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jeudi 19 février 2015

Un chauffeur de taxi révèle des célébrités, people et politiques, au naturel

Quand la lèpre n'apparaît pas en façade

Hors du champ des caméras, ils peuvent être odieux

Toufik Abou-Haydar conduit son taxi pari­sien. Il est de l'espèce en voie de disparition sensible à un regard bienveillant ou rêveur croisé dans le rétroviseur et du genre à vous tendre un mouchoir en papier si vous reniflez et à vous demander si la radio ne vous dérange pas. Peut-être même descend-il de son véhicule pour porter une main secourable au chargement du bagage. Depuis vingt-cinq ans,  à l'occasion, il trans­porte des célé­bri­tés. S’il garde un bon souve­nir de la plupart, d’autres en revanche l’ont beau­coup déçu par leur compor­te­ment, raconte Le Parisien qui remet quelques pendules à l'heure à l'heure des conflits corporatifs entre compagnies. 

Ce chauffeur de taxi est-il une balance ou un travailleur offensé ? La banquette de son taxi en a vu des clients qui font regretter d'avoir à se lever le matin pour gagner sa vie. Dans "Confi­dences passa­gères", le chauf­feur de 50 ans, un Libanais instruit, raconte vingt-cinq années de rencontres dans Paris avec des vedettes et de parfaits inconnus et partage des anecdotes savoureuses ou édifiantes.

Le chauf­feur n'a pas oublié sa rencontre avec la comique Anne Rouma­noff : "Je suis désolé de le dire, mais elle a été abso­lu­ment odieuse. Telle­ment odieuse que le pour­boire qu'elle m'a jeté sur le siège passa­ger, je l'ai donné aussi sec à un clochard. Ça me brûlait les doigts.
Ce qui reste tout de même moins "grave" qu’Amanda Lear, qui selon Toufik Abou-Haydar n’a tout simple­ment claqué la porte sans payer la course ! 

Croiser un responsable politique hors caméra peut aussi laisser un souvenir cuisant, comme ceux avec Harlem Désir ou encore Rama Yade, telle­ment coupés du monde qu’ils n’ont même pas le temps de dire "bonjour" et "au revoir".

Mais ce chauf­feur de taxi partage aussi de beaux moments d’émo­tion ou de poésie avec des clients célèbres, comme lors de sa rencontre avec le coutu­rier Jean-Charles de Castel­bajac qui lui offrit un dessi­n de petits anges de son carnet de croquis, pour lui "porter chance". 

Cepen­dant le passa­ger qui a le plus marqué Toufik Abou-Haydar, c’est Guillaume Depar­dieu, qu’il a souvent trans­porté dans son taxi. Il s’est remé­moré la nuit où le fils de Gérard Depar­dieu "a voulu conduire le taxi, vrai­ment, il a insisté pour que je le laisse conduire le taxi en me disant "Moi si j’avais pas fait ce métier de comé­dien, j’au­rais fait le taxi. Parce que j’adore." […] Je trou­vais ça amusant. Il était toujours drôle, sympa et amusant. C’était un monsieur. " Les petits moments dont on se souvient sont souvent laissés par ceux que la vie n'a pas épargnés.

Les histoires les plus folles, il les a vécues avec des inconnus.
 
Le passager ivre mort impossible à réveiller, celui qui fait une crise d'épilepsie... Le client timide qui paye pour faire monter un bouquet de fleurs à une jeune femme. Une épouse trompée qui le fait poireauter des heures devant un immeuble d'où elle suppose - à juste titre - que son mari va sortir. Une prostituée obèse qui s'épanche et tente sa chance... Ou ce vieil amoureux qui lui fait faire un Paris-Brest aller-retour pour retrouver une idylle de jeunesse. 
Il raconte aussi une réalité qui ne fait l'objet d'aucun chapitre : l'immense solitude du chauffeur de taxi. Qu'il se retrouve perdu, sous des trombes d'eau, en forêt de Rambouillet avec son GPS en panne. Ou qu'il dépose un client à la limite de la Normandie et décide sur un coup de tête de garer sa voiture au bord d'un grand champ de maïs, pour s'allonger entre les épis et rêver en pensant au Liban. "Les chauffeurs de taxi sont presque tous des immigrés qui ont fui la guerre, la pauvreté, ou les deux," sourit-il avec mélancolie.

Le petit monde fermé des taxis est en surchauffe

Difficile de trouver un taxi dans Paris?
Le groupe G7 n'en a cure: il règne en maître sur l'Ile-de-France. 
Ce groupe quasi monopolistique est constitué d'une dizaine de sociétés actives dans les métiers de la mobilité (central radio taxi, services aux taxis, location de véhicules), du stockage (archivage, self-stockage, self-stockage mobile), des logiciels spécialisés (SSII) et de la relation clients (centres d’appels). Fondée en 1905, sa filiale la plus ancienne s'est notamment illustrée lors de l'épisode des Taxis de la Marne en 1914 et les Taxis G7 sont aujourd'hui plus de 6 500 en région parisienne.

En 1960, la société-mère a été rachetée par un certain André Rousselet
, un proche de François Mitterrand. Il en a fait le Groupe G7, aujourd'hui présidé et dirigé par Nicolas Rousselet depuis 1996, une entreprise en forte croissance dans son cœur de métier historique et fructueusement diversifiée. 
Avec sa double casquette de loueur et de radio, Taxis G7 est le numéro 1 mondial du taxi avec 16 millions de courses en 2011, 7.400 taxis affiliés à Paris et en province. En 2010, le Groupe a passé le cap du demi-milliard d’euros de volume d’activités.

Une compagnie aussi puissante que la G7 voit d'un mauvais oeil l'arrivée de nouveaux, tel l'américain Uber qui a noté la pénurie de taxis dans la région parisienne et dérégule le marché de l'emploi dans le secteur. S'agissant de taxis, le gouvernement bloque le système; s'agissant des professions réglementées (notaires ou huissiers et pharmacies), il veut faciliter les ouvertures d'officines... 
Alors qu'il est politiquement incorrect de réagir à l'entrée de la main d'oeuvre étrangère sur le marché perturbé par la crise économique, le gouvernement agite les bras armés de la presse contre une société de service de voiture de tourisme avec chauffeur (VTC, estimés à 30.000, au total) et réservable depuis un smartphone, Uber, qui permet de commandez un taxi, un chauffeur privé ou un covoiturage depuis un téléphone portable et connaît une vogue incontestable et correspond donc à une demande des usagers. Bien que collectivité publique, la Mairie de Paris vient pourtant de prendre parti et d'entrer dans le conflit en créant une application mobile destinée à soutenir les professionnels historiques du transport dans la capitale.


Pourquoi Anne Hidalgo se porte-t-elle aux côtés des taxis G7 ?
A Karl Zéro, le député-maire EELV de Bègles, 
Noël Mamère, a affirmé circuler écolo à vélo
La libéralisation du secteur des véhicules de tourisme avec chauffeur, début 2010, et la prolifération d'offres innovantes obligent donc la profession à se réinventer. Pour se déplacer, les Parisiens n'ont en effet jamais eu autant de solutions. Au volant d'Autolib', à l'arrière d'une moto, sur la banquette d'un véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) ou même calé au fond d'une carriole tirée par un vélo ou un scooter, il y en a pour tous les goûts -malgré les couloirs d'autobus et sans parler de la suppression prévue des voies sur berges, qui l'inquiète au plus haut point. Le nombre de taxis circulant à Paris atteint 19.500. "Il n'y en avait que 14.900 en 2008", rappelle Nicolas Rousselet, qui est à la fois président des taxis G7 et de l'Unit (Union nationale des industries du taxi).

Pour contrer Uber, notamment, le groupe G7 va lancer dans "les prochaines semaines" des taxis collectifs dits "WeCab", présenté par son Pdg comme un "remède anti-crise". Le service sera d'abord exclusivement dédié aux courses vers les aéroports parisiens (Roissy, Orly). Concrètement, on va regrouper les clients qui veulent se rendre dans les aéroports à un prix 35% à 40% inférieur à celui d'une course, avec trois arrêts maximum".

André Rousselet, le père de Nicolas, était sous-préfet quand il devint chef de cabinet de François Mitterrand, ministre de l'Intérieur du gouvernement Mendès France 1954-1955), puis au ministère de la justice, sous le gouvernement Guy Mollet. À l'arrivée du général de Gaulle, il devient propriétaire de la G7, qu'il développa en groupe G7. A partir de 1965, à chaque campagne présidentielle de François Mitterrand, il se chargea de rassembler les financements nécessaires à son organisation et siégea à l'Assemblée nationale jusqu'en 1968. 
En 1981, après une année à l'Élysée en tant que directeur de cabinet, il obtint la direction de Havas, multinationale française de conseil en communication et agence de publicité. André Rousselet a aussi été l'exécuteur testamentaire de François Mitterrand.
En novembre 1984, le président François Mitterrand lui confie la fondation de Canal+, chaîne privée de télévision, concurrente du service public. Première chaîne à péage du paysage audiovisuel français, elle s'impose pourtant facilement par son ton et à la faveur du courant de libération de la bande FM et la multiplication des radios libres, à côté de Radio France.
Toute "frondeuse" qu'elle soit, Anne Hidalgo entretient les liens anciens entre la G7, Canal+ (et i-télé ou D8) et le PS.


lundi 2 septembre 2013

Syrie: belliciste, Harlem Désir dénonce "l'esprit de Munich" de l'opposition

Qu'a donc fait le PS de ses théories pacifistes ? 

Harlem Désir a décelé un "esprit munichois" chez des dirigeants de l'opposition

Le premier secrétaire désigné du PS voit rouge, parce que la droite comme une partie de la gauche appellent Hollande à la réflexion et  à un vote du Parlement avant d'engager la France dans une action militaire en Syrie.

L'esprit de Munich serait-il de retour? 
Harlem Désir, qui était interrogé dimanche 1er septembre sur Radio J, a fait allusion à cette conférence internationale avant la seconde guerre mondiale où Allemagne, France, Italie et Royaume-Uni se sont entendus pour éviter la guerre, mais où ils permis à Hitler d'annexer les régions peuplées d'Allemands de la Tchécoslovaquie. Et pour le Premier secrétaire du PS, la réponse est oui. 

Harlem Désir a dénoncé un "esprit munichois" chez des dirigeants de l'opposition qui émettent des réserves au sujet d'une action militaire de la France en Syrie


Jean-Luc Mélenchon accueille Bachar Al-Assad en 2001 
lors de sa visite officielle à Lionel Jospin

"Je ne voudrais pas que les mêmes qui recevaient M. (Bachar) al-Assad un 14 juillet montrent aujourd'hui un esprit munichois face à ces atrocités", a-t-il lancé.
Il est visiblement dangereux de placer un nul à la tête du parti socialiste.

Le pacifisme socialiste à l'épreuve des faits

De la théorie à la pratique
La gauche socialiste fait perdurer la vieille idée du 19e siècle selon laquelle la guerre est un moyen inventé par les capitalistes pour diviser le monde ouvrier. Comme d'autres au PS, Désir entretient encore la thèse de Lénine sur l'impérialisme qui exporterait la guerre comme moyen d'expansion du capitalisme. Il fait sien le concept marxiste-léniniste de la "mauvaise guerre" et de la "bonne guerre" menée par le peuple... Apparaît alors la notion de pacifisme, selon laquelle la valeur de la vie humaine dépasse toute autre valeur. Et du pacifisme à l'antimilitarisme, il n'y a qu'un pas.
De nombreux pacifistes jalonnent l'Histoire. 
Outre Thoreau ou Ghandi, citons les politiques Jean Jaurès (PS) ou Aristide Briand, député socialiste de Saint-Étienne en 1902, secrétaire général du PS et plusieurs fois président du Conseil, ainsi que de nombreux écrivains qui, sur la base des horreurs de la Grande guerre, militèrent pour la paix dans l'entre-deux guerres, tandis que montait le nazisme et que la France prétendait le contenir en montant la ligne Maginot: Romain Rolland, Roger Martin du Gard ou Jean Giono. 
A tous ceux-là nous devons notre retard militaire face à Hitler et notamment de n'avoir pas eu de force aérienne à lui opposer.
Mais la gauche recourt à l'idéologie de la "guerre juste" sous la pression des faits.

Quelques rappels historiques du bellicisme socialiste en France
En avril 1956, un premier ministre socialiste français, Guy Mollet (un prédécesseur de H. Désir, au temps de la SFIO), demanda au comité international de la Croix Rouge d'envoyer une mission en Algérie pour enquêter sur les conditions de vie des rebelles du FLN (Front de libération nationale) détenus par les autorités françaises. C'est lui qui lança la France, alliée à la Grande-Bretagne et à Israël, dans une expédition de représailles à la nationalisation de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez par Nasser, président de la République d'Egypte.L'essentiel de l'approvisionnement en pétrole de l'Europe fut coupé. La France ne fut plus ravitaillée en carburants et dut mettre en place un système de rationnement qui dura huit mois: on ne pouvait obtenir du carburant qu'en présentant des bons d'essence.
Pour les Soviétiques, la crise de Suez eut l'avantage de faire diversion aux événements de Hongrie où les chars communistes écrasèrent l'insurrection de Budapest le 4 novembre 1957. 
Tirant les enseignements de cette crise, le gouvernement socialiste entreprit la réalisation d'un armement nucléaire national, le général De Gaulle poursuivant la force de dissuasion nucléaire. L'Union soviétique conçut une bombe A et la testa en août 1949, suivie en octobre 1952 par le Royaume-Uni - en pleine guerre froide - et par la France en 1960 et la Chine en 1964. 
C'est le député radical-socialiste Félix Gaillard, président du Conseil, qui décida de doter la France d'une force de dissuasion nucléaire.

Il est chef du gouvernement quand le 8 février 1958, l'aviation française bombarde le village tunisien de Sakiet Sidi Youssef, afin de détruire un camp de repli du FLN, causant la mort de 69 personnes dont 21 enfants. Crime contre l'humanité ?
En Indochine, la Seconde Guerre mondiale conduisit à la désorganisation complète de l’administration coloniale française. Le Việt Minh, mouvement nationaliste fondé par le Parti communiste indochinois, en profite pour prendre le contrôle d'une grande partie du territoire vietnamien : Hồ Chí Minh, son chef, proclame le 2 septembre 1945 l’indépendance de la République démocratique du Viêt Nam. Le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient (CEFEO) tente alors de reprendre le contrôle de l’Indochine, de 1946 à 1954.

Le socialiste aurait pu évoquer le pacte germano-soviétique

Autrement appelé Pacte Molotov-Ribbentrop, c'est officiellement le Traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union soviétique et désigne les accords diplomatiques et militaires signés entre le IIIe Reich et l'URSS, le 23 août 1939, à Moscou, au Kremlin, en présence de Staline, entre le ministre des Affaires étrangères de l'URSS, Viatcheslav Molotov, et celui du IIIe Reich, Joachim von Ribbentrop.
Le ministre des Affaires étrangères d'Hitler Joachim von Ribbentrop (à gauche),
Staline et son ministre des Affaires étrangères Vyacheslav Molotov (à droite),
après la signature du pacte germano-soviétique, le 23 août 1939
Cet accord a causé la surprise dans le monde entier, conduisant à une grave crise interne des partis communistes occidentaux, ainsi que des mesures d'interdiction du Parti communiste français sous la IIIe République par les décrets Daladier. Outre un engagement de neutralité, en cas de conflit entre une des deux parties et les puissances occidentales, ce pacte définissait aussi dans un protocole secret une répartition des territoires "tampons" entre l'Allemagne et l'URSS, à savoir la Pologne, les pays baltes, la Bessarabie (Moldavie, entre Roumanie et Ukraine), etc.

vendredi 10 mai 2013

Fabius se désolidarise des attaques du PS contre Merkel

Le ministre des Affaires étrangères devra laver les insultes socialistes

Laurent Fabius aura beaucoup tardé à juger "déplacée" la littérature de son parti sur l'Europe
L'aile gauche du PS dont il est pourtant proche a en effet dénoné l'"intransigeance égoïste" d'Angela Merkel, étiquettée de "chancelière de l'austérité"Ces insultes datent en effet du vendredi 26 avril, inspirant au Parisien ce commentaire:  "Angela Merkel en prend pour son grade"...

L'ingérence partisane du PS dans les élections allemandes

"Autant il est légitime de mener des discussions utiles avec notre partenaire allemand, autant il est déplacé d'attaquer le chef d'un gouvernement voisin et de faire comme si l'Allemagne était responsable de notre perte de compétitivité et de toutes nos difficultés", a déclaré l'ancien premier ministre au journal Le Monde daté de vendredi.

Réélue en septembre 2009, la chancelière fédérale est en effet candidate à sa propre succession en septembre et le PS fait campagne pour ses opposants du Parti social-démocrate (SPD), membre de l'Internationale socialiste.


Des ministres avaient déjà fait actes de germanophobie

A Bercy, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg plaident ouvertement pour desserrer l’étau de la rigueur. " Cette politique conduit à la débâcle", proclame dans Le Monde le ministre du Redressement productif, dénonçant le "sérieux budgétaire" qui "tue la croissance ". Quant à son collègue de l’Economie sociale et solidaire, il estime que "l’austérité ne peut plus être la solution".
Même son de cloche du côté de la ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, qui a relevé, le même jour dans un entretien à Mediapart, qu' "on ne peut pas considérer que le coup de rabot général soit une bonne pratique politique".

Plus récemment encore, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, a appelé à la "tension", à la "confrontation" avec l'Allemagne dans un entretien au "Monde", la veille de la fuite du projet. 
Ce même jour, le premier secrétaire du PS Harlem Désir estimait qu'il fallait "changer ces politiques qui sont en train de devenir un obstacle à la solidarité européenne"...


Toujours aussi fourbe, François Hollande
 
Il oppose son " sérieux budgétaire" à l'austérité des autres, avait lui-même ouvert les hostilités le 8 avril 2013, qualifiant la relation franco-allemande de "tension amicale," et nie ensuite avoir allumé la mèche.

Pas étonnant que, en concurrence avec Hamon sur le flanc gauche du PS, Montebourg se croie encouragé à marteler: "la politique d’austérité imposée par l’Europe […] est rejetée par tous les peuples".
Aquillino Morelle, conseiller politique de Hollande, riposte, assurant qu’il n’y a "aucun tournant politique et économique à attendre. Le changement d’orientation ne prévaut pas". Mieux, Hamon et Montebourg n’ont pas reçu mission d’envoyer des " messages dans le sens d’un infléchissement de notre ligne économique", gronde ce conseiller.


Fabius, arbitre mollement

"Oui au débat, non au pugilat. Renforçons notre partenariat", a-t-il ajouté.
Laurent Fabius parle encore de "mauvais psychodrame" à propos de ce projet de document dont le gouvernement a obtenu la modification, pour ôter toute référence à la chancelière allemande.

Il met en cause les Français
"Il faut expliquer à ceux de nos compatriotes de tous bords qui ne l'auraient pas compris que les Allemands ne sont pas des Français qui parlent...allemand, et aux Allemands que les Français ne sont pas tous des 'cigales irresponsables'", raconte Laurent Fabius.

De l'égarement socialiste son collaborateur tire une morale pour tous ! 
Evoquant le même épisode, le ministre délégué en charge des Affaires européennes, Thierry Repentin, a estimé pour sa part dans un "chat" organisé sur le site internet du Monde que "la mise en cause d'un Etat ou d'un responsable politique n'est pas acceptable."

Il enfume aussi. "Par ailleurs, cette partie du document masque par contrecoup l'éventail des propositions intéressantes du PS. C'est dommage !", a-t-il déploré.

La duplicité socialiste indigne l'UMP
Ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes (2008-2009) Bruno Le Maire estime que : "Le PS véhicule une germanophobie insupportable". Le député UMP Bruno Le Maire dénonce une mauvaise stratégie.

Jean-François Copé et François Fillon ont publié, lundi 29 avril, un communiqué commun pour dénoncer la "responsabilité de personnelle" de François Hollande" dans la dégradation continue et consternante de la relation franco-allemande". 
"Dès le début de son quinquennat, au sommet de Bruxelles, le 29 juin 2012, le nouveau président français a manœuvré pour tenter d'isoler la chancelière allemande. Ce comportement indigne, guidé par des préoccupations bassement partisanes, a donné le ton de ce que serait, désormais, sa relation avec l'Allemagne. Le résultat est catastrophique", affirment-ils également.
Reprenant l'expression d'Alain Juppé, les deux responsables déplorent la voix "inaudible" de la France, "isolée en Europe". Ils citent en exemple l'accord du 8 février sur le "budget européen en baisse, contraire aux objectifs de François Hollande mais adopté par le concours d'une alliance germano-britannique".

mercredi 8 mai 2013

Le monarque de l'Elysée ne supporte la critique d'aucun républicain, ni de droite, ni de gauche

L'opposition républicaine n'a-t-elle le droit que de se taire ?

Au  PS, les fidèles de François Hollande se rebiffent


Rebsamen et Le Foll, en tête-à-tête
A l'heure où l'exécutif hésite sur la bonne stratégie face à un chômage en crue et à une croissance en berne, les fidèles du chef de l'État aimeraient que le PS soit plus en pointe pour dynamiser l'action du gouvernement, qu'il soit en mesure de "réenchanter" la "gauche molle". Le clan Le Foll a contribué à imposer Harlem Désir à la tête du PS, au détriment du député de Paris Jean-Christophe Cambadélis. Ils veulent maintenant un retour sur investissement. "Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas au PS", soupire en privé le patron des sénateurs socialistes François RebsamenOn l'a compris, Désir est rendu responsable de l'offensive sur les sujets sociétaux (non-cumul des mandats, droit de vote des étrangers, etc.) alors que les Français sont au front, sous le feu des difficultés économiques et sociales.

A défaut du PS, l'ancien bras droit de François Hollande pendant onze ans Rue de Solférino, le ministre de l'agriculture,
Stéphane Le Foll, a lancé l'offensive dans une tribune anti-austérité du 4 mars par Libération dans laquelle il plaide pour une relance par "l'investissement productif et industriel". "Investir, c'est relancer le modèle social français. C'est le nouvel horizon de la gauche française", écrit-il en détournant l'expression forgée par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Parallèlement, il a chargé deux jeunes députés – Gwendal Rouillard (Morbihan), un protégé du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et Laurent Grandguillaume (Côte-d'Or), un proche du maire de Dijon et président du groupe socialiste du Sénat, François Rebsamen – de soulever les parlementaires. Les deux élus, également membres du secrétariat national du PS, revendiquent l'appui d'un "collectif" de 140 députés, soit une force intérieure au PS de près de la moitié du groupe socialiste.

Les frondeurs avaient déjà voulu prendre le pouvoir au PS en juillet 2012: ils s'estimaient mal servis par Hollande, car ils n'avaient obtenu aucun poste ministériel régalien.


A Nîmes, Copé prédit le "printemps des cons"

Copé fustigé pour s'en être pris à Hollande pour son premier anniversaire à l'Elysée

Jean-François Copé a galvanisé les militants UMP réunis en meeting lundi soir à Nîmes en dénonçant 
- "l'échec cuisant" de la première année de François Hollande, "Le pays est mal gouverné», a lancé le président de l'UMP,  qualifiant le gouvernement de "bateau ivre"."

- le retour de la "culture de l'excuse" face à la délinquance 
"Hollande a menti", a-t-il martelé avec des accents sarkoziens, comme lorsqu'il a évoqué «le retour de la culture de l'excuse et l'explosion de la délinquance», ou parlé de ces Français qui travaillent, dont «on ne parle pas dans les médias» et qui «ne brûlent pas de voitures",
- et en invitant les opposants au mariage homosexuel à rejoindre les rangs du premier parti d'opposition. 

"Echec complet"
A l'entrée de la grande salle des Costières de Nîmes, des portraits du président Hollande ruisselant sous la pluie, pris lors de sa remontée des Champs-Elysées le 15 mai 2012, et légendés du mot "échec", accueillaient les participants au meeting. 
"Il est de notre devoir de nous lever, loin des populismes, des extrémismes, loin de cette gauche arrogante! Nous sommes là pour incarner l'espérance, le courage politique», a lancé Jean-François Copé, sous les applaudissements d'une assistance conquise, comme en témoignaient Anthony et Sophie, deux lycéens de Nîmes, vantant son esprit "combatif". 

"Un an après" l'élection de Hollande, "qu'a-t-il fait de la France?", a-t-il demandé, avant de déplorer le bilan du chef de l'Etat d' "un seul mot: l'échec. Echec complet. Echec profond. Echec cuisant". 

"Rétrospectivement, les Français réalisent en frémissant que pour être élu, François Hollande a commis une véritable imposture. Une imposture qui saute aux yeux lorsqu'on reprend la longue litanie de ses promesses et de ses 'Moi, Président' ", a-t-il ajouté, évoquant l'anaphore du candidat Hollande lors du duel télévisé face à Nicolas Sarkozy, entre les deux tours de la présidentielle de 2012. 

Le député-maire de Meaux a notamment dénoncé "le plus grand matraquage fiscal de l'histoire", la croissance "disparue", le pouvoir d'achat "évaporé", "la promesse de faire baisser le déficit à 3% du PIB en 2013 abandonnée"

"Printemps des cons" 
"L'intouchable ministre de l'Intérieur est plus efficace pour réprimer les manifestations contre le mariage et l'adoption par les couples de même sexe, que pour lutter contre les multirécidivistes", a-t-il ironisé à propos de Manuel Valls. 

Il a de nouveau appelé à venir manifester le 26 mai contre le mariage homosexuel, "un projet de société qui n'est pas le nôtre", et, au-delà, pour "exprimer un non global à la politique de François Hollande". 

Il a également invité "tous ceux qui manifestent à travers toute la France à rejoindre nos listes pour les municipales". 

"Et que dire du silence du président de la République sur l'affaire scandaleuse du "Mur des cons", tenu par le Syndicat de la magistrature? (...) Les cons, c'est nous, c'est vous, ce sont les justiciables, ce sont les victimes, c'est le peuple français, c'est tous ceux qui ne pensent pas comme eux". 

"Que François Hollande et sa République des camarades prennent bien garde! Car je le prédis, il y aura bientôt un "Printemps des cons". "Une réponse morale, civique et politique de cette France silencieuse qui ne supporte plus leur mépris", a lancé J.-F. Copé, tandis que les applaudissements redoublaient. 

Droite décomplexée 
Dans ce département du Gard où Marine le Pen a fait un score de 25% au premier tour de la présidentielle de 2012 (près de 18% au plan national),   Copé est parti à la reconquête. Le patron du principal parti d'opposition, incarnation d'une "droite décomplexée", a de nouveau plaidé pour le "ni-ni", ni vote PS, ni vote FN, en cas de duel entre le Parti socialiste et le Front national, comme il l'avait fait - avec l'approbation de Nicolas Sarkozy - en mars 2011, lors du second tour des cantonales.

Vallaud-Belkacem délaisse les femmes pour se consacrer à Copé 

Le président de l'UMP a fait de l'"outrance langagière son fonds de commerce", estime la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, interrogée mardi sur le "printemps des cons" évoqué  par le dirigeant de l'opposition. "Sans doute pense-t-il que cela finira par cacher la vacuité totale de ses propositions", a riposté la porte-parole réelle du Parti socialiste supposée être celle du Conseil des ministres de tous les Français.

"Ce n'est pas la première fois que l'on entend un éminent responsable de l'UMP utiliser ce mot", a-t-elle polémiqué depuis l'Elysée, rappelant une réplique de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, en 2008 au Salon de l'agriculture. "Je vous mets au défi de citer une seule proposition de Jean-François Copé depuis douze mois maintenant... Je n'ai pas entendu une seule proposition sur le front économique, sur le front social, une proposition un peu constructive, un peu alternative, un peu utile", a accusé la ministre des Droits des Femmes.

"Et pour cause": "l'UMP est à la peine de faire ce travail, parce qu'elle n'a pas fait l'indispensable travail de mea culpa, de retour sur ce qui n'a pas marché. Elle ne s'est pas interrogée sur la raison pour laquelle les Français n'ont pas souhaité reconduire" l'ancienne majorité, a-t-elle ressassé, malgré les sondages.
La ministre à temps très partiel des Femmes est-elle en mesure de dire où en sont ses chantiers de

- la parité dans les fédérations sportives et dans la diffusion du sport à la télévision: elle a demandé à Laura Flessel, escrimeuse et non pas judoka (lien PaSiDupes: " Ministre socialiste des Sports, Fourneyron - une femme - prend l'épéiste Laura Flessel pour une judoka"), qui est déjà en charge depuis 2011 du comité de lutte contre les discriminations, mission confiée par Chantal Jouanno... 

- la lutte contre le temps partiel fragmenté  

A-t-elle mis à exécution ses menaces ? Dans le cadre de la négociation sur la qualité de vie au travail, les syndicats et le patronat devront 3faire des propositions, début mars, pour mieux encadrer le temps partiel" avait-elle promis, et s’ils ne parviennent pas à un accord, "nous agirons pour lutter contre le temps partiel subi". "Nous légiférerons pour imposer des seuils horaires minimums ou pour que, dans certaines branches comme les services à la personne, les femmes aient accès aux droits sociaux même quand elles n'atteignent pas le seuil", détaillait-elle. Et alors ? Quoi de plus en mai ?

- et de la réduction des stéréotypes sexistes dans les programmes scolaires.
La binationale estime que dans les familles européennes 'Papa fume sa pipe dans son fauteuil et maman fait la vaisselle' ! C'est nier l'action des associations féminines et du ministre socialiste de l’Education nationale, Alain Savary qui, dès 1975, à l’occasion de " l’Année internationale de la femme ", ont posé publiquement le problème du contenu des manuels scolaires afin de déceler et dénoncer les stéréotypes sexistes. 
Parce que les femmes ne peuvent faire debout,
les hommes devront faire assis !
A Savary avait fait paraître un arrêté ad hoc (intitulé "Action éducative contre les préjugés racistes") le 12 juillet 1982 qui insiste, dans son article premier, sur la "mention destinée à combattre les préjugés sexistes qui est ajoutée, à compter de la rentrée scolaire 1982-1983, à l’ensemble des programmes pour toutes les disciplines et activités éducatives ainsi que pour tous les niveaux d’enseignement des premier et second degrés". Elle avait alors cinq ans et arrivait du Maroc au titre du regroupement familial, mais ne pouvait-elle prendre des renseignements ?
Fête des mères:
idées de cadeaux pour Najat
La double journée de Vincent Peillon: son collègue a accompli la tâche ministérielle de Vallaud-Belkacem: "une documentation pédagogique, coproduite par le ministère du droit des femmes et le ministère de l’Education nationale, sera mise à la disposition des enseignants sous forme physique et numérique". C'était il y a deux mois...

Son bilan à douze mois reste dérisoire: la création, après sept mois, du Haut Conseil à l'égalité hommes-femmes, présidé par l’ancienne députée Danielle Bousquet et qui compte parmi ses membres l’ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot.
Pulvar, en rose, n'a rien compris !
Bachelot, en bleu, fait sa macho  !

"N'ayant pas fait ce travail de réquisitoire contre elle-même, il est impossible de revenir avec des propositions neuves et des idées inédites", a poursuivi la binationale. Parle-t-elle d'elle-même ou a-t-elle brisé son miroir ?

La caricaturiste ne travaille pas ses dossiers
Pour information de la polémiste paresseuse du gouvernement, Hervé Mariton a posté  un document directement sur le site de Mme Vallaud-Belkacem. Il  lui fait une fiche énumérant les propositions de l'UMP présentées lors de conventions dans le cadre des "Etats Généraux de la Reconquête" (fiscalité, autorité, travail), avec, à chaque fois, un lien qui permet d'obtenir les détail des propositions.
"Dans chacun de ces documents, vous trouverez des propositions de fond qui pourraient inspirer votre gouvernement à court d'idées. Bien loin des petites 'boîtes à outils' improvisées par le Président de la République qui semble dépassé par le nouveau monde en train de naître, l'UMP travaille pour construire un projet à la hauteur des attentes des Français et des défis du 21ème siècle", souligné le délégué général de l'UMP chargé du projet.

mardi 7 mai 2013

Harlem Désir, stalinien coopté, arbitre du "glauque" en politique

Désir aboie et la caravane passe

Le premier secrétaire coopté du PS a tenté de défendre la politique de François Hollande

Pour cela, Harlem Désir a lancé une attaque contre l'ancien Premier ministre, ce mardi matin  sur BFMTV.


L'offensive est concertée.  
Paris Match vient de publier un sondage Ifop qui décèle un léger frémissement en faveur de Hollande, mais une nette baisse de popularité de Ayrault, son premier ministre souffre-douleur.

Malgré l'affaire Cahuzac, du nom du ministre  PS du Budget et fraudeur fiscal "à l'insu de son plein gré", Désir fait comme si le PS n'était jamais au courant de rien depuis trente ans, donc responsable de rien et regrettant tout de l'action que Cahuzac avait menée auprès de François Hollande.

Contesté au sein du PS, Désir s'efforce de détourner la foudre sur l'opposition
Un an après l'élection du candidat par défaut de la gauche à la tête de l’Etat, Désir fait l'impasse sur l'affaire DSK qui a laissé la voie libre à son mentor.

Désir tente de sauver sa tête en vantant l'action de Hollande
Alors que les sondages sont au plus bas et qu'on parle de remaniement ministériel de manière insistante, Désir fait la promotion du  grand plan d’investissements de 10 milliards d’euros de François Hollande. Annoncé lundi,  il engage les dix ans à venir sur trois axes principaux : "la bataille pour l'emploi", "la jeunesse" et "la préparation de l'avenir". Un plan que défend Harlem Désir qui dit en outre en avoir " assez du Hollande Bashing".


Il accuse 
globalement Fillon de ne pas assumer le bilan du précédent mandat présidentiel. 

Intellectuellement malhonnête, Harlem Désir s'en est pris à l'ancien Premier ministre UMP, sur le plateau de BFMTV, mardi 7 mai. 
"C'est vrai que la droite, elle, a été décapitée par sa défaite et qu'elle est totalement déboussolée, à tel point même que M. Fillon, je l'ai vu dans un récent documentaire, déclarait que, quasiment, il n'était responsable de rien et qu'il regrettait tout de l'action qu'il avait menée auprès de Nicolas Sarkozy."

Désir est 
en fait aveuglé par la haine 
Le polémiste détourne le documentaire "Nicolas Sarkozy, secrets d'une présidence", de Laurent Portes, écrit par Franz-Olivier Giesbert, et diffusé sur France 3, le 8 mai, pour se livrer à un amalgame de plus à propos du jugement de  François Fillon évoquant simplement "une différence d'approche, irréconciliable" avec l'ancien président Nicolas Sarkozy, sur la question du Front national.
François Fillon, "c'est un peu le Richard Virenque du sarkozysme", estime Harlem Désir. 

VOIR et ENTENDRE 
Désir H. divaguer:


"Il est en train de dire qu'il a été Premier ministre de Nicolas Sarkozy à l'insu de son plein gré. Et sur son CV, c'est tout juste si bientôt il ne va pas rayer la ligne Premier ministre de Nicolas Sarkozy. La droite n'assume pas son bilan parce qu'elle n'assume pas son échec."

Désir assume d'avoir été coopté et non pas élu par les militants

Illégitime, le malfaisant poursuit donc sa carrière chaotique de chansonnier.  

  

dimanche 26 août 2012

Ayrault veut interférer dans la succession à Martine Aubry

Ayrault "contribuera" à la désignation du patron du PS


Le Premier ministre entérine le départ de Martine Aubry 

Jean-Marc Ayrault ambitionne de faire et défaire les premiers secrétaires du PS. 
Il a accepté le départ de la maire Lille de son poste, annonçant dans un entretien  au Journal du dimanche sa volonté de "contribuer" au choix de son successeur, que les socialistes doivent "maintenant choisir dans l'unité".
"Martine part en laissant un bilan qui fera date dans notre histoire: elle a modernisé le PS avec l'instauration des primaires citoyennes, rénové avec le non-cumul des mandats, et participé activement à la victoire historique de 2012", estime le Premier ministre.
"Elle a dit qu'elle souhaitait quitter ses fonctions, mais pas dans n'importe quelles conditions. Je respecte son choix et son désir de s'assurer de la continuité du travail entrepris. Nous devons maintenant choisir dans l'unité un successeur", poursuit-il.
Le chef du gouvernement poursuit sa campagne de haine

Ayrault continue de s'en prendre à l'UMP, considérant que "la droite se déchire". Pour autant, il éprouve le besoin de mettre en garde les socialistes : " la gauche doit rassurer par sa solidité. Je contribuerai à ce choix. Comme chef de la majorité, il m'intéresse au premier plan".
Celui qui se déclare le seul vrai patron de la majorité présidentielle - et donc d'Europe Ecologie-les Verts et du Parti radical- affirme enfin que "le rôle du PS, alors que la gauche est à nouveau en responsabilité, est majeur. Il faut faire apparaître une nouvelle génération de dirigeants, faire la pédagogie de l'action [sic], mobiliser la société et préparer les chantiers futurs".
Martine Aubry jette l'éponge

Elle n'est ni députée, ni ministre
Premier secrétaire depuis fin 2008, la sexagénaire a intégré ses échecs et affirmé à plusieurs reprises qu'elle ne souhaitait pas briguer un nouveau mandat lors du Congrès de Toulouse prévu fin octobre, dès lors que plusieurs "conditions" seraient remplies (rénovation du parti, rassemblement notamment). Ces derniers jours à l'université d'été du PS à La Rochelle, elle a laissé entendre de plus en plus clairement qu'elle quittera ses fonctions.
Les prétendants socialistes
Le PS se déchire pour de bon alors que François Hollande perd cinq points dans le sondage CSA-Les Echos et que 51% des Français ne lui font déjà plus confiance.


Le
courant de Benoît Hamon (et Henri Emmanuelli) veut continuer à exister dans le parti et envisage de faire une motion pour le congrès de Toulouse. Les ségolénistes sont en berne.

Pour succéder à Aubry, Bartolone, président de l'Assemblée nationale, préfère Jean-Christophe Cambadélis, ancien lieutenant trotskiste de Jospin à Solférino, contre Harlem Désir, soupçonné par Aubry d'avoir " trahi " sa cause au profit de celle de Hollande pendant la primaire de 2011.

Encore aucune femme ne s'est manifestée ni aucun jeune issu de la diversité !

Le dépôt des textes doit avoir lieu avant le 11 septembre minuit.Le prochain prétendant au poste de premier secrétaire sera l'homme de main de Hollande et son nom devrait être connu à la veille d'un conseil national du PS devant entériner le dépôt des motions préparant le congrès.