un "faux' conseiller de Macron, vu dans l’une des manifestations tenues ce mois-là à Al Hoceïma, étant originaire du Rif.
Ouarouss remarqué aux manifestations du jeudi 20 juillet à Al Hoceima en tête de cortège, scandant des slogans et applaudissant.

En juillet 2017, les heurts entre policiers et manifestants ont fait 72 blessés du côté des forces de l'ordre et 11 dans le camp des manifestants.
Le mouvement du Hirak avait débuté après le 28 octobre 2016 dans la région du Rif. Ce jour-là, un jeune vendeur de poisson, Mohcine Fikri, de la ville côtière d’Al-Hoceima, avait été tué dans des conditions terribles : broyé par une benne à ordures au moment où il tentait d’empêcher la police de détruire sa marchandise, pêchée illégalement et tout juste saisie par des agents locaux. Dans cette région enclavée, rongée par le chômage, les circonstances de ce décès avaient déclenché un vaste mouvement populaire exigeant la justice mais aussi des projets de développement, du travail, la fin de l’arbitraire.Pendant près d’un an, les manifestations s’étaient succédé, mêlant des habitants confrontés aux mêmes difficultés de vie, jusqu’à ce que, au printemps 2017, les autorités décident de mettre un terme au mouvement, arrêtant des centaines de personnes, faisant taire la contestation en déployant des milliers de policiers et militaires dans la zone. On ne peut s'empêcher de penser à la répression du mouvement des Gilets Jaunes en France. C'est cependant davantage au 17 décembre 2010 en Tunisie que renvoie le mouvement du Hirak au Maroc. Cette date marque en effet le départ du " printemps arabe", avec le déclenchement à Sidi Bouzid de la révolution tunisienne qui a emporté Ben Ali et ouvert la voie de l'Europe aux "migrants" africains. Ouarouss aurait donc participé au Maroc à ce mouvement  de "dégagisme" ourdi par les salafistes qui ont menacé la région irako-syrienne, séduisant de jeunes français.
La drogue, moyen de déstabilisation politique
Or, ce cadre franco-marocain de la majorité présidentielle LREM à Reims - qui a participé dans la rue au mouvement du Hirak  - est mis en examen pour trafic international de drogue.
Le crack est arrivé en Europe à la fin des années 1980. Pour l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS), "la plus grande partie est importée des Antilles. On en trouve uniquement en région parisienne et presque exclusivement dans Paris intra-muros", notamment dans le nord-est parisien, autour des métros La-Chapelle, Château-Rouge, Stalingrad.
A la suite notamment de fermetures de squats dans Paris, le trafic se propage en banlieue, au nord de Paris et en particulier autour de la gare de Saint-Denis où le trafic prend une grande ampleur. Les dealers abandonnent progressivement la gare de Saint-Denis pour revenir sur les secteurs Stalingrad et Porte de la Chapelle, où les associations "humanitaires" regroupent les migrants actuels. En 2009, on estimait que 1 million de personnes avaient déjà sniffé au moins une fois de la "coke" et 3,3 % des jeunes de 17 ansOn est passé au krack, forme base libre de la cocaïne.
Une enquête judiciaire portant sur un trafic en lien avec la région marocaine du Rifest est ouverte par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lille, confiée aux gendarmes de la section de recherches de Reims
"Je suis tombée de la chaise quand on m'a parlé de cette affaire," assure Nadia Hai, élue de Trappes (Yvelines), dans l'ancienne circonscription de Benoît Hamon.

mercredi 26 juin 2019

Garde à vue : un proche d'Edouard Philippe est relâché en se faisant passer pour un conseiller du premier ministre

Un trafic d'influences franco-marocain : nouvelle affaire Benalla ?

Quand la police ne vérifie pas plus ses informations que la presse, ses sources


Le "monde nouveau" de Macron, celui des faveurs et privilèges,  à l'encontre de la règle ou du droit.
Il est environ 19h30, dimanche 23 juin à Darnétal dans la banlieue de Rouen, lorsqu’un policier - en civil et hors service - remarque un individu au moment où il ouvre avec son badge le portail de la résidence privée Gustave-Flaubert - sécurisée par un portail automatique - qu'il habite, mais constate que l'inconnu en a profité pour pénétrer derrière lui dans le garage du fonctionnaire de police affecté à la compagnie républicaine de sécurité (CRS) n° 31.


Fort de ce que la résidence avait fait l’objet de dégradations et que certaines voitures avaient été fracturées, le policier est vigilant. Il décide donc de se porter à la hauteur de l’intrus et lui demande de s'identifier et de justifier sa présence à l'intérieur. L’inconnu lui demande pourquoi. Le policier lui explique que, s’il n’habite pas là, il n’a rien à y faire. "Tu me dis ça parce que je suis un arabe", aurait insinué l’individu.

Khalid Bouksib, dirigeant franco-marocain de la société de formation et de conseil KB Conseil, est alors chargé de promouvoir la signature d’un protocole d’amitié entre Tanger et Le Havre,
ville dont Edouard Philippe est encore le maire

Fort de ce que la résidence avait fait l’objet de dégradations et que certaines voitures avaient été fracturées, le policier est vigilant. Il décide donc de se porter à la hauteur de l’intrus et lui demande de s'identifier et de justifier sa présence à l'intérieur. L’inconnu lui demande pourquoi. Le policier lui explique que, s’il n’habite pas là, il n’a rien à y faire. "Tu me dis ça parce que je suis un arabe", aurait insinué l’individu.

"Tu ne sais pas qui je suis !"
Le policier informe l'homme qui s’énerve et vocifère qu’il va prendre son portable et le filmer. L’homme attrape le téléphone qui tombe au sol et se casse. Le fonctionnaire décline alors sa qualité professionnelle, ce qui a pour conséquence d’énerver encore plus l’inconnu, qui l’insulte et lui assène trois coups de poing au visage. Sans doute, les coups d'un boxeur, même amateur, ne font mal que lorsqu'ils sont porté par un sympathisant des Gilets jaunes, tel Christophe Dettinger...



Image associée
Franco-marocain du 9.3, le marketeur
Tony Jazz conseille aussi Alain Juppé
Toujours selon ses déclarations, le policier le maintient à distance tant qu’il peut, tout en demandant à deux témoins, qui ont filmé la scène, de composer le 17. Le policier déclare à l’inconnu qu’il va rester avec lui jusqu’à ce que ses collègues arrivent. L’homme lâche : "Tu ne sais pas qui je suis; tu ne sais pas à qui tu as affaire !".

Quand les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) arrivent, ils l’interpellent sans difficulté. Il est placé en garde à vue du chef de "violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique", précise Pascal Prache, procureur de la République de Rouen. L’enquête révèle que l’inconnu, qui s’appelle Khalid Bouksib, se rendait chez ses parents, qui habitent dans la résidence du CRS.

La suite de l'altercation est symptomatique de l'état du "monde nouveau" de Macron



Or, pendant sa garde à vue, Khalid Bouksib aurait déclaré faire du "conseil en communication et en diplomatie auprès du gouvernement, et particulièrement pour le premier ministre" et qu’il devait se rendre au Havre ce lundi 24 juin pour participer à la visite officielle de Dmitri Medvedev reçu par Edouard Philippe.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître", confie une source proche du dossier, à 5 h 30, la garde à vue de Khalid Bouksib a été levée sur décision du magistrat du parquet de Rouen, après un rapport de l’officier de police de permanence.
Pour obtenir sa libération anticipée de garde à vue, il a donc suffi à ce Franco-marocain - comme Najat Vallaud-Belkacem ou Alexandre Benalla - de faire croire à sa participation à la visite de Dmitri Medvedev en tant que conseiller "diplomatie et communication» auprès du Premier ministre, fonction dont il ne dispose pas.du commissariat quelques heures avant la fin d, un proche du Premier ministre français a appliqué une astuce, révélée par Mediapart.


Le groupe Transdev (transports) appartient à 
la Caisse des Dépôts et consignations, qui 
exerce des activités d'intérêt général pour l'Etat
"Il faut être clair. Le mis en cause n’aurait jamais dû être relâché, la garde à vue aurait dû continuer afin d’établir les circonstances exactes des faits", poursuit la même source. "L’officier et le magistrat ont péché par naïveté ou par excès de zèle [?]. Ils se sont fait embobiner [?]. M. Bouksib connaît peut-être  [? voir la photo 1] Edouard Philippe, mais il n’a aucune fonction officielle auprès du Premier ministre. Et quand bien même il aurait eu un rôle, il aurait dû rester en garde à vue". Il ne figurait pas sur la liste des invités lors de la visite officielle de Dmitri Medvedev. S’il n’apparaît dans aucun organigramme, Khalid Bouksib semble en effet bien connaître l’ancien maire du Havre. L’homme, né à Mont-Saint-Aignan en 1980, à la tête d’une société de consulting, expert dans les relations entre la France et le Maroc, a contact avec Edouard Philippe. Ils ont pu d’ailleurs boxer ensemble à plusieurs reprises au Havre. Un Rouennais, qui « a déjeuné avec lui deux ou trois fois », se confie : « C’est quelqu’un de très bien, de très gentil, de très intelligent. Je tombe des nues, cela ne lui ressemble pas du tout. Oui il connaît bien Edouard Philippe ».


"Mon client n’a jamais dit qu’il travaillait à Matignon"...

La défense de Bouksib a contesté la version des faits de Mediapart, évoquant une provocation de la part du policier et une réaction de défense.
Résultat de recherche d'images pour "Khalid Bouksib boxe"

Mediapart, qui révèle l’affaire, a obtenu le témoignage de l’avocate parisienne de Khalid Bouksib, Me Isabelle Pinto, lundi. La version n’est pas la même : "Il s’est défendu d’une provocation et d’une agression d’un policier qui était en tongs et l’empêchait de circuler librement. Cette histoire n’est pas claire !". L’avocate ajoute : "Mon client n’a jamais dit qu’il travaillait à Matignon. Il n’a jamais évoqué cette qualité (...). C’est une relation professionnelle et un ami d’Edouard Philippe, mais pas un collaborateur".

Depuis lundi matin, le Service régional de police judiciaire de Rouen est saisi de l’enquête. "Les investigations se poursuivent notamment pour établir si la qualité de policier était connue lors des violences exercées. L’ITT sera prochainement déterminée", déclare le procureur Pascal Prache. Khalid Bouksib a été convoqué ce mardi matin par les enquêteurs. Il estbel et bien en garde à vue à nouveau.

Garde à vue prolongée
Sa garde à vue a été prolongée mardi soir par le parquet de Rouen. Il pourrait être poursuivi à l’issue de son interrogatoire pour des "violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique". Jointe par téléphone, la direction de la police judiciaire "ne souhaite faire aucun commentaire"... Me Grégoire Leclerc, avocat rouennais qui assure désormais la défense de Khalid Bouksib, a indiqué qu’il s’exprimera mercredi 26 juin.

Par ailleurs, Matignon jure mardi que "cette personne n’a absolument aucune fonction au cabinet du Premier ministre. Le Premier ministre a effectivement eu des relations cordiales avec M. Bouksib quand il était maire du Havre. Il trouverait totalement inacceptable que celui-ci puisse s’en prévaloir pour espérer obtenir un quelconque passe-droit".

Khalid Bouksib, qui pratique la boxe avec Edouard Philippe, mais ils ne se connaissent pas vraiment : l'Edouard a-t-il pris un mauvais coup qui lui a ébranlé le cerveau et altéré ses facultés ?

Quant à la police de Castaner, est-elle corruptible ?
La prévarication est un grave manquement d'un fonctionnaire (un procureur, un préfet, etc...), d'un homme d'Etat, aux devoirs de sa charge (abus d'autorité, détournement de fonds publics, concussion).

vendredi 8 avril 2016

Belgique: interpellation de Mohamed Abrini, islamiste recherché depuis les attentats du 13 novembre à Paris

Sans "état d'urgence", la police belge arrête Salah Abdeslam, puis son complice

Mohamed Abrini, 
le terroriste assassin le plus recherché depuis les attentats islamistes du 13 novembre à Paris, 
a été interpellé


La révélation est venue, ce vendredi, de la VRT, radio-télévision belge de langue néerlandaise à destination la communauté flamande. Ce binational belgo-Marocain avait été aperçu avec Salah Abdeslam peu avant les attaques du 13 novembre, mais avait échappé à toutes les polices d'Europe depuis l'arrestation de Salah Abdeslam.  



Selon les media belges, Abrini aurait été arrêté à Anderlecht avec un deuxième suspect impliqué dans la série des trois attentats-suicide de Bruxelles à la bombe, deux à l'aéroport de Zaventem et le troisième dans une rame du métro, en mars dernier. Le parquet fédéral belge a confirmé plusieurs autre arrestations parmi les assassins de Bruxelles, mais sans préciser  les identités et le les conditions de ces interpellations. 

D'après la RTBF, le deuxième homme, Oussama K. (Krayem ou Kraiem), alias Naïm Al-Hamed, a également été interpellé à Bruxelles vendredi matin, "de même que Hervé B. M.", a dit le porte-parole du parquet belge, Thierry Wert. "L’enquête se poursuit activement afin de vérifier si Oussama K. est, ou non, la seconde personne qui était présente lors de l’attentat de la station de métro Maelbeek" le 22 mars, a-t-il ajouté. Il serait la première personne aperçue "en compagnie de Khalid El Bakraoui à la station de métro Pétillon".
Ce "Marocain" du Rif, âgé de 30 ans, désormais aux mains de la police, a fait de la propagande pour les djihadistes du groupe Etat islamique, a été expulsé d'Italie et s'est fait retirer son autorisation de séjour suisse par les autorités helvétiques. Mieux, il a fait le djihad en Syrie, s'est mêlé aux migrants pour traverser la Grèce en direction de la Belgique.
Les enquêteurs cherchent également à savoir si Osama K. est le même individu filmé dans un centre commercial en train d'acheter les sacs qui ont servi à transporter les bombes pour le double attentat-suicide à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Selon des média, il s'agirait d'Osama Krayem qui serait en fait... Suédois, né en 1992 et habitant Malmö (Sud).

Mohamed Abrini, un Belgo-Marocain de 31 ans originaire de Molenbeek, avait été aperçu à deux reprises en compagnie de Salah Abdeslam
, dont il est proche.
Une première fois le 11 novembre, soit deux jours avant les tueries, en France. Il est filmé une première fois par une caméra de vidéosurveillance dans l'Oise, photo1, à une station essence de Ressons-sur-Matz, située sur une autoroute qui mène vers Paris. Il conduit la Clio qui a été retrouvée plus tard dans le 18e arrondissement de la capitale et qui a été utilisée par les kamikazes du Stade de France. 
Une seconde fois le 12 novembre, en Belgique. Là encore, il est vu en compagnie de Salah, "à 3 heures du matin à Bruxelles". Il s'agit vraisemblablement du moment où la cellule terroriste se dirige vers Paris, en convoi, à bord de trois véhicules, dont la Clio. C'est à ce moment-là qu'il disparaît des écrans radar. 
"Corpulence athlétique, 1,80 mètre, cheveux foncés, yeux bruns, visage fin, dangereux et probablement armé". C'est ainsi qu'il était décrit dans le mandat d'arrêt émis par le juge français, le 24 novembre. Bien connu des services de police pour de multiples vols ou détentions de drogue, il est suspecté de complicité dans la préparation des attentats. Mais son rôle exact reste flou. Sa famille assure qu'il était à Bruxelles le soir du 13 novembre...


La Belgique résiste pourtant à l'état d'urgence

Au soir des attentats terroristes les plus meurtriers qu’ait connu la Belgique, le 22 mars 2016, 
le pouvoir belge s'était refusé d'instrumentaliser la terreur par des déclarations martiales et des défis à Daesh, la proclamation de l’état d’urgence était apparue vaine et la "fermeture des frontières" illusoire, contrairement à François Hollande le 13 novembre dernier, par calcul politicien, avec le secret espoir de remonter dans les sondages, comme ce fut le cas en janvier 2016 alors que Paris était meurtrie par les tirs des djihadistes. 
Le petit Royaume de 11 millions d’habitants a choisi la retenue, le refus de la psychose. Et, à peine sorti de la stigmatisation - le ministre de la Ville Patrick Kanner a estimé qu'"une centaine de quartiers en France" présentent "des similitudes potentielles avec Molenbeek" -, le gouvernement belge marque des points et dame le pion de Hollande, conseillé par le petit Cazeneuve de Beauvau et le "P'tit Zizi" de Matignon.

dimanche 20 mars 2016

Arrestation d'un Français, islamiste présumé, porteur d'un projet d'attentats

Le terroriste islamiste a été déféré devant la justice

Youssef E. est soupçonné d'avoir voulu commettre des "actions violentes" en France

Croquis d'audience montrant, de gauche à droite, Youssef E. (26 ans),
Fares Farsi (21 ans) et Salah-Eddine Gourmat (24 ans)
au cours de leur procès au tribunal de Paris, le 30 janvier 2014
 
Placé en garde à vue depuis mercredi,  l'individu a été déféré dimanche en vue d'une mise en examen.
Les juges antiterroristes le soupçonnent de participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristesa-t-on appris de source judiciaire.
Deux djihadistes - des franco-turcs - et une femme, arrêtés avec lui, ont été relâchés et ne sont pas poursuivis à ce stade, a fait fuiter le Parquet.

"La nature exacte de ses projets n'a pas pu être établie à ce stade, mais il y a un certain nombre d'éléments qui attestent de ses intentions", de source proche du ministère de Bernard Cazeneuve.

Un bi-national connu des services

Ce Franco-marocain de 28 ans est fiché "S" pour radicalisation. Il a en effet été condamné à cinq ans de prison, dont un avec sursis, en mars 2014 pour un projet de voyage interrompu vers la Syrie, en compagnie de deux amis, Fares F. et Salah G. Il s'agissait des tout premiers condamnés en France pour des velléités de départ sur les terres du djihad syrien.



Libéré en octobre dernier, il était depuis assigné à résidence dans le cadre de l'état d'urgence.
Youssef E. avait été interpellé mercredi en région parisienne à l'issue d'une enquête de la Direction générale de la sécurité intérieure (DSGI).
Mais les enquêteurs en sont encore à chercher s'il avait l'intention de se livrer à des "actions violentes en France" et s'il pouvait "être en relation avec des individus en Syrie appartenant à l'Etat islamique (EI)", avait indiqué le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, après son arrestation.

Lors des perquisitions, aucune arme n'avait été retrouvée. En revanche, une cartouche de kalachnikov non percutée, du matériel informatique et des supports numériques ont été saisis et sont en cours d'analyse.

Pour les députés, qui,  le jeudi 19 novembreont voté le projet de loi prolongeant l’état d’urgence, l’une des réponses au terrorisme est de renforcer le régime de l’assignation à résidence. Celle-ci est en principe une mesure de restriction des libertés : il s’agit de limiter les déplacements d’un individu et éventuellement de surveiller ses fréquentations. Elle est accompagnée d’un dispositif de contrôle par bracelet électronique et parfois de contrôle judiciaire. La personne assignée à résidence doit se trouver à son domicile à certains horaires de la journée.

L’état d’urgence ouvre la possibilité pour le ministre de l’intérieur d’assigner à résidence des personnes qui ne sont soumises à aucune procédure judiciaire si leur "activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics", selon l’article 6 de la loi de 1955
L’assignation à résidence est en l’occurrence étendue à toute personne dont "il existe des raisons sérieuses de
penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre public". Cette terminologie correspond aux 'fiches S' de renseignement, soit potentiellement plus de 10.000 personnes.
Cette arrestation tombe à pic pour justifier l'état d'urgence, ainsi que la réforme constitutionnelle envisagée par Hollande, mais elle soulève le soupçon d'une tentative de manipulation  de l'opinion par son premier ministre.

vendredi 14 août 2015

Un braqueur en fuite nargue Cazeneuve et Taubira depuis le Maroc

Le voleur en vacances envoie une carte postale aux ministres de l'Intérieur et de la Justice 

Nabil a été reconnu coupable du braquage d'une bijouterie à Cannes, 

le 31 juillet dernier, tout comme ses deux complices, dont son frère aîné, actuellement derrière les barreaux sur la Côte d'Azur.

Le braqueur a pris la fuite pour retourner au bled, avant que sa condamnation ne tombe. 
Or, loin de vivre caché dans la peur d'être repris par la justice, le jeune homme passe d'agréables vacances au Maroc et le fait savoir sur Facebook. Ainsi,  depuis le mois de juin, le Franco-marocain a déjà posté plusieurs photos de lui durant ses vacances. Il apparaît tour à tour sur un chameau, grand sourire aux lèvres, à table un verre de rosé à la main ou encore chevauchant une moto de grosse cylindrée. "On le voit dans des piscines avec des jeunes filles, avec de la drogue, des prostituées", s'indigne Philippe Tocagnier, procureur-adjoint au tribunal de Grande instance de Grasse sur franceinfo.fr. 

Le fugitif a depuis réussi à écouler une grande partie de son butin 

Le tout avec l'argent du braquage pour lequel il a été condamné à dix ans de prison la semaine dernière à Grasse. Au total, les trois délinquants avaient dérobé 97 montres, sous la menace d'une grenade, pour un butin estimé alors à 1,7 millions d'euros.

Nabil a, de plus, "investi dans l'immobilier en achetant une station de lavage, une plage, un appartement etc..."
, a souligné Philippe Tocagnier sur franceinfo.fr. 

Le tribunal de Grasse a lancé un mandat d'arrêt international. 
Le trentenaire, une chance pour la France, devrait être livré aux autorités françaises par leurs homologues marocains, et - qui sait ?- par le même avion de retour que la ministre binationale, Najat Vallaud-Belkacem.

samedi 16 mai 2015

"La direction de Charlie est une oligarchie," selon l'une de ses journalistes menacée par les islamistes

Zineb El Rhazoui : "Je ne crains pas de qualifier aujourd'hui la direction de Charlie d’oligarchie"

Une mesure punitive de Charlie Hebdo contre une signataire de la tribune avec Patrick Pelloux dans Le Monde ?
Quatre mois après la tuerie de 12 journalistes du journal satirique par des djihadistes français, la direction ferait le ménage parmi ses collaborateurs. Bien que menacée de mort par des terroristes islamistes, la journaliste franco-marocaine Zineb El Rhazoui vient d’être convoquée pour un entretien préalable au licenciement. Elle a réagi en direct sur France info sur une mesure qu'elle ne comprend pas.
Zineb El Rhazoui se dit devenue persona non grata à Charlie Hebdo. 
Visée par une lettre lui annonçant l'intention du journal de la licencier pour faute grave, la journaliste franco-marocaine l'a affirmé en direct sur notre antenne ce midi : "On m’a signifié que je n’avais clairement plus le droit de mettre les pieds au journal en attendant cet entretien préalable", prévu le 26 mai.


La direction se détache d’une certaine ligne éditoriale

Zineb El Rhazoui affirme ne pas avoir été informée clairement des motifs qui la visent. Il n’y a eu "aucune discussion préalable. C’est tombé comme ça, pour moi ça a été un choc absolu", explique-t-elle. "Je me demande quel est le message de cette mesure, quel est le message qui sera transmis aux ennemis de Charlie Hebdo, quel est le message transmis aux islamistes qui me menacent. Est-ce que c’est une façon pour la direction de se détacher d’une certaine ligne éditoriale ?" s’interroge cette militante contre l'islamisme et l'intégrisme, qui est menacée de mort pour ses écrits dans Charlie Hebdo et contrainte de déménager régulièrement.

L'urgence n'est pas aujourd’hui de faire des économies sur le salaire d’une journaliste qui est SDF depuis le 8 janvier 

Fin mars, Zineb El Rhazoui a co-signé une tribune dans Le Monde pour "une refondation" de Charlie Hebdo et une nouvelle gouvernance "plus collégiale".  La nouvelle direction a riposté par sa mise à pied. "Je pense que ce dont je fais l’objet aujourd’hui est clairement une mesure punitive", estime Zineb El Rhazoui.

"Ne me dites pas qu’avec tout le soutien dont a bénéficié cette direction, l’urgence pour eux aujourd’hui est de faire des économies sur le salaire d’une journaliste qui est SDF depuis le 8 janvier, dont le mari a perdu le travail au Maroc à cause de mon engagement au sein du journal, qui fait l’objet de menaces de mort particulièrement ciblées et graves et qui vit en permanence sous un lourd dispositif de protection policière", poursuit-elle.

Il y a une direction à Charlie Hebdo "que je ne crains pas de qualifier aujourd’hui d’oligarchie de quatre ou cinq personnes qui prend des décisions sans concertation avec les autres", lance-t-elle.