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mardi 24 avril 2018

Griveaux tente de débaucher des cheminots

Le porte-parole du gouvernement a appelé l'intersyndicale SNCF à "regagner" mercredi la table des négociations

Fébrile, Griveaux les appelle à "utiliser toutes les heures disponibles" 

Négociation gouvernementale : "cause toujours !"
"Demain, c'est le dernier moment où vous allez pouvoir (vous) rencontrer pour fermer ce cycle de discussions", a lancé, mardi 24, le porte-parole sur CNews, à la veille  de la dernière réunion au ministère de la première phase des discussions sur la réforme .
"Je les invite à pouvoir regagner la table. Il reste deux jours, utilisons la totalité des heures disponibles", a-t-il lancé, estimant que les discussions avaient permis jusqu'ici des avancées "sur les modalités d'ouverture à la concurrence" et "sur les garanties sociales".

L'intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT a suspendu jeudi sa participation à la concertation avec la ministre des Transports Elisabeth Borne.
Elle avait demandé - sen vain - à être reçue par Edouard Philippe, "puisque, semble-t-il, c'est lui qui prend toutes les décisions", avait polémiqué Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.
"Ils ne peuvent pas dire qu'elle [Elisabeth Borne] n'a pas de pouvoir d'un côté et contester le fait que nous avancions trop vite de l'autre", a répliqué B. Griveaux.

L'intersyndicale doit se réunir mardi pour étudier la suite du mouvement, dont une prolongation au-delà de juin a été évoquée.

Macron ne négocie pas : sa majorité impose

"La loi a été votée à l'Assemblée nationale (...) avec une majorité écrasante", a insisté le porte-parole. En première lecture, l'Assemblée nationale a adopté  le 17 avril le projet de loi par 454 voix contre 80. Celui-ci doit désormais être examiné par le Sénat.

"Regrettons qu'ils (les syndicats) n'y aillent pas (à la réunion de mercredi), mais il y a d'autres sujets qui seront demain à l'agenda, qui seront les questions par exemple de la dette, du projet de l'entreprise, (...) les conventions de branche", a-t-il également rappelé.

L'Etat s'est engagé à reprendre progressivement, à partir du 1er janvier 2020, une partie "substantielle" de la dette de SNCF Réseau, qui était de 46,6 milliards d'euros fin 2017 et continue de s'alourdir. Au nom de l'Etat, et non pas en celui des Français qui l'ont élue, la majorité présidentielle se prépare à imposer ce nouveau fardeau aux contribuables, soit seulement quelque 50% de Français.

Les dirigeants du groupe public doivent présenter d'ici l'été un "projet stratégique", et la convention collective fait l'objet de négociations entre l'Union des transports publics (UTP) - l'organisation professionnelle du secteur - et les syndicats.

jeudi 24 août 2017

Macron tarde à arbitrer les points clefs de la réforme du travail

Des organisations syndicales révèlent que des points délicats de la réforme restent à trancher

Mercredi, Macron n'avait encore pas pris les décisions délicates sur la réforme du Code du travail
Résultat de recherche d'images pour "loi travail cgt"Les syndicats ont manifesté leur inquiétude à une semaine de la présentation du projet par le gouvernement. Le ministère du Travail lèvera le voile cette semaine, mais sur une partie de sa réforme du Code du travail, avant la présentation officielle de ses ordonnances le 31 août.

Les sujets qui font gronder les syndicats ne sont toujours pas arbitrés, comme la place de la négociation directe dans les entreprises, le plancher des indemnités prud'homales ou la négociation des rémunérations annexes, ont précisé la CFTC et la CFDT à l'issue de leur rencontre avec le cabinet.

"Il y a encore des grands pans sur lesquels on n'a pas de certitude, en particulier tout le pan qui concerne le dialogue social et la négociation dans les entreprises", a grondé Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT.

La CFDT en vient à douter des intentions du gouvernement

Dans la rue et dans l'hémicycle, loi Travail non merci!
Groupe communiste au Sénat, le 20 mai 2016
"Est-ce que la philosophie précise du projet c'est de faire confiance au dialogue social pour permettre aux entreprises et aux salariés d'avoir à la fois plus de souplesse et de sécurité ?" a-t-elle demandé. "Ou est-ce-que la philosophie du projet c'est de libéraliser en renvoyant des choses (...) aux dirigeants d'entreprises ?"

La hausse des indemnités légales de licenciement promise par le gouvernement reste un autre sujet de controverse pour les syndicats : elle ne sera que de 25% et non de 50% comme le réclamait la CFDT.
"Ça ne nous va pas du tout", a ajouté Véronique Descacq qui précise qu'un "niveau ridiculement faible" d'indemnités légales de licenciement pourrait être un casus belli.

Tant d'heures de concertation comptabilisées, pour quels effets ?
Le ministère du Travail laisse encore planer le doute sur la possibilité pour une entreprise de négocier directement avec les salariés sans passer par le délégué syndical ou le mandatement syndical, ce qui n'est aujourd'hui pas autorisé pour les entreprises de plus de 50 salariés.

Les syndicats se divisent : l'ensemble des organisations syndicales s'y opposent, mais certaines comme FO et la CFTC sont toutefois prêtes à autoriser ce dispositif pour les entreprises de moins de 50 salariés.

La CFTC se félicite que les branches aient pu maintenir leur "rôle régulateur", en conservant l'exclusivité de la négociation sociale sur certains thèmes, notamment les contrats courts.

Il n'est toutefois pas encore possible de savoir si les domaines liés à la rémunération annexe, comme le 13e mois ou la prime d'ancienneté, seront ajoutés au pré carré des branches, comme le réclame FO, ou laissés à la négociation en entreprise.

Sur la question des indemnités prud'homales, la CFDT et la CFTC confirment la mise en place d'un plancher et d'un plafond. Le président de la CFTC, Philippe Louis, précise que le juge pourra déroger au barème "dans certains cas".
"Sur cette revendication, on aurait été entendu", dit-il. Il voit d'un bon oeil cette réforme, même s'il attend, lui aussi, les derniers arbitrages : "Si on attendait une réforme où les entreprises pourront faire ce qu'elles veulent en s'affranchissant du dialogue social, je pense que la réforme ne permettra pas ça", a-t-il déclaré.

La CGT a en revanche regretté que des questions importantes n'ont pas été abordées et a contesté la méthode du gouvernement.

Résultat de recherche d'images pour "loi travail cgt"
"Ce n'est pas une méthode de négociation. Ce n'est pas une concertation, contrairement à ce qu'a annoncé le président de la République. On n'est pas du tout dans une rédaction partagée commune, où chacun apporte quelque chose", a déclaré Fabrice Angei, le chef de la délégation
"On est sur une discussion où chacun avance des éléments sur lesquels on ne sait pas exactement ce qui sera retenu a la fin", a-t-il ajouté.

jeudi 29 octobre 2015

Sondage: pas de réformes sans dialogue social

Réformer d'accord, mais en prenant le temps du dialogue et du respect

57% des Français réclament de "laisser le temps au dialogue"

Une grande majorité de Français voudrait du dialogue, quitte à aller moins vite dans le rythme des réformes, selon un sondage Odoxa pour MCI, France Info et Le Parisien/Aujourd'hui-en-France, publié ce jeudi. 

Une alternative... "D'ici à l'élection présidentielle de 2017, souhaitez-vous, l'accélération du rythme des réformes dans le pays, 
La CFDT suit toujours ce gouvernement
quitte à laisser moins de temps au dialogue ou, au contraire, laisser le temps au dialogue, quitte à aller moins vite ?" 57% des personnes interrogées ont répondu "laisser le temps au dialogue", indépendamment du type de réforme, structurelle ou sociétale, et de sujet, chômage, croissance ou dette publique.

Réformes pour l'emploi

Les négociations du DRH d'Air France
avec la CGT, FO et Sud
tournent au lynchage...
"Il y a un an, ils étaient 57% à souhaiter le contraire", souligne Odoxa dans Le Parisien. 42% souhaitent "accélérer le rythme des reformes".
"Ce sont davantage les sympathisants de la gauche (62%, contre 50% pour ceux de la droite) qui plaident pour qu'on mette le holà aux réformes", précise le quotidien.
Pour "mener des réformes économiques et sociales efficaces en termes d'emploi": 70% des sondés "font le plus confiance à la négociation entre les syndicats et le patronat". Seulement 27% ont eux plus confiance "à l'Etat et aule Parlement".

Contestation sociale

Enfin, 83% des personnes interrogées voient "dans les troubles causés par les taxis en juin, les agriculteurs en juillet, et ceux déclenchés par l'annonce de nouvelles suppressions de postes chez Air France, le signe d'un dialogue social qui se dégrade".
Pour seulement 16% des sondés, ce sont "des cas isolés qui ne sont pas représentatifs de l'évolution du dialogue social dans notre pays".

Sondage réalisé auprès d'un échantillon de 1.000 personnes, âgées de 18 ans et plus, interrogées par internet les 22 et 23 octobre, selon la méthode des quotas.



La loi Rebsamen sur le dialogue social 

Après 16 mois au ministère du Travail, François Rebsamen laisse une loi qui porte son nom, une réforme du dialogue social simplifiant les règles dans les entreprises, qui constitue selon lui "un levier de performance économique et sociale". Une gageure aussi, après le parcours chaotique de la loi Macron, imposée sans vote parlementaire, grâce à l'article 49-3 de la Constitution. 
Adopté fin juillet, le texte offre une représentation aux 4,6 millions de salariés des très petites entreprises (TPE, moins de 11 salariés), permet de regrouper des instances ou encore de sécuriser le régime des intermittents du spectacle. 

Rebsamen, un modèle de maîtrise du dialogue social... 
Il a accumulé les couacs. Comme lorsqu'il a fait retirer un entretien publié par un magazine bourguignon dans lequel ce ministre socialiste affirmait "se battre depuis longtemps pour une vision libérale de l'économie".
Ou quand il assura que le gouvernement allongera la durée de cotisation pour la retraite "s'il le faut", avant d'être aussitôt démenti.
Il a aussi provoqué un tollé en appelant à renforcer le contrôle des chômeurs et à sanctionner les fraudeurs. Des propos qui aboutiront quelques mois plus tard à la mise en place à Pôle emploi d'un nouveau dispositif de contrôle de la recherche d'emploi. 
Parmi les mots maladroits, citons aussi le qualificatif de "petit syndicaliste" attribué au patron du Medef, Pierre Gattaz, accusé de "nuire à l'image de l'entreprise" avec ses "postures". Le ministre du Travail présentera ses excuses... aux syndicats ouvriers !

samedi 22 février 2014

Municipales 2014: la négociation entre Diouf et le Modem fait plouf dans le Vieux-Port

Le MoDem a rompu les discussions avec Pape Diouf
Municipales à Marseille: le Modem et Pape Diouf ne discutent plus
"Nous avons mis un terme aux discussions samedi soir, après avoir fait le constat que nous n'étions pas dans la même logique de rassemblement. Il n'y aura pas de mariage", a déclaré le secrétaire général adjoint du parti centriste. Pape Diouf, ex-journaliste à L'Humanité, ancien président éphémère de l'OM est en effet candidat de division à la mairie de Marseille, avec lequel le MoDem avait envisagé une liste commune. 
"Il n'y aura pas de mariage, mais il n'y a pas d'animosité. Je lui souhaite bonne chance", a déclaré Christophe Madrolle, secrétaire général adjoint du parti centriste et élu communautaire à Marseille, confirmant une information du quotidien La Provence

C'est fini. Après avoir envisagé une liste commune, le MoDem a annoncé ce dimanche une rupture des discussions  avec Diouf. Il ne reste plus au cheval de Troie du PS qu'à se rallier à Mennucci dès le premier tour... 


Diouf a-t-il seulement un programme? Sur le fond du déroulement de la campagne, sur le positionnement au second tour, tout est flou. Nous pensons que la candidature de Pape Diouf devient une simple candidature de témoignage qui ne représente pas grand chose", a ajouté Madrolle, estimant que la "dimension groupusculaire citoyenne prend le pas sur le reste"
Classé à gauche, l'ancien président de l'OM a annoncé officiellement sa candidature le 3 février, assurant vouloir "changer la donne" à Marseille et promettant un collectif citoyen "tournant le dos à toute démarche politique". 

"Où sont, dans ce rassemblement, les forces économiques et culturelles de la ville' ?
Où sont ceux et celles qui font réellement Marseille'", demande encore le responsable du MoDem, alors que Pape Diouf doit présenter ses listes lundi.

Un sondage Ifop pour 20 Minutes et i-télé rendu public le 9 février ne le crédite que de 4% des intentions de vote. 
Le maire sortant Jean-Claude Gaudin (UMP) est par ailleurs donné gagnant au second tour.