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dimanche 8 décembre 2019

A l’Assemblée nationale, la majorité LREM continue de se défaire

Gilles Le Gendre ne tient plus ses troupes

A mi-chemin de la législature, le groupe LREM a perdu dix sièges.
Et il n’est pas exclu qu’il en perde encore dans les semaines à venir...
La députée de la Sarthe Pascale Fontenel-Personne a annoncé sa mise en retrait du groupe LREM à l’Assemblée. "La gestion départementale de La République en marche est calamiteuse et dénuée d’ambition", a critiqué l’élue vendredi 29 novembre, devenant ainsi la septième à annoncer son départ ou sa mise en retrait du groupe au cours de l’année 2019.

A l’exception d’Isabelle Muller-Quoy, dont l’élection a été invalidée par le Conseil constitutionnel, de deux exclusions (Agnès Thill et Sébastien Nadot), la plupart des sortants ont quitté le groupe parlementaire en raison de fortes divergences sur le fonctionnement du parti et sur les choix politiques faits par l’exécutif et donc par le groupe LREM à l’Assemblée.

L’analyse (en octobre 2019) : lente contraction du groupe LREM 

Ainsi, la majorité qui comptait 313 députés à la fin de l’été 2017, ne dispose désormais que de 303 élus : elle ne dispose plus que d'une marge de 14 députés. 289 députés est le seuil  au-dessous duquel le groupe La République en marche perd son autonomie pour faire adopter les projets de loi du gouvernement. Il est désormais exposé au vent de la révolte en cas de faux-pas de l'exécutif ou de ses garde-chiourmes.

Liste des départs du groupe présidentiel à l’Assemblée nationale
29 novembre 2019 - Pascale Fontenel-Personne annonce son départ. 
Députée de la 3e circonscription de la Sarthe, elle n'est plus qu'apparentée au groupe LREM  après d'importants différends.

13 novembre 2019 -
Jennifer de Temmerman claque la porte.
Elle était députée de la majorité dans la 15e circonscription du Nord. 

9 septembre 2019 · Albane Gaillot quitte LREM
La députée de la 11e circonscription du Val-de-Marne s’est mise en retrait du groupe LREM : suite à des divergences profondes et répétées, elle est désormais apparentée.

26 juin 2019 · Agnès Thill est exclue : après ses propos controversés sur la PMA, la députée de la 2e circonscription de l’Oise est chassée du groupe et du  parti présidentiels.

11 juin 2019 · Sandrine Josso ne se reconnaît plus dans LREM et la députée de la 7e circonscription de la Loire-Atlantique en démissionne.

7 juin 2019 · Aina Kuric quitte LREM : la députée de la 2e circonscription de la Marne s’est mise en retrait du groupe LREM tout en devenant apparentée.

6 février 2019 · Matthieu Orphelin, député de la 1re circonscripotion du Maine-et-Loire et proche de Nicolas Hulot, démissionne avec fracas, signant la fracture de la majorité présidentielle.

29 décembre 2018 · Joachim Son-Forget, député de la 6e circonscription des Français établis hors de France, se retire volontairement, suite à des dérapages jugés sexistes contre la sénatrice Esther Benbassa sur Twitter.

20 décembre 2018 · Sébastien Nadot se fait exclure. Le député de la 10e circonscription de Haute-Garonne s'était dressé contre le pouvoir pour que le droit humanitaire international soit respecté au Yemen, s’opposant notamment à la vente d'armes françaises à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, qui pourraient être utilisées contre les populations civiles yéménites. C'est suite à un voté contre le budget 2019 que LREM l'a viré. 

18 octobre 2018 · François-Michel Lambert, député de la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône. Membre de l'équipe de campagne de Jean-Luc Bennahmias à la primaire citoyenne de 2017, puis soutien de Macron au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, ce député franco-cubain du MoDem fut élu avec le soutien de La République en marche (LREM). En octobre 2018, il le quitte pour le nouveau groupe Libertés et territoires (notamment des personnalités du Mouvement radical (MR), ainsi que des élus nationalistes corses.). Depuis 2018, ce proche de François de Rugy - Cuba est éleveur de homard - est par ailleurs porte-parole de l'Union des démocrates et des écologistes, centre-gauche,  présidée par Jean-Vincent Placé.

17 octobre 2018 · Paul Molac démissionne. Député de la 4e circonscription du Morbihan élu avec le soutien du Parti socialiste (PS) et d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), la même année, il a rejoint le nouveau groupe Libertés et territoires présidé par Philippe Vigier.

3 octobre 2018 · L'ancien premier ministre socialiste de Hollande, Manuel Valls, est contraint au retrait de LREM. Le député franco-espagnol de la 1e circonscription de l’Essonne et ancien maire d'Evry alla tenter l'aventure à Barcelone qui le refoula.

16 septembre 2018 · Frédérique Dumas quitte avec fracas LREM pour le groupe UAI (UDI, Agir et indépendants) présidé par Jean-Christophe Lagarde (UDI). Députée de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine élue avec le soutien de LREM, elle est alors la deuxième - après Jean-Michel Clément - à quitter le groupe de la majorité présidentielle, invoquant des divergences politiques, notamment sur le manque d'ambition de la politique culturelle de l'exécutif. Franck Riester, un temps président d'Agir!, acceptera, quant à lui, d'entrer au gouvernement...

22 avril 2018 · Jean-Michel Clément est démissionnaire. Le député de la 3e circonscription de la Vienne était entré en opposition au projet de loi sur l’asile et l’immigration. Il a rejoint le parti Place publique, lancé fin 2018 par plusieurs personnalités, dont Raphaël Glucksmann, fils du philosophe André Glucksmann, un ex-militant maoïste de la Gauche prolétarienne reconverti dans le libéralisme atlantiste, et tête de liste aux Européennes, ainsi que l'économiste Thomas Porcher et l'hystérique Claire Nouvian, lesquels ont depuis démissionné.

16 novembre 2017 · Isabelle Muller-Quoy, juriste dont l'élection fut pourtant invalidée. Cette députée de la 1re circonscription du Val-d’Oise est maître de conférences en... droit public à l'université... d'Amiens.

5 septembre 2017 · Mjid El Guerrab est contraint au retrait : ce député de la 9e circonscription des Français établis hors de France a rejoint le groupe Libertés et territoires qui l'a accepté malgré sa mise en examen pour "violences volontaires avec arme". En janvier 2019, il est nommé à la commission d'enquête parlementaire sur les violences attribuées aux groupuscules d'extrême droite...


mercredi 12 juin 2019

Démissions en bloc: quand une centaine de "marcheurs" quitta LREM, dès le congrès de 2017

Il leur a suffi de six mois pour faire le tour du parti présidentiel

En novembre 2017, une centaine de "marcheurs" a quitté en marche le mouvement

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Une enseignante et citoyenne engagée dans défense des droits de l'Homme et la lutte anti-corruption, mais qui n'a pas l'heur de plaire à LREM, donc à 'Libération'...

"La République en Marche est tout sauf bienveillante et empathique", font alors savoir, dans une tribune dite des "100 démocrates", comme ils se sont surnommés (adhérents, élus, animateurs de comités locaux ou référents issus de toute la France) qu'ils dénoncent le manque de démocratie du mouvement présidentiel et annoncent leur départ de La République en marche!  à la veille du congrès du mouvement, prévu samedi 18 novembre à Lyon.  Parmi ces élus figurent Tiphaine Beaulieu, présidente de la confédération finistérienne des Marcheurs de la République, qui avait déjà, en juin dernier, co-fondé le "Collectif des Marcheurs en Colère" qui souhaitait des changements au sein du parti, mais en vain, et Emmanuel Drouin, élu municipal de Segré (Maine-et-Loire).


Les "100 démocrates" n'ont pas tardé à comprendre leur douleur


Extrait de la tribune des "100 démocrates" déçus de LREM 
Les démissionnaires dénoncent des méthodes de l'ancien monde 
Contrairement à ce qui se passe dans d’autres partis, les 380.000 adhérents de LREM n'ont pas le droit de voter. C'est un collège d’élus, de ministres, de cadres et 200 militants tirés au sort qui ont désigner les dirigeants. 
Et le postulant au poste de délégué général est un candidat unique, celui de l'Elysée, Christophe Castaner, alors porte-parole du gouvernement.


Les démocrates déplorent aussi le culte de la personnalité autour d’Emmanuel Macron. Ils ne se sentaient donc pas à leur place à LREM, avec la démonstration que leur avis ne compte pas. Ils ont choisi la veille du congrès de LREM à Lyon, pour quitter en bloc le mouvement. Un huissier apportera leurs lettres de démission au siège du parti vendredi 17 novembre.

Le parti-pris de Libération en avait estomaqué plus d'un.
Et ce n'est évidemment pas Joffrin ! "Coup de pub opportuniste ? s'interrogea la bande à Mouchard-Joffrin. Comme pour apporter de l’eau au moulin de tous ceux (nombreux) qui, au sein [et d'un] de La République en marche, dénoncent le manque de démocratie interne, une tribune de marcheurs, relayée par France Info, éreinte l' "autocratie" à l’œuvre au sein [et de deux !] du mouvement et un "mode d’organisation digne de l’ancien régime" qui devrait porter au terme d’un quasi-plébiscite l’actuel porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, à sa tête. 
Garantie de buzz, sous une signature unique, poursuit Libération, "histoire d’éviter de cautionner la refondation d’un parti qui "nie avec arrogance et mépris l’intelligence du peuple". A boire et à manger donc dans ce compte-rendu par le journal de gauche passé aux mains de l'homme d'affaires Patrick Drahi, propriétaire du groupe Altice France qui détient aussi SFR, L'Express et BFMTV : une garantie de pluralisme et de démocratie ?

Libération leur a fait un procès médiatique.
Le hic, c’est que même en colère, ces marcheurs préservent avec (trop) grand soin leur anonymat. - C'est la presse jalouse du "secret des sources" dont elle bénéficie qui le dit ! -  A lire la tribune, la signature générique – «cent démocrates» – recouvrirait [notons au passage l'emploi du conditionnel suspicieux] une palette «d’humanistes, étudiants, ouvriers, universitaires, médecins, enseignants, travailleurs sociaux retraités…» sans plus de précisions. L’initiatrice du brûlot n’a pourtant pas tardé à tomber le masque [sic]: il s’agit de Tiphaine Beaulieu, porte-drapeau du collectif des Marcheurs en colère, devenu Confédération des marcheurs de la République. Une marcheuse très connue au QG de LREM : dès la campagne législative, la Finistérienne avait commencé à donner de la voix, dénonçant alors «les comportements de certains représentants de La République en marche». Directement visé : l’actuel chef de file des députés En marche et élu socialiste du Finistère, Richard Ferrand, alors en pleine tourmente politico-judiciaire. N'avait-elle donc pas des motifs d'inquiétude ?
Libération poursuit son fétide procès à charge contre les 100 démocrates.
"Jeudi, elle a été convoquée devant la toute nouvelle commission des conflits pour répondre de ses actes et paroles, faute de quoi la porte de sortie lui était ouverte. «Elle ne s’est pas présentée, indiquait-on au siège ce mardi. On va lui adresser aujourd’hui son exclusion par courrier.» Tiphaine Beaulieu a devancé la sanction avec fracas, commente Libération. Et profité de la fenêtre médiatique offerte pour annoncer la création d’un «nouveau mouvement citoyen avant fin décembre». Non sans à-propos." Un "à-propos" légitime en démocratie, hors les murs de Libé, deuxième quotidien le plus subventionné e, 2019 par le ministère de la Culture (aux mains d'Agir!,  en la personne de son ministre, Franck Riester), soit 5.913.419 euros versés par le contribuable.
Petit rappel édifiant sur le respect dû à LREM aux adversaires
Lorsqu'en septembre 2017, le député LREM élu de la 9e circonscription des Français de l'étranger, M'jid El Guerrab, avait "violemment agressé" ["agresser" n'est pas "violent" en soi !] à coups de casque le responsable socialiste Boris Faure lors d'une altercation à Paris, et après que le député M'jid El Guerrab a démissionné du parti La République en marche (LREM), Richard Ferrand avait assuré à son propos qu'il vaut mieux "qu'il se mette en retrait", et qu'il soit "face à sa conscience" et "ses électeurs". Sans l'appeler explicitement à démissionner.Parce qu'élu du Maghreb et d'Afrique de l'Ouest ?

Quant aux 72 maires de la droite et du centre qui ont participé à une opération de com' pro-Macron - largement diffusée par la presse aux ordres (cf. ci-dessus, notamment) -, ce sont des orléanistes (notamment juppéistes ou adhérents d' "Agir!", moins de vingt parlementaires, les deux chambres réunies, qui ne se plaignent pas de leur asservissement à LREM: ils y ont consenti...) qui, - pour une quarantaine d'entre eux - avaient déjà officialisé leur départ depuis plusieurs semaines: leur tribune constitue donc un non-événement destiné à masquer les difficultés internes à LREM.
Ce qui interpelle c'est que les 72 négligent la mise en garde des '100 démocrates'.
Car ils ont été prévenu d'une absence de dialogue. Et les 100 ont été clairs en  rapportant "le mépris et l'arrogance qu'ils ont essuyés, les menaces ou les tentatives d'intimidation" qui ont découlé de leurs tentatives de communication.


lundi 11 mars 2019

PMA : les lobbies féministes et LGBT veulent la tête d'une députée LREM

Legendre et Guérini, prêts à leur offrir sur un plateau

Une vingtaine de député(e)s LREM réclament l'exclusion d'Agnès Thill
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Sa parole sur la procréation médicalement assistée (PMA) n'est pas libre dans le parti du président.
Plusieurs cadres du parti La République en marche, dont son patron
Stanislas Guerini et le chef de file des députés du groupe majoritaire Gilles Le Gendre, qui craignent que des électrices les abandonnent, avaient déjà pris leurs distances avec les propos de l'élue macronienne, dénonçant des opinions "contraires" aux engagements du mouvement.

"Si nous connaissons tous l'opposition d'Agnès Thill à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes, et nous respectons ses convictions, bien que nous ne les partagions pas, le débat politique ne doit en aucun cas être nourri d'insultes ni de théories complotistes". Telle est la teneur du courrier adressé au président de LREM et co-signé par une vingtaine de députés LREM, qui dénoncent la "sortie" de leur collègue Agnès Thill, à propos du rapport de la mission de l'Assemblée nationale sur la bioéthique.


Agnès Thill, députée La République en marche de l’Oise, en mai 2017.
Cette dernière avait publiquement affiché son opposition à l'extension de la PMA, jugeant que ce rapport a franchi une "ligne rouge" dans certaines de ses recommandations, et affirmant notamment que "l'absence de genre dans le mot parent favorise l'éclosion d'écoles coraniques".

Suite à cette observation, trente députés LRM – dont l'hystérique Aurélien Taché (Val-d’Oise)  le tristement célèbre pour ses multiples condamnations  de ses collègues, comme de l'exécutif, ou l’ex-ministre et ex-socialiste Stéphane Travert (Manche) – ont envoyé un courrier au patron du groupe macronien au Palais-Bourbon, Gilles Le Gendre pour lui demander une "réponse de fermeté " face à des propos ..."racistes".

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a condamné, mardi 22 janvier, les paroles "inacceptables et méprisantes" de l’élue. La veille, dans un entretien vidéo avec Oise Hebdo, la députée a comparé "la souffrance des femmes seules" qui souhaitent une PMA à celle des "drogués". "Ça suffit", a violemment réagi B. Griveaux, soulignant que "ces mots blessent des familles et viennent nourrir tous les préjugés ignobles". Interrogée par Le Monde, Agnès Thill ne se montre aucunement impressionnée par la condamnation du Robespierre du gouvernement. "Ce que j’ai fait est une métaphore. C’est courant. Tous ceux qui s’expriment ont eu des métaphores ou des propos maladroits, lui le premier", rétorque-t-elle, en s’étonnant de n’avoir eu "aucune réponse" à ses propos sur le fond. Avant d’affirmer : "Je défie quiconque de montrer que mes propos sont homophobes, islamophobes, xénophobes ou je ne sais quoi. Tout ce dont on m’accuse est faux."

"Délires [sic] islamophobes, homophobes et paranoïaques"

Rappelant à Gilles Legendre qu'Agnès Thill avait déjà fait l'objet d'un avertissement "l'automne dernier", les signataires de la lettre font pression sur leur chef de file en faveur d'une "réponse de fermeté" qui sera donnée à leur collègue.

"Nous ne pouvons tolérer les délires islamophobes, homophobes et paranoïaques d'Agnès Thill", estiment-ils, réclamant l'exclusion de la députée de l'Oise. Cette dernière a répondu via Twitter, appelant à "débattre sur le fond" plutôt que "démolir sa collègue sur une phrase sans contexte".




Le parti du président se vide de son sang
Sachant que deux députés ont été invités à présenter leur démission (M'Jid El Guerrab, lien PaSiDupes, et Joachim Son-Forgetlien PaSiDupes) et que déjà une cinquantaine profiteront des municipales pour se sortir du guêpier de l'Assemblée nationale, une éventuelle exclusion d'un député En Marche confirmerait la tendance au mal-être et à la fuite
En décembre, le député Sébastien Nadot avait été le premier "marcheur" exclu du groupe LREM, pour avoir voté contre le budget 2019. Il avait été convoqué au préalable pour s'expliquer. Le groupe LREM compte actuellement 307 membres.

Le point de vue que LREM ne tolère pas dans ses rangs

Dans une lettre de neuf pages, Agnès Thill, députée LREM, détaille ses critiques envers le rapport de la mission bioéthique, dont elle est membre.  
Investie sur les questions de bioéthique, la députée Agnès Thill, 54 ans, catholique pratiquante, fait figure d’exception dans un groupe largement favorable à l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules.

Mardi 15 janvier, cette femme de convictions a voté contre l’adoption du rapport final qui a tout de même été largement avalisé. Deux jours plus tard, l’élue a tenu à adresser à l’ensemble des députés une lettre de neuf pages pour justifier son vote. 

"L’absence de sens de genre dans le mot parent favorise l’éclosion d’écoles coraniques"
Parmi la quinzaine d’objections, l’une d’entre elles a particulièrement retenu l’attention des parlementaires et provoqué une réaction politiquement correcte à gauche. Marquant son opposition à l’acceptation du concept de "parent d’intention", la députée écrit : "Le parent d’intention permet la multiplication des parents; le mot parent n’a alors plus aucun sens. Il en découle politiquement que cette absence de sens de genre dans le mot parent favorise l’éclosion d’écoles coraniques et le départ de nos élèves vers celles-ci." La mouvance islamique n'a pas eu à protester, les élus LREM l'ont fait à sa place...

Dans le paragraphe suivant, elle souligne que "nos amis musulmans" sont "opposés à cet éloignement progressif des concepts de père-mère, homme-femme" et qu’ils "ne vont pas dans la rue ni dans les urnes pour exprimer leur conception. Mais ils vivent en créant un monde parallèle dans la République".

Une conviction condamnée par des députés de la majorité.
Plusieurs députés LREM, notamment issus des rangs du PS, ont crié à l’homophobie et à l’islamophobie. "Marre qu’une députée LREM puisse prononcer des propos homophobes et islamophobes aussi librement [sic]… Le courrier, reçu par mes collègues et moi-même, est un tapis de prières sottises qui stigmatise inutilement deux minorités. En France, il n’y a pas de "parallèle" à la République ", s’est insurgée sur Twitter la députée de la majorité Laurence Vanceunebrock-Mialon, mère biologique d'une fille qu'elle a eue par procréation médicalement assistée en Belgique .
Son collègue Aurélien Taché est allé plus loin - évidemment -  en appelant à exclure "sans plus attendre" Agnès Thill du groupe.

La députée mise en croix réfute les accusations. 
Par école coranique, elle explique qu'elle fait référence aux "écoles hors contrat " d'obédience au Coran. "Ce n’est rien d’autre qu’un constat, à partir d’un exemple que j’ai eu au cours de ma carrière", justifie l’élue, ancienne directrice d’école, qui raconte avoir vu en 2014, en plein débat sur la théorie du genre, plusieurs familles d’origine musulmane retirer leurs enfants de son école.

"Je ne veux pas que mon nom soit associé à l’éviction des pères".
Agnès Thill déplore que son argumentaire de neuf pages soit réduit à cette polémique. "C’est le reste qui est le plus important : les femmes seules, le fait de donner la vie après la mort, le remboursement par la sécurité sociale qui serait possible…" La députée dénonce un rapport "orienté dans un seul sens" qui ne "reflète pas le contenu des auditions".

Certaines recommandations correspondent pour elle au "franchissement d’une ligne rouge".
L'élue précise partager "bon nombre de propositions" et, sensible à la question de la précarité affective et financière des familles monoparentales, la députée souligne un paradoxe : celui de reconnaître les difficultés des mères seules, tout en "acceptant qu’elles aient accès à la PMA".

La députée Thill mène un débat national...

Dans sa lettre, Agnès Thill fait le choix de poser des questions qui suscitent la réflexion 
"Sachant que nous manquons de gamètes, à qui donnerons-nous la priorité et comment ?"
"A propos du consentement, l’enfant est-il consentant pour ne pas avoir de père ?"
"Est-ce à la médecine de répondre à un désir sociétal ?"

Les signataires de la lettre demandant la tête de leur collègue se sont-ils identifiés auprès de leurs électeurs?


LREM: une cinquantaine de députés en a ras la casquette

Ils ne voudraient surtout pas se représenter aux élections législatives de 2022 

Des erreurs de recrutement et des électeurs abusés

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La majorité présidentielle à l'Assemblée rencontre des problèmes avec certains de ses élus. Entre 40 et 60 députés La République en marche seraient des erreurs de recrutement à l'Assemblée, confirme Le Journal du dimanche et une cinquantaine d'entre eux n'en peuvent plus. 
Alors que huit députés ont quitté La République en marche depuis le mois de juin 2017, d'autres ne seraient tout simplement pas à leur place et chercheraient à quitter la politique.Après plus d'un an et demi de mandat, certains s'interrogent sur les raisons de leur candidature qui les ont conduits dans cette galère et la qualité de leur recrutement par le groupe en vue des élections législatives de juin 2017. 

Il n'a eu que de "quelques mois pour aller chercher les candidats"explique un ancien membre de la Commission nationale d'investiture, parfois des novices en politique, souvent inconnus qui n'auraient pas dû. 
Cette CNI était présidée par Jean-Paul Delevoye, un ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin et des élus du Parti socialiste. Ainsi, Anne Emery-Dumas, sénatrice (PS) de la Nièvre est du nombre. Jean Launay, député élu dans le Lot, est lui aussi encarté au Parti socialiste. François Patriat, sénateur élu dans la Côte-d'Or, est aussi membre de la principal composante de l'actuelle majorité. Il fait partie des suppléants désignés auprès de la commission.On remarque encore une personnalité politique: Christine de Veyrac, une ex-député européenne, qui fut membre de l'UDI. En-dehors de ces personnalités politiques, on note aussi la présence de Catherine Barbaroux, ancienne présidente de l'ADIE, association française de micro-crédit, qui intègre également l'ensemble. Elle a été déléguée générale à l'emploi et à la formation professionnelle. A ce titre, elle a travaillé auparavant avec Martine Aubry, Elisabeth Guigou, François Fillon et Jean-Louis Borloo. 
Résultat, deux députés ont été priés de quitter le groupe : M'Jid El Guerrab, dès le mois de septembre 2017 (lien PaSiDupes), accusé d'avoir frappé un élu socialiste avec son casque et Joachim Son-Forget, poussé vers la sortie après une nuit de messages délirants postés sur Twitter (lien PaSiDupes).

Certains députés reconnaissent ne pas être faits pour le job 

Depuis le début de leur mandat, six députés ont claqué la porte de La République en marche à cause d'incompatibilités politiques, rappelle Le Journal du dimanche. Des départs que minimise Gilles Le Gendre, chef de file de La République en marche à l'Assemblée nationale : "Depuis le début, certains nous lançaient des signaux sur le fait que leur participation à la vie collective leur pesait," raconte-t-il.

Si la dizaine de départs, forcés ou volontaires, donnent une mauvaise image du parti,
certains, parmi ceux qui restent, ne font pas non plus bonne figure. 
Cité par le JDD, un proche du groupe estime qu'entre 40 et 60 députés marcheurs "sont... perdus, pas bons. Ils font des trucs mais ils brassent de l'air". Des élus qui ne seraient pas heureux dans l'hémicycle, qui "subissent les textes" et se contentent de "faire acte de présence", confie un député. Pas de quoi s'inquiéter pour Gilles Le Gendre, qui évoque au magazine des "vagues" de découragement car la "mission est exigeante". "Les députés sont comme tout le monde, ils peuvent connaître des hauts et des bas", banalise-t-il.

Pourtant, ce mal-être serait au point qu'une cinquantaine d'entre eux songeraient à ne pas se représenter en 2022, voire à profiter des élections municipales de 2020 pour s'échapper, une bonne fois pour toute, de l'hémicycle. Gilles Legendre a réagi auprès de nos confrères du Point : "C'est une invention, avec deux citations, vous faites un papier. Je ne connais pas ces 40 députés dont il est question".

lundi 23 juillet 2018

Benallagate: Macron-Frankenstein renie sa créature

"Il n’y aura pas d’impunité", assure Macron

Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, doit être auditionné ce lundi 23 juillet par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. 

Le fantôme du président de la République se mure dans son blockhaus de l'Elysée, empêtré dans le scandale de l’affaire Benalla, mais reçoit les hauts personnages de l'Etat qu'il a impliqués dans l'affaire de violences physiques et de privilèges qui s'abat sur son couple avec Benalla, son garde du corps. Selon Le Parisien, l'ex-maître des horloges a reçu dimanche soir, dans le plus grand secret, le Premier ministre, Edouard Philippe, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement, Bruno Roger-Petit, et le patron de LREM, Christophe Castaner, pour trouver une issue à la crise politique la plus grave depuis le début de son quinquennat. 

Macron a reconnu "des dysfonctionnements à l’Elysée"
dont il est pourtant le chef

"On est dans le flou"
Face à ce qu’un ancien Premier ministre décrit comme "une catastrophe généralisée", le chef de l’Etat a, selon son entourage, demandé de "mener une réorganisation pour éviter qu’un tel dysfonctionnement se reproduise".  La faute à l'organigramme ?

Le président aux abois juge "inacceptables" les faits reprochés à Alexandre Benalla. Il ne craint pas toutefois d'assurer qu' "il n’y a pas eu et qu’il n’y aura pas d’impunité". Des paroles tenues à huis-clos qui ne peuvent suffire sans doute à faire retomber la colère de l'opposition entière, de gauche comme de droite et apaiser un parti présidentiel hagard. 
"Qu’il parle ou pas, ça lui sera de toute façon reproché", gémit la députée LREM Olivia Grégoire, accablée par les révélations du régime  très spécial accordé au jeune ex-sergent de 26 ans fait lieutenant-colonel de la réserve citoyenne à 10.000 euros mensuels, avec logement de fonction dans une annexe de l'Elysée et voiture avec chauffeur. Un couac? Une bavure? Que dis-je un scandale d'Etat !
 "Il y a une enquête judiciaire en cours et le principe de séparation de pouvoir entre l’exécutif et le législatif s’impose. S’il venait à parler, je vois déjà Mélenchon dénoncer une tentative d’instrumentalisation de la justice !" argue pourtant Olivia Grégoire, une juppéiste qui fut chargée de mission auprès du Premier ministre Raffarin (2002-2005), et ex-collaboratrice de Xavier Bertrand, alors ministre des Affaires sociales (2005-2007).

Le gouvernement fait le dos rond et attend la fin de la tempête.
"L’enchaînement des événements reste trop mouvant pour que sa parole soit décisive," abonde la presse à propos de Macron, à l’instar de la majorité LREM à l’Assemblée, tenue au silence depuis vendredi et laissée "dans le flou".
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Macron est-il un Frankenstein, ou Prométhée moderne,
créateur du monstre de son "monde nouveau" ?
"On est écœurés par ce lynchage médiatique d’un jeune homme de 26 ans…", aurait osé tenter un proche - mais anonyme - du président de la République. L'aimable "jeune homme de 26 ans" est surpris en action ci-dessus... L'anonyme s'est-il interrogé sur le degré de dangerosité d'un schizophrène tel que Benalla pour ...le chef de l'Etat ? Voilà un sujet de réflexion recevable dans l'hypothèse où l'Elysée voudrait soustraire le favori à la justice...

Alors, qui est le lampiste sur qui s’abattront les sanctions jupitériennes ? Bien qu'il soit celui qui ne pouvait rien ignorer, 
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un ministre d'Etat comme Gérard Collomb peut-il servir de fusible à Macron ? 
Dans le viseur, le directeur du cabinet du chef de l’Etat, Patrick Strzoda, ainsi que le pensionnaire de l’hôtel de Beauvau, Gérard Collomb.

L'Elysée couvre les violences d'Alexandre Benalla : vers un scandale d’Etat ?
Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet d'Emmanuel Macron et proche de ce dernier, apparaît dans une vidéo dans laquelle il commet des violences intolérables, tout en usurpant des signes réservés à la police, usurpation réitérée sur d'autres vidéos et photos des manifestations du 1er mai dernier.
Ce conseiller est filmé avec un brassard de la police nationale lors des manifestations du 1er mai, puis avec un casque de CRS étranglant un homme à terre pendant une manifestation ou bousculant une jeune femme place de la Contrescarpe.
Le quotidien Le Monde indique qu'Emmanuel Macron a été personnellement mis au courant de ces méfaits. Or, non seulement cette affaire a été sciemment dissimulée à l'opinion publique mais aucun signalement n'a été fait à la justice en contradiction avec l'article 40 du Code de Procédure Pénale. En effet, tout serviteur de l'Etat doit avertir le procureur de la République s'il a connaissance d'un délit ou d'un crime. 
Contrairement à ce qu’affirme l’Elysée, Alexandre Benalla continue de travailler pour M. Macron puisqu’il était présent le 1er juillet pour l’entrée au Panthéon de Simone Veil ainsi que dans le car des Bleus lundi sur les Champs-Élysées. L'Élysée n'a pas renvoyé M. Benalla, puni d'une simple mise à pied de 15 jours? alors qu'un autre collaborateur, Vincent Crase, employé de la République En Marche, a vu sa collaboration avec la Présidence de la République prendre fin suite aux faits.
La dissimulation par l’Elysée de ces faits depuis le 1er mai, les 15 jours de mise à pied, fausse sanction, compte tenu de la gravité des faits et l’absence d’intervention judiciaire révèlent le rôle trouble du cabinet de M. Macron, voire d’une mission commandée par l’exécutif.
En effet, alors que le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron avait prétendu que M. Benalla avait une autorisation d'être présent en tant qu'observateur parmi les forces de l'ordre lors de la manifestation du 1er mai, la Garde des Sceaux Nicole Belloubet vient d'indiquer ce jeudi matin devant l'Assemblée Nationale que cette autorisation n'avait jamais existé.

L'Elysée a-t-il donné une mission à M. Benalla au mépris de l'Etat de Droit ? Se croit-on tout permis à l'Élysée, outrepassant les règles du Ministère de l'Intérieur et du Ministère de la Justice ?
Cette nouvelle affaire révèle l'esprit de caste du nouveau pouvoir organisé par Emmanuel Macron, qui se croit au dessus des lois et des Français. La République En Marche n’en est pas à son coup d’essai, après les violences du Député M'Jid El Guerrab qui avait asséné des coups de casques au premier secrétaire de la fédération socialiste des Français de l’étranger [Boris Faure].

Monsieur Macron doit à présent répondre à trois questions :
1. Pourquoi de véritables sanctions n’ont-elles pas été prises ?
2. Pourquoi Alexandre Benalla travaille-t-il toujours pour l’Elysée ?
3. Et surtout, quelle était la mission de son proche conseiller lors de cette manifestation ?
Nicolas Dupont-Aignan
Député de l’Essonne
Président de Debout la France

 

vendredi 8 septembre 2017

LREM : le député El Guerrab, mis en examen pour agression, intègre pourtant la commission de la défense de l’Assemblée

Rien d'impossible au député de la majorité présidentielle M’jid El Guerrab à l’Assemblée 

Une semaine après qu'il a frappé le responsable socialiste Boris Faure, le franco-marocain est fait membre de la commission de la Défense...

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Député "face à sa conscience"
Le député M’jid El Guerrab, mis en examen pour "violences volontaires avec arme" pour avoir frappé un socialiste à grands coups de casque a été admis à la commission de la ...Défense de l’Assemblée présidée par François de Rugy, selon le Journal officiel du vendredi 8 septembre. 
Le député frappeur est en effet un fervent défenseur du "Slip français", comme on le voit ci-contre...
InséréL'élu du parti du président, La République en marche (LREM), avait été exclus de la commission des Financesconformément au règlement de l’Assemblée nationale, et plusieurs responsables avaient pourtant appelé El Guerrab à démissionner de son mandat dans la 9e circonscription des Français de l’étrangersuite à son altercation à Paris.

Face à sa conscience, El Guerrab se maintient
 

L'élu de la majorité présidentielle avait exprimé des regrets d'avoir envoyé sa victime à l'hôpital. 
Résultat de recherche d'images pour "conscience politique""Si j’étais lui, je serais extrêmement mal; je m’en défendrais [devant] la justice, et si la justice confirmait les faits tels qu’évoqués, tels qu’ils sont reprochés, je pense que je démissionnerais", a notamment déclaré le porte-parole du gouvernement et secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, un ex-socialiste, ancien camarade de Boris Faure. 

Toujours président du groupe LREM à l’Assemblée, malgré ses démêlés (au point mort) avec la Justice, Richard Ferrand, a considéré que M'jid El Guerrab est "face à sa conscience" et "ses électeurs" pour la suite de son mandat. 

Les élus ont-ils désormais ce privilège de pouvoir opposer leur conscience à la Justice de leur pays ?