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lundi 7 octobre 2013

Cantonale partielle de Brignoles: la gauche éliminée au premier tour appelle à faire barrage

Face à face FN et UMP au second tour, 
PS et PCF en spectateurs groggy

Le candidat du Front national Laurent Lopez est arrivé ce dimanche en tête
 
des suffrages de l'élection cantonale partielle de Brignoles (Var) avec 40,40% des voix. 

Il affrontera l'UMP Catherine Delzers
 au second tour,
tandis que la gauche est éliminée

Maire communiste de Brignoles depuis 2008, le conseiller général du canton (1998-2011) et (2012-2013), n'en est pas revenu.
Le tribunal administratif de Toulon avait annulé l'élection cantonale partielle de Brignoles (Var) de juillet dernier, qui avait vu le communiste Claude Gilardo l'emporter de seulement 13 voix face au FN Jean-Paul Dispard. Les électeurs devaient donc se rendre aux urnes une troisième fois. L'élection contestée de juillet faisait déjà suite à une précédente annulation du scrutin de mars 2011. Cette fois-là, c'était Claude Gilardo qui, battu de 5 voix, avait introduit un recours devant la justice administrative, et obtenu gain de cause. C’est "la victoire du camp des républicains", avait clamé Gilardo (PCF), escorté de sa suppléante, Djamila Mehidi.

Ce sera donc un duel 100% à droite. 
Le candidat du Front national Laurent Lopez est arrivé en tête ce dimanche du premier tour de l'élection cantonale partielle de Brignoles (Var), avec un score de 40,40%. Il affrontera au second tour, le 13 octobre, la candidate UMP Catherine Delzers, qui termine deuxième avec 20,80% des voix

VOIR et ENTENDRE la présentation et la profession de foi de Catherine Delzers (UMP); Arrivée en deuxième position avec 20,8 % des voix, dans ce canton gagné par la gauche en 2012, elle appelle à la mobilisation:


La gauche est sèchement laminée: le candidat communiste, Laurent Carratala, soutenu par le Parti socialiste, n'a recueilli que 14,60% des voix. "Le conseiller général sortant Claude Gilardo, communiste, ayant décidé de ne pas se représenter, il était logique que nous ayons un candidat à la prochaine élection cantonale".


La candidate écolo radicale (Europe-Ecologie-Les Verts, EELV)  avait refusé de s'allier avec la coalition PS-PC, mais Magda Igyarto-Arnoult ne totalise  que 8,9% des suffrages. "La démarche d'Europe Ecologie est vraiment différente" de celle du PS , explique celle qui ne devait être que la suppléante de Pascal Noël.

A noter également le bon score d'un autre candidat d'extrême-droite dissident, Jean-Paul Dispard: 9,1%. Au total, l'extrême-droite a réuni donc 49% des voix dans ce canton. 
"Dès le premier tour, le Front national prouve sa capacité à rassembler nos compatriotes autour de son candidat, tandis que les partis du système sont littéralement boudés et défiés", s'est réjouit le FN dans un communiqué. 

Mais l'abstention a été particulièrement élevée pour ce scrutin: 66,65% des Brignolais ont boudé les urnes. 

Le PS et le PC appellent à voter UMP

Le Parti socialiste appelle au front républicain. Il n'a pas présenté de candidat pour soutenir la candidature communiste, mais paie au prix fort la volonté de ses alliés altermondialistes au gouvernement, Duflot et Canfin (EELV), de jouer leur propre carte, fusse au détriment de la gauche: histoire de mettre une nouvelle fois en garde contre leur capacité de nuisance... "Ce résultat doit sonner comme un sévère avertissement pour tous les partis de gauche: lorsque le Front national est fort, la division produira souvent le même résultat. La conséquence est simple: au second tour les électeurs n'ont le choix qu'entre l'UMP et le FN", écrit avec amertume le PS dans un communiqué. "Dans cette situation, comme il l'a toujours fait, le PS appelle à faire barrage au FN dimanche prochain lors du second tour", poursuit le parti de Harlem Désir. 

Le Parti communiste
, lui, se montre bien plus amer. Certes, il appelle ses électeurs "à faire barrage à l'extrême-droite" mais dénonce clairement "la division à gauche provoquée par la candidate d'EELV et encouragée par de trop nombreux socialistes locaux". "Même si le second tour aurait été difficile, EELV porte la responsabilité de la seule présence de l'UMP et du FN", écrit le parti dans un communiqué accusateur.
Lien Le Point : Le PCF a dénoncé "la division à gauche provoquée par la candidate d'EEL", qui "prive [son] candidat, prive la gauche, de l'accès au deuxième tour".
VOIR et ENTENDRE les déclarations  de certains candidats à BFMTV:

Le succès du FN est un coup de semonce des électeurs au gouvernement

"Un sévère avertissement pour tous les partis de gauche"
le Front national "prouve sa capacité à rassembler nos compatriotes autour de son candidat tandis que les partis du système sont littéralement boudés et défiés," selon Steeve Briois, secrétaire général du FN. "Les habitants du canton de Brignoles auront le choix suivant à faire pour le second tour : Laurent Lopez, qui incarnera l'opposition réelle au sein du Conseil général du Var et rassemble dès le premier tour deux fois plus d'électeurs qu'un candidat UMP", écrit-il dans un communiqué.

"La gauche est éliminée dès le premier tour de l'élection cantonale partielle de Brignoles.
Ce résultat doit sonner comme un sévère avertissement pour tous les partis de gauche : lorsque le Front national est fort, la division produira souvent le même résultat. La conséquence est simple : au second tour les électeurs n'ont le choix qu'entre l'UMP et le FN", écrit le PS dans un communiqué.

Montebourg appelle à voter UMP
De son côté, le ministre du Redressement productif  de l'Industrie en berne a appelé à voter UMP face au FN. "Le Front national, c'est un extrémisme dans toutes les solutions", a estimé Arnaud Montebourg sur BFM-TV. Schizophrène du gouvernement, le gracieux mauvais perdant fielleux assure que sa présidente Marine Le Pen "va danser la valse avec les extrémistes de droite d'Autriche."
Le ministre socialiste allié du PCF aurait-il zappé de sa mémoire sélective le Pacte germano-soviétique  -ou Pacte Molotov-Ribbentrop- signés entre le IIIe Reich et l'URSS en 1939, en présence de Staline...

lundi 2 septembre 2013

Syrie: belliciste, Harlem Désir dénonce "l'esprit de Munich" de l'opposition

Qu'a donc fait le PS de ses théories pacifistes ? 

Harlem Désir a décelé un "esprit munichois" chez des dirigeants de l'opposition

Le premier secrétaire désigné du PS voit rouge, parce que la droite comme une partie de la gauche appellent Hollande à la réflexion et  à un vote du Parlement avant d'engager la France dans une action militaire en Syrie.

L'esprit de Munich serait-il de retour? 
Harlem Désir, qui était interrogé dimanche 1er septembre sur Radio J, a fait allusion à cette conférence internationale avant la seconde guerre mondiale où Allemagne, France, Italie et Royaume-Uni se sont entendus pour éviter la guerre, mais où ils permis à Hitler d'annexer les régions peuplées d'Allemands de la Tchécoslovaquie. Et pour le Premier secrétaire du PS, la réponse est oui. 

Harlem Désir a dénoncé un "esprit munichois" chez des dirigeants de l'opposition qui émettent des réserves au sujet d'une action militaire de la France en Syrie


Jean-Luc Mélenchon accueille Bachar Al-Assad en 2001 
lors de sa visite officielle à Lionel Jospin

"Je ne voudrais pas que les mêmes qui recevaient M. (Bachar) al-Assad un 14 juillet montrent aujourd'hui un esprit munichois face à ces atrocités", a-t-il lancé.
Il est visiblement dangereux de placer un nul à la tête du parti socialiste.

Le pacifisme socialiste à l'épreuve des faits

De la théorie à la pratique
La gauche socialiste fait perdurer la vieille idée du 19e siècle selon laquelle la guerre est un moyen inventé par les capitalistes pour diviser le monde ouvrier. Comme d'autres au PS, Désir entretient encore la thèse de Lénine sur l'impérialisme qui exporterait la guerre comme moyen d'expansion du capitalisme. Il fait sien le concept marxiste-léniniste de la "mauvaise guerre" et de la "bonne guerre" menée par le peuple... Apparaît alors la notion de pacifisme, selon laquelle la valeur de la vie humaine dépasse toute autre valeur. Et du pacifisme à l'antimilitarisme, il n'y a qu'un pas.
De nombreux pacifistes jalonnent l'Histoire. 
Outre Thoreau ou Ghandi, citons les politiques Jean Jaurès (PS) ou Aristide Briand, député socialiste de Saint-Étienne en 1902, secrétaire général du PS et plusieurs fois président du Conseil, ainsi que de nombreux écrivains qui, sur la base des horreurs de la Grande guerre, militèrent pour la paix dans l'entre-deux guerres, tandis que montait le nazisme et que la France prétendait le contenir en montant la ligne Maginot: Romain Rolland, Roger Martin du Gard ou Jean Giono. 
A tous ceux-là nous devons notre retard militaire face à Hitler et notamment de n'avoir pas eu de force aérienne à lui opposer.
Mais la gauche recourt à l'idéologie de la "guerre juste" sous la pression des faits.

Quelques rappels historiques du bellicisme socialiste en France
En avril 1956, un premier ministre socialiste français, Guy Mollet (un prédécesseur de H. Désir, au temps de la SFIO), demanda au comité international de la Croix Rouge d'envoyer une mission en Algérie pour enquêter sur les conditions de vie des rebelles du FLN (Front de libération nationale) détenus par les autorités françaises. C'est lui qui lança la France, alliée à la Grande-Bretagne et à Israël, dans une expédition de représailles à la nationalisation de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez par Nasser, président de la République d'Egypte.L'essentiel de l'approvisionnement en pétrole de l'Europe fut coupé. La France ne fut plus ravitaillée en carburants et dut mettre en place un système de rationnement qui dura huit mois: on ne pouvait obtenir du carburant qu'en présentant des bons d'essence.
Pour les Soviétiques, la crise de Suez eut l'avantage de faire diversion aux événements de Hongrie où les chars communistes écrasèrent l'insurrection de Budapest le 4 novembre 1957. 
Tirant les enseignements de cette crise, le gouvernement socialiste entreprit la réalisation d'un armement nucléaire national, le général De Gaulle poursuivant la force de dissuasion nucléaire. L'Union soviétique conçut une bombe A et la testa en août 1949, suivie en octobre 1952 par le Royaume-Uni - en pleine guerre froide - et par la France en 1960 et la Chine en 1964. 
C'est le député radical-socialiste Félix Gaillard, président du Conseil, qui décida de doter la France d'une force de dissuasion nucléaire.

Il est chef du gouvernement quand le 8 février 1958, l'aviation française bombarde le village tunisien de Sakiet Sidi Youssef, afin de détruire un camp de repli du FLN, causant la mort de 69 personnes dont 21 enfants. Crime contre l'humanité ?
En Indochine, la Seconde Guerre mondiale conduisit à la désorganisation complète de l’administration coloniale française. Le Việt Minh, mouvement nationaliste fondé par le Parti communiste indochinois, en profite pour prendre le contrôle d'une grande partie du territoire vietnamien : Hồ Chí Minh, son chef, proclame le 2 septembre 1945 l’indépendance de la République démocratique du Viêt Nam. Le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient (CEFEO) tente alors de reprendre le contrôle de l’Indochine, de 1946 à 1954.

Le socialiste aurait pu évoquer le pacte germano-soviétique

Autrement appelé Pacte Molotov-Ribbentrop, c'est officiellement le Traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union soviétique et désigne les accords diplomatiques et militaires signés entre le IIIe Reich et l'URSS, le 23 août 1939, à Moscou, au Kremlin, en présence de Staline, entre le ministre des Affaires étrangères de l'URSS, Viatcheslav Molotov, et celui du IIIe Reich, Joachim von Ribbentrop.
Le ministre des Affaires étrangères d'Hitler Joachim von Ribbentrop (à gauche),
Staline et son ministre des Affaires étrangères Vyacheslav Molotov (à droite),
après la signature du pacte germano-soviétique, le 23 août 1939
Cet accord a causé la surprise dans le monde entier, conduisant à une grave crise interne des partis communistes occidentaux, ainsi que des mesures d'interdiction du Parti communiste français sous la IIIe République par les décrets Daladier. Outre un engagement de neutralité, en cas de conflit entre une des deux parties et les puissances occidentales, ce pacte définissait aussi dans un protocole secret une répartition des territoires "tampons" entre l'Allemagne et l'URSS, à savoir la Pologne, les pays baltes, la Bessarabie (Moldavie, entre Roumanie et Ukraine), etc.