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jeudi 4 juin 2015

Gémenos: François Hollande en campagne présidentielle sur le dos des ex-Fralib

Hollande se déplace pour dévoiler le nouveau logo de la coopérative...

Le chef de l'Etat fait de la récup avec la coopérative des 
ex-Fralib

A l'occasion de la réunion de la Med COP à Marseille (forum de la société civile méditerranéenne) en début de matinée,
Février 2012: Hollande en campagne
au meeting de soutien aux salaries à Paris
 
il enchaînera avec les ex-Fralib de 
Gémenos (Nouveau Centre), à 15 kms de La Ciotat (Bouches-du-Rhône), ce jeudi en fin de matinée, pour traiter de l'enjeu climatique, a révélé en dernière minute l'entourage du président, inquiet de trouver des manifestants. La presse militante appelle ça une "visite-surprise" !

François Hollande va inaugurer les chrysanthèmes  ce  logo de la coopérative issue de Fralib, sous le nom de Scop-Ti (comme thé et infusion). Il visitera ensuite l'usine, puis participera à une signature d'accords. François Hollande était allé à Gémenos pendant la primaire socialiste pour la présidentielle, le 22 août 2011. 
En février 2012, au cours de sa campagne, il avait participé à un meeting de soutien aux Fralib à Paris (video, ci-dessous). Et il les a reçus à l'Elysée au début de son mandat le 31 août 2012. Et puis, plus rien.

Le 28 septembre 2010, le groupe anglo-néerlandais Unilever avait annoncé la fermeture du site pour transférer la production des thés Lipton et des infusions de l'Elephant, une marque créée en 1896 à Marseille, à Bruxelles et en Pologne, ce qui impliquait la suppression des 182 emplois. 76 salariés décidaient en septembre 2012 d'occuper l'usine, jour et nuit, résistant à plusieurs tentatives d'expulsion, assurant des tours de garde pendant les vacances par crainte d'un déménagement des machines.
En mai 2014, devenus des symboles de la lutte contre les délocalisations, ils arrachaient à Unilever un accord de fin de conflit, d'un montant total de 19,26 millions d'euros pour pouvoir monter leur projet, une Scop.

La nouvelle entreprise Scop-Ti s'était relancée seule 
et avait déposé ses statuts en août 2014 sous le nom de société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions dans laquelle les salariés ont investi toutes leurs indemnités de licenciement (au total 177.00 euros). 
En mai 2014, après 1.336 jours d'occupation de l'usine et l'annulation par trois fois de son plan social par la justice, c'est Unilever qui cède les machines - d'une valeur comptable de 7 millions d’euros - pour un euro et finance la création d'une SCOP - en versant 2,85 millions d’euros à la coopérative - tout en conservant la marque.

Hollande refait aujourd'hui le coup de 2011

Il a rencontré des ex-Fralib lors de son lancement de campagne 2017 à Carcassonne,
où il avait aussi vu les ex-Pilpa (entreprise de fabrication de glaces reprise en scop par ses salariés). 
Le 26 mai, les salariés de la société coopérative ont présenté leur marque de thés et d'infusions, baptisée "1.336", "comme le nombre de jours de lutte" menée face au géant Unilever. 

Au 1er juin, Scop-Ti compte 24 salariés en CDI -sur les 58 annoncés- avec l'objectif de monter à 50 salariés en 2016.
VOIR et ENTENDRE les paroles creuses du candidat Hollande en campagne présidentielle au meeting de Fralib à Paris en février 2012:
Le 31 août 2014, les représentants syndicaux CGT-CFE/CGC de Fralib avaient reçu de l'Elysée l'assurance que le ministère du Travail allait travailler à conserver à la coopérative la marque "Eléphant", propriété en fait restée à Unilever.

vendredi 14 mars 2014

Municipales 2014 à Marseille: les Fralib se rappellent au bon souvenir de MA Carlotti (PS)

ATTAC boycotte Unilever en dansant  !

L'association ATTAC ouvre sa "chasse aux requins", le
 15 mars...

Elle cible 3 multinationales "prédatrices": BNP Paribas, Société générale et Unilever. "Malgré la crise, les banques et les multinationales se comportent de plus en plus comme des "super-prédateurs" exploitant partout les peuples et la nature pour mieux satisfaire leurs exigences de profit. Ces requins se croient invincibles…Prouvons-leur le contraire !" Ainsi s'expriment les altermondialistes de Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse.

Et dans le cadre de sa campagne Anti-Requins, ATTAC Toulouse convie à un thé dansant de rue en soutien à la lutte des FRALIB. "Venez danser et virevolter au son de la fanfare Drumn'brass (funk/afro beat) et boire une tisane issue de la production des Fralib, toute l'après-mdi." 

Les altermondialistes d'ATTAC sont proches de la Confédération paysanne et José Bové, la CGT et donc de la FSU, du SNES et du SUIipp), de SUD, de Syndicat de la magistrature (SM), de l'UNEF et de l'UNSA, entre autres. 

Quelques rappels concernant le conflit FRALIB ?
Il y a trois ans, la multinationale Unilever décidait de fermer son entreprise Fralib, à Géménos, près de Marseille. Depuis trois ans, les travailleurs de Fralib luttent pour obtenir de leur ancien employeur, le soutien minimum dont ils ont besoin pour lancer leur projet de coopérative. Ils demandent la cession du nom de marque "Eléphant", qu'Unilever a décidé de faire disparaitre, au profit de LIPTON, marque du Groupe, et un certain volume de commandes pendant la période de démarrage.

La justice a refusé le plan social à trois reprises
Elle a annulé tous les licenciements, mais Unilever a cessé de payer les salaires depuis le 1er avril 2013 et refuse d'accorder une aide au démarrage du projet. Les syndicats CGT et CFE-CGC Fralib ont appelé les consommateurs à boycotter toutes les marques du groupe Unilever, à commencer par Lipton.
Auto-gestionIls ont tenté de sensibiliser les clients de Carrefour Market, en leur proposant un boycott des produits de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever.
La coopérative (SCOP) des Fralib ancrée en Provence dit avoir relancé les commandes et une production locale et écologique de plantes (tilleul, verveine, menthe). Dans l'esprit altermondialiste, elle assure avoir établi  avec ses fournisseurs et ses clients des relations commerciales équitables et durables, à des prix justes.

Des représentants de l'entreprise Fralib se sont faits recevoir à l'Elysée par des collaborateurs de Hollande.
Depuis 18 mois, plus rien...
Alors ATTAC multiplie les actions.
L'association ATTAC, le groupe MAN (Mouvement pour une alternative non violente), et le syndicat Solidaires UNSA ont mobilisé leurs militants le samedi 18 janvier pour soutenir les salariés de l'usine Fralib.

Ils ont tenté de sensibiliser les clients d'un Carrefour Market, en leur proposant un boycottage des produits de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever.
A grand renfort de panneaux et de tracts (300 tracts ont été distribués en une matinée), les militants altermondialistes ont expliqué le combat mené par ces salariés de Gémenos, près de Marseille.

Les FRALIB mettent la campagne des municipales à profit 
MA Carlotti l'a appris à ses dépens. 
En 2010, la candidate socialiste se clamait solidaire des Fralib. 
En 2011, elle soutenait avec Henri Jibrayel la lutte pour le maintien de l'activité des Fralib à Gémenos et annonçait une "première victoire".

Le 14 mars 2012, F. Hollande était en campagne et promettait à quatre entreprises d'agir (lien), Lyondellbasel, Netcacao la SNCM et ...Fralib.


François Hollande à Marseille : interview par marsactu


En mai 2012, 
Carlotti disait "relever le challenge" et pour cela avait appelé Montebourg à faire son show (ci-dessus), entouré de l'appareil du parti, Eugène Caselli, président de la communauté urbaine de Marseille,  MA Carlotti en t-shirtet Michel Vauzelle, président du Conseil régional (de gauche à droite).

Impasse Fissiaux, Marseille
Puisque son collègue Montebourg, le redresseur productif de l'industrie, considère que Fralib n'est pas sa tasse de thé, les autogestionnaires sont allés saluer la sous-ministre des handicappés à sa permanence marseillaise, puisqu'elle ose se soumettre au suffrage des chômeurs et défavorisés, au côté de Patrick Mennucci, celui qui s'est fait épingler pour des propos à caractère raciste, à l'encontre de sa bonne camarade Samia Ghali, et qui vient encore de prononcer une injure en traitant Sarkozy de voyou, à l'imitation de Michel Sapin
C'est dire le risque, sans contre-partie pour Fralib ou LFoundry, que Marseille en devenant un satelllite de Paris en importe les moeurs.

mercredi 5 septembre 2012

Fralib: la communauté urbaine PS de Marseille se jette sur les dépouilles

Les terrains et l'usine Fralib achetés par la communauté urbaine de Marseille
Le président socialiste a finalisé l'acquisition des terrains et bâtiments de l'usine Fralib à Gémenos 
Marseille Provence Métropole (MPM) "avait exercé son droit de préemption sur l'ensemble du site, soit 12.000 m2 environ, dont quelque 2.107 m2 de locaux sociaux et techniques", rappelle le communiqué. La communauté urbaine  en devient propriétaire pour 5,3 millions d'euros,a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué, quelques jours après un report de la transaction.
Le président socialiste de MPM, Eugène Caselli, avait annoncé début août avoir conclu la vente du terrain sur la base d'une estimation des domaines, soit 5,3 millions d'euros, et des machines pour un euro symbolique.
"Les solutions de reprise de l'activité seront trouvées à l'issue du travail important de revitalisation du site et de recherche de repreneurs potentiels que mène aujourd'hui le gouvernement avec le concours des collectivités locales et territoriales", avait souligné M. Caselli le 29 août.

La signature de l'acte d'acquisition, qui devait initialement avoir lieu le 29 août, avait été reportée "pour des raisons techniques", selon MPM. Les représentants syndicaux de Fralib s'étaient alors inquiétés de l'éventualité qu'Unilever ne souhaite plus laisser toutes les machines sur le site.
En vertu d'un protocole conclu entre MPM et le groupe Unilever, maison mère de Fralib, cet achat inclut "l'ensemble des matériels et équipements du site", le seul en France où étaient produits les thés Lipton et infusions Elephant, dans les Bouches-du-Rhône, département toujours présidé par Jean-Noël Guérini.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s'est félicité de cette acquisition.

Caselli, Carlotti et Montebourg

"Cette étape rend désormais possible des projets de réindustrialisation du site", a-t-il assuré.
Pour Angel Llovera, le patron de Fralib, "l'avenir du site est désormais entre les mains de la communauté urbaine et du gouvernement  pour un projet de démarrage d'une activité, sans la marque Eléphant ni volumes de sous-traitance", ce que les salariés réclament mais ce que refuse Unilever, a-t-il souligné dans un communiqué reçu mercredi.
Or, l'usine de Gémenos est occupée depuis plusieurs mois par une partie de ses 182 salariés initiaux, qui s'opposent à sa fermeture.

Le candidat Hollande avait proposé une "table ronde"

En février 2012, François Hollande participa à Paris à un meeting de soutien aux salariés de Fralib de Gémenos organisé par la CGT. Il avait alors demandé une table ronde sur la situation de ce site menacé de fermeture par Unilever. Le candidat PS à la présidentielle souhaite qu'elle "réunisse des représentants de toutes les parties prenantes, Unilever, l'Etat, les collectivités locales" et assure que "tant que cette table ronde ne sera pas tenue, je continuerai à la demander". 
A l'extrême gauche, deux autres candidats, Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA), ainsi que Pierre Laurent, numéro un du PCF, avaient également promis de ne pas laisser infuser plus longtemps.


En mars 2012, Bernard Ruspini, dirigeant de la société aixoise MFB Lario était présentait comme un repreneur crédible avec pour objectif "la remise en route" de l'usine de Gémenos et de permettre à cette nouvelle entreprise d'acquérir "le statut d'entreprise souveraine, indépendante et autonome". MFB Lario apporterait pour cela un fonds de roulement de 300 000 €. 


Depuis
, à l'issue d'un entretien à l'Elysée le vendredi 31 août, une délégation de salariés de l'usine Fralib a annoncé avoir obtenu la tenue d'une nouvelle table ronde vers la mi-septembre en préfecture.
La délégation venue demander l'intervention du gouvernement pour que la marque Eléphant leur soit cédée a été reçue par des collaborateurs du président François Hollande. Selon ses membres, après une première table ronde en juin, la nouvelle rencontre qui sera organisée vers la mi-septembre, en présence de représentants d'Unilever, aura pour objectif d'ouvrir une phase sur "l'avenir de l'emploi et pour relancer l'activité", a expliqué Olivier Leberquier, délégué syndical CGT décidé à "faire plier Unilever".

L'Elysée a confirmé dans un communiqué qu'"une table ronde sera très rapidement organisée à la préfecture des Bouches-du-Rhône . Concernant l'avenir industriel du site de Gémenos, "on a le sentiment que le gouvernement est à nos côtés", a commenté Gérard Cazorla, secrétaire CGT du comité d'entreprise. 
En effet, "des pistes sérieuses existent, elles doivent faire maintenant l'objet d'un examen approfondi", assure l'Elysée. .

mardi 21 août 2012

Fralib: Hollande, Ayrault et Montebourg braquent Unilever

Les éléphants socialistes sacrifient les salariés 
Unilever refuse une cession de la marque Eléphant 

Paul Polman, le directeur général d'Unilever  exclut de céder la marque de thé Eléphant et de faire travailler en sous-traitance la société que les salariés de l'usine de Gémenos (Bouches-du-Rhône),  assure P. Polman dans un entretien au Figaro de lundi.

Or, ces deux conditions sont jugées essentielles par les ex-salariés du site marseillais pour assurer la viabilité de leur future société, mais refusée avec constance depuis le début par les dirigeants français du groupe.
Cette mise au point sans ambiguïté de P. Polman - "on ne fera pas plus", assure-t-il par ailleurs dans l'entretien - intervient à quelques jours de la réception à l'Elysée d'une délégation de salariés de Gémenos, le 31 août.

Unilever a souligné être sur la même ligne que les responsables de la filiale française, qui refusent la cession de la marque Eléphant et l'accord de sous-traitance. "L'équipe française a toute ma confiance", dit-il.

Pour le directeur général d'Unilever, "nous sommes maintenant arrivés à une solution responsable". "Nous avons montré pendant deux ans une véritable ouverture au dialogue. Le plan social a été validé par les tribunaux, nous avons offert à tous les salariés la possibilité de travailler sur l'un de nos autres sites en France aux mêmes conditions et nous avons cédé pour un euro symbolique des machines. Je suis convaincu que nous sommes allés bien au delà de nos obligations légales, cela a coûté très cher", souligne-t-il.

"C'est très clair, le dossier est clos", confirme Unilever

Et de pointer le gouvernement: "si la France ne respecte pas ses lois, cela fera peser un risque sur les investissements en France".

Pour Olivier Leberquier, délégué syndical CGT de l'usine Fralib de Gémenos, les démarches des salariés "ont obligé Unilever à sortir du bois". "Si Paul Polman prenait le temps de nous écouter, de se pencher sur la nature exacte de notre projet, il changerait peut-être d'avis", a-t-il accusé.

Il souligne par ailleurs que le directeur général d'Unilever vient d'être désigné, en tant que "pionnier du développement durable", pour figurer dans un panel des Nations Unies chargé de définir l'agenda de développement pour la période suivant 2015.

Montebourg et Touraine ne carburent pas à la tisane

Or, "il y a dix ans, la verveine et la camomille utilisées pour les infusions venaient de Provence, mais Unilever a cassé ce système pour faire venir les plantes d'Europe de l'Est", s'indigne M. Leberquier, qui assure que P. Polman ne connaît pas tous les éléments du dossier.

En mai, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, en visite sur le site de Gémenos, avait prétendu qu'Unilever acceptait de reprendre les négociations sur des scénarios de reprise, dont le plan B  projet alternatif.

L'usine, qui a cessé de produire à la fin du mois de juillet 2011, est toujours occupée par une partie des salariés.

jeudi 12 juillet 2012

PSA: Montebourg, le redresseur improductif, a un coup de mou

Nono Montebourg n'accepte "pas en l'état" le plan de PSA

La voyante du gouvernement prévoyait des catastrophes dans sa boule de cristal

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait craint mercredi que les annonces de restructuration, attendues jeudi chez PSA Peugeot Citroën, constituent
 "un choc pour la nation".

"Nous craignons que les mauvaises nouvelles PSA Peugeot Citroën de demain soient un choc pour la nation", a déclaré Arnaud Montebourg, à l’issue d’une réunion de la Conférence nationale de l’industrie (CNI).


Le gouvernement socialiste est impuissant   


Nono, ex-rénovateur du PS ne sait que s'opposer 
 
"Nous n'acceptons pas en l'état le plan" présenté jeudi matin par le constructeur",  le groupe automobile français PSA Peugeot Citroën, a déclaré Sa Grâce Arnaud Montebourg devant les sénateurs. 
Montebourg met la pression sur la direction, un point c'est tout.

Ce plan prévoit la suppression de 8.000 postes et la fermeture du site d'Aulnay, a déclaré le ministre du Redressement productif: on ne sait donc toujours pas ce que Nono arrive à redresser !

Alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Que proposent Montebourg et Hollande, le candidat de la gauche sociale, en faveur des 8.000 foyers en détresse de Seine-Saint-Denis qui leur ont accordé massivement leur confiance aux primaires, à la présidentielle et aux législatives ? Un accompagnement et un expert qui doit examiner la situation financière du groupe privé. Plusieurs voix s'élèvent pour demander au gouvernement d'agir.
Le changement c'est demain
"Demain, le gouvernement, à partir des annonces de PSA, se positionnera utilement de manière à ce que la nation se rassemble autour du problème de l’automobile", a déclaré Arnaud Montebourg, sans plus de détails. Et demain, c'est l'année prochaine. 

Le candidat avait promis de rendre visite aux salariés de PSA Aulnay: c'est le moment.
Plutôt que de passer son temps dans des cafés parisiens à arbitrer avec son fils Thomas les conflits entre ses concubines, l'amère Royal et la twitteuse Valérie Trierweiler. 


Le plus beau parleur du monde ne peut proposer que ce qu'il a

Des mots, des mimiques et des grimaces.
Et surtout des maux !
Montebourg n'est  - évidemment - pas en capacité de préciser les moyens de pression que le gouvernement pourrait faire jouer sur le groupe privé.
Après le producteur de thé Fralib, le volailler Doux et l'usine ArcelorMittal de Florange en Moselle, Arnaud Montebourg passe à PSA. Avec la même efficacité ... sémantique ?

samedi 26 mai 2012

Le ministre Montebourg, en leader syndical à Fralib


Super Montebourg: "Rien n'est encore gagné mais tout redevient possible !"

Ministre du redressement productif, vendredi sur le site de Fralib,
escorté de Vauzelle (PACA), 
avant de vendre de l'espoir 
à la raffinerie Lyondellbasell.


Le ministre du redressement productif galvanise les salariés de Fralib et Lyondellbasell

Pleins d'a priori, les 182 salariés d'Unilever ont accueilli par des applaudissements le ministre du redressement productif à Gémenos, à 605 jours de lutte et d'occupation de leur usine. Il est vrai que patriotisme en bandoulière, sur fond de bannières CGT et de portraits de Che Guevarra, Super Montebourg leur a annoncé d'une part le retour de leur employeur à la table des négociations et sa promesse de ne pas déménager ses machines et d'autre part l'étude prioritaire de leur projet de reprise sous forme de coopérative ouvrière de production et la nomination d'un médiateur qui rendrait compte avant un mois.

" Un plan social même généreux ne saurait essouffler notre lutte, approuvait Bernard, si nous ne sauvons pas nos emplois, nos enfants ils feront quoi ? " " Nous sommes heureuses que M. Montebourg ait tenu sa promesse de campagne et soit venu nous voir ", renchérissaient des militantes béates, Marie, Marie José et Marie Ange, depuis 38 ans à Fralib et très en colère contre Unilever, qu'elles accusent d'avoir bradé la marque provençale Eléphant en utilisant des additifs chimiques.

Montebourg, marchand de rêves en campagne

A l'unisson de la CGT, le ministre précisa ses objectif nationaux : créer des emplois nouveaux dans des filières d'avenir, en relocaliser et en sauver d'autres. Et pour se faire, Montebourg réclama une majorité à l'Assemblé nationale.

De fait, avant de pouvoir légiférer et avant la création d'une ambitieuse banque publique d'investissements, Arnaud Montebourg reste néanmoins fort discret sur ses leviers d'action. Principalement son pouvoir d'incitation et de coordination, l'entregent diplomatique du gouvernement et sa tutelle conjointe avec Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, sur les participations de l'Etat dans une cinquantaine d'entreprises publiques.
A Bercy, la création d'un "cabinet de guerre" est en cours et comprendrait une ...quinzaine de conseillers, plutôt que dix. 

L'un de ces fonctionnaires, le souriant Christophe Bejach, était d'ailleurs propulsé deux heures plus tard, médiateur du dossier Lyondellbasell, une raffinerie de 400 salariés mise sous bulle par l'américain, accusé de n'avoir guère recherché de repreneur. 
Un point mort qui pourrait menacer d'ici à 2016 plus de 5 000 emplois en aval dans la pétrochimie autour de l'étang de Berre. 

Montebourg, brasseur de vents
" Un dossier sur lequel nous n'avons que 20% de chances d'aboutir, admettait le flambant Montebourg, la crête un peu retombée. Mais il serait criminel de ne rien tenter au moment même où la France subit une vague de délocalisations dans le raffinage. "

Le député en campagne fait la part du rêve et des réalités

Montebourg est échaudé. L'éléphant du PS traîne des casseroles, dont, outre celle d'une condamnation pour insulte aux patrons de SeaFrance (lien PaSiDupes) celle du député de Saône-et-Loire et président PS du Conseil Général qui trompa la CGT en s'inclinant sans broncher devant le départ de Dim de sa circonscription... 

Mais les cégétistes de Fralib et de DIM (entreprise française de lingerie, à 40 km d'Autun dans la banlieue de Montceau-les-Mines) ne se connaissent plus. Forcément ! Le fabricant de sous-vêtements a redéployé ses activités industrielles, soit 1 000 salariés sur un effectif total de 1 800 personnes en France, dans des ateliers en ...Roumanie.

En revanche, Arnaud Montebourg s’était dit "réjoui" de l’annonce de la reprise  par un fournisseur de LVMH de l’atelier Lejaby d’Yssingeaux (Haute-Loire), bien que le député n'y ait été pour rien: il avait été négocié par le gouvernement Fillon... Le matamore socialiste s'était pourtant employé à exacerber les inquiétudes et à faire monter la colère sociale, lançant en janvier: "Il y a beaucoup d’argent en France lorsqu’il s’agit de faire des plans de sauvetage et de renflouement du système financier», mais non pour l’industrie." Montebourg , que aurait pu s'appeler "Letoquart" par un caprice de la généalogie,, stigmatisa encore "un gouvernement qui n’a «rien fait» pour empêcher la 'désindustrialisation' du pays."

En février 2012, les 122 salariés de la pépinière Delbard de Malicorne et Commentry en redressement judiciaire avaient interpellé leur député de Saône-et-Loire qui avait souhaité que l'Etat s'engage sur ce dossier. " Je vais appeler le procureur de la République pour connaître sa philosophie sur le dossier. Je vais prendre contact avec le préfet pour que les outils d'intervention économiques se tiennent prêts à une intervention de sauvetage. Si tous les salariés ne sont pas repris, il faut que l'Etat soit présent ". Selon le beau-parleur, l'objectif était on ne pouvait plus simple: que le tribunal de commerce opte pour " un projet le plus durable possible et le plus respectueux des salariés ". 
Quatre mois plus tard, le moment est-il venu ?...

lundi 14 mai 2012

A Fralib, les salariés attendent que Hollande les ré-enchante...

Les salariés de Fralib attendent un "geste fort" de la "gauche molle"



Bernard Thibault (CGT) a fait le voyage le 13 octobre 2011 pour exalter les salariés



Hollande doit passer des promesses de changement à  un "geste fort" 

Les salariés de Fralib ne comprendraient pas, après sa promesse de les défendre, d'être expulsés, comme l'exige Unilever, de l'usine de Gémenos (Bouches-du-Rhône, département socialiste) qu'ils réoccupent depuis vendredi, a-t-on appris lundi de source syndicale.

Bernard Thibault (CGT) avait appelé à voter  Hollande
"La passation de pouvoir [mardi à l'Elysée] est l'occasion de faire un geste fort pour empêcher Unilever de vider l'usine" que sa direction ferme pour manque de compétitivité, a déclaré le délégué du syndicat CGT, Olivier Leberquier.
"On a rencontré Hollande cinq fois pendant la campagne et à chaque fois il a pris l'engagement d'être à nos côtés. Il y a urgence maintenant", a insisté le syndicaliste désenchanté.

La CGT n'a évidemment pas eu de contact direct avec le président-élu, mais des socialistes locaux ont renouvelé  leur soutien -à la légère- depuis la semaine dernière.


Dimanche dans le Parisien, Bruno Witvoët,
 le président d'Unilever France a qualifié l'occupation de l'usine d' "opération commando".

Une audience devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Marseille est prévue 


Elle aura lieu mardi à 14h00 pour obtenir l'expulsion immédiate des salariés, si besoin en faisant appel à la force publique, selon la direction, qui a entamé les préparatifs pour vider l'usine dont le terrain n'appartient pas au groupe.

"On ne comprendrait pas d'avoir les forces de l'ordre en face de nous puisque le nouveau président aura le pouvoir de dire au préfet de ne pas les envoyer", a prévenu le cégétiste local. 

Dans un courrier à la préfecture dimanche, l'union départementale de la CGT a fait part de sa détermination à s'opposer "fermement" à une intervention des forces de l'ordre qui ouvrirait la voie au déménagement de l'entreprise.

La CGT de Bernard Thibault réclame le maintien de l'outil industriel


Il suggère la préemption du terrain et des bâtiments  par les collectivités socialistes locales, et une table-ronde nationale pour mettre en place un projet de reprise de l'activité sur le site de Gémenos, le seul en France à produire les thés Lipton et tisanes de la marque L'Eléphant, et qui est au coeur d'un conflit depuis près de 600 jours.

Sur les 182 initiaux, 103 salariés encore en lutte se voient proposer un nouvel emploi au sein du groupe Unilever, ou un congé de reclassement dans la région, dans le cadre d'un troisième plan de sauvegarde de l'emploi validé par la justice marseillaise le 20 avril, les deux premiers plans proposés par le  groupe Unilever ayant été retoqués, après une campagne de boycottage ciblé des produits de la marque...
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