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jeudi 3 janvier 2019

Le chef de la com' de l'Elysée, Sylvain Fort, lâche Macron

La plume quitte le masque vide de Macron

Sylvain Fort n'en peut plus de Macron et repart dans le privé

Sylvain Fort, conseiller communication de Macron, va quitter l'Elysée

Fort a décidé de partir avant la fin du mois de janvier.  
Le directeur du service presse et communication de l'Elysée a indiqué ce mercredi 2 janvier qu'il ne pourra pas attendre la fin du mois avant de quitter ses fonctions, alors que l'affaire Benalla fait encore tanguer Macron : bien qu'il soit en charge des relations avec la presse et que le président subisse une nouvelle controverse autour de son ancien chargé de mission préféré, Alexandre Benalla, Fort abandonne le bateau ivre.
"Je quitterai à la fin du mois de janvier mes fonctions de conseiller communication et discours à la présidence", a-t-il fait savoir.
Classé à droite dans l'entourage présidentiel,  il avait fait ses premières incursions en politique
dans le giron de Geoffroy Didier et Guillaume Peltier, hérauts du courant "la Droite forte" de  l'UMP.
Arrivé à ce poste il y a seulement quatre mois, à la faveur d'une réorganisation des équipes du Château au début du mois de septembre, après les premiers scandales autour d'Alexandre Benalla, Sylvain Fort était chargé d'apaiser les relations entre l'Elysée et la presse. 

Il invoque avant tout des raisons personnelles pour expliquer son départ. Soucieux des formes et de la courtoisie, il précise encore qu'il a informé le président de son départ "il y a plusieurs semaines".

Les comportements de Macron usent son entourage
Misant sur le banquier-candidat, Sylvain Fort était déjà son conseiller communication pendant sa campagne. Après l'élection, il devient "plume" et conseiller mémoire du président. En d'autres termes, il rédige les discours du président et organise les commémorations auxquelles le président participera. 


La bande à Macron investissant l'Elysée en mai 2017
Bruno Roger-Petit, 56 ans, soutien du ministre du Budget de Hollande lors de l'affaire Cahuzac, mais pourtant ancien porte-parole du président Macron, a dû quitter ses fonctions début septembre après sa prestation très critiquée dans l'affaire Benalla, pour reprendre cette deuxième mission de Fort en septembre, devenant simple conseiller mémoire d'Emmanuel Macron. L'attribution de ce poste à cet ex-journaliste-thuriféraire continue d'interpeller : en 2014, Acrimed dénonça en effet les "petites manipulations" de Bruno Roger-Petit et "un journalisme pamphlétaire, certes, mais mensonger". A la mémoire, ça fait peur... On doit d'ailleurs à l'ancien journaliste au site Le Post.fr (2008-2011, mort prématurée pour sectarisme et indigence intellectuelle) le spectre des années 1930 agité par Macron sur la montée des nationalismes en Union européenne,similaire à "l'entre-deux-guerres"... 

D'autres projets professionnels
Membre du cercle restreint des proches du président de 41 ans, Sylvain Fort, 46 ans, avait vu son rôle se renforcer ces derniers mois à l'Elysée: toujours plume du président, il avait aussi pris en charge la communication à la suite de l'affaire Benalla, révélatrice de révélations sur les "dysfonctionnements" dans la garde rapprochée de Macron.

"J'ai tout quitté pour rejoindre Emmanuel Macron en août 2016, en sachant que mon engagement serait total à condition d'être temporaire", explique-t-il, comme si un quinquennat ne l'était pas... "Après deux ans et demi de travail sans relâche au service du candidat? puis de notre président, je souhaite m'orienter vers d'autres projets professionnels et personnels, et surtout consacrer du temps à ma famille." En vérité, Sylvain Fort compte retourner dans le privé.
Sylvain Fort n'est pas seulement ancien élève de l'Ecole normale supérieure, docteur-ès-lettres et agrégé de lettres classiques, ayant enseigné six ans comme assistant à l'université Paris-Sorbonne. Il est aussi associé-fondateur de Steele & Holt, située rue de la Paix à Paris. Cette agence spécialisée dans la communication corporate et financière accompagne notamment AXA IM, Le Groupe Edmond de Rothschild, la Banque Neuflize OBC, La Caisse d'Epargne Ile-de-France, Idinvest Partners, CDC International Capital, Carlyle, Sycomore, M&G, A Plus Finance, Candriam, Novaxia, Yomoni, Lendix, l'Hôtel Drouot, Dalloyau ou encore Monceau Fleurs.
Quant à sa famille...

Pourquoi ce départ prématuré quand on est si "fier de l'avoir servi" ?
"Le sens de l'Etat d'Emmanuel Macron et son engagement absolu au service de la France sont ce dont le pays a besoin en ces temps de doute sur notre destin collectif. Je suis fier de l'avoir servi et l'ai assuré, en lui annonçant la décision voici plusieurs semaines, de ma totale fidélité", a-t-il discouru.

Brigitte Macron a-t-elle obtenu la tête de Sylvain Fort ?

Le directeur de communication se moquait de la femme de Macron...

Sylvain Fort était très complice avec Macron. La preuve, avec cette blague que s’est autorisé le principal concerné sur la sexagénaire. 
De plus en plus seul, Emmanuel Macron doit faire face à un nouveau rejet d’un de ses fidèles piliers. Macron doit à Fort le discours prononcé en hommage au colonel Arnaud Beltrame.  

Le mélomane et la poissonnière
Véritable acolyte d’Emmanuel Macron, Sylvain Fort fait partie des rares personnes à connaître son couple dans l’intimité. C’est sûrement la raison pour laquelle celui-ci s’autorise ici et là quelques blagues sur sa compagne, Brigitte. Ainsi L’Express revient-il sur une scène cocasse de juin 2018, au cours de la visite du couple présidentiel à la basilique de Saint Jean de Latran. Interrogé par un journaliste qui lui demandait si Emmanuel Macron allait pénétrer les lieux à cheval – comme le veut la tradition -, Sylvain Fort avait alors ironisé : "Bien sûr, avec Brigitte en amazone derrière". Un trait d’humour qui démontrait bien sa familiarité. Mais, déjà chagrinée depuis la séparation officielle d’avec Alexandre Benalla, l'amazone lui avait gardé un chien de sa chienne.



Selon des indiscrétions, 
l’hécatombe au sein de la Macronie n'est pas sur le point de cesser. Attendons-nous à d'autres claquements de portes. On parle ainsi d'Ismaël Emelien et d'Alexis Kohler. 
Ismaël Emelien, très proche conseiller politique d'Emmanuel Macron, serait désormais, selon L'Obs, dans le collimateur des enquêteurs en charge de l'affaire Benalla. D'après eux, le chargé de mission aurait échangé, dans la nuit du 18 au 19 juillet, soit juste après les premières révélations du Monde, avec six individus issus du giron présidentiel, parmi lesquels Ismaël Emelien. Ce dernier aurait obtenu, dès ce moment-là, les images de la manifestation du 1er-Mai montrant les violences contre les CRS.
Clef de voûte du Château,
son secrétaire général Alexis Kohler, épinglé par Mediapart pour ses liens familiaux avec les principaux actionnaires de MSC, un des premiers clients des chantiers de Saint-Nazaire. Selon un éditorial d'Europe 1, cette pièce maîtresse du dispositif présidentiel pourrait être amené à s'en éloigner. Autre départ, déjà acté : celui de Barbara Fugier, conseillère communication internationale. Ses fonctions auprès de la présidence de la République ont pris fin le 1er janvier 2019, selon un arrêté paru au Journal officiel.
C'est encore 
le cas d'Ahlem Gharbi, conseillère technique Afrique du Nord et Moyen-Orient du président.
Qui alors pour remplacer Fort ?...

Au plus fort de la'affaire Benalla, le coeur du réacteur de la com' élyséenne était composé de Ismaël Emelien, Sibeth N’Diaye, Sylvain Fort et Stéphane Séjourné (UNEF-MJS). Deux sont en partance et deux ont fait leurs valises : en décembre dernier, à 33 ans, Séjourné, de la bande UNEF (Pierre Person, Aurélien Taché, Guillaume Chiche et Sacha Houlié, MJS) est devenu directeur de campagne de la liste LREM pour les élections européennes de 2019. 
A l'Elysée, Sylvain Fort était secondé par la conseillère presse et communication tout-terrain, Sibeth Ndiaye, la "meuf" (ci-dessus) qui avait choqué en manquant de respect pour Simone Veil à sa mort. Si la Franco-sénégalaise montait en grade, ce serait un signal de plus de la fin.

mercredi 27 mai 2015

INA, goutte d'eau qui fait déborder le vase de Fleur Pellerin, selon François Hollande

La ministre de la Culture se met dans un Saal pétrin avec le président de la République

Officiellement, Hollande n'aurait pas apprécié que Fleur Pellerin replante Agnès Saal dans son ministère de la Culture

Pellerin met Pépère dans le pétrin
L'ancienne présidente de l'INA avait dû prendre la porte suite à la révélation de ses notes de taxi mirobolantes: ce n'était pas pour que la ministre lui ouvre la fenêtre de la Rue de Valois.

"Une soufflante !" C'est le mot utilisé par un conseiller de François Hollande, qui rend public un supposé accès de colère du chef de l'Etat apprenant que Fleur Pellerin avait elle-même ouvert le parachute de la très prodigue haut-fonctionnaire coupable de dilapidation de l'argent public en notes de taxi faramineuses.
En juin 1997, A. Saal était conseillère... budgétaire au cabinet de Catherine Trautmann, puis, directrice adjointe auprès de Catherine Tasca de mars 2000 à février 2001. C'est Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture de Ayrault, qui nomme Agnès Saal -par décret- au poste de présidente de l'Institut national de l'audiovisuel (INA),le 30 avril 2014.
En avril 2015, Le Figaro révéla qu’Agnès Saal est soupçonnée de détournement de biens publics consécutif à ses notes de taxi, pour un montant de plus de 40.000 euros de frais de déplacement  facturés à l'INA en dix mois.

L'Elysée se désolidarise pour paraître plus vertueux

Elle se donnerait des claques !
Le président a refusé d'être éclaboussé. Il est même affirmé désormais qu'il avait personnellement décidé du limogeage de l'intéressée. L'Elysée surjoue et se dit "tombé des nues" à l'annonce de la nouvelle. 

Et la ministre de la Culture, à l'origine de cette initiative, "s'est mise en mauvaise posture", souligne ce même collaborateur de Hollande, lequel vitupère dès qu'on lui parle d'audiovisuel.

A croire que Hollande ne dirige rien
Préoccupé de son image et de show médiatique sur tous les continents, Hollande craint pour son image déjà jaunie, au moment où - négligeant l'économie, l'emploi et les difficultés des Français - il repart en campagne, deux ans avant la présidentielle de 2017.

Du scandale de l'INA aux magouilles du CSA par un proche de Hollande, Olivier Schrameck, (dans la procédure opaque de nomination de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions), en passant par l'indescriptible feuilleton de l'élection de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions: "La coupe est pleine !" a-t-il lâché la semaine dernière devant quelques membres de son cabinet.

Des cris d'orfraie dans le désert
Dans son 'Le Livre noir du CSA : enquête sur les dérives et gaspillages du Conseil supérieur de l’Audiovisuel, Guillaume Evin, ancien journaliste de l'Expansion, qualifie cette "autorité de régulation" de "sorte d'institution off-shore de la République, un authentique fromage français pour quelques centaines de fonctionnaires qui se la coulent douce."

Si le président "Moi, je..." ne parvient pas à réformer l'INA et le CSA, il est clair que Pépère ne parviendra jamais à rien, quel que soit le côté où il se tourne, sauf à inaugurer les chrysanthèmes ou à prononcer les discours écrits par le patron du journal "indépendant" Libération, Laurent Mouchard-Joffrinsur les quatre "grandes figures" (socialistes) 'panthéonisées' ce 27 mai 2015

Laurent Mouchard (dit Joffrin, patronyme de sa mère) a passé une partie de sa jeunesse dans le château de Moncé (ci-dessous) que la famille de son père, Jean-Pierre, possédait à Saint-Firmin-des-Prés, dans le Vendômois. 

Le nom du père serait difficile à porter.
Gestionnaire de fortunes, dont celle de Jean-Marie Le Pen, ce père était un homme d'affaires français, né au Cambodge, mais citoyen helvétique.

Or, Laurent Mouchard est apparenté à Jean Zay par les femmes: la mère de l'ancien ministre de l'Education du Front populaire, assassiné par la Milice en juin 1944, Alice Chartrain, est parente de Chantal Michelet, mère de Mouchard-Joffrin. Hélène Mouchard-Zay, née en 1940, est l'une des deux filles de Jean Zay.

lundi 25 mai 2015

Presse "indépendante" ? Le directeur de Libération, nègre de Hollande ?

Laurent Joffrin aiderait Hollande à écrire ses discours ! 

Le directeur de la publication de Libération Laurent Joffrin a-t-il aidé François Hollande à rédiger des discours? 

C'est ce que révèle le Journal du Dimanche. 
Dans son édition du 24 mai, le journal dominical écrit que le chef de l'Etat "a bénéficié du concours de plusieurs plumes" pour peaufiner le discours qu'il tiendra au Panthéon la semaine prochaine, dont celle de Laurent Joffrin. 

Celui-ci aurait déjà été "mis à contribution sur d'autres discours, notamment celui du Bourget". Une information largement commentée sur les réseaux sociaux. Selon L'Express, une source à Libération indique que la rédaction du quotidien est "remontée" après la publication de cette information "plausible".

Laurent Joffrin nie auprès de L'Express

"C'est tout faux. Je prépare bel et bien des papiers sur Jean Zay et Pierre Brossolette. Mais c'est pour Libération !"

"Hollande et moi, on se connaît bien, on était à Sciences-Po ensemble. Mais cela ne fait pas de moi quelqu'un qui lui écrit ses discours," assure Laurent Mouchard-Joffrin (né en 1952):

Le mensonge est aussi énorme que le déni est faible...
Hollande, promotion 69 (SP, Service Public) et Joffrin,  promotion 74 (EF, Eco-Finance).

N.b. Son diplôme est-il valide ? Il  est attribué à Joffrin Laurent. Or, ce patronyme est celui de sa ... mère!

Même pas une petite grosse colère et des insultes? Il n'est pas aussi une plume de Valls?
Mercredi, François Hollande rendra hommage à Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay, sur la place du Panthéon. Il lira les mots de Lolo Joffrin qui travaille sur le même sujet...


jeudi 28 juin 2007

Qui sont Guillaume Bachelay et Stéphane Israel?

Des ‘plumes’ de Fabius
Ne demandez pas où il les met, ce serait indécent. Non ! Il s’agit de ses ‘nègres’ blancs, car Lolo Fabius dirige une PME de scribes et de penseurs, mais sans lien aucun avec la décolonisation.
Guillaume Bachelay et Stéphane Israël, deux «plumes» de Laurent Fabius, signent parfois sous leur nom des tribunes dans Le Monde ou dans La Revue socialiste. Si ces jeunes trentenaires sortent peu à peu de l'ombre, c'est qu'ils incarnent, chacun à sa manière, le nouveau visage de la Fabiusie, renouvelée, rajeunie, en un mot comme en cent, prête à servir. Ecole normale supérieure, hypokhâgne, khâgne: même leurs parcours se ressemblent. Tous les deux laïques et républicains, ils choisissent Fabius très tôt, vers 1995, après l'avoir entendu en conférence. Plus tard, sous la houlette impitoyable de Marc-Antoine Jamet, alors directeur de cabinet à la présidence de l'Assemblée nationale, ils intègrent l'Hôtel de Lassay, où ils fournissent notes et autres éléments de discours. Sur cette voie, le pire est souvent sûr; soucieux de se ménager une issue.

Guillaume Bachelay, plus philosophe, adopte d'emblée la politique: Bercy d'abord, ensuite Solferino, où il contribue à mettre en place et à animer la Maison des élus socialistes et républicains. Comme son illustre aîné, il choisit la Seine-Maritime, son département d'origine, pour s'implanter: depuis 2001. Aujourd’hui maire adjoint de Cléon (76) et membre du conseil national du PS.« Rénovation ». il a 32 ans.
Mais, si Guillaume Bachelay s'est fait une gloire parmi ses amis, c'est aussi à ses imitations de Claude Bartolone qu'il le doit. Son «j'ai dit aux copains» confond l'intéressé lui-même… Bachelay, plus carré, montre les premiers signes de calvitie. Ce qui, en son pays, n'est pas forcément un défaut.

Stéphane Israël réussit l'agrégation d’histoire (1995),l'Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm (1991-1997) et l'ENA (promotion Nelson Mandela,1999 – 2001), avant de choisir la Cour des comptes. Plus en réserve que son collègue, Stéphane Israël a eu le privilège d’être stagiaire en Corse le soir de la perquisition de la préfecture et de l'arrestation du préfet Bonnet. Chargé de mission au cabinet du Ministre de l’économie, des finances et de l’industrie (2001-2002) et professeur associé à l’Ecole normale supérieure de la Rue d'Ulm, il est, au côté de l'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon, Olivier Schrameck, chargé de la préparation des normaliens aux concours administratifs. La rigueur de son costume contraste avec un physique d'étudiant. Né en janvier 1971, il a 36 ans.
Il est actuellement conseiller référendaire à la Cour des Comptes et milite dans le Val de Marne (section de Créteil) pour le PS.